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  • Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’

    Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’

    Difficile de ne pas ĂȘtre tentĂ© par ce leurre souple hyper rĂ©aliste qui fait dans l’imitatif. Par les Ă©clats qu’il envoie lors de sa nage, le Flash J Shad joue clairement sur le terrain des cuillers ondulantes ou du poisson maniĂ©.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un shad aussi bien fini. Le rĂ©alisme est donc bien le cheval de bataille de la trĂšs confidentielle marque japonaise Fish Arrow, dirigĂ©e par Takeshi Matsumoto. La gamme des Flash J se dĂ©compose en deux versions : shad et “finesse”, le tout disponible en 3, 4 et 5 pouces. Nous avons choisi de tester le modĂšle 5 pouces en version shad, car il s’agit du plus polyvalent dans nos eaux. GrĂące Ă  lui nous avons pu aussi bien rechercher le brochet ou le sandre, que le silure, le black-bass ou bien le bar. Si la gamme propose plus de dix coloris, nous pensons que les teintes naturelles sont celles qui s’accordent le mieux avec le rĂ©alisme de ce leurre. Les teintes watermelon (vert foncĂ© tirant sur le brun) ou “neon flick” (un bleu clair trĂšs naturel ) sont celles qui semblent les plus Ă  mĂȘme de simuler un petit poisson. Les Flash J sont tous pourvus d’une lamelle mĂ©tallique argentĂ©e, dorĂ©e ou rouge, dont l’effet est trĂšs naturel. C’est ainsi que dans l’eau, lorsqu’il nage, le leurre envoie des Ă©clats latĂ©raux trĂšs significatifs. C’est ce qui fait du Flash J un leurre souple trĂšs particulier, qui Ă©voque autant une cuiller ondulante qu’un poisson mort animĂ©. TrĂšs efficace pour la pĂȘche du brochet, il l’est aussi pour celle du sandre. Nous avons pu le tester cet hiver en Hollande, notamment Ă  Goimeer, lac rĂ©putĂ© difficile car trĂšs pĂȘchĂ© aux leurres souples, et il s’en est trĂšs bien sorti. Techniquement, le Flash J Shad est un leurre souple relativement simple. Ça sent le plastique et rien d’autre ! Les amateurs de leurres aromatisĂ©s seront donc déçus. En revanche, la lamelle argentĂ©e Ă©met un bruit nettement perceptible dĂšs que le leurre est en mouvement. Est-ce un plus ? Toujours est-il que le Flash J Shad a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adoptĂ© par quasiment tous ceux qui l’ont essayĂ©. La finesse de sa caudale lui permet en outre de bien nager avec seulement 3g de lest, ce qui est un trĂšs bon point pour les pĂȘches lĂ©gĂšres du brochet au-dessus des herbiers.

    Prix conseillĂ© : 9 euros le sachet de trois leurres (taille 5’’)

    Renseignement et liste des points de vente sur le site Internet de l’importateur pour la France : www.smith-pro.com

  • River2Sea / Dahlberg Diver Frog 60 F

    River2Sea / Dahlberg Diver Frog 60 F

    Larry Dahlberg est un cĂ©lĂšbre pĂȘcheur amĂ©ricain doublĂ© d’un “lures designer” reconnu. On peut dire qu’avec cette grenouille, il a frappĂ© un grand coup. Je vous recommande de voir la vidĂ©o sur le site Internet de River2Sea (www.river2sea.fr/frogs/dahlberg-diver-frog.html) afin de prendre conscience des qualitĂ©s nageuses de cette grenouille qui n’a Ă  premiĂšre vue rien de particulier comparĂ© aux innombrables autres modĂšles du marchĂ©, dont certains sont particuliĂšrement mauvais. Les pattes nagent comme une vraie tant sur l’eau que sous l’eau. Car la Dalhberg Diver Frog est particuliĂšrement inclassable Elle flotte, mais elle peut couler jusqu’à 60 cm si on la rĂ©cupĂšre canne basse et si l’eau libre entre les herbiers lui en laisse la place. Contrairement Ă  beaucoup d’autres modĂšles Ă©quipĂ©s d’hameçon double dont les pointes sont posĂ©s sur le dos d’un corps qui se dĂ©gonfle Ă  l’attaque, l’hameçon de la Dahlberg est apparent. En revanche il est protĂ©gĂ© des herbes par l’extension de la bavette qui lui sert Ă  plonger.

    Longeur : 60 mm (pattes au repos).
    Poids : 28 g.


    Conseils d’utilisation

    IdĂ©ale pour prospecter les trouĂ©es d’herbiers en surface en faisant des poses (les brochets aiment ça). La Dahlberg sait aussi plonger sur les zones plus ouvertes.

    Prix conseillé : 10,95 euros.
    Deux coloris disponibles (vert ou brun).

  • TĂȘtes de bassin versant : l’habit ne fait pas le moine…

    TĂȘtes de bassin versant : l’habit ne fait pas le moine…

    Les diverses pollutions de l’eau et la destruction des habitats aquatiques sont les deux principaux flĂ©aux subis par nos riviĂšres. Ces deux types de pressions se rencontrent en milieu urbain mais Ă©galement dans nos campagnes : rejets agricoles et recalibrages font en effet payer un lourd tribut Ă  nos cours d’eau. Les tĂȘtes de bassin versant semblent encore Ă©pargnĂ©es et sont considĂ©rĂ©es en bon voire en trĂšs bon Ă©tat Ă©cologique. Mais, concrĂštement, est-ce vraiment le cas ?

    Par Sylvain Richard et Guy Périat

    L’examen d’une carte du rĂ©seau hydrographique national nous montre que les petits ruisseaux se rencontrent un peu partout et ne sont pas cantonnĂ©s uniquement aux zones de montagnes ou de plateaux d’altitude. En dehors des secteurs Ă  la gĂ©ologie particuliĂšre, de type karstique, les sources qui donnent naissance aux petits rus peuvent en effet apparaĂźtre sur tous les terrains naturels. Malheureusement, les petits cours d’eau des zones urbanisĂ©es Ă  forte dĂ©mographie ou sur les territoires Ă  agriculture intensive n’existent plus en tant que tels depuis longtemps : recalibrĂ©s voire enterrĂ©s, ils s’apparentent maintenant plus Ă  des fossĂ©s insalubres qu’aux ruisseaux chantants chers Ă  ÉlisĂ©e Reclus

    Les tĂȘtes de bassins plus isolĂ©es de ces activitĂ©s apparaissent quant Ă  elles en meilleure santĂ©. Point de rejets d’égouts ou d’industries, de grands barrages structurants, d’extractions massives de granulats, de recalibrage et d’endiguements importants, etc
 Et pourtant, dans certains cas, lorsque des Ă©tudes hydrobiologiques sont conduites, les rĂ©sultats sont sans Ă©quivoque : trĂšs peu de truites sont capturĂ©es, la morphologie du cours d’eau apparaĂźt dĂ©gradĂ©e, la macro faune benthique est dĂ©cimĂ©e ou encore les sĂ©diments sont contaminĂ©s par des micropolluants de diverse nature

    Des sources de perturbations plus pernicieuses Ă  mettre en Ă©vidence, issues d’activitĂ©s humaines passĂ©es ou encore en vigueur, peuvent donc altĂ©rer plus ou moins grandement l’intĂ©gritĂ© et le fonctionnement de certains petits ruisseaux



    Un passé minier florissant !

    Le sol français est riche, ou du moins l’a Ă©tĂ© : la carte du BRGM (Bureau de recherches gĂ©ologiques et miniĂšres) prĂ©sentant la rĂ©partition des activitĂ©s miniĂšres en France en tĂ©moigne et la plupart des massifs montagneux ou des socles anciens, amont des bassins versants, sont ou ont Ă©tĂ© exploitĂ©s.
    Ces activitĂ©s ont en gĂ©nĂ©ral de trĂšs lourds impacts sur les eaux de surface. En fonction du type d’exploitation, l’ouverture d’une mine peut engendrer un dĂ©boisement systĂ©matique des alentours, ce qui peut modifier grandement les Ă©coulements de surface. Les exhaures et terrils issus de l’exploitation sont des sources de pollutions permanentes, chargĂ©s en mĂ©taux lourds notamment. Enfin, les travaux d’extraction nĂ©cessitent de grandes quantitĂ©s d’eau, prĂ©levĂ©e dans les cours d’eau situĂ©s Ă  proximitĂ©.
    En rĂ©gion miniĂšre, le rĂ©seau hydrographique a donc souvent subi de profondes transformations. Si elles sont trĂšs anciennes et que l’activitĂ© miniĂšre est abandonnĂ©e, la forĂȘt peut recoloniser le secteur. Toutefois, les riviĂšres et ruisseaux de tĂȘtes de bassin, Ă  Ă©nergie modeste, n’ont que trĂšs rarement la capacitĂ© de reformer par eux mĂȘmes leur intĂ©gritĂ© physique. Ils restent donc dans une situation perturbĂ©e, malgrĂ© l’abandon de l’activitĂ© industrielle. En outre, dans certains cas, les traces de contamination en mĂ©taux lourds se retrouvent dans les sĂ©diments et certains organismes aquatiques des dizaines d’annĂ©es aprĂšs la fermeture de la mine.

    Des sols remplis de déchets


    Pendant bien des annĂ©es, l’enfouissement des dĂ©chets de toutes sortes Ă©tait une pratique trĂšs courante dans nos campagnes
 Combes, thalweg, zones humides ou encore avens des rĂ©gions karstiques (les « emposieus » du Jura) ont ainsi servi de dĂ©potoirs idĂ©aux pendant de longues dĂ©cennies. Ce n’est qu’à partir de 1975 que ces pratiques sont interdites par la loi et depuis, des travaux d’assainissement sont mis en place. NĂ©anmoins, le travail est monumental et de nombreuses dĂ©charges sauvages, plus ou moins anciennes, sont encore dĂ©couvertes !
    Nos sols regorgent donc de dĂ©chets toxiques enfouis essentiellement durant le 20Ăšme siĂšcle. Et leur durĂ©e de vie, donc leurs effets inhibiteurs sur les organismes aquatiques, peuvent dĂ©passer plusieurs centaines d’annĂ©es
 Si, Ă  juste titre, la lumiĂšre a Ă©tĂ© faite rĂ©cemment sur les pollutions aux polychlorobiphĂ©nyles (les fameux PCB) sur les grands cours d’eau drainant de grands bassins industriels, mercure, plomb, zinc, ou encore cuivre, sont couramment retrouvĂ©s dans les cours d’eau de plus faibles dimensions
 dĂšs que l’on veut bien les chercher !
    Retracer l’histoire du bassin versant, en consultant des archives mais Ă©galement en s’entretenant avec les personnes locales, permet de fournir des informations essentielles sur les pratiques passĂ©es. Il est malheureusement assez rare qu’aucune ingĂ©rence ne soit intervenue.


    Une sylviculture peu respectueuse


    Du Moyen-Âge jusqu’au dĂ©but de la rĂ©volution industrielle, d’importantes coupes et dĂ©frichements dans la forĂȘt primaire ont permis de gagner des surfaces agricoles et de fournir du bois pour divers usages (chauffage, constructions
). Tant et si bien que sur cette pĂ©riode, les surfaces boisĂ©es sont passĂ©es de 90% Ă  seulement 15% du territoire. Les forĂȘts telles que nous les connaissons aujourd’hui sont donc rĂ©centes et pour l’essentiel issues de plantations, gĂ©rĂ©es pour des besoins commerciaux. Les cours d’eau ont payĂ© un lourd tribut Ă  cette exploitation forestiĂšre. Les consĂ©quences sur la ressource en eau, l’érosion des sols et la qualitĂ© morphologique peuvent ĂȘtre trĂšs importantes, notamment sur les tĂȘtes de bassins. En effet, sur ces zones peu accessibles, le cours d’eau a souvent servi de piste de dĂ©bardage du bois. DĂšs que son gabarit le permettait, le bois Ă©tait mĂȘme transportĂ© par flottage, sur des embarcations spĂ©cifiques ou en larguant directement les grumes au fil de l‘eau. Afin de faciliter la tĂąche de l’exploitant, la dynamite aidait souvent Ă  supprimer quelques gros blocs gĂȘnant le passage ou, dans certains cas, le cours d’eau Ă©tait tout simplement recalibrĂ©. Regardez pour vous en convaincre le film « Les Grandes Gueules » de Robert Enrico, avec Bourvil et Lino Ventura, qui se passe dans les Vosges

    Ces interventions musclĂ©es sur la colonne vertĂ©brale des cours d’eau ont encore des consĂ©quences aujourd’hui. En effet, ils n’ont plus la dynamique leur permettant de remplacer ces gros blocs et Ă©lĂ©ments minĂ©raux de grande taille, trĂšs attractifs pour la faune piscicole, et leur qualitĂ© morphologique s’en trouve ainsi durablement banalisĂ©e et altĂ©rĂ©e.
    Afin d’augmenter les rendements sylvicoles, les hauts bassins versants ont souvent Ă©tĂ© plantĂ©s de monocultures de rĂ©sineux (Ă©picĂ©a, douglas
). Or, ces essences ne sont pas adaptĂ©es aux milieux humides et des opĂ©rations de drainage des petits cours d’eau et zones humides ont dans certains cas Ă©tĂ© mises en Ɠuvre par les exploitants, dans l’objectif d’assĂ©cher les sols environnants et de gagner des terrains aisĂ©ment accessibles et exploitables. PlantĂ©es trop prĂšs des cours d’eau, ces essences engendrent de forts impacts sur leur morphologie : en fuyant l’humiditĂ© et a fortiori l’immersion, leurs racines s’enfoncent moins profondĂ©ment dans les sols et l’encorbellement des berges disparaĂźt. Celles-ci s’en trouvent alors dĂ©stabilisĂ©es et, en s’effondrant, entraĂźnent l’élargissement progressif du lit d’étiage et l’altĂ©ration des habitats piscicoles.
    Enfin, tout en fermant le milieu Ă  la lumiĂšre, ces plantations sont Ă  l’origine d’une acidification marquĂ©e des sols et demandent Ă©galement des traitements en herbicides ou fongicides assez poussĂ©s les premiĂšres annĂ©es, afin d’éviter le dĂ©veloppement de la vĂ©gĂ©tation herbacĂ©e concurrente ou l’infestation de pucerons. La dominance de rĂ©sineux aux alentours proches des ruisseaux de tĂȘte de bassin n’est en gĂ©nĂ©ral pas signe de bonne santĂ© du milieu. Il suggĂšre plutĂŽt de fortes interventions humaines passĂ©es.


    
 accompagnĂ©e d’une industrie de traitement du bois

    L’activitĂ© sylvicole s’accompagne d’une industrie de traitement du bois, les scieries, rencontrĂ©es traditionnellement au bord des cours d’eau : la force hydraulique servait en effet Ă  actionner les scies et autres machines outils nĂ©cessaires Ă  la dĂ©coupe des grumes. LĂ  encore, cette industrie a pu imposer des pressions supplĂ©mentaires sur la morphologie mais Ă©galement le rĂ©gime hydrologique des cours d’eau, en dĂ©tournant une partie des dĂ©bits.
    Avec l’essor de l’industrie chimique, la lutte contre les insectes xylophages et autres moisissures, ravageurs des bois coupĂ©s, a entraĂźnĂ© l’utilisation de nombreuses substances toxiques. Divers cycles de traitement sont couramment mis en place afin de prĂ©server les charpentes, les poteaux tĂ©lĂ©phoniques, les traverses de chemins de fer et autres produits de construction dĂ©rivĂ©s du bois.
    Certains produits ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s pour attaquer directement la carapace chitineuse des xylophages. En milieu naturel aquatique, ils sont de ce fait particuliĂšrement virulents contre les Ă©crevisses, les colĂ©optĂšres et les gammares. En effet, contrairement aux PlĂ©coptĂšres, ÉphĂ©mĂ©roptĂšres ou TrichoptĂšres qui prĂ©sentent une phase aĂ©rienne et peuvent ainsi Ă©viter une pollution ponctuelle, d’autant plus si celle-ci intervient aprĂšs l’émergence des imagos, les Ă©crevisses et autres gammares vivent tout leur cycle de vie dans l’eau et n’ont aucun Ă©chappatoire Ă  de telles contaminations. Mais c’est toutefois bien l’ensemble du peuplement de macro invertĂ©brĂ©s qui apparaĂźt fragilisĂ© par la prĂ©sence de polluants rĂ©manents issus du traitement du bois.
    En conclusion, la situation actuelle de bon nombre de petits ruisseaux aux eaux cristallines de nos contrĂ©es est finalement l’hĂ©ritage de plusieurs dĂ©cennies d’artificialisation ou de contaminations diverses subies sur le bassin versant. En fonction de leur dynamique, de la nature et de l’intensitĂ© des diffĂ©rentes pressions, certains cours d’eau auront pu se reconstituer pĂ©niblement, d’autres non. Mal connues, ces petites masses d’eau peuvent donc ĂȘtre dans une situation trĂšs Ă©loignĂ©e du sacro-saint bon Ă©tat Ă©cologique. Sans investigations particuliĂšres et prĂ©cises, la mise en Ă©vidence de certaines altĂ©rations pernicieuses n’est pas possible

    Des solutions techniques s’offrent aux gestionnaires : la situation n’est donc pas dĂ©sespĂ©rĂ©e ! Les financeurs ont malheureusement plutĂŽt tendance Ă  cibler leurs aides sur les milieux de plus grande taille, aux pressions plus Ă©videntes ou consensuelles comme les problĂšmes de qualitĂ© de l’eau ou de continuitĂ© Ă©cologique.
    Il n’est pas ici question d’opposer l’intĂ©rĂȘt de certains types de cours d’eau plus que d’autres : c’est bien Ă  l’échelle du bassin versant que la restauration des fonctionnalitĂ©s des milieux aquatiques doit ĂȘtre raisonnĂ©e. Mais dans ce contexte, les tĂȘtes de bassins devraient ĂȘtre quelque peu reconsidĂ©rĂ©es car elles mĂ©ritent toutes nos attentions : vĂ©ritables pouponniĂšres Ă  truites, elles sont la premiĂšre pierre de la reconquĂȘte de la qualitĂ© de nos cours d’eau. Et ce d’autant plus que les rapports coĂ»ts / gains biologiques de leur restauration sont bien souvent trĂšs intĂ©ressants
 Qu’on se le dise !

  • Finalement la pĂȘche sera bien fermĂ©e sur la basse Bienne

    Finalement la pĂȘche sera bien fermĂ©e sur la basse Bienne

    AprĂšs diverses informations contradictoires concernant le sort de la pĂȘche sur la basse Bienne suite aux graves problĂšmes de mortalitĂ©s pisciaires, le prĂ©fet du Jura a tranchĂ©. La zone concerne les 24 kilomĂštres de l’aval de la riviĂšre jusqu’Ă  l’entrĂ©e dans le lac de Coiselet. Ils seront donc fermĂ©s Ă  la pĂȘche pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e.

    DatĂ© du 4 avril, voici le communiquĂ© de la FĂ©dĂ©ration dĂ©partementale de pĂȘche du Jura au sujet de la situation sur la Bienne :


    MortalitĂ© piscicole sur la Bienne – Point au 4 avril 2012

    Les prĂ©lĂšvements de poissons moribonds rĂ©alisĂ©s sur la Bienne le 14/03/12 par la FĂ©dĂ©ration de PĂȘche du Jura assistĂ©e par le service dĂ©partementale de l’ONEMA du Jura ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s le jour mĂȘme au laboratoire dĂ©partemental d’analyses du Jura Ă  Poligny. Le docteur vĂ©tĂ©rinaire Mme Pozet, spĂ©cialiste des pathologies piscicoles, nous a rendu ses conclusions le 28/03/12.
    Sur les 2 ombres capturĂ©s, une mycose (saprolĂ©gnia) a Ă©tĂ© isolĂ©e de chacun des sujets au niveau des lĂ©sions cutanĂ©es. Le bilan global fait apparaĂźtre un mauvais Ă©tat gĂ©nĂ©ral avec des lĂ©sions de saprolĂ©gniose. Cette infection est classiquement observĂ©e sur des individus affaiblis, plus souvent sur des gĂ©niteurs juste aprĂšs la reproduction, alors qu’ils n’ont pas encore repris une alimentation normale du fait des tempĂ©ratures basses.
    A cette pĂ©riode du mois de mars, les poissons devraient avoir repris une alimentation normale, ce qui n’a pas Ă©tĂ© observĂ©.
    Sur les 4 truites, les examens bactĂ©riologiques ont permis Ă©galement d’isoler une bactĂ©rie de type Yersinia ruckeri Ă  partir du rein de ces derniĂšres. Cette bactĂ©rie est un pathogĂšne majeur, associĂ© Ă  une inflammation trĂšs forte de l’appareil digestif d’oĂč les lĂ©sions de « bouche rouge » pour dĂ©signer couramment cette infection.
    La yersiniose est une maladie bactĂ©rienne extrĂȘmement frĂ©quente en pisciculture, la bactĂ©rie ayant tendance Ă  se dĂ©velopper au moment du rĂ©chauffement des eaux. Les poissons peuvent s’ĂȘtre contaminĂ©s par le biais de l’eau qui peut contenir cet agent infectieux dans la matiĂšre organique, les doses infectieuses n’ont pas besoin d’ĂȘtre trĂšs importantes si par ailleurs les poissons sont en Ă©tat de stress et d’affaiblissement intense. Concernant la saprolĂ©gniose, il semblerait d’aprĂšs les premiers rĂ©sultats de biologie molĂ©culaire qu’on ait Ă  faire Ă  une souche Ă©mergente et dont le pouvoir pathogĂšne serait supĂ©rieur aux plus anciennes connues.
    En conclusion de ces analyses, il ressort que les poissons de la Bienne ont subit un stress et un affaiblissement intense qui les ont conduit Ă  dĂ©velopper les maladies listĂ©es prĂ©cĂ©demment. MĂȘme si la bactĂ©rie Yersinia ruckeri a Ă©tĂ© pour la premiĂšre fois dĂ©tectĂ©e dans un Ă©pisode de mortalitĂ© touchant l’arc jurassien, ce n’est qu’un pathogĂšne de plus.
    Qui de surcroĂźt se retrouve dans un cours d’eau sur lequel toute introduction de poisson est proscrite depuis 2009. Si ces poissons meurent aujourd’hui, c’est donc surtout en raison de l’état de dĂ©labrement de ce cours d’eau.
    Suite Ă  la publication de ces rĂ©sultats, une rĂ©union de concertation a eu lieu le mercredi 28/03/12 en PrĂ©fecture du Jura Ă  laquelle participait l’ensemble des acteurs : DDT, ARS, DREAL, ONEMA, FDPPMA, AAPPMA, LDA 39, 
 Le LDA a prĂ©sentĂ© les rĂ©sultats de ses recherches sur les poissons rĂ©cupĂ©rĂ©s par la fĂ©dĂ©ration de pĂȘche et l’ONEMA afin que toutes les personnes prĂ©sentes comprennent la complexitĂ© du phĂ©nomĂšne : les poissons ont certes dĂ©veloppĂ© certaines pathologies, mais cela n’aurait pas Ă©tĂ© possible sans un affaiblissement prononcĂ© liĂ© au mauvais Ă©tat de leur milieu de vie. Des pistes de travail ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es sans calendrier prĂ©visionnel.
    La FĂ©dĂ©ration a donc prĂ©cisĂ© qu’elle s’engageait financiĂšrement Ă  faire rĂ©aliser des analyses de sĂ©diments afin de rechercher la trace d’éventuelles cyanobactĂ©ries. Ceci contre l’avis de la DREAL qui compte tenu de la conclusion des rĂ©sultats de l’expertise collective coordonnĂ©e par ONEMA sur les mortalitĂ©s de poissons et les efflorescences de cyanobactĂ©ries de la Loue, ne jugeait pas pertinentes de telles investigations.
    Sans compter que, depuis les conclusions de cette expertise, les budgets allouĂ©s Ă  ces recherches ont Ă©tĂ© fortement rĂ©duits. Les rĂ©percussions de ces dĂ©cisions sont d’autant plus injustes qu’elles grĂšvent nos capacitĂ©s d’investigations qui sont Ă  la base de la comprĂ©hension de ces phĂ©nomĂšnes de mortalitĂ© massive, trĂšs diffĂ©rents au demeurant.
    Vouloir transposer les conclusions de l’expertise sur la Loue Ă  la Bienne c’est faire fie des diffĂ©rences fondamentales qui existent entre ces deux bassins versants trĂšs singuliers en matiĂšre d’occupation du sol. La dĂ©cision a Ă©galement Ă©tĂ© prise de fermer la pĂȘche par principe de prĂ©caution.
    En effet, compte tenu des Ă©lĂ©ments rapportĂ©s par Mme Pozet, la pratique de la pĂȘche pouvait faire courir des risques supplĂ©mentaires aux poissons de cette riviĂšre mais Ă©galement aux autres riviĂšres que les pĂȘcheurs Ă©taient susceptibles de contaminer par leurs accessoires. MĂȘme si l’eau et les poissons sont les principaux vecteurs de ces Ă©lĂ©ments pathogĂšnes, il nous a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© que le matĂ©riel utilisĂ© par les pĂȘcheurs (bottes, cuissardes, waders, Ă©puisettes, 
) pouvait ĂȘtre un vecteur supplĂ©mentaire. Quant Ă  la consommation du poisson, mĂȘme si ces Ă©lĂ©ments pathogĂšnes ne touchent que les poissons, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d’interdire cette derniĂšre par principe de prĂ©caution.
    Enfin, la pratique du No-Kill n’a pas Ă©tĂ© jugĂ©e pertinente compte tenu du risque accru de contamination de ces poissons aprĂšs manipulation. La fragilitĂ© de ces derniers Ă©tant d’autant plus importante qu’ils sont soumis Ă  un Ă©pisode de stress consĂ©quent liĂ© Ă  leur capture. Des analyses seront Ă©galement rĂ©alisĂ©es sur les 2 piscicultures du bassin de la Bienne afin de rechercher l’origine des pathogĂšnes observĂ©es sur les truites. AprĂšs plusieurs semaines d’attente, les dĂ©bits sont enfin redescendus Ă  une valeur similaire Ă  celle du dĂ©but de l’épisode de mortalitĂ©.
    Le 2 avril 2012 nous avons ainsi pu Ă©chantillonner, en collaboration avec l’ONEMA, 10 stations rĂ©parties entre l’aval du barrage de Lavancia et l’amont de la ville de St Claude. Toutes les stations d’épuration sur ce secteur ont Ă©tĂ© encadrĂ©es afin de vĂ©rifier leur impact sur le milieu. Les rĂ©sultats sont attendus la semaine prochaine.

    FĂ©dĂ©ration du Jura pour la PĂȘche et la Protection du Milieu Aquatique
    395 rue Bercaille
    39000
    Lons-le-Saunier
    Site internet : www.peche-jura.com

  • Le lac de Tignes

    Le lac de Tignes

    Le plus urbain des lacs de montagne du massif alpin n’en reste pas moins l’un des plus intĂ©ressant Ă  pĂȘcher Ă  la mouche. PerchĂ© Ă  2100 mĂštres d’altitude au cƓur de la station de ski, le lac de Tignes est accessible en voiture. Certains y verront un inconvĂ©nient, d’autres un avantage ! La pĂȘche est Ă  mi-chemin entre celle d’un rĂ©servoir, car une population de truites arcs-en-ciel et farios y est entretenue par des introductions de poissons de tailles variables, et celle d’un lac de montagne au sens oĂč certains poissons sont issus de la reproduction naturelle. Une population de cristivomers est Ă©galement bien prĂ©sente et compte des poissons dont la taille peut atteindre le mĂštre. La superficie du lac, de 25 hectares d’eau pour une profondeur maximale de 40 mĂštres, en fait l’un des plus grands lacs naturels du massif Ă  cette altitude.

    HervĂ© Genet, guide de pĂȘche : http://herve.genet.pagesperso-orange.fr

  • Cuillers Ă  Silure : Pezon & Michel

    Cuillers Ă  Silure : Pezon & Michel

    La marque Pezon & Michel s’est lancĂ©e l’annĂ©e derniĂšre dans la commercialisation de cuillers ondulantes adaptĂ©es Ă  la traque du silure au lancer. Ces cuillers sont taillĂ©es pour aller chercher les gros poissons. Leurs accessoires : hameçons triples, anneaux brisĂ©s et Ă©merillons sont renforcĂ©s. Elles permettent de pĂȘcher les grands courants de nos fleuves notamment. AgrĂ©mentĂ©es de teasers octopus ou de jupes en silicone, elles offrent une bouchĂ©e consĂ©quente apte Ă  sĂ©duire les plus gros spĂ©cimens. Pezon & Michel propose ainsi 4 modĂšles de cuillĂšres aux nages diffĂ©rentes. MalgrĂ© leur poids important, ces cuillers ne nagent pas toutes trĂšs profondĂ©ment. Il est possible, en accĂ©lĂ©rant leur animation, de faire nager les modĂšles les plus volumineux dans moins de deux mĂštres d’eau. MalgrĂ© tout, ces leurres sont Ă  rĂ©server Ă  la prospection d’une bonne lame d’eau. Ils necessitent en outre un matĂ©riel adaptĂ© pour pouvoir les lancer et les animer avec aisance.

    Renseignements et liste des points de vente :
    www.pezonetmichel.com

  • SlovĂ©nie, le dĂ©bat : vos rĂ©actions

    Slovénie, le débat : vos réactions

    Buzz sur Internet, courriers Ă  la rĂ©daction, l’article de Philippe Boisson au sujet de la pĂȘche en SlovĂ©nie n’est pas passĂ© inaperçu. Voici quelques Ă©chantillons reprĂ©sentatifs parmi les centaines de rĂ©ponses reçues. J’encourage nos amis slovĂšnes Ă  les lire, car elles montrent l’évidente artificialisation des peuplements pisciaires dans les riviĂšres du pays.

    « J’ai lu avec intĂ©rĂȘt et dĂ©pit vos commentaires sur votre excursion slovĂšne dans votre dernier numĂ©ro. J’ai pu en trouver de semblables sur les forums ces derniĂšres annĂ©es. Voici les miens.
    Je me suis rendu trois fois Ă  Most Na Soci entre 1998 et 2001 Ă  chaque fois Ă  la mi-juillet : ça date donc un peu. J’ai pĂȘchĂ© essentiellement la basse Idrijca et ses deux affluents, Baca et Trebusisca, anecdotiquement la Soca et deux de ses affluents Ucja et Lepena. Ces riviĂšres sont des joyaux, relativement peu polluĂ©s et trĂšs agrĂ©ables Ă  pĂȘcher Ă  la mouche, les trĂšs nombreux insectes aquatiques comme terrestre offrant de belles opportunitĂ©s. La pollution est faible, d’origine domestique : cette zone de moyenne montagne ne se prĂȘte pas Ă  l’agriculture intensive et il n’y a pas d’industrie. CĂŽtĂ© pĂȘche, il y a Ă  boire et Ă  manger et j’ai tout de mĂȘme pu noter une certaine dĂ©gradation de la qualitĂ© de la prestation d’un sĂ©jour Ă  l’autre. Le bassinage est certes la rĂšgle et le fait est qu’il doit correspondre Ă  une certaine demande, ne serait ce que des Italiens et Autrichiens frontaliers qui viennent pour conserver les trois poissons auxquels ils ont droit, ou tout simplement pour les locaux, en particulier sur la Soca et la Lepena. Il y a tout de mĂȘme de trĂšs beaux coups de ligne Ă  faire, enfin peut-ĂȘtre faut-il dĂ©sormais en parler au passĂ©â€ˆ? A noter aussi que:
    – lors de mon premier voyage, j’ai observĂ© Ă©normĂ©ment de juvĂ©niles « 0+ » de toutes espĂšces, ce qui n’a pas Ă©tĂ© le cas par la suite.
    – l’hiver prĂ©cĂ©dent mon dernier sĂ©jour avait Ă©tĂ© marquĂ© par des crues trĂšs fortes.

    J’ai donc pris des arcs en manches courtes, aux couleurs ternes…

  • SlovĂ©nie, paradis perdu :  la rĂ©ponse de l’institut de la pĂȘche slovĂšne

    SlovĂ©nie, paradis perdu : la rĂ©ponse de l’institut de la pĂȘche slovĂšne

    Dans notre dernier numĂ©ro, l’article de Philippe Boisson intitulĂ© SlovĂ©nie, paradis perdu, a suscitĂ© de vives rĂ©actions chez nos lecteurs, ainsi qu’au sein mĂȘme du gouvernement slovĂšne, qui a souhaitĂ©, et c’est bien lĂ©gitime, publier dans nos colonne un droit de rĂ©ponse, que voici :

    Permettez-moi de vous contacter au sujet de l’article paru dans votre revue PĂȘches Sportives, qui est une des revues les plus importantes et les plus lues en France comme en Europe. Dans votre dernier numĂ©ro, vous avez publiĂ© sur quelques pages un article consacrĂ© Ă  la pĂȘche Ă  la mouche dans les riviĂšres slovĂšnes, plus particuliĂšrement dans la Krka et la Sava Bohinjka. Lorsque j’ai lu cet article avec mes collĂšgues, nous avons Ă©tĂ© surpris du point de vue exprimĂ© par votre journaliste, M. Boisson, sur l’Ă©tat des riviĂšres en SlovĂ©nie.
    En tant que connaisseur des riviĂšres de pĂȘche Ă  la mouche et des parcours en Europe et dans le monde, vous savez que la SlovĂ©nie gĂšre son patrimoine piscicole selon des objectifs prĂ©cis et qu’elle prĂ©pare avec beaucoup de prĂ©cision et de professionnalisme des plans de gestion pluriannuels de ses ressources piscicoles. Ces plans sont ensuite approuvĂ©s par le Ministre de l’environnement et de l’amĂ©nagement du territoire ainsi que le Ministre de l’agriculture, des forĂȘts et de l’alimentation. Avec ces plans de gestion, nous essayons de garantir une biodiversitĂ© optimale ainsi qu’une bonne qualitĂ© des eaux mĂȘme si, au cours des dix derniĂšres annĂ©es, les cours d’eau en SlovĂ©nie ont malheureusement beau- coup changĂ© sous l’influence de divers facteurs et se sont dĂ©gradĂ©s.
    Dans son article, M. Boisson cite un certain nombre de faits (par ex. le jet de nourriture aux poissons du haut d’un pont, la prĂ©sence d’une cage contenant des poissons malades, le mauvais Ă©tat des truites dans la Radovna, le nombre trop important de truites arc-en-ciel dans les riviĂšres slovĂšnes, le vendeur de cartes de pĂȘche appelant le garde-pĂȘche pour que ce dernier relĂąche des truites arc-en- ciel pour la pĂȘche, etc. ), qui, je pense, ne tiennent pas debout ou n’ont Ă©tĂ© que le fruit hasardeux d’un concours de circonstances.
    J’aimerais souligner que nous rĂ©prouvons l’acte de nourrir des poissons du haut d’un pont sans le porter Ă  notre connaissance. Nous condamnons et pourchassons de telles activitĂ©s. Je suis donc persuadĂ© que ceci n’a Ă©tĂ© que le fruit du hasard ou bien l’action irrĂ©flĂ©chie de personnes individuelles. Je suis Ă©galement d’accord avec le fait que la cage, qui a Ă©tĂ© aperçue dans le cours supĂ©rieur de la Krka, ne devrait pas ĂȘtre lĂ . A la suite d’une enquĂȘte menĂ©e auprĂšs des habitants, nous avons constatĂ© par aprĂšs que la cage mentionnĂ©e dans l’article appartenait Ă  l’un des habitants et que les poissons qu’elle contenait Ă©taient destinĂ©s Ă  des pique-niques et donc en aucun cas au dĂ©versement. Comme cet acte est interdit par la loi, nous avons transmis ce dossier Ă  l’Inspection.
    En ce qui concerne le lĂącher de truites arc-en-ciel, auquel cet article accorde le plus d’importance, j’aimerais dire que nous ne lĂąchons que des truites arc-en-ciel stĂ©riles et que leur nombre a diminuĂ© de 30% au cours des quatre derniĂšres annĂ©es, comme le confirment les documents officiels. Il convient Ă©galement de souligner que toutes les truites arc-en-ciel qui sont lĂąchĂ©es dans les cours d’eau pour les besoins de la pĂȘche sont Ă©levĂ©es dans des piscicultures spĂ©ciales possĂ©dant une licence, ce qui Ă©quivaut Ă  dire qu’elles sont soumises Ă  un contrĂŽle rigoureux.
    Ceci est une rĂ©ponse trĂšs succincte aux allĂ©gations de M. Boisson sur l’Ă©tat des riviĂšres destinĂ©es Ă  la pĂȘche en SlovĂ©nie. J’espĂšre ou bien je crois que M. Boisson a eu de la malchance quant au choix des dates et des lieux de pĂȘche et que cet article ne dĂ©crit pas la situation rĂ©elle. Mais avant tout, je me pose la question de savoir si sa pĂȘche a vraiment Ă©tĂ© une telle catastrophe pour que l’auteur lui ait consacrĂ© autant de place dans la revue ? AprĂšs avoir pris connaissance de cet article, nous avons aussitĂŽt lancĂ© une vaste enquĂȘte sur la pĂȘche en SlovĂ©nie au sein des nombreux enthousiastes de la pĂȘche et des guides locaux et Ă©trangers. Jusqu’Ă  aujourd’hui, nous n’avons reçu aucune opinion nĂ©gative. Des pĂȘcheurs Ă  la mouche du monde entier viennent en SlovĂ©nie et sont pour la plus grande part ravis. Notamment, nous remarquons avec plaisir que le pourcentage de pĂȘcheurs Ă  la mouche français a presque doublĂ©.
    Je vous serais reconnaissant de nous permettre de publier dans le prochain numĂ©ro de votre revue un article dans lequel nous prĂ©senterions d’un point de vue professionnel le systĂšme de gestion des cours d’eau en RĂ©publique de SlovĂ©nie et montrerions que le point de vue exprimĂ© par votre journaliste ne se base que sur une visite trĂšs rapide et qu’il ne correspond pas Ă  la situation rĂ©elle.
    Cher M. Samuel Delziani
    Je me suis permis d’Ă©crire cette lettre car j’ai Ă©tĂ© surpris de voir avec quelle lĂ©gĂšretĂ© des faits qui discrĂ©ditent la pĂȘche Ă  la mouche en SlovĂ©nie sont mentionnĂ©s ; faits que nous ne pouvons pas et n’avons pas le droit de gĂ©nĂ©raliser Ă  la gestion de la pĂȘche dans son entier. Comme M. Boisson, Ă  la suite d’un concours de circonstances qui n’avait pas de lien avec la gestion des parcours de pĂȘche, n’a pas pu goĂ»ter Ă  tous les plaisirs de la pĂȘche Ă  la mouche en SlovĂ©nie, je l’invite, avec vous, Ă  venir nous rendre visite une nouvelle fois.
    J’espĂšre pouvoir bientĂŽt vous rencontrer et vous prie d’agrĂ©er mes meilleures salutations.

    Dejan Pehar
    Directeur de l’Institut de la pĂȘche en SlovĂ©nie – Zavod za ribistvo Slovenije

  • La haute vallĂ©e de la Loire en ArdĂšche

    La haute vallée de la Loire en ArdÚche

    Les grands fleuves ont plus d’un (dĂ©)tour dans leur sac. Et la Loire n’échappe pas Ă  la rĂšgle, tant elle est dĂ©jĂ  magistrale en son cours supĂ©rieur, dans la rĂ©gion de Sainte-Eulalie. Peu connue des touristes pĂȘcheurs, la Loire surprend par la qualitĂ© de son cadre, par son dĂ©bit dĂ©jĂ  imposant, surtout dans les gorges, Ă  quelques kilomĂštres au sud du village, prĂšs de Usclades-et-Rieutord. La pĂȘche y est authentique, avec des poissons qui demandent une approche discrĂšte et un bon sens de l’eau. Elle s’y pratique Ă  la mouche sĂšche, en nymphe au fil et selon une technique locale de pĂȘche Ă  la mouche noyĂ©e utilisĂ©e les jours de grand vent. La pĂȘche au toc ou au lancer donne Ă©galement de trĂšs bons rĂ©sultats dans les gorges.

  • PĂȘches Sportives VidĂ©o n°27 : Technique italienne de pĂȘche Ă  la mouche, Nage et maniement des leurres Ă  bar

    PĂȘches Sportives VidĂ©o n°27 : Technique italienne de pĂȘche Ă  la mouche, Nage et maniement des leurres Ă  bar

    Dans cette vidéo :

    1. Technique de l’Ă©cole italienne de pĂȘche Ă  la mouche

    En dĂ©veloppant sa technique de lancer total (TLT) Roberto Pragliola a fait des Ă©mules. Membre de la section suisse de cette Ă©cole italienne, Marcel Formica nous emmĂšne sur les riviĂšres du massif du Jura pour nous faire dĂ©couvrir une technique qui fait appel Ă  des cannes trĂšs courtes et Ă  des soies lĂ©gĂšres. AdaptĂ©e aux eaux courantes, elle permet de faire pĂȘcher la mouche sur les meilleurs postes avec une grande efficacitĂ©, comme par exemple dans un lent remous bordĂ© par un fort courant. Une approche Ă©tonnante et efficace qui prend Ă  contre-pied les idĂ©es reçues sur la pĂȘche en eaux rapides !

    2. Nage et maniement des leurres Ă  bar

    Cette petite sĂ©quence vient en complĂ©ment du dossier leurres Ă  bar de ce numĂ©ro. Si comme beaucoup d’entre-nous vous avez prĂ©vu de passer vos vacances sur les cĂŽtes bretonnes ou de l’Atlantique, voici ce qu’il faut savoir sur l’animation des leurres pour le bar, les nages obtenues avec diffĂ©rents modĂšles de tĂȘtes plombĂ©es. Mal utilisĂ©, le meilleur des leurres ne vaut rien. Cette vidĂ©o se destine donc aux pĂȘcheurs occasionnels du bar durant la saison estivale.