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PCB : une victoire pour les pêcheurs du Rhône
Le Tribunal administratif (TA) de Lyon vient de donner raison à trois associations de pêcheurs et à la quasi-totalité des détaillants et commerçants en articles de pêche de l’agglomération lyonnaise qui s’était montré solidaires de la démarche des pêcheurs de loisir. En effet, les magistrats ont annulé l’arrêté préfectoral pris en 2009 autorisant la consommation de certains poissons du Rhône dans le secteur Grand Large – canal de Jonage, alors que depuis 2005 la consommation des poissons du fleuve avait été interdite par le préfet du Rhône suite à une pollution importante au PCB. Le préfet a deux mois pour faire appel, mais cette décision constitue une victoire importante pour les pêcheurs locaux : les poissons sont de nouveaux interdits à la consommation dans le secteur Grand Large – canal de Jonage.

Europe : le coût humain et financier de la surpêche
Une étude publiée le 10 février en Grande-Bretagne par le New Economics Foundation, un think-thank britannique, estime que la surpêche des stocks européens de poissons coûte 3,2 milliards d’euros tous les ans et plus de 100 000 emplois. Uniquement pour les 27 pays de l’UE, la restauration des stocks européens et leur exploitation durable représente 1,8 milliard d’euros et 83 000 emplois. Nous savions tous que la surpêche était mauvaise pour l’environnement. Aujourd’hui, nous découvrons qu’elle est également mauvaise pour l’économie.

La pêche aux gros jerkbaits
Nous allons décrire ici la pêche avec de gros jerkbaits sans bavettes (lipless). Ces leurres d’aspect très basique sont lourds et volumineux. S’ils permettent de sortir les brochets de leur torpeur, ils nécessitent, pour être efficaces, l’usage d’un matériel spécifique et une bonne technique d’animation.
Par Philippe Collet
J’ai découvert cette technique en 1996, à l’occasion de deux parties de pêche sur un plan d’eau de l’Aisne avec Wim Van de Velde, pêcheur flamand, spécialiste du carnassier qui, entre autres, a contribué pour une bonne part à la découverte de la pêche verticale en France. Celui-ci m’avait fait une démonstration mémorable de l’efficacité de ces “bouts de bois” grossièrement taillés et peints. J’avais eu beau m’appliquer au mort manié, avec des vifs bien frais, je n’avais pas pu lutter face aux jerkbaits animés par Wim. Ces leurres originaux, déroutants de rusticité et de simplicité (en apparence seulement), sont utilisés depuis longtemps dans le nord de l’Europe par les pêcheurs suédois, mais aussi hollandais, belges, polonais, allemands… Ils offrent de bonnes bouchées aux plus gros carnassiers de nos eaux européennes et ne laissent que rarement les brochets insensibles. Peu utilisés chez nous, ils font partie depuis longtemps de l’attirail de base des pêcheurs du nord de l’Europe. En France, nous sommes passés de la domination de la cuillère tournante à de nombreux leurres sophistiqués venant du Japon ou des Etats-Unis souvent destinés au black-bass et plutôt polyvalents, sans trop nous intéresser à ces leurres plus spécifiques.
Les gros jerkbaits ont longtemps été difficiles à trouver et seuls quelques magasins spécialisés commencent à les vendre avec les cannes et les moulinets adaptés. Pourtant, cette pêche est très intéressante et productive.
Pourquoi un si faible engouement des Français pour ces leurresIl peut être dû aux raisons suivantes :
– Ces leurres ne sont pas si faciles à utiliser. Il faut les animer. Ramenés linéairement, ils ne nagent le plus souvent pas bien.
– Ces leurres ne sont pas vraiment utilisables avec le matériel traditionnel. Ils fatiguent rapidement le matériel trop léger et ne peuvent pas être animés correctement avec celui-ci.
– Ces leurres sont relativement sélectifs. Ils permettent surtout la prise de brochets, dont les gros spécimens (même s’ils ne rebutent absolument pas un brochet de moins de 50 cm) et ne permettent que plus occasionnellement de leurrer des perches, des sandres et des black-bass.
– Ces leurres sont bruyants. Utilisés dans de petites surfaces d’eau et mal lancés, ils peuvent caler les poissons trop éduqués par le bruit de leur impact.
– Enfin, utilisés dans des eaux ou les brochets ont de plus en plus de mal à se reproduire et où la ressource est souvent pillée dès qu’elle dépasse la très modeste taille légale, ces leurres ont du mal à croiser des ésocidés de belle taille et donc à en prendre. Notons qu’en Hollande par exemple, où ces leurres sont très utilisés, le no-kill est pratiqué de longue date.
Les leurres
Les jerkbaits réalisés de façon artisanale sont découpés dans de simples planches de bois dur. Une fois les contours égalisés, les arêtes sont adoucies, mais les leurres gardent deux grandes faces planes. Ils sont équilibrés par une masselotte de plomb située le plus souvent dans leur premier tiers avant, côté ventre. C’est autour d’elle qu’ils vont tourner à la moindre sollicitation. Selon le poids de l’insert et sa disposition, la nage des leurres sera plus ou moins dodelinante. Ils piqueront ou non du nez après chaque tirée. La position du plomb et de l’attache de tête influence beaucoup leur nage. Il n’est pas facile de réaliser soi-même un jerkbait bien équilibré du premier coup, même avec un plan. Sur ce principe, quelques fabricants ou marques de matériel de pêche plutôt localisés dans le nord de l’Europe (Hollande, Pologne, Royaume-Uni, Suède, etc.), ont industrialisé cette production artisanale et mis sur le marché des jerkbaits fabriqués en bois ou en matière plastique qui fonctionnent à coup sûr. Pour un certain nombre d’entre eux (Strike Pro, Fox…) la forme plate a été maintenue, d’autres ont arrondi les formes (Prologic, Salmo…). Quelques modèles sont dotés de billes bruiteuses (Buster Jerk de Strike Pro par exemple) ce qui peut être un plus dans certaines circonstances. De nombreux autres n’en possèdent pas, demeurant plus discrets lorsque c’est nécessaire. Sur certains leurres, les triples de piètre qualité gagnent à être affûtés ou changés pour des hameçons plus performants.
L’animation d’un gros jerkbaitJ’apprécie ce leurre car on peut réellement le faire danser. En eau peu profonde, avec un modèle flottant ou mieux, suspending, c’est un vrai plaisir de lui faire faire des embardées à droite et à gauche de plus de 60 cm (un peu à la façon d’un skieur de fond en pas de patineur) ; puis de le laisser s’immobiliser dans le zig ou dans le zag, avant de le faire pivoter presque sur place, de droite à gauche dans un mouvement de « non, non, non… » comme s’il ne voulait pas se faire happer par le premier brochet venu. Ce leurre peut pêcher vite, mais il permet aussi de très lentes prospections. Une grosse bouchée qui pousse beaucoup d’eau et reste à se déhancher près d’un poste prometteur a tout pour attirer un gros brochet posté à proximité. C’est là l’intérêt d’un gros jerkbait. Sa nage est moins prévisible, souvent moins frénétique que celle des leurres traditionnels et cela fait la différence. Il permet aussi bien d’imiter une proie malade ou blessée incapable de se sauver qu’un intrus insolent irritant le maître des lieux.
Ce leurre est un glider (glisseur), il nage en zig-zag dans un plan horizontal en envoyant de larges éclats. C’est une forme de walking the dog sous l’eau. Son mouvement est déclenché par les coups de canne secs donnés par le pêcheur. L’animation se fait le plus souvent canne basse, le scion au ras de l’eau, la canne dans l’axe du fil ou de côté. Vous devez taper dans le fil sur environ 20 à 30 cm pour déclencher la rotation du leurre et son départ vers la droite ou vers la gauche. À ce moment-là, vous moulinez suffisamment pour rester en contact avec le leurre, mais sans le brider. Vous tapez alors une nouvelle fois dans le fil à moitié détendu, ce qui va renvoyer le leurre de l’autre côté. Vous n’avez plus qu’à répéter la manœuvre en réglant le rythme de rembobinage du fil, comme lorsque vous animez un leurre de surface en walking the dog. Les tapes dans le fil doivent être sèches au point qu’il fende l’eau bruyamment avec les plus gros leurres (en faisant des grands chlac !). Elles doivent être rythmées et réglées sur le fonctionnement du leurre utilisé.
Vous disposez d’un leurre capable de faire des embardées considérables sur son inertie, risquant d’emmêler le fil dans les hameçons si vous ne reprenez pas automatiquement au moulinet la bannière détendue excédentaire. A la différence de l’animation walking the dog d’un leurre de surface classique, le leurre peut se soustraire à votre vue puisqu’il est sous l’eau. Son animation en aveugle est un peu plus difficile car vous pouvez vite lui taper dedans à contre-temps et le stopper dans son élan. Je vous recommande de commencer en eau claire avec des modèles flottants ou mieux suspending pour les pêches lentes dans peu d’eau, vous vous familiariserez ainsi facilement avec les rythmes convenant à vos divers jerkbaits. Pour mieux voir vos leurres, s’ils sont coulants, ou pour éviter de les accrocher sur un fond qui remonte par exemple, vous pouvez les animer canne haute à condition de vous situer à une distance suffisante pour que le fil pose encore sur l’eau. Toute la réussite de cette pêche réside dans la qualité de l’animation qui, comme vous l’aurez compris, est loin d’être mécanique. Les changements de rythme bien dosés permettent au leurre de passer de petites à de grandes embardées et inversement en alternant avec des arrêts. Pendant ces moments, il convient de bien garder le contact en tendant légèrement le fil pour détecter la moindre touche.
Le ferrage doit être énergique pour faire glisser le leurre, bloqué fermement dans la gueule pavée d’un gros brochet et y claver correctement les gros hameçons triples. A défaut, le poisson ne serait pas piqué et se décrocherait rapidement, ce qui est souvent le cas avec des cannes trop souples.Le matériel
Cette technique ne convient pas au matériel traditionnel de spinning ou de casting. Elle nécessite plutôt un ensemble de casting robuste. Le risque, avec du matériel trop léger, c’est la casse de la canne au moment du lancer de leurres trop lourds. Ensuite, une canne trop souple ne permet pas de réaliser une animation assez sèche, elle encaisse l’impulsion qui n’arrive pas au leurre. Plus le leurre est gros et lourd, plus la canne doit être puissante et raide, autant pour l’animation que pour le ferrage. Les fabricants indiquent souvent les puissances sur leurs cannes, il convient de s’y référer.
La canne doit être courte, entre 1m80 et 2m10, et légère pour ne pas être trop fatigante. Le jerking du leurre nécessite de placer le scion au ras de la surface de l’eau, la canne faisant un angle le plus important possible avec la surface. Une canne longue handicape cette manœuvre. Un matériel bien équilibré permet de pratiquer cette pêche confortablement.
Le moulinet est garni d’une tresse solide d’un diamètre d’environ 25/100 pour permettre d’assurer une parfaite transmission des impulsions vers le leurre. Cette tresse autorise aussi des ferrages puissants. Il n’y a rien de plus rageant que de casser net au ferrage avec une tresse sous-dimensionnée, fragilisée, sur un raccord par exemple, après plusieurs heures d’animation. Le frein est réglé dur pour un ancrage optimal des pointes du triple dans la gueule d’un beau spécimen. Il devra être rapidement desserré après la prise pour éviter de risquer le décrochage d’un poisson par manque d’élasticité de l’ensemble canne / tresse sur un rush puissant. La tresse sera prolongée d’un avançon métallique ou en nylon hard mono ou fluorocarbone d’environ 70/100. Nous avons déjà eu l’occasion d’expliquer l’efficacité de ce type d’avançons à plusieurs reprises dans la revue. Les avançons métalliques sont la garantie absolue contre les dents des brochets, ils peuvent être multibrins ou monobrin en acier inoxydable ou titane. Le titane a l’avantage de résister à la déformation.
Lorsqu’on s’emmêle un peu lors de l’animation ou au poser de son leurre, ou aussi lorsqu’on souhaite faire couler légèrement un leurre suspending, l’utilisation d’un avançon métallique monobrin se justifie. Je préfère pour ma part la discrétion du nylon ou du fluorocarbone. Si l’eau est claire, il peut être utile de faire précéder les avançons de 1 à 1,5 mètre de fluorocarbone. Attention toutefois à ne pas créer un point faible supplémentaire qui pourrait lâcher sur un ferrage appuyé. Dans le même ordre d’idée, le leurre doit être attaché à une agrafe solide et fiable lui laissant toute liberté de mouvement.Le matériel spinning est inadapté
Même s’il est bien sûr possible de pratiquer la technique occasionnellement avec un moulinet à tambour fixe, il vaut mieux l’éviter si le moulinet n’est pas vraiment robuste. Le tambour fixe ne permet pas un bon contrôle de la ligne et donc de la chute du leurre, ce qui engendre un impact bruyant et un risque d’emmêlage de la ligne dans les hameçons. Avec ce type de moulinet et un leurre de près de 100 grammes, on risque à tout moment de se blesser les doigts avec la tresse, autant au moment du lancer en risquant de se cisailler l’index, qu’en voulant contrôler le déroulement du fil et l’impact du leurre. Il est beaucoup plus facile de freiner ce type de leurre avec le pouce sur une bobine tournante d’un moulinet de casting qu’avec la main opposée ou l’index sur un tambour fixe. Le moulinet de casting permet un bien meilleur contrôle. Il est aussi beaucoup plus robuste qu’un tambour fixe et encaissera les chocs à répétition infligés par le contact rythmé avec le leurre.
Minimiser l’impact du leurre sur l’eau
Avec un moulinet de casting, on peut, avec un peu d’habitude, minimiser l’impact du leurre à la surface de l’eau. Il faut pour cela effectuer un lancer puissant, balancé sous la canne de telle façon que le leurre parte horizontalement en rasant l’eau. Au fur et à mesure de son avancée vers le point d’impact, on remonte la canne vers la verticale tout en appliquant une pression de plus en plus forte avec le pouce pour freiner le déroulement de la bobine. On peut réellement finir avec le bras tendu vers le ciel si le leurre est assez loin. Avec un peu de maîtrise (je reconnais que c’est plus facile à dire qu’à faire), on peut poser de très gros leurres discrètement. C’est une forme de pitching lourd.
Côté couleursOsez les couleurs tape-à-l’œil style Fire Tiger pour les eaux teintées ou les poissons très actifs ou au contraire endormis. Revenez à des couleurs plus imitatives comme perche naturelle ou gardon pour les eaux claires et les poissons plus méfiants. Posséder un coloris agressif et un coloris neutre de ses modèles favoris est un bon choix. Si vous souhaitez essayer à peu de frais, je vous suggère de commencer en achetant quelques leurres de taille moyenne entre 30 et 50 grammes et en utilisant une de vos cannes les plus rigides. Vous pourrez goûter à cette technique avant de franchir le pas vers un matériel lourd spécifique. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, bon “jerk”…

Bretagne : quand le président d’un syndicat d’agriculteurs dérape…
Nous relatons ici l’échange
musclé entre Thierry Merret, Président de la FDSEA
(Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) du Finistère et Eau & rivières de Bretagne, une association qui lutte pour la qualité des eaux
bretonnes. Devant
les membres du Conseil économique, social, environnemental de Bretagne, le syndicaliste a complètement dérapé, notamment en
accusant l’association de « porter plainte contre les Bretons» (sic). Il vous suffit de lire ce qui suit pour vous faire votre opinion. Nous avons d’ailleurs gardé l’intégralité des propos. De notre côté, nous ne pouvons qu’apporter notre
soutien à Eau
& rivières de Bretagne…L’intervention de Thierry
Merret, président
de la FDSEA du FinistèreJe m’exprime ici au nom des acteurs de la profession agricole.
Il fallait bien un rapport transversal pour se rendre compte, effectivement, que tout est algues vertes dans la politique du Conseil régional. Les algues vertes sont un élément structurant de la politique foncière, de la politique économique, de la politique agricole, de la communication du Conseil régional. N’avez-vous pas l’impression d’en faire trop ? Le Conseil régional nous assure qu’il veillera à la gestion économe du foncier agricole, me voilà rassuré ! Rappelons que la Profession agricole s’est engagée depuis de nombreuses années sur ce thème et n’a pas attendu que cela relève de la lutte contre les marées vertes, mais passons, l’intention est louable et cela indique que le Conseil régional n’envisage pas l’avenir sans agriculteurs.
Par contre, je suis particulièrement inquiet de la tournure que prend l’appui à l’Etablissement Public Foncier de Bretagne pour la création de réserves foncières. La gestion du foncier agricole est déjà très encadrée par différentes commissions (SDDS, CDOA, SAFER…). En voulant orienter la rétrocession des terres agricoles vers la forme d’agriculture voulue par le Conseil régional, on créé des inégalités inacceptables. En octobre 2011, nous rappelions déjà que « tous les modes de production agricoles peuvent répondre aux objectifs de qualité de l’eau et que c’est leur adaptation au contexte local qui est à construire et non pas l’obligation de passer à un type particulier de production. C’est bien par la diversité des modes de production et leur imbrication sur le territoire que des évolutions positives de la qualité de l’eau pourront aussi être obtenues et confortées ». Il s’agit également là d’une question de fond pour l’aménagement du territoire et la survie de filières agro-économiques durables.
Soyons également très prudents concernant les missions des porteurs de programmes d’actions sur les bassins versants. Même si le Conseil régional se défend de vouloir attribuer de nouvelles compétences à certaines structures, il les dote néanmoins des moyens nécessaires pour que cela se produise. Des instances de décisions, de régulation et d’orientation existent au niveau départemental tant pour le foncier, que pour l’aménagement du territoire ou l’économie. Il est important de respecter les décisions et d’éviter de compliquer, voire court-circuiter les initiatives prises à ces niveaux de décision. L’enfer est pavé de bonnes intentions, prenons garde de ne pas nous orienter dans cette voie avec la stratégie de lutte contre les marées vertes.
Selon le Conseil régional, les évolutions de pratiques ou de systèmes doivent s’intégrer dans des filières agricoles et agroalimentaires garantissant une juste rémunération des agriculteurs, grâce à une meilleure valeur ajoutée. Le Conseil régional nous renvoie à des dispositifs accompagnant notamment la mise en place de filières de diversification pour répondre prioritairement à des besoins locaux, notamment par le développement des circuits courts.
Plus loin, on comprend qu’une meilleure prise en compte de l’environnement par l’agriculture lui donnera une image positive et renforcera l’attrait touristique des espaces ruraux et agricoles et pourra être un support de valorisation des produits locaux. L’agriculture bretonne ne peut se cantonner aux marchés de proximité ! Concernant les éléments d’analyse de la politique régionale de lutte contre les marées vertes, le Conseil régional reconnaît lui-même, en introduction, que les indicateurs présentés n’ont pas de vocation à évaluer ni la totalité d’un programme, ni l’ensemble d’une politique régionale. Cela ne l’empêche pas de détailler dans cette partie 3 indicateurs : le niveau de contractualisation individuelle, la surface en prairies/SAU et l’évolution des ventes d’engrais minéraux. Je m’interroge d’abord sur l’opportunité pour le Conseil régional de fixer des indicateurs de suivi alors même que, d’une part, il a été acté que chaque territoire devait fixer, au vu de ses caractéristiques, les indicateurs spécifiques à l’atteinte des résultats demandés et que, d’autre part, les écrits de plusieurs projets territoriaux ne sont toujours pas finalisés.
Ce faisant, le Conseil régional méprise publiquement le principe de démocratie participative qu’il a porté aux nues dans les bassins versants algues vertes. En effet, que valent les indicateurs choisis par les acteurs de territoire pour suivre leurs projets quand la Région avance son propre modèle d’évaluation ? Nous en sommes d’autant plus étonnés que c’est faire fi de la reconnaissance des évolutions de pratiques déjà réalisées. Par exemple, et tout en reconnaissant que des améliorations doivent être engagées en matière de substitution de l’azote minéral par de l’azote organique, nous ne comprenons pas la référence faite à l’évolution d’engrais minéraux. N’en déplaise au Conseil régional, aucun projet déposé à ce jour ne comporte cet indicateur pour évaluer l’efficacité des actions. En aucun cas l’évolution des ventes d’engrais minéraux ne saurait être corrélée aux actions mises en place dans les bassins versants algues vertes. L’utilisation de cet indicateur est foncièrement malhonnête car il est évident que l’évolution des ventes d’engrais minéraux est bien plus influencée par des dispositifs structurants comme l’évolution des Zones d’Excédents Structurels (ZES), les financements pour la résorption ou le cours des engrais minéraux.
Enfin, je souhaiterais revenir sur le soutien apporté par le Conseil régional à «Eaux et Rivières de Bretagne», « la Maison de la Consommation et de l’Environnement » et « l’Assemblée Permanente des Présidents de Commission Locale de l’Eau (CLE) de Bretagne». Nous comprenons ce soutien à des organismes dès lors qu’ils agissent de manière favorable à la mise en oeuvre de la politique défendue par le Conseil régional. Toutefois, il y a un manque de cohérence entre les orientations politiques du Conseil régional et la prolongation de la convention pluriannuelle d’objectifs d’Eaux et Rivières de Bretagne.
Le risque de contentieux communautaire est systématiquement utilisé comme justifiant le plan d’actions algues vertes et les projets territoriaux. Or, faut-il rappeler que la demande d’information de la Commission européenne à la France a été déclenchée suite à une plainte portée par Eaux et Rivières de Bretagne ? Alors que le Conseil régional appelle à la cohésion et au travail collectif de tous les acteurs concernés, nous nous étonnons qu’une association, qui porte plainte contre les bretons et met ainsi en cause les orientations prises dans ce dossier, soit soutenue politiquement et financièrement. Nous demandons dès lors que l’opportunité de prolonger cette convention soit débattue.Je vous remercie de votre attention
La réponse de Jo Hervé, président d’Eau & rivières de Bretagne
Monsieur le Président, De nombreux membres du CESER nous ont fait part de leur émotion et de leur réprobation à la suite de votre intervention lors de la session des 23 et 24 janvier de cette assemblée consacrée à l’examen du budget du Conseil Régional.
A cette occasion, avez regretté « qu’une association qui porte plainte contre les Bretons et met en cause des orientations prises dans le dossier des algues vertes soit soutenue politiquement et financièrement”.
Une telle hauteur de vue ne nous étonne guère de votre part … Nous avons encore en mémoire l’analyse remarquable que vous aviez exprimée en février 2009 à la suite du saccage des locaux brestois de notre association par des agriculteurs : « « A la vue des photos qu’il m’a été donné de voir, je suis quasi sûr que ceux ne sont pas des paysans qui ont fait les dégâts car, en colère comme ils le sont après cette association, rien ne serait resté. Par contre, subversifs comme ils le sont, bon nombre d’entr’eux ayant été formé à l’école de Trotski ou de Bakounine, il ne serait pas étonnant qu’à des fins de publicité, ils aient en fait eux-mêmes tout organisé. » ! Les citoyens rassemblés au sein d’Eau & Rivières s’honorent que ni leur association, ni ses responsables, n’aient fait l’objet en quarante cinq années d’activité, d’aucune condamnation par les tribunaux de la République. S’il en était besoin, ceci démontre que notre action s’inscrit dans un cadre parfaitement légaliste.
Ne vous en déplaise Monsieur le Président, il est parfaitement légitime que cette activité dont l’opinion publique bretonne et les pouvoirs publics apprécient l’importance, la qualité et la clairvoyance, soit aidée par des financements publics, dans le respect de la liberté d’information, d’action et d’expression, fondements mêmes de notre démocratie.
D’ailleurs, le montant de l’aide annuelle du Conseil Régional à Eau & Rivières, 110 000 €, est sans commune mesure avec les sommes considérables que les contribuables ont dû supporter pour réparer les dégâts commis lors de manifestations violentes suivies de destructions d’édifices publics ou de biens privés, organisées par votre syndicat (par exemple, 7 millions d’euros pour la seule manifestation de Fougères en 2001 …) Monsieur le Président, votre intervention à la tribune du CESER, est infondée et inopportune.
Elle fait suite à votre refus obstiné d’accepter le diagnostic des marées vertes, et à vos tentatives d’entrave dans la mise en oeuvre des actions collectives pour y remédier. Elle vous isole, comme en témoignent les nombreuses réactions qui nous sont parvenues dont celles de nombreux responsables agricoles et économiques. Elle crée inutilement un risque de division, alors même que les enjeux de la reconquête de l’eau impliquent une mobilisation de l’ensemble des acteurs autour d’objectifs partagés.
C’est en tout cas dans cet esprit d’ouverture, et pour obtenir la nécessaire application des engagements européens de la France et des règlementations en vigueur, que notre association poursuivra résolument son action, sans se laisser intimider ou détourner par de faux procès et de vaines querelles.
J’adresse copie de ce courrier à Monsieur le Président du Conseil Régional, à Monsieur le Président du Conseil Economique, Social, Environnemental, Régional, et aux membres de cette assemblée, ainsi qu’à Monsieur le Préfet de Région. Dans l’esprit de transparence et d’information qui anime notre association, j’en assure également la diffusion sur notre site internet.Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments attristés.
Le Président

Mr Mouches, un site 100 % sans ardillon
Saluons cette bonne idée du site Mr Mouches qui ne vend que des mouches sans ardillon assurant ainsi au passage la promotion du No kill. Développé par un passionné de pêche qui monte lui-même toutes les mouches proposées, ce site marchand propose des mouches à l’unité ainsi que des kits thématiques. A noter qu’un blog est également accessible sur le site.
Renseignements :

L’Anguille européenne : une espèce en danger
Autrefois très répandue dans les rivières et les plans d’eau, l’anguille est en déclin depuis maintenant plus de deux décennies. Les causes de la régression de cette espèce au cycle de vie extraordinaire sont multiples et difficiles à appréhender dans leur globalité. Pour tenter d’enrayer cette tendance, un plan de gestion de l’anguille, d’initiative européenne, a été lancé il y a quelques années et un cortège de mesures pour sa restauration a été mis en place. Voyons tout cela plus en détail…
Par Sylvain Richard et Guy Périat
L’espèce qui colonise nos lagunes, lacs, étangs et cours d’eau métropolitains est l’Anguille européenne, Anguilla anguilla. L’ancêtre préhistorique de l’anguille est apparu il y a une centaine de millions d’années. A l’image du premier salmonidé (cf. Pêches sportives n° 74) et au fur et à mesure de la dérive des continents, ce groupe s’est diversifié pour atteindre aujourd’hui une vingtaine d’espèces, qui peuvent être séparées en deux ensembles : les anguilles de l’Atlantique et celles du Pacifique. Ce dernier groupe est le plus riche. En France d’outre-mer, près de dix espèces différentes peuvent être observées : en Polynésie (A. megastoma, A. obscura), à la Réunion (A. marmorata) ou encore en Nouvelle-Calédonie (A. mossambica, A. australis australis, A. australis australis schmidti, A. reinhardtii).
Un cycle de vie partiellement inconnu
Toutes les anguilles sont des poissons migrateurs dits amphihalins, c’est-à-dire qu’ils sont capables de vivre alternativement en eau douce et eau salée, et thalassotoques, qui ont donc une reproduction ayant lieu en mer et une croissance en eau douce, à l’inverse des saumons. Il n’y a qu’à peine un siècle que le lieu de ponte des anguilles de l’Atlantique a été localisé par Schmidt (1922), dans la mer des Sargasses. De plus, aucune anguille sexuellement mature n’a encore été capturée dans le milieu naturel… Beaucoup de mystère entoure ainsi la reproduction de l’anguille ! Toutefois, nous savons que, pour déclencher la maturation sexuelle de l’espèce, de fortes pressions et une température de l’eau de plus de 17 °C sont nécessaires. Or, ces conditions environnementales particulières ne sont réunies que dans la mer des Sargasses, dans l’Atlantique, au large des Caraïbes. Après la reproduction de l’Anguille européenne, les oeufs fécondés donnent naissance à des larves aplaties latéralement, ressemblant à une feuille de saule, qui remontent à la surface et sont appelées leptocéphales. Incapables de nager, elles se laissent alors porter par les courants du Gulf Stream, qui arrosent les côtes européennes : de Gibraltar et la Méditerranée jusqu’aux pays scandinaves, en passant par le littoral français. La durée réelle de cette migration au gré des courants reste un sujet de discorde au sein du monde scientifique et elle est estimée entre un et trois ans.
Des civelles, des anguilles jaunes et des anguilles argentéesArrivées au niveau du talus continental, les leptocéphales se métamorphosent en civelles transparentes. Elles deviennent ainsi cylindriques, ne s’alimentent plus et se dirigent vers les estuaires : la première phase marine de l’espèce s’achève ici ! Portées au départ par les marées, elles entament alors une migration active, qui leur permet de remonter progressivement les cours d’eau en nageant contre les courants. Au bout de quelques semaines, les civelles se pigmentent, se transforment physiologiquementet atteignent le stade non sexué d’anguillettes, qui leur permet de poursuivre leur migration et leur croissance en eau douce. Certaines resteront en zone littorale, tandis que d’autres atteindront la tête des bassins versants. Au bout de quelque temps, l’anguillette va développer ses attributs sexuels et se sédentariser au sein du réseau hydrographique continental : elle devient alors anguille jaune, en référence à la couleur dominante de ses flancs. Cette période de croissance peut durer de huit à douze ans pour les mâles et de douze à dixhuit ans pour les femelles. Durant cette période de vie dulcicole, les anguilles occupent des milieux et des habitats très variés. Des secteurs de plaine calmes aux rivières tumultueuses, c’est une espèce ubiquiste capable de s’adapter à tout un panel de situations.
A la fin de sa croissance en eaux douces, de nouveaux changements morphologiques, anatomiques et physiologiques interviennent : la peau s’épaissit, le ventre devient argenté alors que le dos et les flancs noircissent, les nageoires pectorales s’allongent, les yeux grossissent et l’appareil digestif se rétracte. L’anguille, appelée alors anguille argentée, est prête pour dévaler le cours d’eau, souvent au gré des crues d’automne, regagner la mer et aller se reproduire sur le lieu qui l’a vu naître : la mer des Sargasses ! Si l’on a pu suivre des anguilles argentées sur le bord du talus continental, il faut reconnaître qu’aucune information sur ce qui se passe après n’est disponible… Certes, des expériences en laboratoire ont permis de déclencher la maturation sexuelle en augmentant la pression hydrostatique, mais cela n’a encore pas pu être vérifié dans le milieu naturel. L’ultime phase du cycle de vie de l’anguille, la reproduction, reste bel et bien une énigme !
Une régression drastique sans équivoqueHistoriquement, la distribution de l’anguille était très étendue. Les densités les plus fortes étaient logiquement rencontrées dans les secteurs les plus proches de la mer. La colonisation vers les parties les plus amont des bassins était loin d’être anecdotique : en dehors des zones de montagne, naturellement inaccessibles, l’anguille était présente dans l’ensemble de nos lacs et cours d’eau. A tel point que la réglementation de la pêche l’a considérée comme nuisible jusqu’en 1985, et des pêches de destruction étaient carrément organisées afin de tenter d’éradiquer ce funeste ogre de nos rivières !
Si l’on avait su à l’époque…
Aujourd’hui, la régression, voire la raréfaction, de tous les stades de développement de l’espèce inquiète, tant du côté de la communauté scientifique que de celui des pêcheurs professionnels. Ainsi, un certain nombre de rapports du Conseil international pour l’exploitation de la mer (CIEM) ou encore de la Commission européenne consultative pour les pêches dans les eaux intérieures (CECPI) mettent en évidence une diminution drastique des captures d’anguilles par les exploitants professionnels. A l’échelle du continent européen, le niveau de recrutement, estimé à travers la biomasse en civelles, est passé à partir des années 2000 en dessous des 5 % du niveau historique. De même, les captures d’anguilles par les professionnels ont diminué de manière continue depuis les années 1960 et sont actuellement en dessous de 25 % de leur niveau historique.
La situation est donc alarmante !Des causes diverses et variées expliquent le déclin de l’espèce
Chaque stade de développement de l’anguille est particulier. L’espèce est ainsi sensible à toute une série de pressions différentes, dont les effets se cumulent au fur et à mesure de son développement. A terme, la réduction des stocks de géniteurs ne permettra plus d’assurer un niveau de recrutement nécessaire au remplacement des générations. La pérennité de l’espèce peut donc être remise en cause… Etablir la liste exhaustive des problèmes rencontrés par l’anguille étant impossible, concentrons-nous de préférence sur les perturbations les plus évidentes et les plus couramment citées.
Les obstacles à la migrationLes obstacles à la migration que sont les barrages, seuils et autres ouvrages transversaux, sont considérés comme un facteur important de la fragilisation de l’espèce. En effet, en bloquant la migration d’amontaison, ils empêchent l’accès aux zones de grossissement et réduisent au final les stocks de géniteurs à l’échelle des bassins versants. Parallèlement, les ouvrages hydroélectriques perturbent également la dévalaison, en causant une mortalité plus ou moins importante lors du passage dans les turbines. Compte tenu de la densité très importante d’ouvrages transversaux sur le territoire national, a minima 50 000 ouvrages principaux recensés récemment par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, leurs effets doivent se mesurer en cumulant les impacts de chacun d’eux à l’échelle d’un axe fluvial. En effet, par exemple, si unitairement une centrale hydroélectrique engendre un taux de mortalité dans les turbines à la dévalaison de l’ordre de 5 à 10 %, la succession de plusieurs centrales entraîne une addition des mortalités, qui au final se révèlent très importantes et réduisent de manière drastique la quantité de géniteurs d’un bassin susceptibles de retourner en mer se reproduire. En plus du problème de l’accès, celui de la destruction même des habitats de l’anguille est également un facteur important de fragilisation de l’espèce. L’assèchement des zones humides, la déconnexion des systèmes latéraux, l’endiguement des cours d’eau participent ainsi à détruire les milieux de vie privilégiés de l’espèce…
Les maladies et épidémiesParmi les nombreux parasites susceptibles de contaminer l’anguille, le plus virulent est sans aucun doute le nématode Anguillicola crassus, originaire du Sud-Est asiatique et de l’Australie. Ce parasite hématophage se rencontre dans la vessie natatoire de l’anguille, son hôte définitif. Ses effets pathogènes peuvent être directs, en provoquant des lésions et une altération progressive de cet organe, ou encore indirects, en diminuant l’endurance et le niveau de résistance de l’individu, qui devient alors plus vulnérable aux autres pressions environnementales. Au final, les anguilles argentées fortement infestées par ce parasite n’ont aucune chance d’atteindre leur lieu de ponte… Le virus dit Evex, apparu pour la première fois en 1977, est également reconnu comme pouvant significativement affecter la migration de l’anguille. Ce virus provoque des hémorragies et des anémies sur tous les stades de l’anguille, diminuant alors les capacités de nage. En France, cette virologie a été observée sur les civelles de l’estuaire de la Loire au début des années 1980, puis récemment sur les civelles de Méditerranée.
Cependant, il n’a encore jamais été observé sur des anguilles jaunes ou argentées.
Les polluants toxiquesLes micropolluants, tels métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, etc., rencontrés et accumulés dans l’eau et les sédiments des écosystèmes aquatiques sont un facteur important de régression de l’anguille. En effet, les traits de vie de l’espèce la rendent particulièrement vulnérable à ces pollutions : position élevée dans les chaînes alimentaires, accumulation de beaucoup de graisses, longue durée de vie à reproduction unique. Certaines substances, comme les pesticides neurotoxiques et les substances chimiques, agissent de manière directe sur sa physiologie. Par exemple, le lindane, les dioxines ou certains PCB perturbent le fonctionnement de la glande thyroïdienne, impliquée dans le stockage des lipides. Les PCB perturbent également le système neuronal, pouvant induire des troubles comportementaux. De graves altérations hépatocytaires et branchiales ont été observées expérimentalement après une exposition des anguilles à l’atrazine et au cadmium.
Enfin, récemment, des chercheurs hollandais ont mis en évidence l’effet direct des composés de type dioxines (PCB…) sur le développement embryonnaire et la survie des embryons d’anguille, et ce pour des teneurs près de trois fois inférieures aux normes de consommation de l’OMS… ! Par ailleurs, on peut observer une corrélation étrange entre les émissions de PCB dans l’environnement et le déclin du stock d’anguille !
L’exploitation des stocksL’anguille est exploitée à tous ses stades biologiques continentaux pour la pêche professionnelle, mais également pour la pêche de loisir. Ces activités de pêcherie, aux rendements estimés à 100 tonnes de civelles et plus de 800 tonnes aux autres stades en France, ont une influence sur la variabilité des stocks d’anguilles et constituent donc également un facteur potentiel supplémentaire de fragilisation de l’espèce. A noter qu’en France la pêche de la civelle ou pibale est interdite en Méditerranée. En ajoutant que le prix de ce mets exquis peut atteindre 500 euros le kilogramme. Attirant toute la convoitise du braconnage !

Les Gîtes de France des Pyrénées-Orientales lance « Passion Pêche »
Les Gîtes de France des Pyrénées-Orientales ont lancé une thématique « Passion Pêche »afin de faire partager le potentiel halieutique et
touristique de la région.Rivières, lacs de
montagnes, salmonidés, carnassiers : les pêcheurs ne manquent pas ici de
coins pour célébrer leur passion.Les propriétaires adhérents à ce programme se sont
engagés à proposer à leur clientèle une information personnalisée et de qualité
pour des parties de pêche réussies.Passionnés, ces propriétaires pourront dispenser des conseils sur les
meilleurs coins autour de leur gîte,ainsi que tous les
documents utiles pour se lancer.Renseignements :

Une partie de pêche au jig léger avec Eric Despalin
Cette pêche tout en finesse, Eric l’a utilisée avec succès au cours de sa saison de compétition de street fishing 2008 et aussi en pêche de loisir. Elle lui a permis de réussir de belles pêches de perches et d’accéder ainsi aux podiums. C’est une pêche délicate, terriblement efficace sur de nombreux poissons. Les brochets pris lors de notre sortie hivernale avec Eric, dont les photographies illustrent cet article, attestent de son efficacité. Nous allons essayer de vous en faire découvrir toutes les subtilités.
Par Philippe Collet
Un jig léger et un trailer
On entend ici par jig une tête plombée entourée de fines fibres vibratiles de caoutchouc ou de silicone ligaturées pour former une collerette. Ce jig est léger car monté sur une tête en plomb ou en tungstène de 0,45 à 3,5 g (1/64 à 1/8 d’once). Les tailles d’hameçon de ces leurres s’échelonnent du 4 au 1 pour les plus gros. On est loin des rubber jigs traditionnels de 10, 15 grammes ou plus, armés d’hameçons de 2/0 ou 3/0 utilisés avec de gros trailers. Peu de fabricants et d’importateurs proposent pour le moment ce type de produit dans leur gamme. Ces têtes, bien qu’elles puissent pêcher seules, sont prolongées par un trailer (traduction littérale de l’anglais : « remorque »). Le trailer est un leurre souple de petite taille plutôt filiforme qui va ajouter un signal supplémentaire et constituer une bouchée plus conséquente pour le carnassier. Il va aussi contribuer, comme la jupe, à ralentir la chute du leurre et le rendre encore plus planant. Le trailer doit être adapté à la taille de l’hameçon et à celle des poissons recherchés. Les différents exemples photographiés ici doivent vous permettre de vous faire une idée des bonnes proportions. Il existe plus de trailers que de jigs sur le marché, de nombreux petits leurres souples peuvent faire l’affaire. Leur taille s’échelonne entre 2 et 4 pouces, la plus couramment utilisée est 3 pouces ou 8 cm (un pouce = 2,54 cm).
Une technique discrèteL’avantage principal de la technique est sa discrétion. Le leurre ne fait qu’un petit « ploc » lorsqu’il entre en contact avec l’eau. A l’inverse du fracas d’un leurre lourd claquant à la surface, qui alerte voire effraie les poissons convoités, l’impact de ce dernier sur l’eau a plutôt tendance à les attirer. Sur les plans d’eau très pêchés où les poissons sont éduqués, la discrétion de cette technique joue pour une bonne part dans son efficacité.
Des cannes adaptées
Même si les trailers pèsent parfois plus lourd que les têtes jigs, l’ensemble jig plus trailer reste léger. Pour le lancer correctement, il va falloir s’équiper d’un matériel adapté. Les cannes sont des modèles spinning, choisies Medium Light, Light ou Ultra Light selon le type de leurre utilisé et le poisson recherché. Elles doivent posséder une réserve de puissance suffisante pour pouvoir ferrer des poissons à la gueule pavée de dents comme le brochet et surtout combattre des poissons de taille parfois conséquente. Elles doivent aussi être sonores pour transmettre à la main du pêcheur le maximum d’informations lors de l’animation, parfois très lente, du leurre. Une canne à lancer ultra-léger ou léger à truite ne convient généralement pas, car trop souple d’action. Ces dernières sont suffisamment douces de pointe pour lancer et animer correctement les leurres et pour ferrer sans encombre sur une tresse ou un fil fin. Elles ont une grosse réserve de puissance dans le talon pour assurer les ferrages et les combats avec les poissons. Ces cannes sont souvent monobrin, ce qui leur confère une meilleure sonorité et augmente leur solidité. Les adeptes de l’encombrement réduit pourront toutefois en trouver de bonnes en deux brins égaux.
Des moulinets légers et fiablesPour cette pêche, on privilégie les moulinets spinning (les moulinets à tambour tournant ne permettant pas de propulser efficacement des leurres si légers). Ces moulinets doivent avoir un frein irréprochable pour que les fils fins dont ils sont garnis puissent encaisser des ferrages appuyés et des rushs violents sans casser. Ils doivent être dotés de bobines larges, surtout lorsqu’on les remplit de fluorocarbone, et être légers pour ne pas déséquilibrer les fleurets sur lesquels on les fixe.
Des tresses ou fluorocarbones finsPour lancer suffisamment loin et précisément des leurres légers à très légers, il va falloir revoir à la baisse le diamètre de sa ligne. Pour une bonne transmission des informations, des touches notamment, il faut s’équiper soit de tresse fine, soit de fluorocarbone. La tresse sera choisie dans des diamètres allant du 5 au 10 centièmes de millimètres. Le fil, du fluorocarbone, beaucoup moins élastique que le nylon, sera choisi entre 18 et 21 centièmes. Comme pour la pêche à la mouche, le diamètre de la ligne sera adapté à la taille et au poids du leurre. Le fluorocarbone a les faveurs d’Eric pour les pêches à faible distance, notamment en rivière. Celui-ci utilise la tresse pour les pêches en lac ou lorsqu’il doit lancer un peu plus loin, et plus précisément en rivière. Le fluorocarbone est très tactile, notamment lors des phases de relâcher du leurre, lorsque la bannière est moins tendue. Il a, par contre, l’inconvénient de ne pas permettre de longs lancers. Eric n’hésite pas à emporter avec lui une bobine de moulinet supplémentaire, lui permettant d’alterner rapidement tresse ou fluorocarbone, selon le type de poste prospecté et de pêcher ainsi au plus juste. Tous les fluorocarbones ne conviennent pas au remplissage des bobines des moulinets. Ce fil est raide et peut facilement foisonner. Seuls les fils prévus pour cet usage (plus souples et conditionnés dans des longueurs suffisantes) sont intéressants. S’il pêche en tresse, Eric ajoute une pointe d’environ 1,5 mètre de fluorocarbone, de 18 à 21 centièmes, avant son leurre.
Un éventuel shock leader pour les brochets
Dans les eaux abritant une bonne population de brochets et si ces derniers sont actifs, Eric peut ajouter une pointe anti-dents, un shock leader, d’un diamètre s’échelonnant alors entre 38 et 45 centièmes selon la taille du leurre utilisé. S’il utilise de la tresse, Eric passe de cette dernière à un 21 à 25 centièmes fluorocarbone, sur un peu plus d’un mètre, avant la connexion avec le shock leader. La longueur de ce dernier s’élève à 30 ou 40 centimètres. Elle diminue au fur et à mesure des changements de leurre qui sont connectés par un noeud plutôt que par une agrafe trop peu discrète.
Eric peut toutefois faire l’impasse du shock leader en privilégiant une pêche plus productive de perches et chevesnes et en misant sur la chance de ne pas être coupé par les brochets. En effet, les petits leurres et hameçons présentés ici ont tendance à glisser au ferrage dans la gueule pavée de dents du brochet et à venir se ficher dans son bord plus tendre. De plus, le combat, mené sans forcer, sur des cannes certes puissantes mais tout de même douces, permet de minimiser les risques de se faire couper si le fluorocarbone, assez résistant à l’abrasion, passe entre les dents du carnassier. Lors de notre reportage hivernal sur un petit plan d’eau du département de l’Aisne, les brochets étaient très actifs et ont constitué nos seules prises, nous avons donc progressivement placé un shock leader de 38 ou 40 centièmes sur toutes les cannes. Sur six poissons tenus dont deux décrochés nous n’avons pas enregistré une seule coupe. Deux poissons de plus de 75 cm ont étés pris durant notre partie de pêche sur un 21 centièmes fluorocarbone monté en direct.
La techniqueLa pêche au jig léger est une pêche de prospection lente, que ce soit sur des postes précis ou en pleine eau. On est loin du power fishing avec des leurres à billes, lancés et ramenés rapidement canne basse. Après le lancer, la descente du leurre est accompagnée, canne haute, fil à peine tendu, à la façon des pêcheurs au mort manié, pour ne pas brider la descente mais tout de même permettre la détection fine des touches. On recherche le plus souvent le contact avec le fond avant de commencer l’animation. Cette dernière doit être lente et coulée pour que le leurre ne remonte pas vers la surface. Si l’on n’a pas l’habitude, il convient de reprendre contact de temps en temps avec le fond pour vérifier que l’on pêche bien. Progressivement on acquiert instinctivement les bonnes sensations et on pêche de plus en plus juste. Cette technique nécessite une bonne concentration et une grande dose de patience, car la prospection est lente. Le leurre doit paraître suspendu dans la couche d’eau, sa nage plutôt linéaire est de temps en temps entrecoupée d’animations tremblotantes pour faire gonfler la jupe et se tordre le trailer. La tête plombée ne doit pas être trop lourde pour éviter qu’elle ne se plante directement au fond à chaque relâcher. Pour cela, Eric utilise le plus souvent des têtes de 0,5 à 1,75 g. Il monte à 2 ou 2,5 g lorsqu’il pêche les bords de courants profonds de la Seine. Dans cette version légère et avec des leurres de 3 pouces, Eric trompe de nombreux chevesnes amenés à se méfier des petits leurres durs qui leurs sont présentés régulièrement. Animation canne haute. La canne et la ligne forment un angle de 90°.
Proche de la nymphe au filCette technique s’apparente à la pêche en nymphe au fil du moucheur. Le choix du poids du leurre est primordial. Il est fonction du volume de ce dernier, de la profondeur du poste prospecté, du courant, du vent, etc. En rivière, le courant est un allié précieux pour proposer aux poissons un leurre dérivant naturellement. En plan d’eau, Eric s’appuie sur le vent, à condition qu’il ne soit pas trop fort. Dans ce cas, la ligne forme un ventre qui réduit les sensations. Si Eric ne pêche pas trop loin, il privilégiera une ligne en fluorocarbone pour sa bonne transmission des touches sur un fil à moitié détendu. Eric affectionne particulièrement les leurres aux coloris verdâtres, neutres, de type watermelon ou green pumpkin.
Les poissons touchés
Cette technique est destinée en tout premier lieu aux perches. Elle fonctionne très bien sur les chevesnes à condition d’utiliser des montages légers, car ces poissons sont très méfiants. Elle prend régulière-ment des sandres et des brochets et peut aussi réserver quelques surprises comme la prise d’un barbeau, d’une grosse brème ou d’une carpe. L’aromatisation de la plupart des leurres est probablement un atout pour leurrer ces poissons plus sensibles au goût qu’à l’animation.

Bretagne : un salon nautique pour les pêcheurs
Vents
et Marées, le
salon nautique de Vannes, dont l’édition
2012 ouvrira ses portes du 16 au 18 mars, intéressera également les pêcheurs en
mer. Deux halls couverts de 5 500 m2 et près de 10 000 m2 en extérieur :
les visiteurs auront de quoi s’occuper. Un secteur spécifique à la pêche
sportive accueillera de nombreux exposants, mais également des animations,
notamment des démonstrations de Daniel Nicolet, guide de pêche en mer depuis 17
ans. L’entrée est gratuite.Renseignements :