Catégorie : Mouche

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  • Une partie de pêche en nymphes  et chironomes  avec Albert Bigaré

    Une partie de pêche en nymphes et chironomes avec Albert Bigaré

    La Belgique compte de nombreux pratiquants de la pêche à la mouche en lacs et réservoirs et un circuit de compétition très étoffé. Cette rubrique était l’occasion d’aller y faire un tour et d’y rencontrer un des moucheurs incontournables du pays : Albert Bigaré, compétiteur de talent mais aussi détaillant spécialisé. Nous l’avons retrouvé sur un plan d’eau non moins connu en Belgique et dans le nord de la France, le lac de Rabais.

    Par Philippe Collet

    La journée choisie pour se retrouver au bord de l’eau n’était pas des plus faciles : froid, averses et absence de soleil ont été à l’ordre du jour, un temps de saison me direz-vous. Malgré tout nous avons pu nous mesurer à de nombreux poissons. La technique que s’est proposé de nous expliquer Albert est une de ses favorites. Il s’agit de la pêche en nymphe sous la surface à l’aide d’une soie flottante à pointe intermédiaire courte, ou d’une soie hover. S’il utilise des soies du commerce, comportant une pointe d’environ un mètre en densité intermédiaire, comme par exemple la Teeny Invisi Tip et la Rio Midge Tip, Albert préfère se fabriquer une soie maison. Il apprécie les soies Vision Extreme Distance pour leurs capacités de lanceuses et leur ajoute en pointe un polyleader intermédiaire rapide Airflo destiné à la pêche du bonefish. Ce polyleader peut être raccordé, boucle dans boucle, au bout de la soie mais Albert préfère le raccorder en direct. Pour ce faire il dénude une partie du Polyleader en trempant ses premiers centimètres dans de l’acétone. L’âme monofilament ainsi mise à nu est ensuite enfilée dans l’âme tissée de la soie à l’aide d’un fil tungstène (cette technique a été expliquée dans le DVD « La leçon de pêche volume 5 » du numéro 70 de Pêches sportives). Le raccord entre les deux soies est ensuite lissé avec du Stormsure ou Aquasure et laissé sécher au moins 24 heures. Cette dernière opération garantit un passage fluide dans les anneaux. Le Polyleader et prolongé par une micro boucle pour accrocher le bas de ligne. Albert choisit un Polyleader bonefish pour la solidité de son âme, qui ne s’use pas trop rapidement à l’usage au niveau de la boucle.

    Une petite astuce d’Albert

    Le Stormsure ou l’Aquasure est un produit initialement conçu pour réparer les waders. Lorsque Albert m’en a parlé pour le bricolage de la soie, je lui ai dit que cela faisait un peu cher du raccord, sachant que le tube une fois entamé ne dure jamais bien longtemps, même soigneusement refermé. Il m’a alors fait part de cette petite astuce pour garder un tube au moins un an dans l’état d’origine après ouverture. Il le stocke dans un sachet plastique au congélateur. Il ne lui reste plus qu’à la ressortir et le laisser revenir à la température ambiante avant usage. Les qualités du produit n’en seraient pas du tout  altérées.
    Dans des conditions normales, cette soie permet de pêcher précisément des poissons actifs, juste sous la surface. Elle place directement les mouches à la bonne profondeur et surtout les maintient à ce niveau. Une soie entièrement intermédiaire ne peut pas réellement le faire car, même ramenée, elle coule inexorablement.
    La soie flottante permet de visualiser les touches et de déclencher un ferrage rapide. Elle permet aussi de pêcher avec des fils fins, plus fins qu’avec une soie intermédiaire dont l’inertie est bien plus forte sous l’eau. Ce type de soie trouve ses limites les jours de vent. Elle offre alors trop de prise aux risées et dérive trop vite, entraînant les mouches de façon peu naturelle à sa suite. Dans ces conditions, Albert préfère utiliser des soies Hover, c’est-à-dire des intermédiaires très lentes se maintenant sous la surface et les vagues. Ces soies se soustraient non seulement à la dérive dans un plan horizontal, mais aussi aux tractions occasionnées dans un plan vertical par les vagues. Ces soies sont peu nombreuses sur le marché. Il existait une soie SP Hover chez Airflo chère à Albert et très intéressante pour sa capacité à rester à 10 cm sous la surface. Elle a été remplacée par une soie Anti Wake moins performante. Lors de la sortie, Albert essayait pour la seconde fois une nouvelle soie Rio de ce type, très lente. Cette soie lui a donné entière satisfaction. Il s’agit de la soie Rio Outbound Hover WF 7 S1. Cette dernière, au fuseau de couleur « glacial » (bleu translucide), se lance très bien et descend à peine plus vite que la Hover Airflo de référence.


    Le bas de ligne

    Pour pêcher du bord, dans un souci d’efficacité et afin de minimiser les risques d’emmêlage, Albert place le plus souvent deux mouches sur son bas de ligne. Il ne pêche en nymphe, de cette façon, à trois mouches, quasiment qu’en barque dérivante dans les grands plans d’eau.
    Au bout d’une soie flottante à pointe intermédiaire, la première mouche est placée à 1,6 mètre de la soie puis, la deuxième, entre 1,3 mètre à 2 mètres en fonction des conditions de vent. Pour une pêche à une seule mouche, cette dernière est placée au bout d’un bas de ligne d’environ 4 mètres. Au bout des soies Hover, Albert noue un bas de ligne dégressif en queue de rat de 9 pieds ou 2,7 mètres en nylon. Ce bas de ligne se termine en 18 centièmes (4 X). La partie épaisse du bas de ligne est recuite trois minutes, dans l’eau bouillante, en maintenant le dernier mètre, le plus fin, hors de l’eau pour ne pas altérer ses qualités. Cette opération donne plus de souplesse au fil et surtout le rend plus coulant. Albert préfère utiliser un bas de ligne dégressif sans nœuds pour limiter les turbulences, qui lui paraissent dissuasives pour les poissons lors de l’animation. L’absence de nœud contribue aussi à limiter les risques d’emmêlage. Au bout de ce bas de ligne, il réa-lise une micro boucle à laquelle il connecte sa pointe. Pour deux mouches celle-ci est composée de 60 cm de fil avant la première potence puis 1,80 m avant la mouche de pointe. Pour une mouche, une pointe de 2 mètres prolonge le bas de ligne dégressif.
    Albert réalise des potences de  30 cm, qu’il réduit à 15 cm en cas de vent pour une pêche du bord. Celles-ci sont réalisées avec un nœud de chirurgien à trois tours. Une fois le nœud réalisé, le fil revenant vers la soie est coupé. Seul le fil orienté vers la mouche de pointe est utilisé. En cas d’utilisation de deux diamètres différents, le plus fin étant bien sur placé en pointe, la potence est formée par le fil le plus gros. Les fils utilisés sont le fluorocarbone Sightfree G3 de chez Airflo, le fluorocarbone Fulling-Mill, et le Rio Fluoroflex Plus, mais aussi des nylons. Albert juge en effet important de signaler que parfois le fluorocarbone coule trop vite, entraînant les mouches hors de la vue des poissons collés sous la surface. Un nylon est alors indispensable pour les maintenir au bon niveau.


    Cannes et moulinets

    Pour cette technique et de nombreuses autres, Albert utilise des cannes qu’il monte lui-même en  10 pieds soie de 7 chargées de soies en taille 7. Il utilise des moulinets Compo 69 modifiés par l’ajout d’un arceau de corde à piano inox. Cette amélioration permet d’éviter que la soie ne sorte sur le côté de la bobine lorsqu’on tire dessus (défaut de ce moulinet). Il apprécie ce moulinet pour son gros diamètre, son prix et celui de ses bobines, qui permettent une interchangeabilité rapide des nombreuses soies nécessaires en compétition.

    L’animation

    L’animation se fait canne basse, dans l’axe de la soie, scion au ras de l’eau. Si la pêche est difficile et les poissons tatillons, le scion est maintenu à 40 cm de l’eau et la boucle de soie qui se forme surveillée de très près. La moindre remontée ou non-descente, suite à une traction, est sanctionnée par un ferrage en relevant la canne. Il s’agit ici de ne pas tirer sur la soie avec la main libre, car on risque de casser, compte tenu du diamètre des fils utilisés. L’animation peut aller de l’immobilité à un pulling (tirées successives) rapide. Elle est tout de même le plus souvent lente, alternant des phases de tricotage, de tirées et d’arrêts plus ou moins prolongés. Plus l’animation est rapide, plus le fil doit être solide. En pulling, il est difficile de descendre en dessous de 18 à 20 centièmes. En pêche plus statique, Albert descend jusqu’au 12 centièmes. Il pêche le plus souvent en 15 ou 16 centièmes. Pour la même technique sur les réservoirs anglais, ses diamètres de fil s’échelonnent entre le 20 et le  23 centièmes. Retenez que le diamètre du fil doit être adapté à votre  maîtrise du ferrage. Si vous avez la main un peu lourde ne vous acharnez pas à pêcher trop fin.

    Les mouches

    Les mouches utilisées par Albert, pour cette technique, sont très variées. Elles ont par contre la particularité de ne pas être lestées, pour ne pas couler et pêcher dans un plan horizontal. Les hameçons ne sont pas trop forts de fer toujours pour éviter aux mouches de couler trop vite et aussi pour permettre une bonne pénétration sur des ferrages peu appuyés sur fil fin. Dans nos petits plans d’eau (en comparaison aux lacs anglais), des mouches en taille 12 ou 14 sont une bonne moyenne. Les mouches destinées à être pullées sont montées sur des hameçons droits et peuvent être montés sur des hameçons plus forts de fer dans les petites tailles, pour éviter leur ouverture. Des mini streamers, de la taille d’une grosse nymphe peuvent aussi être utilisés avec succès avec cette technique certains jours.

  • Matériel : Lidl casse les prix pour l’ouverture

    Matériel : Lidl casse les prix pour l’ouverture

    Demain, jeudi 8 mars, les supermarchés discount Lidl vont
    proposer à leurs clients des packages complets composés de matériel Crivit Outdoor,
    une marque développée par le groupe de grande distribution. Cannes télescopiques,
    moulinets, épuisettes, supports pour canne à pêche, fils et accessoires : un
    équipement complet pour se lancer dans une nouvelle saison.

    Plusieurs sets complets sont proposés autour de :

    – la canne téléscopique 4 parties 420 cm et son moulinet
    avec frein arrière : 29,99 €

    – la canne enfichable 2 parties 240 cm et son moulinet avec
    frein avant puissant : 29,99 €

    La gamme de sets de pêche démarre à 19,99 € avec différents
    kits adaptés à la pêche au brochet et au sandre / à la truite et à la perche ou
    à la carpe et à l’anguille.

    Pour compléter cet équipement, Lidl propose

    – un moulinet ultra léger avec 3 roulements à billes et
    manivelle à balancier : 7,99 €

    – une épuisette télescopique avec manche aluminium : 11,99 €

    – et un trépied léger en aluminium à hauteur réglable :
    12,99 €.

    Lidl s’engage sur la qualité de ce matériel en offrant une garantie de 3 ans.



    Renseignements :

    www.lidl.fr

  • Mouche : vers une autre conception du bas de ligne progressif

    Mouche : vers une autre conception du bas de ligne progressif

    Les bas de lignes à nœuds ont depuis quelques années la préférence des pêcheurs français. Modulables, discrets, suffisamment rigides, leurs qualités sont nombreuses. Pourtant, leur schéma désormais classique, progressif ou dégressif, ne permet pas toujours de répondre aux attentes des pêcheurs recherchant des dérives naturelles, nécessaires sur de nombreux parcours aujourd’hui. On croyait avoir fait le tour des bas de lignes à nœuds, mais ce n’est pas le cas. Voici les spécificités d’un modèle atypique.

    Par Philippe Boisson

    Élément clef de l’équipement du pêcheur à la mouche, le bas de ligne est la partie du matériel la plus ésotérique avec ses formules personnelles, fruit de l’expérience de chacun. Nous savons à quel point cet élément constitué de brins de nylon perturbe les moucheurs de tous niveaux, car il faut bien le dire, la formule miracle, qui donne satisfaction dans toutes les conditions, n’existe pas. Les bas de ligne à nœuds, largement répandus aujourd’hui permettent une adaptation permanente de la longueur totale ou partielle du bas de ligne et de la pointe en toute liberté. C’est principalement pour cette raison qu’ils rencontrent un si large succès auprès des pêcheurs français. Le niveau technique général des pêcheurs à la mouche dans notre pays est élevé si on le compare à ceux de nos voisins anglo-saxons ou scandinaves et, à n’en pas douter, les bas de lignes à nœuds y sont pour beaucoup. En contrepartie, cette facilité de création et d’adaptation contribue à rendre le bas de ligne à nœuds complexe en raison de sa modularité. Le schéma classique de ce genre de bas de ligne, surtout pour les modèles progressifs, dont les brins s’allongent au fur et à mesure que les diamètres diminuent, veut que l’on respecte une diminution rigoureuse des diamètres de nylon. Soit de 5/100 en 5/100 depuis le brin le plus fort jusqu’au porte pointe. On obtient ainsi un bas de ligne dont la progressivité est totale sur toute la longueur.

    Une formule perfectible

    Comme beaucoup, j’ai utilisé ce type de bas de ligne durant plus de vingt ans avec bonheur tout en imaginant différentes formules afin de trouver ce qui me correspondait le mieux. De toutes ces expériences, je garde le souvenir de formules globalement satisfaisantes, mais surtout le sentiment permanent que ce système n’était pas parfait. En effet, la présence des trois derniers brins avant la pointe, généralement en 20, 16 et 14/100 constituait trois problèmes :
    – Le premier, d’ordre purement technique, oblige à un calcul précis de la longueur de ces brins pour les harmoniser avec ceux de la partie précédente. De plus, un porte pointe relativement court doit être remplacé après trois ou quatre changement de pointes, car chaque nouveau nœud le fait régresser de  5 à 8 centimètres.
    – Le deuxième problème, d’ordre fonctionnel, est lié précisément à cette section du bas de ligne très progressive qui précède la pointe et qui ne permet pas de “casser” l’énergie au niveau de la pointe pour obtenir des posers très détendus. En pratique, cela se traduit par un bas de ligne au comportement homogène, mais qui n’autorise pas facilement le poser d’une longue pointe (2,80 m ou plus) vraiment détendu. Entendons par là la possibilité de poser trois mètres de pointe sur une surface de 30 ou 40 cm2 comme cela est souvent nécessaire lorsque l’on pêche à la nymphe à vue ou lorsqu’il devient indispensable d’effectuer de longues dérives naturelles à la mouche sèche.
    – Le troisième problème concerne le brin de 14/100, qui n’a plus lieu d’être si l’on utilise une pointe de ce diamètre. Dans ce cas, à longueur égales de pointes, la longueur totale du bas de ligne se retrouve soudain réduite de 50 à 70 cm. Cet écart de longueur se traduit également par un comportement différent du bas de ligne qui compte un élément de moins. Certains pêcheurs dont je fais partie n’aiment pas pêcher avec des bas de ligne dont la longueur totale varie. Cela vient sans doute de mon vécu avec la pêche des grosses truites à la nymphe à vue, technique qui implique un nombre d’essais très limités où tout doit être parfait. C’est pour cette raison que j’ai toujours voulu pêcher avec un matériel identique : même canne, même soie et surtout avec un bas de ligne invariable.


    Une solution osée !

    Las de composer avec ces facteurs et après plusieurs essais, j’ai finalement opté, il y a deux ans, pour une solution assez radicale, qui simplifie considérablement les choses tout en permettant d’obtenir l’effet recherché. Mon bas de ligne est devenu très atypique, mais il me convient parfaitement. Il comprend uniquement six brins, pointe comprise, ne débute plus en 45/100 mais en 40/100 (le classique Maxima) et ne compte que des brins de longueurs égales (hormis la pointe). Notons que le 18/100 n’est pas en Maxima mais de même nature que la pointe (Water King Pole Fishing). Ce détail est très important pour préserver une solidité de l’ensemble suffisante. La progressivité du bas de ligne est obtenue uniquement par l’affinement des diamètres puisque les brins sont de mêmes longueurs. Ce principe permet de conserver une bonne énergie tout en obtenant des posers très doux. Cela est dû à la grande longueur des brins. La jonction entre le 18/100 et la pointe (voir l’encadré consacré au nœud de raccord), assure une cassure d’énergie franche sur toute la pointe. Ce bas de ligne convient particulièrement bien pour les posers de type “parachute” autant pour la pêche à la nymphe qu’à la mouche sèche, ainsi que pour les posers “plaqués détendus” où la pointe du bas de ligne doit se poser sur une très faible surface afin d’obtenir une descente parfaitement verticale de la nymphe.  D’autres formules, plus courtes  (il suffit de réduire la taille des cinq premiers brins) sont possibles. Elles présentent une plus grande facilité de manipulation et sont aussi plus adaptées aux cours d’eau de petites largeurs.


    D’excellents résultats

    La qualité des posers et des dérives obtenues avec ce bas de ligne m’a séduit dès les premiers essais. Après plusieurs saisons d’utilisation exclusive autant en lacs qu’en rivières, à la mouche sèche ou à la nymphe (à vue et au fil), les résultats obtenus sont très satisfaisants. La précision est au rendez-vous sans nuire à la réussite des posers…  A la mouche sèche, on obtient des posers très détendus qui offrent une excellente parade au dragage de la mouche. Effectuer de longues dérives vers l’aval devient ainsi un jeu d’enfant. Dans tous les cas, ce bas de ligne doit être utilisé avec une très longue pointe, d’une longueur minimum de deux mètres pour la mouche sèche et 2,80 m pour la nymphe pratiquée à vue. Pour les posers “parachute”, on peut dépasser les trois mètres.
    Bien entendu, l’efficacité de ce bas de ligne se trouve accrue par une bonne technique de lancer avec une boucle de soie en l’air rapide et étroite pour une meilleure pénétration dans le vent.


    Le choix du nylon

    La partie la plus forte du bas de ligne, du 40/100 au 25/100 est constituée de Maxima “classique”. Elle peut l’être également avec du JMC Camoufil ou du Maxima Caméléon. Le choix est beaucoup moins facile au niveau du brin de 18/100 et de la pointe, deux éléments qu’il est préférable de prévoir de même nature (même modèle). Une différence de dureté pouvant entraîner une dégradation anormale de l’un ou l’autre des deux brins. Parmi les meilleurs nylons pour réaliser ces deux éléments, citons le Devaux Tiger, le Teklon et le Teklon Gold, le Rio Power flex ou le Sensas Palmer. Ces monofilaments sont à la fois souples et résistants, ce qui représente des qualités qui font difficilement bon ménage. Il est à regretter une baisse sensible de qualité du Water King Pole Fishing (Water Queen), qui fut pendant plus de dix ans un nylon exceptionnel pour la pêche à la mouche, pourvu d’une grande souplesse et  d’une résistance remarquable. Actuellement, ce fil souffre d’un manque de régularité agaçant, puisque sur une même bobine, certaines sections peuvent être parfaitement convenables, alors que d’autres sont beaucoup plus faibles. Espérons que ce problème ne sera que passager !
    Peu de progrès sont réalisés en matière de fils fins par les fabricants, qui semblent avoir atteint les limites en matière de résistance et de finesse. Le fluorocarbone souffre d’une rigidité importante qui le rend difficilement compatible avec l’utilisation de petites nymphes, car il est générateur de dragage et par conséquent de présentations aléatoires. Le nylon reste donc le fil le plus utilisé pour pêcher à la mouche en rivière.


    Formule grande rivière

    Diamètres : 40/100 – 35/100 – 30/100 – 25/100 – 18/100. Pointe : 16 à 8/100.
    Longueurs : 85 cm – 85 cm – 85 cm – 85 cm – 85 cm – 2,80 m ou plus = 7,05 à 7,50 m.

  • Bourgogne : un club mouche dynamique en Côte d’Or

    Bourgogne : un club mouche dynamique en Côte d’Or

    Le Club Mouche Saint-Apollinaire (CMSA), affilié à la FFPML, est un club mouche proche de Dijon. Il œuvre au sein du comité Bourgogne à la promotion de la pêche à la mouche. Les juniors du CMSA ont rejoint dernièrement les rangs d’une école de pêche nouvellement crée : l’Ecole de pêche du Grand Dijon, émanation du Comité Bourgogne, du GPS Dijon et de l’APPMA de la Truite Bourguignonne. Le CMSA soutient cette structure qui favorise l’accès des jeunes à la pêche à la mouche.

    Du côté des seniors, le CMSA se réunit tous les quinze jours pour parler technique et montage de nouvelles mouches. Le club organise également des sorties de pêche (coups du soir dans la proche banlieue de Dijon, sorties dans le Doubs, le Jura, voire les Vosges ou l’Alsace). Le club, dont la devise est « Pêcher ensemble pour progresser », se fixe comme objectif de recruter des moucheurs de l’agglomération dijonnaise expérimentés, afin de partager avec les moucheurs néophytes leur amour et leur connaissance de la pêche.

    Renseignements :

    Le Blog du Club : http://clubmouchestapo.canalblog.com

    Mail : [email protected]

  • Mouche noyée, vive les cannes à deux mains légères !

    Mouche noyée, vive les cannes à deux mains légères !

    D’un point de vue historique, les longues cannes à mouche font partie de notre patrimoine halieutique pour pêcher à la mouche noyée. Les “pelaudes” limousines et bretonnes n’avaient pas que des défauts et avec les matériaux actuels une canne de 13 pieds reste très maniable. Saumonier mais avant tout pêcheur de truites et d’ombres, spécialiste de la pêche à la mouche noyée, Claude Ridoire nous vente les mérites des longues cannes dites “à deux mains”, dont la qualité des dérives est incomparable.

    Par Claude Ridoire

    La technique de la mouche noyée requiert un équilibre de l’ensemble : canne, soie, bas de ligne, particulièrement soigné. L’approche matériel de cette technique de pêche est très spécifique. Dans nos grandes rivières du Sud-Ouest (Garonne, gaves, Dordogne…), et durant la période printanière des deux à trois mois qui suivent l’ouverture mais aussi pendant celle de pêche de l’ombre à l’automne, les niveaux d’eau conséquents font appel à la pêche en dérive aval sous toutes ses formes. Pêcher de larges et puissantes rivières au niveau d’eau soutenu n’est pas une mince affaire. Aussi, l’utilisation d’une longue canne est indispensable à bien des égards. Les matériaux dont on dispose actuellement donnent naissance à des engins parfaitement utilisables toute la journée. Cette démarche, bien que très ancienne, devient de plus en plus rare, au profit de techniques qui ressemblent de moins en moins à de la pêche à la mouche. Et pourquoi ne pas tenter de se ressourcer dans cette technique de la mouche noyée avec une canne de grande longueur ?


    Historique

    Il reste encore quelques cannes vestiges des écoles limousines ou bretonnes au fond des greniers ou au-dessus des cheminées en guise d’ornement. Le bambou noir et le roseau étaient largement utilisés en début du siècle dernier. Certains scions étaient élaborés avec des baleines de parapluie ! L’ensemble mesurait au total quatre bons mètres en deux pièces. Raccordées d’abord par “splice” ou sifflet, les viroles sont ensuite apparues. Dès les années 1950, la fibre de verre et le Conolon ont permis des montages plus légers. Leur action lente n’était pas d’un maniement aisé, mais s’adaptait aussi à des pêches plus naturelles, telle la volante, ou aux esches naturelles. Dans le Limousin, la pelaude, utilisée d’abord par les moucheurs d’Eymoutiers, appelés pelauds, était accusée de vider la Vézère, la Luzège, et on la redoutait jusqu’en Corrèze !
    Dès le début des années 80 et en dépit de l’avènement du carbone, quasiment aucun monteur ou fabricant artisanal ne s’intéressait à ces grandes barres. Cependant, Jacky Montagnac, fin moucheur et grand preneur de truites corrézien, avait réussi, à force de conviction et de savoir-faire, avec le précieux concours toutefois de Guy Plas, l’élaboration d’une canne mesurant 13,1 pieds. Outre sa décoration artistique (les fameux émaux), elle était et reste encore une canne d’une extraordinaire efficacité pour la pêche à la mouche noyée en grande rivière. Equipée d’une soie n° 5 ou 6, elle autorise des lancers de grande longueur. Sa diffusion restreinte et son utilisation consi-dérée comme anachronique à l’époque en ont fait une canne plus que rare et donc très chère sur le marché de l’occasion. Depuis, le carbone a largement évolué. Toutefois les carbones hauts modules n’ont jamais eu mes faveurs, mais certaines des fibres récentes mises au point par les pêcheurs à l’anglaise ou au toc sont vraiment dignes d’être habillées pour un moucheur recherchant l’efficacité dans de longues dérives vers l’aval. Hormis pour les pêcheurs de poissons migrateurs utilisant de lourdes soies n° 8 à 12, la canne à deux mains en carbone n’a jamais attiré les foules pour pratiquer avec des soies légères n° 5 ou 6. Quel dommage !

    Les avantages de la canne à deux mains

    Ainsi, avant les années 80, c’est la polyvalence qui prévalait pour ces longues barres. Aussi efficaces à la mouche sèche qu’à la mouche noyée ou qu’avec des esches  naturelles, elle constituait l’unique canne des coureurs de rivières. Petit à petit, la multiplication des cannes “à une main” de courte longueur a relégué les longues barres traditionnelles à l’état de relique. Mais  c’est avant tout l’évolution des techniques de pêche qui leur a été  fatale. Les pêches à la nymphe “au fil” et la pénétration – fort dommageable – des pêcheurs à la mouche dans le lit des cours d’eau par l’usage exagéré du wading ont privé la mouche noyée de ses lettres de noblesse. Sa réelle efficacité pour les longues dérives, même avec des puissance de 5 à 6, est surprenante. Pour être né dans un véritable moulin, j’ai toujours évité autant que possible de pénétrer dans l’eau, car il y a aussi des poissons sur les bordures…
    La gestuelle qui entoure ces grandes cannes, outre le fait qu’elle vous replonge immédiatement dans le rêve d’un pèlerinage pour migrateurs lointains, est des plus agréables. Dans la longueur de base de 13 pieds (3,90 m), c’est en fait une canne à une main et demie… La courte poignée basse sous le moulinet n’est en réalité qu’un simple pivot pour la deuxième main. Ce type de canne relativement légère de 110 à 160 g reste maniable à une seule main pour les petits coups jusqu’à une dizaine de mètres.


    Les deux types de pêche à la mouche noyée

    Même si le sujet du jour tourne particulièrement autour d’un type de matériel spécifique pour pêche légère, il me paraît néanmoins opportun, au passage, de bien distinguer les deux types de pêche en noyée. La base de cette technique, dite pêche imitative, consiste à faire dériver sous peu d’eau l’imitation du moment. Dans ce cas, alourdir le bas de ligne ou, pire, lester les mouches ne peut que nuire à la présentation. Et c’est bien là que notre longue canne fait la différence, en présentant l’artificielle d’une façon inégalable à longue distance. L’autre pêche à la mouche noyée, dite incitative, se différencie dès que la mouche devient leurre. Dans ce cas, même si une classique canne à une main convient, je reste  souvent fidèle dans cette pêche à une canne à deux mains, mais plus puissante (canne à saumons légère de puissance 8). Cette canne convient pour les grosses truites migratrices (farios, truites de mer, steelhead…), que l’on peut rechercher à l’étranger (Argentine, Canada…). En fait, le premier type de pêche, dit imitatif, est tout en finesse, avec des mouches le plus diaphanes possible, et le second, dit incitatif, s’apparente plus à de la pêche avec des streamers.


    L’action de pêche

    Pour un pêcheur rodé aux grandes cannes, la prospection des grands cours d’eau à la recherche des truites ou des ombres en mouche noyée vers l’aval est un réel plaisir. Les sensations de distance, de finesse et de suivis tactiles du train de mouches sont amplifiées par le long bras de levier. Le train de trois mouches est ici plus facile à manipuler. Un des rares spécialistes de la Dordogne, l’ami Patrice, n’hésitait pas, il y a une vingtaine d’années, avec sa Corrézienne (la fameuse canne Guy Plas), à faire dériver quatre à six mouches (avant la limitation réglementaire à trois mouches au maximum) ! De toute évidence, la polyvalence d’utilisation d’un tel bras de levier sera optimale en l’actionnant d’une façon régulière en lancer roulé. Les bons “spey caster” trouveront largement leur compte dans toutes les configurations de berge. Néanmoins, dans les endroits dégagés, les lancers au-dessus de la tête confirmeront également l’intérêt d’un tel outil.


    La soie

    A force d’essais sur la densité des soies, j’ai depuis longtemps opté pour des soies flottantes, au pire  intermédiaires, terminées par un bas de ligne plongeant. La liaison boucle dans boucle me permet d’en changer rapidement, mais c’est dans la plupart des cas un bas de ligne plongeant léger (tissé plongeant type Ragot) ou, à défaut, une longueur variable de soie naturelle plongeante type Thébault pour 1,20 à 2,50 m que je retiens. A
    l’issue du lancer, il est nécessaire d’avoir une immersion rapide du train de mouches tout en noyant l’ensemble simplement sous le film de la pellicule de l’eau. Outre une soie à profil décentré WF, un fuseau de lancer “shooting-head” reste le propulseur idéal. Il y a plusieurs années, dans cette même revue, j’avais présenté la méthode maison pour fabriquer soi-même ce type de fuseau. Pour les cannes à deux mains avec un numéro de soie AFTMA 5 ou 6, un corps de soie de 10 à 12 m convient parfaitement pour un poids de 10 à 12 g. La notion du gramme par mètre est garante de précision. La partie courante sera fine et souple avec une connexion à la soie la plus discrète possible (soie parallèle n° 2 à 3 ou mono-filament spécial running line d’environ 60/100). Ce profil de soie procure une meilleure glisse, moins d’efforts contre le vent et un shoot final relativement droit eu égard à la légè-reté du bas de ligne plongeant qui arme la tête de lancer. La configuration optimale longueur/poids du corps de soie avec l’ensemble bas de ligne et train de mouches se situe aux environs de 15 m pour 15 g. Ce fuseau doit permettre au shoot final à partir de la tête de scion une sortie de partie courante de 8 à 10 m. Cet ensemble permet alors de réaliser des lancers hors tout d’environ 25 m, ce qui reste fort honorable compte tenu de sa légèreté.


    Le moulinet

    L’important bras de levier des cannes à deux mains impose le recours à un moulinet au frein très sensible, fiable, et au réglage très précis. Le plus important reste de pouvoir le régler selon la tension qu’exerce l’ensemble soie, bas de ligne et train de mouches, qui dérivent dans le courant vers l’aval. Le réglage complémentaire sera relatif à la touche et au diamètre de fil utilisé. De nos jours, de nombreux moulinets conviennent, il faudra cependant retenir un modèle léger (120 à 150 g). A la base, un moulinet Vivarelli possède ces qualités tout comme les modèles de gros diamètres légers (“large-arbor” de 80 à 110 mm). A mon avis, le nec plus ultra reste un moulinet multiplieur, compte tenu de la grande longueur de soie à gérer. Il peut être équipé d’un système anti-reverse. L’ami Jean Goudard, génial artisan, en a fabriqué voici plus de quinze ans et ils constituent aujourd’hui encore de véritables bijoux.


    La canne type et son montage

    Concrètement, aujourd’hui, ce type de cannes de grande longueur pour faibles numéros de soie ne couvre pas les étalages de nos halieutistes… Les essais avec des cannes à saumons, beaucoup plus puissantes, vous feront passer inévitablement à côté du sujet. Il faut en effet passer en dessous de la puissance 6 pour conserver une véritable dérive tactile et une certaine légèreté dans la présentation : rappelez-vous la règle de 1 g au mètre de l’ensemble propulseur.  La longueur conventionnelle est de 13 pieds (3,90 m). Au-delà, mes différents montages n’ont rien prouvé de mieux. A partir de 12 pieds (3,60 m), vous pouvez considérez détenir une “une main et demie”, utilisable à deux mains ! Le poids se situera entre 110 à 160 g selon le montage, mais cela dépend de la longueur et du type de poignée retenus. L’ensemble canne/moulinet/soie ne doit pas dépasser 300 g.
    L’action correcte est à définir de la sorte : en prenant la canne à son extrémité en tête de scion et en faisant glisser son doigt sous la canne, la courbure principale engendrée par le poids propre du talon sur le scion (et sur le ou les brins intermédiaires) doit agir au minimum sur le tiers et au maximum sur la moitié de la longueur totale.
    La sensibilité pour la puissance recherchée doit permettre à une charge de 75 g située en tête de scion une déflexion par rapport à l’horizontale au repos de 65 cm pour la plus rigide à 80 cm pour la plus souple.

  • Mr Mouches, un site 100 % sans ardillon

    Mr Mouches, un site 100 % sans ardillon

    Saluons cette bonne idée du site Mr Mouches qui ne vend que des mouches sans ardillon assurant ainsi au passage la promotion du No kill. Développé par un passionné de pêche qui monte lui-même toutes les mouches proposées, ce site marchand propose des mouches à l’unité ainsi que des kits thématiques. A noter qu’un blog est également accessible sur le site.

     

    Renseignements :

    http://www.mrmouches.com

  • Une petite rivière irlandaise, la Fane

    Une petite rivière irlandaise, la Fane

    Un séjour test passé avec Gatti sur la Fane, un petit fleuve côtier du nord-est de l’Irlande, à la toute fin du mois septembre 2010, m’a permis de m’essayer à la technique de pêche du saumon en petite rivière. Ce séjour a été l’occasion de découvrir une région méconnue de l’Irlande, peu fréquentée par les touristes pêcheurs.

    Par Philippe Collet, photo John McCaughey

    La Fane est un petit fleuve côtier du nord-est de l’Irlande, qui débouche dans la mer d’Irlande à Blackrock, un village situé au sud de la ville de Dundalk, au nord de Dublin. Le bassin de la Fane commence avec des petits tributaires qui se jettent dans le lac Muckno. La rivière qui en sort s’appelle la Clarebane, elle se jette dans le lac Ross. A sa sortie, elle s’appelle la Fane. Elle fait alors la frontière entre l’Irlande du Nord (comté d’Armagh) et la République d’Irlande (comté de Monaghan) avant de traverser le comté de Louth en République d’Irlande. Elle coule en direction du sud-est. Avec ses tributaires, elle mesure près de 70 km. La Fane abrite une belle population de truites fario, de truites de mer et de saumons. Les populations de truites fario augmentent en remontant vers l’amont de la rivière, alors que les parcours les plus prisés pour la truite de mer et le saumon sont situés plutôt en aval. La Fane est une très bonne rivière à truites fario. Cette pêche mérite à elle seule le déplacement, de mai à septembre. Pour la truite de mer, la saison démarre en juillet et reste bonne jusqu’à la fermeture. Concernant le saumon, la meilleure période pour le pêcher s’étend de juillet à octobre. La pêche est fonction des niveaux d’eau. En 2010, les remontées de saumons ayant été très tardives, elle a réellement démarré en septembre à cause du manque d’eau en été. Frontalière avec l’Irlande du Nord, la Fane ferme plus tard en saison que sa voisine la Boyne, par exemple. En 2010, la pêche du saumon et de la truite fermait le 12 octobre. Cette rivière est gérée par des associations de pêcheurs et certains propriétaires riverains. De nombreuses techniques de pêche y sont autorisées, mais le catch and release est encouragé.

    Une rivière tardive

    Ce petit fleuve côtier est une rivière à crues. Les remontées importantes de saumons ne se font que lors des coups d’eau. La rivière Fane est tardive car les poissons qui la remontent doivent parcourir le chemin le plus long qui soit pour rejoindre une rivière de République d’Irlande. Revenant de leurs aires de grossissement du nord de la Norvège et du Groenland, ils ne coupent pas tout droit depuis le nord mais font le tour par l’ouest puis le sud de l’Irlande. Il semble qu’ils reprennent le parcours qu’ils ont fait à l’état de smolt, poussés vers le sud par de forts courants venant du nord. Ils ont ainsi un long trajet à parcourir pour rejoindre leur rivière et arrivent logiquement parmi les derniers dans leur estuaire. En 2010, les grisles de 2 à 2,5 kg, remontés d’abord, ont formé contrairement aux années précédentes une grande part des captures. Des saumons plus gros sont remontés après. Un compteur à poissons récemment mis en place sur la rivière par Inland Fisheries Ireland, et opérationnel pour la saison 2010, avait permis, fin novembre, de relever 900 poissons de plus de 1,5 kg (essentiellement des saumons) et 1 350 poissons plus petits (truites de mer et petits saumons) de 0,5 à 1,5 kg. Ce compteur ne détecte pas les nombreuses truites de mer plus petites. Fin novembre 2010, il remontait encore des saumons, d’une taille moyenne de 3 à 4 kg cette fois, dans la Fane.
    Pour 2011, compte tenu du nombre de smolts présents les années antérieures, le nombre de prises autorisées passe de 275 à 604 pour la rivière Fane. En 2009, le nombre deprises s’est élevé à 275 poissons, dont 40 % ont été relâchés. En 2010, les chiffres provisoires des collectes de tags et des carnets de capture faisaient état de seulement 200 poissons pris, du fait de la remontée tardive, plus 70 relâchés.

    Les pêcheurs de la Fane à l’origine de l’arrêt des filets dérivants

    Du fait de la particularité de leur migration, qui conduit les saumons à longer les côtes de l’Irlande par l’ouest puis le sud, les poissons de nombreuses rivières irlandaises, mais aussi d’autres rivières d’Europe, étaient interceptés par des pêcheurs aux filets dérivants sur les côtes ouest et sud du pays. Avec l’augmentation et la modernisation de la pratique de cette pêche, les stocks de saumons ont rapidement atteint des niveaux dramatiquement bas. A titre d’exemple, les pêcheurs aux engins de l’estuaire de la Fane ont vu le nombre de leurs prises passer de 10 000 en 1960 à 500 en 1990. Cet état catastrophique de la ressource a conduit, il y a dix ans, les trois clubs de pêcheurs à la ligne de la rivière Fane à se réunir pour manifester contre la pêche aux filets dérivants qui pillait leur ressource. Cette manifestation a été le déclencheur d’un mouvement de plus grande ampleur qui a conduit le gouvernement irlandais à indemniser les pêcheurs aux filets dérivants pour qu’ils arrêtent cette pratique.


    La recolonisation des rivières

    L’arrêt de la pêche aux filets dérivants, combiné à une réduction importante de la pêche aux engins en estuaire, a permis aux saumons de recoloniser progressivement les rivières. La Fane, qui n’a pas été curée ou recalibrée par le passé, qui a la chance d’avoir un débit d’étiage soutenu par les lacs amont et qui a une eau très surveillée car elle approvisionne l’agglomération de Dundalk en eau potable, a pu être rapidement recolonisée. Elle abriterait la plus grande densité de smolts d’Irlande, ce qui lui vaut d’avoir un quota de prises important. Parmi les 110 rivières répertoriées « à saumon » en Irlande, la Fane occupe la 16e place devant la Dee et la Glyde proches, pour le moment fermées à la pêche pour protéger la ressource. Pour une petite rivière à crue, large de 10 à 15 mètres, c’est un score plus qu’honorable. L’ouverture progressive des autres rivières viendra réduire la pression de pêche sur la Fane, la rendant encore plus attractive. Après la Boyne, la Glyde devrait par exemple ouvrir à nouveau en catch and release pour 2011.

    La pêche

    Une rivière comme la Fane est un peu difficile à pêcher à la mouche au plus fort d’une montée d’eau. Pour y pratiquer cette technique pendant une crue, il faut choisir les secteurs les plus larges, permettant à la soie de se placer et à la mouche de bien travailler. Il ne faut pas perdre trop de temps à essayer de pêcher des sections étroites et trop profondes car, malgré l’usage de soies très denses, les mouches passent souvent trop haut. Le moment le plus favorable pour attraper un saumon est le tout début de la période de décrue, lorsque l’eau commence à baisser et à s’éclaircir. L’incidence de la marée est très importante et conditionne les arrivées de poissons frais sur les pools. Sur ce type de rivière sans obstacles, les poissons peuvent remonter très rapidement et gagner leurs secteurs de frayère en parfois moins d’une journée.
    En période normale, ou lorsque la crue n’est pas trop forte et que la rivière est assez large, il est possible de pêcher à l’aide d’une soie flottante ou d’une soie flottante à pointe intermédiaire. En général on lance trois quarts aval pour laisser la mouche décrire un arc de cercle en traversant les veines de courant, tirée par la soie. Lorsque la soie arrive en parallèle de la berge, on en récupère quelques mètres avant de relancer. On peigne ainsi méticuleusement la rivière, mètre après mètre, de façon très méthodique, pour tenter de faire réagir un poisson. Plus la rivière est étroite, rapide et profonde, plus il faut lancer à la perpendiculaire de la berge pour laisser le temps à la mouche de s’enfoncer avant d’être tirée par la soie. On peut être amené à faire quelques mendings, pour replacer le ventre de la soie vers l’amont et laisser le temps à la mouche et la pointe de la soie de couler un peu. Dans certains cas, il peut même être judicieux de lancer sa mouche vers l’amont pour induire un dragage instantané de l’amont vers l’aval à proximité immédiate de la berge et peigner ainsi les petits amortis, à la recherche de poissons collés à la berge d’en face. On essaie alors de pousser le ventre de sa soie vers l’aval en fin de lancer pour former un ventre vers l’aval (mouvement de canne de l’amont vers l’aval après le shoot en laissant filer de la soie entre les doigts). Cela permet de longer plus longtemps la berge d’en face. On tente en général ces passages après avoir d’abord peigné l’aval du poste. En cas de prise de la mouche, pour ne pas rater la touche, il faut laisser au saumon qui s’en est saisi le temps de basculer vers lebas avant de le ferrer. Certains estiment qu’il faut tenir une boucle de soie sous les doigts pour pouvoir la libérer à la touche avant de ferrer en relevant la canne, d’autres se contentent de laisser la soie sur le moulinet réglé doux pour qu’elle se dévide facilement, sur quelques dizaines de centimètres, à la touche. Je ne me permettrais pas de trancher.
    Lors de notre séjour, nous avons dû pêcher avec des soies à pointes plongeantes très denses de type 200 grains ou Depht Finder, car les eaux étaient hautes et tendues. Lorsque le courant est important, les imitations montées sur hameçon double sont privilégiées, car le poids de ce dernier permet un meilleur ancrage de la mouche dans l’eau. Pour ce type de rivière, il n’est pas nécessaire de s’équiper de cannes spécifiques à deux mains. Une canne à une main de 10 à 11 pieds pour soie de 8, pas trop raide, est idéale. Elle permet de réaliser des lancers depuis des berges encombrées et de réussir tout de même à conduire ses dérives. Une canne de 8 reste discrète et est suffisamment puissante pour combattre des poissons souvent moyens. Le moulinet doit être doté d’un bon frein mais n’a pas besoin d’être surdimensionné pour contenir une grande réserve de backing. Il est de toute façon illusoire de vouloir ramener un poisson qui a trop dévalé et que l’on n’a pas pu suivre, la progression du pêcheur étant le plus souvent immédiatement bloquée par la végétation des berges.
    Pour ces pêches sur une rivière étroite, le bas de ligne est court : 2 à 3 m en soie flottante pour rester précis à faible distance, 60 cm à 1 m en soie plongeante pour placer la mouche rapidement au bon niveau derrière la soie. Un diamètre de pointe de 30 centièmes paraît être le bon compromis résistance/présentation. Sur les plus longs bas de ligne, un porte-pointe peut être réalisé avec un morceau de fil plus fort en 40 ou 50 centièmes pour une meilleure présentation, mais il n’est pas indispensable. L’importance du guide Pour pêcher le saumon, le savoir-faire d’un guide et sa connaissance de la rivière sont importants. Il est difficile de savoir sur quel pool aller au gré des horaires de marées et des hauteurs d’eau. Le guide vous aidera à choisir vos mouches ou vos leurres, vous apprendra à mieux lire la rivière et à comprendre les tenues potentielles des saumons. Il vous emmènera sur des pools que vous n’auriez pas pu trouver seul. Sur un séjour, il est important de réserver ses services quelques journées, le temps au moins de prendre ses marques.


    Un environnement un peu dégradé mais un accueil chaleureux

    Si les paysages sont sauvages et somptueux sur l’amont de la Fane, j’ai tout de même été déçu par sa partie le plus aval où l’impact anthropique est assez marqué : cultures trop proches de l’eau à plusieurs endroits, remblaiement d’une zone humide en cours, nombreux déchets laissés par certains pêcheurs sur les secteurs les plus fréquentés. Cela donne une impression de déjà vu, un peu démoralisante lorsqu’on pensait voir autre chose en changeant de pays. Cette déception a été compensée par l’accueil très chaleureux qui nous a été réservé par nos hôtes David Byrne, de l’Eastern Regional Fisheries Board, Bernard Devenney, le secrétaire, John McCaughey, le président du Club des pêcheurs de saumon de Dundalk, Matt Campbell, le guide de pêche, Ronan O’Brien, d’Inland Fisheries Ireland, responsable entre autres du compteur à poissons de la Fane, Heinz, notre hébergeur, et aussi les pêcheurs qui ne nous connaissaient pas, rencontrés au bord de l’eau, toujours attentifs à nous donner un conseil, voire une de leurs mouches favorites. Rien que pour ça, je reviendrai

  • Chevesne for ever…

    Chevesne for ever…

    Garbeau, Cabot, cabède, cheu-cheu, lèche-à-tout…les pêcheurs ne sont pas avares lorsqu’il s’agit de trouver des noms d’oiseaux pour désigner ce bon Leuciscus céphalus, j’ai nommé notre « Chevesne National ». Éternel poisson de deuxième classe, il n’en demeure pas moins un vrai animal sauvage dont la pêche est tout sauf artificielle et peut se pratiquer en première comme en deuxième catégorie. La truite est fermée ? Cet hiver, pêchez sauvage, pêchez chevesne !

    OK, passés les trois premiers coups de tête, il se défend souvent comme une pantoufle, et lorsqu’on lui rend la liberté, le dit chevesne vous laisse dans la main gauche une grosse envie de savonnette, mais à la guerre comme à la guerre, un pêcheur ne s’arrête pas à ça ! En se frottant énergiquement avec du sable et des algues, cela pue tout de suite un peu moins. Bien sûr, personne ne se vante de sa capture…lors des pêches en aveugle, une exclamation désobligeante accompagne toujours le moment où il paraît au regard :
    – zut (euphémisme), un chevesne !

    Son abondance explique que sa capture ne fasse jamais la une des magazines. Mais c’est un tort. Dans certaines conditions, le chevesne peut être bien plus méfiant qu’une truite. Et sa vilaine bobine ne doit pas nous faire oublier que ce sont les vrais poissons qui font les vrais pêcheurs. A l’ère du simulacre généralisé, et de l’invention de la pêche hors sol, il n’est pas inutile de le rappeler. Son comportement alimentaire et ses moeurs sont proches de ceux de la truite. Il lui manque seulement les points noirs, le goût pour les courants plus frais et plus vifs, aussi, et surtout, un instinct moins grégaire. Car le chevesne est un être presque sociable. De ses souvenirs d’alevin, il garde les joies saines de la vie en groupe. Suspicion, opportunisme… par certains aspects, le chevesne a quelque chose d’humain. Une partie de la difficulté de sa pêche en eau claire vient de cet instinct grégaire.

  • Forte affluence au Salon de Charleroi

    Forte affluence au Salon de Charleroi

    Rendez-vous incontournable des passionnés de pêche à la mouche, le
    salon de Charleroi (Roselies), qui s’est déroulé les 28 et 29 janvier,
    a cette année encore connu une très forte influence. Les raisons de ce
    succès ? Des exposants venus de toute l’Europe, qui offrait un panel
    de matériels très large, y compris en ce qui concerne des produits
    confidentiels, pas facile à trouver. L’occasion pour des milliers de
    visiteurs de faire le plein de matériaux de montage afin de pouvoir se
    mettre devant l’étau de façon efficace et pour l’équipe de Pêches sportives de rencontrer ses lecteurs belges et du Nord-Est de la France !

  • Pêche à la mouche : rester dans le coup sous la pluie

    Pêche à la mouche : rester dans le coup sous la pluie

    Pêcher à la mouche sèche quand il pleut est une activité contradictoire. Les mouches coulent dès les premières dérives, les boîtes prennent l’eau quand ce n’est pas le téléphone portable, les clefs de voiture ou l’appareil photo. Il existe aujourd’hui des moyens efficaces dans différents domaines pour continuer de pêcher (presque) normalement sous une pluie battante.

    Par Philippe Boisson

    La pêche est souvent très bonne au printemps sous la pluie. Les gobages sont nombreux et réguliers tant que le niveau des rivières ne monte pas exagérément. C’est l’occasion de réaliser les plus belles pêches à la mouche de la saison. Tout l’équipement du pêcheur doit être adapté à ces conditions particulières sous peine de voir se transformer l’espoir d’une pêche miraculeuse en calvaire plutôt irritant. On s’est tous fait avoir par ces situations que l’on rencontre plus fréquemment au printemps qu’en été. Les journées de pluie (pas toujours fines…) où ça gobe partout nous font sortir comme des escargots. Les années de sécheresse que l’on vient de subir (en espérant que ça revienne à la normale), nous ont fait oublier à quel point la pêche à la mouche sous la pluie demande une adaptation du matériel. Car dans ces conditions, les problèmes s’additionnent naturellement si l’on n’a pas pris certaines précautions au préalable. La pêche de rêve que l’on sentait si proche se transforme en douche froide. Les mouches qui coulent, les boîtes qui prennent l’eau, les bas de lignes qui vrillent, tout va de mal en pis. L’ensemble de ces malheurs peut être contré par des petites choses qui rendent la vie beaucoup plus belle lorsque les prises s’enchaînent avec facilité alors que les “collègues” sont partis pour une belle galère. De nos jours, la technique et la technologie qui en découlent permettent de profiter d’une foule d’avantages qui n’existaient pas il y a quelques décennies. Alors on aurait tort de s’en priver, non ?


    1 – Un petit sac étanche

    Avec le développement des appareils électroniques, des sacs étanches de toutes dimensions voient le jour. Les plus petits modèles se glissent aisément dans une des poches du gilet de pêche ou peuvent se fixer à la ceinture. Les modèles Aquapac ou Simms sont particulièrement bien conçus. Ils permettent d’épargner le téléphone, l’appareil photo, les clefs de voitures et les papiers importants. Fini le stress, à condition de ne pas perdre le précieux sac avec tout dedans !

    2 – Une graisse à tout faire

    Si comme moi, vous n’êtes pas un adepte de la graisse pour graisser les mouches, un petit tube accroché au gilet par temps de pluie peut être bien utile. Il permet de faire flotter à nouveau une pointe de soie, une portion de bas de ligne, d’étanchéifier un accroc sur sa veste de pluie ou ses waders. Et lorsqu’il pleut vraiment, il ne reste plus que cette solution pour faire flotter les mouches, y compris celles en hackles de coq ou en poils de chevreuil pourtant résistantes à l’immersion. On trouve cette graisse à tout faire chez tous les distributeurs (Devaux, TOF, JMC, Ardent Sport, Marryat, etc.).


    3 – Le produit sèche-mouche

    S’il existe plusieurs types de produits pour faire sécher les mouches, certains font dans le préventif afin d’éviter qu’elles ne prennent l’eau. C’est le cas des solutions liquides imperméabilisantes que l’on trouve en petits flacons. Il suffit d’y tremper une mouche attachée à son bas de ligne avant qu’elle n’ait pris l’eau, de l’agiter dans le flacon et le tour est joué. Cela paraît étonnant, mais après quelques faux lancers pour éliminer le produit, ça flotte ! Certes, la manipulation du flacon lorsque l’on est au milieu de la rivière n’est pas des plus pratiques, alors on peut toujours anticiper en préparant quelques mouches avant d’entrer en scène. C’est toujours mieux que de vider la moitié du flacon dans l’eau de sa rivière préférée…


    4 – Des mouches qui flottent

    Avoir dans sa boîte des modèles de mouche flottant bien haut sur l’eau, est une nécessité par temps de pluie. Les matériaux synthétiques comme le Z-Lon ou l’Aérofibre (comme ici en toupet au-dessus de la collerette parachute de ce sedge) ont apporté une meilleure flottabilité des mouches sèches avec en prime une grande capacité à s’essorer en quelques faux lancers. Associés, aux poils de cervidés ou aux collerettes en hackles de coq horizontales, ces matériaux sont très utiles. En revanche, les dubbings en poils naturels (lapin, lièvre, castor, etc.) se noient très facilement.


    5 – Un fil qui ne vrille pas

    Aussi étrange que cela puisse paraître, les “nylons” en copolymère que l’on utilise pour constituer nos bas de ligne réagissent à l’humidité. Et sous la pluie leur comportement est différent de celui par temps sec. Certains modèles ont la fâcheuse manie de vriller pour un rien lorsqu’ils sont manipulés dans une humidité excessive. C’est le cas avec les fils très souples, justement si prisés des moucheurs en temps “normal”. Quel que soit le diamètre, ils peuvent poser des problèmes pour passer dans les anneaux et perturbent la présentation de la mouche. Pour les gros diamètres, le Maxima et le JMC Camoufil sont les plus recommandables et pour les petits diamètres, le Rio Powerflex est un des moins sensibles. Pour les autres, le problème est généralement présent… et persistant.


    6 – Des noeuds adaptés

    Certains noeuds sont plus adaptés que d’autres lors d’une utilisation par temps très humide. Pour attacher la mouche à la pointe du bas de ligne, le noeud de cuiller est a proscrire au profit d’un noeud coulissant de type noeud du pendu. Les noeuds coulissants ne se serrent pas prématurément comme le noeud de cuiller et ainsi limitent le vrillage sur les deux ou trois centimètres avant le noeud. Idem pour les noeuds reliant les parties du bas de ligne entre elles. Si le noeud baril reste incontournable pour les gros diamètres (50 à 25/100), le noeud de chirurgien le remplacera pour les diamètres inférieurs. Ce noeud permet lui aussi d’obtenir un résultat très “propre”, exempt de vrillage de part et d’autre du noeud une fois serré. Par temps sec, il est conseillé de l’humecter avant serrage, ce qui n’est pas obligatoire par temps de pluie.

    7 – Et l’amadou ?

    La nature des noeuds employés pour la constitution des bas de ligne peut limiter le vrillage du fil par temps humide. Pour le raccord pointe/ mouche, le noeud de cuiller ne convient pas car il se serre trop tôt et crée un véritable tire-bouchon sur les deux ou trois derniers centimètres. Pour les brins intermédiaires (12 à 20/100), le noeud de chirurgien doublé ou triplé convient bien. Le noeud baril sera réservé aux grosses sections, c’est-à-dire du 45 au 25/100. Dans tous les cas, il faudra veiller à soigner la réalisation des noeuds, ce qui n’est toujours facile lorsqu’il tombe des cordes et que le nylon n’en fait qu’à sa tête !

    8 – La bonne veste

    Les vestes de wading se sont généralisées. Elles font aujourd’hui partie de l’équipement du pêcheur à la mouche. Mais toutes ne sont pas étanches sous des trombes d’eau. Les coutures doivent êtres collées (c’est généralement visible sur la face à l’intérieur) car toutes les coutures restent le point faible de ces vestes. Les grandes marques (Patagonia, Geoff Anderson, Bare ou Orvis) ont planché durant de longues années pour résoudre des problèmes techniques complexes et il semble aujourd’hui que les derniers modèles soient fiables. En tous cas, la prudence incite à mettre le prix pour acquérir un modèle haut de gamme qui dure dans le temps. Le coté “respirant” de ces vestes, mis en avant par les fabricants, ne doit pas se faire au détriment de leur qualité principale : l’étanchéité.

    9 – Des boîtes étanches

    Les boîtes à mouches étanches ne sont pas encore très répandues mais chaque année, elles sont de plus en plus nombreuses aux catalogues. Munies de joints qui garantissent une étanchéité permettant d’épargner les mouches sèches d’un bain forcé et les hameçons d’une rouille inéluctable, ces boîtes sont vraiment intéressantes. Citons les boîtes étanches C&F, Orvis ou Marryat. Hormis durant les jours de pluies, elles règlent le problème des boîtes qui trempent dans l’eau lorsqu’on pêche en wading. Il est par contre recommandé de jeter un coup d’oeil aux joints de temps en temps pour éliminer les brindilles et autres matériaux qui risquent de laisser passer l’eau.


    10 – Une visière pour y voir clair

    Il n’y a rien de plus désagréable qu’une capuche de veste de pluie qui vous tombe sur les yeux ou les lunettes lorsqu’il pleut. Alors, pour remédier au problème, une casquette à large visière sous la capuche constitue une bonne solution et tout va immédiatement beaucoup mieux. Il existe des visières intégrées dans les capuches, mais qui ne sont pas assez couvrantes. À quand des capuches avec une visière coulissante que l’on puisse sortir en cas de besoin. Car il n’est jamais très agréable de porter une casquette en plus d’une capuche de veste de pluie. Messieurs les fabricants, à vous de plancher !