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Catégorie : Mouche
Articles sur la pêche à la mouche, vidéos de montage mouche, techniques de pêche à la mouche, actualités des associations de pêche à la mouche

Ne draguez plus !
Le dragage ne passionne ni les entomologues, ni les as du fly-tying, et pourtant c’est bien lui qui devrait occuper les pensées du pêcheur à la mouche en été… Dragage de la soie, du bas de ligne et de la nymphe sont autant d’épouvantails pour un poisson sauvage.
En trahissant ce qui sépare le naturel de l’artificiel, le dragage nous rappelle à notre condition de pauvres pêcheurs, nous qui voulons imiter la nature et faire dériver une nymphe comme si elle était seulement mue par ses contorsions et par la petite bulle de gaz qui l’entraîne vers la surface, portée par le courant, ballottée par les remous.
Nous aimerions que la truite s’intéresse à notre proie comme un ami s’intéresse à nos attentions, et voilà ce maudit bout de fil qui se raidit pour nous ramener au sens des réalités : nous ne sommes que des hommes et notre mouche n’est qu’un leurre. La nymphe drague, puis c’est au tour du fil, à moins que ce ne soit l’inverse, et c’est le refus. Vous voilà seul sur le radier avec votre canne, vos illusions, et votre bas de ligne qui traîne dans le courant en esquissant comme un au revoir.Qu’est-ce que le dragage ?
Tout ce qui empêche notre nymphe artificielle de dériver comme une proie naturelle, pour la bonne raison qu’elle est entravée par un fil. Les causes peuvent être multiples, la sanction est toujours la même : le poisson refuse de coopérer. Une soie ou un bas de ligne trop tendu, un modèle de nymphe trop lourd ou trop léger, une animation exagérée ou prématurée, un angle d’attaque mal choisi, voici autant de causes directes qui vont écarter notre leurre de la façon dont évoluerait une proie vraisemblable.
Lorsqu’on pratique la pêche en nymphe à vue, on ne sait pas toujours ce qu’il faut faire pour décider une truite à mordre, en revanche il y a deux vérités absolues : la première est de ne pas trop se faire voir et la seconde est d’essayer de trouver ce qui va l’intéresser sans jamais draguer ! Ensuite, si ces conditions sine qua non sont pas remplies, tout peut arriver ! Le dragage peut se traduire de façon visuelle. Nymphe qui coupe les veines d’eau sous la contrainte du fil, ou qui coule perpendiculairement au relâcher.

Masters Pêches sportives : La Franco Suisse 2011
C’est un challenge plutôt difficile qui attendait les participants au Masters Verrerie 2011 de pêche à la mouche, organisé comme chaque année par la revue Pêches Sportives et l’AAPPMA La Franco-Suisse. En effet, l’état des populations d’ombres, mises à mal depuis deux saisons inquiétait fortement les organisateurs puisque c’est ce poisson, moins méfiant que la truite, qui permettait d’ordinaire de départager les vainqueurs. Fidèles à leur engagement environnemental, les organisateurs ont décidé cette année de protéger les ombres restants, en particulier une jeune population dont on espère qu’elle redonnera prochainement au parcours de Goumois ses lettres de noblesse. C’est donc la truite, plus farouche et aguerrie que jamais en cette fin de saison, qu’ont dû pêcher la sélection des 8 passionnés, invités pour l’occasion.
Devant cette difficulté supplémentaire, les pêcheurs ont dû déployer leurs trésors d’adresse, de stratégie et de discrétion afin de séduire les belles zébrées du Doubs Franco-Suisse, et tenter d’en prendre le plus grand nombre, ou de capturer le plus gros poisson du jour, ces deux catégories étant récompensées distinctement. Le point commun de ces deux trophée est leur nom « la Coupe André triboulet », en mémoire à l’historique Président de la Franco-Suisse. C’est avec une certaine aisance que Nicolas Germain, l’Homme de la rivière d’Ain, remporte les deux trophées remis en main propre par Hélène Triboulet, avec 4 truites de 35, 38, 39 et la plus belle du jour, 50 cm. 11 autres truites, toutes entre 35 et 44 cm seront venues faire le bonheur des autres pêcheurs, qui, même s’ils n’ont pas gagné, sont repartis ravis de cette belle journée, encouragés par ces poissons magnifiques et encore bien présents, et qui justifient à eux seuls le combat mené pour la sauvegarde du Doubs.


Signé Radix
Cela fait 40 ans que Jean-Michel Radix vit au rythme du Haut-Doubs. Sa rivière nourricière pour laquelle il se bat, avec l’énergie du désespoir et la ténacité d’un bâtisseur. Histoire d’une passion.
De lui, dans un siècle on dira : Radix, bien sûr qu’il a existé. J’ai même un grand père dont le père l’a rencontré quand il semait des pierres dans la rivière pour faire des maisons aux poissons.
Jean-Michel Radix, 53 ans retraité de l’armée de l’air est bien une manière de petit Poucet. Seulement les petits cailloux qu’il sème dans le Doubs pèsent entre 50 et 200 kg. Ce sont plutôt des rochers du genre de celui que le pauvre Sisyphe remontait sur sa colline. La puissance métaphorique de leurs exploits respectifs est la même : chacun s’emploie à infléchir le cours de l’Histoire, avec cette même obstination désespérée qui fonde les grands mythes. A l’inverse de Sisyphe, la pente est l’alliée de Radix. Mais c’est la seule, tout le reste ou presque est contre lui, et pas seulement le relief mais aussi la pollution, la sécheresse et les mauvaises manières des hommes. La pente est dans le bon sens, mais pas l’Histoire.Pourtant Radix insiste. Avec une barre à mine et un diable, il fait rouler ses cailloux dans le lit du Doubs. D’abord une grosse pierre plate pour les fondations puis les autres disposées de telles façons que les truites y élisent domicile. S’il a été correctement aménagé le HLM à truites sera habité en moins de deux jours. Rien qu’en 2009 Radix en a construit une bonne centaine, à cinq rochers par maison le calcul est vite fait. Pourtant Radix n’est pas le genre à la ramener. Seuls ses amis de la Franco- Suisse, Christian Triboulet le président et Patrice Malavaux le garde pêche sont au courant.

Nicolas Germain ouvre son Fly Shop sur Internet !
Pêcheur bien connu, ex-champion de France, Nicolas Germain nous informe du lancement d’une boutique de vente en ligne de matériel de pêche; ou plutôt de son matériel de pêche devrait-on dire. Pour Nicolas les choses sont claires, les nymphes et les bas de lignes sont celles et ceux qu’il utilise tous les jours. “Les nymphes seront montées comme si elles allaient dans ma propre boite. Je souhaite que ma marque de fabrique soit la solidité et l’efficacité des nymphes vendues”, nous dit l’intéressé. Concernant les nymphes, toutes seront montées sur hameçon Tiemco. Le choix de Nicolas se porte sur peu de modèles, mais ils seront déclinés en divers tailles et lestages.
Disposer de nymphes du commerce dont les modèles ont fait leurs preuves dans différents lestages est une première. Elève d’André Terrier, Nicolas proposera également les bas de ligne qu’utilisait ce grand pêcheur avec un fil relativement élastique et sans mémoire. Un service à la carte sera également à l’ordre du jour. Vous envoyez vos mesures et le bas de ligne sera réalisé pour vous avec le fameux fil. Mise en ligne fin septembre. L’adresse exacte n’étant pas encore disponible, nous vous invitons à taper Nicolas Germain Fly Shop sur les moteurs de recherche Internet dès la fin du mois…

Canne à mouche Mini Mag TFO
La canne Mini Mag ou Mini Magnum de la marque Temple Fork Outfitters (TFO) signée Lefty Kreh, est une canne à mouche destinée à la pêche des poissons marins de nos côtes, à la pêche du brochet et aux pêches exotiques légères. Cette canne est bâtie sur un blank de la série Bluewater, la gamme exotique de la marque TFO, ce qui est un gage de qualité et de fiabilité.
Les éléments qui composent cette canne sont en composite de fibre de verre et de carbone IM6 à la très belle couleur bleu profond marbré. La canne est montée avec trois anneaux de départ surdimensionnés et 6 anneaux serpentiformes avant l’anneau de tête de scion. Sa poignée liège, au porte moulinet solide, est prolongée d’un petit talon de combat assez large. La canne est livrée dans un étui de toile compartimenté. Elle mesure 8 pieds, en 3 brins égaux, ce qui lui confère un encombrement réduit de 84 cm. Elle peut être chargée avec une soie allant du numéro 8 au numéro 10 (elle est donnée pour des soies de 300 à 400 grains). Avec Martin Claeyssens, passionné de pêche du bar à la mouche, nous l’avons essayée, chargée avec une soie plongeante Airflo Forty Plus Cold Salt Water Sinking 7 (plongeant à 7 inch ou 18 cm par seconde) de numéro 10 prolongée d’une mouche volumineuse. A la prise en main, la Mini Mag parait très raide. On a l’impression de tenir une trique qui s’apparente plus à une canne à lancer d’action rapide qu’à une canne à mouche. Cette sensation est en fait liée à la petite taille de la canne qui offre très peu de balan. On est par contre surpris par sa légèreté et son équilibre. Dés les premiers lancers tout change. Une fois la canne chargée, on est bluffé par son confort et ses performances.
Cette canne est une shooteuse. Il convient de la charger avec une soie au fuseau assez ramassé et de shooter dés que ce fuseau sort de l’anneau de tête. Deux faux lancers suffisent le plus souvent pour bander le nerf de cette canne et propulser une mouche volumineuse à grande distance. Sur une partie de pêche, on économise ainsi énormément de faux lancers et d’énergie et la mouche pêche beaucoup plus longtemps. Cette canne permet de pêcher aussi bien avec des soies flottantes qu’avec des soies très denses, pendant de longues heures, sans fatigue. Les soies devront toutefois posséder des fuseaux volumineux pour charger rapidement la Mini Mag. Du point de vue du combat, nous n’avons eu affaire qu’à des bars de taille modeste, mais cette canne possède une grande réserve de puissance dans le talon. Elle permet de réduire la durée des combats et d’extirper en force les beaux poissons des endroits délicats. Pour les pêcheurs en kayak ou en float-tube, sa petite taille permet d’attraper beaucoup plus facilement le poisson ou le bas de ligne.
Cette canne est distribuée par TOF Fly Fishing E-mail : [email protected]

La Fédération de pêche créée deux nouveaux réservoirs dans le département de la Loire
En 2010 la Fédération de Pêche de la Loire a réalisé une étude stratégique sur le développement du tourisme pêche dans son département. En 2011, elle entame la phase opérationnelle en mettant en place un certain nombre de produits pêche. Ainsi, deux réservoirs destinés à la pêche des salmonidés à la mouche vont être créés au nord et au sud du département. Le premier ouvre cet automne à Usson-en-Forez, dans la pointe sud-ouest du département, à 50 km à l’ouest de St-Etienne, sur un petit plan d’eau communal alimenté par un ruisseau de première catégorie. Le plan d’eau, d’un peu plus de deux hectares, était autrefois traversé par le ru. Il a subi des aménagements importants et le ruisseau le contourne désormais, ce qui minimise l’impact qu’il subissait. Il a obtenu en outre le statut de pisciculture à but de valorisation touristique, ce qui permet d’allonger sa période d’ouverture.
Après une gestion expérimentale de type réservoir sur les derniers mois des années 2008, 2009 et 2010, il a été décidé d’allonger de façon conséquente la période réservée à la pêche à la mouche et d’empoissonner de façon beaucoup plus régulière le plan d’eau. Une convention a été récemment signée entre la Fédération de Pêche de la Loire, l’AAPPMA « La Truite du Haut-Forez » et la commune d’Usson-en-Forez pour sa gestion. Ses berges sont parfaitement entretenues et propices à la pratique de la pêche à la mouche. Le site comporte un parking et des sanitaires publics, et il est possible de se restaurer à proximité immédiate, sans replier ses cannes, dans un restaurant qui jouxte le plan d’eau ou de monter dans le village pour trouver d’autres restaurants.
Le plan d’eau ouvrira dorénavant pour la pêche à la mouche du 4e samedi de septembre au 3e vendredi de mai inclus, moyennant l’acquisition d’un « ticket journalier mouche », en plus de la carte de pêche (la Fédération de pêche de la Loire adhère au Club halieutique interdépartemental).
Le ticket journalier à 20 euros pour les adultes permet de garder deux truites par journée de pêche. Un tarif préférentiel à 5 euros est proposé aux enfants de 10 à 16 ans accompagnés d’un adulte pêcheur. Ils ne peuvent pour leur part garder qu’un seul poisson.Renseignements :
Pour plus d’information sur les tarifs, le règlement intérieur, la localisation, etc. et sur l’ouverture d’un second réservoir qui devrait suivre sur la commune de Noirétable, n’hésitez pas à consulter le site Internet de la Fédération de pêche de la Loire www.federationpeche42.fr ou à téléphoner au 04 77 02 20 00.
Thierry Haart, l’art de la précision
Haart est sans doute un nom prédestiné à la fabrication des moulinets de pêche à la mouche. Si les jeunes générations de pêcheurs ne font pas le rapprochement, les plus anciens sont autorisés à se poser la question d’un éventuel rapport entre l’homme qui nous intéresse ici et Ari T. Hart, le créateur des fameux moulinets ATH. Ainsi, Thierry Haart fabrique lui aussi de façon artisanale des moulinets, pas n’importe quels moulinets, uniquement sur commande et uniquement des pièces numérotées.
Usineur, fraiseur et tourneur de formation, Thierry Haart est également un vrai passionné de pêche à la mouche, tout comme sa femme Odile. Notre homme aime les défis techniques posés par ce genre d’engin. D’autres tout aussi passionnés que lui, et pas des moindres, ont tenté de repousser les limites de la résistance des matériaux, du gain de poids et de la capacité à récupérer rapidement la soie. L’idée de créer un moulinet très léger, à grand arbre et démultiplié, est devenue obsessionnelle, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, dans l’esprit bouillonnant de Thierry. Les moulinets Haart sont très différents de ce que l’on trouve parmi ceux issus de l’industrie. Les axes tout comme le guide fil sont en titane, matériau ultraléger et très résistant, le bâti et la bobine sont en alliage d’aluminium et le revêtement est à base de poudre de titane (une des très rares étapes qu’il sous-traite), assurant une résistance bien supérieure à une classique anodisation. C’est ce qui donne cette teinte vert grisâtre aux pièces ainsi traitées. L’alliage d’aluminium utilisé propose une résistance exceptionnelle, qui autorise une grande finesse d’usinage. Le choix de ces matériaux a permis un gain de poids substantiel qui a donné à l’artiste la possibilité de se concentrer sur l’essentiel, le système démultiplicateur. Celui-ci est protégé par un brevet d’invention sur l’agencement mécanique.
Extérieurement, la simplicité de ce système surprend.

Un salon de pêche dans les Vosges
19-20 novembre
Salon des pêcheurs à Epinal
La Phrygane spinalienne, le club de mouche de la ville
d’Epinal, organise la sixième édition de son Salon des pêcheurs. Au
programme : des animations sur les stands des associations de pêche
locales, des démonstrations des techniques de pêche les plus connus et
l’exposition et la vente de matériel neuf et ancien. Les exposants viennent de
France, mais aussi de Suisse, de Belgique et de République Tchèque. Le salon se
tiendra dans la salle Espace Cours. L’entrée est gratuite.Renseignements :
http://pat.88.free.fr/phrygane/
e-mail : [email protected]

Le fil de titane contre les dents des brochets
Après une timide apparition sur le marché il y a deux ans, le fil de titane utilisé comme bas de ligne pour la pêche du brochet fait un retour en force. Plusieurs marques proposent cette année des bas de ligne prêts à l’emploi et même du titane vendu par 2,5 m. Si le prix reste élevé, il faut accorder à ce matériau de nombreuses qualités.
Par Philippe Collet
Les bas de ligne à base de fils en alliage de titane, appelé aussi titanium par certains fabricants, ont la particularité d’être très solides et quasiment indéformables. Dans des conditions normales d’utilisation, il est impossible de tordre ou de faire coquer un fil de titane. Tant que l’angle de pliage n’est pas totalement refermé (brin contre brin) ou que le matériau ne subit pas un frottement avec un échauffement important, un fil de titane ne peut pas rester marqué.
Ce matériau est inoxydable, ce qui est un atout important pour un usage en mer, par exemple. Il est aussi étirable, ce qui lui permet d’absorber une partie des ferrages les plus violents avant de revenir à son état initial. Contrairement à un morceau de corde à piano qui va se tordre au premier impact dans une branche ou dans la gueule d’un poisson, ou à un bas de ligne d’acier multibrin qui va se mettre à tirebouchonner dès qu’il sera un peu malmené, un bas de ligne en titane reste totalement droit.
Lors d’un voyage de pêche sur le grand lac des Esclaves au Canada, il y a près de deux ans, nous avons pu réellement tester les qualités de ce matériau. Nous avons abandonné l’usage des bas de ligne en fluorocarbone, pourtant en 80/100, dès la première heure de pêche, car ils étaient coupés quasi systématiquement par des brochets voraces à la dentition particulièrement tranchante. Les bas de ligne en acier multibrin ont subi le même sort car ils étaient tous coqués après la prise d’un ou deux poissons. Les bas de ligne en corde à piano monobrin résistaient bien mais devaient être détordus régulièrement. Bien qu’efficaces sur ces poissons non éduqués, je ne les trouvais pas à mon goût car trop grossiers. Ayant préparé quelques avançons en titane de 40 lbs pour le voyage, j’ai pour ma part rapidement opté pour cet accessoire et j’ai pu enchaîner les prises sans plus me soucier de mes bas de ligne. J’en ai toutefois cassé deux durant le séjour, après qu’ils eurent pris près de 50 poissons chacun.
Après autant de ferrages appuyés, de rushs violents, de décrochages spectaculaires, les bas de ligne prenaient un léger pli au niveau du sleeve (tube métallique serti sur les deux brins repliés de la boucle) et cassaient finalement à cet endroit. Il a suffi de les remplacer, quand ils commençaient à être marqués, pour ne plus en casser. Autant dire que, revenu en France, je ne suis pas près d’en casser un vu la moyenne des prises journalières.Pourtant, lorsqu’on évoque ces bas de ligne, de nombreux pêcheurs se plaignent de casses immédiates, dès le premier lancer appuyé ou le premier ferrage, avec des bas de ligne tout faits, fraîchement sortis de leur emballage. Il s’agit le plus souvent de casses au niveau d’un sleeve, liées a priori à un défaut de fabrication. J’ai remarqué que le titane devient très fragile lorsqu’il a pris un pli ou un coup. Ainsi un sleevage trop serré, un pli marqué peuvent le rendre cassant comme du verre. On s’en rend compte lorsqu’on coupe un brin de titane avec une pince, cela semblebeaucoup plus facile qu’une corde à piano du même diamètre.
Lorsqu’on réalise ses bas de ligne soi-même, il faut utiliser des sleeves au diamètre adapté et une bonne pince à sleever pour serrer solidement le titane sans le marquer. Le titane est difficile à sleever, car c’est un matériau particulièrement glissant. Il est alors tentant de serrer très fort pour pallier cet inconvénient. A ce moment-là, on doit affaiblir le matériau. Je pense que les casses immédiates, enregistrées sur des bas de ligne neufs, sont liées à un procédé de fabrication inadapté.
Ce phénomène d’écrasement du matériau semble encore plus marqué avec les bas de ligne multibrins.
Les casses peuvent toutefois aussi se produire avec des bas de ligne sous-dimensionnés par rapport au leurre utilisé. Ainsi, par exemple, un gros jerckbait de 100 g ne devra pas être envoyé avec un bas de ligne de moins de 50 lbs de résistance, au risque de voir le leurre partir tout seul sur un lancer appuyé. Outre leur résistance, les bas de ligne en titane sont discrets et restent bien en ligne. Le rapport diamètre/résistance du titane est intéressant. Les caractéristiques mécaniques du produit ne s’altèrent pas dans le temps (contrairement, par exemple, à l’effilochement de quelques brins d’un bas de ligne en acier). Autre atout majeur, ce matériau reste droit comme un i tout en étant souple. Il permet ainsi un contact direct du pêcheur avec son leurre et ne produit pas l’effet ressort (peu discret) de la plupart des bas de ligne en acier, un peu malmenés, accrochés à un leurre qui ne tire pas.On appréciera particulièrement ces bas de ligne pour la pêche du brochet à la mouche, mais aussi en petit diamètre pour la pêche verticale, par exemple. On les utilise déjà depuis longtemps, en très gros diamètres, pour la pêche aux gros jerkbaits. Pour ma part, je les utilise systématiquement maintenant, dès que je risque de rencontrer un brochet. J’adapte simplement leur diamètre à la pêche pratiquée et à la puissance du matériel utilisé. De nombreux fabricants proposent aujourd’hui des bas de ligne en titane tout faits, en monobrin ou multibrins (souvent sept brins). Passé les premières fabrications, il semble maintenant que les produits se fiabilisent. Les bas de ligne reviennent assez cher, mais leur prix doit être mis en balance avec leurs qualités et leur durée de vie très longue, à condition de ne pas les risquer trop souvent sur des postes encombrés.
A titre d’exemple, la marque Cannelle propose des bas de ligne monobrin avec émerillon et agrafe de 15 ou 31 cm ou des avançons à simples boucles de 40 cm dans des diamètres de 20, 30 ou 40/100 de millimètre, pour des résistances respectives de 5, 8 et 15 kg. Illex propose des Titanium leaders en sept brins de 30 cm de longueur, avec émerillon et agrafe en 16, 28, 54 et 70 lbs. Il va être maintenant possible de trouver du titane en rouleau en France. Pour 2011, la marque Cannelle en propose en deux tailles : 20 et 30/100 pour des résistances respectives de 5 et 8 kg. Ces diamètres permettent une présentation très discrète, mais doivent être réservés à des pêches plutôt fines et tactiles. La gamme mériterait d’être enrichie de diamètres plus conséquents pour couvrir tous les styles de pêche. Saluons toutefois la mise à disposition d’un diamètre très fin, difficile à trouver habituellement, très adapté aux pêches légères et à la pêche verticale.
