Catégorie : Mouche

Articles sur la pêche à la mouche, vidéos de montage mouche, techniques de pêche à la mouche, actualités des associations de pêche à la mouche

  • Autour du wooly Bugger (2) : Variante Ice Chenille

    Autour du wooly Bugger (2) : Variante Ice Chenille

    Une version plus lumineuse dont le hackle de coq a été remplacé par du Ice Chenille Petitjean également olive. Ces grandes fibres synthétiques sont mobiles dans l’eau. Cela ajoute un peu de vie à ce modèle.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon Kamasan B 175 n° 8 et commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 bordeaux sur la
    hampe.
    2. Faire sept à huit tours de fil de plomb 2/10ème à l’emplacement du thorax. Ajouter une goutte de
    colle sur le plomb.
    3. Prélever une mèche de fibre de marabout olive foncé et la placer à l’arrière de la hampe.

  • Comment bien monter les mouches de légende. 4. Le wooly bugger

    Comment bien monter les mouches de légende. 4. Le wooly bugger

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    La paternité du wooly bugger reviendrait à Russell Blessing, un pêcheur et monteur de Pennsylvanie. Ce streamer daterait de 1967. Avec le Mickey Finn, il s’agit d’un des plus anciens streamers. Cette technique de pêche inspirée de la pêche des salmonidés migrateurs, dont les mouches sont beaucoup plus anciennes, s’est popularisée que très tardivement. A l’origine, le wooly bugger comporte un corps en laine (de wool, laine) et imite plutôt un insecte (bug désignant en anglais toutes sortes de gros insectes de type punaise). Mais dans sa forme définitive, le wooly bugger imite un petit poisson. Sa couleur et sa silhouette font plutôt penser à une larve de libellule, mais son comportement dans l’eau et sa vivacité sont beaucoup plus proches de celle d’un poisson. C’est sans doute le streamer le plus utilisé dans le monde, l’équivalent de la pheasant tail en ce qui concerne les nymphes. En France, cette mouche sans fioriture fait merveille sur les poissons sauvages. Sa version olive plaît beaucoup aux truites et en particulier aux vieux poissons. Si vous cherchez un streamer pour pêcher en pleine confiance, le wooly bugger ne devrait pas vous décevoir

  • Autour du wooly bugger

    Autour du wooly bugger

    Sans aucun doute le streamer le plus polyvalent et le mieux adapté à la pêche des truites sauvages (il prend aussi les autres au passage…). Voici cinq variantes qui permettent de pêcher à différentes profondeurs. Les versions non lestées doivent être
    utilisées avec des soies plongeantes.

    L’ouverture est pour bientôt (tout est relatif) et dans bien des cas, le pêcheur à la mouche devra attendre le coup de midi pour espérer voir voler quelques mouches et tenter les premiers gobages de l’année. Le matin, la pêche au streamer permettra de reprendre contact avec la rivière, tout en mettant toutes les chances de captures de son côté. Pour cela, vous devrez pêcher lentement, proche du fond, avec une soie plongeante et un bas de ligne court (1,50 m). En mars, l’eau est froide et les truites peu mobiles. S’il existe un streamer incontournable pour la pêche des truites sauvages, c’est bien le wooly bugger dans sa version olive, un des plus anciens modèles, dont il existe d’infinies variantes. La version “vert olive” ressemble plus à un bout d’algue qu’à un poisson, mais elle supplante la plupart des modèles imitatifs… C’est comme ça, il ne faut pas chercher à comprendre. En tout cas, nous vous le recommandons vivement ! Voici quelques variantes qui trouvent leur intérêt en fonction des eaux pêchées (lentes, rapides, teintées ou claires, etc). D’autres teintes peuvent être essayées, notamment en présence de poissons d’élevage, mais ce n’est pas le sujet de cette rubrique qui concerne la pêche au streamer des truites sauvages en début de saison. Pour bien monter ces streamers, vous devrez faire attention au choix des plumes de marabout. Sous l’intitulé de la couleur dite “olive” se trouve des plumes de marabout de qualité variable et dont la fameuse teinte passe selon les pochettes du vert clair au jaune moutarde foncé. La teinte à rechercher est un vert olive foncé. Il n’est pas question ici d’esthétisme mais d’efficacité avec des truites sauvages, car notre wooly bugger doit évoquer un vairon. Ces variantes ont été montées avec un hameçon Kamasan B 175 n° 8, dont la forme à hampe courte limite des décrochages (plus la hampe est longue, plus le risque de perte de poissons augmente). Vous trouverez la version originale du wooly bugger dans notre rubrique “une mouche de légende” qui précède ces pages.

  • Montage : de l’influence de la phosphorescence

    Montage : de l’influence de la phosphorescence

    C’est un domaine oublié des monteurs et des pêcheurs et pourtant, dans certains cas, la phosphorescence peut faire la différence, notamment avec les espèces lucifuges comme la truite de mer ou le sandre.

    A l’heure où de plus en plus de monteurs/pêcheurs ont recours aux lampes à UV pour réaliser des nymphes au rendu plus vrai que nature, rares sont ceux qui s’intéressent à la phosphorescence des matériaux de montage. Les produits sont rares et se résument à des bandelettes, plus rarement des fils et du vernis. Cela permet tout de même de faire quelques essais, qui dans certains cas, donnent des résultats encourageants. C’est le cas avec les truites de mer. Ces poissons lucifuges se réfugient dans les fosses la journée pour n’en sortir qu’à la nuit tombée pour changer de poste et continuer leur migration vers l’amont. Les pêcheurs aux leurres utilisent le Tackle House K-Ten, un poisson-nageur phosphorescent qui donne de bons résultats. Il faut savoir que la pêche nocturne de la truite de mer est une affaire de spécialistes et que ces pêcheurs utilisent très peu de modèles de leurres (surtout des Rapala CD 7). Alors, pourquoi ne pas étendre cette fantaisie lumineuse à nos mouches ? Pour la pêche de nuit, l’intérêt est évident, mais dans une eau chargée et un temps couvert, ça mérite également d’être essayé, aussi bien avec les nymphes qu’avec les mouches noyées. Les truites voient très bien nos mouches la nuit (dans la limite de l’heure légale), où par une eau un peu chargée. La phosphorescence n’est en fait qu’une couleur supplémentaire, plus lumineuse que les autres. Les sandres se font parfois prendre avec des leurres souples phosphorescents à la tombée de la nuit et pourtant, un sandre n’a aucun problème de visibilité dans ce qui nous paraît, avec nos yeux d’humains, être la nuit totale… Une petite touche de vernis ou de tinsel phosphorescent suffit à rendre un modèle de mouche différent des autres. Et cela reste possible sans modifier la formule de montage de vos modèles préférés. Hormis pour la pêche de la truite de mer et du sandre, deux animaux qui ont un rapport particulier avec la pénombre, je n’ai aucune expérience sur les autres espèces. Qu’en est-il du saumon, de la truite sauvage ou des ombres au coup du soir ? A vous de tenter quelques approches avec parcimonie.

    Par petites touches

    Le vernis phosphorescent présente l’avantage de pouvoir être apposé sur une tête de mouche, un corps de gammare ou un corps de mouche noyée. Le tinsel synthétique phosphorescent permet surtout de faire des corps de petites mouches ou peut-être ajouté par deux ou trois brins dans une aile de streamer ou de mouche à salmonidé migrateur. Enfin, le Glo Bright Multi Yarn, polypropylène en bobine, est parfait pour faire des thorax de mouches noyées, de nymphes ou des corps de streamers. La vénérable maison Veniard propose ce produit très facile à travailler en 16 coloris. L’avantage est double avec un matériau qui garde sa couleur normale en plein jour (en profite pour se recharger !) et devient phosphorescent la nuit.

     

     

  • Mes trucs en cire (C’est moche, mais ça peut sauver la vie !)

    Mes trucs en cire (C’est moche, mais ça peut sauver la vie !)

    Notre ami et collaborateur Jean-Christian Michel n’a pas fini de vous étonner ! En perpétuelle recherche d’une solution nouvelle pour tromper les truites les plus difficiles, il a fini par faire des mouches en cire, sans doute à force de vivre avec les abeilles et de produire du miel (son métier).

    Lorsque nous nous mettons à l’étau pour réaliser des mouches, nous voulons inconsciemment que nos artificielles “ressemblent” à une vraie. Dans notre esprit, une mouche artificielle est à ce point une imitation de mouche naturelle que nous en venons parfois à ne même plus parler de mouche mais d’imitation : la question principale du néophyte n’estelle pas la suivante : “Quelle imitation dois-je employer ?”. Il y a de la superstition dans cette attitude ! Or avec un peu d’expérience, on apprend vite à élargir les données du problème, si bien qu’aux oreilles avisées, le mot imitation fait parfois horreur.

    Imiter, oui, mais quoi ?

    Une mouche ressemblante n’est pas plus prenante qu’une mouche qui ne l’est pas, c’est tout le secret de l’efficacité des “mouches d’ensemble”. Mais bien pire encore, une mouche dont les critères de ressemblances sont basés sur une apparence simplement visuelle (comme une image ressemble ou ne ressemble pas à l’original) peut masquer le fait capital que ce que votre mouche doit imiter. Ce n’est pas tant les traits de la proie mais la façon dont la proie se tient, bouge, se déplace, dérive ou nage, que je vous propose de nommer les “propriétés mécaniques” (liées au mouvement) d’une mouche. Chose qui pour nos amis pêcheurs aux leurres est une évidence mais que les pro du fly tying sur papier glacé ont plus de mal à intégrer. La notion d’imitation doit donc être élargie à la façon dont la mouche se comporte dans l’eau ainsi qu’au mouvement de la proie qu’elle est sensée imiter pour obtenir ce qu’on appelle en langage de pêcheur, “une mouche qui pêche”. Il ne suffit pas de réaliser un corps parfait de baetis pour que votre évocation de baetis évolue naturellement comme un baetis… Et si beaucoup d’entre nous en sont venus à apporter plus d’importance à la façon dont on doit poser un bas de ligne et animer la nymphe, ce n’est pas un hasard ! Comparons nos mouches à un leurre Prenons un exemple dans un autre domaine : un poisson nageur est fait pour nager. La robe du modèle a une importance, mais elle est secondaire rapportée à la nage. Un poisson nageur de la meilleure couleur qui n’est pas animé ne vaut rien en lui-même. Pour redevenir efficace sans nager, il faut que les concepteurs le rendent “suspending”. Ce côté suspending est une façon de se tenir dans l’eau de façon naturelle (un

  • 100 coins de pêche en ville

    100 coins de pêche en ville

    Mode ou nécessité ? La pêche en ville fait de plus en plus d’adeptes. Facilité d’accès, optimisation du temps de pêche, économie de transport, la ville devient un lieu où l’on pêche, comme d’autre s’y promènent ou courent pour garder la forme. Ce dossier présente 100 villes (ou bourgs) où pêcher sans se planter.

     

    1 – Agen 1 (Lot-et-Garonne)

    Les lacs de Passeligne et Pélissier sont des aménagements récents qui font partie du parc de loisir de l’agglomération agenaise. Bon peuplement en brochets et black-bass.
    2 – Agen 2

    La Garonne dans sa traversée de la ville est réputée pour ses silures records. Bonne population de black-bass. Comme dans le canal latéral à la Garonne.
    3 – Ajaccio (Corse du Sud)

    Nul n’est besoin de bateau pour pêcher à Ajaccio. La ville et son golfe offrent de multiples possibilités de
    pêcher du bord. En surf casting depuis les plages comme celle du Ricanto ou à la calée à l’arrière des
    ouvrages portuaires comme la jetée du port Tino Rossi. Au menu : sars, dorades, marbrés et loups.
    4 – Albi (Tarn)

    Magique pour le décors et intéressant pour la pêche. Un excellent coin facile à trouver : la base de loisirs.
    Très bon aussi le Chemin des Gardes. Attention : réserve entre le Pont Vieux et le pont du 22 août. Problème : trop de silures… www.federationpeche.fr/81
    5 – Alès (Gard)

    La ville est traversée par le gardon d’Alès. Bon soyons clairs, le lâcher d’arc-en-ciels est un peu le sport local. Sur la partie aval, on pêche enfin des vrais poissons, notamment des gardons… http://peche-ales-cevennes.com

    6 – Amiens 1

    (Somme) Au niveau du pont Cagnard. Brochets, sandres. Pontons aménagés en bord de Somme.

    7 – Amiens 2.

    Etang Saint-Pierre. 5 ha. Plan d’eau géré par l’Union des pêcheurs amiénois. Bonne population de brochets et de sandres.

    8 – Amiens 3

    Etang de Rivery. 2 ha. Forte population de brochets. Alevinage annuel important. www.union-pecheurs-amienois.fr

    9 – Angers (Maine-et-Loire)

    Contrairement à ce que l’on peut penser, Angers est traversé par la Sarthe (qui reçoit la Mayenne et la Vieille Maine) et non pas la Loire, qui coule quelques kilomètres au sud de la ville (Les Ponts-de-Cé). Bref, vous aurez compris que Angers ne manque pas d’eau ! La pêche des carnassiers peut donc se pratiquer dans des conditions très différentes (eau calme, où courante comme sur la Loire). Le développement très récent de l’aspe sur la Loire va sans doute faire de nombreux nouveaux adaptes de la pêche de ce poisson !

    10 – Anglet (Pyrénées-Atlantiques)

    Anglet est un des ports de départs pour les pêcheurs plaisanciers. Aussi bien pour les hauturiers (thon) que pour les spécialistes de pêche côtière (bars, chinchards, etc). Mais on peut aussi y pêcher depuis la terre, notamment à l’embouchure de l’Adour, en surf casting (sars, louvines) ou aux leurres.

  • Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    Plus qu’une mouche en particulier, nous vous présentons dans ce numéro un montage atypique, appliqué par Aimé Devaux à toutes les mouches sèches qui imitent des éphémères de sa collection. La plus célèbre d’entre elles étant l’A4, une grise à corps jaune classique, déclinée plus tard en version C (comme CDC) qui mélange un hackle de coq et une plume de CDC. D’autres modèles sont également des légendes, comme la 929, une mouche passée de mode et qui pourtant vaut bien des modèles actuels. Pour bien réaliser un montage avancé, il faut faire attention à enrouler la collerette sur une très faible longueur de hampe. Avec deux plumes, ça se complique. Un morceau de tube interne de stylo-bille qu’on aura découpé dans le sens de la longueur permet de maintenir la collerette vers l’avant pendant la réalisation du corps. Un corps qui déborde volontairement sur la collerette afin d’obtenir l’effet souhaité et qui intervient après la réalisation de la collerette. Les coloris du modèle présenté en étapes de montage ne correspondent pas à une mouche précise de la collection. À vous de vous inspirer de l’A4 et de toutes ses déclinaisons de tailles et de couleurs pour créer vos propres modèles ou au contraire rester fidèle aux fameuses mouches de Mémé Devaux.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon de forme standard en taille 16 à 12 selon le modèle de mouche désiré. Commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 et fixer une pincée de cerques. Passer deux fois le fil de montage sous les cerques pour les relever légèrement.

    2. Par le pied, fixer un hackle de coq après avoir éliminé le duvet à la base. Par la pointe, fixer une plume de CDC.

    3. Enrouler le hackle en essayant de rester “sur place”, ce qui, c’est vrai, n’est pas évident !

    4. Enrouler la plume de CDC de la même façon. Couper l’excédent et faire une tête bien formée avec le fil de montage. Un noeud final termine cette première phase.

     

  • Le timbre “migrateurs” 2014 fait polémique

    Le timbre “migrateurs” 2014 fait polémique

    Alors que la FNPF se félicite de voir le nombre de timbres “migrateurs” vendus en 2013 faire une minuscule progression (+ 0,46%) comparé à 2012 (4560 contre 4581), bien des pêcheurs n’ont pas apprécié de voir le prix de ce timbre annuel passer de 37 à 50 euros (ce timbre vient en plus du CPMA normal). Pour être clair, il n’y a guère qu’en France que l’on peut pêcher la truite de mer ou le saumon
    pour ce prix. En Scandinavie, en Ecosse et sans parler de l’Islande qui offre des rivières exceptionnelles (mais à 2000 euros la journée de pêche en moyenne !), il faut compter un minimum de 100 euros par jour pour un parcours très moyen. Le français étant chipoteur, il voudrait bien savoir où va cet argent et
    se dit prêt à payer plus si c’est pour renforcer la lutte contre le braconnage ou permettre aux migrateurs… de migrer. L’Onema, la FNPF et les organismes en charge des poissons migrateurs devraient communiquer à propos de l’utilisation de l’argent de ce timbre. Il y a en France quelques belles réalisations comme sur la Touques ou le Léguer, où la continuité écologique a permis de reconquérir
    d’importantes surfaces de frayères. Autre remarque, qui vient des guides de pêche et qui doivent faire comprendre à leur client qu’il va falloir acquitter un timbre migrateur annuel pour pêcher une
    journée, en plus du timbre CPMA (journalier celui-là) et de leur prestation. L’idée d’un timbre “migrateurs” journalier permettrait aux touristes comme aux novices, d’accéder à cette pêche, où en
    France, il est déjà compliqué de réussir lorsqu’on est un pêcheur chevronné…

  • le tenkara au banc d’essai !

    le tenkara au banc d’essai !

    Nous ne sommes pas les premiers à parler du tenkara, technique ancestrale japonaise qui effectue son grand retour à l’heure du carbone haut module. Mais comme on ne fait pas les choses à moitié, le DVD de ce numéro est consacré à cette technique qui ne laisse pas les pêcheurs à la mouche indifférents. Une occasion unique pour tout savoir sur cette pêche d’une efficacité étonnante et pour tordre le coup à quelques idées reçues.

    Il est des modes qui s’imposent par nécessité et qui finissent par durer. L’Histoire nous dira si le tenkara, technique née au Japon il y a plusieurs siècles, ancêtre de la pêche à la mouche moderne et remise au goût du jour, tien- dra dans le temps. Cette pêche rudimentaire, pratiquée à l’origine avec une longue canne en bambou, sans moulinet, bénéficie aujourd’hui des meilleurs carbones et de lignes légères particulièrement discrètes. C’est ce qui justifie son grand retour, car partout, des Etats-Unis au Royaume Uni, de la Nouvelle- Zélande à l’Afrique du Sud, le tenkara semble porté par l’élan du renouveau. En France, c’est dans la région de Toulouse et dans les Pyrénées que le tenkara a fait son apparition notam- ment sous la houlette de Yvon Zill et de Maxime Miquel. J’ai rencontré Maxime à l’occasion du DVD joint à ce numéro. Il a “fait la route” jusque dans le Jura, qu’il ne connaissait pas, pour me montrer cette tech- nique, pour laquelle je n’avais aucun a priori. Maxime Miquel, ex-champion de France junior de rugby (avec Carmaux) s’est donc expatrié pour venir nous faire découvrir le tenkara devant un objectif et sur des rivières qu’il n’avait jamais vues, très différentes de celles des Pyrénées. L’invitation n’était pas piégée, mais tout de même à risques. Des eaux claires, des poissons sauvages, une forte fré- quentation par les pêcheurs, il n’en faut souvent pas plus pour compliquer passablement les choses. Car avec le tenkara, il faut pouvoir approcher les pois- sons à quelques mètres. Pour les détracteurs de cette technique, ce manque de longueur est rédhibitoire et c’est d’ailleurs là leur principal argument. Mais tous les pêcheurs à la mouche savent bien qu’en petits et moyens cours d’eau, la grande majorité des prises se fait à moins d’une douzaine de mètres. Le tenkara permet de pêcher jusqu’à 9 ou 10 m (4 m decanne+5à6 mdeligne) et cela est bien suffisant.

  • Pêches Sportives Vidéo n°36 : La pêche au tenkara avec Maxime Miquel

    Pêches Sportives Vidéo n°36 : La pêche au tenkara avec Maxime Miquel

    Ancêtre de la pêche à la mouche, le tenkara est né au Japon il y a plus de 200 ans. Grâce aux matériaux modernes, cette technique a été remise au goût du jour. Maxime Miquel est à l’origine du renouveau de cette pêche oubliée en France. Ce DVD de 48 mn fait le point sur cette technique très simple à mettre en oeuvre, pratiquée sans moulinet. Sur les rivières du haut Jura, Maxime passe de la mouche sèche à la nymphe au fil avec une facilité étonnante. Une vidéo unique où cette technique encore mal connue est présentée de façon complète et en situation réelle. Sur ces rivières qu’il ne connaissait pas avant le tournage, Maxime le Pyrénéen nous fait une belle démonstration qui prouve que la pêche au tenkara est adaptable à tous les petits et moyens cours d’eau.