Catégorie : Technique

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  • Pêches Sportives Vidéo n°41 : Pêche lente en bateau au lac de Malaguet en Haute-Loire avec Grégoire Juglaret

    Pêches Sportives Vidéo n°41 : Pêche lente en bateau au lac de Malaguet en Haute-Loire avec Grégoire Juglaret

    Champion de pêche à la mouche bien connu, Grégoire Juglaret vous emmène sur le magnifique plan d’eau de Malaguet en Haute-Loire pour nous faire découvrir une pêche à la mouche en bateau avec un train de trois mouches. En hiver, les pêches lentes sont souvent payantes en lac et c’est bien cette technique que Grégoire met en pratique, sur le modèle de ce qu’il a appris avec les meilleurs spécialistes dans les Iles britanniques, berceau de la pêche en réservoir :

    – Installation et réglage de l’ancre flottante.
    – Observation de la surface de l’eau pour trouver la meilleure dérive dans le vent.
    – Choix du matériel et des trains de mouches.
    – Comment bien anticiper les touches en fin de récupération, le fameux “lift”.

  • Le mangeur mangé

    Le mangeur mangé

    C’est l’histoire du mangeur mangé ou, si vous préférez du prédateur “prédaté”. C’est surtout la rude histoire de la vie depuis la nuit des temps avec les gros qui mangent les petits. La règle s’applique tout aussi bien dans le monde économique, preuve que la recette est bonne. Il en est de même dans nos cours d’eau et le pêcheur de carnassiers se doit de prendre en compte la taille des proies qui sont consommées par les prédateurs, car c’est l’une des grandes clefs du succès. Cela concerne autant les poissons marins que les carnassiers d’eau douce.

    Avant même de tenter de trouver la couleur du leurre du jour, trouver la bonne taille constitue la priorité qui fait qu’on pêche “juste”. C’est un réflexe qu’il faut systématiquement avoir. Cela demande de bien connaître son parcours ou son plan d’eau pour connaître les habitudes alimentaires des poissons, car chaque cas est différent. Comme les choses de la nature ne sont jamais simples, les habitudes alimentaires des carnassiers changent plusieurs fois par saison. Les perches se focalisent sur les alevins au printemps et une partie de l’été. En grands lacs, comme celui de Vouglans, il y a toujours une période, généralement en mai, ou les perches se goinfrent d’alevins de corégones, dont la taille n’excède pas deux centimètres. Elles avancent en rang en surface pour en ingurgiter suffisamment pour ne plus pouvoir en manger un de plus ! Il est alors très compliqué d’arriver à les prendre. A l’automne, leur comportement change (hormis pour les petites perches qui ne peuvent pas manger plus gros que leur ventre !) avec une taille 37 de proies qui augmente sensiblement pour atteindre 6 à 10 cm. Les chasses en surface permettent alors d’identifier le plus simplement du monde la taille des proies qui cherchent à sauver leurs peaux en bondissant en ricochets à la surface. La saison bat alors son plein, mais avec des années où les perches sont en grande frénésie alimentaire et d’autres où c’est plus timide ! Avec le brochet, le souci de pêcher avec l’exacte bonne taille de leurre est sans doute moins contraignante, sauf en grands lacs où les gros spécimens suivent des proies de grosse taille en pleine eau (gros gardons, corégones).

    En étang ou en rivières, le brochet chasse surtout à l’affût et peut réagir par opportunisme à ce qui passe devant son nez. La mode actuelle des gros leurres de plus de 20 cm a tout de même révélé que même en rivière, certains brochets ne réagissent qu’à ces grosses proies. On peut alors imaginer que le régime alimentaire le plus courant d’un brochet d’un mètre se limite à un gros gardon de 400 g de temps en temps. En tous cas, il ne s’est jamais pris autant de gros brochets que depuis cette mode récente des très gros leurres. Avec le sandre la question de la taille des proies est également très importante, que ce soit en lac, en canaux ou en rivière. Un pouce mesure 2,54 cm, c’est peu mais cette différence fait parfois toute la différence ! Entre un leurre de quatre et de cinq pouces, ça peut parfois faire 10 à 0 ! C’est en Hollande, paradis du sandre, qu’il est le plus facile de faire des observations probantes en raison du nombre important de poissons présents sous le bateau. Dans les eaux saumâtres du Noordzeekanaal, qui relient Amsterdam à la mer du nord, l’éperlan constitue la nourriture à la fois la plus abondante et la préférée du sandre. Ce frêle petit poisson allongé à l’odeur de concombre est présent en bancs dont les individus de taille identique vivent ensemble, mais dont les sujets de 6 à 10 cm sont les plus nombreux. Sachant cela, un leurre de trois à quatre pouces est souvent choisi pour commencer et c’est avec lui qu’on enregistre le plus de touches. Rien n’empêche de passer sur la zone pêchée avec des gros leurres de cinq et même six pouces pour “déranger” les sandres, mais ce genre d’astuce ne marche généralement qu’une fois !

     

  • Pêches Sportives Vidéo n°40 : Pêche du brochet à la mouche en Hollande avec Alain Barthélémy

    Pêches Sportives Vidéo n°40 : Pêche du brochet à la mouche en Hollande avec Alain Barthélémy

    Installé en Hollande depuis plus de vingt ans, Alain Barthélémy a été contraint de s’adapter aux conditions particulières du “plat pays”. Les innombrables “polders” très riches en brochets se prêtent admirablement bien à la pêche à la mouche du grand carnassier. Dans ce DVD, Alain Barthélémy passe en revue le matériel qu’il utilise, explique comment lancer une grosse mouche avec facilité malgré un vent de travers, comment se tenir prêt pour ferrer efficacement avec des mouches dont les hameçons sont parfois énormes. Une vidéo pour tout savoir sur cette pêche dont le succès ne tient souvent qu’à de petits détails !

  • Ferrage et pêche à la nymphe : une simple formalité ?

    Ferrage et pêche à la nymphe : une simple formalité ?

    L’équation est simple : le poisson prend la mouche, le pêcheur raidit sa ligne et hop… c’est pendu ! Voilà pour la théorie ! Mais à la joie virile d’un ferrage victorieux peut se substituer un sentiment de frustration lorsqu’au lieu de cintrer la canne, la ligne revient mollement au vent ou part dans les arbres : “ Zut, manqué !”. Rappel de ce que doit savoir un pêcheur sachant ferrer.

    Prenons le cas le plus simple à mes yeux, celui de la pêche en mouche sèche pratiquée plein amont sur une rivière ni trop rapide ni trop lente. La truite gobe régulièrement, vous êtes positionné dans la même veine qu’elle, vous lui présentez votre sèche, elle monte sans équivoque : glurp ! Votre bas de ligne posé dans la bonne veine ne peut pas draguer et dérive à la même vitesse que le courant. Pour peu que vous ayez récupéré votre soie lors de la dérive, il n’y a plus qu’à lever la canne d’un geste souple. Si vous ne ferrez pas, il y a de grandes chances pour que le poisson soit pris. La pêche en mouche sèche pratiquée à vue est à coup sûr la plus belle pêche qui soit mais pour ce qui est du ferrage, c’est du ball-trap ! Le cas de la pêche en nymphe au fil ou à l’indicateur est un peu dans le même esprit mais l’affaire commence à devenir plus complexe. Le pêcheur ne voit pas la truite prendre, il a donc un petit temps de retard : il faut ferrer très vite afin de le rattraper et il est donc impératif que la gestion de la bannière soit la plus courte possible et que le bas de ligne ne chevauche pas deux veines d’eau sous peine de former un ventre occasionnant une cause de retard de plus. Comme souvent, c’est lorsqu’on pratique la pêche en nymphe à vue que le petit geste qui nous intéresse va devenir problématique voir presque insoluble au coeur de l’été avec des poissons éduqués.

    La gestion de la soie

    Première remarque : pour ferrer, il faut avoir vu le poisson prendre et dès cette évidence les problèmes commencent ! Voir la vague silhouette d’un poisson entre deux reflets et sous une bonne hauteur d’eau est déjà un coup de chance, en revanche, ce n’est pas à chaque poisson sollicité que l’on a la chance de voir le célèbre “blanc de la gueule” se révéler comme un sourire adressé à votre nymphe (ou peut-être à vous !) signifiant : “ôhé, il faut ferrer !”. Comme nous le verrons plus loin, souvent les habitués de la pêche en nymphe à vue ferrent au comportement global du poisson sans voir ce détail. Imaginons pour l’instant que nous voyons distinctement la gueule de la truite s’ouvrir puis se refermer. En pêche amont, si vous avez géré correctement votre bannière, celle-ci ne fait presque pas de ventre et il faut ferrer dans la direction opposée à celle-ci : poisson plein amont : ferrage vertical, poisson de trois quart, ferrage latéral du côté permettant de ne pas former de ventre. Lorsqu’on pêche avec de fins diamètres, il est bon de former entre la sortie du moulinet et la main qui tient la canne une petite boucle de quelques dizaines de centimètres qui sera lâchée aussitôt le poisson ferré afin d’amortir la violence de ses premiers coups de têtes

  • Be-On-Ssil, le dessous des cartes !

    Be-On-Ssil, le dessous des cartes !

    La nouvelle va faire grand bruit, car personne ne s’attendait à ce que soit proposée aux pêcheurs la cartographie avec une qualité professionnelle des fonds de nos lacs et de nos rivières. Et ce, par une entreprise française.

    Le mois d’avril approchant, nous avons d’abord cru à un canular. Puis, réflexion faite, nous nous sommes dit qu’avec les prouesses dont sont capables les derniers échosondeurs, des petits malins essayaient de vendre leurs propres cartographies des fonds subaquatiques. Pourquoi pas, mais quelque chose ne collait pas. Même avec le meilleur échosondeur de pêche du marché, on ne propose pas un fleuve entier ni toutes les rivières d’un pays ! Pour planter le décor, nos amis nous ont donné un indice : “Quand vous achetez un bateau, il arrive qu’on vous offre un échosondeur… Nous, quand on achète un échosondeur, on nous offre le bateau… Vous comprenez ?” Voilà qui est parfaitement clair et cela débouche sur un travail de titan, d’une grande précision (environ 10 cm), que l’on peut consulter sur son smartphone ou sa tablette. A l’heure où les échosondeurs dédiés à la pêche proposent de faire ses propres cartes moyennant un processus complexe, coûteux et chronophage, l’option Be-On- Ssil permet de gagner beaucoup de temps et avec un résultat bien plus précis. Présentation en image d’un procédé qui risque de révolutionner la pêche en lac, en grandes rivières et en fleuves, même si ce ne sera jamais la carte qui prendra les poissons à votre place. A vous d’utiliser ces cartes pour établir une stratégie en fonction de la saison, de l’espèce recherchée ou de la technique à utiliser. Les pêcheurs de carnassiers et de carpes n’osaient pas rêver d’un tel outil, mais désormais il existe. Le succès de cette entreprise qui a beaucoup investi repose sur la demande des pêcheurs. Mais à n’en pas douter, elle devrait être au rendezvous. Découverte de ce qu’il faut bien appeler une première avec “Pêchouille” (c’est son pseudo bien connu des pêcheurs de carpes et de silures), à l’origine du projet.

  • Le tournant… prenez le du bon côté !

    Le tournant… prenez le du bon côté !

    La France, c’est le pays du moulinet à tambour fixe, comme c’est celui du bon vin, du fromage ou de la tour Eiffel. Mais les choses sont en train de changer. La généralisation des gros leurres pour la pêche du brochet y est pour beaucoup. Voici ce qu’il faut savoir pour prendre le moulinet à tambour tournant du bon côté et éviter les principaux pièges.

    Chaque année, vous êtes de plus en plus nombreux à vous mettre au moulinet à tambour tournant (le baitcasting). Mais une bonne partie des pêcheurs français hésite encore à franchir le pas. Ceci pour plusieurs raisons. Il y a celui qui pense que ça lance moins loin qu’un moulinet à tambour fixe. Ensuite celui qui pense que ça ne ramène pas assez vite et enfin celui qui pense qu’il est impossible de lancer des petits leurres légers. Cela peut vous surprendre, mais les trois ont raison… Au sujet des leurres légers (en dessous d’une dizaine de grammes), il existe des moulinets à tambour tournant spécifiquement conçus pour cela, mais il s’agit de produits plutôt réservés aux pêcheurs ayant déjà un bon niveau de maîtrise de ce type de moulinet. Alors, pourquoi les ensembles de baitcasting se vendent-ils aussi bien ? Tout simplement parce que lorsque la distance de lancer et la vitesse de récupération ne sont pas prépondérants, le moulinet tournant offre quasiment que des avantages. Le principe de fonctionnement Pour bien utiliser un moulinet à tambour tournant, il paraît important de comprendre comment cela fonctionne. Pour simplifier un peu les choses, disons qu’il s’agit d’une bobine horizontale freinée par deux freins magnétiques. En rapprochant ou en éloignant ces aimants, la bobine tourne plus ou moins vite. Sans ces freins, un moulinet de baitcasting serait tout simplement inutilisable. Car une bobine libre tourne beaucoup trop vite. C’est pourquoi il est impératif de bien régler ces deux freins. Celui situé sous la flasque de droite comprend en général six petits aimants que l’on peut rapprocher ou éloigner de l’axe de la bobine. Ce système de freinage permet de régler la longueur des lancers. Une fois réglé pour lancer à une

  • Les ficelles du petit marabout

    Les ficelles du petit marabout

    Je crois que j’ai quelque chose qui va te plaire…” m’a glissé à l’oreille Alain Barthélémy en me désignant ses pochettes de mini marabout grizzly lors d’une récente rencontre. Plus que les teintes et les zébrures de ces plumes, j’ai tout de suite été attiré par leurs proportions permettant un emploi pour le montage de petites nymphes. Prêts pour une redécouverte ?

    Le marabout n’est pas un oiseau mystérieux mais le nom commercial des plumes d’un volatile dont le nom n’est pas particulièrement glamour à porter, surtout pour les dames qui affectionnent les trucs en plumes… Il s’agit de la dinde. Les plumes, justement. Celles qui nous intéressent servent à couvrir l’oiseau (plumes tectrices). Elles doivent leur souplesse au simple fait que les barbes qui les composent ne sont pas enchevêtrées. Précisons quand même que le “mini marabout” n’est pas prélevé sur une petite dinde : il s’agit seulement d’une sélection de plumes de petites tailles. Pour nous comprendre, décrivons rapidement les parties qui composent une plume. Appelons “rachis”, la partie centrale de la plume, barbe, les fibres qui se séparent de cette âme centrale et enfin barbules, les petits poils qui couvrent ces longues barbes et dont la longueur est dégressive, donnant à chaque barbe la forme d’un petit sapin. A cette plume primaire, vient parfois s’ajouter une plume secondaire, située à la base inférieure du rachis, les barbes de celle-ci sont plus petites, plus courtes mais plus homogènes que celle de la plume primaire. La plume secondaire ne mesure que quelques centimètres mais sa régularité fait un peu penser à une selle de coq… On a envie de l’enrouler en palmer ! Pour le montage des streamers traditionnels, le marabout n’est plus à présenter tant sa mobilité est incomparable. Les plumes de dix à quinze centimètres avec des barbes d’environ cinq centimètres sont présentes dans les stocks de matériaux de tout monteur de mouche. Par le passé, l’utilisation de ces plumes pouvait être étendue à la confection de corps de grosses larves de mouche de mai (en enroulant les barbes), mais l’emploi de ce matériau n’était pas du tout évident pour les plus petites tailles. Avec les plumes de mini marabout de cinq centimètres dont les barbes mesurent environ 1,5 cm et les barbules entre deux et quatre millimètres la donne est désormais différente et les possibilités de montages deviennent très variées, même avec des hameçons microscopiques.

  • Les mouches préférées des Français

    Les mouches préférées des Français

    En croisant les avis des professionnels (guides, et monteurs) et les choix des amis Facebook de Pêches sportives, nous avons pu établir ce hit-parade des mouches préférées des Français. Un classement à prendre au sérieux dans la mesure où il émane de plus de 350 pêcheurs.

     

    L’internet est un bon moyen de connaître rapidement les préférences des pêcheurs. Ainsi avons nous utilisé le compte Facebook de Pêches sportives pour demander aux nombreux amis du magazine quelles étaient les imitations qui avaient leur préférence. Le résultat est sans surprise pour ce qui est du choix des modèles : on retrouve les standards du fly tying hexagonal. Plus surprenant en revanche est la surreprésentation des mouches sèches par rapport aux nymphes et aux mouches noyées. Hormis la pheasant tail qui s’impose de peu devant l’oreille de lièvre, mais s’efface devant le jeck sedge les mouches sèches ont la part belle. Quelle que soit la hauteur de pêche ou de flottaison des modèles que vous avez choisis, ce sont avant tout de vraies mouches, pour de vraies truites ! Et ça fait chaud au coeur de voir que tous les pêcheurs à la mouche n’ont pas basculé dans l’artificiel (les mouches, les truites, les cours d’eau ou les bassines). Certains seront peutêtre déçus par ce manque d’originalité, mais c’est ainsi et après tout, ce sont toujours les poissons qui décident. Il y a fort à parier que dans trente ans, l’oreille de lièvre sera toujours beaucoup mieux qu’un simple sauve-bredouille. Les mouches d’ensembles sont des leurres parfaits, des trompe-l’oeil qui jouent sur l’impact à la surface plutôt que sur l’imitatif à outrance, qui a toujours un effet “plus maquillé qu’une voiture volée” aux yeux des truites. Certains modèles très anciens, un peu oubliés sont toujours utilisés. C’est le cas de la palaretta, une mouche noyée au corps généreux, du muddler minnow, un streamer en poils de chevreuil qui imite un chabot, ou de l’Andelle. Un must en matière de mouche de mai.

     

     

  • Pêches Sportives Vidéo n°37 : Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres

    Pêches Sportives Vidéo n°37 : Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres

    Avec Philippe Boisson

    Pour ce 37ème DVD Pêches sportives, Philippe Boisson vous propose de découvrir un plan d’eau totalement nouveau pour lui, avec comme seuls renseignements, la configuration des lieux. Ce qui n’était qu’une piste pour une éventuelle partie de pêche à venir est devenu le thème principal de cette vidéo. Comment a-t-il raisonné en fonction de la saison, de la teinte de l’eau (dont on lui avait dit qu’elle était très claire, alors qu’elle était teintée) et comment a-t-il choisi ses leurres ? En procèdent par élimination de modèles et de couleurs, a partir de seulement trois familles, il est arrivé à trouver une couleur qui se détachait nettement du lot et deux types de leurres. Le hasard a fait que cette vidéo a été tournée le premier jour de gel de l’année, ensuite le temps a tourné à la pluie avec du vent (3°C). Et ces conditions météorologiques (qui ont compliqué le tournage) ont dicté ses choix : postes incertains en raison des conditions de transition entre l’automne et l’hiver, choix de la technique (lente en lancer/ramené, skipping), choix des leurres. Un DVD de 52 mn purement pédagogique et particulièrement riche d’enseignement.

  • C’est le pêcheur qui fait le leurre

    C’est le pêcheur qui fait le leurre

    Pourquoi aimons-nous la pêche sinon pour vivre une intime histoire avec ce que l’eau à de plus secret ? Dans cet élément qui n’est pas le nôtre, il arrive parfois que la ligne, seul lien entre les deux mondes, ait rendez-vous avec la vie à chaque fois que l’on reproduit un subtil équilibre entre tension, distance et angle entre la canne et la ligne. Dans ces cas-là, on se sent invité à partager un peu du mystère des eaux pour un court moment. Pour connaître à nouveau ce véritable plaisir, essayons de comprendre comment cette rencontre a été rendue possible.

    Il m’arrive parfois de me laisser prendre par ce qui paraît être un article intéressant dans un des autres journaux consacré à notre passion, la pêche. Dix minutes après avoir commencé (et fini) la lecture, je n’ai rien appris, sinon que l’auteur est sponsorisé jusqu’aux dents et qu’il trouve là un moyen de montrer des produits qu’il faut vendre à tout prix, qu’ils soient bons ou mauvais. A ce sujet, le leurre au sens du modèle, devient le sujet central sur qui repose tous les espoirs. Nous avons connu l’époque du shad (avec quelques très bons, des bons et des pas terribles), celle du plomb palette, celle de la lame vibrante ou, celle récente, des bigs baits pour la pêche des gros brochets. Mais rarement, les supports pédagogiques comme les journaux ou les vidéos, vous invitent à comprendre pourquoi, avec les mêmes leurres, certains réussissent régulièrement de très belles pêches alors que d’autres se contentent de maigres résultats. Par le passé, au temps révolu de la réclame, les amorces miracles des pêcheurs au coup étaient présentées comme des potions magiques (comme les leurres actuellement). Pour connaître quelques pêcheurs au coup parmi les meilleurs au monde, je peux vous affirmer que leur amorce est la même que celle de monsieur tout le monde. Leurs résultats sont notamment obtenus par une bonne analyse du poste au départ.

    Les paramètres sont nombreux : turbidité, courant, espèce recherchée, saison, nature du fond, etc. Et l’amorce est élaborée en fonction des observations de départ : granulométrie, boules compactes ou pas, pouvoir plus ou moins diffusant, etc. Avec un leurre, tout n’est d’abord qu’une question de feeling, car c’est uniquement à lui de séduire les poissons. Si on trouve le bon poste et le bon leurre (souvent choisi un peu au hasard) reste encore à bien ressentir les choses. Et le ressenti, diront quelques experts soucieux de garder leurs distances avec la “masse” ne s’explique pas dans les livres ! C’est vrai qu’il n’est pas évident d’expliquer ce qui, justement échappe à la grande majorité des pêcheurs. Pourtant, quand on est “dedans”, on peut quasiment annoncer les touches à l’instant T. Mais après plusieurs prises avec ce même lancer, on est tenté d’explorer en périphérie, mais souvent le “truc” est perdu, les touches sont manquées ou absentes, surtout si on reste les deux pieds dans le même sabot. En se décalant un peu, pour garder le même angle, le fameux truc peut à nouveau marcher.

    Dans un tout autre registre, le fait de poser la canne au cul de la barque pour changer de poste en ramant en laissant sa monture Drachkovitch livrée à elle même, a permis de sauver des journées de bredouilles par des beaux brochets séduits par cette nage très particulière. Bon d’accord, c’est interdit, mais on l’a tous fait… J’ai retrouvé ces sensations oubliées en pêchant le saumon à la mouche en Russie. Sur les très grands pools, les guides amènent leurs pêcheurs en canots pneumatiques sur les meilleures zones, inaccessibles depuis la rive. En laissant traîner ma “red Françis” derrière le canot, j’ai ainsi pris des saumons. Quelque chose d’indéfinissable plaît à ce poisson fantasque, tout comme au brochet, lorsque la mouche ou le leurre ralentit et accélère d’une certaine façon sous l’effet des coups de rames… La ligne se détend suite à l’impulsion. Il s’en suit un moment de “flottement” avant que le coup de rame suivant ne redonne à nouveau de l’élan. Cette récupération mérite d’être observée et reproduite en tenant sa canne à la main. De leurs côtés, les pêcheurs de sandres à la verticale savent bien à quel point les touches ont parfois lieu lorsque l’esprit est occupé par quelque chose d’étranger à la pêche. A ce sujet, j’ai remarqué que le téléphone portable était un bon moyen pour avoir des touches !