Catégorie : Technique

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  • Au bon endroit au bon moment

    Au bon endroit au bon moment

    La pêche sportive est une activité ingrate ! Rares sont en effet les loisirs où les probabilités de réussite dépendent d’autant de facteurs différents. Quand l’eau n’est pas trop froide, elle est trop chaude, par vent du nord, rien ne mord, brouillard sur les monts, reste à la maison… les pêcheurs entendent ça depuis l’enfance, sans comprendre pourquoi l’activité des poissons est si dépendante des conditions météorologiques. Le bilan d’une saison de pêche se résume parfois à quelques sorties mémorables, une majorité que l’on qualifiera de moyennes à médiocres et le reste sent bon la bredouille. Voici quelques éléments de base pour éviter d’être constamment au mauvais endroit au mauvais moment.

    Par Jean-Marc Theusseret

    On ne le répétera jamais assez, les poissons sont des animaux à sang froid. S’il existe inévitablement un lien entre les conditions météorologiques et l’activité des poissons, cela est dû en grande partie au fait que les poissons n’ont aucun moyen de réguler leur température corporelle. Les mystères de la nature s’expliquent parfois, du moins en partie.
    Pour chaque espèce de poisson, il existe une plage de température idéale en termes d’activité alimentaire. Et de même d’autres plages, soit trop froides soit trop chaudes, rendent les poissons inactifs et parfois pour longtemps. Chez le brochet, par exemple tout semble réglé comme sur du papier à musique. Au-dessus d’une température de l’eau de 20 à 22 °C, son activité alimentaire réduit considérablement. Cela explique pourquoi il s’en prend très peu en été sur les eaux peu profondes exposées aux fortes chaleurs. Dans ces eaux, le brochet est actif à l’ouverture de la pêche jusqu’à fin juin, puis de nouveau à l’automne. Pour toutes les espèces, il est une règle néanmoins commune. Une brutale baisse de la température de l’eau induit un arrêt presque total de l’alimentation des poissons et cela reste valable également pour des espèces d’eaux froides comme la truite ou l’ombre. Pour la truite, sauvage s’entend, une rivière dont la température de l’eau chute en vingt-quatre à quarante-huit heures de 15 à 10 °C induit un ralentissement tout aussi brutal du métabolisme des truites. L’activité alimentaire reprend généralement après trois ou quatre jours lorsque la température remonte. Si elle reste froide mais constante dans la durée, les truites se nourrissent de nouveau.

    Des observations qui dictent la façon de pêcher

    Connaître l’influence de la température sur l’activité alimentaire des poissons donne des indications précises sur l’action de pêche, les profondeurs de prospection, la vitesse de récupération des leurres, l’amplitude d’animation des mouches (streamers, nymphes, mouches noyées, etc.). Au printemps, lorsque l’on est en phase ascendante de la température de l’eau dans une plage de température optimale, on pourra se permettre l’emploi de leurres de surface dans le cas de la pêche du brochet, du black-bass ou de la perche. A l’inverse, à l’automne, après un été caniculaire, ces trois espèces redeviennent actives en surface lorsque la température a lentement perdu quelques degrés. Pour le pêcheur à la mouche, notamment à la nymphe, une observation de la température de l’eau sur les jours précédant la sortie de pêche permet d’anticiper les réactions des poissons.
    Dans une phase de baisse de la température de l’eau, au printemps, il va falloir pêcher près du fond et animer la nymphe defaçon modérée. Dans ces conditions, les truites ne poursuivent pas facilement les nymphes artificielles.
    Elles se contentent de les prendre lorsqu’elles passent à leur portée. L’emploi de nymphes leurres avec un peu de matériaux brillants est souvent la seule technique efficace.


    Le cas des rivières “chasse d’eau”

    Jadis, les zones humides jouaient un rôle d’éponge, retenant l’eau de pluie lors des précipitations et la restituant progressivement ensuite. La disparition des zones humides en France estimées à plus de 60 %, a rendu bon nombre de cours d’eau à l’état de “chasse d’eau”.
    Lorsqu’il pleut, le niveau monte fortement en très peu de temps, puis quelques jours plus tard elles retrouvent un niveau proche de l’étiage. La variation de température de l’eau à cette occasion est souvent conséquente, bien plus que par le passé. A l’étranger, on peut encore trouver des rivières dont les zones humides sont encore préservées (Islande, ex-URSS, Scandinavie-Laponie, Ecosse, Ireland, etc.). Les conditions de pêche y sont plus souvent favorables que dans nos rivières, aux débits perturbés. C’est une des raisons pour lesquelles la pêche est sans doute plus difficile aujourd’hui qu’il y a plus de cinquante ans sur les rivières françaises. De plus, les niveaux bas favorisent le stress des poissons, la prolifération d’algues, etc.

    En lac, le rôle de l’oxygène dissout

    Qui dit température de l’eau dit obligatoirement oxygène dissout. Les deux phénomènes sont liés, tout comme un troisième, la lumière, qui rend la vie possible ou non dans les profondeurs de nos lacs. Si l’on dispose d’un sondeur, la profondeur à laquelle on trouve encore de l’oxygène est facile à trouver. C’est simple : à partir d’une certaine profondeur, on ne trouve plus d’échos de poissons.
    En été, sur certains lacs recevant beaucoup plus de matière organique que les milieux peuvent en “digérer”, la limite se situe à quelques mètres sous la surface. Cette situation provoque de grandes migrations de poissons dans les grands lacs, à condition qu’il soit possible pour eux de trouver des zones où il reste encore de l’oxygène.
    Si ce n’est pas le cas, on assiste alors à des comportements anormaux de poissons en survie dans la couche superficielle, notamment sur les bordures. Le plus souvent ils sont complètement inactifs, attendant des jours meilleurs qui généralement ne surviennent pas avant l’automne. L’été n’est pas une excellente saison dans les lacs pauvres en oxygène dissout.
    Seuls les lacs situés en montagne ou ceux alimentés par des cours d’eau très frais peuvent encore permettre des parties de pêche qui se déroulent dans des conditions normales.

    Une question de température de confort

    Tous ces phénomènes qui s’expriment souvent en chaîne sont liés et influent sur les choix du pêcheur. A lui d’être conscient de tous ces paramètres, qui l’aideront de façon souvent très logique à pêcher telle zone plutôt qu’une autre, avec tel leurre plutôt qu’un autre, et de l’animer d’une façon acceptable par le poisson convoité en fonction de son état. Comprendre le mode de vie des poissons pour comprendre leur pêche semble logique. Pourtant, rares sont les pêcheurs qui s’intéressent de près aux phénomènes climatiques et à leurs liens avec les poissons. Chaque espèce possède sa température de confort dans laquelle elle se nourrit normalement. Ce constat est aussi valable pour la carpe que le saumon atlantique, le sandre, le brochet ou le goujon.
    Contrairement à certaines idées reçues, le régime alimentaire des carnassiers est très perturbé par des écarts de température. C’est flagrant en grands lacs lorsque l’on pêche au sondeur. D’une semaine à l’autre, les poissons évoluent dans la couche d’eau, cherchant à l’automne par exemple à éviter la couche froide de surface. Les poissons sont finalement comme nous. Ils craignent les températures trop chaudes mais en revanche peuvent s’adapter au froid. Cela prend du temps, mais ils peuvent se nourrir activement par eau froide (salmonidés et carnassiers), alors que le contraire est moins vrai. Ce qui fait le talent de quelques fines gaules dotées d’un mystérieux sixième sens s’explique par une analyse parfois inconsciente chez le pêcheur des paramètres évoqués dans cet article. Les sorties répétées à la pêche par tous les temps nous apprennent beaucoup à condition d’y prêter attention, faisant mentir la phrase de Tony Burnand : “J’ai fait des bredouilles par tous les temps et des pêches miraculeuses de même.

  • Ne draguez plus !

    Ne draguez plus !

    Le dragage ne passionne ni les entomologues, ni les as du fly-tying, et pourtant c’est bien lui qui devrait occuper les pensées du pêcheur à la mouche en été… Dragage de la soie, du bas de ligne et de la nymphe sont autant d’épouvantails pour un poisson sauvage.

    En trahissant ce qui sépare le naturel de l’artificiel, le dragage nous rappelle à notre condition de pauvres pêcheurs, nous qui voulons imiter la nature et faire dériver une nymphe comme si elle était seulement mue par ses contorsions et par la petite bulle de gaz qui l’entraîne vers la surface, portée par le courant, ballottée par les remous.
    Nous aimerions que la truite s’intéresse à notre proie comme un ami s’intéresse à nos attentions, et voilà ce maudit bout de fil qui se raidit pour nous ramener au sens des réalités : nous ne sommes que des hommes et notre mouche n’est qu’un leurre. La nymphe drague, puis c’est au tour du fil, à moins que ce ne soit l’inverse, et c’est le refus. Vous voilà seul sur le radier avec votre canne, vos illusions, et votre bas de ligne qui traîne dans le courant en esquissant comme un au revoir.

    Qu’est-ce que le dragage ?

    Tout ce qui empêche notre nymphe artificielle de dériver comme une proie naturelle, pour la bonne raison qu’elle est entravée par un fil. Les causes peuvent être multiples, la sanction est toujours la même : le poisson refuse de coopérer. Une soie ou un bas de ligne trop tendu, un modèle de nymphe trop lourd ou trop léger, une animation exagérée ou prématurée, un angle d’attaque mal choisi, voici autant de causes directes qui vont écarter notre leurre de la façon dont évoluerait une proie vraisemblable.

    Lorsqu’on pratique la pêche en nymphe à vue, on ne sait pas toujours ce qu’il faut faire pour décider une truite à mordre, en revanche il y a deux vérités absolues : la première est de ne pas trop se faire voir et la seconde est d’essayer de trouver ce qui va l’intéresser sans jamais draguer ! Ensuite, si ces conditions sine qua non sont pas remplies, tout peut arriver ! Le dragage peut se traduire de façon visuelle. Nymphe qui coupe les veines d’eau sous la contrainte du fil, ou qui coule perpendiculairement au relâcher.

  • La pêche au chatterbait

    La pêche au chatterbait

    Le Chatterbait est née dans un garage il y a quelques années aux Etats-Unis chez un passionné de pêche au black-bass. La légende veut qu’il en ait confié quelques-uns à des amis compétiteurs qui, avec ces leurres, ont enregistré de très bons résultats. Voici quelques pistes pour en faire le meilleur usage…

    Par Jean-Marc Theusseret

    L’association d’un jig à jupe et d’une palette a donc donné naissance à un leurre que l’on trouve désormais sous le nom de chatterbait. Pour être précis, Chatterbait est avant tout une marque spécialisée dans ce type de leurres. A l’instar du Frigidaire ou de la Mobylette, le Chatterbait est tombé dans le langage courant et désigne donc ces leurres très atypiques. Pourtant le premier modèle commercialisé l’a été (et l’est toujours) sous la marque Rad Lures. La définition exacte du “chatterbait” serait “appât qui broute”, comme quoi la traduction littérale ne marche pas à tous les coups ! S’il n’a rien d’un ruminant, le chatterbait vibre, s’ébroue, se secoue d’une façon peu commune dès qu’on le ramène par une tirée franche.
    L’effet vibratoire de la palette se transmet alors au leurre entier, qui semble pris d’une crise d’épilepsie aiguë. Le rapport volume/ vibrations est plus élevé que celui des lipless et des cranckbaits, ce qui n’est pas peu dire !

    Un piège à brochets

    Tout comme les spinnerbaits, que les pêcheurs français connaissent bien aujourd’hui, les chatterbaits ont été initialement conçus pour la pêche du black-bass à grande bouche (le large mouth bass). Mais ces deux leurres se révèlent redoutables pour la pêche du brochet européen, notamment dans les zones encombrées d’herbiers.
    Plus encore que le spinnerbait, notre jig à palette est typiquement un leurre de pêche à la surprise dont le piège fonctionne principalement lorsque le poisson ne voit pas le leurre mais l’entend. Il provoque des attaques éclair de la part de brochets qui n’auraient sans doute pas réagi au passage d’un spinnerbait et encore moins à celui d’un simple leurre souple. Sur ce plan, le chatterbait apporte un plus indéniable et ô combien intéressant lors des pêches d’été où, dans bien des cas, les brochets embusqués dans les herbiers sont beaucoup moins actifs qu’au printemps ou à l’automne.
    Nos essais réalisés en plans d’eau très riches en potamots, renoncules, nénuphars et en autres végétaux divers et variés mettent en évidence des touches à proximité des zones végétales denses. La pêche en milieux ouverts entre les massifs de végétaux n’a pas donné la moindre touche. Pire, les quelques brochets pêchés à vue en zones dégagées, qui ont donc vu arriver le leurre de loin, se sont enfuis à toutes nageoires ! Ce point est intéressant à observer car il en dit long sur l’utilisation des leurres bruiteurs en dehors de postes encombrés très marqués. Cela explique également pourquoi certains pêcheurs n’ont presque rien pris avec les chatterbaits.


    L’action de pêche reste celle d’un jig

    L’utilisation d’un chatterbait reste des plus simples. Ceux qui connaissent la pêche au poisson mort manié seront ici en terrain connu. Comme pour tous les jigs, l’animation est essentiellement constituée de tirées de 0,50 à 1 mètre environ suivies de relâchés. On doit sentir immédiatement dans la canne les vibrations du leurre. Sous l’effet de la tirée canne haute, la palette bute sur l’eau se met à se déhancher frénétiquement. C’est immanquable, même à longue distance, tant la canne se fait l’écho des vibrations du leurre. En cas de longs lancers, une récupération linéaire est aussi très efficace, avec là aussi de fréquents relâchés. Tout est possible (y compris la pêche la traîne, là où celle-ci est autorisée), mais c’est à courte et moyenne distance que la pêche au chatterbait donne le meilleur d’elle-même.

    Faire les trouées d’herbiers en float-tube

    La pêche des carnassiers aux jigs demande une bonne précision pour pêcher les postes encombrés, surtout s’il s’agit d’arbres immergés. Notez que les modèles de chatterbaits sont dépourvus d’hameçon anti-herbe, ce qui est regrettable. Raison de plus pour faire attention. L’idéal pour cette pêche inquisition dans les repères à carnassiers est d’être placé en hauteur, sur la plateforme d’un bass-boat.
    Comme tout le monde ne dispose pas de ces bateaux très équipés, le float-tube permet au moins, faute de hauteur, d’être d’une discrétion qu’aucun bateau n’arrivera jamais à atteindre.
    Faire les trouées d’herbiers au chatterbait est un plaisir que je vous souhaite le plus souvent possible. Si vous bénéficiez d’eau claire, vous verrez alors les attaques à quelques mètres de vos palmes ! De plus, il est possible de placer votre leurre avec une grande précision là où vous voulez, en contrôlant facilement son entrée dans l’eau, toujours dans le but de rester discret. Un régal !

    Les leurres souples associés

    Un grand nombre de modèles de leurres souples peuvent être placés sur l’hameçon des chatterbaits. Ils apportent surtout de la mobilité lors des relâchés pour faire en sorte que le leurre reste attractif. On peut opter pour un modèle à simple ou à double appendice. Tout est une question de volume et, par conséquent, de résistance dans l’eau. Si l’on doit pêcher une zone profonde, un modèle volumineux sera un frein pour leurre alors que, sur un haut fond, cela devient un avantage.
    A chacun d’adapter son choix selon ses envies et la configuration des postes. On peut en tout cas considérer que de simples leurres souples de type virgule à simple ou double appendice peuvent convenir. Si l’on veut pousser plus loin les recherches, notamment dans la famille des leurres souples double, le Berkley Sabertail est particulièrement bien adapté. Ce leurre muni de deux longues “pattes”en forme de sabre est parfait tant il évoque la nage de l’écrevisse durant la traction, mais aussi au relâché. Dans le même genre, le Zoom Super Chunks est très recommandable, tout comme il l’est derrière les spinnerbaits. Plus nageant avec ses deux pattes en forme de coeur, le Berkley Double tail Grub est aussi très bon. La liste pourrait être longue, car de nombreux leurres souples conviennent. Néanmoins, il convient de ne pas sous-estimer le choix du leurre associé tant il est important lors des phases de descente du leurre.

    Les différents modèles Booyah Boogie Bait

    Sans doute le meilleur, et un des rares modèles du commerce bien distribué en France. La réalisation est de très bonne facture, avec une jupe digne de ce nom et surtout un système d’anneaux où vient s’accrocher la palette large qui n’entrave pas celle-ci. De plus, l’hameçon, suffisamment long et piquant, est monté sur une partie câblée qui le rend mobile lorsqu’il se trouve planté dans la gueule du carnassier. Cela permet d’éviter les décrochages. Un très bon produit largement distribué par Flashmer. Poids total du leurre : 17 g. Il existe aussi son petit frère, le Boogie Bait mini, qui est vraiment une copie miniature du plus grand. Poids : 3,5 g. Pour le black-bass et la perche.

    Delalande Exit’Jig Le seul chatterbait français est proposé par la maison Delalande.
    Il s’agit d’un leurre de premier prix (autour de 6 euros), muni d’un hameçon très correct, qui est parfait pour se familiariser avec ce type de leurre. On pourra aussi le risquer sans trop de regret sur des postes encombrés.
    Poids : 14 g.

    Chatterbait (le vrai) Quel dommage que ces leurres ne soient pas importés en France ! Tout d’abord, on compte quatre modèles de différents poids et volumes : 7, 14, 28 g. Le modèle de 14 g est proposé en deux versions, l’une munie d’un hameçon classique non protégé, et l’autre avec un hameçon texan à ouverture large, ce qui permet de passer plus sereinement au mieux des herbiers. C’est l’offre la plus complète dans ce type de leurre. Le modèle le plus lourd est vendu sous le nom de Chatter Frog, avec sa tête et son leurre souple imitatif du batracien De plus, chatterbait propose un kit avec quatre têtes, six jupes, et une dizaine de leurres souples (de piètre qualité toutefois).


    Rad Lures (le premier)
    C’est le modèle historique, celui que les autres marques ont copié. Très bon modèle, mais très compliqué à trouver car non importé en Europe. Poids : 14 g.

  • Maudites agrafes !

    Maudites agrafes !

    Elément pratique permettant un changement très rapide de leurre tout en lui donnant une grande liberté de mouvement, l’agrafe séduit quasiment tous les pêcheurs aux leurres. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le petit ustensile miracle est souvent la cause de la perte des plus gros poissons. Enervant…

    Comment ne pas rager après ces fabricants qui se permettent de mettre dans le commerce des produits dont la qualité laisse souvent à désirer. La qualité de l’acier et de son trempage constitue le plus souvent la raison de sa faiblesse. En seconde position vient sa forme générale et enfin son système de verrouillage. A 6, 7 ou 8 euros les quelques agrafes, on a le droit de s’attendre à mieux. Même les plus grandes marques étrangères (Decoy, Owner, Evergreen, etc.) semblent sans solution pour offrir un système sans faille. Seul Rapala dispose d’une agrafe dont l’acier dispose d’une véritable résistance. Depuis peu, certains fabricants, y compris français, tentent de régler le problème avec les agrafes “sécurisées”, composées de deux parties identiques fermées des deux côtés. Ce système fonctionne très bien avec les poissons nageurs avec ou sans anneaux brisés à leur point d’attache, mais ils demeurent le plus souvent inutilisables avec les têtes lestées des leurres souples car l’oeillet de ceux-ci est trop petit. En action de pêche, ces spécificités tournent vite au cauchemar. La facilité pousse le plus souvent les pêcheurs à utiliser des agrafes non sécurisées qui donnent de très bons résultats sur des poissons de taille petite à moyenne. Mais contrer un gros brochet ou même un gros sandre dans le courant avec ce type de produit devient une activité à risques !

    Alors que faire ?

    Les pêcheurs opérant en bateau, voire en float-tube pouvant emmener plusieurs cannes à bord, ont la possibilité de désigner une canne qui servira à la pêche aux poissons nageurs

  • L’AFCPL organise le tournoi du Grand Pavois

    L’AFCPL organise le tournoi du Grand Pavois

    Dans le cadre de sa 39e édition et pour la quatrième année consécutive, le Grand Pavois qui se tiendra à La Rochelle dans le courant du mois de septembre, met en avant la pêche de loisir grâce à un espace d’exposition spécialement dédié de 400m2. Egalement au programme : une compétition de pêche en mer regroupant une douzaine de semi-rigide Valiant DR Fishing fourni par Brunswick Marine et dont l’organisation a été confiée à l’AFCPL . Baptisé « Grand Pavois Fishing », ce tournoi de pêche en mer fédère six équipes professionnelles durant cinq jours. A bord des Valiant DR fishing, une cinquantaine d’invités issus de la presse, du milieu halieutique ou des pêcheurs expérimentés viendront partager leur expérience. Les bateaux seront équipés d’un sondeur-GPS Humminbird et d’une VHS Navicom et seront propulsés grâce à des moteurs Mercury de 150 ou 300 cv Verado.

    Yann Diquereau de Brunswick Marine in France explique : « Depuis quatre ans, Brunswick Marine s’est engagé aux côtés de l’AFCPL dans cette compétition de pêche en mer. Ce challenge est un excellent moyen de faire essayer nos bateaux par des compétiteurs confirmés. Les désidératas des uns et des autres, nous ont permis de développer deux semi-rigides spécifiques répondant aux exigences de la pêche en mer avec notamment l’intégration d’un vaste vivier de 120l ou 250l alimenté par une pompe à eau de mer. Nous sommes aujourd’hui les seuls à proposer cet avantage. De nombreux compétiteurs chevronnés (Didier Courtois, Yannick Deslandes), des professionnels du monde de la pêche (Charles Bastien – Rod&Pod, Christophe Soares – Navicom), des guides de pêche (David Doussot) ou des journalistes de la presse halieutique (Guillaume Fourrier) naviguent à bord de Valiant toute l’année. Ces deux prototypes Valiant DR Fishing seront lancés en grande série et mis en commercialisation dans le réseau Valiant dès la fin septembre.» Rendez-vous donc à La Rochelle du 14 au 19 septembre prochain.

    www.brunswick-marine.com / www.valiant-boats.com / www.mercurymarine.com/fr/fr/

    Renseignements :

    www.afcpl.eu

    Photo : AFCPL

  • Les leurres de surface stickbaits : conception et utilisation

    Les leurres de surface stickbaits : conception et utilisation

    Alban Choinier nous explique la
    conception des stickbaits, littéralement leurres bâtons, dont l’action en
    surface en zig-zag attire l’attention des carnassiers comme le bar ou le
    brochet. Pour que ces leurres nagent convenablement, une technique particulière
    est nécessaire afin d’obtenir cette nage du leurre dite “walking the dog”.

  • Pêches Sportives Vidéo n°24 : Nymphe à vue à la mouche sèche, Pêche du silure et de l’aspe

    Pêches Sportives Vidéo n°24 : Nymphe à vue à la mouche sèche, Pêche du silure et de l’aspe

    Dans cette vidéo

     

    1. Pêche à la nymphe à vue et à la mouche sèche sur la Saulx avec Éric Charpin

    Rivière du sud meusien, la Saulx compte une belle population de truites et d’ombres. Son cours lent et son eau claire permettent la pêche à vue à la nymphe et à la mouche sèche. Eric Charpin, nous fait découvrir ce cours d’eau qui se prête si bien à une pêche à la mouche fine où tout est basé sur l’observation des poissons dans leur milieu. Approche, choix des mouches, du bas de ligne, Eric nous explique sa pêche et cette belle rivière qu’il connait parfaitement.

     

    2. Pêche du silure et de l’aspe sur la Moselle avec Sebastien Gauly et Marxime Serron

    Poisson méprisé par certains pêcheurs, le silure ne reste pas moins un carnassier très actif qui chasse souvent là ou on ne l’attend pas, dans peu d’eau ou en plein courant. Sébastien Gaully, et Maxime Serron nous montrent la réalité de la pêche de ce poisson aux leurres sur la Moselle dans le département de la Meuse. Rivière également peuplée d’aspes, la Moselle apporte sont lot de sensationq avec ce cyprinidé dot les chasses en surface ne peuvent laisser un pêcheur indifférent !

  • Pêches Sportives Vidéo n°23 : Pêche à la nymphe au fil, pêche du loup avec Yannick Rivière

    Pêches Sportives Vidéo n°23 : Pêche à la nymphe au fil, pêche du loup avec Yannick Rivière

    Dans cette vidéo

    1. Pêche à la nymphe au fil avec Yannick Rivière sur l’Aube

    Guide de pêche dans l’Aube et membre de l’équipe de France de pêche à la mouche, Yannick Rivière est l’un des meilleurs pêcheurs à la nymphe au fil actuel. Il nous livre ici sa technique, sensiblement différente des autres et dont l’efficacité est surprenante. Accompagné de notre collaborateur Philippe Collet, Yannick nous fait découvrir sa technique, mais aussi sa rivière et sa très belle région.

    2. Pêche du loup en Kayak sur les étangs salins du littoral audois

    Véritables grand lacs en communication avec la mer, les étangs salins du département de l’Aube grouillent de vie. Yannick Rivière aborde ces grandes étendues peu profondes en Kayak, une embarcation très discrète et sportive pour pêcher le loup aux leurres. Se laisser guider par Yannick sur ces étangs qu’il connait si bien permet de découvrir des milieux sans cesse changeants en fonction du vent, de la température et de l’humeur des poissons.

  • Pêches Sportives Vidéo n°22 : Pêche du brochet à la mouche, montage waddington adapté

    Pêches Sportives Vidéo n°22 : Pêche du brochet à la mouche, montage waddington adapté

    Ancêtre du tube, le waddington est une hampe munie de deux oeillets aux extrémités. Les pêcheurs de truites de mer « steelheads » américain ont remis au goût du jour ce montage à l’origine armé d’un hameçon triple solidaire de la hampe pour en faire un système à l’hameçon simple décalé, placé sur deux brins de fluocarbone.

    Ainsi, le nombre de poissons perdus par le décrochage est considérablement réduit.

    Philippe Boisson nous explique comment il a  transposé ce montage aux mouche à brochets. Les avantages sont nombreux comparés au montage traditionnel avec de gros hameçons simples. Cette vidéo comprend également une partie montage pour réaliser convenablement une mouche à brochet avec ce système nouveau et prometteur.

  • Bas de ligne, éloge de la simplicité.

    Bas de ligne, éloge de la simplicité.

    Parmi les éléments qui ont contribué par le passé à faire de la pêche à la mouche une technique “d’élite”, le bas de ligne a toujours été placé en première ligne.
    Sur lui reposent tous les espoirs de présentations aussi précises que naturelles.
    Seulement voilà, à vouloir faire compliqué “pour faire bien”, on en oublie que seul le résultat compte. La tendance actuelle en matière de bas de ligne penche pour une simplification des formules. Voyons comment et pourquoi… Par Jean-Marc Theusseret 

    BDL2

    Les bas de ligne sont souvent la bête noire des pêcheurs à la mouche. Des formules simples et très efficaces existent. Elles méritent d’être essayées.


     Tant que la pêche à la mouche existera, on parlera des bas de ligne, liens inévitables entre la soie et la mouche.

    Botte secrète de nombreuses fines gaules qui le plus souvent ne sont pas très bavards au sujet de sa composition, le bas de ligne a toujours constitué un élément mystérieux apte à agiter les esprits. Au milieu du siècle dernier, cet élément de l’attirail du pêcheur à la mouche était volontairement présenté comme une chose complexe, et de nombreux auteurs halieutiques de l’époque contribuaient à le rendre particulièrement ésotérique. Certains d’entre eux se confondaient en formules mathématiques qui n’avaient d’autre but que d’asseoir leur statut d’expert halieutique, mais qui au final ont été un frein au développement de cette belle pêche à la mouche. Du temps des pêches faciles, le bas de ligne était principalement progressif.

    Ombre

    C’est-à-dire que la longueur des brins de nylon était de plus en plus courte au fur et à mesure que les diamètres diminuaient.

    Ce principe dit “rapide” en raison de son aptitude à s’étendre facilement au lancer est toujours utilisé pour les cours d’eau agités. A l’époque, il l’était aussi en rivières de plaine. Il aura fallu attendre le milieu des années 1980 pour que Piam dévoile le bas de ligne avec lequel il pêchait à la nymphe à vue, d’une conception inverse (dite dégressive) puisque les brins se voyaient allongés progressivement.

    Cet article, publié à l’époque dans Le Plaisir de la pêchede Philippe Matthieu, allait bouleverser le monde de la pêche à la mouche. Plus exactement, il y avait ceux qui avaient immédiatement pris conscience de l’ampleur du phénomène et… les autres ! Concrètement, il devenait possible, grâce à une longueur totale comprise entre 6 et 7 mètres et d’une pointe d’une longueur de canne, d’effectuer des dérives naturelles d’une longueur inimaginable, de leurrer des poissons craintifs, de pêcher plus fin… Depuis, la plupart des pêcheurs français pratiquant en grandes rivières ont adopté ce principe de grand bas de ligne dégressif (soit une longueur comprise entre 5,50 et 7 mètres). Pour aussi efficace qu’elle soit, cette formule nécessite au total neuf brins de nylon, soit les diamètres de 45, 40, 35, 30, 25, 20, 16, 14/100 et pointe.