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Un concours culinaire pour promouvoir une pêche responsable
A l’occasion du salon Prorestel, qui s’est tenu le 28 février dernier, les professionnels de la restauration ont honoré quatre jeunes chefs français et six élèves en lycée hôtelier lors de la remise des prix du concours « Produits de la mer durables ». Originalité de ce prix : les concurrents ont dû travailler des produits de la mer respectueux des ressources aquatiques. Ils ont reçu le précieux Graal de la main d’Olivier Roellinger, chef des Maisons de Bricourt à Cancale, vice-président de l’association Relais & Châteaux et parrain du concours, l’un des représentants les plus importants de la cuisine française contemporaine. Plus de 50 jeunes chefs de moins de trente ans et élèves d’écoles hôtelières de la France entière ont participé à la première édition de ce concours culinaire national organisé par l’Alliance Produits de la mer (un programme de l’ONG Seaweb) et l’Ecole Ferrandi, une école de cuisine parmi les plus réputées de France. Les candidats ont dû argumenter le choix de l’espèce travaillée sur des critères de durabilité devant un jury de professionnels. Saluons un moyen original de sensibiliser les chefs et les futurs chefs sur les dangers qui pèsent sur les ressources aquatiques. Bravo donc aux organisateurs et aux participants.
Les lauréats :
Catégorie des professionnels de moins de 30 ans
1er prix : Jean-Louis Hello, second de cuisine, « Henri et Joseph », Lorient.
Catégorie élèves pré-bac
1er prix : Sébastien Renard du lycée hôtelier du Touquet
Catégorie élèves post-bac
1er prix : Dimitri Vitry du lycée hôtelier de Saint-Paul, La Réunion.
Renseignements :

Le parc naturel marin des Glorieuses voit le jour
Ce sera probablement l’une des dernières annonces de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) en tant que ministre, puisqu’elle rejoint l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy. NKM a annoncé le 22 février la création d’un quatrième parc marin en France, le deuxième dans l’Océan Indien. Le parc naturel marin des Glorieuses, dans les Terres australes et antarctiques françaises, accueille un récif de 17 km de long et d’une superficie de 165 km² qui sert de refuge à de nombreuses espèces. Située à l’entrée du canal du Mozambique, dans l’Océan Indien, la zone protégée s’étend jusqu’à la limite de la zone économique exclusive. Il couvre plus de 43 000 km². « Situé dans un archipel quasi indemne, cet espace emblématique par la richesse de sa biodiversité marine constitue une référence sur le plan mondial et une extraordinaire plate-forme pour la recherche scientifique » a déclaré NKM.
Photo :
© Serge Gélabert
Haute-Vienne : les ateliers Pêche Nature de la fédération ouvrent le 4 avril
A partir du mercredi 4 avril, la Fédération de pêche de la Haute-Vienne propose ses ateliers Pêche Nature afin d’initier le plus grand nombre aux mystères du milieu aquatique et aux finesses des différentes techniques de pêche.
Situées à Aixe-sur-Vienne (sur le plan d’eau d’Arliquet) et à Bessines-sur-Gartempe (sur le plan d’eau de Sagnat), deux écoles de pêche seront ouvertes à tous (à partir de 8 ans), jeunes et adultes, tous les mercredis après-midi hors périodes de vacances scolaires. L’encadrement est assuré par deux animateurs de la fédération et par des bénévoles formés. Vous pouvez suivre les actualités de cette fédération dynamique sur sa page Facebook, ainsi que sur son site Internet.
Renseignements :
Tél. : 05 55 06 34 77 ou 05 55 06 08 18
Mail : [email protected]

Politique : il n’existe plus de ministère de l’Environnement
Nommée porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a quitté le ministère du Développement durable jeudi 23 février. Face à la presse et aux membres de son cabinet, et en présence du ministre des Transports Thierry Mariani et du ministre du Logement, Benoist Apparu, NKM a remis les clés de son ministère au Premier ministre François Fillon. « J’ai souhaité quitter le ministère pour éviter le mélange des genres, a indiqué NKM. » Il n’y a donc plus aujourd’hui de ministère de l’environnement, le Premier ministre ayant précisé qu’il ne lui avait « pas semblé raisonnable de nommer un nouveau ministre pour quelques semaines ». Rien à voir avec la soudaine aversion de notre Président de la République pour les questions d’écologie et qui déclarait il y a peu : « L’environnement, ça commence à bien faire ! » ?
Photo : © Guillaume Leborgne / Photorail

Le catalogue Cormoran 2012 vient de sortir
La marque Allemande Cormoran, filiale de Daiwa, a publié un catalogue à l’usage du grand public. On y trouve tous les produits de la marque : cannes, moulinets, fils, leurres, hameçons, épuisettes, bagagerie, vêtements, amorces, détecteurs de touche, etc. Ce pavé de 300 pages présente près de 6 000 références pour toutes les pêches et est accessible sur le site Internet de Daiwa France (Liens ci-dessous).
Renseignements :

Leurres à brochet : les 50 indispensables
Parmi la multitude de leurres qui peuvent faire prendre des brochets, seules quelques dizaines se détachent nettement du lot. Ce dossier, dont le but est de permettre aux pêcheurs de ne pas se tromper lors des achats, met en évidence des leurres dont la plupart commencent à dater un peu. Ils demeurent des valeurs sûres que, souvent, les créations nouvelles n’égalent pas.
La pêche aux leurres connaît un engouement certain de la part des pêcheurs depuis une dizaine d’années en France et un peu partout en Europe. Basée sur un modèle américano-japonais, cette technique consiste à créer des nages de leurres non répétitives qui sont censées surprendre le carnassier. Le brochet réagit très bien à ce principe. Les leurres japonais modernes sont donc quasiment tous conçus sur ce modèle, à l’exception des cranckbaits, des lipless et de certains swimbaits, pour des raisons techniques. C’est l’évolution des premiers poissons nageurs, dotés alors d’une nage régulière et d’une vitesse de nage invariable. Dans les années 1990, les concepteurs japonais ont décuplé la possibilité de nage des leurres. Seiji Kato, le plus doué d’entre eux, avait alors mis au point la plus fabuleuse des gammes de leurres jamais inventée pour le compte de Lucky-Craft. Plus de quinze ans plus tard, les B’Freeze, Sammy, Flash Minnow ou encore le lipless D-15 restent parmi ce qui se fait de mieux. Les brochets ne font pas partie des poissons qui s’adaptent très rapidement à la nage des leurres au point de s’en méfier (le silure est autrement plus doué pour refuser en moins d’une saison ce qu’il voit passer un peu trop souvent).
Les brochets réagissent de façon positive à certains leurres qui leur plaisent dans la mesure où ils sont actifs. Car le plus denté des carnassiers reste très lunatique, alternant de grandes périodes de faible activité et quelques moments de folie au cours de la saison. Dans tous les cas, autant pêcher avec les bons leurres pour mettre toutes les chances de son côté. Ce dossier fait également apparaître que les produits qui traversent les années sans souffrir de la concurrence sont toujours ceux dont les créateurs ne se sont pas contentés de copier l’existant, mais qui ont imaginé un concept nouveau et fait l’effort de le développer.
De la bonne utilisation de chaque modèle :
Un très bon leurre ne l’est que s’il est utilisé à bon escient. Pêcher avec un leurre de surface dans dix mètres d’eau n’est pas très logique. Dans la pratique, les erreurs sont nombreuses et elles nous indiquent à quel point la pêche aux leurres demande de la précision dans l’utilisation des différents modèles. Prenons, par exemple, le cas des chatterbaits, ces jigs ultra-vibrants, si efficaces pour débusquer des brochets qui se tiennent dans des herbiers très denses. En eaux libres, ils font souvent figure d’épouvantail.

La pêche au plomb palette
En ces temps où tout pêcheur au leurre qui se respecte se doit d’avoir une panoplie complète des derniers leurres souples ou durs du marché, le plomb palette aussi simple et dépouillé que bon marché a un petit côté insolent. D’autant qu’assez souvent il prend plus de poissons que des leurres bien plus sophistiqués. Encore faut-il y croire et bien l’animer.
Par Philippe Collet
J’aime bien le côté rétro et simple du plomb palette, digne de l’époque où je rêvais à des pêches extraordinaires en feuilletant les pages pêche du catalogue Manufrance ou de l’unique revue La Pêche et les poissons qui nous décrivait la pêche des perches au guignol. Le plomb palette appelé parfois plomb à dandiner n’a pas vieilli. Il revient en force au goût du jour. Encore utilisé couramment dans certaines régions pour pêcher la perche et le sandre, il semble avoir été remis sur le devant de la scène par Christian Cochard, guide de pêche de Corrèze qui a développé une gamme de modèles avec la Société Delalande. Ce leurre très simple est en même temps très moderne. Il est notamment utilisé régulièrement par les compétiteurs carnassiers, à qui il permet de sauver des manches, voire de gagner certains concours. J’avais beau avoir entendu parler de ces leurres, en avoir même acheté quelques-uns, je n’y croyais pas vraiment et les avais laissés au fond de mes boîtes, pensant qu’ils pouvaient certainement fonctionner dans les rassemblements de perches, en lacs de barrage par exemple.
A l’occasion d’un salon, alors que j’expliquais à Guillaume Legarrec (guide de pêche salarié de l’office de tourisme d’Evreux) mes difficultés à leurrer les sandres, le long des palplanches, dans les canaux proches de chez moi, il m’avait répondu sans hésiter : « Plomb palette ! Essaye au plomb palette, tu les prendras ! » Sur le salon suivant, il m’en avait rapporté quelques-uns tous montés et m’avait expliqué brièvement, mais de façon assez démonstrative, l’animation.
De retour chez moi, je réalisai rapidement une petite sortie en canal, en fin de journée et eus l’agréable surprise de leurrer deux jolis sandres au ras du bord. Depuis j’ai repris des sandres, mais aussi des perches, quelques brochets dont plusieurs m’ont coupé net, et même une brème (par la gueule bien sûr). Je peux vous dire que maintenant j’y crois !
Le plombLe plomb palette est une petite pyramide allongée, percée dans son sommet. Sa face est large et plate, en forme de triangle. Ses côtés sont fins et arrondis ou biseautés. Sa base est biseautée. Avec une telle forme, la base, plus large donc plus lourde, va redescendre la première sur les relâchers. Puisqu’elle est biseautée, elle va avoir tendance à décrocher si elle prend assez de vitesse. Un plomb palette animé lentement ou plutôt mollement ne sera que rarement pêchant. Il se contentera de monter et descendre dans un plan strictement vertical. Si l’animation est plus rapide et surtout plus saccadée, il décrochera de façon complètement imprévisible et deviendra beaucoup plus attractif. Les plombs les plus classiques pèsent de 10 à 20 grammes. Face à l’engouement de plus en plus important pour cette technique, on trouve maintenant sur le marché des plombs de 7,5, 9,5, 12, 15,5, 22 et, grande nouveauté, 31 et 41 grammes chez Delalande (a priori le seul fabricant). Les petits grammages 7,5 à 12 seront préférés pour les pêches du bord dans peu d’eau et, en lancer ramener, les grammages plus importants pour les pêches en bateau ou des pêches plus lourdes du bord. Les plombs de 31 et 41 grammes trouveront certainement leurs inconditionnels pour les pêches en bateau dans les grandes rivières à courant soutenu, et pourquoi pas en mer. La première réaction lorsqu’on a ce plomb en main, c’est de vouloir le gratter, lui coller des plaques imitant des écailles pour le rendre brillant ou le peindre. Il semble que la couleur terne naturelle soit encore celle qui marche le mieux.
Ce petit leurre est capable de prendre de beaux sandres ou brochets, probablement parce qu’il colle bien à la taille des petits alevins que consomment parfois ces derniers. Un plomb palette bien animé peut ressembler à un alevin en perdition.
Le montageLes montages diffèrent quelque peu d’un utilisateur à l’autre mais le principe de base est très simple. En partant de la canne, on enfile le plomb, une perle, un morceau de gaine plastique de couleur, puis on noue un hameçon triple. On rabat ensuite la gaine sur l’hameçon, dont on recouvre la hampe. Cette gaine sert à éloigner le triple du plomb, elle est coupée de telle façon qu’une fois le montage terminé l’hameçon triple dépasse du bas du plomb. Certains, dont Christian Cochard, pincent un plomb fendu entre la perle et le plomb palette éloignant alors un peu plus le morceau de gaine et le triple. Il m’est arrivé, un soir où je n’avais ni gaine ni plombs fendus dans ma boîte, de réaliser un montage complètement dépouillé comportant le plomb, une perle butant sur une ligature et un triple sur un fluorocarbone solide de 35 centièmes. J’ai pris deux sandres ce soir-là, ce qui m’a convaincu de l’efficacité du plomb palette à lui tout seul.
Pour le montage, vous veillerez à utiliser un fil suffisamment gros et rigide pour permettre, lorsque vous tiendrez le montage par le fil, que la gaine soit presque perpendiculaire au plomb et ne retombe pas à plat le long de celui-ci. C’est un aspect important. Avec un fil suffisamment rigide, le triple est bien mieux placé, et les poissons chipoteurs, qui attirés par le plomb tapent seulement dans la gaine, se prennent bien mieux. N’hésitez pas à réaliser vos montages avec un morceau de fluorocarbone de 30 à 35 centièmes, dont la dureté (permettant une bonne résistance à l’usure liée au passage répété du plomb et aux frottements sur le fond), la rigidité et la discrétion vous permettront de meilleurs résultats. Certains, comme Guillaume (qui pêche souvent en Seine avec des plombs assez lourds de 20 à 25 grammes), doublent un fluorocarbone de 30 centièmes sur 15 cm au-dessus du triple. Ils le torsadent puis le nouent. Ils augmentent ainsi encore sa rigidité, sa résistance à l’usure et se font un peu moins couper par les brochets. Veillez à bien déboucher le trou du plomb palette, voire à l’agrandir pour que ce dernier coulisse bien sur le fil et ne voie pas sa nage entravée.
L’émerillonVous pouvez préparer d’avance des montages sur un morceau de fil d’environ 70 à 80 cm terminé par un émerillon et les stocker, soit sur un petit dévidoir de pêche au coup, soit dans un petit sachet plastique. Ainsi, vous pourrez en changer facilement en cours de pêche en les raccordant directement au bout de votre ligne.
Personnellement, je ne m’encombre pas toujours de l’émerillon, notamment lorsque je pêche en canal du bord à courte distance, voire à l’aplomb de mon scion, car les risques de voir le plomb tourner et vriller la ligne sont minimisés. J’évite ainsi de taper l’anneau de tête de ma canne avec l’émerillon en voulant ramener le leurre en bout de scion. S’il est bien animé, un plomb palette ne tourne pas beaucoup, mais part plutôt de droite à gauche en une série de zigzags. Dans les grands courants, en profondeur et en lancer ramener, il est recommandé d’utiliser un émerillon pour éviter de vriller son fil ou sa tresse.Ajouter un leurre
En plus de la gaine, il est possible de placer un leurre sur l’hameçon triple, mais vous veillerez à ce que celui-ci ne soit pas trop gros. N’oubliez pas que c’est avant tout le plomb qui « pêche ». Un plomb palette fonctionnera bien s’il n’est pas bridé ou ralenti dans sa chute. Aussi, lorsqu’on lui adjoint un leurre un peu gros, de type virgule de 10 cm par exemple, on casse son action. Certes, on peut encore prendre du poisson, mais on aurait été probablement plus efficace en armant le leurre avec une simple tête plombée. Guillaume aime particulièrement ajouter un petit poulpe blanc par-dessus le tube. Celui-ci n’entrave pas la nage du leurre et ses tentacules viennent recouvrir l’hameçon triple et ajouter un signal supplémentaire. Ce petit teaser peut être pris même à l’arrêt, lorsque le plomb touche le fond. Dans ce cas, le bon coulissement du fil à travers le trou du plomb est un atout pour une bonne prise en gueule par le poisson. N’hésitez pas à varier les montages en changeant de grammage et de couleur de tube ou de poulpe. Les tubes ont un diamètre d’environ 3 mm. Ils peuvent être en silicone, en latex ou en caoutchouc de différentes couleurs. La plus courante est le rouge, mais vous pourrez la changer pour du blanc, du jaune, du chartreuse transparent, du rose… D’après Guillaume, qui a un bon retour d’expérience avec ses collègues de pêche, la couleur a son importance, surtout sur les perches. Un poste qui a donné quelques poissons et s’est tari peut redonner de suite des poissons sur un simple changement de couleur de gaine. Comme pour la pêche de la truite au streamer en réservoir ou la pêche des bars à l’anguillon, il faut trouver la bonne couleur. Souvent, cela permet un meilleur score, parfois c’est indispensable pour prendre un poisson. Essayez de pêcher à deux sur un même poste et n’utilisez pas la même couleur, vous trouverez ainsi plus vite celle qui marche le mieux. Utilisez des hameçons triples suffisamment gros, de taille 4 ou 6 pour le sandre, 6 pour la perche et les plombs de petits grammages. Pour la perle, choisissez-la si possible en verre, car elle va cliqueter contre le plomb en rendant le montage plus attractif.
L’animation
Le plomb palette n’est pas un leurre qui pêche « seul ». S’il est d’une sobriété déconcertante, il n’est efficace que correctement animé. Il est très attractif à la descente à condition d’avoir cette nage erratique que seul peut lui permettre un fil détendu. Toute la subtilité de son animation réside dans la capacité du pêcheur à accompagner au plus près sa descente, sans la brider, tout en étant très proche du contact, pour sentir les touches et pouvoir ferrer. Il faut trouver le juste milieu. A la montée, il faut taper un peu dans le leurre une ou plusieurs fois en le tirant vers le haut pour le faire virevolter, avant de le relâcher à nouveau en contrôlant sa descente. Une animation molle ne réussira pas à ce leurre, elle doit être sèche. Son amplitude peut par contre être minimaliste, en alternant des pauses sur le fond et des sauts de 10 cm, ou plus ample en s’échelonnant sur 50 cm. Le plomb palette peut être animé verticalement sous un bateau ou à l’aplomb d’un quai ou d’une structure. Il peut aussi être lancé et ramené. L’animation du plomb palette peut encore se faire en pleine eau, lorsque les poissons ne sont pas collés au fond. C’est toutefois essentiellement une pêche de fond qui donne de bons résultats en période froide, quand les carnassiers sont en bas de la couche d’eau. Lorsqu’on sait les poissons présents sur un poste ou que le poste est très marqué et prometteur, il convient d’insister et d’alterner les rythmes et amplitudes d’animation et les couleurs.
La canne
Pour pêcher efficacement et aussi confortablement, vous rechercherez une canne courte, d’action de pointe très marquée, avec une bonne réserve de puissance dans les deux tiers arrière. Sur les animations, seul le bout du scion doit travailler, permettant un contact subtil avec le plomb. Au ferrage, la puissance du reste du blank permet d’ancrer l’hameçon. La canne travaille ensuite sur toute sa longueur pour contrer les rushs des plus beaux poissons. Lorsqu’il pêche au « plomb pal », Guillaume utilise exclusivement la Spécialist Sinker Jig de Pezon et Michel. Cette petite canne de 1,95 m a été conçue par Jérôme Riffaud, un de ses collègues occasionnels de pêche, pour cette technique spécifique. Cette canne est particulièrement réussie. Il existe de multiples autres cannes pouvant convenir à cette technique sur le marché, notamment des cannes verticales en action médium heavy. Merci à Guillaume pour le partage de son expérience.

Les performances des crankbaits grands plongeurs
Nombreux sont les pêcheurs qui hésitent à utiliser des poissons nageurs pour pêcher près du fond de peur de les perdre dans des obstacles. Par solution de facilité et souci d’économie, ils attachent un leurre souple alors que d’autres solutions, souvent beaucoup plus efficaces, s’offrent à eux : ce type de pêche est le domaine des crankbaits grands plongeurs.
Par Alban Choinier
Imaginez un leurre qui se lance superbement bien, qui soit solide, qui flotte à l’arrêt, qui descende rapidement, qui puisse racler le fond tout en passant au-dessus des obstacles sans s’accrocher. Quel bonheur ! Et bien ce leurre existe, c’est un crankbait grand plongeur !
A quoi ressemble un crankbait ?
La famille des crankbaits est très vaste et il existe une multitude de variations autant en matière de taille que de forme ou de nage. Mais en règle générale, on peut distinguer un crankbait d’un autre poisson nageur par son allure très ramassée (souvent du type »boule ») et par le fait qu’il flotte. Comme pour tous les poissons nageurs, c’est la longueur de la bavette et son inclinaison qui vont modifier la profondeur de nage. Nous ne nous intéresserons ici qu’aux crankbaits grands plongeurs, ceux qui vont nager de 1,5 m mètre de profondeur jusqu’à plus de 6 m pour certains. On reconnaît ces leurres grands plongeurs par la taille importante de leur bavette qui mesure la plupart du temps plus de la moitié de la longueur de leur corps.
Pourquoi peut-il passer dans les obstacles ?
Les crankbaits destinés à plonger profondément sont conçus pour aller heurter le fond et débusquer les poissons qui s’y trouvent. L’attache de la ligne est située sur la bavette et non sur la tête du leurre comme dans la plupart des cas. Ainsi, l’eau appuyant fortement sur la bavette, les crankbaits grands plongeurs vont nager quasiment à la verticale : la bavette vers le bas et l’arrière du leurre vers la surface. Quand le leurre va heurter le fond et nager, les deux triples ventraux seront donc situés au-dessus du fond, parallèles à la surface (suite au déplacement) et seront protégés par le corps et la bavette du leurre. D’ailleurs, pour les crankbaits grands plongeurs qui sont bien conçus, la bavette ainsi que le corps du leurre sont un peu plus large que l’hameçon triple ventral afin d’éviter les accrochages. Imaginez un crankbait en train de nager et de heurter des blocs rocheux ou des souches : il va avancer avec la bavette vers le bas et les triples vers le haut, seule la bavette heurte les obstacles, les triples étant »cachés » derrière son corps. De plus, les crankbaits sont très flottants, ils remontent donc très rapidement vers la surface quand on arrête la récupération. Si jamais votre crank passe derrière un rocher ou une grosse branche, il suffit de garder le fil tendu et d’attendre qu’il remonte pour qu’il passe derrière l’obstacle.
Quelle différence avec un leurre souple ?
Les leurres souples peuvent eux aussi passer facilement à travers des obstacles, tout comme les crankbaits, mais ils déplacent très peu d’eau et nécessitent une animation lente. A l’inverse, les crankbaits, comme beaucoup de poissons nageurs, sont bruyants dans l’eau et vous permettent de pêcher assez rapidement. En résumé, mieux vaut utiliser un leurre souple quand vous savez où se trouvent les poissons (pour explorer un arbre mort par exemple), mais si vous devez pêcher de grandes étendues et prospecter rapidement, un crankbait grand plongeur sera de loin le plus performant. En une heure de pêche, vous lui aurez facilement fait parcourir un kilomètre et ce chemin parcouru représente un grand nombre de chances de croiser la route d’un poisson en chasse.
Quelle est la meilleure animation ?
Le crankbait est un des rares leurres qui ne nécessite pas d’animation particulière. Quand vous le ramenez en le faisant taper au fond, il faut même éviter au maximum de l’animer. En effet, avec une récupération linéaire, il va venir heurter le fond, les triples bien protégés derrière la bavette et le corps du leurre. Si vous commencez à l’animer alors que vous traversez un »champs de mines » (racines, souches, rocaille…), le leurre va avoir tendance à tourner sur lui-même et les triples ne seront plus protégés… avec des conséquences souvent désastreuses pour l’intégrité de votre boîte à leurres ! En revanche, on peut très bien varier la vitesse de récupération, ou faire de courtes pauses pendant lesquelles le crank va légèrement remonter. Quand je pêche au crankbait, j’utilise systématiquement une astuce qui m’a rapporté un nombre incalculable de touches : quand le leurre arrive presque à l’aplomb du bateau ou de la berge, je l’arrête une seconde et donne deux petits coups de scion avant de terminer par une récupération linéaire. Il arrive bien souvent que les poissons suivent votre leurre sur une grande distance sans jamais le croquer. En procédant comme expliqué précédemment, vous allez donner au crank un changement brusque de nage et de vitesse qui peut décider le prédateur à attaquer avant que sa proie ne lui échappe.
Pour quel poisson ?Tous les poissons carnassiers sans exception peuvent attaquer un crankbait. Les modèles grands plongeurs sont excellents pour pêcher les poissons qui se tiennent près du fond comme les sandres ou les silures ou pour aller chercher ceux qui s’y cachent à certaines périodes comme les brochets, les black-bass, les perches ou les truites. Peu de pêcheurs pêchent la truite avec des crankbaits alors que c’est à mon avis un des leurres les plus performants pour aller chercher le poisson directement dans sa cache. Si vous pêchez un fond en sable ou en vase, votre crank va soulever de petits nuages de sédiments chaque fois qu’il va heurter le fond, mimant ainsi un poisson en train de se nourrir et d’attirer les prédateurs. Quand vous heurtez les cailloux, c’est le bruit de la bavette tapant la roche qui sera attractif. Il arrive même de temps à autre que l’on capture une carpe, une brème et très régulièrement des barbeaux qui n’hésitent pas à gober une petite bouchée devant leur museau.
Quel modèle choisir ?Il est bien sûr nécessaire d’adapter la taille à l’espèce recherchée. Si vous cherchez par exemple le black bass, la perche, le chevesne, la truite ou l’aspe, vous allez plutôt pêcher avec des cranks dont la taille du corps sera comprise entre 2 et 4 cm alors que pour le brochet ou le silure, les cranks dont le corps mesure jusqu’à 10 cm de long seront les mieux adaptés. On choisit la profondeur de nage du leurre par rapport à la profondeur moyenne de la zone de pêche. Si la profondeur moyenne est de 2 mètres, vous allez attacher à votre canne un crankbait qui plongera à 2,5 mètres. Ainsi, vous serez sûr de toucher rapidement au fond sur l’ensemble de la zone. Quand la bavette heurte le substrat, il suffit de ralentir la cadence de récupération pour que la flottaison importante du leurre compense la profondeur de nage. En ce qui concerne les sons que produisent les cranks, il en existe de toutes sortes : des non bruiteurs, avec un son clair et d’autres avec un son sourd. En règle générale, plus les poissons sont éduqués, plus le milieu est calme et plus on cherche à utiliser un leurre silencieux. À l’opposé, plus les poissons sont vierges, plus la zone de pêche est mouvementée (aval de barrage, courant puissant, vagues…) et plus on cherchera à avoir un leurre bruyant. Les sons clairs ayant tendance à être beaucoup plus rapidement assimilés par les poissons au danger que les sons sourds. La famille des crankbaits est tellement vaste qu’il existe beaucoup d’autres façons de les utiliser. Mais la technique dite à »gratter » le fond avec des crankbaits très plongeants est assez peu pratiquée alors que c’est une méthode absolument redoutable, surtout à l’arrivée de l’hiver qui refroidit les eaux et entraîne les poissons vers les profondeurs. Ne moulinez pas trop vite, suivez bien les mouvements de votre leurre et ferrez à la moindre sensation suspecte !

Mouche noyée, vive les cannes à deux mains légères !
D’un point de vue historique, les longues cannes à mouche font partie de notre patrimoine halieutique pour pêcher à la mouche noyée. Les “pelaudes” limousines et bretonnes n’avaient pas que des défauts et avec les matériaux actuels une canne de 13 pieds reste très maniable. Saumonier mais avant tout pêcheur de truites et d’ombres, spécialiste de la pêche à la mouche noyée, Claude Ridoire nous vente les mérites des longues cannes dites “à deux mains”, dont la qualité des dérives est incomparable.
Par Claude Ridoire
La technique de la mouche noyée requiert un équilibre de l’ensemble : canne, soie, bas de ligne, particulièrement soigné. L’approche matériel de cette technique de pêche est très spécifique. Dans nos grandes rivières du Sud-Ouest (Garonne, gaves, Dordogne…), et durant la période printanière des deux à trois mois qui suivent l’ouverture mais aussi pendant celle de pêche de l’ombre à l’automne, les niveaux d’eau conséquents font appel à la pêche en dérive aval sous toutes ses formes. Pêcher de larges et puissantes rivières au niveau d’eau soutenu n’est pas une mince affaire. Aussi, l’utilisation d’une longue canne est indispensable à bien des égards. Les matériaux dont on dispose actuellement donnent naissance à des engins parfaitement utilisables toute la journée. Cette démarche, bien que très ancienne, devient de plus en plus rare, au profit de techniques qui ressemblent de moins en moins à de la pêche à la mouche. Et pourquoi ne pas tenter de se ressourcer dans cette technique de la mouche noyée avec une canne de grande longueur ?
HistoriqueIl reste encore quelques cannes vestiges des écoles limousines ou bretonnes au fond des greniers ou au-dessus des cheminées en guise d’ornement. Le bambou noir et le roseau étaient largement utilisés en début du siècle dernier. Certains scions étaient élaborés avec des baleines de parapluie ! L’ensemble mesurait au total quatre bons mètres en deux pièces. Raccordées d’abord par “splice” ou sifflet, les viroles sont ensuite apparues. Dès les années 1950, la fibre de verre et le Conolon ont permis des montages plus légers. Leur action lente n’était pas d’un maniement aisé, mais s’adaptait aussi à des pêches plus naturelles, telle la volante, ou aux esches naturelles. Dans le Limousin, la pelaude, utilisée d’abord par les moucheurs d’Eymoutiers, appelés pelauds, était accusée de vider la Vézère, la Luzège, et on la redoutait jusqu’en Corrèze !
Dès le début des années 80 et en dépit de l’avènement du carbone, quasiment aucun monteur ou fabricant artisanal ne s’intéressait à ces grandes barres. Cependant, Jacky Montagnac, fin moucheur et grand preneur de truites corrézien, avait réussi, à force de conviction et de savoir-faire, avec le précieux concours toutefois de Guy Plas, l’élaboration d’une canne mesurant 13,1 pieds. Outre sa décoration artistique (les fameux émaux), elle était et reste encore une canne d’une extraordinaire efficacité pour la pêche à la mouche noyée en grande rivière. Equipée d’une soie n° 5 ou 6, elle autorise des lancers de grande longueur. Sa diffusion restreinte et son utilisation consi-dérée comme anachronique à l’époque en ont fait une canne plus que rare et donc très chère sur le marché de l’occasion. Depuis, le carbone a largement évolué. Toutefois les carbones hauts modules n’ont jamais eu mes faveurs, mais certaines des fibres récentes mises au point par les pêcheurs à l’anglaise ou au toc sont vraiment dignes d’être habillées pour un moucheur recherchant l’efficacité dans de longues dérives vers l’aval. Hormis pour les pêcheurs de poissons migrateurs utilisant de lourdes soies n° 8 à 12, la canne à deux mains en carbone n’a jamais attiré les foules pour pratiquer avec des soies légères n° 5 ou 6. Quel dommage !Les avantages de la canne à deux mains
Ainsi, avant les années 80, c’est la polyvalence qui prévalait pour ces longues barres. Aussi efficaces à la mouche sèche qu’à la mouche noyée ou qu’avec des esches naturelles, elle constituait l’unique canne des coureurs de rivières. Petit à petit, la multiplication des cannes “à une main” de courte longueur a relégué les longues barres traditionnelles à l’état de relique. Mais c’est avant tout l’évolution des techniques de pêche qui leur a été fatale. Les pêches à la nymphe “au fil” et la pénétration – fort dommageable – des pêcheurs à la mouche dans le lit des cours d’eau par l’usage exagéré du wading ont privé la mouche noyée de ses lettres de noblesse. Sa réelle efficacité pour les longues dérives, même avec des puissance de 5 à 6, est surprenante. Pour être né dans un véritable moulin, j’ai toujours évité autant que possible de pénétrer dans l’eau, car il y a aussi des poissons sur les bordures…
La gestuelle qui entoure ces grandes cannes, outre le fait qu’elle vous replonge immédiatement dans le rêve d’un pèlerinage pour migrateurs lointains, est des plus agréables. Dans la longueur de base de 13 pieds (3,90 m), c’est en fait une canne à une main et demie… La courte poignée basse sous le moulinet n’est en réalité qu’un simple pivot pour la deuxième main. Ce type de canne relativement légère de 110 à 160 g reste maniable à une seule main pour les petits coups jusqu’à une dizaine de mètres.
Les deux types de pêche à la mouche noyéeMême si le sujet du jour tourne particulièrement autour d’un type de matériel spécifique pour pêche légère, il me paraît néanmoins opportun, au passage, de bien distinguer les deux types de pêche en noyée. La base de cette technique, dite pêche imitative, consiste à faire dériver sous peu d’eau l’imitation du moment. Dans ce cas, alourdir le bas de ligne ou, pire, lester les mouches ne peut que nuire à la présentation. Et c’est bien là que notre longue canne fait la différence, en présentant l’artificielle d’une façon inégalable à longue distance. L’autre pêche à la mouche noyée, dite incitative, se différencie dès que la mouche devient leurre. Dans ce cas, même si une classique canne à une main convient, je reste souvent fidèle dans cette pêche à une canne à deux mains, mais plus puissante (canne à saumons légère de puissance 8). Cette canne convient pour les grosses truites migratrices (farios, truites de mer, steelhead…), que l’on peut rechercher à l’étranger (Argentine, Canada…). En fait, le premier type de pêche, dit imitatif, est tout en finesse, avec des mouches le plus diaphanes possible, et le second, dit incitatif, s’apparente plus à de la pêche avec des streamers.
L’action de pêchePour un pêcheur rodé aux grandes cannes, la prospection des grands cours d’eau à la recherche des truites ou des ombres en mouche noyée vers l’aval est un réel plaisir. Les sensations de distance, de finesse et de suivis tactiles du train de mouches sont amplifiées par le long bras de levier. Le train de trois mouches est ici plus facile à manipuler. Un des rares spécialistes de la Dordogne, l’ami Patrice, n’hésitait pas, il y a une vingtaine d’années, avec sa Corrézienne (la fameuse canne Guy Plas), à faire dériver quatre à six mouches (avant la limitation réglementaire à trois mouches au maximum) ! De toute évidence, la polyvalence d’utilisation d’un tel bras de levier sera optimale en l’actionnant d’une façon régulière en lancer roulé. Les bons “spey caster” trouveront largement leur compte dans toutes les configurations de berge. Néanmoins, dans les endroits dégagés, les lancers au-dessus de la tête confirmeront également l’intérêt d’un tel outil.
La soieA force d’essais sur la densité des soies, j’ai depuis longtemps opté pour des soies flottantes, au pire intermédiaires, terminées par un bas de ligne plongeant. La liaison boucle dans boucle me permet d’en changer rapidement, mais c’est dans la plupart des cas un bas de ligne plongeant léger (tissé plongeant type Ragot) ou, à défaut, une longueur variable de soie naturelle plongeante type Thébault pour 1,20 à 2,50 m que je retiens. A
l’issue du lancer, il est nécessaire d’avoir une immersion rapide du train de mouches tout en noyant l’ensemble simplement sous le film de la pellicule de l’eau. Outre une soie à profil décentré WF, un fuseau de lancer “shooting-head” reste le propulseur idéal. Il y a plusieurs années, dans cette même revue, j’avais présenté la méthode maison pour fabriquer soi-même ce type de fuseau. Pour les cannes à deux mains avec un numéro de soie AFTMA 5 ou 6, un corps de soie de 10 à 12 m convient parfaitement pour un poids de 10 à 12 g. La notion du gramme par mètre est garante de précision. La partie courante sera fine et souple avec une connexion à la soie la plus discrète possible (soie parallèle n° 2 à 3 ou mono-filament spécial running line d’environ 60/100). Ce profil de soie procure une meilleure glisse, moins d’efforts contre le vent et un shoot final relativement droit eu égard à la légè-reté du bas de ligne plongeant qui arme la tête de lancer. La configuration optimale longueur/poids du corps de soie avec l’ensemble bas de ligne et train de mouches se situe aux environs de 15 m pour 15 g. Ce fuseau doit permettre au shoot final à partir de la tête de scion une sortie de partie courante de 8 à 10 m. Cet ensemble permet alors de réaliser des lancers hors tout d’environ 25 m, ce qui reste fort honorable compte tenu de sa légèreté.
Le moulinetL’important bras de levier des cannes à deux mains impose le recours à un moulinet au frein très sensible, fiable, et au réglage très précis. Le plus important reste de pouvoir le régler selon la tension qu’exerce l’ensemble soie, bas de ligne et train de mouches, qui dérivent dans le courant vers l’aval. Le réglage complémentaire sera relatif à la touche et au diamètre de fil utilisé. De nos jours, de nombreux moulinets conviennent, il faudra cependant retenir un modèle léger (120 à 150 g). A la base, un moulinet Vivarelli possède ces qualités tout comme les modèles de gros diamètres légers (“large-arbor” de 80 à 110 mm). A mon avis, le nec plus ultra reste un moulinet multiplieur, compte tenu de la grande longueur de soie à gérer. Il peut être équipé d’un système anti-reverse. L’ami Jean Goudard, génial artisan, en a fabriqué voici plus de quinze ans et ils constituent aujourd’hui encore de véritables bijoux.
La canne type et son montageConcrètement, aujourd’hui, ce type de cannes de grande longueur pour faibles numéros de soie ne couvre pas les étalages de nos halieutistes… Les essais avec des cannes à saumons, beaucoup plus puissantes, vous feront passer inévitablement à côté du sujet. Il faut en effet passer en dessous de la puissance 6 pour conserver une véritable dérive tactile et une certaine légèreté dans la présentation : rappelez-vous la règle de 1 g au mètre de l’ensemble propulseur. La longueur conventionnelle est de 13 pieds (3,90 m). Au-delà, mes différents montages n’ont rien prouvé de mieux. A partir de 12 pieds (3,60 m), vous pouvez considérez détenir une “une main et demie”, utilisable à deux mains ! Le poids se situera entre 110 à 160 g selon le montage, mais cela dépend de la longueur et du type de poignée retenus. L’ensemble canne/moulinet/soie ne doit pas dépasser 300 g.
L’action correcte est à définir de la sorte : en prenant la canne à son extrémité en tête de scion et en faisant glisser son doigt sous la canne, la courbure principale engendrée par le poids propre du talon sur le scion (et sur le ou les brins intermédiaires) doit agir au minimum sur le tiers et au maximum sur la moitié de la longueur totale.
La sensibilité pour la puissance recherchée doit permettre à une charge de 75 g située en tête de scion une déflexion par rapport à l’horizontale au repos de 65 cm pour la plus rigide à 80 cm pour la plus souple.
