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Catégorie : Mouche
Articles sur la pêche à la mouche, vidéos de montage mouche, techniques de pêche à la mouche, actualités des associations de pêche à la mouche

Moulinet JMC Apogée 35
Cette nouveauté qui sera disponible en fin d’année est une adaptation, pour ne pas dire une réduction d’un modèle de moulinet qui n’existait jusqu’alors qu’en grandes tailles (saumon/carnassiers). L’Apogée existe désormais en version truite/ombre et le résultat est plutôt réussi. Une grosse molette externe assure un freinage très efficace de la bobine. Un bruit de cliquet pas du tout agressif renseigne le pêcheur sur le bon déroulement de la soie. Diamètre externe : 84 mm. Largeur (interne) 24 mm. Poids 112 g. Convient pour soies n° 3 à 5 + 100 m de backing 20 lbs. Existe aussi en version 68 (94 mm de diamètre, 129 g). Notre avis : un moulinet efficace, léger, discret, pour toutes techniques et pour tous les pêcheurs à la mouche. Il ne lui manque plus qu’une cage fermée et il sera parfait !

La saison redémarre au lac de Malaguet
Depuis le 31 août, la ronde des barques de pêche a repris son petit manège au lac de Malaguet (Haute-Loire) et continuera jusqu’au 22 novembre. Pour ce lac situé en altitude, il s’agit de la meilleure période, notamment pour la pêche à la mouche sèche. Le critérium du lac se déroulera le samedi 24 octobre, (il reste seulement une barque pour deux pêcheurs disponible…) et Hervé Thomas sera présent les 24 et 25 octobre pour la dédicace de son nouveau livre. www.lac-de-malaguet.com

5516 truites de mer ont remonté la Touques !
La Fédération du Calvados pour la pêche et la protection des milieux aquatiques publie chaque mois le nombre de truites de mer et de saumons qui ont été comptées lors de leur passage dans la passe à poissons du Breuil-en-Auge (Calvados). Au 23 août, 5516 truites de mer étaient passées sur la “zone amont” de la Touques, mais également 14 saumons. Ces chiffres ne prennent pas en compte les poissons qui restent sur la zone aval ou qui s’engagent dans les affluents en aval du Breuil-en-Auge. Le gros des remontées est passé, ce qui laisse augurer une fin de saison avec des poissons bien répartis dans toutes les fosses. Un bon cru. Rappelons que la pêche de la truite de mer nécessite de prendre le timbre “migrateur” ainsi qu’une car te de pêche compatible avec la pêche sur la Touques (carte locale ou réciprocité Ehgo).

Huitième édition du Salon des pêcheurs d’Epinal
Le dynamique club de pêcheurs à la mouche la Phrygane Spinalienne organisera la huitième édition de son salon les 28 et 29 novembre, à l’Espace Cours d’Epinal, au centre de la cité. Ce salon bien rodé concernera toutes les pêches. Animations sur les bords de la Moselle, notamment par l’association Carnassiers de Lorraine, la Compagnie des guides de pêche des Vosges et d’autres clubs. Bref, une grande fête en perspective ! http://club-mouche-epinal.fr

Bientôt la reprise pour l’APNLE !
Le Club mouche Amicale des pêcheurs de Neuilly Levallois (APNLE) reprendra ses activités à partir de début septembre 2015. Les cours de lancer reprendront le samedi 5 septembre à 10 heures à l’étang de l’Abbaye près du pont de Suresnes, (ils ont lieu les samedis, dimanches et lundis de 10h00 à 12h00 de septembre à mars – les cannes équipées sont prêtées par le club). Les cours de montage reprendront le vendredi 9 octobre à 20 heures à la Maison de la Pêche et de la Nature sur l’île de la Jatte, (ils ont lieu le vendredi de 20h00 à 22h00 d’octobre à mars – le matériel et les matériaux sont fournis par le club la première année). Pour marquer ce début de saison, le Club vous convie les 19 et 20 septembre aux journées de la pêche et de la nature qui se tiendront à la Maison de la Pêche de Levallois sur l’île de la Jatte : Atelier de montage de mouches, lancer sur cible, présentation du Club Mouche APNLE. Contacts : Maison de la Pêche et de la Nature – 22, allée Claude Monet 92300 Levallois Centre d’entraînement : Chemin de l’Abbaye, Bois de Boulogne 75016 Paris Tél. : 01 42 24 18 95 (aux heures des cours de lancer).
Email [email protected]
Site Internet www.clubmoucheapnle.fr

Mouches de légende : Raymond Rocher et à sa “pheasant and orange »
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables
modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout
un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font
souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible
d’obtenir un résultat correct.Raymond Rocher était l’un des derniers pêcheurs de légende de “la grande époque”. Il s’est éteint début mai dans sa quatre-vingt septième année. Je le voyais régulièrement à Chenecey-Buillon sur la Loue où nous pêchions le même parcours dans les années 1990. Je n’ai jamais osé aborder ce pêcheur particulièrement discret au delà d’un simple “bonjour”. Auteur de six ouvrages de référence sur la pêche à la mouche, Raymond Rocher m’avait écrit une longue lettre lors de la sortie de mon livre De la pêche à la nymphe, pour me féliciter. Cela m’avait beaucoup touché. Dans ce livre bien sûr, je n’ai pas omis de rendre hommage à celui qui fut le précurseur de la pêche à la nymphe en France. Professeur d’anglais ayant enseigné en Angleterre, ami de Frank Sawyer et de Oliver Kite, Raymond Rocher connaissait parfaitement la pêche à la nymphe dès les années 1960, bénéficiant directement des conseils des inventeurs de la pheasant-tail et de la bare hook nymph !
Pour cette rubrique consacrée aux mouches de légende, nous avons choisi de rendre hommage à Raymond Rocher en décrivant le montage d’une de ses créations, la “pheasant and orange”. Elle est à la fois une pheasant-tail, une PT à tête orange et un gammare. Cette excellente nymphe d’ensemble, tombée dans l’oubli, a inspiré bien des modèles plus modernes qui ne sont en fait que des évolutions. Attention toutefois au choix de la teinte pour le corps, qui est plus proche d’un orange pâle qui tire légèrement sur le brun clair que d’une teinte fluo. La “pheasant and orange” est une excellente nymphe pour la pêche à vue, qui a toujours sa place dans nos boites. A l’origine le corps était en laine. On peut la remplacer par d’autres matériaux, comme le Mirage Dub (Mouches de Charette) orange utilisé pour ce montage.

Cyril Bailly, le magicien du dubbing !
L’excellent monteur de mouches Cyril Bailly, revient dans Pêches sportives pour cette
fois vous faire partager ses techniques pour obtenir des dubbings de très bonne
qualité. La seconde partie de cette rubrique permettra de mettre en application
quelques exemples. Le dubbing est l’une des composantes essentielles des mouches
de Cyril, qui sur ce point comme sur tout le reste, ne laisse rien au hasard !Les dubbings de lièvre du commerce sont généralement composés essentiellement de bourre (poils fins duveteux) qui offrent un champ d’application très limité. Mauvaise flottaison, compacité excessive, teinte noire ou blanche qui manque de variété. De plus, les pochettes dans lesquelles ils sont logés tendent à les rendre encore moins aérés. Pour que le poil de lièvre rende au pêcheur toutes ses qualités, la seule solution consiste à le faire soi même à partir d’une peau de lièvre. Ce travaille quelque peu fastidieux (c’est bien pour cette raison qu’on ne trouve que des dubbings non préparés dans le commerce) vaut la chandelle, d’autant que pour sa consommation personnelle, ce n’est pas la mer à boire. Nous avons donc choisi l’exemple du poil de lièvre, qui est de loin le plus utilisé et dont les qualités pêchantes ne sont plus à démontrer. Vous trouverez l’essentiel des produits de cette rubrique sur le site Internet de Cyril :
Nos 10 pages de montage avec Cyril Bailly, à lire dans le magazine :
• Le dubbing d’oreille de lièvre
• Le dubbing de grands poils de dos de lièvre
• Le dubbing “70 / 30”
• Oreille de lièvre
• Chiro “70 /30”
• Sedge lièvre
• Gammare rusty brown

EXCLUSIF : Les nymphes de mister Sawyer
Courant mai, j’ai reçu une enveloppe postée par mon ami Bernard Dalmas, dont le contenu était pour le moins inattendu. Six modèles originaux de nymphes montés par Frank Sawyer lui même le 21 novembre 1976. Ces nymphes appartenaient au père de Bernard. Conservées dans une boite à mouche à l’abri de la lumière, elles sont restées en excellent état.
Tout le monde connaît la pheasant tail, la killer bug ou encore la grey goose. Tout le monde sait qu’il s’agit de trois créations du célèbre pêcheur et garde pêche anglais Frank Sawyer, mais peu d’entre nous ont eu la chance de posséder quelques modèles originaux montés par le maître de la pêche à la nymphe moderne. C’est rien de dire que j’étais ému par ce très beau cadeau. Comme tout le monde, j’ai vu des dizaines, pour ne pas dire des centaines de pheasant tail, copies d’un modèle original que tout le monde croît imiter parfaitement. Et pourtant, aucune y compris ma version ne ressemble à celles montées par Sawyer ! La finesse du montage est impressionnante. Le corps est très fin alors que le thorax est un ovale parfait. Aucun doute sur le fait que Sawyer, comme Skues, était un fin observateur. Cet homme de terrain passait sa vie au bord de l’eau pour pêcher ou en tant que garde pêche sur le haut Avon. Sa pheasant tail évoque immanquablement une larve d’éphémère, et plus précisément d’olive et de “iron blue” selon l’auteur.
Les méthodes de montage
La plus célèbre de toutes les nymphes se monte avec un fil de cuivre qui sert à la fois de leste et de fil de montage. L’hameçon utilisé par Sawyer dans les années 1970 est probablement un Partridge en fer forgé plutôt fin pour l’époque. Sa forme est des plus standards. Les modèles en ma possession sont montés en tailles 18, 16 et un petit 12. Avec Cyril et Florent Bailly, nous avons essayé tous les trois de monter des pheasant tail à la façon de mister Sawyer, par simple curiosité. Nous n’y sommes pas parvenus pour la bonne et simple raison que les herls de plume de queue de faisan dont nous disposions étaient trop courts. Pour obtenir le parfait ovale du thorax de sa nymphe, Sawyer rabat les herls quatre fois. Il faut savoir que dans la campagne anglaise du milieu du siècle dernier, le sport national était la chasse au faisan en battue. Les anglais ont toujours été les champions de l’élevage de cet oiseau originaire d’Asie. Nul doute que Sawyer savait où se procurer des plumes d’une qualité exceptionnelle. Les plumes des faisans que l’on trouve actuellement dans le commerce proviennent d’animaux dégénérés, élevés de façon intensive, qui risquent tout autant le pare-choc de voiture

Un nouveau camp de pêche dans le Colorado
A Colorado Springs, l’hôtel Broadmoor a inauguré en Juin 2015 son camp de pêche situé sur la Tarryall river, avec un parcours privé de huit kilomètres. Sept logdes sont proposés pour la pêche ou les activités annexes comme les randonnées à pieds ou à cheval dans les montagnes. Possibilités de cours de pêche à la mouche au féminin. Etat montagneux très préservé, le Colorado bénéficie d’une grande biodiversité et d’une nature sauvage.
Renseignements : www.broadmoor.com
Office de Tourisme du Colorado c/o Express Conseil
5bis, rue du Louvre 75001 Paris – Tél. 01 44 77 88 07. Fax 01 42 60 05 45.

Ferrage et pêche à la nymphe : une simple formalité ?
L’équation est simple : le poisson prend la mouche, le pêcheur raidit sa ligne et hop… c’est pendu ! Voilà pour la théorie ! Mais à la joie virile d’un ferrage victorieux peut se substituer un sentiment de frustration lorsqu’au lieu de cintrer la canne, la ligne revient mollement au vent ou part dans les arbres : “ Zut, manqué !”. Rappel de ce que doit savoir un pêcheur sachant ferrer.
Prenons le cas le plus simple à mes yeux, celui de la pêche en mouche sèche pratiquée plein amont sur une rivière ni trop rapide ni trop lente. La truite gobe régulièrement, vous êtes positionné dans la même veine qu’elle, vous lui présentez votre sèche, elle monte sans équivoque : glurp ! Votre bas de ligne posé dans la bonne veine ne peut pas draguer et dérive à la même vitesse que le courant. Pour peu que vous ayez récupéré votre soie lors de la dérive, il n’y a plus qu’à lever la canne d’un geste souple. Si vous ne ferrez pas, il y a de grandes chances pour que le poisson soit pris. La pêche en mouche sèche pratiquée à vue est à coup sûr la plus belle pêche qui soit mais pour ce qui est du ferrage, c’est du ball-trap ! Le cas de la pêche en nymphe au fil ou à l’indicateur est un peu dans le même esprit mais l’affaire commence à devenir plus complexe. Le pêcheur ne voit pas la truite prendre, il a donc un petit temps de retard : il faut ferrer très vite afin de le rattraper et il est donc impératif que la gestion de la bannière soit la plus courte possible et que le bas de ligne ne chevauche pas deux veines d’eau sous peine de former un ventre occasionnant une cause de retard de plus. Comme souvent, c’est lorsqu’on pratique la pêche en nymphe à vue que le petit geste qui nous intéresse va devenir problématique voir presque insoluble au coeur de l’été avec des poissons éduqués.
La gestion de la soie
Première remarque : pour ferrer, il faut avoir vu le poisson prendre et dès cette évidence les problèmes commencent ! Voir la vague silhouette d’un poisson entre deux reflets et sous une bonne hauteur d’eau est déjà un coup de chance, en revanche, ce n’est pas à chaque poisson sollicité que l’on a la chance de voir le célèbre “blanc de la gueule” se révéler comme un sourire adressé à votre nymphe (ou peut-être à vous !) signifiant : “ôhé, il faut ferrer !”. Comme nous le verrons plus loin, souvent les habitués de la pêche en nymphe à vue ferrent au comportement global du poisson sans voir ce détail. Imaginons pour l’instant que nous voyons distinctement la gueule de la truite s’ouvrir puis se refermer. En pêche amont, si vous avez géré correctement votre bannière, celle-ci ne fait presque pas de ventre et il faut ferrer dans la direction opposée à celle-ci : poisson plein amont : ferrage vertical, poisson de trois quart, ferrage latéral du côté permettant de ne pas former de ventre. Lorsqu’on pêche avec de fins diamètres, il est bon de former entre la sortie du moulinet et la main qui tient la canne une petite boucle de quelques dizaines de centimètres qui sera lâchée aussitôt le poisson ferré afin d’amortir la violence de ses premiers coups de têtes