Catégorie : Mouche

Articles sur la pêche à la mouche, vidéos de montage mouche, techniques de pêche à la mouche, actualités des associations de pêche à la mouche

  • RISE 2012 : 6e édition pour le festival

    RISE 2012 : 6e édition pour le festival

    RISE 2012, le festival de films de pêche à la mouche est une aventure unique au monde qui prendra l’année prochaine une nouvelle dimension puisqu’il part en tournée ! Le festival est devenu un événement incontournable pour la communauté des pêcheurs à la mouche. Pour cette édition 2012, le magazine Pêches sportives est partenaire du festival.

    Organisé par le Club mouche Haute Vallée de la Loire et la société Gin-Clear Media, RISE vous propose en exclusivité et en avant-première les meilleurs films de pêche à la mouche en France et dans le monde (Slovénie, Nouvelle-Zélande, Alaska et Etats-Unis). Le Rise Festival 2012 s’arrêtera à Caen

    (25/2/2012), Pau (02/3/2012) et Le Puy-en-Velay (03/3/2012) ainsi que dans de nombreuses autres villes européennes. Un événement à ne pas rater pour tous les amoureux de la pêche à la mouche et des films halieutiques de qualité !

     

    Renseignements : www.flyfishingfilmfestival.eu

  • Et si l’on parlait des soies plongeantes

    Et si l’on parlait des soies plongeantes

    Cet article vient compléter celui que nous avons déjà publié (ICI) relatif aux soies intermédiaires. Il traite de soies encore plus denses, les soies plongeantes, très utiles au pêcheur en réservoir.

    Par Philippe Collet

    Les soies plongeantes sont classées de peu plongeant S2 à très plongeant S7 ou 8 en passant par tous les autres numéros. « S » veut dire « Sinking » en anglais ou coulant. Le numéro correspond approximativement à la vitesse de coulée de la soie en inches ou pouces (2,54 cm) par seconde. Ainsi une soie S3 coule à environ 3 inches/s soit 7,5 cm/s, une S7 à près de 18 cm/s. Certains fabricants remplacent le « S » par «type» et/ou affichent des vitesses de coulée plus importantes. Certains enfin ne spécifient pas les vitesses de coulée. Des tests exhaustifs lourds seraient nécessaires pour réaliser un comparatif précis des vitesses de descente des différentes soies disponibles sur le marché et connaître la réalité de leur compensation de densité. D’autant que selon leurs tailles (WF 6, 7 ou 8 par exemple) deux soies de la même gamme et de la même densité ne doivent pas se comporter de façon semblable. On ne se risquera donc pas à une comparaison des différents modèles présentés.

    Leur fabrication

    Les soies plongeantes sont réalisées par enrobage d’une âme monobrin ou multibrins avec un apprêt plastique plus ou moins chargé en billes de verre ou en poudre de tungstène. L’âme de ces soies est le plus souvent constituée d’un brin de monofilament, qui permet une meilleure détection des touches et une meilleure pénétration de l’hameçon au ferrage.


    Leurs profils

    Les profils sont les mêmes que ceux des soies intermédiaires (déjà décrits dans l’article du précédent numéro de la revue) : WF classiques, Triangulaires ou de type shooting heads soudées à un long running line. Ces sortes de shooting heads ont une tête longue de 8 à 13 mètres et ne doivent pas être confondues avec d’autres soies à pointes plongeantes plutôt destinées à pêcher des courants puissants sur les grandes rivières (Teeny T200, T400… ou Rio Sinking tip). Ces dernières, avec une tête plus courte raccordée à un fuseau de soie flottante, sont destinées à maintenir le corps de la soie en surface pendant que sa pointe descend vers le fond, alors que les soies de type shooting head sont raccordées à un running line fin flottant (soies Vision Extreme Distance) ou intermédiaire (soies AIRFLO Forty Plus) qui ne soutient pas la partie plongeante et reste dans le prolongement de celle-ci lors des ramenés, permettant une bonne détection des touches et un ferrage efficace.

    La densité compensée

    La grande majorité des soies plongeantes ont une densité compensée pour prendre en compte le diamètre variable dû à leur profil. Ainsi, elles coulent de façon uniforme (Uniform Sink chez Scientific Anglers) dans la masse d’eau et non en formant un ventre au niveau du fuseau. Une soie qui coule bien droite, dans un plan horizontal ou penché vers l’avant permet une meilleure présentation des mouches, une détection des touches plus fine et un ferrage plus efficace. L’effet ventre produit par des soies non compensées ou des soies flottantes à pointe plongeantes (décrites plus haut) est responsable de nombreux ratés dans les pêches en eau calme.

    La profondeur de pêche

    Avec une animation normale, une soie S 2 pêchera de 1,5 à 2,5 m, une S 3 de 2 à 4 m, etc. De façon simple, on peut estimer qu’une soie plongeante permet de pêcher à une profondeur, en mètres, proche du numéro suivant le « S » ou le « Type ». Ainsi une S 2 ou Type 2 permet de pêcher aux alentours de 2 mètres, une S3, 3 mètres, une S5, 5 mètres… Cette règle de base varie bien sûr un peu selon les marques et le type d’animation réalisée. A l’extrême, on peut utiliser une soie de type 7 dans moins de 2 mètres d’eau, en pêchant canne sous le bras en rolly pully ; ou, à l’inverse, en animation très lente, atteindre des profondeurs conséquentes avec une soie de type 2. La longueur du lancer a aussi son importance. Plus elle est importante, moins la soie doit être dense, pour qu’en fin de ramené la (les) mouche(s) ne s’accroche(nt) pas au fond. A animation égale et pour pêcher à la même profondeur, un débutant lançant à 15 mètres utilisera une soie plus dense qu’un pêcheur chevronné déposant sesmouches à plus de 30 mètres. Comme pour les soies intermédiaires on règle le choix de sa soie sur la profondeur où l’on pense que se tient le poisson. Il vaut toujours mieux commencer à pêcher avec une soie peu coulante, en la laissant descendre de plus en plus longtemps avant d’animer, jusqu’à détecter les premières touches, plutôt que de pêcher trop bas. Si le temps d’attente est trop long pour atteindre le niveau de pêche favorable, on passe alors à une soie plus dense, qui ira plus vite la bonne profondeur. Avec des soies plongeantes ou très plongeantes, on peut très rapidement passer sous les poissons et à côté de la pêche. Ces derniers réagissent en effet beaucoup mieux à une mouche ou un leurre qui leur passe au dessus de la tête que l’inverse.
    On peut dans certains cas s’apercevoir que l’on pêche trop bas lorsqu’on enregistre des touches peu après le lancer, à la descente et à la fin du ramené, à la remontée. On ne pêche alors efficacement que pendant deux phases assez courtes du ramené. Il convient alors de changer rapidement de soie pour une moins dense. Le changement de soie est facilité par l’usage demoulinets à bobines interchangeables ou à cassettes moins encombrantes.

    Petite astuce pour un changement rapide de soie

    Lorsqu’on utilise un bas de ligne plus long que la canne, on rentre celui-ci complètement dans les anneaux, en coupant si nécessaire les mouches situées en potence, pour laisser la mouche de pointe se bloquer dans l’anneau de tête de la canne. On enlève alors la bobine contenant la soie à changer et la remplace par celle qu’on a choisie d’utiliser. On coupe enfin le bas de ligne au niveau de la boucle de la première soie et le reconnecte directement à la boucle de la nouvelle soie. Il reste alors à tirer sur la mouche de pointe pour ressortir la soie des anneaux. Cette manipulation rapide, très utile lorsqu’on pêche en barque notamment, n’est réalisable que si l’ensemble de ses soies comporte des boucles et qu’elles sont dépourvues de bas de ligne. Elle permet d’économiser du fil (le plus souvent du fluorocarbone assez onéreux), car on ne refait pas un bas de ligne adapté au plan d’eau pêché à chaque changement de densité de soie. Elle demande toutefois d’utiliser un bas de ligne de plus de trois mètres, ce qui est souvent le cas si l’on pêche à plusieurs mouches.


    Taille des soies et des cannes

    On pêche avec une canne de 9 à 10 pieds. Les soies plongeantes sollicitant beaucoup les cannes, on opte pour des cannes de puissance de 7 ou 8 chargées au numéro de soie préconisé ou parfois un numéro en dessous, si elles peinent au lancer. On peut opter pour des tailles 5 ou 6 lorsqu’on souhaite pêcher avec un fil un peu plus fin ou réaliser des posés plus discrets.

    Les différentes techniques de pêche en soies plongeantes

    L’usage le plus courant des soies plongeantes est la pêche au booby. La soie est posée au fond et bloque la remonté d’une ou plusieurs mouches flottant grâce à leurs yeux en mousse. Selon la taille du bas de ligne, les mouches évoluent de moins de 50 cm à plusieurs mètres du fond. On utilise aussi régulièrement les soies plongeantes pour animer de un à trois streamers au niveau où se tiennent les poissons. Il convient alors de bien régler la densité de soie sur la vitesse d’animation afin de ne pas pêcher trop profond et aussi de ne pas accrocher le fond, notamment à la fin du ramené à proximité de la berge.
    Une autre technique parfois redoutable consiste à laisser volontairement traîner ses mouches sur le fond à l’aide d’une soie très plongeante. Celles-ci en levant de petits nuages de sédiments deviennent souvent irrésistibles, même pour des poissons éduqués. Cette technique n’est bien sûr applicable qu’aux plans d’eau à fonds propres.
    Un fond de cailloux, ou de vase couverte de débris végétaux ne permettra pas de l’utiliser. Ces soies peuvent aussi servir à animer un train de chironomes en profondeur et à la remontée, par étapes successives. Cette technique pratiquée couramment dans les réservoirs anglais est surtout efficace en barque, parfois depuis une berge abrupte. Les soies plongeantes sont les seules à permettre encore de lancer les jours de grand vent. Elles peuvent percer un vent soutenu et sauver une partie de pêche. Si le poisson se tient près de la surface, de courts lancers et une animation rapide permettront de solliciter des poissons proches de la berge qui n’auront pas forcément détecté la présence du pêcheur, masquée par le clapot ou les vagues.

    Les bas de ligne

    Avec ce type de soie, les bas de ligne sont plutôt courts et le diamètre du fil important. On privilégie le fluorocarbone pour sa rigidité et sa forte densité, mais il est possible d’utiliser un nylon moins cher et plus solide, qui, bien que moins dense, est de toute façon immédiatement entraîné par la soie (surtout si l’on n’utilise qu’une mouche, supprimant le problème de l’emmêlement des potences qui demandent un fil rigide). On descend rarement en dessous d’un diamètre de 18 centièmes et on pêche plutôt en 20 ou 25 centièmes si l’on ne veut pas souvent casser à la touche avec ces soies denses à forte inertie. Sous l’eau, si elle n’est pas trop claire, la distance entre la soie et la mouche, ou la première mouche d’un train peut être raccourcie à 90 cm. Un bas de ligne court à une mouche mesure de 90 cm à 1,5 mètre, un bas de ligne court à deux mouches 90 centimètres de la soie à la potence, 1 m à 1 m 20 jusqu’à la mouche de pointe, la potence mesure environ 20 cm. Ces valeurs sont bien sur minimales, car si un bas de ligne court est plus facile à dérouler correctement on gagne en discrétion et efficacité lorsqu’on l’allonge. Ces tailles ne s’appliquent pas à la pêche au booby ou l’on peut encore nettement réduire les longueurs, la soie étant posé sur le fond et plus facilement soustraite à la vue du poisson. Le bas de ligne peut être connecté directement à la boucle de la soie sans porte pointe.


    Quelles soies choisir ?

    Bien que je possède de nombreuses soies de différentes densités, je réalise la majorité des mes pêches en soie plongeante avec une S 3, une S 5 et une S 7. Si vous possédez déjà une soie intermédiaire rapide, vous opterez pour une S 3 ou une S4 qui vous permettra de couvrir de nombreuses pêches jusqu’à la pêche au booby. Si vous pêchez régulièrement au booby privilégiez l’achat d’une soie de type S 6 ou S 7 qui se posera plus rapidement au fond. Ne vous encombrez pas de trop de densités différentes, vous pourriez passer plus de temps à choisir et changer vos soies qu’à pêcher !

  • Fête de la pêche à la mouche de Charleroi : rendez-vous les 28 et 29 janvier

    Fête de la pêche à la mouche de Charleroi : rendez-vous les 28 et 29 janvier

    Organisée par l’Amicale des Pêcheurs à la Mouche de Charleroi, la Fête de la Pêche à la Mouche fêtera début 2012 sa 17ème édition. Ce salon est la plus grande exposition de matériel de pêche à la mouche de Belgique. Les plus grandes marques sont représentées pour un total de plus de cent exposants de tous pays (Angleterre, Pologne, Allemagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Tchéquie, etc…). Le coté cosmopolite de ce salon est une occasion unique de trouver tout le matériel qui fait notre bonheur. Profitons de cette annonce pour rendre hommage à tous les bénévoles de l’Amicale des pêcheurs à la Mouche de Charleroi (plus de cinquante personnes), qui chaque année travaillent d’arrache pied pour que ce magnifique salon ait lieu. Partenaire du salon, Pêches sportives fera partie des exposants.

    La Fête de la Pêche à la Mouche aura lieu les 28/01/2012 et 29/01/2012 au hall Sambrexpo. Rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Le salon ouvrira ses portes gratuitement aux visiteurs de 9h30 à 18h00.

    Pour en savoir plus : www.apmc.be

  • En 2012, JMC innove…

    En 2012, JMC innove…

    L’équipe des Mouches de Charrette – JMC a publié courant octobre son catalogue pour l’année 2012. 208 pages pour retrouver tous les produits qui font la réputation de la marque. Parmi les nouveautés programmés l’année prochaine, nous pouvons citer les float-tubes Expédition et Raptor, les gammes de cannes Tentation, Compétition et Excellence, les moulinets Météor, Gamma et le Galaxy anti-reverse que la marque annonce dans un communiqué publié le 14 octobre dernier comme « très innovant». Vous trouverez également une large gamme de mouches et tout le matériel nécessaire aux monteurs de mouches. A noter que JMC sera présent sur plusieurs salons dédiés à la pêche : Clermont-Ferrand, Charleroi, Paris, Isles-sur-la-Sorgues et Fillinges.

     

    Renseignements :

    www.mouchesdecharette.com

  • 20 conseils pour réussir à la mouche en réservoir

    20 conseils pour réussir à la mouche en réservoir

    Si elle peut paraître basique, la pêche en réservoir est au contraire faite de petits détails techniques qui, au final, font toute la différence. Agrément des conditions de pêche, amélioration des performances de lancers, facilité à régler sa hauteur de pêche sont autant de conseils pratiques pour réussir là où d’autres galèrent.

    Par Jean-Marc Theusseret

    1- N’oubliez pas les bordures

    Trop souvent délaissées, les bordures sont pourtant aussi importantes à bien prospecter qu’en rivière. Les truites de réservoir sont toujours très présentes le long des berges, surtout si celles-ci sont riches en végétation. On peut les aborder en lançant parallèlement à la rive.


    2 – Ne ramenez pas votre mouche dans l’axe de la canne

    C’est sans doute l’erreur la plus couramment constatée. On lance, puis on ramène la soie et la mouche dans l’axe de la canne. Le poisson prend franchement et c’est la casse dans la demi-seconde qui suit. Un angle de 50 à 90° entre la canne et la soie permet d’amortir une attaque violente sur du fil fin.

    3 – Écartez le poisson pris du banc en activité

    Lorsqu’on a trouvé un banc de truites mordeuses, il est important, dans la mesure du possible, de très vite écarter les poissons piqués de la zone d’activité des autres poissons. Même s’il s’agit de poissons d’élevage, ils ne tarderont pas à se méfier en voyant leurs congénères se débattre étrangement au bout d’une ligne.


    4 – Limitez les faux lancers

    Lancer toute une journée au bord d’un lac où les distances de lancer paraissent si faibles face à l’étendue d’eau devient rapidement éprouvant. En limitant les faux lancers au strict minimum, on gagne beaucoup en temps de pêche réel, mais, en plus, cela permet de s’économiser physiquement.

    5 – Lubrifiez régulièrement votre soie flottante

    Pour de longs shoots qui économisent des efforts inutiles, prenez l’habitude de lubrifier votre soie avant chaque partie de pêche. De nombreux produits permettent à votre soie de glisser à toute vitesse dans les anneaux.


    6 – Observez les éclosions

    En réservoir aussi, les éclosions déclenchent l’activité des poissons. Cela peut paraître évident, alors pourquoi insister bêtement au streamer alors que les poissons gobent des chironomes ? La présence de truites gobeuses traduit souvent une grosse activité sur les nymphes dans la couche d’eau. C’est le moment de pêcher au chironome.

    7 – En cas de multiples suivis, essayez une mouche non ramenée

    Lorsqu’ils sont beaucoup sollicités, les poissons d’élevage finissent par comprendre que dans les eaux inertes du lac où on les a déversés, tout ce qui nage en direction de la berge ou de la coque d’un bateau est un leurre. En cas de multiples refus, une technique est très payante. À l’aide d’une soie flottante et d’un long bas de ligne, laisser couler une nymphe plombée sans la ramener. Souvent, le poisson part avec la mouche, ce qui se traduit par une tirée continue sur le bas de ligne.

    8 – Prévoir une sélection de micro-mouches

    Les éclosions de micro-diptères, de chironomes minuscules sont très fréquentes en lac. Et lorsque les poissons s’attablent sur des insectes de quelques millimètres de longueur, mieux vaut avoir quelques imitations dans ses boîtes. Des imitations de fourmis font l’affaire. C’est avant tout une question de taille. Les micro-nymphes pour la pêche en rivière sont également très utiles.


    9 – Profitez des coups de folie des poissons

    Où que ce soit, les truites arc-en-ciel réagissent par des périodes de pleine activité suivies de temps morts plus ou moins longs où plus rien ne semble les intéresser. Lorsqu’un moment de frénésie se déclenche, il faut en profiter car cela ne dure jamais très longtemps.


    10 – Conservez votre instinct de pêcheur en rivière

    Si la pêche en réservoir est artificialisée à plus d’un titre, elle n’en reste pas moins plus efficace si l’on prend le temps d’observer les habitudes alimentaires des poissons. Les pêcheurs en rivière qui ont l’habitude d’observer avant de pêcher peuvent déceler des comportements très intéressants avec les truites arc-en-ciel : circuits, agressivité, attitude face aux insectes flottants, etc.


    11 – Prospection ou pêche à poste, mariez les deux !

    Si les techniques sont bonnes, elles ont aussi leurs inconvénients. La pêche à poste fait prendre le risque d’être “à côté de la plaque”, tandis que la prospection fait encourir celui de ne pas assez insister et de rater des bons coups. Il peut être intéressant de jouer sur les deux tableaux et de varier les deux techniques.

    12 – Choisissez votre heure

    En hiver, les poissons deviennent très actifs sur le coup de midi, c’est-à-dire quand tout le monde rejoint le “club house” pour se réchauffer et se restaurer. Décaler l’horaire de son déjeuner vaut souvent la peine, car vous aurez des poissons actifs et le lac pour vous !

    13 – Ne courez pas après les truites !

    Lorsqu’on pêche à vue ou que les gobages sont nombreux, il est facile de perdre patience et de courir plusieurs truites à la fois. C’est très naturel mais pas très productif. Mieux vaut se concentrer sur un poisson et le pêcher plus calmement. Ce n’est pourtant pas facile !

    14 – En bateau, recherchez les coulées de vent

    Sur un lac, le vent est rarement uniforme, il prend des couloirs qui rident la surface. Les poissons présents en dessous peuvent être beaucoup plus agressifs sur ces zones que sur des parties plus calmes du lac. Une mouche tricotée lentement en sens inverse du vent est particulièrement attractive.

    15 – Apprenez à compter !

    Les réservoirs sont parfois profonds et les truites ne se tiennent pas toujours très proches de la surface. Les soies plongeantes s’imposent pour trouver des poissons. Estimer la profondeur de pêche devient un casse-tête. La meilleure solution consiste à compter durant la descente de façon à pouvoir entamer la récupération à la même profondeur sur plusieurs lancers. Cela reste approximatif mais tout de même assez juste.

    16 – Variez les vitesses de récupération

    La vitesse de récupération des streamers et des mouches noyées est très importante pour “pêcher juste” et obtenir le maximum de touches. C’est pourquoi il faut la modifier jusqu’à trouver un rythme “payant”.


    17 – Dégraissez votre bas de ligne

    Pour toutes les pêches sous la surface (nymphe, chiro, streamer, etc.) Une pointe de bas de ligne qui coule mal ne permet pas d’atteindre la profondeur souhaitée avec aisance. Le fil peut être gras. Il faut alors le dégraisser avec un produit spécifique.

    18 – Observez la façon de pêcher des autres pêcheurs et comparez les résultats

    On est rarement seul en réservoir. Chacun choisi une technique et tout le monde se regarde du coin de l’oeil… Les résultats obtenus par les uns et les autres sont très intéressants à analyser : distances de pêche, techniques choisies, fréquences des prises, etc.

    19 – Les lunettes polarisantes salvatrices

    Lorsque les eaux sont claires, les lunettes polarisantes sont d’un grand secours pour observer l’attitude des truites face aux mouches comme les suivis timides, les refus catégoriques. Il faut alors les interpréter et ajuster la taille des mouches, les vitesses de récupération ou la grosseur du fil.

    20 – En sèche, un mot d’ordre, restez patient !

    Que c’est dur d’attendre que son imitation ballottée par les vagues finisse enfin par être happée ! Le doute s’installe inévitablement. Suis-je sur un bon poste ? Ai-je lancé assez loin ? Et cette mouche, va t-elle intéresser les truites ? C’est imparable, mais il faut pourtant rester patient. Il est normal qu’en lac, les poissons ne repassent pas au même endroit très régulièrement.

  • La Murg, toujours la Murg

    La Murg, toujours la Murg

    C’est une jolie petite rivière de Forêt Noire où les truites se sentent bien. Un modèle de gestion touristique à un peu plus d’une heure de l’Alsace.

    Pour la Murg, la partie n’était pas gagnée d’avance : de nombreuses scieries jalonnent son parcours et plusieurs communes lui prennent pas mal d’eau. Et pourtant, cet affluent du Rhin qui ressemble en plus large au cours supérieur de l’Ognon, a su garder une bonne population de truites fario qui trouvent dans plusieurs petits tributaires le renfort d’écloseries naturelles.

    Ainsi, entre Obertal et Schönmünzach, sur les 20 kms de ce parcours géré par le groupement des pêcheurs de Baiersbronn, plusieurs petites rivières donnent à la fois de l’eau et des juvéniles à la Murg. C’est le cas, par exemple, du ruisseau de Tonbach qui regorge de truites entre 10 et 20 cm, les mèmères de plus de 35 cm n’y étant pas rares. Or, ce genre de cours d’eau n’étant pour ainsi dire jamais pêché, il constitue pour la rivière un précieux fournisseur de poissons sauvages. J’ai eu la chance et la malchance – puisque je m’y suis cassé quatre côtes – de pêcher le ruisseau de Tonbach, à l’invitation du propriétaire de mon hôtel. A l’ultraléger, ce fut vite lassant, ces petites truites se jetant comme des mortes de faim sur ma petite cuiller à hameçon simple sans ardillon. La réglementation de la pêche, sur la Murg, est toute entière dédiée à la protection du poisson. Le parcours est divisé en 9 secteurs dont quatre seulement sont « toutes pêches », les cinq autres étant réservés aux pêcheurs à la mouche. Et encore sur le secteur « toutes pêches » (voir encadré) l’utilisation des appâts naturels est interdite, ainsi que les leurres à hameçon multiples et hameçon triples.

  • Rencontre avec les insectes aquatiques

    Rencontre avec les insectes aquatiques

    Dans notre précédent article, nous avons présenté la fabuleuse diversité des petites bêtes qui peuplent nos rivières. Après cet aperçu général, il convient de se pencher sur le groupe d’invertébrés dominant de nos milieux aquatiques : les insectes.

    Par Sylvain Richard et Guy Périat

    L’intérêt pour les insectes aquatiques, souvent considérés comme des mouches parmi les mouches par le grand public et les pêcheurs, est généralement faible. Si chacun peste contre leurs piqûres, leur diversité et leur richesse sont rarement remarquées. Pourtant, ils sont tellement nombreux et bien adaptés à leur environnement que nous pouvons les considérer comme les véritables propriétaires de nos lacs et cours d’eau. Les entomologistes ne se passionnent pas beaucoup pour ces petites bestioles discrètes, de couleur généralement terne et à l’espace vital souvent restreint. Toutefois, si la beauté des papillons explique à elle seule la raison de leur succès, l’intérêt pratique et économique des insectes aquatiques devrait également être à l’origine de leur reconnaissance universelle. Par leur sensibilité aux atteintes de l’environnement, ils constituent de formidables indicateurs de la qualité des milieux. Enfin, étant la nourriture essentielle des poissons, on ne compte plus les tonnes de larves, de nymphes et d’adultes d’insectes aquatiques transformés en filets de truites savoureuses !

    Comment se différencient les insectes…

    Au niveau du cycle de vie, si tous les insectes pondent des oeufs, d’où éclot une larve qui se développe par mues successives avant de se méta-morphoser en adulte, deux types de développements se distinguent en fonction du degré d’évolution :
    • Chez les insectes primitifs, telles les libellules, la larve présente une grande ressemblance avec l’adulte en raison d’un développement à métamorphoses incomplètes appelé hétérométabole.
    • Chez les groupes plus évolués, comme les papillons, la larve a un aspect très différent de l’adulte car le développement, appelé holométabole, passe par une métamorphose complète de la larve.

    D’un point de vue anatomique, quel que soit leur type de développement, tous les insectes présentent les caractères morphologiques suivants :
    • Une tête portant l’appareil buccal, une paire d’antennes et une paire d’yeux simples ou composés. Les larves holométaboles ne possèdent toutefois qu’un système de vision rudimentaire, appelé stemmates.
    • Un thorax séparé en trois parties, dont chacune possède une paire de pattes locomotrices articulées et segmentées.
    • Un abdomen à 11 segments exempts de tout appendice, avec des prolongements terminaux, appelés cerques, et l’appareil génital des adultes.
    La sélection naturelle a toutefois doté chaque espèce de caractères morphologiques propres en fonction de leur lieu de vie. Ces particularités anatomiques servent aux hydrobiologistes pour les distinguer les unes des autres. Un système hiérarchique permet en outre de les classifier en fonction de leur généalogie, leur lien de parenté en quelque sorte : les espèces proches, les cousins germains, se rassemblent en genres, les genres voisins se regroupent en familles, les familles en ordres et finalement les ordres en classes. Ainsi, la classe des insectes, rencontrés dans nos réseaux hydrographiques continentaux, se sépare en11 ordres, dont voici les principaux.


    L’ordre des plécoptères

    De développement hétérométabole, les plécoptères ou insectes à ailes repliées sont, d’un point de vue évolutionnaire, très primitifs. Ils sont la terreur de nos milieux aquatiques, assimilables à de véritables « tyrannosaures ». Ces super prédateurs ont une grande tête arborant des pièces buccales proéminentes leur permettant de découper leurs proies, des pattes allongées pourvues chacune d’une paire de griffes acérées et d’un abdomen fuselé, robuste et sans branchies, se terminant par deux cerques effilés caractéristiques Si les larves sont très à l’aise dans les cours d’eau bien oxygénés et à courants vifs, les adultes par contre sont maladroits en vol. Leurs grandes ailes transparentes ne leur permettent pas d’effectuer de longs périples.
    C’est pourquoi ils restent souvent à proximité des rives et des pierres exondées, les ailes repliées à plat sur leur corps. Les pêcheurs les récupèrent alors pour s’en servir d’appâts et leur donnent le surnom de mouche ou poux de pierre.

    L’ordre des éphéméroptères

    Également hétérométaboles, les adultes d’éphémères sont beaucoup plus aptes à voler que les plécoptères. Leur vol majestueux en soubresaut, rythmé tel un ballet d’opéra au-dessus des flots leur est caractéristique. Au repos les ailes sont maintenues en position verticale, à l’image des voiles d’un bateau. À l’état de larves, s’il existe des éphémères prédateurs à têtes proéminentes, d’autres sont des fouisseuses de substrat se terrant dans le sable ou encore des brouteurs de végétaux accrochés aux bryophytes ou renoncules. Le développement des larves nécessite généralement quelques mois, une saison, mais peut parfois prendre deux ou trois années. Leur nom d’éphémère est donc plus approprié aux adultes dont la durée de vie est beaucoup plus courte : une heure, une soirée voire quelques jours au maximum. Les larves d’éphémères se différencient morphologiquement des plécoptères par la présence de trois cerques à l’extrémité de leur abdomen. L’exception confirmant toujours la règle, un genre d’éphémère, Epeorus, n’en possède toutefois que deux. Néanmoins, comme tous les éphémères, son abdomen est mou, fragile et pourvu de branchies respiratoires et ses pattes thoraciques ne comportent qu’une seule griffe à leur extrémité. La confusion avec une larve de plécoptère n’est donc pas possible.

    L’ordre des trichoptères

    Dans ce groupe, les larves ne ressemblent pas aux adultes. Les trichoptères réalisent donc durant leur développement une métamorphose complète, passant du stade oeuf au stade adulte par une phase larvaire et nymphale, à l’image des papillons. La caractéristique des larves de trichoptère est d’avoir la capacité de se construire un abri, soit mobile pour une protection et un camouflage parfaits, soit fixe pour réaliser une nymphose en totale tranquillité. Certaines larves se promènent donc avec leur maison sur le dos, constituée d’éléments de végétaux et/ou de minéraux (les pêcheurs les surnomment ainsi « portebois » ou « traîne-bûches » !), d’autres vivent sans protection jusqu’au stade nymphal où la larve doit alors se hâter de se construire un abri sous les pierres du fond, dans lequel elle s’enferme à l’aide de filaments de soie pour réaliser sa nymphose. Au stade adulte, le trichoptère ressemble à un papillon de nuit aux ailes repliées en forme de toit. L’absence de trompe spiralée, qui sert aux lépidoptères à se délecter du nectar des fleurs, les distingue de ces derniers. En outre, les écailles multicolores des ailes qui font la beauté des papillons sont remplacées chez les trichoptères par de minuscules poils.


    L’ordre des odonates

    Il s’agit du groupe bien connu des libellules et des demoiselles. Hétérométaboles, les larves d’odonates sont strictement aquatiques et leur appareil buccal possède un organe préhenseur caractéristique, nommé masque, qui leur sert à attraper leurs proies. Au stade adulte, ces prédateurs arborent souvent des couleurs vives. Les libellules se distinguent morphologiquement des demoiselles de part la position de leurs ailes au repos : elles sont à plat chez les libellules alors que les demoiselles les replient en position verticale, à l’image des papillons ou des éphémères.


    L’ordre des coléoptères

    Les coléoptères sont un des premiers ordres d’insectes capables d’une métamorphose complète. Ils font donc figure de précurseurs chez les insectes holométaboles. La plupart des coléoptères sont terrestres et peu de groupes se sont adaptés à la vie aquatique. Une des caractéristiques des adultes est d’avoir la première paire d’ailes transformée en un bouclier se juxtaposant dorsalement, appelée élytres. Cette armure joue non seulement le rôle d’étui pour les ailes postérieures qui permettent le vol mais également de protection pour le thorax et l’abdomen sousjacents. Les larves peuvent être confondues avec celles des diptères mais, contrairement à ces derniers, elles possèdent trois paires de véritables pattes, composées de plusieurs segments et arborant une paire de griffes terminales.


    L’ordre des diptères

    C’est le monde des mouches, des moustiques, des taons et autres insectes qui ont su transformer leurs paires d’ailes postérieures en un organe d’équilibre, appelé balancier. Ils ne volent donc qu’avec deux ailes, d’où leur nom. Les larves des diptères se caractérisent par l’absence de pattes thoraciques articulées. Ces dernières peuvent être remplacées par des pseudopodes ou bourrelets locomoteurs. La distinction des différentes espèces de diptères est quasiment impossible au stade larvaire et très souvent délicate au stade adulte.

    Les autres ordres d’insectes aquatiques

    A part les hétéroptères, qui possèdent de nombreux représentants aquatiques, notamment en eau stagnante comme le Gerris ou la Notonecte et qui se caractérisent par un appareil buccal en forme de rostre, les autres ordres d’insectes aquatiques, comme les lépidoptères, les hyménoptères, les mégaloptères et les planipennes ou névroptères, ne possèdent que quelques représentants dont le cycle de vie comporte une phase aquatique. Afin d’exploiter d’une manière optimale la morphologie hétérogène de nos milieux aquatiques continentaux, les insectes ont dû développer une foultitude d’adaptations anatomiques et physiologiques. En particulier, alors qu’ils sont quasi-absents en eaux salées, leur capacité à voler leur a permis d’être les maîtres de ce milieu dynamique, tantôt inondé tantôt asséché, que représente l’espace aquatique dulcicole.

    Les formules 1 des cours d’eau

    De formes aplaties, exempts de soies et armés de griffes acérées, les insectes adaptés au courant rapide des torrents et des veines d’eau soutenues sont aisément reconnaissables. Alors que l’éphémère Heptagenia, la patraque, en est l’icône, d’autres comme certaines larves de trichoptères Rhyacophila ont développé des formes corporelles allongées et de sections ovales, accompagnées d’appendices agrippant afin de pouvoir se mouvoir à la surface des pierres lisses, fouettées par de forts courants.


    Les mineurs de fond

    A contrario, les zones de dépôts sédimentaires sont colonisées par des insectes de type fouisseurs ou filtreurs, arborant une forme allongée et des branchies souvent exubérantes pour optimiser la respiration. L’éphéméroptère Ephemera, la mouche de Mai, en est un bel exemple. Néanmoins, les insectes typiques de ce genre de milieu sont plutôt de forme vermiculaire, tels les chironomes et autres larves de diptères à système locomoteur et à vision rudimentaire. Les fonds vaseux ou sablonneux des lacs et retenues d’eau sont principalement colonisés par ces insectes fouisseurs.


    Les acrobates

    Les zones de courant mixte, fréquemment colonisées par la végétation aquatique comme les mousses (bryophytes) ou les herbiers (phanérogames), sont le règne des acrobates et des artistes. Quand certains tissent des corbeilles de soie pour capter les particules organiques dérivantes comme le trichoptère Hydropsychae, d’autres, à l’image des coléoptères de la famille des Elmidés, sautillent de brindilles de mousse en brindilles de mousse à la recherche de nourriture.


    Les spécialistes

    L’évolution a également permis à certains insectes de se spécialiser pour exploiter des substrats singuliers, tels les bois mort ou les colonies d’algues filamenteuses. D’autres, comme le Gerris (hétéroptère), communément appelé par erreur araignée d’eau, donnent même l’impression de marcher sur l’eau lorsque ce charognard est à la recherche de cadavres d’invertébrés dérivants. Enfin, les milieux particuliers comme les eaux saumâtres, glaciaires ou souterraines sont également colonisés par des insectes qui ont su s’adapter à presque tous les environnements aquatiques continentaux.


    A chaque type de nourriture une bouche particulière

    La diversité des ressources a induit l’apparition de nombreux types de régimes alimentaires. Si certaines larves de diptères se nourrissent par simple absorption du substrat, à l’image d’un lombric, la majorité des insectes arborent un appareil buccal assez complexe de type broyeur. Ceux-ci constituent alors véritablement les « ruminants » de nos lacs et cours d’eau puisqu’ils broutent les gazons de végétation aquatique, raclent les colonies d’algues ou encore mastiquent les déchets organiques déposés. D’autres se sont spécialisés dans la collecte des déchets et ont ainsi développé différents systèmes pour intercepter les particules organiques dérivantes : certains insectes se servent d’appendices particuliers, d’autres construisent des structures filtres à l’aide de filaments de soie.
    Parallèlement, certains groupes comme les hétéroptères sont équipés d’appareil buccal de type perceur, appelé rostre, leur permettant de perforer les cellules végétales ou animales pour en extraire des éléments nutritifs.
    Enfin, les espèces prédatrices carnivores, ennemis redoutables des herbivores, sont ornées de pièces buccales saillantes et proéminentes destinées à saisir et découper leurs proies. Les prédateurs des eaux courantes, comme les plécoptères ou certains éphémères, sont de très bons nageurs, contrairement aux espèces des eaux stagnantes comme les larves de libellule chassant à l’affût, les dytiques (coléoptères) et les notonectes (hétéroptères), dont certaines peuvent nous infliger des piqûres ou des morsures douloureuses… Ainsi, les insectes mais également l’ensemble des macroinvertébrés, se sont adaptés à chaque habitat et à chaque ressource de nos milieux aquatiques, afin de les exploiter d’une manière optimale. Une espèce a donc ses caractéristiques qui lui permettent de jouer son rôle à la place qu’elle occupe. Les spécialistes parlent alors de niche écologique, terme définissant à la fois l’habitat et la fonction d’une espèce au sein de l’écosystème. Chaque niche écologique est donc constituée d’une communauté d’individus de la même espèce, dont la densité est limitée par la capacité d’accueil du milieu et contrôlée par les lois de la concurrence. Au sein des milieux aquatiques, il existe donc toute une mosaïque imbriquée de niches écologiques, plus ou moins dépendantes les unes des autres. Un milieu naturel hétérogène est ainsi constitué d’autant de niches écologiques différentes et présente ainsi une diversité et une richesse en macroinvertébrés optimale, constituée de brouteurs, de filtreurs, de prédateurs, etc., qui se maintiennent en un équilibre harmonieux et dynamique. Cet édifice de consommateurs primaires de la matière organique constitue ainsi au final un formidable filtre biologique naturel des eaux, en plus de représenter une source de nourriture unique pour les poissons…

  • Comment choisir sa canne à mouche ?

    Comment choisir sa canne à mouche ?

    Le choix d’une canne à mouche pose souvent problème aux débutants – tout comme aux pêcheurs expérimentés – qui veulent découvrir une technique de pêche nouvelle pour eux. Cet article a pour but de vous renseigner sur les longueurs et les actions destinées à chaque technique, afin d’éviter des erreurs de choix, qui au-delà des désagréments qu’elles occasionnent, peuvent aussi générer des défauts dans la façon de lancer, avec tout ce que cela comporte.

    Par Philippe Boisson.

    Jamais dans l’histoire de la pêche à la mouche, nous n’avons connu une telle profusion de modèles, de gammes et de marques de cannes à mouche. Les pêcheurs débutants, ou ceux qui souhaitent s’intéresser à d’autres poissons que ceux qu’ils pêchent habituellement se retrouvent confrontés au problème du choix d’un nouvel outil. Et celui-ci n’est pas simple : quelle longueur, quel numéro de soie, quel encombrement ? Pour vous aider à vous y retrouver dans les centaines de modèles disponibles, voici quelques aspects qu’il faut connaître pour être en mesure de choisir une canne pour chaque technique.

    L’action de la canne, c’est quoi au juste ?

    La notion “d’action” concernant une canne à mouche est à la fois déterminante et généralement très mal définie, car elle n’est régie par aucune volonté commune de la part des fabricants. L’action d’une canne correspond à la courbe que prend l’ensemble de la canne sous la traction. Les cannes affichent des actions plus ou moins paraboliques (en forme de cercle) en fonction du cône de leur blank (éléments de graphite et de résine). Au milieu du XXe siècle, Pezon & Michel passait chaque canne en bambou refendu devant un tableau noir gradué et accrochait au bout de chacune d’entre-elle un poids d’un Newton (102 grammes) pour en vérifier l’action. Depuis, peu de fabricants cherchent à renseigner les acheteurs sur ce point précis. On parle alors d’action “de pointe”, “semi-parabolique“, “parabolique”, d’action “rapide” ou “lente”. Seule la marque américaine Orvis tente depuis des années de rendre plus lisible aux yeux des utilisateurs cette notion d’action, à l’aide de courbes reproduites sur le papier des catalogues qui correspondent aux différentes actions des produits de la marque sous la dénomination tip flex, mid flex, etc.
    Pour les autres marques, c’est au client de juger et de se faire une idée à partir des commentaires trouvés sur les catalogues, mais celles-ci n’ont souvent qu’une valeur indicative relativement floue. C’est dommage, car tout le monde gagnerait à plus de clarté dans une définition normalisée de l’action des cannes, mais pour le moment, c’est ainsi, et il faut bien faire avec… Les seules indications générales utilisées par les fabricants dont on dispose, concernent donc les notions d’actions “de pointe”, “semi-parabolique”, “paraboliques”, “progressives”, “lente” ou “rapide”. Dans ce jargon, je préfère les trois premières dénominations plus justes, à mon sens, que les trois dernières. Car concernant les actions dites “progressives”, La Palisse n’aurait pas fait mieux, puisque les cannes sont toutes coniques, et ne peuvent être pourvues d’actions autres que progressives… Quant aux actions dites “lentes” ou “rapides”, elles prêtent à confusion entre deux notions qu’il ne faut pas mélanger : l’action et la puissance des cannes. D’une manière générale, une canne considérée d’action “de pointe” plie sur le premier tiers de sa longueur lors du lancer (environ car cela dépend de chaque modèle). Une canne semi-parabolique sur les deux premiers tiers, et une canne parabolique sur la quasi-totalité de sa longueur. Cette schématisation des actions des cannes à mouches permet de déceler les sections des cannes qui entre naturellement en action lors du lancer. Lors d’un lancer à longue distance ou sous l’action d’un forte traction, une plus grande partie de la canne présente une courbe plus ou moins prononcée.


    Quelle canne pour quelle utilisation :

    Conseiller une canne à mouche est un exercice forcément arbitraire. Il existe parmi les pêcheurs des représentants de différentes “écoles” : celles des longues cannes de plus de 9 pieds pour la pêche de la truite, longueur rendue possible par l’avènement de la fibre de carbone ou des très petites cannes de moins de 8 pieds très en vogue chez nos voisins italiens, celles des amateurs de longs bas de lignes, etc. En France, l’essentiel des cannes vendues concerne des longueurs comprises entre 8’6 et 9’6, la longueur de 9 pieds restant le standard dans notre pays.

    Pêche de la truite et de l’ombre à la mouche sèche

    Cette avec cette catégorie que l’on a le plus de liberté dans le choix de la canne, tant dans les actions que dans les longueurs. Une longue canne ne lance en effet pas plus loin qu’une petite ! Ceci étant, c’est plutôt le type de cours d’eau qui va dicter le choix. Tout d’abord, il y a le cas des petits cours d’eau, de quelques mètres de largeurs, à propos desquels s’affrontent depuis longtemps l’école des cannes courtes de 6 ou 7 pieds, discrètes et maniables et celle des très longues cannes de 9’6 à 11 pieds, plus encombrantes certes, mais qui permettent en un minimum de lancers de présenter la mouche au poisson. En France, il existe une tradition tenace de pêcher les ruisseaux et les petits cours d’eau avec des longues cannes. Dans le cas d’un pêcheur débutant, je conseillerai d’aborder ce genre de terrain avec une canne de longueur standard (8’6 ou 9 pieds) et de choisir son camp plus tard, si le besoin s’en fait sentir. Autre particularité de la pêche à la mouche sèche de la truite et de l’ombre, la pêche des eaux dites “rapides” où là encore, les pêcheurs français ont un faible pour les longues cannes pour soies fines (par exemple : 10 pieds pour soie n° 3). Ce genre d’ensemble permet de limiter les risques de dragage de la mouche, accru par les turbulences de l’eau, en ne laissant que peu de soies sur l’eau. Ce choix a la préférence de nombreux bons pêcheurs de torrents de montagne. En revanche, une longue canne n’apporte rien lorsque l’on doit pêcher à la mouche sèche une paisible rivière de plaine.


    Pêche à la mouche noyée

    Voici au moins une catégorie où tout le monde est d’accord ! Les cannes pour pêcher à la mouche noyée sont d’une longueur minimum de 9 pieds. Les modèles spécifiquement conçus pour cette technique affichent une longueur de 10 pieds. La canne doit permettre de “guider”, ralentir, ou au contraire accélérer la dérive du train de mouches en aval du pêcheur en repositionnant la soie, en jouant avec les différentes veines de courant. Une action parabolique est un plus pour éviter la casse à la touche ou les ratés, fort nombreux avec des cannes qui ne plient pas généreusement.


    Pêche à la nymphe à vue

    Cette technique demande une grande vitesse d’exécution. Le pêcheur doit lancer rapidement un très long bas de ligne (5 mètres minimum) sur la trajectoire de poissons souvent en mouvement. Il s’agit aussi de la technique où les fils les plus fins sont utilisés. Une bonne canne pour pêcher à la nymphe à vue présente une longueur de 8 à 9 pieds, qui permet le meilleur compromis pour à la fois lancer rapidement et manipuler un bas de ligne de 6 ou 7 mètres. Des cannes plus longues ou plus courtes n’offrent dans ce cas aucun avantage. L’action doit être semiparabolique. Contrairement à l’idée reçue, une canne d’action de pointe n’est pas très adaptée à cette technique en raison de la difficulté à ferrer et à tenir des poissons avec des pointes de bas de lignes en 10, 8 ou parfois 6/100.

    Pêche à la nymphe “au fil”

    La pêche de la truite et de l’ombre “au fil” est directement dérivée de la pêche au toc. La canne est tenue en position haute, le pêcheur gardant un oeil sur le bas de ligne pour déceler la touche. Si l’on ne veut pas pêcher durant des heures avec le bras qui tient la canne complètement tendu et levé, mieux vaut opter pour une longue canne. Les spécialistes de cette technique utilisent des cannes de 10 ou 9’6 pieds pour soies n° 4 ou 5 d’action semi-parabolique, qui ont tout intérêt à être très légères car la canne est toujours tenue en position haute.

    Carnassiers à la mouche

    La pêche du brochet ou du sandre à la mouche demande un matériel capable de propulser des mouches volumineuses, souvent chargées d’eau lorsqu’on doit les relancer. La canne sera choisie en priorité en fonction du type de mouche que l’on doit lancer. S’il s’agit de la pêche du brochet, recherché avec des streamers pouvant atteindrent 20 cm de longueur pour un volume important, le choix de la canne ne peut être le fruit du hasard. Lancer ce genre de mouche toute la journée est un exercice fatiguant dans le meilleur des cas… Une mouche lourde et volumineuse se lancera toujours plus facilement avec une canne d’action semi-parabolique, voire quasiment parabolique, plutôt qu’avec une canne d’action de pointe. La canne “encaisse” ainsi beaucoup mieux le poids de la mouche, surtout si l’on a recours à une soie plongeante, dont la densité est elle aussi génératrice d’à-coups qui perturbent les lancers. Une canne de 9 pieds ou 9’6 pour soie n° 8 ou 9 constitue un bon choix pour pêcher le brochet. Un modèle pour soie n°7 ne permet pas de lancer facilement une mouche volumineuse, surtout si l’on est pas un as du lancer en double traction.

    La pêche en mer

    Très en vogue actuellement la pêche à la mouche en mer, qu’il s’agisse de pêche le long de nos côtes ou de contrées beaucoup plus exotiques implique l’utilisation de cannes puissantes, qui doivent permettre de lancer très rapidement. Que ce soit à la recherche des bonefishs ou des permits, des tarpons ou de bars occupés à chasser, le pêcheur dispose de quelques secondes pour présenter sa moucheà des poissons qui ne restent jamais très longtemps à porter de lancer. C’est l’une des clefs de la réussite, sinon la principale. On constate depuis quelques années une nette amélioration des modèles de cannes pour la pêche en mer et c’est tant mieux. Ces cannes sont généralement typées d’action semi-paraboliques qui permettent de fatiguer un gros poisson tout en rendant possible les lancers en double traction. Une bonne canne pour pêcher en mer n’est donc ni une “trique”, ni un manche à balai, mais plutôt un outil progressif, mais puissant. La référence en la matière fut durant longtemps la série des cannes Sage RPLx, remplacées depuis par d’autres versions également très recommandables. Ces cannes avaient la préférence des meilleurs pêcheurs de tous les océans de la planète, à commencer par Billy Pate, dont on pouvait apprécier sur les photos des magazines du monde entier la courbure parfaite de sa RPLx 9’ # 12 en train de mater un gros tarpon. Pour quelqu’un qui ne connaît pas les cannes à mouche pour la pêche en mer, une 9’#12 est forcément plus proche d’un poteau télégraphique que d’un cure-dent. L’impression est trompeuse est bien souvent, la première acquisition n’est pas franchement la bonne. Norbert Morillas et moi avions acheté en 1996 chacun une Sage RPLx 9’# 8 par correspondance pour pêcher le bonefish à Cuba. Cette canne s’est avérée bien “light” lorsqu’il s’agissait de lancer à plus de vingt mètres en quelques secondes par un vent de travers soutenu comme celui qui souffle sur les atolls des Caraïbes. Le modèle pour soie n° 9 aurait été beaucoup plus polyvalent et plus efficace. La différence de puissance entre les deux modèles était très importante. Il y a ici une grosse différence entre une canne que l’on “brandouille” sur un salon et son utilisation réelle, dictée par les éléments ! Disons qu’un pêcheur de truite qui découvre la pêche en mer aura l’impression de pouvoir se débrouiller avec une canne qu’il jugera convenable, mais qui s’avèrera insuffisante en action de pêche. Les modèles pour soies de 9 sont de loin les plus polyvalents, mais selon les marques, les puissances ne sont pas identiques. Les cannes pour soies n° 10 permettent la recherche de plus gros poissons (permits, tarpons de poids moyen, carangues) et selon leurs actions peuvent autoriser le lancer de mouches plus lourdes et volumineuses. Avec les cannes pour soies n° 12, on quitte le domaine des engins confortables pour des produits avec lesquels il ne fait pas bon lancer très longtemps ! Ces cannes sont à réserver aux tarpons de belles tailles, aux grosses carangues, ainsi qu’aux petits thonidés.
    Dans tous les cas ce genre de canne est destiné, soit à la pêche de poissons “teasés”, soit à la pêche à vue (cas du tarpon en eaux claires) où les lancers se comptent sur les doigts d’une main, effectués “à coup sûr”. Idem pour les cannes pour soies n° 14 ou 15, dont l’utilisation est réservée à la pêche des poissons à rostres ou aux grosses carangues ignobilis. Concernant les longueurs, la taille de 9 pieds (2,74 m) est devenue depuis longtemps le standard, voire 8’6 (2,56 m) pour les cannes de forte puissance pour soies 14 ou 15. Pour ce type de cannes, la longueur est un handicap en raison du poids.


    Le nombre de brins

    La mode est aux cannes de voyage, en trois, quatre voire cinq brins. Certaines gammes de cannes à mouche ne sont aujourd’hui plus proposées en deux brins, ce qui est dommage pour les pêches “à domicile”, car une canne en deux brins est à la fois plus légère et plus agréable qu’un modèle en trois ou quatre brins, surtout dans les petits numéros de soies. Mais si l’on doit prendre l’avion, les cannes dites multibrins sont incontournables. Pour en avoir fait l’expérience maintes fois, les meilleures cannes de voyages sont celles dont les tubes rentrent entièrement dans un grand sac de voyage. Cela résout complètement le problème des tubes qui ne passent pas sur les tapis roulants des aéroports. Les problèmes de pertes et les vols, très fréquents sur certaines destinations, sont également résolus de cette manière. Les cannes en quatre brins sont, dans ce cas, souvent préférables aux modèles en trois brins, qui restent d’un encombrement important pour les modèles d’une longueur supérieure à 9 pieds.

  • Iktus, la pêche au coeur du Béarn

    Iktus, la pêche au coeur du Béarn

    Situé à proximité du Gave de Pau, le plan d’eau de pêche à
    la mouche d’Iktus est dominé par l’imposant bâtiment d’accueil. Ce plan d’eau
    de 15 hectares est alimenté par d’importantes infiltrations en provenance
    directe du Gave. Cette eau, fraîche, oxygénée et filtrée par les granulats, est
    d’une clarté exceptionnelle, et la pêche en nymphe à vue est une technique
    passionnante ici. Réservé strictement à la pêche à la mouche de la truite, il
    est ouvert de septembre à juin. Vous pouvez y louer un float-tube ou l’une des
    10 barques en aluminium de deux ou trois places Quicksilver de 4,20 m. Il est
    ouvert à toutes les pêches l’été.

    Le grand lac s’étale sur une superficie de 35 hectares, pour
    près d’1,2 km de circonférence, il est alimenté par le réservoir mouche, qui a
    une côte supérieure de 2,70 m. Ce superbe plan d’eau d’une trentaine d’année
    est ouvert à la pêche des carnassiers et de la carpe et dans une
    moindre mesure la pêche au coup. Comme le réservoir mouche, il est géré de
    manière totalement privée et ouvert à l’année, float-tube et barques sont
    disponibles à la location. Et tout ça dans une région où le soleil sera bientôt
    là (en principe).

    Renseignements : www.iktus.fr

    (Article mis à jour le 23 janvier 2012)

  • Les baetis de midi

    Les baetis de midi

    Moins connu que le coup du soir, le coup de midi est pourtant la vraie ouverture de la saison de pêche à la mouche. Durant le début de la saison (mars et avril), c’est souvent le meilleur moment pour pêcher à la mouche sèche. Voici une piste…

    Par Jean-Christian Michel

    Vers 11 heures, le jour J, les héros sont fatigués, ils regagnent leur voiture pour casser la croûte. C’est tant mieux, car ainsi ils laissent la rivière en paix. Les poissons actifs (quand la température le permet) prennent alors possession de leur domaine et peuvent nous livrer les premières vraies émotions halieutiques de l’année. Si la vallée est ouverte, les rayons du soleil de mars aideront peut-être à gagner les degrés fatidiques qui permettront l’émergence de baetis rhodani… C’est sur lui que les truites sauvages se dérouillent les mâchoires. Souvent timide mais quelquefois plus importante, cette éclosion de début de saison peut durer jusqu’en milieu d’aprèsmidi, avant que ce ne soit au tour du froid de refermer ses mâchoires sur les ailes des éphémères et les doigts du pêcheur ! Les plus belles éclosions se produisent lorsque la rivière est caressée par une pluie fine et douce pendant plusieurs jours. Les truites peuvent alors mettre le couvert, comme lors des meilleurs des coups du soir… mais ce n’est pas toutes les années.
    Des baétidés, les rhodani sont vraisemblablement les plus robustes du genre car ils survivent là où d’autres espèces ont disparu. S’il est toujours possible de capturer le premier poisson de l’année en pêchant au fil ou au streamer, un poisson de raccroc n’a pas la même valeur émotive qu’un poisson capturé en ayant compris quelque chose à son comportement alimentaire et à ce qui fait que son monde et le nôtre peuvent se rencontrer. A ce moment, le geste du moucheur mime ces retrouvailles et il ne se réduit plus seulement à la froide mise en oeuvre d’une technique. La pêche n’est pleinement ouverte que quand on a la satisfaction d’observer et de pêcher des poissons en activité… Et pour beaucoup d’entre nous, c’est baetis rhodani qui aide à ouvrir le bal !

    Matos et mouches

    En grande rivière, cette première pêche à la mouche de la saison a le mérite de nous faire reprendre nos marques. Le nympheur reprendra contact avec son long bas de ligne mais, avec une pointe presque réduite de moitié, les lancers seront bien facilités… la limite de cette simplification étant toujours… le dragage ! Pour les premiers jours de la saison, les farios peuvent se montrer gentilles, et à plus forte raison si les insectes sont bien présents. Dans les secteurs calmes, les imitations qui pêchent bas sur l’eau sont toujours les plus prenantes.
    Les petits voiliers en cul de canard font merveille, à condition de ne pas être trop fournis. Si les truites sont actives dans les courants, comme c’est assez souvent le cas dans les rivières du sud de la France lorsque le soleil est au plus haut, on peut utiliser des imitations en hackle de coq réalisées en montage parachute. Ces modèles ont le mérite de pêcher bas et de sécher rapidement lors des faux lancers.