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Catégorie : Mouche
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Ne ratez pas le salon des pêches à la mouche de Bretagne !
Nous avons déjà annoncé ce salon il y a quelques semaines. Mais de nos jours, on zappe rapidement ! Le salon des pêches à la mouche de Bretagne, dont Pêches sportives est partenaire, se tiendra les 20 et 21 février 2016 à l’espace Glenmor de Carhaix-Plouger. L’occasion de rencontrer Vincent Lalu, Philippe Boisson, de découvrir notre collection de livres consacrés à la pêche à la mouche et notre magazine. A bientôt !

Bonnes feuilles : Confidences d’une Truite près d’un pont
C’est un grand livre que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui. Un conte philosophique, oeuvre de notre ami Jean-Christian Michel, philosophe, apiculteur, pêcheur et chroniqueur (vous mettez ça dans l’ordre que vous voulez) qui, une fois n’est pas coutume va vous obliger à réfléchir sur votre condition d’homo sapiens aquaticus. Son propos : faire parler une très vieille truite du Verdon qui a tout compris de la vie, de la sienne, de la vôtre et des flots qui bercent nos destins d’homme et de poissons. Un détail, la truite de Jean-Christian Michel est immortelle – comme celles de l’Olympe.
Un pêcheur de Vinon
Lui, c’est François. Il habite rue de l’église. En cette saison, il prend pieds sur la gravière à vingt heures dix. Il habite en face, alors il vient tous les soirs avec son labrador, sa musette et son lancer deux brins. Depuis vingt ans il lance un Rapala CD5 sans se lasser. François est un fidèle. Il aime les vibrations spécifiques à ce modèle. Il lance, il mouline, il mouline, hop, le machin sort de l’eau et il relance. C’est ainsi que se passent ses soirées. Quand le poignet fatigue, que le cerveau patine, il pose canne et musette et grille une Gauloise. Assis sur les galets, il caresse son chien puis il continue à pêcher. Dans les catalogues que connaissent bien les pêcheurs, son leurre fétiche est connu sous le nom de Rainbow trout. Si le chien et le leurre portent le même nom, c’est parce qu’il les aime vraiment. Il aurait pu appeler son labrador Arthur mais il a choisi Rainbow parce que pour un pêcheur au lancer c’est quand même plus parlant. Quand le quadrupède disparaît trop longtemps, François s’inquiète et appelle : « Rainbow ! Rainbow ! » et le chien qui était monté faire un tour sur le parking réapparaît au-dessus de la digue. Il le regarde en inclinant sa tête de bonne bête avant de se remettre à vadrouiller. François est alors en pêche pour une dizaine de lancers… Car une fois l’inventaire des crottes du jour terminé, Rainbow redescend sur la grève et entre dans l’eau. C’est la même histoire depuis sept ans. François lui dit alors : « Raimbow ! Non ! Pas dans l’eau ! » Mais les labradors, ça aime l’eau et il saute dans le bouillon. La pêche est terminée. Il est vingt heures vingt… mais François continue à pêcher et le chien qui le regarde vient se coucher sur les galets. Comme les autres pêcheurs du soir, François dit qu’il est là pour prendre le bon air. Ce n’est pas un frénétique de la canne à pêche, mais pourtant, une fois, il a bien failli me coincer. J’étais dans l’eau blanche, sous l’arche du milieu, à l’endroit où les courants se rejoignent. Je regardais l’eau retournée par la chute. Les volutes de bulles se déliaient autour de moi avec des gestes de danseuse. C’était juste en dessous de la cascade, je ne voyais que du blanc. Posées entre deux blocs, près de moi, il y avait plusieurs perchettes qui se comptaient les rayures avec l’air propre aux membres de cette espèce de toujours faire la gueule à quelqu’un (ces animaux pourraient se faire embaucher à la Poste).
A l’aube, sur la gravière, j’avais fait bombance pour au moins trois jours : une ventrée de gammares tous frais, cueillis du matin et croqués tartare avant que pointe le soleil. Des gammares, il y en a partout. Ces petits crustacés sont mon pain quotidien. Un peu comme si dans les rues de vos villes des pièces de monnaie courraient sur les murs à la place des fourmis et qu’il n’y avait qu’à tendre la main pour les ramasser. Je n’aime pas les perches à cause de leur sans-gêne (je ne parle pas du goût car malgré la cuirasse et les épines ce sont des créatures délicieuses). Elles ont le don de se coller à vous comme les moustiques et vous regardent de travers pendant des heures avec leurs petits yeux méchants. Depuis un moment, elles se faisaient la guerre autour de moi. Elles me prenaient pour une rampe de skate. Moi, je ne demandais rien à personne, je lisais paisiblement mon bouquin – Anthropologie du point de vue pragmatique j’en étais vers la fin – quand une effrontée s’est approchée pour me picorer un gammare contre le bec… Puis une autre s’est mise à lorgner sous ma pectorale : là, c’en était trop ! Je n’ai même pas pris la peine d‘incliner mon gros oeil pour leur signifier de dégager. C’était décidé : « la prochaine qui me touche, je la bouffe ! » Je ne sais pas comment François a fait son coup. Certainement à force de lancer, relancer et lancer encore… Bref, au moment où sa merdouille en plastique a touché l’eau, elle a dû être happée par un siphon et descendre à la verticale, sous l’eau blanche là où aucun leurre qui ne soit lesté d’une enclume ne peut couler. À moins que son poisson en plastique ne se soit accroché dans la mousse de la cascade et que le courant ait noyé le nylon avant que le triple ne se libère seul, emmenant le leurre contre mon nez… Bref, c’est une chose que je ne m’explique toujours pas – chance de cocu –, toujours est-il qu’au moment où j’ai senti une de ces saletés de perchettes picorer un gammare contre mon opercule de bécard, du même geste, j’ai envoyé valdinguer l’anthropologie et je me suis retournée façon Mohamed Ali et sans regarder j’ai balancé un uppercut bec fermé dans le machin pour lui apprendre à vivre et là… Horreur ! Piquée ! J’étais piquée ! Agrafée au-dessus du bec ! J’ai compris aussitôt le concours de circonstances (je ne me serais jamais laissée tromper par un machin aussi grossier) ! Je me suis roulée dans les galets comme un diable, secouant la tête et niant les évidences à la façon d’un homme politique obligé de s’expliquer. Par chance, le machin en plastique a giclé… Ouf ! François n’a rien compris. Son scion a tressauté deux fois comme quand la bavette du leurre ricoche sur les galets, mais, je peux vous dire que j’ai eu chaud. J’en fus quitte pour un pèlerinage à l’aplomb de la colline où les truites viennent pondre. La chapelle nichée dans les chênes verts qui dominent timidement la vallée est appelée Notre-Dame-des-oeufs – toutes les truites connaissent l’endroit, c’est à la fois notre Nativité et notre chemin de Compostelle. Nous y partons en procession une fois l’an. Sur la gravière où nous frayons, une fois que les copines et les copains eurent quitté les lieux, j’ai poussé du bout du museau un beau galet et j’y ai déposé dévotement un bouquet de porte-bois pour remercier… Un exvoto truite, quoi.
Liturgie de la vie
Plouf… Discrète comme un duvet tombé sur le courant, la mouche artificielle a percé la surface. Elle descend lentement, lentement dans le profond où je me tiens. Si la perfection liquide qui me sert de maison change les cailloux en diamants et les brindilles en colliers, elle m’annonce également le passage du leurre de multiples façons. Pourtant, Orion a tendu son piège loin, très loin de mes yeux. Il l’a fait si secrètement que je me demande parfois comment il fait pour savoir où se trouve sa nymphe tant la dérive est interminable… Mais moi, rien qu’à l’oreille, je connais le temps qu’elle va mettre pour apparaître devant mes yeux – peut-être fait-il de même ? – je sais alors qu’il ne faudra pas bouger d’un pouce. Quel drôle de jeu ! Je ne mordrai pas. Je connais le piège. Cent fois, il me l’a fait et il espère toujours… Là… Nous y sommes, je la vois ! Aujourd’hui, il me fait le coup de la pheasant tail : quelle idée originale ! Pour son anniversaire, je lui accorde parfois une attention, mais j’ai passé l’âge de ramasser tous ces pièges à truitelles ! Mais Orion n’apprend rien. À l’espoir démesuré succède une déception immense. Il a la bêtise des amoureux. Mille fois il se coincera les doigts dans la porte et mille fois il les remettra. Son imprévoyance est génétique. Vous dire les rhumes et les migraines que ce pauvre homme a endurés pour se retrouver face à moi dépasse l’entendement. Force de caractère ? Bêtise ? Impossible à démêler : couper l’écheveau serait le plus sage ! Mais laissons-lui encore un peu de temps. Il espérait m’attraper depuis si longtemps qu’il identifiait ma rivière à sa maison. Pauvre fou ! Pour peu, mes nageoires auraient gouverné ses soucis et ma peau servit de toile à sa tente ! Ne pouvait-il pas plutôt reconnaître qu’il avait envie de vivre comme une truite et se perdre dans les courants sans avoir de comptes à rendre ? Mais forcément, comme il n’a pas de nageoires… Le pauvre garçon ne pouvait certainement pas faire autrement que de se tourner vers moi… Mais je ne me sens pas coupable. Puisque c’était si important pour lui, il a bien fallu que j’apparaisse. Ce ne fut ni dans un buisson ni sur le chemin de Damas, mais dans un radier bien clair à la fin du printemps. Pourtant mon épiphanie n’a rien calmé : Orion est devenu insupportable.
Désagréable aux autres et à lui-même, mon ombre dansait en permanence dans les recoins de son regard. Il ne pensait qu’à moi, maigrissait, devenait insistant et sournois. Il fallait que cela cesse. Un matin, sa nymphe comme un papillon de cendres est descendue vers mes lèvres mais je jure que je n’ai pas mordu. Comment cette invisible saleté a pu glisser son dard entre mes dents ? Diable de pêcheur ! Ne pouvais-tu pas plutôt jouer au foot ? La balle damne l’homme, le fait indiscutable, mais franchement, un demeuré de plus ou de moins dans la gibecière de Satan, où serait la différence ? Bref, je me suis encore retrouvée attelée à un fil. Han, han, han… Et cette ficelle comme un carcan qu’il faut maintenant que je tire, non de non, han, han, han ! Orion est aux anges. Il croit frôler les bras de la déesse, il donne du fil. Son souffle retient l’air, l’émotion est palpable, le tempo pathétique. Tendue de son coeur à mon coeur, la ligne vole et fend l’eau et l’air : abîme et ciel liés par le bras d’un homme. Orion trébuche, se vautre, se relève. Quelle bagarre ! L’homme s’accroche à la canne comme s’il ne savait pas qu’il possédera toujours un coup de retard… Ses pas d’ivrogne heurtent les galets comme autant d’entraves à son rêve. Le dénouement est proche. Il n’est plus l’heure de tisser des liens. Il faut liquider. Nous sommes accrochés, mortellement accrochés et ce sabbat à contre-pied emporte vase, algues et roseaux. Quel cirque ! Le géant trébuche, s’enfonce au milieu des iris, se traîne à genoux : un vrai chemin de croix ! La canne brandie incruste un point d’interrogation immense dans le ciel – prière jetée ou anathème ? – elle nous fait loucher tous les deux mais bientôt j’entrevois l’issue ! Encore une passe ou deux… Mes armes sont affûtées ! Je sais qu’il doute et qu’il fait semblant de ne pas douter. Il se vautre encore et encore se relève. Pendable ! Le gilet plein d’eau, des têtards dans les oreilles : misère du pêcheur sans Dieu ! Il me suit en se traînant sur le flanc. Seul le scion courbé ose encore assumer l’illusion. Cette fois, il est touché ! La botte pédale dans la vase. Orion entrevoit la fin mais ne lâche pas. Le fil le retient à la vie tant que la canne est courbée.
Hourra ! La branche est en vue ! Un coup de rein, deux coups de queue… Non ! Trop court ! Cette maudite ficelle synthétique brise mon élan. Nan, nan, nan : je secoue la tête comme un garnement et file plein aval reprendre mon souffle. J’en profite : avant la mise à mort, je veux encore longer la berge et dévisager une dernière fois celui qui me défie. Le temps d’une lente passe, je plonge mon oeil immense dans ses yeux… Pas de chance : Orion porte des lunettes jaunes. Mon dieu qu’il semble idiot ! Mais malgré l’accoutrement ridicule, le visage ne ment pas : les joues tendues et la bouche entrouverte posent lentement dans sa chair le masque des défunts. Salut, juste pêcheur ! Ne perds pas espoir, tu n’y es pour rien ! Han, han, han : deux coups de reins, trois coups de queue, cette fois, je parviens à passer sous la branche ! Le fil s’éraille et la soie se coince : han, han, han, la canne se redresse. Niqué !
La turbine « Francis »
Le directeur de l’usine se nommait Otto Walt et logeait dans la cité radieuse qui touche l’usine. Des cousines l’avaient vu au Verdon, vers Castellane, deux années avant sa prise de fonction. À l’époque, il se promenait en maillot de bain et je crois qu’il était surtout là pour camper avec ses copains dans les « schön Gorges-du-Verdon ». Le lieu avait dû lui plaire (il n’était pas encore l’autoroute à touristes que l’on connaît). L’homme était revenu quelque temps après et cette fois il n’était plus reparti. Lui aussi jouait de la canne à pêche. Oh, pas souvent, mais à la belle saison, il n’était pas le dernier. Il était blond, j’aime beaucoup les blonds car je les repère en premier. En fin d’après-midi leurs cheveux ont quelque chose de magique. Ils dégagent une chaleur comparable aux ailes des éphémères. Au début, Walt était en mission. Il venait tous les ans bidouiller je ne sais quoi sur les turbines, une histoire de soudure pour recharger les pâles, il paraît. Quand je dis turbine, comprenez turbine « Francis ». Ce n’est pas une plaisanterie. Difficile de trouver nom plus stupide pour une moulinette à poissons. Pour une truite, la turbine Francis est le diable des eaux. Ca passe ou ça hache. C’est à cause d’elle que nous avons perdu l’amont. Et pour une truite, vous le savez, l’amont, c’est la vie, la terre des noces, celle des naissances et des morts, celle où même stériles et maigres nous faisons le voyage pour crever. Maintenant, lorsque nous pointons le nez vers l’amont, nous trouvons Francis pour nous dire non. Il faut voir ce que nous voyons. C’est à peine croyable. L’eau devient tueuse et sa violence se fait surnaturelle. Passera, passera pas ? On s’approche, on hésite, le nez presque collé aux pâles on attend. Les muscles s’affolent dans ce courant insensé. Le corps happé comprend le péril, mais les truites sont nées pour remonter. Nous ne pouvons pas avoir peur de l’amont. A-t-on déjà vu une mère tuer l’enfant qu’elle entraîne dans son giron ? Seuils, goulets, cascades, nous pouvons tout passer. Au pire, un grand revers de flanc nous jette à bas ou nous assomme contre un rocher mais il est écrit que nous devons nous y lancer à corps perdu. Alors nous nous lançons. Le coup de rein est apocalyptique. Francis la terreur tourne, grésille et crache. Son mugissement est une roulette russe à poissons. Un barillet à huit coups avec huit balles dedans. Mais il faut jouer. Il fait : « wouiit crêêve wouiit, wouiit crêêve wouiit, wouiit crêêve wouiit… », cela monte comme du dedans. Le béton ensorcelé est hypnotique. Il veut faire entrer notre tête dans sa pierre. Et toujours ce chant : « wouiit ». Les sirènes chantaient de même pour faire perdre tête à Ulysse mais nous, les truites, la turbine nous la fait perdre pour de bon : on y entre truite et on en ressort sushi. Contre elle, il n’existe que les statistiques. Alors nous prenons notre élan et nous nous jetons en serrant les nageoires. Et puis après nous voyons s’il y a encore quelque chose à voir. Les poissons de plus de trente centimètres finissent tous en confettis. Pourtant, un jour, un brochet d’un mètre est parvenu à passer entre les pâles… Personne ne sait comment il a fait son coup. Depuis, on le surnomme Jésus. Il coule des jours heureux en aval à manger nos morceaux.
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Les mouches de légende : Le gammare BM 22 de Bernard Maillet
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
Une imitation de gammare parmi tant d’autres, mais pas n’importe lequel car il fut sans doute le premier à être destiné spécifiquement aux grosses truites sauvages, notamment celles de la Bienne dans le Jura ou du Chéran en Haute-Savoie. L’ ami Bernard Maillet, (que je salue au passage !) fut l’un des premiers pêcheurs à la nymphe à se spécialiser dans la pêche des grosses truites à vue sur ces rivières aquarium qu’il connaît parfaitement. Aujourd’hui encore, la BM 22, référence de ce gammare dans la collection des Mouches de Charette, fait partie des meilleures “nymphes” pour la pêche à vue des truites sauvages. La version commercialisée est plus fournie en hackle et de ce fait se trouve plus proche de ce qui se faisait il y a trente ou quarante ans. La version proposée ici a été allégée pour mieux correspondre à ce qui plaît aux poissons actuellement. A ce propos, Bernard déteste les gammares trop fournis, qu’il qualifie volontiers de “brosses à dents” ! Le rôle des pattes en hackle de coq roux consiste surtout à ralentir la descente de la bête pour lui donner un coté “suspending” qui est primordial, surtout juste après une petite animation qui a pour but d’attirer l’attention de la truite. Rien que d’y penser, j’ai la chair de poule en imaginant les deux yeux globuleux et mobiles d’une grosse truite qui vient de repérer la petite crevette dans sa phase de descente et qui s’en approche pour venir l’aspirer ! La pêche avec une BM 22 imprime dans nos têtes des images inoubliables ! Quatre tours de hackle suffisent à créer cette irrésistible attractivité qui met véritablement cette nymphe enapesanteur dans la couche d’eau. La BM 22 est surtout utilisée sous la canne pour les truites qui rodent le long des bordures, mais elle peut tout aussi bien prendre des truites à distance, notamment dans les secteurs calmes, où sa façon de couler est tout aussi crédible.

La pêche à la tchèque ou la nymphe pas catholique…
Version extrême de la pêche à la nymphe “au fil”, la méthode tchèque est plus proche de la pêche au toc avec des nymphes artificielles que de la pêche à la mouche. A vous d’accepter ou pas de pêcher avec une technique où la soie sort rarement du moulinet, sauf pour suivre un beau poisson. Mais avant d’avoir une attitude négative envers cette méthode, voyons à quoi elle ressemble.
Que le pêcheur utilise une mouche sèche, un streamer, une nymphe ou une mouche noyée, la pêche à la mouche se caractérise par le fait que c’est la ligne (la soie) qui propulse le leurre et non le leurre qui entraîne la ligne. Dans ce dernier cas, il s’agit de pêche au lancer. Que penser alors de la pêche dite « à la tchèque” où la pêche se fait avec deux ou trois nymphes casquées, un bas de ligne de dix mètres et une soie qui ne sort presque jamais du moulinet ? Pas de doute : c’est bien de la pêche avec des mouches mais le rapport avec la pêche à la mouche est assez lointain…
Que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre !
Et pourtant, de quel droit l’exclure des pêches sportives ? A ce compte, lorsque nous propulsons une nymphe au moyen d’un lancer arbalète, nous ne faisons pas de la pêche à la mouche mais de la pêche au lancer… Je connais un certain nombre de nympheurs qui ne sont pas capables de prendre un poisson autrement ! Essayez de faire une arbalète avec une petite mouche sèche, vous constaterez sans problème que c’est bien le poids de la nymphe qui aide à lancer !
Le lancer
Il est possible de fouetter un bas de ligne tchèque avec une mouche sèche à courte distance, mais dès qu’on pratique la technique tchèque comme il se doit, c’est-à-dire avec des nymphes, cela n’est plus possible. Pour lancer à sept ou huit mètres, il faut laisser le bas de ligne et son chapelet de nymphes s’étendre totalement lors du lancer arrière avant de shooter franchement
vers l’avant en prenant soin de
Fête de la pêche à la mouche de Charleroi, toujours un succès !
Ce week-end s’est tenue la 21ème édition de la fête de la pêche à la mouche de Charleroi en Belgique et dont Pêches sportives était le partenaire. Comme chaque année, ce salon qui rassemble des exposants européens a tenu son rang de rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de montage de mouches, de matériel mais aussi d’évasion avec les voyagistes et les guides. Un grand bravo à l’équipe de bénévoles (l’Amicale des pêcheurs à la mouche de Charleroi) qui organise le salon de pêche à la mouche le plus fréquenté tant par les exposants que par les visiteurs en pays francophone européen.

Salon de Charleroi, décollage imminent !
L’équipe de l’Amicale des pêcheurs à la mouche de Charleroi organisera ce week-end sa 18e édition de la Fête de la pêche à la mouche. Ce salon de référence compte des exposants venus de toute l’Europe pour le plus grand bonheur des visiteurs qui peuvent en profiter pour trouver… l’introuvable !
La Fête de la pêche à la mouche de Charleroi aura lieu les 26 et 27 janvier au hall Sambrexpo, rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150, 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Renseignements : www.apmc.be
Catalogue JMC Mouches de Charette 2016
Avec 216 pages, le nouveau catalogue JMC Mouches de Charette compte plusieurs milliers de références et propose une offre des plus complètes aux pêcheurs à la mouche. Ce catalogue gratuit présente l’avantage d’indiquer les prix publics pour chaque produit, ce qui permet d’y voir beaucoup plus clair ! Téléchargeable sur www.mouchesdecharette.com ou disponible chez votre détaillant. Parallèlement, un catalogue est édité pour la pêche du corégone et pour la pêche au toc.

Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !
En date du 30 septembre 2015, le Conseil d’Etat a rendu une décision qui a fait peu de bruit dans le monde halieutique. Pourtant, en annulant l’article 31 du titre V du livre VII du code de la justice administrative suite au recours déposé par l’AAPPMA Les Deux Vallées, le Conseil d’Etat remet en cause les conditions d’agrément et les statuts types des AAPPMA. La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) avait souhaité mettre les associations “au pas” en imposant une réglementation générale à toutes les associations. C’est donc raté, car désormais, la FNPF ne plus plus imposer des tarifs de cartes de pêche aux AAPPMA. Dans cette affaire, le Conseil d’Etat à entre autre retenu que “les articles 9, 29 et 31 des status types sont contraires aux dispositions relatives aux pouvoirs des Fédérations départementales et de la Fédération nationale ainsi qu’au principe de liberté d’association;”. En revanche, la décision ne précise pas si d’autres mesures sont concernées par la décision : quota de prises journalier, annuel, tailles légales, etc.

Pêches Sportives Vidéo n°41 : Pêche lente en bateau au lac de Malaguet en Haute-Loire avec Grégoire Juglaret
Champion de pêche à la mouche bien connu, Grégoire Juglaret vous emmène sur le magnifique plan d’eau de Malaguet en Haute-Loire pour nous faire découvrir une pêche à la mouche en bateau avec un train de trois mouches. En hiver, les pêches lentes sont souvent payantes en lac et c’est bien cette technique que Grégoire met en pratique, sur le modèle de ce qu’il a appris avec les meilleurs spécialistes dans les Iles britanniques, berceau de la pêche en réservoir :
– Installation et réglage de l’ancre flottante.
– Observation de la surface de l’eau pour trouver la meilleure dérive dans le vent.
– Choix du matériel et des trains de mouches.
– Comment bien anticiper les touches en fin de récupération, le fameux “lift”.
Le gammare vitrail
Les nymphes “lisses“ sont à la mode. Après les perdigones et autres variantes passées à la résine UV, voici la gammare vitrail vue sur le blog de Ch’ti Moucheur. Réalisée à base de plastique polymérisée sous une bonne couche de résine UV, le gammare vitrail joue sur la transparence et les couleurs des billes situées dans la matière. Une bonne nymphe pour la pêche de l’ombre surtout, à vue ou au fil. Pour ceux qui ne savent pas comment les monter, elles sont en vente sur ce blog.
https://sites.google.com/a/chti-moucheur.com/
