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Voyage de pêche : rendez-vous en mer inconnue
Prologue.
Automne 2011. La saison de pêche dans l’hexagone se terminant, rien de mieux pour se remonter le moral que de prévoir les prochains projets de voyage de pêche. C’était de cela qu’on discutait lorsque notre ami Stéphane s’est étonné qu’on ne soit jamais allé au Honduras, car un de ses amis y faisait régulièrement de très belles pêches. Je savais que le coin était bon pour la pêche au gros, mais n’avais jamais entendu parler d’autre chose. Une dizaine de jours plus tard nous retrouvâmes et remerciâmes Stéphane pour son « tuyau » en lui disant que tout était déjà programmé pour aller pêcher sur l’île de Roatan. Surpris, il nous dit que ce n’était pas sur cette île que son ami allait pêcher… « ça commence bien par un « R » dit-il en réfléchissant « – mais c’est Los … Los … »
« – Los Roques ? » je lui réplique en rigolant.
« – Oui c’est ça ! C’est bien ça, il va à Los Roques, j’en suis sûr ! » poursuit-il.
D’accord on s’est juste trompé de quelques milliers de kilomètres, car Los Roques est au Venezuela mon cher Stéphane !Par Kathleen & Jean-Pierre PICCIN
C’est ainsi que quatre mois plus tard, nous voilà en train d’admirer le lever du soleil embrasant l’horizon des tropiques. Pluie ou vent en perspective se dit-on, mais le suspens ne dure pas : une avalanche d’eau nous tombe dessus. La mine grise nous rejoignons Michael, notre guide tout sourire : « C’est super aujourd’hui ! Vous allez voir, il n’y a rien de mieux pour aller pêcher le tarpon ; Et en plus vous avez beaucoup de chance car on va pouvoir pêcher la marée montante et descendante ! Great ! »
Je me souviens d’avoir eu des guides qui se lamentaient au moindre nuage, mais ici on ne peut avoir qu’une pêche d’enfer en voyant ce gamin si optimiste devant des éléments déchaînés ! Engoncés dans nos impers, capuche protégeant les yeux, trempés jusqu’aux os, têtes baissées, nous nous plongeons sans rien voir dans la tourmente. Quinze minutes de saute mouton et le bateau ralentit. Osant enfin relever nos visières nous entrevoyons un petit village lacustre qui se rapproche de nous : une dizaine de maisons, aux couleurs chatoyantes, les pieds dans l’eau et adossées à une colline à la végétation impénétrable. Nous arrivons à Helene en nous dirigeant dans ce que l’on pourrait appeler une cour intérieure entre deux habitations, sauf qu’ici elle est immergée et occupée par deux bateaux, les seuls moyens de transport des habitants. En effet, comme beaucoup de villages sur l’île, il n’y a pas de route et l’accès se fait uniquement par la mer .
A peine le moteur arrêté, nous repérons immédiatement des marsouinages de baby tarpons. Je ne m’attendais à voir les poissons devant les terrasses des maisons ! Durant une bonne demi heure, cette cour, pas plus grande qu’une piste de cirque, se transforme en terrain de jeu ou de petits mais vaillants tarpons nous offrent un spectacle d’acrobatie du plus haut niveau au-dessus de l’eau. Quelle merveilleuse mise en bouche pour débuter ce séjour !
Le temps à notre bateau de faire un saut de puce et nous accostons dans un flat qui, au soleil aurait pu être magnifique… Mais qui sous ce ciel plombé ressemble à une belle esquisse dessinée à la mine de crayon. Sans trop y croire, nous avançons à petits pas sur un tapis d’herbe à tortue, mais quand même prêts à dégainer. Quelques pas pour se mettre « en jambes » et voilà déjà Michael canne tendue vers la surface de l’eau, immobile, à l’arrêt comme le ferait un chien de chasse devant une bécasse, qui nous montre un premier banc de bonefishs !
Un lancer maladroit et ils s’évanouissent, comme effacés par un coup de gomme. Je pense alors que la pêche va être dure et qu’il ne faudrait pas trop gâcher de telles occasions. Mais, au moment où ces pensées me traversent l’esprit, Michael nous montre « à perpette » d’autres poissons impossibles même à deviner ! On passe ainsi durant une demi heure d’un banc à l’autre sans pour autant en pêcher un. A notre décharge il faut dire que nos yeux n’arrivant pas à pénétrer la surface opaque de l’eau, qu’il est impossible de voir le comportement des poissons et que nous devons absolument faire confiance aux directives de notre guide : « stripe doucement – accélère – stop – reprend – ferre ! » Plusieurs fois, ne sentant pas de « toc » je n’ai pas ferré pensant que si on peut admettre qu’il voie dans cette pénombre les poissons, il est impossible qu’il puisse suivre la mouche ! Après quelques lancers infructueux, je me décide à l’écouter et à la grande satisfaction de mon moulinet qui se met à chanter, mon premier bone me fait un sprint qui laisserait sur place des coureurs de 100 mètres. Si nous devions continuer ainsi, une canne blanche serait plus appropriée. Mais heureusement, le soleil vient à notre secours en pointant son nez et le flat reprend des couleurs. Tandis que je retrouve la vue et pars pêcher seul comme un grand, Katy qui s’escrime sur un banc finit par sortir le premier bonefish. Le moral est au beau fixe lorsque Michael me dit de me dépêcher de prendre la canne à permit car il en a vu deux à une centaine de mètres ! Sans nous presser, nous nous approchons de ces très beaux poissons qui se nourrissent bruyamment et frétillent de plaisir en tapant la surface de l’eau avec leur queue. C’est la situation parfaite pour essayer de les leurrer. Cela fait un bon quart d’heure que nous les poursuivons à petits pas. Ils sont enfin à portée de canne, mais sans rien dire, Michael me fait signe avec sa main d’attendre encore… Il veut que nous les contournions pour avoir le vent dans le dos et m’offrir ainsi un maximum de chance. Floc, floc, floc… Ils sont tout près, en train de faire du tailing et on pourrait presque entendre le bruits des carapaces des petits crustacés qui craquent sous leurs dents. Je peux enfin lancer !
D’abord maladroitement, car le crabe accroché au bout de la ligne paraît être un boulet après les petites mouches utilisées jusqu’à présent. Puis, avec plus de précision, je lance sans les inquiéter juste à l’endroit où ils sont attablés en les invitant à goutter à mon amuse gueule. Rarement j’ai eu l’occasion de tenter ma chance et d’insister aussi longtemps avec des permits et c’est peut-être après un douzaine de tentatives que j’en vois un se diriger vers ma mouche. « Ramène vite. Arrête. Reprend doucement – Ok », me dit Michael. Le poisson n’est plus qu’à 7 à 8 mètres de nous lorsque j’entends « Ferre ! Ferre ! » Et comme d’habitude, n’ayant rien ressenti, bêtement, je n’en fais rien et je vois trois nageoires me saluer en s’éloignant à toute vitesse ! « Je l’ai vu prendre ta mouche et la recracher ! Sûr qu’il était pour toi, celui-la ! Pas de problème, on en trouvera d’autres ! » me dit Michael. Un petit repas au lodge et nous revoilà sur un autre flat où nous passons l’après-midi à croiser encore et encore des bancs de bonefishs qui se révèlent très malins (ou nous pas assez !) et pas du tout facile à leurrer. Heureusement pour nous que dans le nombre il y en avait un par-ci par-là, un peu plus affamé que les autres et qui venait jouer avec nous…
La soirée qui suit permet de mieux connaître les propriétaires, de grand baroudeurs qui, loin des records de vitesse ont fait le tour du monde à la voile en six ans et regrettent de ne pas avoir assez traîné… Grands respectueux de la nature, ils ont équipé le lodge de panneaux solaires et sont quasiment autosuffisants. Par la même occasion, ils nous font connaître les lieux qui ont abrité à tour de rôle pirates et corsaires espagnols, français ou anglais, laissant derrière eux de nombreux galions que recherchent encore quelques aventuriers. Il y a juste deux semaines d’ailleurs, l’un d’eux a été découvert à quelques encablures du lodge . Y a-t-il un trésor à son bord ? Le secret sera à coup sûr bien gardé dans la mesure où le gouvernement du Honduras est propriétaire des épaves… D’autres secteurs tout proches, offrent de très nombreuses opportunités mais dans l’ensemble, la pêche reste plutôt difficile, c’est aussi ça, la pêche ! En tout cas, nous sommes vraiment loin des clichés habituels figurant un pêcheur au milieu d’une grande étendue d’eau et, en arrière-plan, un petit îlot couvert de cocotiers !Guide Pratique
Points
forts : C’est une
destination peu fréquentée et qui le restera car le propriétaire du lodge tient
à préserver la qualité de l’environnement et de la pêche en n’acceptant que 6
pêcheurs . Très poissonneux, ce coin abrite de très beaux bonefish et de très
nombreux permits qui vivent sur
les flats en grand nombre. On n’insistera jamais assez sur le professionnalisme
de notre guide et des autres qui travaillent à cet endroit. Leur spontanéité et
leur gentillesse sont exceptionnelles ! On est loin des phrases
stéréotypées qu’on entend dans d’autres lieux et qui manquent bien souvent de
sincérité. Et enfin ,
point à ne pas négliger les tarifs sont 50/100 inférieurs à des séjours
équivalents : Il faut compter pour 6 jours au lodge environs 1800 euros
pour un pêcheur et 750 euros pour un accompagnant .Points faibles : Il est de taille et concerne la pollution visuelle à proximité
des villages . Le ramassage de poubelles étant difficile beaucoup de choses finissent dans la mer et on
voit ainsi de nombreux bouteilles en plastique et détritus qui flottent .
Heureusement que la plupart des zones sont propres et sauvages. Dans la partie
nord de l’île, la plus touristique, le problème ne se pose plus et il est à
parier que dans le reste de l’île on agisse de même dans très peu de temps .Comment s’y rendre
Le Honduras étant un pays à haut risque il est préférable de se rendre
directement des USA à Roatan.Les compagnies Continental/United propose plusieurs
vols par semaine depuis Houston et un depuis New York, et la compagnie Delta
s’y rend une fois par semaine depuis Atlanta . Penser
enfin à faire mettre tous les vols
sur le même billet pour qu’en cas de problème de connections ce soit la
compagnie aérienne ou l’agence qui a vendu les billets qui prenne en charge
d’éventuels frais supplémentaires.Où dormir
Les villes
West End & West Bay offrent de nombreuses possibilités d’hébergement . C’est un endroit animé et sympa où on peut se reposer du voyage ou profiter des
vacances avant ou après la pêche .Une bonne adresse à West
EndPour plus d’informations
sur l’île de Roatan– tourismroatan.com
Séjour Pêche
Mango Creek Lodge
mangocreeklodge.com
E-mail :[email protected]
Pour les accompagnants non pêcheurs des séjours écotourisme
avec snorkelling ou plongée et découverte de l’île sont proposés .Saison de pêche
Ouvert toute
l’année on n’a que l’embarras du choix. Retrouver le soleil en plein hiver est
bien tentant surtout quand on sait que la pêche est fructueuse mais pour les
aficionados du permit avril pourrait être le mois le plus intéressant.Materiel
de pêchePour le
bonefish-canne 9’ pour
soie flottante #8 , bas de ligne 15 livres et moulinet avec 150 mètres de
backingBoite à
Mouche :Les mouches
classiques (crazy charlie …etc ) semblent pas être très adaptées. On préféra
les petites crevettes vertes, roses et oranges ou de bitters, toutes avec un
montage anti-herbe .Pour le
permit–
canne 9’
pour soie flottante #9, bas de ligne 20 livres et moulinet avec 200 mètres de
backing . Ne pas trop serrer le frein du moulinet : lors du premier rush
la puissance est telle que la casse serait assurée !–
Boite à
Mouche :Crabes merkins
verts foncé, bleus ou roses et crevettes vertes .Pour le
baby Tarpon-canne 9’ pour
soie # 9Boite à
mouche :Deceiver de différentes couleurs
On rajoutera
des bas de ligne avec un brin en acier bien utile car il y a d’énormes
barracuda très plaisants à pêcher . Bien vérifier
tout son matériel avant le départ car il n’y a pas sur place de boutique
permettant d’être dépanné.Et ne pas
oublierUn écran
solaire indice 40 ou 50 résistant à l’eauUn répulsif
type « insect ecran » très efficace. Il ne faut pas oublier que dans
presque toute la zone tropicale sévit la dengue, une maladie jamais anodine
transmise par les moustiques. De plus, comme dans toute l’Amérique
Centrale, en fonction de la saison
une chimioprophylaxie antipaludéenne est conseillée.Un chapeau ,
un masque et des gants de protection solaireDes lunettes
polarisantesUn sac étanche
pour protéger les appareil photos de la forte humidité ambiante .
Meuse : Hermeville, un Open réussi
Organisé par l’association Lor’Fishing Events, Cast Again et la Fédération de pêche de la Meuse, l’Open de pêche des carnassiers aux leurres 2012 s’est déroulé le 1er avril sous un beau soleil mais avec un vent du nord glacial. Peu importe, car les 28 pêcheurs répartit sur 14 bateaux ont pris 132 poissons maillés (131 brochets et une perche). Cela montre le potentiel de l’étang du Perroi à Hermeville, d’une surface de 30 ha, géré par la dynamique fédération départementale de la Meuse ! Si les gros brochets n’étaient pas très actifs, il s’est pris de nombreux poissons entre 75 et 85 cm. Une belle journée et une organisation parfaite.
Renseignements :
www.federation-peche-meuse.fr
http://lor-fishing-events.blogspot.fr
Nouveauté 2012 : Hanàk / Bicolour Indicator
La marque tchèque Hanàk est spécialisée dans le matériel dédié à la pêche à la nymphe au fil. Ce fil indicateur bicolore d’un diamètre de 16 à 25/100, marqué tous les 50 cm permet d’éviter de faire un nœud entre deux fils de différentes couleurs.
Prix conseillé : 10,90 euros les 20 m.Notre avis : un fil qui doit être graissé pour une flottaison parfaite. Très bonne résistante, facile à nouer et très visible.
Disponible sur : www.moucheshop.com

Aidez le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises
Les sociétés AB Fly (mouches et fly tying) et Haart Entreprise (moulinets et cannes à mouches artisanales) se sont proposées pour aider le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises. Ce Collectif, qui regroupe plusieurs associations (Doubs Nature Environnement, Anper TOS, Pro Natura, la CPEPESC…) milite chaque jour depuis près de deux ans pour que le drame des rivières comtoises ne tombe ni dans la banalité, ni dans l’oubli. Le Collectif a déposé deux recours devant la Commission européenne dénonçant la non conformité de certains facteurs face à la Directive cadre européenne sur l’eau qui contraint les Etats membres de l’Union Européenne à un retour à un bon état écologique des cours d’eau pour 2015.
Par ailleurs, le Collectif rencontre les représentants de l’Etat, les agriculteurs, les représentants de l’industrie du bois, les communes, pour travailler ensemble à trouver des solutions qui permettraient de sortir de ce cauchemar. Trois groupes de travail ont été établis. Ils concernent l’agriculture, l’assainissement et le traitement du bois. Le Collectif a besoin de moyens financiers pour mener son action. Chaque analyse d’eau, de sol, chaque action juridique permet de montrer, sur la base d’expertises réalisés par des cabinets d’études ou par des juristes indépendants, une autre réalité que celle proposée par l’Etat, qui depuis le début des mortalités pisciaires sur la Loue et le Doubs, minimise grandement l’ampleur de cette catastrophe qui dépasse de très loin le cadre des simples poissons. A l’heure où nous bouclons ce journal, nous apprenons que les poissons meurent à leur tour sur la Bienne (haut Jura). Les analyses en cours détermineront la cause de ces nouvelles mortalités. Nous avons donc du pain sur la planche et avons besoin de l’aide de toutes les personnes qui se sentent concernées par ce combat.
Les sociétés Haart et AB Fly ont fait don au Collectif LRC de matériels. L’argent de la vente de ces produits sera reversé en totalité au collectif.
• 23 blanks de cannes à mouche Dan Craft (don de la maison Haart). Très bons blanks américains. S’agissant de fins de série, ces blanks ne sont plus couverts par la garantie. Thierry Haart nous a fourni le tableau de montage de ces blanks.
Caractéristiques :
Tous les modèles sont en 4 brins1 FT904 : 9‘, # 4, action rapide.
3 FT 905 : 9‘, # 5, action rapide.
3 FT 906 : 9’, #6, action rapide.
1 FT 908 : 9’, #8, action rapide.
1 FT 912 : 9’, #12, action rapide.
1 FT 1003 : 10’, #3, action medium.
1 FT 1005 : 10’, #5, action medium.
3 FTXL 904 : 9’, #4, medium rapide.
3 FTXL 905 : 9’, #5, medium rapide.
2 FTXL 906 : 9’, #6, medium rapide.
1 Signature V FSRV 964 : 9’6 pieds, #4, medium.
1 Signature V FSRV 965 : 9’6 pieds, #5, medium.Ces blanks sont proposés au prix unique de 100 euros pièce.
• 10 coffrets AB Fly
Contenant 2 DVD : Montage de mouches, 28 modèles et Pêches en rivières (nymphe à vue, mouche sèche et noyée) et réservoirs, montage de mouches.
Au total 44 montages de mouches + un livret d’illustrations sur le cycle des insectes aquatiques de Victor Nowakowski en édition limitée.
Coffret proposé à 66 euros pièce.Un grand merci à Thierry et Odile Haart et à Alain Barthélémy pour ces dons.
Les demandes d’achats devront être adressées par courrier à Philippe Boisson, 10 rue Jeanneney, 25000 Besançon, accompagnées d’un chèque à l’ordre de SOS Loue et Rivières comtoises.Renseignements :
Site Internet : www.arrete.net
Agrafe Decoy Spiral Snap
Dans notre numéro 89, nous avions rapporté que beaucoup de pêcheurs, dont nous sommes à la rédaction, étaient déçus par l’utilisation de nombreuses agrafes, qui, soit présentent des risques d’ouvertures inopinées, soit ne permettent pas le passage dans certains œillets (cas des agrafes sécurisées à passer dans les œillets des têtes en plomb), soit sont très difficiles à ouvrir lorsqu’on a les doigts engourdis. La marque japonaise Decoy propose depuis fin 2011 un modèle très astucieux que nous avons pu tester cet hiver en pêche verticale, y compris par des températures négatives. Plus besoin d’ouvrir l’agrafe pour y passer le leurre. Il suffit d’engager l’œillet du leurre en suivant le fer de la «Spiral Snap«. Ça force un peu à l’endroit où les deux tiges sont en contact (c’est ce qui assure la sécurité) et le tour est joué. La partie qui reçoit le leurre est pourvue d’une très belle courbe suffisamment large pour laisser beaucoup de liberté à l’ensemble et c’est bien là l’un des points capitaux pour une agrafe. Comme toujours avec Decoy, la qualité de l’acier et de son trempage sont excellents, ce qui en fait un modèle solide sur lequel on peut compter. Au chapitre des inconvénients, car il y en a comme toujours avec les agrafes, on note une tendance accrue à ratisser les algues filamenteuses. Certes, c’est assez inévitable avec les agrafes, et dans ce cas-là, rien ne vaut un raccord direct par un nœud entre le bas de ligne et le leurre. Autre défaut mineur, la « Spiral Snap » passe très mal dans les accroche-leurres des cannes. (pour celles qui en sont pourvues) Il n’en reste pas moins que cette agrafe apporte une solution efficace en action de pêche et résout les inconvénients majeurs de beaucoup d’autres modèles.
Prix conseillé :
6 euros le sachet de six agrafes. Existe en trois modèles selon la résistance de 10, 14 et 18 lbs.
Jura : Bienne, pas de fermeture de la pêche
Les mortalités importantes de truites survenues sur la Bienne (Jura) depuis plus d’un mois, continuent toujours. Contrairement à ce que nous avions relaté sur notre site, l’AAPPMA la Biennoise n’envisage pas de fermer la pêche sur les 24 km gérés par cette association. Les résultats des analyses de poissons prélevés par l’Onema ne sont toujours pas connus et il convient donc de rester très prudent. Il est fort probable en revanche que la consommation du poisson soit interdite, comme cela s’est passé sur la Loue.
Il est encore trop tôt pour affirmer que les causes des mortalités sur la Bienne sont similaires à celles de la Loue ou du Doubs. On peut toutefois observer plusieurs similitudes, comme le fait que les truites soient touchées au printemps, bien après la période de reproduction, ou encore que l’état général des poissons agonisants sont couverts de mycoses. Il faut en revanche bien comprendre que ces mycoses (saprolegnia) ne sont que des agents pathogènes opportunistes, qui au final tuent les poissons, mais ne sont pas responsables de leur affaiblissement au départ.
Si la thèse d’une similitude avec ce qui s’est passé sur le Doubs se confirme, le risque de voir la situation se dégrader sur la basse rivière d’Ain, dont la Bienne est un affluent, dans les années à venir est à craindre. Souvenons-nous que sur le Doubs, le parcours de Grand’Combe des Bois (aval du barrage du Châtelot) avait été le premier touché en 2009. En 2010, le “mal” avait traversé la retenue de Biaufond (200 ha), puis celui de la Goule (70 ha), pour toucher l’ensemble du parcours de Goumois et en 2011, c’était au tour des 35 km du Doubs suisse puis du Doubs français en aval jusque dans la région de Montbéliard. Soit plus de 60 km ! Trois ans après les premières mortalités massives sur la Loue, personne ne peut affirmer catégoriquement de quoi sont morts les poissons. La responsabilité des cyanobactéries tant pointée du doigt, ne seraient pas la seule en cause. Le rôle des molécules chimiques issues de la pollution dues aux activités humaines, encore très mal connu des scientifiques aujourd’hui pourrait contribuer à une cause générale multifactorielle complexe. Pour autant, sur la Bienne comme ailleurs en Franche-Comté, les causes de pollutions sont bien identifiées. Assainissement insuffisant des eaux usées (sur la Bienne cela saute aux yeux), agriculture en système karstique, traitement du bois, sont autant d’éléments composant le Chao que l’on vit actuellement.
Ceux qui attendent des réponses rapides à toutes les questions qui se posent risquent d’être déçus. C’est là toute la difficulté des dossiers de la Bienne, de la Loue, de l’Ain et du Doubs. Et cela permet aussi à l’administration de jouer la montre avant de s’attaquer aux causes, qui de toutes évidences se rattachent toutes à un mauvais état écologique de nos rivières.
Philippe Boisson

Cannes Devaux T 48 J. Boyko
Tissées selon une nouvelle technologie «corps hélicoïdale carbone», les cannes à mouche Devaux T 48 sont un modèle d’équilibre qui permettent une pratique de la pêche à la mouche moderne qui implique des performances au lancer mais aussi l’utilisation de fils très fins. Les héritières des T 47 sont donc très réussies et combleront les amateurs de cannes efficaces et performantes.
Par Philippe Boisson
Nous connaissions les cannes à mouche Devaux T 47, produits appréciés de nombreux pêcheurs. Cette année, Jacques Boyko, le directeur des Mouches Devaux, nous a présenté le nouveau modèle, baptisé logiquement T 48. Comme toujours avec cette marque dirigée par le capitaine de l’équipe de France de pêche à la mouche, pas de fioritures ni de clinquant, mais du discret et de l’efficace donc. Contrairement à une canne au verni brillant, le blank vert mat de la T 48 atténue les reflets lors du lancer. Les anneaux de corps sont des anneaux serpentiformes classiques, particulièrement fins et légers. Et quel bonheur de retrouver la poignée qui équipait les modèles précédents, d’un diamètre sensiblement supérieur à ce qui se fait un peu partout ! C’est un gage de précision et une bonne assurance contre la fatigue et les crispations. Même sobriété au niveau du porte-moulinet, que certains semblent trouver trop sommaire. Or, l’important n’est-il pas qu’il se fasse oublier justement ?
Le blank des T 48 ferait appel à une nouvelle technologie intitulée «corps hélicoïdale carbone», qui évite la déformation transversale du blank lors des lancers grâce à ce tissage particulier et à l’ajout de fibres non tissées.
Bien que le paramètre du poids soit parfois trompeur, il semblerait qu’en action de pêche, les T 48 soient plus légères que les T 47. Si cela semble être le cas avec les modèles en 9 pieds, cette sensation est encore plus nette avec les 10 pieds. L’action se veut très progressive, ce qui signifie que lors du lancer c’est surtout la pointe qui travaille, donnant ainsi la rapidité d’exécution nécessaire aux pêches “modernes”. Pour autant, c’est toute la canne qui se met au travail pour contrer le départ d’un joli poisson sur fil fin. Le bon équilibre de l’ensemble est incontestablement le point fort des T48.
En conclusion, si vous avez aimé les T 47, vous aimerez aussi les T 48 ! Si vous cherchez une canne efficace et polyvalente (sèche, nymphe, mouche noyée) cette nouvelle série se veut bien pensée, tant au niveau des composants que de l’action. C’est autant un outil idéal pour apprendre à lancer et à pêcher, qu’un outil efficace entre les mains d’un pêcheur chevronné. Le rapport qualité/performances/prix s’avère de même très favorable, d’autant que les T 48 bénéficient d’une garantie de trois ans contre tout défaut de fabrication et que la maison Devaux à la réputation de proposer des produits qui durent.
La gamme : 6 modèles en quatre brins sont disponibles. Ils couvrent l’essentiel des besoins pour les pêches à la mouche sèche, à la nymphe à vue ou au fil, la pêche en lac et en réservoir ainsi que la pêche à la mouche noyée.– 9 pieds pour soies 3/4 : modèle qui favorise l’usage de soies fines, naturelles ou artificielles.
– 9 pieds 4/5 : canne passe partout, dont l’action permet une mise en action rapide et la manipulation d’un long bas de ligne.
– 10 pieds 3/4 : une canne qui convient tout à fait pour la pêche à la mouche sèche en eaux rapides, mais aussi à la nymphe au fil.
– 10 pieds 4/5 : la plus polyvalente pour la rivière, qui permet autant de pêcher au fil que d’atteindre une distance honorable pour présenter une mouche à un poisson gobeur en grande rivière.
– 10 pieds 5/6 : modèle plus puissant que le précédent, plus adapté aux grandes rivières, mais qui peut aussi s’utiliser en lac pour la pêche aux chironomes par exemple.
– 10 pieds 6/7 : canne dédiée à la pêche au steamer en lac ou en rivière. Très bonnes performances lors des lancers.
Prix conseillé : De 410 à 430 euros selon le modèle.
Cannes livrées avec une housse de protection toile et dans un tube rigide.Renseignements :
Mouches Devaux : tél. : 04 50 48 68 08.
Mister twister : Cigar Shad, Micro Shad et Mini Tube
La célèbre marque américaine de leurres souples Mister Twister est l’auteur de trois nouveaux modèles très singuliers, qui se démarquent des autres productions. Tout d’abord le Cigar Mino, un shad de 10 cm au corps de section triangulaire très fin. Cette forme de corps laisse au pad caudal une très grande liberté, qui le laisse s’exprimer même à très faible vitesse, ou avec très peu de lest.
Le Micro Shad mesure quant à lui seulement 3 cm. Il peut être monté sur une micro tête plombée pour le “rock fishing” de moins de un gramme, placé devant un poisson nageur ou un leurre souple sur un hameçon simple ou encore présenté en drop shot. Le mini tube, mesure 4,2 cm. Monté sur un hameçon triple n° 14 ou 12, il est parfait en accompagnement d’un plomb palette.
Avantages des cannes à deux mains par rapport à la canne à une main ?
Quels sont les avantages des cannes à deux mains par rapport à la conventionnelle canne à une main ?
– Des distances de dérives aval accrues (de 24 à 28 m). La gestuelle doit néanmoins être bien rodée avec un équilibre canne/soie optimal.
– Des surfaces de peignage par le train de mouche augmentées
– Des lancers travers, voire carrément à 90°, améliorés grâce à la plus grande réserve de puissance et donc de torsion.
– Un guidage des dérives beaucoup plus aisé avec des jeux de mending plus efficaces.
– Un amortissement des impacts du train de mouches au shoot très délicat.
– Des lancers roulés le long des hautes berges arrière, qui permettent une prospection inégalée.
– Une diminution notable de la longueur de soie sur l’eau, du fait d’une plus grande hauteur du point de retenue.
– Un meilleur accrochage du poisson grâce à la plus grande amplitude du ressort de la canne, et de même un meilleur repérage des touches sans suites.
– Une tenue du poisson piqué plus souple, tout en conservant une tension régulière, ce qui permet de diminuer le diamètre du fil employé.
– Et aussi la possibilité de pêcher convenablement tout en employant des modèles de mouches artificielles plus typée toc, sans couper les lignes de courants, en deux mots une pêche au fil, mais sans soie…L’inconvénient majeur réside, il faut le dire, dans la gestuelle du lancer à adopter, voire l’harmonie entre les efforts des deux mains conjugués. Certes, les pêcheurs de poissons migrateurs ont ici un réel avantage. Pour les novices, il suffit de s’astreindre sur quelques sorties à n’utiliser que ce type de canne et à commencer par des petits roulés à une main, jusqu’à atteindre le point nécessaire à la mise en œuvre de la deuxième main pour mobiliser plus de puissance.

Publication : savoir identifier une écrevisse
Les fédérations lorraines de pêche ont édité un guide
d’identification des écrevisses en France métropolitaine, suite à une étude
conduite par les quatre fédérations départementales, soutenues par la FNPF. En suivant les conseils de
ce petit opuscule, clair et pédagogique, vous pourrez différencier les espèces
d’écrevisses indigènes, comme l’écrevisse à pattes blanches ou l’écrevisse des
torrents, des écrevisses exotiques envahissantes, comme l’écrevisse américaine
ou l’écrevisse calicot. Les populations d’écrevisses indigènes sont en danger dans
toute la France sous l’action combinée d’une dégradation de leur milieu et de
sa colonisation par des espèces concurrentes. Avec ce guide, vous pourrez agir
concrètement pour la sauvegarde des écrevisses des rivières françaises. Lecture vivement conseillée !Renseignements :
http://www.peche-54.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1&Itemid=3
http://www.peche-54.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=107&Itemid=113