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  • La Fédération de pêche créée deux nouveaux réservoirs dans  le département de la Loire

    La Fédération de pêche créée deux nouveaux réservoirs dans le département de la Loire

    En 2010 la Fédération de Pêche de la Loire a réalisé une étude stratégique sur le développement du tourisme pêche dans son département. En 2011, elle entame la phase opérationnelle en mettant en place un certain nombre de produits pêche. Ainsi, deux réservoirs destinés à la pêche des salmonidés à la mouche vont être créés au nord et au sud du département. Le premier ouvre cet automne à Usson-en-Forez, dans la pointe sud-ouest du département, à 50 km à l’ouest de St-Etienne, sur un petit plan d’eau communal alimenté par un ruisseau de première catégorie. Le plan d’eau, d’un peu plus de deux hectares, était autrefois traversé par le ru. Il a subi des aménagements importants et le ruisseau le contourne désormais, ce qui minimise l’impact qu’il subissait. Il a obtenu en outre le statut de pisciculture à but de valorisation touristique, ce qui permet d’allonger sa période d’ouverture.

    Après une gestion expérimentale de type réservoir sur les derniers mois des années 2008, 2009 et 2010, il a été décidé d’allonger de façon conséquente la période réservée à la pêche à la mouche et d’empoissonner de façon beaucoup plus régulière le plan d’eau. Une convention a été récemment signée entre la Fédération de Pêche de la Loire, l’AAPPMA « La Truite du Haut-Forez » et la commune d’Usson-en-Forez pour sa gestion. Ses berges sont parfaitement entretenues et propices à la pratique de la pêche à la mouche. Le site comporte un parking et des sanitaires publics, et il est possible de se restaurer à proximité immédiate, sans replier ses cannes, dans un restaurant qui jouxte le plan d’eau ou de monter dans le village pour trouver d’autres restaurants.
    Le plan d’eau ouvrira dorénavant pour la pêche à la mouche du 4e samedi de septembre au 3e vendredi de mai inclus, moyennant l’acquisition d’un « ticket journalier mouche », en plus de la carte de pêche (la Fédération de pêche de la Loire adhère au Club halieutique interdépartemental).
    Le ticket journalier à 20 euros pour les adultes permet de garder deux truites par journée de pêche. Un tarif préférentiel à 5 euros est proposé aux enfants de 10 à 16 ans accompagnés d’un adulte pêcheur. Ils ne peuvent pour leur part garder qu’un seul poisson.

    Renseignements :
    Pour plus d’information sur les tarifs, le règlement intérieur, la localisation, etc. et sur l’ouverture d’un second réservoir qui devrait suivre sur la commune de Noirétable, n’hésitez pas à consulter le site Internet de la Fédération de pêche de la Loire www.federationpeche42.fr ou à téléphoner au 04 77 02 20 00.

  • Moulin de la Chaise Dieu du Theil, un concours réussi !

    Moulin de la Chaise Dieu du Theil, un concours réussi !

    Le 8e concours “mouche imposé” s’est déroulé le samedi 10 septembre au célèbre parcours du Moulin de la Chaise Dieu du Theil. Cette rencontre amicale et unique en son genre implique la participation de quatre monteurs de mouches professionnels qui proposent chacun deux mouches avec lesquelles les concurrents doivent pêcher. Alain Barthélémy (AB Fly), Jacques Boyko (Mouches Devaux), Andrew Ayer et Emmanuel Vialle (Mouches de Charette), Florian Stéphan (artisan).Ce sont les modèles de mouches de la maison Devaux qui ont séduit le plus grand nombre de truites lors du concours. Ce concours original et unique qui comptait cette année 26 équipes de deux pêcheurs se déroule avec les mouches choisies et donc imposée par quatre monteurs professionnels (Mouches Devaux, AB Fly, Florian Stéfan, Mouches de Charette). La saison continue au Moulin de la Chaise Dieu du Theil, après la période estivale, toujours difficile car l’activité des truites est réduite, l’automne étant la meilleure saison pour ce parcours.

    Renseignements :
    www.moulin-de-chaise-dieu.fr

  • Bill Lewis / Spin-Trap

    Bill Lewis / Spin-Trap

    Le plus petit lipless cranck-bait de la série Bill Lewis Rat-L-Trap sait ne pas se faire oublier. Avec 7,5 cm de longueur, sa taille lui permet d’intéresser autant le brochet, le sandre que les grosses perches. Nous lui avons même fait prendre des truites lacustres en rivière, ce qui prouve sa bonne conduite en eaux courantes. La petite palette feuille de saule qui lui est associée tourne très facilement, quelle que soit la vitesse de récupération. C’est un très bon leurre, que les pêcheurs destinent en priorité aux grosses perches, mais qui se montre en réalité plus polyvalent. Les sons émis demeurent assez clairs, de même fréquence que ceux du regretté Berkley Frenzy 14 g, autre référence en la matière. Très fin, le Spin-Trap offre peu de résistance à l’eau lors de la récupération et, de ce fait, tire faiblement sur la canne.

    Longueur : 7,5 cm.
    Poids : 14 g.

    Conseils d’utilisation L’effet de la palette, qui tourne de façon continue, produit des éclats en permanence, tandis que le corps du leurre permet de faire varier la profondeur de nage. Ce leurre, généralement utilisé en récupération continue, peut aussi s’animer de façon ample pour modifier la vitesse de nage. Le Spin-Trap est un leurre qui convient autant au novice qu’au pêcheur expérimenté.

    Prix conseillé : 12,90 euros.
    Liste des points de vente : www.floridafishing.fr

  • Thierry Haart, l’art de la précision

    Thierry Haart, l’art de la précision

    Haart est sans doute un nom prédestiné à la fabrication des moulinets de pêche à la mouche. Si les jeunes générations de pêcheurs ne font pas le rapprochement, les plus anciens sont autorisés à se poser la question d’un éventuel rapport entre l’homme qui nous intéresse ici et Ari T. Hart, le créateur des fameux moulinets ATH. Ainsi, Thierry Haart fabrique lui aussi de façon artisanale des moulinets, pas n’importe quels moulinets, uniquement sur commande et uniquement des pièces numérotées.

    Usineur, fraiseur et tourneur de formation, Thierry Haart est également un vrai passionné de pêche à la mouche, tout comme sa femme Odile. Notre homme aime les défis techniques posés par ce genre d’engin. D’autres tout aussi passionnés que lui, et pas des moindres, ont tenté de repousser les limites de la résistance des matériaux, du gain de poids et de la capacité à récupérer rapidement la soie. L’idée de créer un moulinet très léger, à grand arbre et démultiplié, est devenue obsessionnelle, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, dans l’esprit bouillonnant de Thierry. Les moulinets Haart sont très différents de ce que l’on trouve parmi ceux issus de l’industrie. Les axes tout comme le guide fil sont en titane, matériau ultraléger et très résistant, le bâti et la bobine sont en alliage d’aluminium et le revêtement est à base de poudre de titane (une des très rares étapes qu’il sous-traite), assurant une résistance bien supérieure à une classique anodisation. C’est ce qui donne cette teinte vert grisâtre aux pièces ainsi traitées. L’alliage d’aluminium utilisé propose une résistance exceptionnelle, qui autorise une grande finesse d’usinage. Le choix de ces matériaux a permis un gain de poids substantiel qui a donné à l’artiste la possibilité de se concentrer sur l’essentiel, le système démultiplicateur. Celui-ci est protégé par un brevet d’invention sur l’agencement mécanique.

    Extérieurement, la simplicité de ce système surprend.

  • Quelle politique européenne de la pêche en 2013 ?

    Quelle politique européenne de la pêche en 2013 ?

    Alors que la Communauté européenne prépare activement la
    prochaine réforme de la Politique commune de la pêche (PCP) qui adviendra d’ici
    à 2013, les associations écologistes et les scientifiques s’inquiètent. Le
    constat d’échec de la précédente réforme en 2002 est reconnu par la Commission
    européenne elle-même qui a publié un « Livre Vert » en 2009, où elle
    détaille cet échec. La PCP existe depuis 1982 et est réformée tous les dix ans.
    L’enjeu est d’autant plus important. Aujourd’hui, en Europe, 7 espèces sur 10
    sont surexploitées. A l’image de celle de la planète, les ressources que nous
    fournissent les mers européennes subissent une pression qui nous mène tout
    droit à la catastrophe.

    Les raisons sont connues : surcapacité de pêche,
    surpêche, rejets de prises accessoires (poissons morts ou mourants rejetés en
    mer), quotas trop élevés, pêche
    illégale. Malgré les aides européennes massives, le secteur reste peu rentable.
    Pourtant, certains désirent continuer dans cette direction. Dans les négociations qui se
    déroulent en ce moment, la France a pris la tête d’une coalition comptant
    également l’Espagne, l’Italie et le Portugal, pays qui défendent les intérêts
    d’une pêche industrielle. En complète contradiction avec les bonnes intentions
    du Grenelle de l’environnement. Pour l’instant, la Commissaire européenne à la
    Pêche Maria Damanaki semble être décidée à ternir bon, mais il est certain que
    les lobbys qui s’opposent à ses réformes sont puissants et tout aussi décidés.

    La Commission européenne a publié le 13 juillet dernier une
    proposition de texte. Elle propose notamment d’interdire à terme tous les
    rejets en mer, d’adopter des plans pluriannuels de gestion et d’introduire un
    système de « Concessions de pêche transférables » qui permettraient
    aux navires de plus de 12 mètres de vendre ou d’échanger des droits de pêche.
    L’ambition affichée étant de parvenir d’ici à 2015 à la restauration des stocks
    à un niveau durable. Les associations écologistes comme le WWF, Greenpeace ou
    Ocean 2012 rappelant que ce texte ne propose aucune mesure pour la pêche
    côtière ou la pêche artisanale qui représente 80 % des emplois et seulement 20
    % des captures. Elles soulignent également l’absence de remise en question de
    la gestion de la PCP et surtout l’exclusion de la mer Méditerranée de cette
    réforme !

    Samuel Delziani



    La pêche européenne en chiffres


    – La
    flotte européenne a la capacité de pêcher deux à trois fois plus de poissons
    que la capacité de renouvellement des stocks.

    – Dans
    certaines pêcheries, jusqu’à 60 % des captures sont des prises accessoires.

    – La
    pêche industrielle a détruit les populations de thon rouge de l’Atlantique. In
    ne resterait que 15 % du stock initial.

    – 93
    % de la morue provenant de la mer du Nord est pêchée avant d’avoir pu se reproduire.

    – Dans
    la plupart des pays membre, le coût des subventions et de l’administration des
    pêcheries dépasse la valeur des captures.

    – Tous
    les ans, la pêche illégale représente un manque à gagner estimé à 35 milliards
    d’euros.

    – Tous
    les ans, les contribuables européens dépensent 158 millions d’euros pour
    permettre l’accès des navires européens aux zones de pêche d’autres pays.

    Sources : Commission
    européenne, ICCAT et Banque mondiale.

  • Smith / Dephty Do Max 4/5 m

    Smith / Dephty Do Max 4/5 m

    Dans la grande famille des cranck-baits et parmi les modèles permettant d’atteindre une profondeur de 4 à 5 mètres, tous les modèles ne se valent pas. Le Dephty Do Max se distingue, comme beaucoup de leurres de la marque japonaise Smith, par une excellente tenue dans le courant. Il faut vraiment que ça pousse pour qu’il décroche, ce qui est loin d’être le cas avec tous les cranck-baits très plongeants. Pour la pêche des carnassiers (sandres et brochets notamment), c’est un modèle qui mériterait d’être plus souvent utilisé. Ce leurre muni de billes métalliques qui émettent un son clair plaît beaucoup aux carnassiers. Un leurre à découvrir ou à redécouvrir, qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie il y a bientôt dix ans. On pourra regretter son prix élevé, qui justifierait d’autres hameçons que ceux proposés.

    Longueur : 60 mm.
    Poids : 13 g.


    Conseils d’utilisation
    Rien de plus facile que de ramener un cranck-bait, puisqu’il suffit de mouliner de façon régulière en tenant la canne en position basse. Le Dephty Do Max se laisse guider et son excellente stabilité dans le courant lui évite de décrocher en cas de vitesse trop élevée.

    Prix conseillé : 18 euros.
    Liste des points de vente : www.smith-pro.com

  • Un salon de pêche dans les Vosges

    Un salon de pêche dans les Vosges

    19-20 novembre

    Salon des pêcheurs à Epinal

    La Phrygane spinalienne, le club de mouche de la ville
    d’Epinal, organise la sixième édition de son Salon des pêcheurs. Au
    programme : des animations sur les stands des associations de pêche
    locales, des démonstrations des techniques de pêche les plus connus et
    l’exposition et la vente de matériel neuf et ancien. Les exposants viennent de
    France, mais aussi de Suisse, de Belgique et de République Tchèque. Le salon se
    tiendra dans la salle Espace Cours. L’entrée est gratuite.

    Renseignements :

    http://pat.88.free.fr/phrygane/

    e-mail : [email protected]

  • Bon anniversaire Greenpeace !

    Bon anniversaire Greenpeace !

    L’association de protection de l’environnement Greenpeace fête cette année ses quarante ans. Créée en 1971 par quatorze militants luttant contre les essais nucléaires américains, l’ONG a depuis embrassé tous les grands combats écologistes. A cette occasion, un film, Mind Bomb, a été réalisé par Christophe Montaucieux pour retracer la passionnante histoire de Greenpeace.

    Vous pouvez visionner la bande-annonce ici :

  • Comment sauver le saumon de la Tamise ?

    Comment sauver le saumon de la Tamise ?

    Une rivière en bonne santé est la condition sine qua non pour le retour du saumon. C’est la conclusion tirée par une équipe de scientifiques britanniques qui a conduit une étude sur la Tamise, le plus long fleuve anglais, publiée dans Biological Conservation, la revue scientifique de référence de la biologie de la conservation. Le récent retour des saumons dans le fleuve pose un certain nombre de questions. Les scientifiques tentent ici d’y répondre.

    Selon ces travaux, la restauration et la préservation de l’habitat est bien plus efficace que les réintroductions de poissons exogènes, qui extrêmement coûteuses n’ont pas réussi à prouver leur efficacité. Selon les chercheurs, cette réalité ne s’applique pas uniquement à la Tamise, mais à toutes les rivières où une population de poissons a disparu. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié les données génétiques des poissons remontant le fleuve.

    Historiquement, la Tamise accueillait depuis fort longtemps nombre de saumons. La première mention d’une population « significative » de saumon date de 1215 et des pêcheries rentables existaient depuis le début du XIXe siècle. Mais la révolution industrielle et l’urbanisation de Londres ont conduit à l’augmentation des niveaux de pollution dans la rivière et la dernière capture a été enregistrée en 1833. Depuis la fin des années 70, de multiples tentatives pour réintroduire l’espèce dans les rivières britanniques se sont soldées par autant d’échecs.

    Des tentatives qui ont coûté beaucoup d’argent. En 2001, on estimait que 3 millions de livres (3,4 millions d’euros) ont été dépensées afin de rétablir les populations de saumons dans la Tamise. Pour l’équipe de chercheurs, il n’existe qu’une solution pour assurer le développement du saumon dans la Tamise ou ailleurs : la préservation de la bonne qualité de son habitat. Naturellement, il est plus compliqué de protéger l’environnement que de verser des bassines d’alevins…

  • Le fil de titane contre les dents des brochets

    Le fil de titane contre les dents des brochets

    Après une timide apparition sur le marché il y a deux ans, le fil de titane utilisé comme bas de ligne pour la pêche du brochet fait un retour en force. Plusieurs marques proposent cette année des bas de ligne prêts à l’emploi et même du titane vendu par 2,5 m. Si le prix reste élevé, il faut accorder à ce matériau de nombreuses qualités.

    Par Philippe Collet

    Les bas de ligne à base de fils en alliage de titane, appelé aussi titanium par certains fabricants, ont la particularité d’être très solides et quasiment indéformables. Dans des conditions normales d’utilisation, il est impossible de tordre ou de faire coquer un fil de titane. Tant que l’angle de pliage n’est pas totalement refermé (brin contre brin) ou que le matériau ne subit pas un frottement avec un échauffement important, un fil de titane ne peut pas rester marqué.
    Ce matériau est inoxydable, ce qui est un atout important pour un usage en mer, par exemple. Il est aussi étirable, ce qui lui permet d’absorber une partie des ferrages les plus violents avant de revenir à son état initial. Contrairement à un morceau de corde à piano qui va se tordre au premier impact dans une branche ou dans la gueule d’un poisson, ou à un bas de ligne d’acier multibrin qui va se mettre à tirebouchonner dès qu’il sera un peu malmené, un bas de ligne en titane reste totalement droit.
    Lors d’un voyage de pêche sur le grand lac des Esclaves au Canada, il y a près de deux ans, nous avons pu réellement tester les qualités de ce matériau. Nous avons abandonné l’usage des bas de ligne en fluorocarbone, pourtant en 80/100, dès la première heure de pêche, car ils étaient coupés quasi systématiquement par des brochets voraces à la dentition particulièrement tranchante. Les bas de ligne en acier multibrin ont subi le même sort car ils étaient tous coqués après la prise d’un ou deux poissons. Les bas de ligne en corde à piano monobrin résistaient bien mais devaient être détordus régulièrement. Bien qu’efficaces sur ces poissons non éduqués, je ne les trouvais pas à mon goût car trop grossiers. Ayant préparé quelques avançons en titane de 40 lbs pour le voyage, j’ai pour ma part rapidement opté pour cet accessoire et j’ai pu enchaîner les prises sans plus me soucier de mes bas de ligne. J’en ai toutefois cassé deux durant le séjour, après qu’ils eurent pris près de 50 poissons chacun.
    Après autant de ferrages appuyés, de rushs violents, de décrochages spectaculaires, les bas de ligne prenaient un léger pli au niveau du sleeve (tube métallique serti sur les deux brins repliés de la boucle) et cassaient finalement à cet endroit. Il a suffi de les remplacer, quand ils commençaient à être marqués, pour ne plus en casser. Autant dire que, revenu en France, je ne suis pas près d’en casser un vu la moyenne des prises journalières.

    Pourtant, lorsqu’on évoque ces bas de ligne, de nombreux pêcheurs se plaignent de casses immédiates, dès le premier lancer appuyé ou le premier ferrage, avec des bas de ligne tout faits, fraîchement sortis de leur emballage. Il s’agit le plus souvent de casses au niveau d’un sleeve, liées a priori à un défaut de fabrication. J’ai remarqué que le titane devient très fragile lorsqu’il a pris un pli ou un coup. Ainsi un sleevage trop serré, un pli marqué peuvent le rendre cassant comme du verre. On s’en rend compte lorsqu’on coupe un brin de titane avec une pince, cela semblebeaucoup plus facile qu’une corde à piano du même diamètre.
    Lorsqu’on réalise ses bas de ligne soi-même, il faut utiliser des sleeves au diamètre adapté et une bonne pince à sleever pour serrer solidement le titane sans le marquer. Le titane est difficile à sleever, car c’est un matériau particulièrement glissant. Il est alors tentant de serrer très fort pour pallier cet inconvénient. A ce moment-là, on doit affaiblir le matériau. Je pense que les casses immédiates, enregistrées sur des bas de ligne neufs, sont liées à un procédé de fabrication inadapté.
    Ce phénomène d’écrasement du matériau semble encore plus marqué avec les bas de ligne multibrins.
    Les casses peuvent toutefois aussi se produire avec des bas de ligne sous-dimensionnés par rapport au leurre utilisé. Ainsi, par exemple, un gros jerckbait de 100 g ne devra pas être envoyé avec un bas de ligne de moins de 50 lbs de résistance, au risque de voir le leurre partir tout seul sur un lancer appuyé. Outre leur résistance, les bas de ligne en titane sont discrets et restent bien en ligne. Le rapport diamètre/résistance du titane est intéressant. Les caractéristiques mécaniques du produit ne s’altèrent pas dans le temps (contrairement, par exemple, à l’effilochement de quelques brins d’un bas de ligne en acier). Autre atout majeur, ce matériau reste droit comme un i tout en étant souple. Il permet ainsi un contact direct du pêcheur avec son leurre et ne produit pas l’effet ressort (peu discret) de la plupart des bas de ligne en acier, un peu malmenés, accrochés à un leurre qui ne tire pas.

    On appréciera particulièrement ces bas de ligne pour la pêche du brochet à la mouche, mais aussi en petit diamètre pour la pêche verticale, par exemple. On les utilise déjà depuis longtemps, en très gros diamètres, pour la pêche aux gros jerkbaits. Pour ma part, je les utilise systématiquement maintenant, dès que je risque de rencontrer un brochet. J’adapte simplement leur diamètre à la pêche pratiquée et à la puissance du matériel utilisé. De nombreux fabricants proposent aujourd’hui des bas de ligne en titane tout faits, en monobrin ou multibrins (souvent sept brins). Passé les premières fabrications, il semble maintenant que les produits se fiabilisent. Les bas de ligne reviennent assez cher, mais leur prix doit être mis en balance avec leurs qualités et leur durée de vie très longue, à condition de ne pas les risquer trop souvent sur des postes encombrés.
    A titre d’exemple, la marque Cannelle propose des bas de ligne monobrin avec émerillon et agrafe de 15 ou 31 cm ou des avançons à simples boucles de 40 cm dans des diamètres de 20, 30 ou 40/100 de millimètre, pour des résistances respectives de 5, 8 et 15 kg. Illex propose des Titanium leaders en sept brins de 30 cm de longueur, avec émerillon et agrafe en 16, 28, 54 et 70 lbs. Il va être maintenant possible de trouver du titane en rouleau en France. Pour 2011, la marque Cannelle en propose en deux tailles : 20 et 30/100 pour des résistances respectives de 5 et 8 kg. Ces diamètres permettent une présentation très discrète, mais doivent être réservés à des pêches plutôt fines et tactiles. La gamme mériterait d’être enrichie de diamètres plus conséquents pour couvrir tous les styles de pêche. Saluons toutefois la mise à disposition d’un diamètre très fin, difficile à trouver habituellement, très adapté aux pêches légères et à la pêche verticale.