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  • Haute-Vienne : baguage de brochets

    Haute-Vienne : baguage de brochets

    La Fédération de pêche de la Haute-Vienne a lancé une opération d’empoissonnement le 25 janvier dernier. Près de 600 kg de poissons ont ainsi rejoints les eaux de la Vienne pour un budget total de 5 000 euros (300 kg de brochets, 130 kg de perches et 160 kg de gardons). La Fédération en a profité pour baguer 80 brochets non maillés (entre 40 et 50 cm) afin de suivre leurs déplacements et leur évolution morphologique. Si d’aventure vous deviez capturer un de ces poissons, noter le lieu de capture ainsi que la taille du poisson, sans oublier de relever le numéro figurant sur la bague, de couleur jaune, implantée sur le flan, à côté de la dorsale. Contacter ensuite l’AAPPMA Les Ponticauds (06 71 72 65 79 ou [email protected]) ou la Fédération de pêche (05 55 06 34 77 ou [email protected]) afin de communiquer ces informations.

    A noter que l’AAPPMA Les Ponticauds offre un bon d’achat de 10 euros chez Pacific Pêche à tous les pêcheurs qui transmettront les précieuses informations.

  • La Guyane face à l’orpaillage clandestin

    La Guyane face à l’orpaillage clandestin

    Du 16 au 19 janvier 2012, des membres du WWF France en Guyane se sont rendus dans différents villages amérindiens du Haut Maroni (Kayodé, Twenké, Taluen, Antecume Pata), territoire du Parc Amazonien de Guyane, afin de constater les conséquences de l’orpaillage clandestin dans la région. Selon leur témoignage, les contacts entre orpailleurs et populations autochtones semblent se raréfiés. Cette situation s’expliquerait par une évolution des réseaux de ravitaillement. La délégation a pu constater de nombreux indices indiquant des pratiques d’orpaillage illégales.

    Depuis plusieurs années, les experts alertent l’opinion sur les ravages de l’orpaillage clandestin dans le département d’outre-mer de la Guyane, dans le nord de l’Amérique du Sud. Les opérations de police, voire de l’armée française, n’ont pas permis d’arrêter ce désastre écologique qui touche une région du monde dont la diversité des plantes par hectare dépasse celle de toute l’Europe continentale et où l’on dénombre pas moins de 480 espèces de poissons.

    Le WWF France a publié un rapport dense, en octobre 2009, où l’organisation donne des faits et des chiffres précis sur la réalité des dégâts. Et le tableau qu’elle dépeint est bien sombre. 10 000 orpailleurs clandestins traqueraient aujourd’hui la précieuse pépite, en Guyane, dans près de 500 chantiers clandestins. La misère qui sévit au Brésil a provoqué une nouvelle ruée vers l’or. On estimait que dans l’année 2002-2003, alors que l’exploitation aurifère légale produisait 3 tonnes d’or, l’illégale en produisait 10. L’emploi massif du mercure par ces chantiers clandestins pour amalgamer les particules d’or détruit les cours d’eau de la région. Selon l’ONF, 1 333 km de cours d’eau étaient touchés en 2006, pollution qui contamine également les populations, essentiellement amérindiennes, qui vivent dans la région. En 1997, des taux d’imprégnation au mercure supérieurs aux normes fixées par l’OMS étaient observés chez plus de 70 % des enfants amérindiens Wayanas du haut Maroni. Des solutions pourtant existent.

    L’appareil répressif de l’Etat a bien sûr son rôle à jouer, notamment en redressant des barrages policiers sur les axes fluviaux les plus employés pour le ravitaillement des chantiers illégaux. Mais la répression ne suffira pas. Selon le WWF France, la mise en place d’une traçabilité dans la filière or permettrait une solution pérenne. Mais cette filière cultive l’opacité et, actuellement, il est impossible de distinguer l’or sale de l’or légal. Pourtant, le temps presse : le cours de l’or explose dans toutes les places financières de la planète.. Au rythme actuel, on estime à quinze à vingt ans encore l’exploitation du filon guyanais.

  • 10 conseils pour ne pas rater son ouverture à la mouche

    10 conseils pour ne pas rater son ouverture à la mouche

    L’ouverture reste un moment privilégié pour le pêcheur de truite. Dans bien des régions, pourtant, la nature est encore endormie. L’activité des poissons est souvent réduite, dans des eaux glacées. Alors, dans ces conditions très particulières, il est impératif de connaître quelques principes pour ne pas se rater le jour J.

    Par Luc Schmitt

    1 – Le meilleur créneau : 11 h-15 h

    C’est une mauvaise nouvelle pour les restaurateurs mais les truites se mettent à table au même moment que les humains. C’est comme ça. L’ensoleillement est déterminant pour déclencher une éclosion en milieu de journée. Tout va très vite. Il faut être prêt, car souvent les gobages se produisent durant une heure ou deux. En règle générale, ce qu’on appelle le coup de midi peut se produire entre la fin de matinée et 15 h environ. Mais, attention, les éclosions d’après-midi peuvent être bonnes dans certains cas, si la température de l’air ne chute pas brutalement.

    2 – Bien identifier l’éclosion

    Début de saison = grosse mouche ? Faux. La plupart des espèces d’éphémères ou de trichoptères que l’on rencontre au stade aérien sont de taille moyenne, voire petite. Dans tous les cas, prenez le temps de ramasser quelques insectes dérivant, ce n’est jamais du temps perdu. Cela est d’autant plus utile que l’on ne rencontre souvent qu’une seule espèce sur l’eau à cette époque.


    3 – Un bon poste : le radier ensoleillé

    La partie aval des fosses, que l’on appelle le radier, est un poste de choix en début de saison lors des éclosions d’insectes aquatiques. Les truites y viennent naturellement s’y nourrir. Si ces postes sont fréquents dans de nombreuses rivières, choisissez de préférence ceux qui bénéficient d’un bon ensoleillement. C’est sur ceux-ci que l’activité des insectes sera la plus forte, et celle des truites en découle.

    4 – Au streamer pêchez “carré”

    Dans une eau qui ne compte que quelques degrés, souvent moins de 7 ou 8, votre streamer aura plus de chance de se faire happer par une truite s’il évolue au ras du fond. Pour cela, outre le recours à un matériel spécifique : soie plongeante, bas de ligne ultra-court, un posé perpendiculaire à la rive laissera plus de temps à la soie pour couler que si vous la posez dans un angle fermé vers l’aval. C’est logique, mais il faut souvent se forcer à pêcher “carré”, comme disent les saumoniers.

    5 – Ne pas trop entrer dans l’eau

    Si le problème ne se pose pas dans les rivières où l’ombre est présent (le wading y est logiquement interdit avant la mi-mai pour cause de fraye), la pêche en marchant dans l’eau n’est pas toujours la solution pour prendre des truites à la mouche ! Ne perdez pas de vue que les poissons sortent de six mois de tranquillité. Les premiers humains pataugeant à l’ouverture ont tôt fait de caler les truites qui filent à toutes nageoires sous leurs pierres comme si elles avaient vu le diable… Une bonne observation depuis la rive permet le plus souvent de faire sa pêche en restant discret.

    6 – Choisir entre truites sauvages et truites d’élevage

    Que de différences de comportement entre une truite sauvage et un poisson élevé en bassin déversé la veille de l’ouverture de la pêche ! Si l’on est parfois tenté de prendre ce qui se présente, la recherche des deux poissons ne fait appel ni aux mêmes mouches ni à la même stratégie. Il vous faudra donc choisir de pêcher l’une ou l’autre. Les truites d’alevinage se prennent essentiellement au streamer (de couleur vive).


    7 – Nymphe : le tungstène en renfort…

    Le lestage des nymphes à l’aide de tungstène (chose nouvelle depuis quelques années) permet d’adapter l’évolution de ses imitations de nymphe au ras du fond. En début de saison, une présentation à quelques centimètres du fond fait souvent la différence. Cela est important lorsque l’on pêche en aveugle, “au fil”. Les truites ne font souvent pas l’effort de monter chercher une nymphe qui passe 15 cm au-dessus d’elles, alors qu’elles prennent celles qui passent à leur niveau.

    8 – La mouche noyée pour certains cours d’eau

    La pêche à la mouche noyée ne permet pas de pêcher en profondeur. Elle s’adresse donc en priorité aux poissons actifs. Lors d’une éclosion et sur des postes peu profonds, cette technique peut s’avérer productive en début de saison. Mais, avant tout, ce sont les postes et les conditions qui valident ce choix.

    9 –  Au streamer, rien ne sert de finasser

    On sait que les pêcheurs à la mouche aiment la finesse. Toutefois, l’emploi d’un bas de ligne fin est une erreur. Avec un bas de ligne dont la longueur totale dépasse à peine 1,50 m, l’intérêt d’un fil fin est limité. De plus, cette faible longueur réduit l’élasticité. Les casses sont alors à craindre. Une pointe en 18 ou 20/100 convient très bien. Le fluorocarbone est également indiqué pour son immersion rapide.


    10 – Revenez fin mai…

  • Le blues du nympheur par Jean-Christian Michel

    Le blues du nympheur par Jean-Christian Michel

    On le surnommait Max ou Maxima. Pas par rapport au fil destiné aux bas de ligne, mais parce qu’il s’appelait Maxime et qu’avec lui, le maximum était le minimum. Son ego cinquante centièmes venait à bout de tout. Si le bougre était bon pêcheur, il n’avait pas besoin de ça pour faire des miracles. Max était un de ces êtres dont les paroles font vibrer l’imaginaire même quand la raison dit non. Bien évidemment, son truc, c’était la grosse truite. La vraie, la seule, la bête métaphysique. Celle qui hante les gourds profonds et casse comme un sucre d’orge le fer des meilleurs hameçons. Celle qui terrorise ses congénères. Celle que les enfants n’ont pas le droit de pêcher. Les histoires de max étaient de folles rondes où Dom Quichotte, le capitaine Achab et Brice de Nice se donnaient la main et chantaient à tue tête. Il m’a harponné au détour d’un radier et je n’ai pas pu lui échapper :
    -« Ah, je suis content de te voir, faut que je t’en raconte une : j’en ai secoué des grosses truites, mais celle-là, c’était vraiment une mariole ! »
    -« Tu… »
    -« Essaies de ne pas m’interrompre, tu vas tout savoir. Donc, celle-là, c’était une terrible. Elle avait du en redresser du Tiemco avant de tomber sur moi !  »
    -« Je… »
    -« …Le coup était infaisable, et ça, ça m’intéresse. La vicelarde avait le gîte et le couvert dans un maquis de saules. Elle se gavait comme un conseiller municipal. J’ai pas pu la pêcher pendant une semaine. Elle venait sur ma nymphe comme une folle, elle la poussait du nez, mais elle ne pouvait pas engamer, rapport à ce thymallus qu’elle se trimballait en moustaches. J’ai du prendre mon mal en patience… Et puis un jour, son cigare à nageoire a enfin disparu et j’ai pu lui sortir le grand jeu. Mon revers double boucle piquée avec un posé salto arrière. Si le salto est réussi, la nymphe coule droit en battant des pattes. Une tuerie… Mais ce n’est pas facile à faire. »

  • Nantes : 11e édition du Salon de la pêche en mer

    Nantes : 11e édition du Salon de la pêche en mer

    Le Salon européen de la pêche en mer se
    tiendra du 27 au 29 janvier prochain au Parc des expositions de la Beaujoire à
    Nantes. Ce sera la onzième édition de ce salon, le premier de la saison,
    consacré à toutes les pêches en mer. Leurres, moulinets, cannes, accessoires de
    pêche, bateaux, pneumatiques, kayaks : vous trouverez tout le matériel
    nécessaire pour préparer vos sorties en mer. A noter qu’une exposition dédiée
    au photographe Arnaud de Wildenberg sera organisée en marge de l’évènement.
    Bref, voici un salon qui sent bon les embruns…


    Renseignements :

    http://blog.salon-peche-mer.com/

  • Bretagne : vente d’une collection exceptionnelle

    Bretagne : vente d’une collection exceptionnelle

    La vente de l’impressionnante
    collection de Jacques Demaugé-Bost, constituée par 300 lots, est organisée par
    la maison de ventes Dupont, à Morlaix en Bretagne, le samedi 31 mars prochain.
    Parmi cette collection, une série de 30 cannes à mouches en bambou refendu
    Pezon et Michel dont des Super Parabolic P.P.P. (Puissance Pendulaire
    Progressive) – estimées entre 500 et 600 euros -ou encore des cannes Orvis ou
    Ogden Smith. Des moulinets automatiques seront également présentés, notamment des
    modèles Abeille et Cordel estimés entre 150 et 200 euros. Les collectionneurs y
    trouveront aussi des mouches rares, de beaux objets et une bibliothèque
    halieutique accueillant notamment la pièce la plus impressionnante de cette
    vente : « Quaint Treatise and Flies and Flymaking by an old fisherman » edited W.H. Aldam, un ouvrage datant de 1876 et
    estimé par les experts de la salle des ventes à 3 000 euros.


    Renseignements :

    Hôtel des Ventes de Morlaix

    37 rue de Paris 29600 Morlaix

    02 98 88 08 39

    [email protected]

    www.morlaix-encheres.com

  • Passion de la pêche : la parole est au conjoint

    Passion de la pêche : la parole est au conjoint

    Voici un ouvrage essentiel ! Joëlle Guillaume-Monego nous laisse ici mesurer, dans un style précis et efficace, toute la difficulté d’être femme ou mère de pêcheur. Dans son petit opus, Border Line, l’auteur propose une vision drôle et émouvante de la personne qui subit la passion halieutique de ses proches. Border Line aborde un sujet qui mérite que l’on s’y attarde : nous savons tous que les relations entre pêcheurs et non pêcheurs ne sont pas simples, surtout lorsqu’ils vivent ensemble !

    Border Line ou quand le pêcheur pousse le bouchon un peu trop loin par Joëlle Guillaume-Monego. Edilivre éditions.

     

    Renseignements :

    http://www.edilivre.com

  • Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Généralement, quand on parle de pêche à la truite aux leurres, la cuiller tournante s’impose comme la technique reine dans l’esprit des pêcheurs. Mais ce serait une erreur que de s’en satisfaire, tant la polyvalence et l’efficacité des poissons nageurs permettent des explorations qu’aucune cuiller ne saurait vous offrir.

    Par Achille Gan

    Plutôt habitué aux carnassiers des eaux de deuxième catégorie, comme le black-bass et le brochet, j’aime appliquer, à la truite, certaines techniques qui leur sont habituellement destinées. Dès que je retourne quelques jours dans les monts du Forez, en Auvergne, ou plus rarement à l’occasion d’une escapade pyrénéenne, sur les gaves, avec l’ami Fabien, je ne résiste pas au plaisir de pêcher la truite à l’aide de poissons nageurs.
    Au fil des années passées dans la région d’Ambert, j’ai appris qu’il n’était pas nécessaire de se précipiter pour commencer, dès l’ouverture, à utiliser les poissons nageurs à la recherche des farios autochtones. Mis à part d’exceptionnelles conditions durant lesquelles il est toujours possible de mettre à l’eau ces petits plugs avec succès, mars est un mois où la température de l’eau des rivières de moyenne montagne, parfois très froide à cause des précipitations et de la fonte des neiges, n’incite pas encore les truites à s’aventurer hors de leurs caves profondes. Elles sont, en effet, assez difficilement atteignables avec ce type de leurres. Ces poissons peu actifs ne se déplacent pas, ou peu, pour s’alimenter, et des techniques de présentation plus verticale surpassent nettement les prospections en lancer-ramener que l’on pourrait nommer, une fois n’est pas coutume, le power fishing salmonicole ! Je me suis fait une raison, car, comme pour le bass, l’utilisation des leurres doit avant tout rester ludique, ce qui peut me priver parfois de pêche, mais c’est un choix ! Le milieu du mois d’avril est généralement meilleur car il annonce le réveil de la nature et voit les cours d’eau s’animer sous l’effet de l’ensoleillement et de la température qui augmente. La chaîne alimentaire s’étoffe et c’est le bon moment pour commencer à utiliser les poissons nageurs, d’autant que les truites se postent de manière plus marquée dans les veines d’eau, les amortis, les chutes d’eau et les remous créés par des blocs rocheux ou les embâcles. La lisière des sous-berges, à proximité de leurs abris, est aussi un poste de premier choix. Le métabolisme des truites est à la hausse et justifie une alimentation riche et nourrissante. Elles apprécient volontiers des proies conséquentes et s’orientent, dès qu’elles le peuvent, vers les vairons et autres petits cyprins d’eaux vives, les chabots, mais aussi leurs propres alevins ou ceux des ombres communs qui peupleront, eux aussi un peu plus tard, les radiers de ces cours d’eau. Afin d’optimiser mes sorties, j’évite absolument les moments de fortes eaux et attends la baisse de niveau et l’éclaircissement avant de recommencer à pêcher au poisson nageur. Surtout en début de saison, il faut favoriser les périodes stables où l’eau reste claire et pendant lesquelles la température progresse régulièrement.
    Si les gelées nocturnes sont encore fortes, je sais qu’il faudra attendre le début d’aprèsmidi pour renouer avec les touches. L’observation des conditions et l’adaptation rapide sont importantes en ce début de printemps. Plus tard, une fois l’été installé, il m’est arrivé de toucher de jolis poissons sur les bordures, sitôt après un orage, mais toujours avant que l’eau ne soit trop mâchée ou dès le début de son éclaircissement. Très souvent, les poissons nageurs donnent leur maximum en eaux claires à légèrement troublées.


    Bien s’équiper

    Si la pêche en grande rivière demande un matériel adapté et robuste qui se rapproche parfois, dans les longueurs et les puissances, à celui utilisé pour les brochets ou les sandres, je me restreindrai à vous décrire celui que j’utilise plus souvent dans ces cours d’eau petits et moyens comme la Faye, l’Anse, les Couzes ou la Dore qui serpentent dans le puy de Dôme. Vous pourrez facilement l’adapter à vos rivières moyennes et ruisseaux favoris car, vous le verrez, je ne me complique pas la vie ! Commençons par détailler les cannes que j’ai choisies pour lancer des leurres de 3 à 6,5 cm. J’ai opté pour une Trinis 6 pieds ultra-light (TRS 602 UL), prévue pour lancer de 0,9 à 5 g, qui est très maniable dans les petits cours d’eau et dont l’action semi-parabolique convient très bien à ce type de pêche. Précise au lancer, elle ploie progressivement lors des combats en protégeant la ligne fine de la casse et en évitant les décrochages des captures. La seconde canne est aussi une canne Sakura, puisqu’il s’agit de la Trinis 7 pieds medium-light (TRS702 ML), dont la puissance est légèrement supérieure – elle lance jusqu’à 10,5 g – et l’action plus rapide mais sans excès de raideur. Ses caractéristiques et sa longueur permettent de s’attaquer aux rivières plus larges, où il faut plus de levier pour lancer confortablement et conserver un bon contrôle du leurre dans les larges veines d’eau, le tout sans craindre le combat avec une truite de taille plus qu’honorable.
    En ce qui concerne le moulinet, il est nécessaire d’avoir une récupération de ligne assez élevée pour pouvoir pêcher vers l’amont de manière confortable. Le Morphéo 2500 récupère 0,75 m par tour de manivelle et reste assez léger pour ne pasdéséquilibrer ces cannes. Bon marché et de qualité très correcte, avec ses sept roulements à billes, je l’utilise plus tranquillement qu’un moulinet très haut de gamme qui subirait inévitablement les mêmes outrages, notamment en wading et dans les phases de crapahut : immersions répétées, chocs sur les rochers… Je le garnis de nylon Aya en 0,178 mm et j’utilise de petites agrafes 00 ou 0, sécurisées par un solide noeud palomar. Quand je dis que mon moulinet est garni de nylon, en réalité, je n’utilise que 50 m pour les pêches en ruisseau et 75 m pour les cours d’eau plus larges. En revanche, je remplace le nylon avant chaque cession et remplis ma bobine à ras bord. Comme je le disais plus haut, les poissons nageurs sélectionnés ne dépassent pas les six centimètres et demi et se situent même plutôt entre trois et cinq. Pour prospecter les fosses, j’ai opté pour des petits crankbaits de 4 cm provenant des séries Imatetra Di et Tri. Récemment distribuée en France, la marque IMA offre de nouvelles possibilités avec ces mini crankbaits suspending qui parviennent à approcher le mètre de profondeur en plongée, ce qui est bien suffisant pour ce type de gabarit de rivière. Armés d’hameçons Owner d’origine, ils garantissent un ferrage sûr et une tenue des poissons vraiment exceptionnelle. S’il faut aller plus profond, j’opte sans hésiter pour un modèle coulant comme le Rapala Original Countdown ou des lipless crankbaits. Pour insister près d’un poste marqué, comme il faut souvent le faire en début de saison, la densité neutre des Imatetra est aussi très intéressante et j’ai aussi retenu les Target Minnow 65SU de River2sea pour ce type d’utilisation. La silhouette de ce dernier est plus élancée et sa réactivité aux petits jerks lui donne vraiment l’aspect d’un petit vairon paniqué qui ne manque pas d’exciter l’agressivité des truites lassées par son manège agaçant. Il est bien sûr indispensable d’avoir quelques poissons nageurs flottants pour prospecter le dessous des frondaisons ou ratisser les radiers peu profonds. Rapidement devenus référents auprès des traqueurs de perches, les Baby Crank 30F et le Baby Minnow 50F sont de vrais aimants à truites. Leur nage respective et leur efficacité ne tarderont pas à convaincre les amateurs de poissons nageurs miniatures. L’équipement est complété par une bonne paire de cuissardes ou de waders ainsi que par un gilet multi-poches ou un chest-pack, type Koa-Bag, pour transporter leurres et accessoires de façon compacte. Il faut rester léger, mobile et précis dans cette pêche, souvent très sportive.

    Sélection et stratégies

    Loin de mes boîtes pour le bass, souvent surchargées de leurres, je suis beaucoup plus concis sur ma sélection. Vous l’avez vu, six ou sept modèles suffisent pour faire face aux principaux types de postes, et je me suis cantonné à trois teintes pour m’adapter à la couleur et à la température de l’eau. Lorsque l’eau est claire, les coloris naturels l’emportent : les “ayu”, “bronze back”, “aurora black” ainsi que les robes “vairon” et “truitelle” figurent parmi mes incontournables. Quand l’eau se réchauffe, j’aime bien utiliser des crankbaits noirs qui rappellent la couleur et le comportement des têtards dont les truites aiment bien se nourrir. Lorsque les eaux se troublent ou si les conditions d’ensoleillement sont faibles, j’affectionne les teintes plus vives, voire fluo, qui semblent énerver au possible les truites en poste. Le “mat tiger”, l’orange, le rose et le violet font partie de ces coloris vraiment agressifs qui donnent de très bons résultats, et plus particulièrement avec des crankbaits.
    L’action de pêche proprement dite est généralement orientée vers l’aval ou le trois quarts aval, pour bien faire travailler votre poisson nageur, qui s’appuiera correctement sur le courant. On peigne ainsi de larges zones en passant au crible les postes potentiels qui s’y trouvent. En présence d’obstacles volumineux dans le lit du cours d’eau, positionnez-vous de manière à pouvoir quadriller au plus près toutes ses bordures en trois ou quatre passages. Parfois, on est amené à prospecter vers l’amont,d’où la nécessité d’avoir un moulinet à ratio élevé pour garder le contact avec le leurre dès son amerrissage et durant l’animation vers l’aval en dépassant la vitesse du courant. J’aime varier la vitesse de récupération mais aussi sa cadence. Profitant de diverses densités de mes leurres, j’effectue des pauses, dans le courant, avant de réaccélérer brusquement. Comme avec les gros black-bass, l’attaque survient à souvent à ce moment-là. La truite répond très bien aux leurres conçus pour déclencher les attaques réflexes, comme les cuillers et les crankbaits. Ces derniers peuvent être récupérés en linéaire de façon très soutenue avec le maximum d’efficacité. C’est bête et méchant, mais ça marche, surtout lorsque les truites sont sorties se poster en pleine rivière. Servez-vous de ce principe pour surprendre une belle fario repérée sans lui laisser le temps de la réflexion.
    Quand vous utiliserez des crankbaits, tirez profit de leur aptitude tout terrain, qui leur permet de se faufiler à travers les obstacles en y rebondissant, sans s’accrocher. C’est surprenant et, sur des parcours très fréquentés par des pêcheurs à la cuiller et au vairon manié, j’ai souvent pu faire la différence en allant débusquer des truites sur des postes sûrement trop scabreux pour mes confrères. Mis à part lors des récupérations de l’amont vers l’aval, où les touches peuvent être plus difficiles à gérer, il n’est pas vraiment nécessaire de ferrer lorsque vous percevez l’attaque, souvent violente. Le leurre est en action sur une ligne tendue et, si vos hameçons sont bien affûtés ou choisis parmi les plus piquants du marché (Gamakatsu, Owner, Daiichi, etc.), la truite se piquera toute seule à l’impact. Amusezvous bien !

  • Pro Am : une compétition d’un genre nouveau

    Pro Am : une compétition d’un genre nouveau

    Déjà fort populaire aux Etats-Unis, où ce type de compétition rencontre un fort succès, un circuit « Pro Am » vient d’être créé en France. La Bassboat Pro-Am Cup est une compétition de pêche des carnassiers (Brochet, Sandre, Perche) au leurre artificiel exclusivement. Le principe est simple. Un plateau de pêcheurs « Pro » possédant un bateau et un plateau de pêcheur « Co-Angler » qui n’en possède pas. Après tirage au sort, deux pêcheurs issus de plateaux différents feront équipe, le « Pro » à l’avant de l’embarcation, le « Co-Angler » à l’arrière. En cas de victoire au classement général, les deux sont récompensés : le « Pro » par une somme d’argent importante, le « Co-Angler » par un bass-boat Tracker complet (ensemble bateau + moteur + remorque). Le droit d’engagement est de 600 euros par personne.

     

    Renseignements :

    http://www.proamfishingcup.com/index.html

  • Xtrem-Boats, une gamme de bateaux abordable

    Xtrem-Boats, une gamme de bateaux abordable

    C’est sur le lac d’Orient, dans l’Aube, que Philippe Battara de la société Profil Nature nous a donné rendez-vous pour nous présenter la gamme des bateaux Xtrem-Boats dont il assure désormais l’importation en France. La gamme comprend dix modèles de barques et bateaux en aluminium soudé de 3,70 m (environ 12 pieds) à 4,90 m (environ 16 pieds), conçus pour la pêche en eau douce pour la grande majorité, en raison de leur taille modeste.

    Parmi les modèles présentés, trois d’entre eux ont immédiatement attiré l’attention des visiteurs, ceux de la gamme Predator (quel drôle de nom…) et Tyrex. D’une longueur de 3,95 m pour 1,70 de largeur, ces trois modèles proposent une surface utile remarquable, une excellente stabilité et laissent un large choix aux options d’aménagements. Conçus en aluminium soudé 1,6 mm et 2 mm, ils sont à la fois très solides tout en étant légers. La réglementation du lac d’Orient interdisant le moteur thermique, nous n’avons pu les essayer qu’à l’aide de moteurs électriques. Pour l’occasion, les importateurs Motor Guide, Torqeedo et Minn Kota s’étaient chargés d’équiper les bateaux, ce qui nous a aussi permis de découvrir les nouveautés.

    Les Predator I et II

    Si les bass boats surmotorisés font toujours rêver certains pêcheurs, des bateaux de tailles plus raisonnables, beaucoup moins lourd (le moindre bass boat pèse 500 kg), mais très bien conçus, demeurent tout aussi efficaces en action de pêche. C’est le cas des deux modèles Predator, que l’on peut motoriser jusqu’à 30 ch (l’importateur conseille 25 ch). Par leur conception soudée, leur coque légèrement en V et leur haut franc bord, ils se situent entre les barques en aluminium rivetées et les bateaux de pêche sportive de type walleye boat ou bass boat. En Australie, ce type de bateau est utilisé pour la pêche du barramundi ainsi que pour celle du black-bass, au Japon. Ces deux bateaux tractables facilement sans nécessiter l’achat d’un véhicule 4×4 et sans faire fumer l’embrayage de votre voiture à chaque sortie de l’eau,manquaient sur le marché français. Leur forme de coque permet d’affronter la houle d’un grand lac sans se mettre en danger. Dotés d’une largeur importante en rapport à leur longueur, leur stabilité autorise la pêche à deux pêcheurs debout. Le Predator II est un peu plus léger que son frère (116 kg pour l’un et 130 pour l’autre). La surface utile pour le ou les pêcheurs est optimale.


    Tyrex

    Coque quasiment identique à celle du Predator I (10 cm de longueur en moins) mais avec un pontage plus polyvalent qui comprend une partie basse au centre, qui conviendra davantage aux pêcheurs en lac. Ce modèle a d’ailleurs retenu l’attention des pêcheurs locaux de ces grands lacs (2 600 ha pour le lac d’Orient et 1 700 pour celui du Temple), pour qui la nécessité de se protéger du vent (et de la dérive du bateau qui en résulte) est une priorité. La couleur orange du bateau essayé ne sera pas au catalogue, ce qui est plutôt une bonne nouvelle…


    Raptor II

    Il s’agit clairement du grand frère des Predator et du Tyrex. Même carène en plus imposante. Ce très beau bateau d’une longueur de 4,50 m (14 pieds) pour 1,84 de largeur affiche 300 kg sur la balance. Il est construit en aluminium de 2,5 mm pour le fond et 2 mm pour le reste. La motorisation maximale est de 40 ch (30 ch conseillés). Il dispose d’une console de pilotage. Là encore, le poids total est très raisonnable comparé à un bateau en fibre de même taille. La stabilité est remarquable. Nous l’avons testé à quatre adultes à bord avec le moteur électrique le plus puissant de la gamme Minn Kota (équivalent 2 ch ther-miques), sans que cela ne pose le moindre problème. Dans la configuration présentée, il s’agit d’un bateau adapté à la pêche en lac et en grande rivière.

    La gamme XV

    Xtrem Boats propose aussi une gamme de barques à coque en V de forme plus traditionnelle mais qui présente la particularité d’être également soudée (et non rivetée). Les coques rivetées sont réputées pour prendre l’eau au bout de quelques années d’utilisation fréquente. Ce phénomène n’apparaît généralement pas à basse vitesse mais devient chronique en navigation au moteur thermique. Seul inconvénient des coques en aluminium soudées : les réparations suite à un choc et à une soudure endommagée, par exemple, devront être faites par un professionnel. La soudure de l’aluminium répond en effet à un savoir-faire très précis. La gamme XV existe en 3,70, 4,00 et 4,40 m. Ce sont des barques très légères (55 kg pour la 3,70 m), qui conviennent parfaitement pour une utilisation en rivière et en petits plans d’eau.

    Le Guide Line

    Le plus grand des Xtrem Boat mesure 4,90 m pour 218 kg. Sa coque en V classique est faite pour la houle, d’autant que sa motorisation maximale atteint 60 ch (50 ch conseillés). Ce type de bateau intéressera moins les pêcheurs en eau douce (sauf en grand lac de type Léman), mais davantage les amateurs de pêche côtière en mer, puisqu’il est homologué en catégorie C.


    Des prix qui ménagent les finances

    Outre le fait que la gamme Xtrem-Boat propose des bateaux particulièrement bien adaptés à la réalité de la pêche aux leurres en France, Profil Nature annonce des tarifs très compétitifs avec cette gamme. Jugez plutôt :
    Predator : 6 200 à 6 300 euros, prix conseillé, selon options.
    Predator II : 4 200 à 4 300 euros, prix conseillé.
    Tyrex : 3 500 euros.
    Raptor II : 9 900 euros.
    XV 14 : 2 740 euros.
    XV 13 : 2 490 euros.
    XV 12 : 1 970 euros.
    Guide Line : 8 750 euros.

    Renseignements :
    www.profilnature.com