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Catégorie : Mouche
Articles sur la pêche à la mouche, vidéos de montage mouche, techniques de pêche à la mouche, actualités des associations de pêche à la mouche

Pêche expérimentale du saumon en no-kill sur le Léguer
La fédération départementale de pêche des Côtes-d’Armor expérimente cette saison la possibilité de pêcher le saumon de printemps en no-kill sur un secteur du Léguer, durant la période où, d’ordinaire, le taux de capture autorisé (TAC) ayant été atteint, la pêche est fermée en attendant l’arrivée des petits saumons d’été (castillons) qui font l’objet d’un autre TAC. Ces quelques semaines de battements entre deux montaisons sont cette année ouvertes à la pêche mais en no-kill (remise à l’eau obligatoire) sur le secteur du Pont Louars entre Trégrom et Plounévez-Moëdec (limite amont) au pont Saint-Anne à Lannion pour la limite aval.
Cette mesure ne dispense pas les pêcheurs de la cotisation “pêche des poissons migrateurs”. L’inscription obligatoire pour pêcher le saumon durant cette période se fait gratuitement sur le site Internet de la fédération. Le site doit également informer les pêcheurs de l’évolution du TAC.
La période expérimentale prendra fin le 14 juin. Inutile de dire que le plus grand respect des poissons doit accompagner cette pratique : sortir les saumons de l’eau le moins possible, ne pas les tenir la tête en bas, ce qui peut engendrer de grosses hémorragies et des lésions aux vertèbres (les tenir à plat avec les deux mains). Le no-kill n’a de sens que s’il est pratiqué avec respect.
http://www.federation-peche22.com/IMG/pdf/Depliant-Federation22-Peche-2017-web-LD2.pdf

Un marlin qui n’avait peur de rien !
A l’image de nos brochets qui parfois s’attaquent à des proies presque aussi grosses qu’eux, les plus grands prédateurs marins osent également à peu près tout lorsqu’il s’agit de se nourrir. Ainsi le 16 février dernier au large de l’Angola, la prise d’un marlin bleu de 497 kg, qui n’a pu être remis à l’eau, a révélé un contenu stomacal plutôt surprenant puisqu’il contenait les restes d’un espadon voilier ! Reste à savoir si le rostre aurait pu être digéré (c’est un sorte d’os très dur) et si il aurait causé des dégâts, car il était encore pointu comme la pointe d’une épée ! Sergio Reis, le pêcheur, ne s’attendait sans doute pas à un tel doublé. L’histoire ne dit pas si le rostre de l’espadon voilier est responsable de la mort du marlin, qui pendant le combat a pu perforer un ou plusieurs organes vitaux.
(Photos : © International Game Fish Association).

Internationaux de France au lac “Générale”, toujours autant de succès !
Pour la 23e édition des Internationaux de France de pêche à la mouche, la Belgique, la Hollande, la Pologne, le Luxembourg, l’Angleterre, la République Tchèque répondaient présent sur les berges du lac Générale à Vert-en-Drouais pour cet événement considéré par beaucoup comme « Le » Championnat d’Europe officieux de la spécialité puisqu’il rassemble la crème des compétiteurs internationaux en eaux closes. Malheureusement, une fois encore, la France était – selon les organisateurs – peu représentée du fait d’une absence de volonté de coordination du calendrier de la part de la Fédération Française de Pêche à la Mouche. C’est d’autant plus dommage que nombreux sont les bons moucheurs français qui ont déclaré regretter de ne pas pouvoir ainsi participer à une telle compétition internationale de haut niveau si rare sur notre territoire. Le temps gris de ces dernières semaines s’est magiquement transformé ce matin-là en un somptueux dimanche ensoleillé de printemps peut-être pas assez venteux pour la pêche mais bien réjouissant pour les organisateurs du Fly Country Club drouais. Comme à leur habitude, les poissons du Lac Générale répondaient présents aux sollicitations des nymphes, noyées et autres chironomes, sur soie flottante ou plongeante selon les profondeurs prospectées.
Avec plus de 400 prises homologuées et une moyenne de 17 truites par équipe sur les cinq premières manches, les résultats intermédiaires du matin donnaient un top 3 constitué de Fly Fishing Friends (Dekervel / Schatteman), suivi par Flandres 1 (Leerg / Rommelaere) et Tight Lines 1 (Poffé / Rockaerts).
L’après-midi a vu le vent d’ouest se lever pour le plus grand bonheur de tous, même si dans le même temps, le soleil jouait à cache-cache avec quelques nuages. La pêche se poursuivait en nymphe et parfois en émergentes bien que quelques moucheurs aient été chercher les « grosses » du lac plus en profondeur avec plusieurs prises de plus de 60 centimètres au tableau.
Au final, avec une absence totale de pêcheurs capots, on imagine le sourire réjoui arboré par chacun en fin de journée autour d’un verre dans l’attente de la remise des prix qui s’est déroulée au Lodge du lac dès 18 heures grâce à la logistique informatique de Jean-Claude Boyer, secrétaire général du club. Victoire de l’équipe flamande « Flandres 1 » (Leerg / Rommelaere) devant Tight Lines (Poffé Roechaerts) suivi par les Wallons (Bigaré / Perrin), la première équipe française se classant 15e.
La prochaine édition des Internationaux de France de pêche à la mouche au Lac “Générale” aura lieu le 18 mars 2018.
Une journées “portes ouvertes” est prévue le 26 mars 2017.
Renseignements, inscriptions, réservations sorties clubs et CE : 02 37 42 02 03, conditions tarifaires associatives.
Renseignements et inscriptions. http://fly.countryclub.free.fr.

Comment bien monter le mouches de légende. 10. Le sculpin
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat conforme à l’original.
Mouche inconnue en France avant les années 1950, le sculpin fait partie des streamers de la famille des mudlers minnow, dont le premier modèle aurait été mis au point en 1937 par Don Gapen à Anoka, dans le Minnesota. Pour le monteur, il s’agissait d’imiter le “slimmy sculpin”, une espèce de chabot (sculpin) plutôt allongée. Ce n’est un secret pour personne, les truites adorent les chabots. C’est donc très naturellement que les pêcheurs à la mouche ont depuis longtemps cherché à imiter ce petit poisson de fond cousin du gobie qui a traversé les âges, résisté aux périodes glacières et c’est adapté à l’eau douce. La version proposée ici par Florent Bailly est caractéristique avec les deux grandes nageoires pectorales horizontales et la tête, il est vrai moderne, très imitative. Ce gros casque creux est plus léger qu’il n’y paraît. C’est tout de même grâce à lui que la mouche pêche “creux”, là où vivent les chabot, jamais très loin des cailloux, du moins en journée. Pour pêcher profondément, une soie plongeante S5 n° 6 et un bas de ligne très court, d’un mètre au maximum est préférable à un excès de lest sur la mouche très difficile à lancer.
1. Placer dans l’étau un hameçon Hanàk Compétition H 950 BL n°8. Commencer l’enroulement d’un fi l de montage noir 6/0 Uni Thread sur la hampe.
2. En queue, placer trois ou quatre plumes brunes de marabou grizzly. Sur le fi l de montage, torsader un dubbing Turall NY DO 4 “nymph dubbing”.

Troc-Broc, une brocante pêche pas comme les autres !
Le Club mouche Saint-Appollinaire (CMSA) organise en partenariat avec l’AAPPMA Salmo Club une brocante sur le thème de la pêche. Du matériel de pêche sera proposé au public mais aussi des livres, des magazines et du matériel divers. Elle aura lieu le dimanche 2 avril au complexe de Louzole dans une salle couverte à Saint-Apollinaire (21850). L’entrée est gratuite pour les visiteurs. Renseignements : [email protected]

Six mouches à tout faire pour la rivière, le lac et le réservoir
Partout dans le monde, les truites des rivières calmes et des lacs se nourrissent de chironomes, de larves de libellules et craquent aussi pour un streamer noir, même s’il n’imite rien de particulier. Ces six mouches classiques doivent figurer dans les boîtes de tous les pêcheurs voyageurs. En réservoir, elles font merveille quelque soit la saison.
On peut penser que les modèles de mouches que nous vous proposons dans ce numéro viennent directement de la pêche en réservoir. Il est vrai que ce sont des grands classiques de la pêche des truites arcs-en-ciel en eaux closes. Mais il est non moins vrai que les mouches pour la pêche en réservoir sont toutes nées en lacs, bien avant les premiers réservoirs de pêche à la mouche. Les Irlandais notamment ont recours aux imitations de chironomes, de larves de libellules et de streamers depuis des lustres sur les immenses “loughs” peuplés de truites farios sauvages. Dans l’hémisphère sud, en Tasmanie notamment, la pêche en lacs des grosses truites demande également des modèles de mouches adaptées aux eaux calmes.
En rivières lentes, les chironomes font partie de l’alimentation des truites sauvages. Les pêcheurs à la mouche ont tendance à l’ignorer, pensant que ces bestioles moins nobles que les éphémères ou autres trichoptères ne vivent qu’en lacs ou dans les rejets des stations d’épuration. Hormis dans les torrents de montagne, la moindre portion lente de rivière comme il est existe un peu partout suffi t à voir se multiplier les chironomes, qui n’est qu’une famille de diptères nématocères (antennes en forme de fils) qui compte environ 5000 espèces dans le monde dont environ 700 en Amérique du Nord. Ces insectes aux exigences biologiques très faibles se trouvent à l’aise partout et d’autant plus que les eaux sont lentes et dégradées. Pour autant, la diversité de ces insectes est telle qu’il en existe pour toutes les eaux, des plus pures aux plus immondes ! Et si les monteurs de tous les temps avaient tout faux ?
Est-ce qu’une truite de rivière qui prend une imitation de gammare dans un cours d’eau qui en est presque dépourvu s’apprête à prendre ce qu’elle considère comme un petit crustacé ou au contraire un chironome, ou encore juste quelque chose qui doit en théorie être comestible parce que vivant ? Certaines imitations de gammares en “boby stretch”, “corplast” ou en “medallion” ont davantage la plastique d’un vers de vase que celle d’un gammare ! Voilà qui fait réfléchir. D’autant qu’en rivière comme en lacs, certains insectes ne sont jamais pris par les truites. C’est le cas des gerris, ces grands insectes qui font du patinage artistiques à la surface de l’eau avec quatre de leurs six pattes. Jamais les truites ne cherchent à s’en nourrir. Encore une belle enigme qui prouve bien que les truites peuvent peut-être confondre certaines choses, mais que d’autres ne les intéressent pas du tout ! Florent Bailly nous propose sa vision du montage de quelques fameux modèles de chironomes à trois stades différents, d’un modèle de larve de libellule et d’un streamer. Ces montages ne présentent pas de difficultés particulières. Ils demandent en revanche de bien respecter les proportions de matériaux pour rester dans l’esprit des modèles.

Islande : La Tungufl jot in Skaftartungum
Il en faut pour étonner Pierre Affre, l’homme qui a pêché les plus belles et les meilleures rivières de la planète depuis plus de quarante ans. Mais face à des truites de mer de plus de 6 ou 7 kilos, ce grand spécialiste des salmonidés migrateurs retrouve la fougue et la fébrilité de ces jeunes années !
Le vol Icelandair 541, parti de CDG à 8 h du matin, nous avait déposé en ce 6 octobre à 9 h 20 (heure locale) sur l’aéroport de Kefl avik et à 15 h 30 nous arrivions au lodge de pêche, après avoir fait provision de “langoustinurs”, “kotileturs” et spaghettis. Les courses sont rangées plus vite qu’aucune bonne ménagère ne saurait faire… les grosses truites de mer nous attendent. A 16 h 30, nos cannes sont montées et les waders enfilés. J’ai distribué de grosses mouches noires à tout le monde. Nous nous répartissons en deux équipes, une qui montera vers les pools de l’amont, bien indiqués sur la carte du lodge. Quant à moi et Guillaume nous optons pour l’immense pool juste en bas du lodge. Anticipant le mauvais temps avec nécessité de lancer contre le vent dans ce qui m’était apparu sur le site de Lax-A, comme une assez large rivière, où les truites de mer peuvent atteindre 15 et même 20 livres, j’avais pour une fois en Islande, délaissé mes cannes en bambou “vintage” à une main et opté pour ma vieille Loop 12 p Grey Line.
C’est une canne modérément puissante qui avec La Tungufl jot in Skaftartungum une shooting head 9/10, permet de lancer sous le vent et accessoirement de combattre de gros poissons. Je ne regrette pas mon choix, car le vent souffle avec des rafales à plus de 80 km/h… Comme dans ce gigantesque pool de l’estuaire, en fait de la confluence de la Tungufl jot avec la très large Eldvatn, il est impossible de changer de rive, je force comme un malade pour réussir un lancer sur trois à placer un gros streamer noir à une petite quinzaine de mètres. Même en lançant à ras des vagues, deux fois sur trois, mouche, bas de ligne et pointe de ma soie intermédiaire, sont rabattus à quelques mètres de mes bottes. Heureusement, même avec ce vent qui remonte le courant, la poussée de l’eau est très puissante, car dès que mouche et bas de ligne, une fois sur deux ou trois – entre les rafales en fait – touchent l’eau, ils sont très vite entraînés vers l’aval et je sens que “ça pêche”. D’ailleurs, très vite, alors que ma mouche venait de quitter la jonction des deux courants, j’enregistre une belle tape… dans le vide. Je signale cette touche à Guillaume qui derrière moi avec sa canne à une main, une Winston de 9’6 p pour soie de 7/8, peste lui aussi contre les éléments. Comme il mesure 1,95 m, il a pu s’avancer sur ce fond bien lisse et plat de sable noir, de quatre ou cinq mètres de plus que moi, mais même avec cette allonge supplémentaire, sa mouche dans les meilleurs des cas, tombe bien en retrait de la jonction

Ma truite dans les bras d’un autre !
Avec le no-kill se pose le problème de l’adultère halieutique. Votre truite peut passer par les bras d’un autre, à votre insu, il faut le savoir. Alors que je venais de lire l’histoire de la truite de Jean-Christian, le hasard a fait que, tout en visitant la version française du site islandais du Lax-A Angling Club, une photo d’une truite de la Varma, un cours d’eau à truites de mer du sud du pays a attiré mon attention. En effet, ce poisson à une malformation à la mâchoire supérieure. Immédiatement, la prise d’une truite semblable sur la même rivière me revint à l’esprit. J’ai retrouvé cette photo qui figure également sur le site du Lax-A Angling Club. En comparant la pigmentation sur l’opercule aucun doute (par chance, les deux photos ont été prises du même côté). J’ai pris cette truite en 2004 et elle fut reprise quelques années plus tard, sans savoir exactement quand. En fin de saison, les truites de mer se colorent et ressemblent beaucoup aux farios. Mais la truite en question semble plutôt être une fario sédentaire de taille très respectable prise en pêchant la truite de mer. S’il s’agissait d’une truite de mer, cela voudrait dire qu’elle aurait survécu à la reproduction (les poissons migrateurs se fatiguent beaucoup lors de la fraie) et à un ou plusieurs séjours en mer. Ce genre d’aventure doit arriver plus souvent qu’on ne le pense, mais comme on ne photographie généralement que les plus gros poissons, nous n’avons aucun moyen de le savoir concernant les plus petites. Sur la basse rivière d’Ain, la truite de 81 cm (mesurée un peu vite) prise par Frédéric Zanella fut reprise un an plus tard, mesurée à 88 cm ! J’ai la certitude que dans chaque rivière, c’est toujours les mêmes poissons qui collaborent avec les pêcheurs. Les pêches électriques d’inventaire révèlent la présence de poissons que les pêcheurs ne voient ou ne ratent jamais. Sur ces parcours, notamment ceux qui sont en no-kill, les poissons vulnérables sont toujours les mêmes. Est-ce lié à la génétique ? Au mode d’alimentation ou de chasse différent d’un poisson à l’autre ? Le mystère reste entier.
A gauche, “ma” truite de la Varma en 2004 et à droite “ma” truite dans les bras d’un inconnu. Peut-être n’est-il pas le seul d’ailleurs à l’avoir “tripotée” !

Le Moulin du Plain de nouveau ouvert !
Christophe Choulet nous informe que la célèbre auberge située à Goumois sur les rives du Doubs franco-suisse ouvre de nouveau ses portes pour l’ouverture, qui comme chaque année a lieu le 1 er mars sur ce tronçon du Doubs. C’est donc une excellente nouvelle pour tous les amoureux de ce lieu unique en son genre où toutes les fines gaules de France ou de Navarre ont défilé dès la fin des années 1960. Si le Doubs n’est plus celui de cette époque où on marchait sur les truites et les ombres, la beauté du site n’a d’égal que sa grandeur. La pêche reste intéressante pour qui sait s’adapter et la longueur du parcours (27 km) n’a pas d’équivalent dans le département et même au delà. En nous espérant nombreux à faire revivre cette véritable légende qu’est le Moulin du Plain !
Les tarifs et les renseignements pratiques sont consultables sur le site de l’auberge :

La richesse d’une différence
Les pêcheurs à la mouche ont forcément entendu parler de Ludovic Delacour, qui malgré un très sérieux handicap visuel a décidé d’apprendre à pêcher à la mouche. La difficulté d’un tel challenge, les débuts fastidieux, les échecs répétés n’ont pas découragé notre homme, qui non seulement a fait de beaux progrès mais a surtout appris à mieux se connaître par la même occasion. Dans ce livre autobiographique, il raconte les affres d’une vie semée d’embuches, les accidents, dont il est sorti miraculé mais en sale état, le regard des autres, mais aussi les bons moments passés au bord de l’eau avec les amis et sans oublier la famille, véritable lien avec le monde.
Un témoignage “cash”, à l’image du personnage, mais très touchant.
La richesse d’une différence est à commander chez l’auteur : Ludovic Delacour, 92 Chemin de St-Claude, 01320 Chalamont.
Prix : 20,00 € + 5,00 € de frais de port en lettre suivi emballage cartonné.

