Catégorie : Test matériel

Retrouvez ici tous nos tests de materiels de pêches : top et flop des cannes, moulinets, mouches, soie, vêtements pour la pêche, materiel nautique.

  • Smith / Dephty Do Max 4/5 m

    Smith / Dephty Do Max 4/5 m

    Dans la grande famille des cranck-baits et parmi les modèles permettant d’atteindre une profondeur de 4 à 5 mètres, tous les modèles ne se valent pas. Le Dephty Do Max se distingue, comme beaucoup de leurres de la marque japonaise Smith, par une excellente tenue dans le courant. Il faut vraiment que ça pousse pour qu’il décroche, ce qui est loin d’être le cas avec tous les cranck-baits très plongeants. Pour la pêche des carnassiers (sandres et brochets notamment), c’est un modèle qui mériterait d’être plus souvent utilisé. Ce leurre muni de billes métalliques qui émettent un son clair plaît beaucoup aux carnassiers. Un leurre à découvrir ou à redécouvrir, qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie il y a bientôt dix ans. On pourra regretter son prix élevé, qui justifierait d’autres hameçons que ceux proposés.

    Longueur : 60 mm.
    Poids : 13 g.


    Conseils d’utilisation
    Rien de plus facile que de ramener un cranck-bait, puisqu’il suffit de mouliner de façon régulière en tenant la canne en position basse. Le Dephty Do Max se laisse guider et son excellente stabilité dans le courant lui évite de décrocher en cas de vitesse trop élevée.

    Prix conseillé : 18 euros.
    Liste des points de vente : www.smith-pro.com

  • Le fil de titane contre les dents des brochets

    Le fil de titane contre les dents des brochets

    Après une timide apparition sur le marché il y a deux ans, le fil de titane utilisé comme bas de ligne pour la pêche du brochet fait un retour en force. Plusieurs marques proposent cette année des bas de ligne prêts à l’emploi et même du titane vendu par 2,5 m. Si le prix reste élevé, il faut accorder à ce matériau de nombreuses qualités.

    Par Philippe Collet

    Les bas de ligne à base de fils en alliage de titane, appelé aussi titanium par certains fabricants, ont la particularité d’être très solides et quasiment indéformables. Dans des conditions normales d’utilisation, il est impossible de tordre ou de faire coquer un fil de titane. Tant que l’angle de pliage n’est pas totalement refermé (brin contre brin) ou que le matériau ne subit pas un frottement avec un échauffement important, un fil de titane ne peut pas rester marqué.
    Ce matériau est inoxydable, ce qui est un atout important pour un usage en mer, par exemple. Il est aussi étirable, ce qui lui permet d’absorber une partie des ferrages les plus violents avant de revenir à son état initial. Contrairement à un morceau de corde à piano qui va se tordre au premier impact dans une branche ou dans la gueule d’un poisson, ou à un bas de ligne d’acier multibrin qui va se mettre à tirebouchonner dès qu’il sera un peu malmené, un bas de ligne en titane reste totalement droit.
    Lors d’un voyage de pêche sur le grand lac des Esclaves au Canada, il y a près de deux ans, nous avons pu réellement tester les qualités de ce matériau. Nous avons abandonné l’usage des bas de ligne en fluorocarbone, pourtant en 80/100, dès la première heure de pêche, car ils étaient coupés quasi systématiquement par des brochets voraces à la dentition particulièrement tranchante. Les bas de ligne en acier multibrin ont subi le même sort car ils étaient tous coqués après la prise d’un ou deux poissons. Les bas de ligne en corde à piano monobrin résistaient bien mais devaient être détordus régulièrement. Bien qu’efficaces sur ces poissons non éduqués, je ne les trouvais pas à mon goût car trop grossiers. Ayant préparé quelques avançons en titane de 40 lbs pour le voyage, j’ai pour ma part rapidement opté pour cet accessoire et j’ai pu enchaîner les prises sans plus me soucier de mes bas de ligne. J’en ai toutefois cassé deux durant le séjour, après qu’ils eurent pris près de 50 poissons chacun.
    Après autant de ferrages appuyés, de rushs violents, de décrochages spectaculaires, les bas de ligne prenaient un léger pli au niveau du sleeve (tube métallique serti sur les deux brins repliés de la boucle) et cassaient finalement à cet endroit. Il a suffi de les remplacer, quand ils commençaient à être marqués, pour ne plus en casser. Autant dire que, revenu en France, je ne suis pas près d’en casser un vu la moyenne des prises journalières.

    Pourtant, lorsqu’on évoque ces bas de ligne, de nombreux pêcheurs se plaignent de casses immédiates, dès le premier lancer appuyé ou le premier ferrage, avec des bas de ligne tout faits, fraîchement sortis de leur emballage. Il s’agit le plus souvent de casses au niveau d’un sleeve, liées a priori à un défaut de fabrication. J’ai remarqué que le titane devient très fragile lorsqu’il a pris un pli ou un coup. Ainsi un sleevage trop serré, un pli marqué peuvent le rendre cassant comme du verre. On s’en rend compte lorsqu’on coupe un brin de titane avec une pince, cela semblebeaucoup plus facile qu’une corde à piano du même diamètre.
    Lorsqu’on réalise ses bas de ligne soi-même, il faut utiliser des sleeves au diamètre adapté et une bonne pince à sleever pour serrer solidement le titane sans le marquer. Le titane est difficile à sleever, car c’est un matériau particulièrement glissant. Il est alors tentant de serrer très fort pour pallier cet inconvénient. A ce moment-là, on doit affaiblir le matériau. Je pense que les casses immédiates, enregistrées sur des bas de ligne neufs, sont liées à un procédé de fabrication inadapté.
    Ce phénomène d’écrasement du matériau semble encore plus marqué avec les bas de ligne multibrins.
    Les casses peuvent toutefois aussi se produire avec des bas de ligne sous-dimensionnés par rapport au leurre utilisé. Ainsi, par exemple, un gros jerckbait de 100 g ne devra pas être envoyé avec un bas de ligne de moins de 50 lbs de résistance, au risque de voir le leurre partir tout seul sur un lancer appuyé. Outre leur résistance, les bas de ligne en titane sont discrets et restent bien en ligne. Le rapport diamètre/résistance du titane est intéressant. Les caractéristiques mécaniques du produit ne s’altèrent pas dans le temps (contrairement, par exemple, à l’effilochement de quelques brins d’un bas de ligne en acier). Autre atout majeur, ce matériau reste droit comme un i tout en étant souple. Il permet ainsi un contact direct du pêcheur avec son leurre et ne produit pas l’effet ressort (peu discret) de la plupart des bas de ligne en acier, un peu malmenés, accrochés à un leurre qui ne tire pas.

    On appréciera particulièrement ces bas de ligne pour la pêche du brochet à la mouche, mais aussi en petit diamètre pour la pêche verticale, par exemple. On les utilise déjà depuis longtemps, en très gros diamètres, pour la pêche aux gros jerkbaits. Pour ma part, je les utilise systématiquement maintenant, dès que je risque de rencontrer un brochet. J’adapte simplement leur diamètre à la pêche pratiquée et à la puissance du matériel utilisé. De nombreux fabricants proposent aujourd’hui des bas de ligne en titane tout faits, en monobrin ou multibrins (souvent sept brins). Passé les premières fabrications, il semble maintenant que les produits se fiabilisent. Les bas de ligne reviennent assez cher, mais leur prix doit être mis en balance avec leurs qualités et leur durée de vie très longue, à condition de ne pas les risquer trop souvent sur des postes encombrés.
    A titre d’exemple, la marque Cannelle propose des bas de ligne monobrin avec émerillon et agrafe de 15 ou 31 cm ou des avançons à simples boucles de 40 cm dans des diamètres de 20, 30 ou 40/100 de millimètre, pour des résistances respectives de 5, 8 et 15 kg. Illex propose des Titanium leaders en sept brins de 30 cm de longueur, avec émerillon et agrafe en 16, 28, 54 et 70 lbs. Il va être maintenant possible de trouver du titane en rouleau en France. Pour 2011, la marque Cannelle en propose en deux tailles : 20 et 30/100 pour des résistances respectives de 5 et 8 kg. Ces diamètres permettent une présentation très discrète, mais doivent être réservés à des pêches plutôt fines et tactiles. La gamme mériterait d’être enrichie de diamètres plus conséquents pour couvrir tous les styles de pêche. Saluons toutefois la mise à disposition d’un diamètre très fin, difficile à trouver habituellement, très adapté aux pêches légères et à la pêche verticale.

  • DAÏWA / CERTATE

    DAÏWA / CERTATE

    Cette  évolution du Certate, un des modèles phares de la marque, est fabriquée au Japon, ce qui est un gage indéniable de qualité. Comparée aux précédentes versions, cette nouvelle mouture dispose d’un rotor 15 % plus léger, possédant des arches ajourées qui descendent plus bas sur le corps de bobine. L’avantage permet d’abaisser le centre de gravité, donc procure un meilleur équilibre au moulinet par une compacité accrue.

    Autre amélioration : une nouvelle huile équipant les rondelles de feutre du frein. Cette huile rend le frein plus régulier et empêche les saccades, donnant un meilleur confort au pêcheur lors d’un combat avec un beau poisson. Disposant de 9 +1 roulements de qualité, il est vendu en cinq tailles. Les modèles de petite taille 1003 et 2506 disposent de bobines Match spéciales pour les tresses fines.
    71 cm au tour de manivelle, poids 245 g pour une capacité de bobine de 155 m de 28 centièmes, en ce qui concerne le modèle 2500. Prix conseillé : 480 euros.


    Notre avis :
    Un modèle de référence qui se trouve encore amélioré. Son prix peut paraître élevé, mais la longévité d’un Certate doit être prise en compte, comparée à un modèle moins onéreux (origine de Chine, Corée ou Malaisie) mais beaucoup plus fragile. Nous conseillons le Certate aux pêcheurs pratiquant de façon très régulière, qui recherchent un produit qui dure.

  • JMC / GILET JMC SPÉCIALIST V3

    JMC / GILET JMC SPÉCIALIST V3

    Nouvelle évolution du gilet phare de la marque. Le précédent modèle connaissait des problèmes de fermeture Eclair, mais ce nouveau modèle a réglé ce problème. Matière respirante et imperméable et nouveaux zips HKK pour cette version 3 du gilet Specialist. Les poches étanches ont été agrandies et le système élastique de serrage des boîtes dans les poches est désormais réglable. Il dispose toujours de 28 poches techniques et de nombreux accessoires novateurs. Ce gilet léger et robuste est destiné aux pêcheurs qui désirent le meilleur. La haute qualité des matériaux, des accessoires et des finitions s’étend sur tout le Gilet Spécialist V3 dont les niveaux de fabrication et de montage sont exceptionnels. Prix conseillé :159,90 euros.

    Notre avis : Cette troisième version du gilet Spécialist JMC semble avoir atteint sa pleine maturité.

  • Innovation : une canne pour les aveugles et les sourds

    Innovation : une canne pour les aveugles et les sourds

    L’association Handicap International, en partenariat avec Leroy Merlin, décerne depuis presque quinze ans des prix aux papas et aux mamans bricoleurs qui créent des objets à destination de personnes souffrant de divers handicaps. Cette année, dans la catégorie « Loisirs », l’invention de David Fruchart, résidant à Souchez dans le Pas-de-Calais a retenu l’attention du jury grâce à une canne à pêche conçue pour les aveugles et les sourds qui désireraient pêcher. Un système vibrant, fonctionnant grâce à un moteur de modélisme, est intégré à la canne permettant ainsi au pêcheur de savoir lorsqu’un poisson mord à l’hameçon. Si le fil se tend alors le moteur se met en route. Une bonne idée pour élargir le public des pêcheurs…

  • JMC / MOULINET DÉMULTIPLIÉ JMC COMET 46

    JMC / MOULINET DÉMULTIPLIÉ JMC COMET 46

    Moulinet usiné dans une barre d’aluminium de haute qualité, assemblé à la main. La bobine étroite est “large arbor”, ce qui permet un enroulement rapide et soigné de la soie. Le ratio est de 2,5 tours de bobine, soit 70 cm de soie par tour de manivelle. L’anodisation gris titanium et les engrenages en laiton sont un gage de fiabilité et de longévité. Le frein à disque possède un réglage micrométrique autorisant l’usage des pointes les plus fines pour combattre les poissons les plus gros.

    Caractéristiques :
    Diamètre 103 mm, largeur 27 mm. Poids 150 g. Soie 4 à 6.
    Capacité WF 5 + 100 m de backing 20 lbs.
    Prix conseillé : 299 euros.

    Notre avis : Les moulinets « large arbor » démultipliés sont rares et le Comet 46 comble un vide. Les pêcheurs en eaux rapides apprécieront ce moulinet au ratio important, ce qui permet de gérer rapidement la longueur de soie.
    Une excellente alternative aux moulinets semi-automatiques.

  • ILLEX / AMMONITE SHAD

    ILLEX / AMMONITE SHAD

    Plus qu’un simple shad, l’Ammonite est une véritable machine à pêcher. Reprenant le battoir caudal caractéristique de cette famille de softbaits, il est muni d’une articulation rendant sa nage ample et ses vibrations puissantes. Sa section arrondie et le profil de sa partie dorsale le rendent particulièrement adapté à tous les montages nécessitant un hameçon offset, mais il est également parfait sur une tête plombée ou utilisé comme trailer sur un jig. Quel que soit le prédateur convoité, l’ammonite shad est un soft swimbait dont la polyvalence n’a d’égale que l’efficacité. Disponible en tailles 4”5 (11,4 mm, sachet de 6 leurres) et 3” (76 mm, sachets de 8 leurres).

  • Canne G.Loomis NRX drop-shot

    Canne G.Loomis NRX drop-shot

    Nouveauté très attendue du haut de gamme G.Loomis, les cannes NRX sont reconnaissables à leurs ligatures bleues et leur blank gris foncé.

    La NRX 822S DSR, appelée aussi drop-shot puisque c’est à cet usage qu’elle est destinée au départ, surprend dès la prise en main par son équilibre, sa légèreté, et la rapidité de son blank. Cette canne monobrin de 6’10’’ (208 cm), d’action Extra Fast et de puissance Mag Médium, est donnée pour lancer des leurres de 3/16 à 1/2 OZ, soit 5 à 14 g. Elle est dotée de quatre anneaux Fuji SIC, trois de départ et un de tête, et de cinq anneaux Recoil très discrets collés au blank. Les anneaux Recoil sont fabriqués avec un fil de nickel titanium. Ils sont indéformables et surtout très légers. Cette légèreté contribue à conférer à la canne un très bon équilibre, une réactivité extraordinaire et une action beaucoup plus rapide. La poignée de la canne en liège de premier choix est divisée en deux parties. La première, la plus large, dépasse à peine l’emprise de la main et englobe un porte-moulinet à vis, la seconde, plus petite, est constituée d’un petit pommeau de combat en bout de blank. Cette poignée est ergonomique et confortable.

    Petit détail original, l’accrocheleurre est innovant et bien conçu, car il permet, soit de coincer le nez du leurre ou le plomb en passant le fil dessous, soit de placer la pointe d’un des hameçons de la même façon dessous, soit de la placer à l’intérieur de la boucle. Cette canne est précise et directionnelle. Sa pointe fine, qui n’est pas alourdie par les anneaux, permet les animations les plus minimalistes ou l’envoi de leurre très légers (jusque moins de 2 g). Sa finesse de pointe permet un travail en douceur des poissons ferrés et minimise les décrochés, notamment avec des poissons à la gueule fragile comme les perches. Cette canne permet de pêcher avec des leurres plus petits que préconisé et des lignes fines. Malgré un blank au diamètre très fin, la NRX drop-shot possède une grande réserve de puissance qui permet d’expédier des leurres assez conséquents et de venir à bout facilement de gros poissons, voire de les extraire de secteurs encombrés. Très légère et extraordinairement résonnante, elle retransmet les moindres gratouillis et contacts avec le fond, et renseigne très efficacement le pêcheur.

    La NRX drop-shot est une grande réussite de la marque G.Loomis. Plus forte, mais surtout plus tactile, plus précise encore que la GLX drop-shot, qui était déjà un outil redoutable de la marque, elle devrait être une des armes secrètes des meilleurs pêcheurs en street fishing en 2011. Sachez toutefois que G.Loomis a du mal à fournir la demande et qu’il faut prendre son mal en patience…


    Le Shimano Rarenium Ci4

    Cette canne doit être équipée avec un moulinet léger. Elle est très bien équilibrée avec un Shimano Rarenium Ci4 (utilisé lors du test) ou un Stradic Ci4 en taille 2500. Ces moulinets possèdent un corps réalisé dans un matériau innovant, le Ci4, obtenu par la fusion de carbone avec du polyamide. Très léger, rigide et résistant à la corrosion, ce matériau permet un gain de poids appréciable.

    Le Rarenium Ci4 2500 pèse 200 g, le Stradic Ci4 2500 aussi 200 g, contre 270 pour un Stradic 2500 classique.

  • Lunettes polarisantes : enfin des solutions pour les porteurs de lunettes

    Lunettes polarisantes : enfin des solutions pour les porteurs de lunettes

    La vie des pêcheurs à la mouche bascule quelque peu lorsqu’il devient nécessaire de porter des lunettes en permanence. Le port de lunettes polarisantes devient alors un casse-tête car très peu de solutions sont satisfaisantes. Un opticien français s’est penché sur ce problème pour un résultat très encourageant.

    Les porteurs de lunettes de vue rencontrent tous les mêmes problèmes lorsqu’il s’agit de choisir une solution pour continuer de pêcher à vue avec des verres polarisants. Les clips avec pinces sont très décevants en raison du système de maintien qui empiète nettement sur le champ de vision. Lourdes, encombrantes et glissant sans cesse sur le nez, les sur-lunettes se traînent une mauvaise réputation méritée. Si certains opticiens proposent des lunettes de vue aux verres polarisants, très rares sont ceux qui vous permettent de les choisir en verre jaune clair ou jaune olive, couleur lumineuse préférée des pêcheurs de truites et d’ombres. Opticien à Courbevoie (Hauts-de- Seine), Frédéric Leclercq s’est penché sur le problème. Il a choisi de développer plusieurs formules destinées spécifiquement aux pêcheurs sportifs. Plusieurs solutions ont été retenues. Tout d’abord, un modèle “2 en 1” composé d’une paire de lunettes à verres progressifs incolores sur laquelle viennent s’aimanter des lunettes (sans branches) polarisantes.

    J’ai pu tester ce modèle qui avait été fait à ma vue. L’installation des verres polarisants se fait instantanément et une fois en place, l’ensemble tient parfaitement. La couleur des verres affiche un jaune olive suffisamment clair, qui convient bien quel que soit l’état du ciel. La polarisation est d’une efficacité comparable à celles des meilleures lunettes polarisantes du marché. Ce principe reprend celui des clips, à la différence qu’absolument rien d’anormal n’apparaît dans le champ de vision. La monture proposée est en titane, un matériau dont la légèreté rend l’ensemble très supportable. De plus, leur conception à “mémoire de forme” fait qu’elles reprennent leur position initiale naturellement après une torsion. Les branches sont terminées par des protections en silicone qui évitent le glissement.

    Ce modèle est particulièrement attirant en raison sa rapidité d’installation, de la discrétion des clips et de la qualité de ceux-ci, qui sont en verres organiques. Un matériau en résine solidifiée, moins sujet aux rayures que le polycarbonate et sensiblement plus léger que le verre minéral. Par ailleurs, Frédéric sera prochainement en mesure de proposer des lunettes polarisantes à verres progressifs jaunes qui devraient être disponibles dans le courant de l’année. Autre produit qui complète l’offre, des lunettes adaptées à la vision de loin et munies de loupes pour la vision de près. Un modèle moins onéreux que les verres progressifs et qui conviendra à tous ceux qui s’accommodent mal de ces derniers. Noter qu’il est possible de profiter des remboursements de votre mutuelle pour ces modèles destinés à la pêche !

    Prix conseillés :
    Les tarifs varient en fonction du choix de la monture (entre 100 et 200 euros) et de la qualité des verres adaptés à votre vue. Tout dépend si ces lunettes sont destinées uniquement à la pêche où s’il s’agira aussi de vos lunettes de vue à porter en permanence, car le prix des verres peut varier fortement. Dans le cas des lunettes adaptées à la vue de loin et munies de loupes évoquées plus haut, il faut compter 75 euros le verre et 110 euros pour des verres anti-reflets.

    Renseignements : Optique Sainte-Marie, Frédéric Leclercq, 7 rue Sainte-Marie, 92 400 Courbevoie.
    Tél. : 01 47 89 47 85.
    Site Internet : www.lunettesdepeche.fr

  • Cannes Marryat Tactical

    Cannes Marryat Tactical

    Les cannes Marryat Tactical, et notamment les modèles en 10 pieds pour soie de 4 et 5, font depuis pas mal de temps l’unanimité parmi les compétiteurs de pêche à la mouche en rivière mais aussi en lac et en réservoir.

    Nous souhaitions tester ces modèles et surtout tenter de comparer les actions des modèles originaux (gamme Tactical) et des nouveaux modèles (gamme Tactical LX) qui ont été rajoutés cette année au catalogue Marryat. J’ai ainsi retrouvé mon ami Eric Despalin au réservoir du domaine de la Salamandre, dans l’Aisne, pour tenter de départager sa 10 pieds soie de 5 Tactical standard de ma 10 pieds soie de 5 Tactical LX. Nous avons aussi, au passage, beaucoup pêché avec la 10 pieds pour soie de 4. Globalement, ces cannes sont légères et très bien équilibrées. Elles sont douces, rapides et très directionnelles. La 10 pieds pour soie de 4 permet de pratiquer des pêches fines en rivière, voire en réservoir, à condition de respecter son nerf. C’est un modèle très polyvalent, idéal pour la pêche des eaux rapides, qui permet de passer, avec tout autant d’efficacité, de la pêche en nymphe au fil ou à la roulette à la pêche en sèche. Cette canne est appréciée des compétiteurs car elle est très polyvalente.

    La 10 pieds pour soie de 5 est destinée aux pêches plus fortes, en grandes rivières notamment, mais aussi et surtout aux pêches fines en lac, que ce soit à vue, en sèche, en nymphe ou au chironome. Cette canne est excellente pour pratiquer les pêches en lac de montagne. Elle peut facilement supporter une soie intermédiaire ou plongeante de 5 et permet de réaliser de très longs lancers en soie flottante.

    La LX tout de même plus rapide Lors de notre test, nous avons eu beaucoup de mal à différencier les deux modèles Tactical et Tactical LX. On notera cependant que la LX est plus rapide et entre plus vite en action avec peu de soie dehors. La Tactical classique est plus progressive. A longue distance, les cannes se valent et nous n’avons pas réussi à départager une meilleure lanceuse. Ces deux cannes peuvent sortir sans problème les 27 m d’une soie flottante standard et monter à 30 mètres avec des soies plus longues, dans de bonnes conditions. Ces cannes tiennent toutes les deux très bien le poisson et permettent de pêcher avec un fil fin. Au final de notre test, Eric préférait de peu sa Tactical classique (à laquelle il est déjà habitué). Pour ma part, j’ai tendance à préférer la nouvelle version. Nous ne vous donnerons donc pas un avis tranché et vous laisserons trouver le modèle qui vous conviendra le mieux.


    Renseignements :

    Marryat France
    Tél. : 04 74 35 40 55.