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  • Illex Squad Minnow 95 SP

    Illex Squad Minnow 95 SP

    Créé en 2007, le Squad Minnow est l’une des créations du génial Seiji Kato. Ce jerkbait parfaitement équilibré est présenté ici dans sa version suspending, plus polyvalente que le modèle flottant. Hormis les billes de verre chargées d’émettre un son clair, les lests qui l’équipent sont fixes afin obtenir des arrêts francs entre les animations. La nage offre de net désaxements latéraux qui séduisent autant les brochets que les bars. Pour tout dire, cette allure n’est pas sans rappeler celle du B’Freeze, best-seller du concurrent Lucky Craft (également mis au point par Seiji Kato…) et on ne va pas sans plaindre tant ce leurre fait l’unanimité. Le squad Minnow est donc bien né. Dès sa sortie en début d’année, les utilisateurs ont enregistré de très bons résultats avec ce leurre, notamment sur les brochets. La qualité de fabrication est au rendez-vous et les coloris proposés sont très bien adaptés aux besoins des pêcheurs français.

    Conseils d’animation
    S’il peut être utilisé en récupération continue à la traîne pour le bar ou le brochet, le Squad Minnow est un redoutable jerkbait. Il est donc conçu pour être animé de tirées sèches d’amplitudes variables qui le feront s’écarter franchement sur la gauche ou la droite. La forme haute de son corps et sa forme légèrement cintrée ajoutent un désaxement vertical très attractif à sa nage. Dans son registre, nous avons pu vérifier qu’il savait tout faire. A vous d’être assez imaginatif pour le faire vivre en variant les animations.


    Fiche technique

    Longueur : 6, 8 et 10,5 cm.
    Prix conseillé : 8,20 euros la pochette de 5 (sans têtes lestées).
     Longueur : 95mm.
    Poids : 14g.
    Prix conseillé : 18 euros.

    Renseignements : www.illex.com

  • Le réservoir de Grands Champs

    Le réservoir de Grands Champs

    Le plus grand réservoir du
    Limousin s’étend sur huit hectares d’eau pour une profondeur maximale de 17 m.
    Riche en chironomes, le réservoir de Grands Champs permet une pratique complète
    de toutes les techniques de pêche à la mouche que doit connaître un pêcheur en
    réservoir : streamer, chironome, pêche en dérive, à la mouche sèche ou à
    la nymphe. A ne pas rater, la saison de la mouche de la Saint-Marc début avril
    (normalement…).


    Renseignements :

    www.reservoir-grands-champs.com

    Tél. : 06 86 92 95 05 ou 05
    55 41 58 29.

    (Article mis à jour le 23 janvier 2012)

  • Bien choisir ses hameçons pour la pêche en réservoir

    Bien choisir ses hameçons pour la pêche en réservoir

    La conception d’une mouche artificielle ressemble un peu à une recette de cuisine. Avec les mêmes ingrédients, on pourra obtenir des résultats bien différents. Ainsi les hameçons, dont les formes varient considérablement, ne doivent pas être choisis au hasard pour monter des mouches pour la pêche en réservoir. Chaque forme doit être destinée à une utilisation précise.

    Par Philippe Collet

    Pour le montage de mouches ou streamers pour la pêche en réservoir, on cherche bien sûr un hameçon au piquant de qualité, possédant un ardillon facile à écraser ou sans ardillon, au rapport solidité/finesse du fer convenable. On cherche ensuite une taille et une forme particulière, voire une couleur d’hameçon correspondant au type de mouche que l’on souhaite monter. Il existe de nombreux fabricants d’hameçons et encore plus de revendeurs. Je ne peux pas détailler ici une liste exhaustive des différentes références disponibles sur le marché. Je me contenterai de citer les hameçons que je connais pour les utiliser régulièrement. Vous noterez qu’habituellement dans les fiches de montage de mes articles, je cite des références souvent précédées de « type » ou suivies de « ou équivalent », mon objectif étant de montrer que je ne suis pas focalisé sur telle ou telle référence particulière, mais plutôt sur une forme donnée. Si certaines formes spécifiques d’hameçons n’existent que chez un fabricant, les plus classiques sont déclinés par presque toutes les marques.

    Le diamètre du fer de l’hameçon

    Le rapport finesse du fer de l’hameçon/ diamètre du bas de ligne utilisé me paraît très important. Avec un 25/100, un streamer monté sur un hameçon fort de fer pénétrera facilement la gueule du poisson à condition que le ferrage soit réalisé avec la soie, canne dans l’axe de cette dernière et non avec la pointe de la canne trop souple.
    De la même façon une imitation de chironome montée sur un hameçon épais et lourd, destiné à tendre le montage, générera des décrochés si le ferrage n’est pas appuyé à cause d’un bas de ligne suffisamment solide.
    Retenez bien que les mouches montées sur des hameçons forts de fer nécessitent des ferrages marqués seulement possibles avec des fils de 20/100 et plus. En deçà, la casse devient quasi-systématique sur un ferrage dans l’axe et les décrochés fréquents si vous ferrez à la canne. Plus vous devez diminuer le diamètre du fil, plus vous devez affiner le fer de vos hameçons.
    Par exemple, j’utilise de moins en moins les hameçons Kamasan B 160 taille 6 dont le fer est beaucoup plus épais qu’en taille 8 car je pêche plutôt en 19/100 au streamer (même si un 22 ou un 25/100 pourrait très bien passer) et je n’appuie que modérément mes ferrages pour éviter la casse. Je ne suis pas en confiance avec un hameçon épais qui occasionne à mon avis moins de piqués et plus de décrochés. A l’autre extrême lorsqu’on pêche sur fil fin en 10 ou 12/100, on utilise des hameçons très fins de fer pour qu’ils pénètrent sur un ferrage léger, quasi-insignifiant. Une canne douce et un long bas de ligne élastique permettent d’éviter la casse, mais ils ne favorisent pas l’ancrage efficace d’une mouche au fer épais. Même sur fil fin, les hameçons fin de fer sont mis à rude épreuve. Ils doivent résister au combat avec un poisson puissant et ne pas casser net.

    La couleur de l’hameçon

    La couleur de l’hameçon me paraît accessoire. Certains disent que la couleur bronze, la plus classique, est moins visible pour le poisson que le noir, c’est fort possible. J’utilise indifféremment les deux, surtout sur les streamers. La couleur de l’hameçon a, par contre, un intérêt certain lorsque ce dernier sert de sous corps ou de teaser.
    On peut monter des chironomes noirs en se servant d’un hameçon noir que l’on va cercler d’un tinsel ou d’un fil élastique coloré de type lure fil. On peut aussi les monter sur des hameçons rouges pour figurer un signal sang. Ou doré pour le côté teaser.


    L’importance des proportions

    Les pêcheurs qui montent leurs premières mouches ne respectent généralement pas les bonnes proportions pour leurs imitations. Si cela est important lorsqu’on imite un invertébré, une larve d’éphémère par exemple, ça l’est aussi lorsqu’on monte un streamer pour la pêche en réservoir. La réalisation de mouches bien proportionnées ne peut s’appuyer que sur des hameçons adaptés. Les hameçons doivent résister à la puissance des poissons de réservoir Les poissons de réservoir sont généralement bien plus gros que les poissons moyens de rivière. Il s’agit de truites arc-en-ciel dont les combats sont plus puissants que ceux des truites fario. Elles lancent des rushs rapides et opposent leur masse souvent imposante. La finesse que peut demander cette pêche, sur des poissons éduqués, surtout en fin de saison, oblige le pêcheur à utiliser des hameçons discrets mais solides, même s’ils doivent parfois être petits. Autant un pêcheur en rivière peut avoir du mal à valider la solidité de tel ou tel hameçon, s’il n’est confronté qu’à des truites fario de taille moyenne, autant un pêcheur en réservoir s’aperçoit très vite de la fragilité d’un hameçon. Dans les petites tailles, les bons hameçons pour le réservoir sont bien souvent les favoris des traqueurs de belles truites en rivière.


    Les différents types d’hameçons


    Les hameçons « standard »

    Ces hameçons dont les plus connus sont le TIEMCO 100, le Kamasan B 170, ou le VMC 7060 sont une base pour de nombreux montages. Des modèles proches, un peu plus longs comme le Kamasan B 401 ou plus courts comme le B 405 permettent des montages plus précis : nymphe au corps long, oreille de lièvre plus ramassée…


    Les hameçons renforcés

    Le Tiemco 9300 ou le Kamasan B 175 représentent bien ce type d’hameçons. Ces derniers, aux formes identiques aux hameçons standard, mais au fer plus épais et parfois forgé sont très solides. La courbure du Tiemco est toutefois plus ronde. Elle offre plus de longueur pour le montage de nymphes. Cet hameçon forgé est utilisé pour la réalisation de petites nymphes et noyées, pour les pêches à proximité de la surface en soie intermédiaire car ils résistent à des touches plutôt violentes sur des fils de 16 à 18 centièmes.
    Les hameçons forgés ont été frappés latéralement sur la hampe et la courbure. La section ronde de leur fer devient alors ovale avec deux faces planes. Cette action mécanique leur donne une résistance supplémentaire à l’ouverture. Ces hameçons sont facilement reconnaissables par leurs flancs aplatis. Le Kamasan B 175 au fer un peu plus gros et non forgé est plutôt utilisé pour le montage de streamers tels que l’Humungus, ou celui des petits streamers à aile utilisés en compétition sur les réservoirs du Royaume-Uni lorsqu’il faut leur donner un peu de poids.

    Les hameçons à hampe longue pour les streamers

    Je suis de ceux qui pensent que les hameçons longs offrent plus de risques de décrochage en permettant au poisson de prendre appui sur leur longue hampe lors du combat. On trouve de nombreuses références pour ces hameçons dans les catalogues. Ils sont le plus souvent classés dans la rubrique des hameçons à streamers. Je les utilise peu pour le montage de mes streamers, hormis pour réaliser des pouics ou des sangsues. Pour ces deux mouches, la longueur de l’hameçon a une importance capitale car elle conditionne leur nage. Elle permet aussi la mise en place de matériaux sur une longueur accrue. Avec un hameçon long, la nage du leurre est plus planante et le leurre effectue de nombreux écarts latéraux. La longueur du corps permet aussi de réaliser des mouches volumineuses ou longues, tout en ne décalant pas trop la pointe de l’hameçon en tête, minimisant les risques de nombreuses tirées sans suite que cela occasionne.


    Les hameçons à hampe courte

    Les hameçons courts et très ouverts sont des références intéressantes pour la réalisation de nombreux streamers. Lestés en tête avec une bille de laiton et parfois aussi quelques tours de plombs en plus, sur l’avant de la hampe, ils permettent une bascule verticale importante du leurre. Leur large ouverture permet, avec un corps court, de quand même bien dégager la pointe de l’hameçon. Pour cette même raison on peut aussi les utiliser pour monter de petits boobies à l’hameçon bien dégagé.

    Les hameçons très fins de fer

    Cette catégorie d’hameçons permet, la pratique des pêches très fines en réservoir, pêche en sèche, pêche en nymphe à vue, pêche en noyée en soie flottante sur fil fin. Leur pointe effilée, souvent sans ardillon, pénètre la gueule des poissons dès la première tension. Ces hameçons sont bien sûr plus fragiles, mais ils peuvent permettre de tirer son épingle du jeu sur fil fin face à des poissons difficiles. Nous pouvons citer comme hameçons type les TMC 103 BL ou les TOF D23 BL.


    Les hameçons courbes

    Utilisés pour monter des chironomes dans les tailles 18 à 10 ou de petites casquées oreille de lièvre, ces hameçons sont déclinés en fin de fer et fort de fer. Ils existent aussi en différentes couleurs. Ils permettent une position et une nage de la mouche différente des hameçons droits. Les plus connus sont le Kamasan B 100 (fin de fer) et 110 (fort de fer) le Tiemco 2487 et le VMC 7075.


    Les pointes pioche sans ardillons

    Certains hameçons sont proposés avec des pointes en forme de pioche ou de lance, plus performantes que les pointes de section ronde. Ces pointes sont plates et fines, leurs bords, un peu tranchants, coupent, ce qui favorise la pénétration de l’hameçon avec peu d’effort. Ces hameçons peuvent plus facilement traverser des parties dures de la gueule d’un poisson. Ils sont intéressants pour les pêches fines ou le ferrage ne doit pas être trop appuyé.
    On trouve ce type de pointes dans les références SP chez Tiemco.


    Les apports et les contraintes de la compétition

    Les divers règlements des compétitions, destinés à éviter certaines dérives, sont parfois contraignants. Ils ont conduit les pêcheurs à inventer des modèles spécifiques, adaptés aux règles définies. Dans ces règlements l’hameçon fait souvent l’objet de restrictions (taille, ardillon…). Le règlement des compétitions réservoir au Royaume-Uni interdit l’usage de mouches de plus de 15/16’’, soit 2,38 cm de longueur hors tout, montées sur des hameçons de maximum 5/8’’, soit 1,59 cm, ce qui correspond à un hameçon standard en taille 10. Cette partie du règlement a conditionné la mise au point d’une multitude de streamers et boobies respectant les tailles d’hameçon et de mouche définies par le règlement, soit de petits streamers de moins de 2,38 cm. Ce règlement interdit aussi l’apport de lest additionnel de type plomb enroulé, billes, etc., ce qui a conduit les compétiteurs à développer des montages sur des hameçons lourds, forts de fer, lorsqu’ils ont besoin de faire descendre leurs mouches.
    Combinés à l’usage de soies plongeantes, ces hameçons permettent de pêcher en profondeur avec un train de mouches explorant différentes couches d’eau.
    Les compétiteurs en sont arrivés à monter des chironomes sur des hameçons à carpe très forts de fer. Il va sans dire que dans les grands lacs profonds d’outre manche la pêche au chironome en 15 centièmes n’est pas de mise. Les poissons sont très puissants, leurs touches violentes peuvent casser net une potence en 25 centièmes sur une soie plongeante. Les pêcheurs utilisent des fils de 6 à 8 lbs soit 20 à 25 centièmes. Avec de tels diamètres, la pénétration du fer de gros hameçons dans la gueule des poissons ne pose pas de problème.
    L’usage de ces mouches très prenantes au Royaume–Uni ne sera pas forcément couronné de succès chez nous sur des plans d’eau plus difficiles ou une bonne partie des poissons sont relâchés et chipotent plus, nous obligeant à pêcher avec des fils plus fin. Lorsqu’on s’inscrit à une compétition outre-manche, on a intérêt à s’y prendre suffisamment à l’avance pour monter des mouches spécifiques car on n’utilisera quasiment aucun de ses streamers utilisés habituellement en France. Pour les compétitions franco-françaises en réservoir la taille des hameçons est limitée à 32 mm, les hameçons à hampe longue TMC 5262 taille 4 mesurent environ 31 mm, ils sont à priori les plus gros hameçons utilisables et sont réservés à la fabrication des pouics.

    Le rapport forme taille

    Certaines formes d’hameçons sont intéressantes dans quelques tailles et moins dans d’autres. Les hameçons renforcés comme le TMC 9300 par exemple sont plus utiles dans les petites tailles, du 20 au 14, pour résister à l’ouverture que dans les grandes où ils peuvent être remplacés par des hameçons plus classiques et fins de fer. Un hameçon comme le B 160 est surtout utilisé en tailles 12, 10, 8 et 6.

  • France : le vrai état de nos rivières

    France : le vrai état de nos rivières

    L’association de défense de l’environnement WWF a publié en septembre une étude sur l’état réel de nos cours d’eau qui contredit les données officielles. Le but étant d’analyser les données officielles et de mettre en place une ébauche d’information indépendante. L’association a pointé plusieurs manquements de la part des pouvoirs publics. Premièrement, un certain nombre de produits chimiques toxiques ne sont pas recherchés dans les échantillons. Deuxièmement, l’ONG remet en question les protocoles de mesure, notamment des micropolluants. Et troisièmement, elle souligne la manipulation avantageuse des données officielles. Pour Hélène Roche, présidente du Comité Scientifique du WWF France, spécialiste au CNRS de l’évaluation des effets des substances chimiques dans les écosystèmes aquatiques, « on va ainsi pouvoir officiellement déclarer que certaines rivières sont « en bon état chimique » alors qu’elles sont contaminées par des substances dont les protocoles de mesures sont mal codifiés ou par des molécules qui ne sont tout simplement pas prises en compte – les PCB par exemple. Les rivières seraient donc officiellement en bon état alors qu’une contamination importante menace les espèces aquatiques et la biodiversité. Avec une telle sous-évaluation de la situation, on ne s’étonnera pas qu’un certain nombre d’espèces très sensibles aux polluants chimiques, comme les batraciens, figurent parmi les espèces aquatiques les plus menacées ». L’auteure de l’étude, Anne Spiteri, ingénieure du génie rural des eaux et forêts, a, à partir des données brutes fournies, tenter de dresser un état des lieux le plus objectif et le plus complet possible.Un site Internet a été ouvert afin de rendre public ces données brutes relatives à la qualité des eaux.

     

    Rapport téléchargeable sur : http://wwf.fr/media/documents/l-etat-des-eaux-derriere-une-information-officielle-deficiente-des-evaluations-et-des-donnees-inquietantes

    « L’état des eaux : derrière une information officielle déficiente, des évaluations et des données inquiétantes » : extraits d’une synthèse commanditée par le WWF France sur l’état réel des eaux et des données sur l’eau.

    Site internet : http://eau-evolution.fr/

  • De la mouche au leurre, quelques trucs en poils

    De la mouche au leurre, quelques trucs en poils

    De la mouche au leurre, il n’y a qu’un pas, que Philippe Collet n’hésite pas à franchir ! Les poils de toutes sortes font merveille sur des têtes lestées. Pour le sandre, la perche et le black-bass, osez les trucs en poils !

    Par Philippe Collet

    En dehors de quelques bricoleurs talentueux qui sculptent leurs propres leurres durs ou moulent leurs leurres souples, les pêcheurs de carnassiers aux leurres sont en général des utilisateurs de produits finis. A contrario, les moucheurs qui ont appris à monter leurs propres mouches sont souvent plus créatifs. Au début, ils réalisent des montages le plus souvent extravagants et inutiles, qui viendront encombrer leurs boîtes, jusqu’à ce qu’ils se décident à faire un grand ménage pour ne garder que l’essentiel. Avec le temps, les moucheurs ne se mettent plus finalement à l’étau que pour monter des modèles éprouvés et compléter leurs stocks. Ces pêcheurs qui s’étaient équipés pour le montage de mouches pour le réservoir, le carnassier ou la mer disposent souvent d’une réserve inépuisable de matériaux. Comme ils sont de plus en plus nombreux à se mettre à la pêche des carnassiers, l’idée de créer ou d’améliorer ses propres leurres avec les matériaux disponibles a dû en effleurer plus d’un.
    Voici quelques idées pour allier montage mouche et pêche aux leurres. J’espère qu’elles redonneront aux moucheurs un peu blasés l’envie de revenir à l’étau, et aussi aux pêcheurs de carnassiers l’envie de s’y mettre. Et puis ces leurres-là, vous serez les seuls à en posséder, même au Japon, ils ne les font pas ! Cela fait déjà pas mal de temps que Patrick, un de mes collègues de pêche, utilise des leurres en lapin de sa fabrication. Il a commencé à les monter à la fin de sa période réservoir avec les matériaux achetés pour leurrer les truites. Les premiers essais sur les sandres du canal ont été des plus concluants. Depuis, il en a toujours dans ses boîtes et prend régulièrement du poisson avec. Un autre collègue, Georget, que les clients du domaine de la Vallée (Aisne) connaissent bien, s’amuse depuis quelque temps déjà à fabriquer des mouches à carnassiers légèrement lestées pour les lancer avec un ensemble spinning. Il monte aussi des hameçons streamers qu’il accroche à l’arrière de petites cuillères tournantes, les rendant beaucoup plus attractives pour les perches ou les chevesnes qu’il convoite en rivière. J’avais moi-même monté des petits toupets de marabout de couleur chair sur les triples de certaines de mes montures à poisson mort manié, il y a déjà bien longtemps, pour leur ajouter de la vie. De nombreux autres moucheurs ont probablement déjà dérivé des montages mouche à destination du lancer.

    La technique du lapin blanc

    Avec un autre ami, Christian, nous évoquons régulièrement avec le sourire la technique du lapin blanc. Il l’avait trouvée, à nos débuts en réservoir, sur le lac de Virton en Belgique. Ce jour-là, les truites très éduquées ne s’intéressaient pas à nos mouches. Nous avions tout essayé et n’arrivions à rien. Nos piètres compétences dans la discipline nous condamnaient à un échec cuisant. C’était sans compter avec le sens de l’observation de Christian. Après avoir abandonné quelque temps (par lassitude !) sa mouche sur le fond, ce dernier remarqua que les truites s’intéressaient d’un seul coup à son leurre réalisé avec une lanière de lapin blanc. Plus ça allait, plus ces poissons capables de refuser l’imitation la mieux présentée s’énervaient sur ce streamer. Leur curiosité les avait incités à venir voir ce leurre, immobile depuis déjà un moment. En s’en approchant, elles avaient créé des turbulences, faisant vibrer les poils extrêmement souples de lapin. Ce mouvement, des plus naturels, les avait incitées à s’enhardir. A force de passages et de coups de nageoires, elles réussirent à faire bouger puis décoller la mouche. Finalement plusieurs poissons se prirent au jeu et, la concurrence jouant, un poisson plus téméraire que les autres aspira la mouche. S’ensuivit une série de prises. Si nous bougions nos mouches, les poissons intéressés désertaient immédiatement le secteur. Avec cette méthode peu orthodoxe, nous avions pu sauver notre honneur de débutants en réservoir. Cette technique fonctionne régulièrement en réservoir, même si, plus souvent pratiquée maintenant, elle devient moins efficace. Au-delà de l’anecdote, cette expérience m’a permis de comprendre l’intérêt de matériaux ultra-souples, comme le lapin et le marabout, pour la vie qu’ils peuvent apporter à un leurre, même immobile.

    Des modèles éprouvés de mouches en lapin

    Les pêcheurs à la mouche connaissent bien les vertus de certains modèles de streamer. Le pouic, cette mouche de grande taille (6 à 7 cm) constituée d’un corps en lapin, tourné sur un hameçon à tige longue, prolongé d’une queue en lapin, fonctionne très bien sur les truites en réservoir. Le même modèle en plus gros, tourné sur un hameçon de 6/0 avec des bandelettes plus larges, m’a permis la capture de nombreux brochets au fouet. Je délaisse maintenant un peu ces leurres, compte tenu de leur poids important, une fois gorgés d’eau, qui les rend difficiles à lancer. Je préfère les mouches en bucktail un peu plus légères. Pêcher des carnassiers au lancer avec des montages en poils ou en plumes ou avec des leurres associés à de tels matériaux n’est donc pas farfelu. Ces matériaux peuvent être un gage d’attractivité supplémentaire et un déclencheur d’attaques, surtout sur une phase d’arrêt ou d’animation lente. Un leurre en plastique dur ou souple ou en métal ne vit plus à l’arrêt. Lui ajouter une touche de poil ou de plume peut tout changer.

    Les fabricants s’y mettent doucement

    Si l’on connaît les cuillères mouches dont le triple est garni d’un palmer, les cuillères à brochet dont le triple est orné d’un gros toupet de bucktail ou les poissons nageurs de surface et autres poppers dont l’hameçon de queue est agrémenté de 3 ou 4 pointes de hackle ou de brill, l’offre des fabricants est assez restreinte. Des fabricants de leurres souples ont intégré des bandelettes de lapin à leurs leurres pour leur ajouter de la vie. La collection “rabbits serie”, importée par AMS en France, propose des genres de worms, grubs et autres créatures dotés d’appendices en bandelettes de lapin. Ces bandelettes sont ancrées dans la masse du leurre souple au moment de son coulage, ce qui permet de les souder au leurre. D’après les tests du fabricant, l’adjonction de poils augmenterait de façon importante l’attractivité des leurres.

    De premiers essais très concluants

    En observant dans l’eau claire, depuis un pont, des perches en train de s’énerver sur un plomb palette que j’animais sous leur nez et en les voyant taper furtivement sur la gaine rouge à l’arrêt du plomb, je me suis dit que dorénavant je garnirai mes hameçons triples de lapin ou de marabout pour que, même à l’arrêt, mon leurre ait encore de la vie. Mes essais ont aussi porté sur des montages de jigs en lapin avec ou sans lanières élastiques, d’hameçons de cuillères à jiguer.
    J’ai encore opté pour des collerettes en lapin ou en renard arctique montées sur des têtes plombées devant mes leurres souples. Un jig en peau de lapin travaille de façon beaucoup plus efficace lors des pauses et réagit au moindre courant provoqué par le passage d’un poisson curieux. Avec un montage en lapin, le jig coule plus vite qu’avec une jupe en silicone volumineuse. Il faut donc réaliser des jigs légers si l’on veut pouvoir les utiliser en lancer ramené.
  • Lucky Craft LV Max 500

    Lucky Craft LV Max 500

    L’efficacité des leurres lipless (sans bavette) conquis chaque saison des utilisateurs de plus en plus nombreux.
    Brochets, grosses perches, black-bass et même dans certains cas, sandres, sont séduits par ces leurres très denses qui font beaucoup de bruit et vibrent fortement. Lucky Craft propose depuis plusieurs années une large gamme de leurres lipless avec notamment la série LV et LVR. Nous avons choisi de présenter le LV Max 500, un modèle qui donne de très bons résultats sur les brochets et qui s’utilise facilement. Équipé de deux billes en inox, quatre billes en verre et cinq billes en laiton, ce leurre émet des sons de fréquences variées qui plaisent aux carnassiers. Pour la pêche de la perche et du black-bass, il existe chez Lucky Craft d’autres modèles semblables au LV Max 500 mais de tailles plus petites. Ces leurres présentent la particularité de se lancer et de s’animer facilement.

    Conseils d’animation
    Les leurres lipless, dont le Lucky craft LV Max 500 est l’un des plus fidèles représentant sont une catégorie à part dans le monde des poissons nageurs. Il s’agit de leurres coulant, qui sont attractifs surtout lors d’animations à la remontée mais qui restent “prenants“ lors des relâchés. Leur champ d’application est très vaste, puisqu’ils permettent de pêcher à des profondeurs que ne permettent pas les poissons-nageurs à bavette. De même, ils peuvent s’utiliser dans un axe vertical ou horizontal. Le LV max 500 peut s’utiliser jusqu’à environ 10 mètres de profondeur. L’animation du leurre se résume à une série de tirées et de relâchés d’amplitude et de rapidité variable. Attention à garder un certain contact à la descente du leurre car il peut être pris durant ces brefs moments.

    Fiche technique
    Longueur : 75 mm. Poids : 23 gr.
    Prix conseillé : 12 euros. Existe en 10 coloris.

    Renseignements :
    Lucky Craft France
    Tél. : 01 48 85 10 00.
    Site Internet : www.luckycraft.fr

  • Open AFCPL D2 de Plobsheim : honneur aux locaux

    Open AFCPL D2 de Plobsheim : honneur aux locaux

    Les 22 et 23 Octobre, 50 pêcheurs dont 22 locaux se sont
    retrouvés sur le plan d’eau de Plobsheim pour participer à l’une des dernières
    étapes du calendrier D2 de l’AFCPL National Tour. Cette troisième édition a été organisée par « Mathieu Pêche
    Passion » en collaboration avec la Fédération du Bas-Rhin pour la pêche et la
    protection du milieu aquatique.
    Selon le communiqué de l’AFCPL : « La difficulté majeure a
    résidé dans la recherche des bonnes zones et surtout après le quota de brochets
    atteint, la capture de perche, sandre ou silure pour faire la différence avec
    les autres compétiteurs.
    » Après deux
    manches de sept heures, 155 poissons ont été comptabilisés dont 102 brochets et
    33 perches. Les pêcheurs locaux s’attribuent les deux plus hautes marches du
    podium. Félicitations à eux !

    Résultats :

    1 – Teterycz et Frindel (Trindel / Mathieu Pêche Passion)

    2 – Da Rocha et Laligue (Mathieu Pêche passion)

    3 – Tschan et Lesage (Lor’Fishing Events)

    Prochain open :

    5 et 6 Novembre : D1/D2 de St Jean de Losne (21)


    Renseignements :

    www.afcpl.eu


    Photo : © AFCPL

  • Pêche à la mouche : dix conseils pour éviter la bredouille

    Pêche à la mouche : dix conseils pour éviter la bredouille

    Parce que l’exemple vaut souvent mieux que la leçon, voici dix bonnes raisons de réussir à la pêche à la mouche et d’éviter l’échec. Car si toutes les cannes se valent et que globalement, nous n’avons jamais disposé d’un matériel aussi performant, les problèmes proviennent de petits détails techniques qui deviennent vite très désagréables, ainsi que d’une stratégie d’approche trop souvent simpliste…

    J’ai passé une partie de l’été (2006) à pêcher à Goumois, dont le parcours est l’un des mieux peuplé en truites et ombres sauvages d’Europe, mais qui est également l’un des plus difficiles à cette époque de l’année. Cet endroit que je fréquente depuis bientôt vingt ans a toujours été une référence en matière de difficulté, un must pour les pêcheurs à la mouche français, suisses, belges ou italiens, qui tous savent que la pêche sera d’une grande qualité, mais qu’elle ne sera pas facile. J’ai croisé des vieilles connaissances, habituées du Doubs qui ne se plaignaient pas et prenaient quelques poissons, observé des touristes en pleine galère, excédés par ces magnifiques poissons sauvages qui viennent chasser les vairons jusque dans leur bottes. L’un d’eux se lâcha : « heureusement que la chasse est fermée ! », un autre plus poétique : « il faut que je revoie mon jeu de séduction, car celui-ci ne marche plus… ».
    Tout en discutant, j’observais leur matériel. Rien à redire, c’est du haut de gamme, et du beau, rien que du beau, ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle. Puis chacun est reparti pêcher, pas trop loin les uns des autres, car sur ce parcours, vous ne faites pas trois mètres sans tomber nez à nez avec plusieurs poissons qui font mine de ne pas vous avoir vu.
    En les regardant pêcher, j’ai compris, si besoin était, à quel point il ne suffit pas de posséder la meilleure soie, la plus belle canne, et deux valises de mouches pour réussir sur un parcours comme celui-là.
  • Bass Boat Europe arrive à Rodez

    Bass Boat Europe arrive à Rodez

    Bass Boat Europe, spécialiste européen du Bass Boat, a annoncé, dans un communiqué publié le 26 octobre, le rachat du fonds de commerce d’Horizon Loisirs à Rodez, à La Primaude plus exactement. Désormais, toute la gamme de la marque sera présente à Rodez, notamment les marques Tracker, Nitro, Mako, Suntracker et Ranger. Bass Boat Europe peut compter désormais sur deux magasins : l’un à Chassieu (69) et l’autre à La Primaude (12). Chacune de ces structures possède un showroom, un magasin d’accessoires et un atelier de préparation des bateaux

    Renseignements :

    www.bassboateurope.com

  • Mann’s Shad Supersoft

    Mann’s Shad Supersoft

    Apremière vue, rien ne différencie ce shad d’un autre shad. Sa forme est classique, on la retrouve dans toutes les marques ou presque. C’est dans la matière qui le compose que ce modèle se démarque nettement de ses concurrents. Sa souplesse est totale, telle de la guimauve. La marque américaine a ainsi atteint son objectif avec cette matière dénommée Supersoft. Ce shad trouve son intérêt dans les pêches verticales où le leurre doit vibrer quasiment à l’arrêt. Pour cette pêche, c’est tout simplement le modèle le plus souple que nous connaissons (et de loin !). Monté sur une tête jig sabot il pêche vraiment tout seul. Ses qualités pêchantes en font un leurre idéal pour le sandre. De plus les coloris pailletés ou bicolores de la gamme s’y prêtent bien. Un très bon produit.

    Conseils d’animation
    Lorsque l’on pêche à la verticale (la technique est dénommée ainsi, à ne pas confondre avec le jigging, plus dynamique), l’animation du leurre est réduite à sa plus simple expression. Monté sur une tête plombée, le leurre est déplacé verticalement mais lentement. D’où l’intérêt de pêcher avec un leurre souple…extra souple, comme le Mann’s Shad Supersoft dont l’appendice caudal est systématiquement en mouvement de par sa forme et sa finesse. La queue du leurre ne peut jamais se tenir dans son axe. Elle donc systématiquement en mouvement. Cette astuce produit souvent des leurres fragiles mais avec ce Mann’s, la solidité est plutôt préservée pour un leurre de ce de niveau de souplesse.

    Fiche technique
    Longueur : 6, 8 et 10,5 cm.
    Prix conseillé : 8,20 euros la pochette de 5 (sans têtes lestées).