Catégorie : Mouche

Articles sur la pĂȘche Ă  la mouche, vidĂ©os de montage mouche, techniques de pĂȘche Ă  la mouche, actualitĂ©s des associations de pĂȘche Ă  la mouche

  • Autour du wooly Bugger (2) : Variante Ice Chenille

    Autour du wooly Bugger (2) : Variante Ice Chenille

    Une version plus lumineuse dont le hackle de coq a Ă©tĂ© remplacĂ© par du Ice Chenille Petitjean Ă©galement olive. Ces grandes fibres synthĂ©tiques sont mobiles dans l’eau. Cela ajoute un peu de vie Ă  ce modĂšle.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon Kamasan B 175 n° 8 et commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 bordeaux sur la
    hampe.
    2. Faire sept à huit tours de fil de plomb 2/10ùme à l’emplacement du thorax. Ajouter une goutte de
    colle sur le plomb.
    3. PrĂ©lever une mĂšche de fibre de marabout olive foncĂ© et la placer Ă  l’arriĂšre de la hampe.

  • Comment bien monter les mouches de lĂ©gende. 4. Le wooly bugger

    Comment bien monter les mouches de légende. 4. Le wooly bugger

    Cette rubrique se destine au montage des mouches cĂ©lĂšbres, aux indĂ©modables modĂšles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de lĂ©gende font souvent appel Ă  un tour de main trĂšs particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un rĂ©sultat correct.

    La paternitĂ© du wooly bugger reviendrait Ă  Russell Blessing, un pĂȘcheur et monteur de Pennsylvanie. Ce streamer daterait de 1967. Avec le Mickey Finn, il s’agit d’un des plus anciens streamers. Cette technique de pĂȘche inspirĂ©e de la pĂȘche des salmonidĂ©s migrateurs, dont les mouches sont beaucoup plus anciennes, s’est popularisĂ©e que trĂšs tardivement. A l’origine, le wooly bugger comporte un corps en laine (de wool, laine) et imite plutĂŽt un insecte (bug dĂ©signant en anglais toutes sortes de gros insectes de type punaise). Mais dans sa forme dĂ©finitive, le wooly bugger imite un petit poisson. Sa couleur et sa silhouette font plutĂŽt penser Ă  une larve de libellule, mais son comportement dans l’eau et sa vivacitĂ© sont beaucoup plus proches de celle d’un poisson. C’est sans doute le streamer le plus utilisĂ© dans le monde, l’équivalent de la pheasant tail en ce qui concerne les nymphes. En France, cette mouche sans fioriture fait merveille sur les poissons sauvages. Sa version olive plaĂźt beaucoup aux truites et en particulier aux vieux poissons. Si vous cherchez un streamer pour pĂȘcher en pleine confiance, le wooly bugger ne devrait pas vous dĂ©cevoir

  • Autour du wooly bugger

    Autour du wooly bugger

    Sans aucun doute le streamer le plus polyvalent et le mieux adaptĂ© Ă  la pĂȘche des truites sauvages (il prend aussi les autres au passage
). Voici cinq variantes qui permettent de pĂȘcher Ă  diffĂ©rentes profondeurs. Les versions non lestĂ©es doivent ĂȘtre
    utilisées avec des soies plongeantes.

    L’ouverture est pour bientĂŽt (tout est relatif) et dans bien des cas, le pĂȘcheur Ă  la mouche devra attendre le coup de midi pour espĂ©rer voir voler quelques mouches et tenter les premiers gobages de l’annĂ©e. Le matin, la pĂȘche au streamer permettra de reprendre contact avec la riviĂšre, tout en mettant toutes les chances de captures de son cĂŽtĂ©. Pour cela, vous devrez pĂȘcher lentement, proche du fond, avec une soie plongeante et un bas de ligne court (1,50 m). En mars, l’eau est froide et les truites peu mobiles. S’il existe un streamer incontournable pour la pĂȘche des truites sauvages, c’est bien le wooly bugger dans sa version olive, un des plus anciens modĂšles, dont il existe d’infinies variantes. La version “vert olive” ressemble plus Ă  un bout d’algue qu’à un poisson, mais elle supplante la plupart des modĂšles imitatifs
 C’est comme ça, il ne faut pas chercher Ă  comprendre. En tout cas, nous vous le recommandons vivement ! Voici quelques variantes qui trouvent leur intĂ©rĂȘt en fonction des eaux pĂȘchĂ©es (lentes, rapides, teintĂ©es ou claires, etc). D’autres teintes peuvent ĂȘtre essayĂ©es, notamment en prĂ©sence de poissons d’élevage, mais ce n’est pas le sujet de cette rubrique qui concerne la pĂȘche au streamer des truites sauvages en dĂ©but de saison. Pour bien monter ces streamers, vous devrez faire attention au choix des plumes de marabout. Sous l’intitulĂ© de la couleur dite “olive” se trouve des plumes de marabout de qualitĂ© variable et dont la fameuse teinte passe selon les pochettes du vert clair au jaune moutarde foncĂ©. La teinte Ă  rechercher est un vert olive foncĂ©. Il n’est pas question ici d’esthĂ©tisme mais d’efficacitĂ© avec des truites sauvages, car notre wooly bugger doit Ă©voquer un vairon. Ces variantes ont Ă©tĂ© montĂ©es avec un hameçon Kamasan B 175 n° 8, dont la forme Ă  hampe courte limite des dĂ©crochages (plus la hampe est longue, plus le risque de perte de poissons augmente). Vous trouverez la version originale du wooly bugger dans notre rubrique “une mouche de lĂ©gende” qui prĂ©cĂšde ces pages.

  • Montage : de l’influence de la phosphorescence

    Montage : de l’influence de la phosphorescence

    C’est un domaine oubliĂ© des monteurs et des pĂȘcheurs et pourtant, dans certains cas, la phosphorescence peut faire la diffĂ©rence, notamment avec les espĂšces lucifuges comme la truite de mer ou le sandre.

    A l’heure oĂč de plus en plus de monteurs/pĂȘcheurs ont recours aux lampes Ă  UV pour rĂ©aliser des nymphes au rendu plus vrai que nature, rares sont ceux qui s’intĂ©ressent Ă  la phosphorescence des matĂ©riaux de montage. Les produits sont rares et se rĂ©sument Ă  des bandelettes, plus rarement des fils et du vernis. Cela permet tout de mĂȘme de faire quelques essais, qui dans certains cas, donnent des rĂ©sultats encourageants. C’est le cas avec les truites de mer. Ces poissons lucifuges se rĂ©fugient dans les fosses la journĂ©e pour n’en sortir qu’à la nuit tombĂ©e pour changer de poste et continuer leur migration vers l’amont. Les pĂȘcheurs aux leurres utilisent le Tackle House K-Ten, un poisson-nageur phosphorescent qui donne de bons rĂ©sultats. Il faut savoir que la pĂȘche nocturne de la truite de mer est une affaire de spĂ©cialistes et que ces pĂȘcheurs utilisent trĂšs peu de modĂšles de leurres (surtout des Rapala CD 7). Alors, pourquoi ne pas Ă©tendre cette fantaisie lumineuse Ă  nos mouches ? Pour la pĂȘche de nuit, l’intĂ©rĂȘt est Ă©vident, mais dans une eau chargĂ©e et un temps couvert, ça mĂ©rite Ă©galement d’ĂȘtre essayĂ©, aussi bien avec les nymphes qu’avec les mouches noyĂ©es. Les truites voient trĂšs bien nos mouches la nuit (dans la limite de l’heure lĂ©gale), oĂč par une eau un peu chargĂ©e. La phosphorescence n’est en fait qu’une couleur supplĂ©mentaire, plus lumineuse que les autres. Les sandres se font parfois prendre avec des leurres souples phosphorescents Ă  la tombĂ©e de la nuit et pourtant, un sandre n’a aucun problĂšme de visibilitĂ© dans ce qui nous paraĂźt, avec nos yeux d’humains, ĂȘtre la nuit totale
 Une petite touche de vernis ou de tinsel phosphorescent suffit Ă  rendre un modĂšle de mouche diffĂ©rent des autres. Et cela reste possible sans modifier la formule de montage de vos modĂšles prĂ©fĂ©rĂ©s. Hormis pour la pĂȘche de la truite de mer et du sandre, deux animaux qui ont un rapport particulier avec la pĂ©nombre, je n’ai aucune expĂ©rience sur les autres espĂšces. Qu’en est-il du saumon, de la truite sauvage ou des ombres au coup du soir ? A vous de tenter quelques approches avec parcimonie.

    Par petites touches

    Le vernis phosphorescent prĂ©sente l’avantage de pouvoir ĂȘtre apposĂ© sur une tĂȘte de mouche, un corps de gammare ou un corps de mouche noyĂ©e. Le tinsel synthĂ©tique phosphorescent permet surtout de faire des corps de petites mouches ou peut-ĂȘtre ajoutĂ© par deux ou trois brins dans une aile de streamer ou de mouche Ă  salmonidĂ© migrateur. Enfin, le Glo Bright Multi Yarn, polypropylĂšne en bobine, est parfait pour faire des thorax de mouches noyĂ©es, de nymphes ou des corps de streamers. La vĂ©nĂ©rable maison Veniard propose ce produit trĂšs facile Ă  travailler en 16 coloris. L’avantage est double avec un matĂ©riau qui garde sa couleur normale en plein jour (en profite pour se recharger !) et devient phosphorescent la nuit.

     

     

  • Mes trucs en cire (C’est moche, mais ça peut sauver la vie !)

    Mes trucs en cire (C’est moche, mais ça peut sauver la vie !)

    Notre ami et collaborateur Jean-Christian Michel n’a pas fini de vous Ă©tonner ! En perpĂ©tuelle recherche d’une solution nouvelle pour tromper les truites les plus difficiles, il a fini par faire des mouches en cire, sans doute Ă  force de vivre avec les abeilles et de produire du miel (son mĂ©tier).

    Lorsque nous nous mettons Ă  l’Ă©tau pour rĂ©aliser des mouches, nous voulons inconsciemment que nos artificielles “ressemblent” Ă  une vraie. Dans notre esprit, une mouche artificielle est Ă  ce point une imitation de mouche naturelle que nous en venons parfois Ă  ne mĂȘme plus parler de mouche mais d’imitation : la question principale du nĂ©ophyte n’estelle pas la suivante : “Quelle imitation dois-je employer ?”. Il y a de la superstition dans cette attitude ! Or avec un peu d’expĂ©rience, on apprend vite Ă  Ă©largir les donnĂ©es du problĂšme, si bien qu’aux oreilles avisĂ©es, le mot imitation fait parfois horreur.

    Imiter, oui, mais quoi ?

    Une mouche ressemblante n’est pas plus prenante qu’une mouche qui ne l’est pas, c’est tout le secret de l’efficacitĂ© des “mouches d’ensemble”. Mais bien pire encore, une mouche dont les critĂšres de ressemblances sont basĂ©s sur une apparence simplement visuelle (comme une image ressemble ou ne ressemble pas Ă  l’original) peut masquer le fait capital que ce que votre mouche doit imiter. Ce n’est pas tant les traits de la proie mais la façon dont la proie se tient, bouge, se dĂ©place, dĂ©rive ou nage, que je vous propose de nommer les “propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques” (liĂ©es au mouvement) d’une mouche. Chose qui pour nos amis pĂȘcheurs aux leurres est une Ă©vidence mais que les pro du fly tying sur papier glacĂ© ont plus de mal Ă  intĂ©grer. La notion d’imitation doit donc ĂȘtre Ă©largie Ă  la façon dont la mouche se comporte dans l’eau ainsi qu’au mouvement de la proie qu’elle est sensĂ©e imiter pour obtenir ce qu’on appelle en langage de pĂȘcheur, “une mouche qui pĂȘche”. Il ne suffit pas de rĂ©aliser un corps parfait de baetis pour que votre Ă©vocation de baetis Ă©volue naturellement comme un baetis… Et si beaucoup d’entre nous en sont venus Ă  apporter plus d’importance Ă  la façon dont on doit poser un bas de ligne et animer la nymphe, ce n’est pas un hasard ! Comparons nos mouches Ă  un leurre Prenons un exemple dans un autre domaine : un poisson nageur est fait pour nager. La robe du modĂšle a une importance, mais elle est secondaire rapportĂ©e Ă  la nage. Un poisson nageur de la meilleure couleur qui n’est pas animĂ© ne vaut rien en lui-mĂȘme. Pour redevenir efficace sans nager, il faut que les concepteurs le rendent “suspending”. Ce cĂŽtĂ© suspending est une façon de se tenir dans l’eau de façon naturelle (un

  • 100 coins de pĂȘche en ville

    100 coins de pĂȘche en ville

    Mode ou nĂ©cessitĂ© ? La pĂȘche en ville fait de plus en plus d’adeptes. FacilitĂ© d’accĂšs, optimisation du temps de pĂȘche, Ă©conomie de transport, la ville devient un lieu oĂč l’on pĂȘche, comme d’autre s’y promĂšnent ou courent pour garder la forme. Ce dossier prĂ©sente 100 villes (ou bourgs) oĂč pĂȘcher sans se planter.

     

    1 – Agen 1 (Lot-et-Garonne)

    Les lacs de Passeligne et PĂ©lissier sont des amĂ©nagements rĂ©cents qui font partie du parc de loisir de l’agglomĂ©ration agenaise. Bon peuplement en brochets et black-bass.
    2 – Agen 2

    La Garonne dans sa traversée de la ville est réputée pour ses silures records. Bonne population de black-bass. Comme dans le canal latéral à la Garonne.
    3 – Ajaccio (Corse du Sud)

    Nul n’est besoin de bateau pour pĂȘcher Ă  Ajaccio. La ville et son golfe offrent de multiples possibilitĂ©s de
    pĂȘcher du bord. En surf casting depuis les plages comme celle du Ricanto ou Ă  la calĂ©e Ă  l’arriĂšre des
    ouvrages portuaires comme la jetée du port Tino Rossi. Au menu : sars, dorades, marbrés et loups.
    4 – Albi (Tarn)

    Magique pour le dĂ©cors et intĂ©ressant pour la pĂȘche. Un excellent coin facile Ă  trouver : la base de loisirs.
    TrÚs bon aussi le Chemin des Gardes. Attention : réserve entre le Pont Vieux et le pont du 22 août. ProblÚme : trop de silures
 www.federationpeche.fr/81
    5 – AlĂšs (Gard)

    La ville est traversĂ©e par le gardon d’AlĂšs. Bon soyons clairs, le lĂącher d’arc-en-ciels est un peu le sport local. Sur la partie aval, on pĂȘche enfin des vrais poissons, notamment des gardons
 http://peche-ales-cevennes.com

    6 – Amiens 1

    (Somme) Au niveau du pont Cagnard. Brochets, sandres. Pontons aménagés en bord de Somme.

    7 – Amiens 2.

    Etang Saint-Pierre. 5 ha. Plan d’eau gĂ©rĂ© par l’Union des pĂȘcheurs amiĂ©nois. Bonne population de brochets et de sandres.

    8 – Amiens 3

    Etang de Rivery. 2 ha. Forte population de brochets. Alevinage annuel important. www.union-pecheurs-amienois.fr

    9 – Angers (Maine-et-Loire)

    Contrairement Ă  ce que l’on peut penser, Angers est traversĂ© par la Sarthe (qui reçoit la Mayenne et la Vieille Maine) et non pas la Loire, qui coule quelques kilomĂštres au sud de la ville (Les Ponts-de-CĂ©). Bref, vous aurez compris que Angers ne manque pas d’eau ! La pĂȘche des carnassiers peut donc se pratiquer dans des conditions trĂšs diffĂ©rentes (eau calme, oĂč courante comme sur la Loire). Le dĂ©veloppement trĂšs rĂ©cent de l’aspe sur la Loire va sans doute faire de nombreux nouveaux adaptes de la pĂȘche de ce poisson !

    10 – Anglet (PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques)

    Anglet est un des ports de dĂ©parts pour les pĂȘcheurs plaisanciers. Aussi bien pour les hauturiers (thon) que pour les spĂ©cialistes de pĂȘche cĂŽtiĂšre (bars, chinchards, etc). Mais on peut aussi y pĂȘcher depuis la terre, notamment Ă  l’embouchure de l’Adour, en surf casting (sars, louvines) ou aux leurres.

  • Une mouche de lĂ©gende : le montage avancĂ© Devaux

    Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Cette rubrique se destine au montage des mouches cĂ©lĂšbres, aux indĂ©modables modĂšles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de lĂ©gende font souvent appel Ă  un tour de main trĂšs particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un rĂ©sultat correct.

    Plus qu’une mouche en particulier, nous vous prĂ©sentons dans ce numĂ©ro un montage atypique, appliquĂ© par AimĂ© Devaux Ă  toutes les mouches sĂšches qui imitent des Ă©phĂ©mĂšres de sa collection. La plus cĂ©lĂšbre d’entre elles Ă©tant l’A4, une grise Ă  corps jaune classique, dĂ©clinĂ©e plus tard en version C (comme CDC) qui mĂ©lange un hackle de coq et une plume de CDC. D’autres modĂšles sont Ă©galement des lĂ©gendes, comme la 929, une mouche passĂ©e de mode et qui pourtant vaut bien des modĂšles actuels. Pour bien rĂ©aliser un montage avancĂ©, il faut faire attention Ă  enrouler la collerette sur une trĂšs faible longueur de hampe. Avec deux plumes, ça se complique. Un morceau de tube interne de stylo-bille qu’on aura dĂ©coupĂ© dans le sens de la longueur permet de maintenir la collerette vers l’avant pendant la rĂ©alisation du corps. Un corps qui dĂ©borde volontairement sur la collerette afin d’obtenir l’effet souhaitĂ© et qui intervient aprĂšs la rĂ©alisation de la collerette. Les coloris du modĂšle prĂ©sentĂ© en Ă©tapes de montage ne correspondent pas Ă  une mouche prĂ©cise de la collection. À vous de vous inspirer de l’A4 et de toutes ses dĂ©clinaisons de tailles et de couleurs pour crĂ©er vos propres modĂšles ou au contraire rester fidĂšle aux fameuses mouches de MĂ©mĂ© Devaux.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon de forme standard en taille 16 Ă  12 selon le modĂšle de mouche dĂ©sirĂ©. Commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 et fixer une pincĂ©e de cerques. Passer deux fois le fil de montage sous les cerques pour les relever lĂ©gĂšrement.

    2. Par le pied, fixer un hackle de coq aprÚs avoir éliminé le duvet à la base. Par la pointe, fixer une plume de CDC.

    3. Enrouler le hackle en essayant de rester “sur place”, ce qui, c’est vrai, n’est pas Ă©vident !

    4. Enrouler la plume de CDC de la mĂȘme façon. Couper l’excĂ©dent et faire une tĂȘte bien formĂ©e avec le fil de montage. Un noeud final termine cette premiĂšre phase.

     

  • Le timbre “migrateurs” 2014 fait polĂ©mique

    Le timbre “migrateurs” 2014 fait polĂ©mique

    Alors que la FNPF se fĂ©licite de voir le nombre de timbres “migrateurs” vendus en 2013 faire une minuscule progression (+ 0,46%) comparĂ© Ă  2012 (4560 contre 4581), bien des pĂȘcheurs n’ont pas apprĂ©ciĂ© de voir le prix de ce timbre annuel passer de 37 Ă  50 euros (ce timbre vient en plus du CPMA normal). Pour ĂȘtre clair, il n’y a guĂšre qu’en France que l’on peut pĂȘcher la truite de mer ou le saumon
    pour ce prix. En Scandinavie, en Ecosse et sans parler de l’Islande qui offre des riviĂšres exceptionnelles (mais Ă  2000 euros la journĂ©e de pĂȘche en moyenne !), il faut compter un minimum de 100 euros par jour pour un parcours trĂšs moyen. Le français Ă©tant chipoteur, il voudrait bien savoir oĂč va cet argent et
    se dit prĂȘt Ă  payer plus si c’est pour renforcer la lutte contre le braconnage ou permettre aux migrateurs
 de migrer. L’Onema, la FNPF et les organismes en charge des poissons migrateurs devraient communiquer Ă  propos de l’utilisation de l’argent de ce timbre. Il y a en France quelques belles rĂ©alisations comme sur la Touques ou le LĂ©guer, oĂč la continuitĂ© Ă©cologique a permis de reconquĂ©rir
    d’importantes surfaces de frayĂšres. Autre remarque, qui vient des guides de pĂȘche et qui doivent faire comprendre Ă  leur client qu’il va falloir acquitter un timbre migrateur annuel pour pĂȘcher une
    journĂ©e, en plus du timbre CPMA (journalier celui-lĂ ) et de leur prestation. L’idĂ©e d’un timbre “migrateurs” journalier permettrait aux touristes comme aux novices, d’accĂ©der Ă  cette pĂȘche, oĂč en
    France, il est dĂ©jĂ  compliquĂ© de rĂ©ussir lorsqu’on est un pĂȘcheur chevronné 

  • le tenkara au banc d’essai !

    le tenkara au banc d’essai !

    Nous ne sommes pas les premiers à parler du tenkara, technique ancestrale japonaise qui effectue son grand retour à l’heure du carbone haut module. Mais comme on ne fait pas les choses à moitié, le DVD de ce numéro est consacré à cette technique qui ne laisse pas les pêcheurs à la mouche indifférents. Une occasion unique pour tout savoir sur cette pêche d’une efficacité étonnante et pour tordre le coup à quelques idées reçues.

    Il est des modes qui s’imposent par nécessité et qui finissent par durer. L’Histoire nous dira si le tenkara, technique née au Japon il y a plusieurs siècles, ancêtre de la pêche à la mouche moderne et remise au goût du jour, tien- dra dans le temps. Cette pêche rudimentaire, pratiquée à l’origine avec une longue canne en bambou, sans moulinet, bénéficie aujourd’hui des meilleurs carbones et de lignes légères particulièrement discrètes. C’est ce qui justifie son grand retour, car partout, des Etats-Unis au Royaume Uni, de la Nouvelle- Zélande à l’Afrique du Sud, le tenkara semble porté par l’élan du renouveau. En France, c’est dans la région de Toulouse et dans les Pyrénées que le tenkara a fait son apparition notam- ment sous la houlette de Yvon Zill et de Maxime Miquel. J’ai rencontré Maxime à l’occasion du DVD joint à ce numéro. Il a “fait la route” jusque dans le Jura, qu’il ne connaissait pas, pour me montrer cette tech- nique, pour laquelle je n’avais aucun a priori. Maxime Miquel, ex-champion de France junior de rugby (avec Carmaux) s’est donc expatrié pour venir nous faire découvrir le tenkara devant un objectif et sur des rivières qu’il n’avait jamais vues, très différentes de celles des Pyrénées. L’invitation n’était pas piégée, mais tout de même à risques. Des eaux claires, des poissons sauvages, une forte fré- quentation par les pêcheurs, il n’en faut souvent pas plus pour compliquer passablement les choses. Car avec le tenkara, il faut pouvoir approcher les pois- sons à quelques mètres. Pour les détracteurs de cette technique, ce manque de longueur est rédhibitoire et c’est d’ailleurs là leur principal argument. Mais tous les pêcheurs à la mouche savent bien qu’en petits et moyens cours d’eau, la grande majorité des prises se fait à moins d’une douzaine de mètres. Le tenkara permet de pêcher jusqu’à 9 ou 10 m (4 m decanne+5à6 mdeligne) et cela est bien suffisant.

  • PĂȘches Sportives VidĂ©o n°36 : La pĂȘche au tenkara avec Maxime Miquel

    PĂȘches Sportives VidĂ©o n°36 : La pĂȘche au tenkara avec Maxime Miquel

    AncĂȘtre de la pĂȘche Ă  la mouche, le tenkara est nĂ© au Japon il y a plus de 200 ans. GrĂące aux matĂ©riaux modernes, cette technique a Ă©tĂ© remise au goĂ»t du jour. Maxime Miquel est Ă  l’origine du renouveau de cette pĂȘche oubliĂ©e en France. Ce DVD de 48 mn fait le point sur cette technique trĂšs simple Ă  mettre en oeuvre, pratiquĂ©e sans moulinet. Sur les riviĂšres du haut Jura, Maxime passe de la mouche sĂšche Ă  la nymphe au fil avec une facilitĂ© Ă©tonnante. Une vidĂ©o unique oĂč cette technique encore mal connue est prĂ©sentĂ©e de façon complĂšte et en situation rĂ©elle. Sur ces riviĂšres qu’il ne connaissait pas avant le tournage, Maxime le PyrĂ©nĂ©en nous fait une belle dĂ©monstration qui prouve que la pĂȘche au tenkara est adaptable Ă  tous les petits et moyens cours d’eau.