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Catégorie : Technique
Retrouvez ici tous nos articles sur les techniques de pêche à la mouche, technique de pêche aux leurres, vidéos de pêche aux leurres, vidéos de pêches à la mouche…

La truite et le pêcheur
Dans la vie, j’ai deux règles : je n’embrasse jamais les poissons sur la bouche avant de les remettre à l’eau et je ne leur donne pas de surnom. En cette période pré-électorale où les crispations identitaires de droite ou de gauche nous amènent à affirmer haut et fort nos valeurs, je tenais à le dire avec courage. Pourtant, je dois bien reconnaître que le hasard ou les circonstances peuvent conduire à nouer d’étranges liens entre un homme et un poisson.
Déontologie oblige, je ne vous conterais donc pas mes amourettes avec Sidonie la zébrée ou avec Hans le black-bass mais avec une truite, une simple truite, mais une truite de Goumois avec laquelle j’entretiens une relation halieutique depuis trois ans. Cette truite n’est pas une géante, mais il faut quand même reconnaître que capturer à plusieurs reprises un poisson sauvage de cette taille est chose rare. Nous avons fait connaissance en 2014 et depuis elle visite régulièrement le fi let de mon épuisette. Le plus surprenant c’est que je ne pêche dans sa rivière seulement quelques jours dans la saison. Le reste de l’année, comme tout les bons amants, je ne sais pas ce qu’elle fait de son temps et d’ailleurs je m’en moque. Je vis à 500 km d’elle et je ne sais rien de la glace, des crues et des étiages qui passent sur ses flancs. Au téléphone un ami me donne parfois des nouvelles des copains et du parcours et je l’écoute avec l’oreille distante de celui qui sait que ce n’est pas encore l’heure de tirer des plans, qu’il faut que l’année accomplisse son cycle et que les jours lentement décroissent pour être à l’heure à mon rendez-vous de fi n de saison. Mais quand le calendrier social coïncide enfin avec le calendrier cosmique, je saute montagnes, vallées et plaines avec mes ailes automobiles et je fi le vers ces eaux-mères avec le fl air d’un saumon. Là-bas, une lumière étrange vous ensorcelle l’oeil et le cerveau. Une lumière venue d’ailleurs. J’ai mis pas mal de temps à comprendre pourquoi. Peut-être est-ce parce que mes rivières du sud de la France coulent du nord au sud et que le Doubs à Goumois coule du sud au nord. Comme le fleuve Alphée des anciens grecs, pour moi le Doubs franco-suisse coule à l’envers. Les eaux de Goumois me semblent refluer vers l’amont. Le soleil se couche à sa source et ses flots partent vers le levant. Mais si les points cardinaux de ma boussole sont inversés je n’en perds pas pour autant le nord. Au soir de ma saison, je sais qu’au bout des autoroutes et des routes, au creux du cours du Doubs la truite m’attend. “La” truite, me direz- vous ? Mais quelle truite ?

Pêches Sportives Vidéo n°45 : Pêche du brochet en étang au début de l’hiver avec Gaël Even
Si à l’automne, les conditions de pêche du brochet en étang sont encore calquées sur celles de l’été, avec des herbiers très présents, le début de l’hiver marque une transition déroutante pour les pêcheurs. A cette période, la température chute, les herbiers disparaissent et tous les poissons bougent. Gaël Even, plusieurs fois vainqueur du circuit national de pêche des carnassiers en bateau, champion de France 2013 et vice-champion du monde 2014, nous fait découvrir en exclusivité sa façon d’aborder un étang à cette saison si particulière.

De la cohérence d’une boîte à nymphe
La pêche à la nymphe est une pêche de simplicité dont la nymphe artificielle n’est que l’élément le plus visible mais sans doute pas le plus important… Pourtant, ce sont bien ces petites créations de plumes et de poils qui obnubilent l’imaginaire des pêcheurs et qui remplissent les revues de pêche, les catalogues et les boîtes. Il y a du fétichisme dans tout cela et une bonne dose de croyance magique en des pouvoirs occultes dont seuls les initiés maîtriseraient l’alchimie !
Plutôt que de vous livrer mes modèles magiques (vous rêvez ou quoi ?) et de vous en mettre plein la vue avec des montages catégorie champion du monde, je vous propose plutôt de chercher à comprendre ce qui fait la pertinence du choix d’une nymphe et donc, la cohérence qui va présider à la construction de votre boîte. Il faut bien comprendre que dans une boîte bien pensée, les mouches doivent prendre sens les unes par rapport aux autres et répondre à des besoins précis. S’il y a une chose dont j’ai horreur, c’est de la bonne âme que l’on croise au bord de la rivière et qui décroche une nymphe de sa boîte pour vous la donner en disant avec une sincère gentillesse : “tiens, prends celle-là, avec elle, j’ai fait des pêches du tonnerre dans les gorges du Pouflon”. Bien évidement, vous ne pouvez pas connaître le lestage du cadeau mais le pire c’est que vous ne savez rien des circonstances et des choix qui, le jour J, ont fait de son machin insignifiant une arme fatale. Ainsi naît cette croyance en un pouvoir occulte des nymphes artificielles au nom de l’idée que ce qui a été bon un jour sera bon toujours. Je connais quelques crédules dont les boîtes à trésors sont remplies de machins glanés ici ou là, au gré des lectures et des rencontres, remisées et multipliées avec une superstition médiévale ! Une collection au petit bonheur, sans savoir. Parfois c’est suffisant… mais rarement.
Alors bien sûr, si vous vous rendez dans les gorges du Pouflon et que vous avez la veine de rencontrer les mêmes circonstances que votre bienfaiteur, il peut vous arriver de faire mouche. Les blogs fourmillent de ces bons conseils au vitriol… mais cette approche atteint vite ses limites car avec des poissons sauvages et des parcours très fréquentés, mieux vaut avoir un coup d’avance qu’un coup de retard. A attendre qu’on vous donne la bonne mouche, vous accumulerez les échecs en regardant réussir ceux qui sont capables de se forger seuls leur expérience et de pêcher juste et précis devant chaque situation. A la pêche comme ailleurs, il y a les humbles et ceux qui ont tout fait et tout vu et s’il faut renoncer à tenter quoi que ce soit pour remettre les seconds dans le sens de l’eau, j’aimerais en revanche faire quelque chose pour les premiers, surtout lorsqu’ils sont débutants et veulent se forger avec humilité leur propre expérience de nympheur. Je reste convaincu qu’il vaut mieux avoir deux modèles de mouches dans sa boite et de savoir comment les utiliser plutôt que d’en avoir dix incohérents.

Pêches Sportives Vidéo n°44 : Pêche du black-bass à l’étang du Grand Bernardier dans le Jura
Avec Lionel Fumagalli et Pierre Moyniez
Curieux et méfiant à la fois, le black-bass est un poisson passionnant, avec qui la pêche sportive prend tout son sens. En bons connaisseurs de cette espèce, Pierre Moyniez et Lionel Fumagalli nous font découvrir la pêche aux leurres à l’étang du Grand Bernardier dans le Jura. Ce plan d’eau qui appartient à la Fédération départementale de pêche du Jura est dédié à la pêche du black-bass. La pression de pêche étant importante sur ce plan d’eau, le choix des leurres s’avère déterminant, tout comme les animations qui doivent toujours surprendre les poissons. Les leurres Illex Gantarel, Flat Bone Clicker, Cuprap, Flick Shake ou les grenouilles Ever Green et River2Sea ont été mis à contribution pour tenter de déjouer la méfiance de ces poissons qui se méritent ! Au prix d’une guerre des nerfs qui fait tout l’attrait de cette pêche particulière, cette vidéo de 35 mn passe en revue les techniques spécifiques de la pêche de ce poisson ainsi que le matériel nécessaire pour la pêche en milieu encombré de végétation. Le Grand Bernardier est accessible avec la carte de pêche annuelle “fédérale du Jura” ou avec une carte journalière. Renseignements : www.peche-jura.com.

« La petite classe » initiation à la pêche
La petite classe est une nouvelle section de Pêches Sportives consacrée à l’initiation et au perfectionnement. Cette séquence, cela fait des années que nos lecteurs la demandent : “ Vous êtes trop techniques, trop pointus, pensez aux débutants, aux pêcheurs qui veulent découvrir de nouvelles techniques, à ceux qui veulent progresser…” Nous avons fini par comprendre qu’ils avaient raison. Enfin, il est plus juste de dire que nous étions conscients du problème mais que l’on ne savait pas trop comment l’aborder. La vulgarisation est souvent proche de la caricature. En matière de pêche c’est encore plus vrai : que de clichés ressassés année après année par de soi-disant spécialistes sans couvert de pédagogie. La presse halieutique a vécu pendant des décennies sur l’idée qu’un mauvais dessin pouvait suffire à donner le sens de l’eau (pas celui du cours d’eau). Le contraire de ce que nous voulons faire aujourd’hui dans “la petite classe” avec cette première séquence consacrée à la nymphe au fil. Elle s’adresse tout à la fois aux débutants, aux pêcheurs en sèche, aux spécialistes de la noyée, aux pêcheurs aux leurres. Bref à tous ceux qui voudraient tenter l’expérience mais ne savent pas par où commencer. Cette petite classe est longue parce que le sujet n’est pas simple. Pour plus d’efficacité vous pourrez vous procurer les deux vidéos (nos 9 et 23) qui traitent de ce sujet éditées par Pêches Sportives et que nous venons de rééditer. Et très vite, on l’espère, passer aux travaux pratiques au bord de l’eau.
Liens vers nos vidéos de pêche pour les débutants. Vous pouvez en voir les extraits, les commander en version en ligne ou en DVD.
PS n° 9 : Pêche à la Nymphe « au fil », Stickbaits
PS n°23 : Pêche à la nymphe au fil, pêche du loup

Dopez vos leurres ! 1. Les leurres durs
Si l’on trouve de nos jours d’excellents leurres, rien ne vous empêche de les traficoter un peu pour les rendre plus attractifs ou mieux finis. Cela permet parfois de sauver une journée de pêche ou de rendre un bon leurre vraiment adapté aux préférences des poissons de votre rivière ou de votre plan d’eau favori. Après les leurres souples, voici quelques idées pour les poissons-nageurs.
Si, comme nous l’avons vu dans notre dernier numéro, les leurres souples offrent un large panel de possibilités pour être modifiés, détournés de leur conception originelle, la marge de manoeuvre est beaucoup plus réduite avec les poissons nageurs. C’est bien normal car il est difficile d’intervenir sur le corps du leurre. En revanche, tout ce qui l’entoure offre un terrain d’expérimentations. Le but étant dans un premier temps de rendre le leurre plus apte à capturer des poissons. Certains leurres, forts recommandables au demeurant sont parfois vendus avec des hameçons qui piquent comme mon genoux. C’est le cas du CWC Buster Jerk. En effet, le célèbre gros leurre suédois mérite beaucoup mieux que ses hameçons d’un autre âge. Idem pour l’excellent lipless Berkley Frenzy ou pour une autre référence suédoise, le fameux Zalt. Allez hop, on change tout ça ! Et pendant qu’on y est, pourquoi ne pas tenter d’ajouter un petit teaser sur l’un des hameçons triples. Sur un jerkbait, on choisira celui de queue car il se place dans l’axe du leurre.
Avec quelques plumes, un portebobine, on peut facilement ajouter une touche de couleur. Cet hameçon-mouche a aussi pour rôle de maintenir l’hameçon en position horizontale lorsque le leurre évolue à faible vitesse. Les jours, où les brochets sont timides, ils peuvent suivre longuement les leurres et les prendre du bout du bec au ralenti.

Pêcher juste, c’est quoi au juste ?
Il ne suffit pas de connaître toutes les techniques, tous les leurres, toutes les mouches pour pêcher juste. Encore faut-il être capable de faire le lien avec la rivière, les conditions du moment, l’humeur des poissons et la modification de cette humeur que peut provoquer la surfréquentation des parcours. Pour être traité, ce sujet exigerait un livre ! Voici toutefois quelques conseils pour pêcher juste.
Nous vivons à l’ère des blogs, des vidéos, des magazines et c’est super. Pourtant, au bord de nos cours d’eau, il n’y a jamais eu autant de techniciens. Et à mon sens, peu de vrais pêcheurs. Peut-être l’un est-il une tentative pour compenser l’autre, mais la plus grande maîtrise technique ne remplacera jamais l’expérience et l’écoute de la rivière. On pêche beaucoup sur Internet, mais de moins en moins au bord de l’eau. Dès qu’un nouveau leurre, une mouche, une technique “marche”, même à l’autre bout de la France, tout le monde est au courant et se l’approprie en quelques semaines… à croire qu’on ne pourrait plus vivre sans ! Le résultat est que le pêcheur est de moins en moins curieux, tente de moins en moins de faire ses propres expériences et de découvrir la finesse et les secrets du monde de l’eau par lui-même. La technique devient son passe-partout. Il s’enferme dans sa bulle de “contacts”, comme on dit dans le langage Internet. Au final, le lien entre le pêcheur et la rivière se réduit à peau de chagrin. Aujourd’hui, les pêcheurs sont de toutes les rivières à la fois et partant, j’ai un peu peur qu’ils n’en connaissent plus aucune en particulier. Mais peut-être est-ce qu’ils recherchent. Les pêcheurs savent à l’avance “ce qui marche”, mais ils ne savent pas pourquoi. La compréhension qui se développe en parcourant sans cesse le cercle vertueux qui va de la rivière au pêcheur et du pêcheur à la rivière, ce que nos aînés nommaient de façon un peu mystérieuse et jalouse “le sens de l’eau”, se réduit à un bagage technique fait de petits trucs, de croyances et de superstitions pseudo-scientifiques pour le plus grand bonheur des marchands de camelote…
Pêcheurs à la mouche, pêcheurs aux leurres : mêmes victimes ! Le pêcheur actuel n’a plus le temps : voilà la maladie de l’époque. On apprend à pêcher la truite à la mouche sans avoir jamais pêché une ablette au coup. On ne va pas à la pêche lorsque les conditions sont favorables, mais quand le Dieu des RTT ouvre les grilles. Dans ces conditions, il n’est pas facile de tomber juste : “ je voudrais une éclosion de baétis samedi à 14 heures, c’est possible ? Non ? Tant pis, je pêcherai quand même en sèche. ” Et vous passerez certainement à côté de la pêche. C’est encore plus vrai en ce qui concerne la pêche en nymphe à vue. L’efficacité de cette technique et la clarté des eaux peuvent faire croire qu’il suffit de bien présenter une nymphe pour réussir et que la maîtrise technique peut avoir raison des saisons et de l’humeur des poissons. Si, en temps normal, certains virtuoses peuvent donner l’impression que c’est vrai, ces mêmes virtuoses savent en revanche que lorsque les conditions de pêche deviennent trop difficiles, la différence ne se fait plus seulement à la technique, mais à la ruse et par l’art de déterminer le moment opportun pour tenter le poisson. Même si cela peut sembler élémentaire, revenons aux fondements de ce qu’il faut savoir pour pêcher juste.
Connaître le régime alimentaire mais surtout les moeurs des poissons est la première évidence. Il ne suffit pas de connaître les bons coins et savoir ce que mangent les truites, il faut encore savoir à quel moment et comment elles mangent. S’il est vrai que n’importe quelle proie bien présentée peut être saisie par réflexe, il n’en demeure pas moins qu’une truite est bien plus facile à capturer lorsqu’elle se nourrit régulièrement. Ce phénomène est comparable à un amorçage naturel et de plus il fait sortir de leurs repères les poissons invisibles. La truite qui picore des gammares en remontant sa gravière sera plus facile à leurrer que si elle est pendue entre deux eaux. La truite active devant son rocher sera bien plus facile à solliciter que lorsqu’elle est statique sous la berge. Et à ce jeu, la nymphe employée n’y est pas pour grand chose. Je préfère attaquer une truite qui mange régulièrement des gammares, même si c’est avec une vague oreille de lièvre ou une pheasant tail, plutôt que de posséder une merveille de petite imitation nouée à ma pointe, avec sa carapace luisante et ses jolies papattes à présenter à un poisson peu actif. Cela peut sembler évident mais dans les conditions difficiles, bien déterminer le moment pour pêcher et pour lancer est la clé du succès.

Le mystère de l’ultraviolet
A force de chercher le leurre, l’appât ou la mouche miracle, on aurait pu penser que c’était peine perdue, que de nos jours, tout a été vu et revu. Et bien non et pour cause, car certaines choses sont invisibles pour nous. Pour nous, mais pas forcément pour les poissons ! C’est le cas des ultraviolets, une couleur ou une lumière – on ne sait pas trop – qui plaît beaucoup à certaines espèces. Le petit monde de la pêche ne va pas tarder à se trouver tout excité par cette trouvaille très récente. Mais avant de voir tout et n’importe quoi mis à la sauce UV, essayons de mieux comprendre l’invisible.
Le spectre lumineux qu’on peut observer lors d’un arc-en-ciel, affiche toujours les couleurs dans le même ordre : rouge, jaune, vert, bleu et enfin le violet. Entre chaque couleur, on devine des teintes intermédiaires comme l’orange entre le rouge et le jaune, le “chartreux” entre le jaune et le vert ou le “turquoise” entre le vert et le bleu, mais en bout de piste, on ne voit pas ce qui succède au violet. On notera que le noir et le blanc n’apparaissent pas dans un arc-en-ciel. Sans jouer au scientifique amateur qui lit à travers le fond de sa barque, j’essaie simplement d’admettre la théorie retenue par l’Education Nationale qui explique aux enfants que le soleil produit une lumière blanche dont les couleurs de l’arc-en-ciel sont lacomposition et qui apparaît sous forme de rayon lumineux à travers un prisme formé par les gouttes de pluie. D’un point de vue scientifique, le blanc n’est donc pas une couleur. Le noir ne l’est pas plus aux yeux de la science, car aucune lumière ne lui parvient. Cet article frise le surnaturel, l’incompréhensible, l’inimaginable et pourtant, notre vision des couleurs n’est jamais que l’interprétation que notre cerveau fait de ce que nos yeux perçoivent et uniquement de cela. En théorie, le noir devrait se situer après le violet dans l’arc-en-ciel. En réalité ce sont les ultraviolets, cette lumière invisible pour nous, de très faible longueur d’onde en marge du spectre qui succède au violet. Environ 5% de la lumière du soleil est composée d’UV dont 99 % de ceux qui atteignent la terre sont des UVA, le reste étant des UVB et quasiment pas d’UVC. Ces ultraviolets différents sont de longueurs d’ondes variables exprimées en nanomètres par les spécialistes.
Les UV, une couleur ou une lumière aux yeux des poissons ?Les ultraviolets sont observables à l’aide d’une lampe fluorescente bleutée comme celles utilisées pour faire sécher les résines dont se servent les monteurs de mouches. Sans cette lampe, il est impossible de les déceler. Si de nos jours, on connait la différence anatomique qui différencie nos yeux de ceux des poissons, bien malin celui qui peut affirmer ce que voit un poisson. Les pêcheurs que nous sommes ne le savent pas non plus, mais à force de leur faire passer sous le nez tout et n’importe quoi pour essayer de les séduire, on finit par comprendre que ces animaux distinguent d’infimes différences de teintes, qui ne sont sans doute que des nuances de gris. Même si les yeux de certains poissons possèdent des cônes, ce qui permet en théorie de distinguer les couleurs, nul

L’ouverture au streamer : les nouveaux montages pour optimiser vos résultats
Extraits de ce florilège d’exemples de montages à retrouver en intégralité dans notre numéro spécial Streamer (Pêches Sportives n°106)
Exemple 1
Une mouche improvisée qui peut être à la fois un streamer à truite sauvage ou une mouche noyée à truite de mer. La plupart des montages de streamers ou de mouches noyées pour la truite de mer sont compatibles avec le montage intruder
Exemple 2
Un modèle très semblable au précédent, mais avec plusieurs variantes. L’hameçon VMC Fast grip à trois micro-ardillons peut choquer, mais les truites de mer ont une fâcheuse tendance à nous fausser compagnie en cours de route.
Exemple 3
Un streamer à truite avec un casque qui sert à le lester. L’hameçon pointe en haut, caché dans les fibres passe très bien dans les herbiers et les rochers.
Exemple 4
Encore une autre façon d’utiliser l’hameçon du montage intruder pour former cette fois un tag orange sur ce streamer à truite sauvage à utiliser avec une soie plongeante.
Exemple 5
Une cascade (mouche à saumon bien connue) qui peut être utilisée pour la pêche de la truite de mer. Cette fois, l’hameçon double reste entier et le montage intruder vient en renfort en cas de touche “en bout”.

La pêche à la tchèque ou la nymphe pas catholique…
Version extrême de la pêche à la nymphe “au fil”, la méthode tchèque est plus proche de la pêche au toc avec des nymphes artificielles que de la pêche à la mouche. A vous d’accepter ou pas de pêcher avec une technique où la soie sort rarement du moulinet, sauf pour suivre un beau poisson. Mais avant d’avoir une attitude négative envers cette méthode, voyons à quoi elle ressemble.
Que le pêcheur utilise une mouche sèche, un streamer, une nymphe ou une mouche noyée, la pêche à la mouche se caractérise par le fait que c’est la ligne (la soie) qui propulse le leurre et non le leurre qui entraîne la ligne. Dans ce dernier cas, il s’agit de pêche au lancer. Que penser alors de la pêche dite « à la tchèque” où la pêche se fait avec deux ou trois nymphes casquées, un bas de ligne de dix mètres et une soie qui ne sort presque jamais du moulinet ? Pas de doute : c’est bien de la pêche avec des mouches mais le rapport avec la pêche à la mouche est assez lointain…
Que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre !
Et pourtant, de quel droit l’exclure des pêches sportives ? A ce compte, lorsque nous propulsons une nymphe au moyen d’un lancer arbalète, nous ne faisons pas de la pêche à la mouche mais de la pêche au lancer… Je connais un certain nombre de nympheurs qui ne sont pas capables de prendre un poisson autrement ! Essayez de faire une arbalète avec une petite mouche sèche, vous constaterez sans problème que c’est bien le poids de la nymphe qui aide à lancer !
Le lancer
Il est possible de fouetter un bas de ligne tchèque avec une mouche sèche à courte distance, mais dès qu’on pratique la technique tchèque comme il se doit, c’est-à-dire avec des nymphes, cela n’est plus possible. Pour lancer à sept ou huit mètres, il faut laisser le bas de ligne et son chapelet de nymphes s’étendre totalement lors du lancer arrière avant de shooter franchement
vers l’avant en prenant soin de