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  • Smith ULM 115 LLS

    Smith ULM 115 LLS

    Les stick-bait coulants sont moins nombreux que leurs homologues flottants. Ils sont toutefois très utiles pour pêcher des poissons éduqués qui rechigent à venir s’emparer d’un leurre très bruyant en surface. C’est pour cette raison que Smith à mis au point l’ULM 115 LLS. Équipé de billes qui le stabilise et lui confère une densité qui lui permet de couler très lentement, ce n’est cependant pas un leurre bruiteur. Cette discrétion est également volontaire pour leurrer des poissons éduqués, notamment les bars, poissons pour lequel il a été conçu. Nouveauté 2006, ce leurre a donné de très bons résultats lors des compétitions de pêche au bar cette année. Sa forme fine en fait une bonne imitation de lançon.Coté armement, rien à craindre, car les deux hameçons Owner Cultiva ST 46, représentent ce qu’il se fait de mieux. Il existe aussi une version à petite bavette (ULM 115 RAF), dont la nage est plus proche de celle d’un jerk bait.

    Conseils d’animation
    Les stick-baits coulants sont très intéressants à faire nager. Le panel d’animation qu’ils autorisent est beaucoup plus large qu’avec les modèles flottants. L’Ulm 115 LLS a une densité très proche de celle de l’eau et de ce fait, il évolue à quelques décimètres sous la surface. Comme tous les stick-baits, il se désaxe après chaque tirée sèche suivie d’un relâché. Les variations d’amplitudes de cette animation lui font effectuer des écarts plus ou moins larges tant sur le plan horizontal que verticale. Ainsi, il vient parfois crever la surface avant de repartir sur le coté de façon très convaincante qui plaît particulièrement aux bars.


    Fiche technique

    Longueur : 115 mm. Poids : 16 gr.
    Prix conseillé : 20 euros.
    Existe en 6 coloris.
    Renseignements : www.smith-pro.com

  • La pêche du bar au leurre souple en profondeur

    La pêche du bar au leurre souple en profondeur

    Cet article traite des pêches lourdes pratiquées à la verticale d’un bateau dans des profondeurs de 20 mètres et plus. Cette technique demande un matériel particulier : cannes, moulinets, tresses, leurres et têtes plombées… et pas mal d’application, mais le jeu en vaut la chandelle.

    Par Philippe Collet

    Les cannes

    Les cannes doivent être tactiles et rapides tout en supportant la traction sur des têtes plombées lourdes, de plus ou moins 100 grammes. Elles doivent avoir suffisamment de réserve de puissance pour extraire de gros poissons des obstacles, dans des fonds et des courants importants. Ces cannes doivent toutefois rester légères pour ne pas être trop fatigantes. Leur taille se situe entre 1,80 m et 2,20 m, ce qui évite un bras de levier trop important et fatigant. Elles sont souvent monobrins pour garder toute leur puissance, avec une poignée démontable pour minimiser leur encombrement. Le choix du haut ou du bas de la fourchette de longueur est une question de goût personnel et de façon de pêcher. J’ai tendance à préférer une canne d’environ 2,10 m pour me sentir plus à l’aise dans mes animations et ma perception du fond. Une telle taille me permet de contourner plus facilement l’avant ou l’arrière du bateau en cas de passage en dessous, voire d’accrochage à ce moment là.
    Certains pêcheurs bien plus avertis que moi ne jurent que par des cannes de 1,90 m, mais il ne semble pas y avoir de règle tant que l’on reste dans une fourchette de tailles raisonnables. Selon le type de pêches au leurre souples pratiquées on privilégiera des cannes plus ou moins fortes. Certaines cannes sont ultra spécialisées, d’autres plus polyvalentes. Il est même possible de pêcher avec les cannes traditionnelles (non mentionnées ici) destinées à la pêche aux leurres souples ou durs du bar. Beaucoup plus légères, elles risqueront toutefois la casse et amortiront considérablement les animations qu’elles ne pourront retranscrire en totalité.


    La pêche en casting

    Les cannes de casting (moulinet à tambour tournant) ont fait leur apparition en mer, notamment pour cette pêche particulière.
    Certaines ont des anneaux montés en spirale pour éviter la casse du blank par vrillage de la fibre. Les moulinets qui les équipent permettent de laisser filer la tête plombée en débrayant la bobine jusqu’à toucher le fond. Avec ces moulinets le contact avec le fond demeure bien visible. Au mieux, la bobine s’arrête avant de redémarrer doucement sous l’effet d’un courant modéré. Au pire, dans les courants violents, le fil saute d’un centimètre environ à l’intérieur du moulinet sans que l’on puisse vraiment percevoir d’arrêt de la bobine. Il convient alors d’embrayer cette dernière et de décoller le leurre du fond. La pêche en casting permet de facilement détecter les touches à la descente car le fil reste tendu et de cette façon, transmet de nombreuses informations. Le ferrage peut intervenir plus rapidement avec un tambour tournant en bloquant la bobine avec le pouce ou en la réenclenchant à la manivelle mais ce n’est pas forcément le plus important.
    Avec ce type de matériel, le frein de lancer doit être réglé correctement : suffisamment dur pour éviter l’emballement, suffisamment doux pour ne pas trop freiner la descente. Le leurre n’aura pas la même nage descendante que s’il est en chute libre avec un moulinet à tambour fixe ouvert. Il ira moins vite ce qui peut parfois faire la différence. Certains inconditionnels du tambour fixe diront qu’ils contrôlent parfaitement la descente de leur leurre et sentent les touches pouvant se produire à ce moment là. Il s’agit de personnes habituées à laisser filer leur ligne entre le pouce et l’index, ce qui semble être un exercice un peu plus difficile. Le tambour tournant présente l’avantage de la solidité et de la légèreté. Ce type de moulinet s’use moins vite qu’un moulinet à tambour fixe. La retransmission des touches est aussi plus directe avec un minimum de renvois d’angles. Les cannes sont très tactiles et permettent un contact direct de la main sur le blank. L’inconvénient des moulinets de casting est leurs faibles ratios, souvent inférieurs à 60 cm par tour de manivelle. Il convient de rechercher un moulinet permettant de ramener 70 à 80 cm par tour de manivelle, mais ce n’est pas un exercice encore très facile. Pour les moulinets à tambour fixe, il convient de les prévoir solides et fiables (car ils sont sollicités) mais toutefois, légers, un modèle 4000 à 6000 convient parfaitement. Le moulinet doit bien équilibrer la canne.

    De la tresse à jigger

    Pour cette pêche, la question du nylon ou de la tresse ne se pose pas. La tresse est indispensable pour maintenir son leurre dans des fonds importants malgré le courant. Les tresses, d’un diamètre de 15 à 25/100, demeurent très solides, elles fendent plus facilement le courant et permettent une retransmission de nombreuses informations, notamment le contact avec le fond.
    Certains fabricants proposent des tresses à jigger multicolores. Des marquages de différentes couleurs tous les 1,5 ou 10 mètres, permettent la visualisation précise de la profondeur de pêche. C’est un atout considérable surtout lorsqu’on pêche des roches qui remontent rapidement (exemple passage de 40 à 20 mètres). La tresse est prolongée de 1,5 à 2 mètres de fluorocarbone de 40 à 60 /100, choisi pour sa résistance à l’abrasion et son invisibilité. Le leurre est fixé, soit grâce à une agrafe solide, soit en direct avec un noeud lorsqu’on s’accroche souvent ou que la pêche ne demande pas un changement fréquent de taille de têtes plombées.


    Les tresse à jigger du marché (liste non exhaustive)

    Daiwa : Tresse Tournament Accu Depth Multicolor, 15, 20, 30 lbs, marquée tous les mètre et 5 mètres avec une couleur différente tous les 10 mètres.
    Varivas : Tresse Varivas Avani Jigging 10*10, 23 lbs, 35 lbs, une couleur différente tous les 10 mètres.
    Distribution Way Of Fishing

    L’utilisation de l’électronique

    Cette pêche qui permet d’aller chercher les poissons dans leur repère nécessite beaucoup de précision et laisse peu de place à l’improvisation. Lorsqu’on pêche des têtes de roches ou des cassures profondes et invisibles depuis la surface, il est impossible de s’en sortir en aveugle sans casse. Une brusque remontée de plusieurs mètres est sanctionnée par un inévitable accrochage. La simple lecture de la profondeur à l’échosondeur peut permettre de limiter les dégâts, en réagissant très vite, à condition que le montage ne devance pas le bateau. Un GPS permettra de réellement anticiper la remontée ou ladescente du leurre le long des obstacles en surveillant sa position sur une carte intégrée ou en visualisant les points enregistrés lors de précédentes dérives et souvent en faisant les deux. Les secteurs les plus chaotiques sont bien sur les plus prolifiques, la réussite de cette pêche réside dans la capacité du pêcheur à frôler les obstacles pour y trouver des poissons embusqués.
    Lorsqu’ils chassent, les bars ou les lieux remontent dans la couche d’eau. Il est alors possible de les leurrer plus facilement en pêchant à distance des obstacles. Lorsqu’ils ne sont plus aussi mordeurs, voire lorsqu’ils sont apathiques, la précision est de rigueur. Seul un passage du leurre très précis est payant. C’est à ce moment là que les bons pêcheurs font la différence.

    Les leurres et leur armement

    Les leurres sont choisis parmi les gros leurres souples du marché. Armés de têtes plombées lourdes pesant de 60 à 200 grammes, ils doivent s’y adapter correctement. Il ne parait pas vraiment concevable d’armer une leurre de 10 cm avec une tête de 100 grammes. Un leurre de 15 cm conviendra mieux. Les fabricants proposent, depuis peu, de nombreux modèles de têtes plombées lourdes, pour répondre à la demande de cette technique spécifique. La moyenne des leurres utilisés se situe à environ 15 cm pour un poids de tête de 100 g. Le poids est adapté à la profondeur, mais surtout à la force du courant. On veillera toujours à trouver le meilleur compromis, contact avec le fond/poids du leurre. Les meilleurs pêcheurs dans cette technique allègent progressivement leurs montages. Les leurres n’ont pas tous la même forme. Les formes shad sont les plus utilisées pour le signal qu’elles émettent, elles descendent moins vite que les autres, à poids de tête égal, car leur caudale pousse beaucoup d’eau. Il ne faut pas négliger les formes slug ou finesse qui peuvent parfois être plus attractifs. Des têtes plombées articulées sont proposées par de nombreux fabricants. Elles conviennent bien pour l’armement des shads auxquels elles donnent plus de souplesse et de fluidité dans la nage. Cette souplesse peut être préservée en utilisant des têtes fixes aux hameçons courts et bien ouverts (nouveaux hameçons VMC 7161 TI, hameçons Jigg 11 Decoy par exemple) proportionnées à la taille des leurres (5 ou 6/0 pour un leurre de 15 cm). Le leurre ne doit pas être bridé par l’hameçon sur plus du tiers de sa longueur.

    L’action de pêche

    L’action de pêche consiste à laisser descendre le leurre en contrôlant sa chute. Une fois le contact établi avec le fond il faut le décoller rapidement pour éviter l’accrochage. On peut alors animer le leurre avec la canne en la remontant puis la rabaissant pour retrouver le fond. S’il y a un peu de courant on perd rapidement le contact. Il faut donc redonner un peu de tresse pour retrouver le fond et ainsi de suite. Quand on a sorti trop de tresse et que la reprise de contact devient trop difficile, on remonte le leurre en surface pour recommencer l’opération. Le moulinet de casting permet de relâcher du fil très facilement par simple pression du pouce sur la gâchette, puis en bloquant, débloquant le dévidement de fil sur la bobine manuellement. Avec un tambour fixe, on rend du fil entre les doigts pick-up ouvert. Il faut essayer de ne pas pêcher sous le bateau mais plutôt derrière, car en cas d’accrochage, avec un frein réglé serré, les risques de casser la canne sont importants. Les dérives sont souvent très rapides et l’accrochage avec le fond s’apparente alors à l’accrochage d’une “locomotive”. Cette pêche permet l’exploration de fonds allant jusque plus de 60 mètres avec des têtes de plus de 200 grammes, plus elle est profonde, plus elle est technique, car le poisson occupe souvent des postes marqués avec de réels risques d’accrochage. Cette technique est gourmande en leurres mais elle permet de déloger de leur repaire de gros poissons peu sollicités. D’apparence grossière elle est en fait très subtile.

  • Température d’eau et poissons, un équilibre fragile et complexe

    Température d’eau et poissons, un équilibre fragile et complexe

    La grande majorité des pêcheurs n’accordent pas assez d’importance à l’impact de la température de l’eau sur l’activité des poissons. Animaux à sang froid, ils subissent directement les différences de température. Cet article permet de bien comprendre quelles sont les conséquences chez les poissons lors des variations de température de l’eau, car c’est souvent un facteur déterminant pour leur alimentation.

    Par Arnaud Caudron

    Certains êtres vivants comme les mammifères ou les oiseaux ont une température corporelle constante. Ces espèces sont dites homéothermes. Les poissons, par contre, sont incapables de garder leur température interne constante et celle-ci varie en fonction de la température de l’eau. Dans le jargon technique, on les appelle des poïkilothermes. Ensuite, on peut distinguer les espèces eurythermes, susceptibles de supporter de grandes amplitudes de température, qui vivent préférentiellement en zone de plaine (cyprinidés), et les espèces sténothermes qui, elles, au contraire ne tolèrent que des variations faibles autour d’une valeur moyenne et qui généralement préfèrent les eaux froides, par exemple la truite. Ces espèces sont donc doublement dépendantes et sensibles aux valeurs de la température de l’eau. On comprend mieux pourquoi la température de l’eau est un facteurécologique primordial et les raisons pour lesquelles ses variations au cours de l’année jouent un rôle direct sur la vie des poissons. Ainsi, la température de l’eau intervient directement sur certaines fonctions vitales comme le métabolisme, donc la croissance, l’activité hormonale, la reproduction, mais peut aussi intervenir indirectement, par exemple, pour certaines pathologies qui sont favorisées par l’élévation de la température de l’eau.

    Température, exigences et qualité du milieu

    La température intervient directement dans la qualité chimique des eaux puisqu’elle agit sur les concentrations des différents composés essentiels présents dans l’eau, par exemple l’azote, qui peut prendre différentes formes au cours de son cycle (nitrite, nitrate, ammonium, ammoniac), le calcium et également la concentration en dioxygène et le taux d’oxygène dissous. D’une manière générale, une élévation de température accélère le métabolisme du poisson et donc stimule sa croissance alors qu’une baisse de la température provoque l’effet inverse. Lorsque la température de l’eau augmente, la demande en oxygène aussi augmente car le poisson est plus actif et s’alimente plus pour répondre à la demande métabolique. Cependant, en même temps que le poisson augmente sa consommation d’oxygène, la disponibilité de cet oxygène dans l’eau diminue car l’augmentation de la température limite la solubilité des gaz. De plus, l’élévation de la température provoque un changement des concentrations relatives des composés de l’azote en augmentant le taux d’ammoniac, forme toxique del’azote. Il existe donc un équilibre instable dans l’interaction entre les différents éléments, qui varie continuellement en fonction de la valeur de la température d’eau. D’autres éléments, comme la charge en matières organiques, peuvent influencer cet équilibre précaire. Ainsi, dans des eaux polluées par surcharge organique, par exemple l’aval des rejets de stations d’épuration peu performantes, la prolifération des bactéries aérobies, qui augmente avec la température, entraîne une diminution de la teneur en oxygène.
    Des variations de température ont lieu, bien sûr, au cours de l’année, par exemple entre l’été et l’hiver, où l’amplitude tourne en général autour de 15 à 20 °C, mais, chose moins connue, les conditions de température d’un cours d’eau peuvent également varier de 4 à 10 °C au cours d’une même journée. Ces informations peuvent expliquer les différences d’activité des poissons, que l’on observe au cours d’une journée de pêche. Outre l’effet des variations thermiques, certaines valeurs extrêmes de température (élevée ou basse) peuvent rendre les conditions de vie plus difficiles en provoquant un déséquilibre entre les différents éléments, qui fait qu’au moins un de ces éléments atteint unevaleur qui n’est plus compatible avec les exigences écologiques d’une espèce. Alors le poisson rentre en état de stress, arrête de s’alimenter, bloque son métabolisme et, cas extrême, cherche à migrer ou peut mourir si certaines valeurs dépassent ses limites vitales. Par exemple, pour la truite commune, qui est une espèce très étudiée et pour laquelle des données précises existent, on estime son preferendum thermique entre 4 et 19 °C. C’est-àdire que, lorsque la température d’eau est en dessous de 4 °C ou au-dessus de 19 °C, la truite rentre en état de stress et réduit fortement son métabolisme et cesse de s’alimenter. Au-delà de 25 °C, les conditions du milieu deviennent létales ou sublétales pour ce poisson. En plus, en fonction du stade de vie (embryon, larve, juvéniles, adultes) et de l’état physiologique (maturité sexuelle), les exigences écologiques vis-à-vis de la température ne sont pas les mêmes.


    Température et reproduction

    La quasi-totalité des poissons sont dépendants de la température d’eau pour l’ensemble de leur cycle de reproduction.
    Chaque espèce a ses propres preferenda thermiques, en rapport avec la période de l’année durant laquelle se déroule la reproduction. L’étape de maturation sexuelle et de formation des gamètes est souvent déclenchée par un changement brusque de la température (élévation ou baisse) ou l’atteinte d’une valeur seuil à partir de laquelle les géniteurs commencent à maturer. Par exemple, pour la truite, la reproduction est systématiquement précédée par une chute de la température de l’eau. Les comportements migratoires, particulièrement chez les salmonidés, permettant aux géniteurs d’accéder aux zones de frayères, sont également souvent déclenchés par une chute de la température de l’eau.
    Enfin, la durée du développement embryo-larvaire, en particulier chez les salmonidés, est déterminée par la température de l’eau. Cette durée est alors exprimée en degrés-jours. Par exemple, pour la truite commune, l’éclosion des oeufs intervient environ 400 degrés-jours après la fécondation. Aussi, pour connaître la durée d’incubation, on additionne chaque jour la valeur moyenne de la température de l’eau jusqu’à atteindre un total de 400 °C. Ainsi, théoriquement, si la température est constante et reste tous les jours à 10 °C, il faudra 40 jours d’incubation pour atteindre le seuil de 400 °C. Dans le cas de la truite, il faut encore presque 400 degrés-jours pour que la larve se développe et émerge des graviers. Dans la nature, la valeur de la température n’est bien sûr pas constante au cours du développement embryonnaire, puisque l’eau se réchauffe progressivement au fur et à mesure que le développement a lieu. Mais, globalement, lorsque les températures d’un cours d’eau sont plus élevées, la durée de vie sous graviers sera plus courte. Les premières études réalisées en milieu naturel montrent que la durée totale de vie sous graviers pour la truite commune peut varier de 115 à 180 jours selon les sites, soit de quatre à six mois. Il semble qu’au-delà de 180 jours le développement ne soit pas viable et que la mortalité des alevins soit totale.

    Température et pathologie

    La température de l’eau est aussi un facteur important pour l’état sanitaire des poissons, en particulier concernant le développement des pathologies. Pour la totalité des poissons, les différents types de pathologies possibles, bactériennes, virales, parasitaires, sont conditionnés ou influencés par les valeurs de températures de l’eau. Les pathologies sont le plus souvent liées à un réchauffement des eaux ou à l’atteinte d’une valeur seuil importante. L’exemple le plus parlant, et qui est d’actualité, est le développement de la tetracapsulose ou maladie rénale proliférative chez les truites et les ombres, appelée plus communément PKD (proliferative kidney disease). La PKD est une maladie infectieuse qui provoque une hypertrophie des reins et, éventuellement, du foie et de la rate, qui peut entraîner dans les populations des taux de mortalité relativement importants, notamment chez les juvéniles. L’agent infectieux est un parasite nommé Tetracapsula bryosalmonae, qui infecte en premier lieu des petits invertébrés de nos cours d’eau, les bryozoaires, mais qui peut également parasiter les salmonidés lorsque les conditions du milieu deviennent favorables.
    La température de l’eau joue un rôle primordial dans le cycle de développement de ce parasite, qui se propage dans le milieu naturel lorsque celle-ci atteint 9 °C. L’apparition des conséquences cliniques sur les truites semble nécessiter une température d’au moins 15 °C pendant environ deux semaines. Si, à première vue, ces conditions de température peuvent paraître rares, en réalité les relevés thermiques qui commencent à se mettre en place sur différents réseaux hydrographiques montrent que de nombreux sites sont concernés, et pas seulement dans les rivières de plaine. D’ailleurs, plusieurs sites montrant des truites atteintes de PKD ont été découverts en France, en Suisse et en Grande-Bretagne. On perçoit mieux le rôle déterminant que joue la température de l’eau sur les poissons et l’influence qu’elle peut donc avoir sur la structure d’un peuplement ou d’une population. Ce facteur doit donc être pris en compte de manière prioritaire dans les études piscicoles ou de qualité du milieu et il doit être étudié sur un cycle annuel, car chaque stade de développement a ses propres exigences. Il est vrai que c’est bien souvent l’augmentation de la température qui pose des problèmes, en particulier pour les espèces sténothermes, etce constat n’est pas rassurant maintenant que l’on sait que le réchauffement climatique dont on nous parle tant est inévitable. En effet, on ne cherche plus à éviter ce réchauffement, car il est trop tard, mais on cherche désormais à prévoir ce qu’il provoquera comme bouleversements biologiques, écologiques et humains. Concernant les milieux aquatiques, de premières études par modélisation prévoient à long terme une réduction importante de l’aire de répartition des espèces sténothermes comme la truite et une banalisation des peuplements sur la majorité des milieux, car le réchauffement va profiter aux espèces les moins exigeantes. Et ce qui est vrai pour le poisson l’est également pour les invertébrés et les plantes aquatiques. Par contre, ce que ne prennent pas en compte ces études prospectives est la capacité d’adaptation des espèces face à ce changement. Nous pouvons donc raisonnablement espérer que ce changement sera suffisamment progressif pour permettre aux espèces ayant une plasticité écologique importante de s’acclimater.

  • Les 3 Lacs

    Les 3 Lacs

    Le site des 3 Lacs, en Isère,
    plus connu sous le nom de
    réservoir de Trept, propose
    depuis plus de vingt ans la pêche à
    la mouche du brochet en complément
    de celle de la truite.
    L’intérêt du site des 3 Lacs réside
    dans la variété des pêches et des
    poissons qu’il propose, puisqu’il
    est possible de pêcher la truite dans
    un plan d’eau de 6,5 ha, le brochet
    dans un autre plan d’eau de 4 hectares
    et le black-bass dans un plan
    d’eau de deux hectares.

  • Contrefaçon : DSM Dyneema accuse une marque chinoise

    Contrefaçon : DSM Dyneema accuse une marque chinoise

    La société DSM Dyneema, fabricant de fibres synthétiques
    notamment de fils de pêche à l’usage des pêcheurs de loisir, a annoncé dans un
    communiqué publié le 8 novembre qu’elle avait pris des actions préventives
    contre la société chinoise Fast Dart pour utilisation abusive de sa marque Dyneema.
    A l’occasion du 2011 Fishing Show de Langfang, qui s’est tenu du 26 au 29
    juillet dans la province chinoise de Heibei, des fonctionnaires chinois de
    l’Administration du commerce et de
    l’industrie, accompagnés par le représentant de la marque en Chine, ont
    saisi des catalogues et des brochures, où la marque DSM Dyneema était
    frauduleusement utilisée. DSM Dyneema se félicite de la coopération du
    gouvernement chinois. A noter que Fast Dart exporte ses produits vers l’Europe,
    donc soyez prudents…

    Photo :
    © DSM Dyneema

  • Un ensemble parfait pour la pêche au bar en traction

    Un ensemble parfait pour la pêche au bar en traction

    Canne Illex Ashura S-250 XH, moulinet Daïwa Saltiga 3500, tresse Daïwa Tournament 8 Braid Acudeph

    Cet ensemble, que vous avez pu découvrir dans notre reportage sur la pêche du bar en traction, méritait un coup de zoom. Il est parfait pour la pêche du bar au leurre souple mais aussi pour d’autres espèces marines de tailles raisonnables ainsi que pour la pêche du silure de taille moyenne.

    Cette canne de 2,50 m est la plus puissante de la gamme Ashura mais ce n’est pas pour autant une trique inconfortable. Elle est particulièrement bien équilibrée et légère (200 g). Son blank a une forte action de pointe qui permet de lancer loin avec beaucoup d’aisance et de précision, et ce dès les petits grammages. La canne est très douce de pointe et très forte de talon, ce qui lui permet de laisser travailler les leurres, d’assurer les prises en limitant les décrochés, tout en ayant la capacité d’extraire en force les poissons pris au milieu des obstacles. Elle est donnée pour une plage de poids de leurres de 14 à 80 g. Elle devient vraiment agréable à utiliser à partir de têtes plombées de 21, 28 g montées sur des leurres souples de 10 à 12 cm. Elle est très à l’aise avec des têtes de 40, 50, 60 g et peut encore envoyer de gros leurres souples montés sur des têtes plombées lourdes de 100 g ou un peu plus, mais il faut alors éviter d’appuyer ses lancers. Sa longueur permet d’avoir une grande amplitude d’animation. Elle se présente en deux brins inégaux pour préserver l’action du scion et garantir sa solidité. Son encombrement est limité à 1,69 m. Elle est livrée dans une housse de toile compartimentée et un tube rigide.
    Cette canne est très agréable à utiliser, peu fatigante et particulièrement tactile. Elle est parfaitement adaptée à la technique de pêche du bar en traction et permet de propulser des leurres lourds à grande distance. Elle a été développée par les testeurs Illex, dont Yoann Houssais, vainqueur des dernières Labrax Cup et grand adepte de la pêche en traction. C’est une très bonne canne pour la pêche du bar mais aussi bien adaptée à la pêche des silures moyens aux leurres, sans fatigue. La courbe est parfaite, avec une action marquée de pointe qui permet d’avoir une large plage d’utilisation en grammages de leurres. La pointe souple amortit les coups de tète du poisson et minimise les décrochages, alors que la réserve de puissance du talon permet d’imposer sa loi si nécessaire. La canne en deux brins inégaux se déboîte à quelques décimètres au-dessus de la poignée, ce qui minimise son encombrement. La poignée de l’Ashura en mousse haute densité intègre un porte-moulinet à vis Fuji très agréable pour la main. L’association de cette canne légère avec le Saltiga Game 3500 est parfaite.

    Le Saltiga Game 3500

    Trouver un moulinet robuste, résistant aux pêches fortes mais tout de même léger pour garder un véritable confort de pêche, n’est pas chose facile. Le Saltiga Game répond à ce cahier des charges. Outre ses 14+1 roulements, son frein micrométrique, son bâti et rotor en alliage d’aluminium, sa bobine avec lèvres titanium, son axe flottant qui permet de réduire de 30 % la friction, etc., il a la particularité de ne pas s’encombrer d’un bouton d’activation de l’anti-retour, puisque ce dernier est permanent. Cela minimise les risques de dysfonctionnement. Dans le même esprit, son pick-up ne se rabat qu’à la main. Lorsqu’il est ouvert, le rotor est freiné pour ne pas tourner lors du lancer. Cela évite le très désagréable rabattage intempestif du pickup qui peut arriver parfois sur des lancers appuyés. Ce moulinet, concentré de technologie Daiwa, est épuré au maximum. Il possède un ratio de 4,9/1, ramène 81 cm au tour de manivelle et peut appliquer une force de 7 kg de frein. Il ne pèse que 390 g. C’est un très bon moulinet pour la pêche en traction. Reste à casser sa tirelire car nous entrons là dans le haut de gamme de la marque.

    La tresse à jigger Daiwa Tournament 8 braid Accudepth

    Cette tresse conçue et fabriquée au Japon remplace la précédente tresse à jigger Daiwa, une des premières à avoir été proposée sur le marché. Elle est fabriquée en huit brins, ce qui lui assure une douceur et une résistance aux noeuds exceptionnelle. Son procédé de fabrication permet d’obtenir un profil rond qui offre moins de prise à l’eau et au vent et d’excellentes performances de lancer. Elle est enfin teintée d’une couleur différente tous les 10 mètres et possède des repères tous les mètres, constitués d’un trait jaune barré d’un trait noir. Cela permet de pêcher très précisément en verticale et de tout de même pouvoir visualiser la tresse grâce à ces petites marques jaunes et noires lorsqu’on pêche en traction par exemple. Le modèle 16/100 présenté ici résiste à 13,7 kg. La tresse Accudepth est aussi proposée en coloris vert fluo, si l’on souhaite bien visualiser sa ligne, ou vert plus classique si on préfère qu’elle se fonde dans son environnement.

    P.C.

  • L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…

    L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…

    Dix ans après son développement spectaculaire dans le Rhin, puis dans la Moselle, l’aspe continue discrètement son évolution sur le territoire français. Le temps est donc venu de faire le point sur sa situation géographique, sa pêche et ses moeurs. Le plus chasseur de tous les cyprins n’a pas fini de faire rêver les pêcheurs aux leurres, tant son activité en surface est spectaculaire.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Signalé pour la première fois en 1972 dans le département du Bas-Rhin, l’aspe (Aspius aspius, Linné 1758) se conduisit en arlésienne jusqu’au début des années 2000, comme avant lui le sandre et le silure.Voyageurs clandestins, ces trois espèces ont migré discrètement, via les canaux, depuis le bassin du Danube pour rejoindre le Rhin franco-alémanique. A la fin des années 1990, le Conseil supérieur de la pêche (CSP) le recense sur six des sept stations (essentiellement des passes à poissons) des rivières Lauter, Sauer, Hot, Modern Rossmoerder, l’Ill et bien sûr celle du Rhin canalisé (grand canal d’Alsace). Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi une espèce nouvelle dans un milieu peut rester en “sommeil” durant plusieurs décennies avant de se développer de façon spectaculaire, il semblerait que les années de fortes chaleurs soient favorables au développement de l’aspe. Selon les pêcheurs alsaciens, l’été caniculaire de 2003 fut le déclencheur de son développement massif dans l’Ill à Strasbourg. Comme tous les cyprinidés, l’aspe se nourrit et se déplace lorsque les eaux se réchauffent. Les trois derniers étés que nous venons de vivre, particulièrement secs et chauds dans l’Est de la France, pourraient donc parfaitement donner lieu à une nouvelle phase d’expansion.

    Développement de l’espèce

    Depuis qu’il a colonisé le Rhin sur la quasi-totalité de son cours canalisé, mais également son lit originel (vieux Rhin), l’aspe peut compter sur les canaux pour conquérir de nouveaux territoires : celui de la Marne au Rhin où il est de plus en plus signalé par les pêcheurs au coup qui prennent des individus juvéniles et celui du Rhône au Rhin, où il semble en revanche bloqué depuis presque dix ans dans la banlieue est de Mulhouse.

  • Entre Loue et Doubs

    Entre Loue et Doubs

    À15 km à l’ouest de
    Besançon, le réservoir
    Entre Loue et Doubs s’est
    très vite fait remarqué pour sa
    population intéressante de gros
    brochets, bien qu’il s’agisse avant
    tout d’un lac (environ 10 hectares)
    qui est fréquenté par les pêcheurs
    de truites. Quelques spécialistes de
    la pêche du brochet à la mouche se
    consacrent spécifiquement à cette
    technique, avec un succès certain.

  • Le Domaine de la Vallée

    Le Domaine de la Vallée

    Magnifique plan d’eau de
    50 hectares situé à proximité
    de Vendeuil dans
    l’Aisne dans la moyenne vallée de
    l’Oise. Le plan d’eau, qui est l’un
    des plus anciens site d’exploitation
    des alluvions de la vallée s’étend sur
    près de 1,5 km. Rives boisées,
    anses, bras, îles, le site est particulièrement
    propice à la pêche des
    carnassiers à la mouche (pêche aux
    leurres autorisée). Le plan d’eau est
    alimenté par des sources. Il renferme
    deux “biotopes” séparés par un
    rétrécissement.

  • Le lac Saint-Michel

    Le lac Saint-Michel

    Le lac Saint-Michel est un
    lac de barrage assez particulier
    au coeur des Monts d’Arrée, à
    mi-chemin entre Quimper et
    Morlaix. D’une superficie de près
    de 500 ha, il est étrangement très
    peu profond, avec une moyenne
    d’environ 3 mètres et un maximum
    de 7 à 8 mètres.
    De ce fait, il est particulièrement
    adapté à la pêche sportive du brochet
    à la mouche. L’idéal étant de disposer
    d’un bateau, afin de pouvoir prospecter
    tous les types de postes, bien
    que la pêche en wading s’avère également
    efficace.