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Catégorie : Montage
Articles de montages de mouche, Vidéos de montages de mouches, tutoriels de montages de mouches pour les pêcheurs débutant et les plus chevronnés

10 conseils pour réussir ses nymphes
La réalisation de nymphes et de larves artificielles ne présente pas à première vue de difficultés notoires comparée à celle des mouches sèches et des émergentes. Cette apparence trompeuse se vérifie chez de nombreux monteurs qui butent sur des étapes pas aussi simples qu’il n’y paraît. Voici comment réussir de belles nymphes grâce à quelques principes de base très utiles devant l’étau.
Par Philippe Boisson
De plus en plus présentes dans les boîtes à mouches des pêcheurs, les imitations de nymphes, il y a peu encore sujettes à polémiques, ont fini par trouver leur place dans l’attirail du moucheur au milieu des mouches sèches et des émergentes. S’il existe de très bons modèles dans le commerce, peu d’entre-eux sont proposées dans différents lestages, indispensables pour pêcher juste. C’est pourquoi le montage des nymphes artificielles est un passage obligatoire pour le monteur de mouches débutant ou confirmé. On pourrait penser que leur réalisation ne pose pas de problèmes particuliers, tant on est plus proche de la simple silhouette que de l’imitation hyperréaliste. La réalité est toute autre. La plupart des monteurs de mouches débutants ne parviennent pas à respecter les proportions des différents éléments qui constituent une larve d’éphémère. Pourquoi ? Parce que l’exercice est très différent de celui qui concerne la réalisation d’une mouche sèche. L’hameçon est souvent lesté par du fil de cuivre ou de plomb, la quantité de matériau à travailler est importante, tant et si bien que la gracile nymphe se transforme en masse informe. Nous vous proposons dix conseils pour réaliser facilement de belles nymphes, qui plairont autant au pêcheur qu’aux poissons. A vos étaux et bon courage !
1 – La longueur des cerques
Les cerques des larves naturelles d’éphémères sont dans la majeure partie des cas très courts. Ils n’excèdent pas en général la longueur de l’abdomen de l’insecte, voire souvent un peu moins. La larve d’Ephemera danica, la mouche de mai en est un bon exemple. Il s’agit donc de respecter cette règle devant l’étau pour diverses raisons, la première concerne le souci de copier la réalité et la seconde tient à l’immersion des nymphes et larves artificielles qui doivent pouvoir couler sans que des cerques trop longs freinent la descente dans l’eau. Mettre des cerques trop longs sur ses imitations est un défaut classique que l’on observe chez la plupart des monteurs.
2 – Ne pas aller trop loin…
Ah, quelles sont belles les imitations où le corps épouse la courbure de l’hameçon, donnant ainsi un semblant de vie aux artificielles ! Mais attention, un corps qui descend trop bas sur l’hameçon engendre des décrochages fréquents de poissons, surtout avec les hameçons sans ardillons. Pour un hameçon à hampe droite, il faut impérativement arrêter le corps lors du montage juste avant la courbure.
3 – Choisir un hameçon adaptéTous les modèles d’hameçons ne conviennent pas pour monter des nymphes. Certains modèles sont excellents pour réaliser des mouches sèches ou des émergentes, mais s’avèrent inadaptés pour les larves et les nymphes. Ces dernières sont souvent plus épaisses que les mouches sèches surtout au niveau du corps et de l’abdomen. Il convient donc de choisir des hameçons dont la courbure n’est pas trop fermée et dont la pointe ne se retrouve pas sous le thorax une fois la nymphe réalisée. D’une manière générale, les hameçons dits “standard” conviennent bien. Citons les références Tiemco 100, 9300 ou 3769 ainsi que les modèles Devaux B 405 ou B 401. Pour les modèles à hampe courbée (caddis hooks), tout va bien jusqu’à la taille 15, mais en 18 ou en 20, il faut des doigts de fée pour ne pas surcharger la mouche.
4 – Attention à ne pas prendre la grosse têteLorsqu’on débute dans le montage des mouches, il paraît inimaginable de faire tenir des matériaux sur un hameçon par seulement trois ou quatre tours de fils de montage. Avec les nymphes, les choses se compliquent au moment de réaliser la tête de l’imitation. Par mauvaise gestion des étapes précédentes, on se retrouve avec un excès de matériaux qui trouve sa place sous x tours de fils de montage et du noeud final. C’est donc dès la première étape, généralement la fixation des cerques qu’il faut être attentif pour ne pas “déraper”.
5 – Le mariage des couleursQu’il s’agisse d’imitations destinées aux truites ou aux ombres, le choix des couleurs des matériaux ne se fait selon ses propres envies, mais selon celles des poissons. Si la meilleure école reste l’expérience, les années de pratiques qui vont opérer une sélection naturelle dans vos boîtes pour ne garder que l’essentiel, on peut rappeler quelques principes de base bien utiles. Tout d’abord, le thorax doit être légèrement plus foncé que l’abdomen, ensuite il est souvent intéressant d’appliquer ce principe en restant dans la même tonalité : par exemple jaune olive clair pour l’abdomen et jaune olive foncé pour le thorax. De même, évitez les couleurs primaires au profit de teintes particulières comme le jaune moutarde, l’ocre, le vert olive. Les teintes “rouille” sont également excellentes.
6 – Le mariage des matériauxComme pour les couleurs, les matériaux ne font pas tous bon ménage, ou en tous cas pas n’importe comment. Un corps en fibres de queue de faisan peut facilement être suivi par un thorax en dubbing de lièvre, alors que l’inverse est beaucoup plus difficile à faire. Inspirez-vous des modèles célèbres et très répandus. L’ordre de montage de ces modèles n’est pas dû au hasard, mais répondent à des règles bien établies en matière de montage de mouche. Il est souvent nécessaire de consacrer un peu temps à la recherche de certains matériaux spécifiques (fil de montage, soie flosse, plumes et dubing de qualité) car cette activité est semblable à la cuisine. À chacun son tour de main est ses astuces.
7 – Comment placer une bille percéeLes billes percées sont à la mode car elles cumulent plusieurs avantages : lestage, couleur, forme, etc. En revanche, elles sont difficiles à placer solidement et correctement en raison du perçage conique de la plupart des modèles. Avec le fil de montage, on peut réaliser un aller-retour sur la hampe pas trop serré, faire glisser le tout contre la bille et ajouter une goutte de cyanoacryate. par capillarité, la colle suivra le fil de montage jusque sous la bille. On peut aussi, avec les modèles très lestés faire la même opération avec du fil de plomb, mais la capillarité ne fonctionnant plus, il s’agit d’ajouter la colle sur tout le longueur de plomb puis de le pousser contre la bille.
8 – Le bon cerclage
Il est parfois des choses simples et évidentes qui ne viennent pas naturellement à l’esprit. Cerclé un corps de nymphe réalisée en fibre de queue de faisan avec un tinsel ou un fin fil de laiton peut sembler enfantin, mais ce n’est pas tout à fait le cas. En effet, enroulé dans le même sens que les fibres de faisan, le cerclage disparaît partiellement entre les fibres, obligeant le monteur à l’enrouler en spires plus larges, ce qui d’une part, n’est pas très beau et d’autre part pas offre un rendu bien différent de l’effet souhaité. La solution m’a été donnée par Michel Flénet. Le célèbre monteur m’a simplement indiqué qu’en enroulant le tinsel à l’envers, c’est-à-dire dans le sens inverse de l’enroulement des fibres, il n’y avait plus aucun problème !
9 – Le bon lestageLe lestage des nymphes reste un problème pour de nombreux monteurs. Plus on leste par du fil de cuivre, de laiton ou de plomb, plus l’imitation peine à garder une silhouette fine. Dans le cas d’un fort lestage, par exemple, par une hampe et demie de fil de plomb, on aura intérêt à simplifier la formule de montage d’un modèle donné, afin d’obtenir une silhouette correcte. Le regretté Norbert Morillas, dont l’efficacité à la pêche à la nymphe était bien connue, avait finalement supprimé le thorax et le sac alaire de ses pheasant-tail, s’inspirant des modèles Étiage Devaux d’André Terrier. Il ne restait que les cerques, l’abdomen et la tête, et les résultats obtenus en terme de prises étaient identiques à ceux obtenus avec des modèles plus élaborés et imitatifs.
10 – Observez les insectes naturels !
C’est un euphémisme que d’écrire que rien ne remplacera l’observation de la nature, en l’occurrence en ce qui nous concerne ici, des larves et des nymphes naturelles, pour réaliser de belles imitations faites de plumes, de poils et de matériaux synthétiques. Certes, mais à voir certaines boîtes, ça n’a pas l’air si évident… Alors prenez le temps de bien regarder ces charmantes bestioles : formes, couleurs, contrastes, tailles, proportions, c’est dans tous les cas passionnant ! Les tentatives de copies conformes très poussées dans les détails n’ont en revanche rien apporté en terme d’efficacité. Souvent c’est même l’effet inverse… Il faut donc se limiter aux couleurs, proportions et formes.

Réédition d’un guide pour les moucheurs
Les éditions Artémis ont décidé de rééditer Mouches de
pêche, l’encyclopédie, un des grands succès
de la maison d’édition. Vous trouverez ici 1 500 modèles de mouches pour les
truites et les ombres provenant de tous les pays, ainsi que les montages pour
les réaliser. Photo, liste des matériaux, fiche de montage, texte détaillant
l’action de pêche : chaque modèle deviendra pour vous accessible. Enfin
des portraits de monteurs renommés qui ont marqué le monde du montage de mouche
complètent l’ouvrage. La parution est programmée pour le 10 novembre.Renseignements :
Prix public TTC : 53 euros

Bien choisir ses hameçons pour la pêche en réservoir
La conception d’une mouche artificielle ressemble un peu à une recette de cuisine. Avec les mêmes ingrédients, on pourra obtenir des résultats bien différents. Ainsi les hameçons, dont les formes varient considérablement, ne doivent pas être choisis au hasard pour monter des mouches pour la pêche en réservoir. Chaque forme doit être destinée à une utilisation précise.
Par Philippe Collet
Pour le montage de mouches ou streamers pour la pêche en réservoir, on cherche bien sûr un hameçon au piquant de qualité, possédant un ardillon facile à écraser ou sans ardillon, au rapport solidité/finesse du fer convenable. On cherche ensuite une taille et une forme particulière, voire une couleur d’hameçon correspondant au type de mouche que l’on souhaite monter. Il existe de nombreux fabricants d’hameçons et encore plus de revendeurs. Je ne peux pas détailler ici une liste exhaustive des différentes références disponibles sur le marché. Je me contenterai de citer les hameçons que je connais pour les utiliser régulièrement. Vous noterez qu’habituellement dans les fiches de montage de mes articles, je cite des références souvent précédées de « type » ou suivies de « ou équivalent », mon objectif étant de montrer que je ne suis pas focalisé sur telle ou telle référence particulière, mais plutôt sur une forme donnée. Si certaines formes spécifiques d’hameçons n’existent que chez un fabricant, les plus classiques sont déclinés par presque toutes les marques.
Le diamètre du fer de l’hameçon
Le rapport finesse du fer de l’hameçon/ diamètre du bas de ligne utilisé me paraît très important. Avec un 25/100, un streamer monté sur un hameçon fort de fer pénétrera facilement la gueule du poisson à condition que le ferrage soit réalisé avec la soie, canne dans l’axe de cette dernière et non avec la pointe de la canne trop souple.
De la même façon une imitation de chironome montée sur un hameçon épais et lourd, destiné à tendre le montage, générera des décrochés si le ferrage n’est pas appuyé à cause d’un bas de ligne suffisamment solide.
Retenez bien que les mouches montées sur des hameçons forts de fer nécessitent des ferrages marqués seulement possibles avec des fils de 20/100 et plus. En deçà, la casse devient quasi-systématique sur un ferrage dans l’axe et les décrochés fréquents si vous ferrez à la canne. Plus vous devez diminuer le diamètre du fil, plus vous devez affiner le fer de vos hameçons.
Par exemple, j’utilise de moins en moins les hameçons Kamasan B 160 taille 6 dont le fer est beaucoup plus épais qu’en taille 8 car je pêche plutôt en 19/100 au streamer (même si un 22 ou un 25/100 pourrait très bien passer) et je n’appuie que modérément mes ferrages pour éviter la casse. Je ne suis pas en confiance avec un hameçon épais qui occasionne à mon avis moins de piqués et plus de décrochés. A l’autre extrême lorsqu’on pêche sur fil fin en 10 ou 12/100, on utilise des hameçons très fins de fer pour qu’ils pénètrent sur un ferrage léger, quasi-insignifiant. Une canne douce et un long bas de ligne élastique permettent d’éviter la casse, mais ils ne favorisent pas l’ancrage efficace d’une mouche au fer épais. Même sur fil fin, les hameçons fin de fer sont mis à rude épreuve. Ils doivent résister au combat avec un poisson puissant et ne pas casser net.La couleur de l’hameçon
La couleur de l’hameçon me paraît accessoire. Certains disent que la couleur bronze, la plus classique, est moins visible pour le poisson que le noir, c’est fort possible. J’utilise indifféremment les deux, surtout sur les streamers. La couleur de l’hameçon a, par contre, un intérêt certain lorsque ce dernier sert de sous corps ou de teaser.
On peut monter des chironomes noirs en se servant d’un hameçon noir que l’on va cercler d’un tinsel ou d’un fil élastique coloré de type lure fil. On peut aussi les monter sur des hameçons rouges pour figurer un signal sang. Ou doré pour le côté teaser.
L’importance des proportionsLes pêcheurs qui montent leurs premières mouches ne respectent généralement pas les bonnes proportions pour leurs imitations. Si cela est important lorsqu’on imite un invertébré, une larve d’éphémère par exemple, ça l’est aussi lorsqu’on monte un streamer pour la pêche en réservoir. La réalisation de mouches bien proportionnées ne peut s’appuyer que sur des hameçons adaptés. Les hameçons doivent résister à la puissance des poissons de réservoir Les poissons de réservoir sont généralement bien plus gros que les poissons moyens de rivière. Il s’agit de truites arc-en-ciel dont les combats sont plus puissants que ceux des truites fario. Elles lancent des rushs rapides et opposent leur masse souvent imposante. La finesse que peut demander cette pêche, sur des poissons éduqués, surtout en fin de saison, oblige le pêcheur à utiliser des hameçons discrets mais solides, même s’ils doivent parfois être petits. Autant un pêcheur en rivière peut avoir du mal à valider la solidité de tel ou tel hameçon, s’il n’est confronté qu’à des truites fario de taille moyenne, autant un pêcheur en réservoir s’aperçoit très vite de la fragilité d’un hameçon. Dans les petites tailles, les bons hameçons pour le réservoir sont bien souvent les favoris des traqueurs de belles truites en rivière.
Les différents types d’hameçons
Les hameçons « standard »Ces hameçons dont les plus connus sont le TIEMCO 100, le Kamasan B 170, ou le VMC 7060 sont une base pour de nombreux montages. Des modèles proches, un peu plus longs comme le Kamasan B 401 ou plus courts comme le B 405 permettent des montages plus précis : nymphe au corps long, oreille de lièvre plus ramassée…
Les hameçons renforcésLe Tiemco 9300 ou le Kamasan B 175 représentent bien ce type d’hameçons. Ces derniers, aux formes identiques aux hameçons standard, mais au fer plus épais et parfois forgé sont très solides. La courbure du Tiemco est toutefois plus ronde. Elle offre plus de longueur pour le montage de nymphes. Cet hameçon forgé est utilisé pour la réalisation de petites nymphes et noyées, pour les pêches à proximité de la surface en soie intermédiaire car ils résistent à des touches plutôt violentes sur des fils de 16 à 18 centièmes.
Les hameçons forgés ont été frappés latéralement sur la hampe et la courbure. La section ronde de leur fer devient alors ovale avec deux faces planes. Cette action mécanique leur donne une résistance supplémentaire à l’ouverture. Ces hameçons sont facilement reconnaissables par leurs flancs aplatis. Le Kamasan B 175 au fer un peu plus gros et non forgé est plutôt utilisé pour le montage de streamers tels que l’Humungus, ou celui des petits streamers à aile utilisés en compétition sur les réservoirs du Royaume-Uni lorsqu’il faut leur donner un peu de poids.Les hameçons à hampe longue pour les streamers
Je suis de ceux qui pensent que les hameçons longs offrent plus de risques de décrochage en permettant au poisson de prendre appui sur leur longue hampe lors du combat. On trouve de nombreuses références pour ces hameçons dans les catalogues. Ils sont le plus souvent classés dans la rubrique des hameçons à streamers. Je les utilise peu pour le montage de mes streamers, hormis pour réaliser des pouics ou des sangsues. Pour ces deux mouches, la longueur de l’hameçon a une importance capitale car elle conditionne leur nage. Elle permet aussi la mise en place de matériaux sur une longueur accrue. Avec un hameçon long, la nage du leurre est plus planante et le leurre effectue de nombreux écarts latéraux. La longueur du corps permet aussi de réaliser des mouches volumineuses ou longues, tout en ne décalant pas trop la pointe de l’hameçon en tête, minimisant les risques de nombreuses tirées sans suite que cela occasionne.
Les hameçons à hampe courteLes hameçons courts et très ouverts sont des références intéressantes pour la réalisation de nombreux streamers. Lestés en tête avec une bille de laiton et parfois aussi quelques tours de plombs en plus, sur l’avant de la hampe, ils permettent une bascule verticale importante du leurre. Leur large ouverture permet, avec un corps court, de quand même bien dégager la pointe de l’hameçon. Pour cette même raison on peut aussi les utiliser pour monter de petits boobies à l’hameçon bien dégagé.
Les hameçons très fins de fer
Cette catégorie d’hameçons permet, la pratique des pêches très fines en réservoir, pêche en sèche, pêche en nymphe à vue, pêche en noyée en soie flottante sur fil fin. Leur pointe effilée, souvent sans ardillon, pénètre la gueule des poissons dès la première tension. Ces hameçons sont bien sûr plus fragiles, mais ils peuvent permettre de tirer son épingle du jeu sur fil fin face à des poissons difficiles. Nous pouvons citer comme hameçons type les TMC 103 BL ou les TOF D23 BL.
Les hameçons courbesUtilisés pour monter des chironomes dans les tailles 18 à 10 ou de petites casquées oreille de lièvre, ces hameçons sont déclinés en fin de fer et fort de fer. Ils existent aussi en différentes couleurs. Ils permettent une position et une nage de la mouche différente des hameçons droits. Les plus connus sont le Kamasan B 100 (fin de fer) et 110 (fort de fer) le Tiemco 2487 et le VMC 7075.
Les pointes pioche sans ardillonsCertains hameçons sont proposés avec des pointes en forme de pioche ou de lance, plus performantes que les pointes de section ronde. Ces pointes sont plates et fines, leurs bords, un peu tranchants, coupent, ce qui favorise la pénétration de l’hameçon avec peu d’effort. Ces hameçons peuvent plus facilement traverser des parties dures de la gueule d’un poisson. Ils sont intéressants pour les pêches fines ou le ferrage ne doit pas être trop appuyé.
On trouve ce type de pointes dans les références SP chez Tiemco.
Les apports et les contraintes de la compétitionLes divers règlements des compétitions, destinés à éviter certaines dérives, sont parfois contraignants. Ils ont conduit les pêcheurs à inventer des modèles spécifiques, adaptés aux règles définies. Dans ces règlements l’hameçon fait souvent l’objet de restrictions (taille, ardillon…). Le règlement des compétitions réservoir au Royaume-Uni interdit l’usage de mouches de plus de 15/16’’, soit 2,38 cm de longueur hors tout, montées sur des hameçons de maximum 5/8’’, soit 1,59 cm, ce qui correspond à un hameçon standard en taille 10. Cette partie du règlement a conditionné la mise au point d’une multitude de streamers et boobies respectant les tailles d’hameçon et de mouche définies par le règlement, soit de petits streamers de moins de 2,38 cm. Ce règlement interdit aussi l’apport de lest additionnel de type plomb enroulé, billes, etc., ce qui a conduit les compétiteurs à développer des montages sur des hameçons lourds, forts de fer, lorsqu’ils ont besoin de faire descendre leurs mouches.
Combinés à l’usage de soies plongeantes, ces hameçons permettent de pêcher en profondeur avec un train de mouches explorant différentes couches d’eau.
Les compétiteurs en sont arrivés à monter des chironomes sur des hameçons à carpe très forts de fer. Il va sans dire que dans les grands lacs profonds d’outre manche la pêche au chironome en 15 centièmes n’est pas de mise. Les poissons sont très puissants, leurs touches violentes peuvent casser net une potence en 25 centièmes sur une soie plongeante. Les pêcheurs utilisent des fils de 6 à 8 lbs soit 20 à 25 centièmes. Avec de tels diamètres, la pénétration du fer de gros hameçons dans la gueule des poissons ne pose pas de problème.
L’usage de ces mouches très prenantes au Royaume–Uni ne sera pas forcément couronné de succès chez nous sur des plans d’eau plus difficiles ou une bonne partie des poissons sont relâchés et chipotent plus, nous obligeant à pêcher avec des fils plus fin. Lorsqu’on s’inscrit à une compétition outre-manche, on a intérêt à s’y prendre suffisamment à l’avance pour monter des mouches spécifiques car on n’utilisera quasiment aucun de ses streamers utilisés habituellement en France. Pour les compétitions franco-françaises en réservoir la taille des hameçons est limitée à 32 mm, les hameçons à hampe longue TMC 5262 taille 4 mesurent environ 31 mm, ils sont à priori les plus gros hameçons utilisables et sont réservés à la fabrication des pouics.Le rapport forme taille
Certaines formes d’hameçons sont intéressantes dans quelques tailles et moins dans d’autres. Les hameçons renforcés comme le TMC 9300 par exemple sont plus utiles dans les petites tailles, du 20 au 14, pour résister à l’ouverture que dans les grandes où ils peuvent être remplacés par des hameçons plus classiques et fins de fer. Un hameçon comme le B 160 est surtout utilisé en tailles 12, 10, 8 et 6.


De la mouche au leurre, quelques trucs en poils
De la mouche au leurre, il n’y a qu’un pas, que Philippe Collet n’hésite pas à franchir ! Les poils de toutes sortes font merveille sur des têtes lestées. Pour le sandre, la perche et le black-bass, osez les trucs en poils !
Par Philippe Collet
En dehors de quelques bricoleurs talentueux qui sculptent leurs propres leurres durs ou moulent leurs leurres souples, les pêcheurs de carnassiers aux leurres sont en général des utilisateurs de produits finis. A contrario, les moucheurs qui ont appris à monter leurs propres mouches sont souvent plus créatifs. Au début, ils réalisent des montages le plus souvent extravagants et inutiles, qui viendront encombrer leurs boîtes, jusqu’à ce qu’ils se décident à faire un grand ménage pour ne garder que l’essentiel. Avec le temps, les moucheurs ne se mettent plus finalement à l’étau que pour monter des modèles éprouvés et compléter leurs stocks. Ces pêcheurs qui s’étaient équipés pour le montage de mouches pour le réservoir, le carnassier ou la mer disposent souvent d’une réserve inépuisable de matériaux. Comme ils sont de plus en plus nombreux à se mettre à la pêche des carnassiers, l’idée de créer ou d’améliorer ses propres leurres avec les matériaux disponibles a dû en effleurer plus d’un.
Voici quelques idées pour allier montage mouche et pêche aux leurres. J’espère qu’elles redonneront aux moucheurs un peu blasés l’envie de revenir à l’étau, et aussi aux pêcheurs de carnassiers l’envie de s’y mettre. Et puis ces leurres-là, vous serez les seuls à en posséder, même au Japon, ils ne les font pas ! Cela fait déjà pas mal de temps que Patrick, un de mes collègues de pêche, utilise des leurres en lapin de sa fabrication. Il a commencé à les monter à la fin de sa période réservoir avec les matériaux achetés pour leurrer les truites. Les premiers essais sur les sandres du canal ont été des plus concluants. Depuis, il en a toujours dans ses boîtes et prend régulièrement du poisson avec. Un autre collègue, Georget, que les clients du domaine de la Vallée (Aisne) connaissent bien, s’amuse depuis quelque temps déjà à fabriquer des mouches à carnassiers légèrement lestées pour les lancer avec un ensemble spinning. Il monte aussi des hameçons streamers qu’il accroche à l’arrière de petites cuillères tournantes, les rendant beaucoup plus attractives pour les perches ou les chevesnes qu’il convoite en rivière. J’avais moi-même monté des petits toupets de marabout de couleur chair sur les triples de certaines de mes montures à poisson mort manié, il y a déjà bien longtemps, pour leur ajouter de la vie. De nombreux autres moucheurs ont probablement déjà dérivé des montages mouche à destination du lancer.La technique du lapin blanc
Avec un autre ami, Christian, nous évoquons régulièrement avec le sourire la technique du lapin blanc. Il l’avait trouvée, à nos débuts en réservoir, sur le lac de Virton en Belgique. Ce jour-là, les truites très éduquées ne s’intéressaient pas à nos mouches. Nous avions tout essayé et n’arrivions à rien. Nos piètres compétences dans la discipline nous condamnaient à un échec cuisant. C’était sans compter avec le sens de l’observation de Christian. Après avoir abandonné quelque temps (par lassitude !) sa mouche sur le fond, ce dernier remarqua que les truites s’intéressaient d’un seul coup à son leurre réalisé avec une lanière de lapin blanc. Plus ça allait, plus ces poissons capables de refuser l’imitation la mieux présentée s’énervaient sur ce streamer. Leur curiosité les avait incités à venir voir ce leurre, immobile depuis déjà un moment. En s’en approchant, elles avaient créé des turbulences, faisant vibrer les poils extrêmement souples de lapin. Ce mouvement, des plus naturels, les avait incitées à s’enhardir. A force de passages et de coups de nageoires, elles réussirent à faire bouger puis décoller la mouche. Finalement plusieurs poissons se prirent au jeu et, la concurrence jouant, un poisson plus téméraire que les autres aspira la mouche. S’ensuivit une série de prises. Si nous bougions nos mouches, les poissons intéressés désertaient immédiatement le secteur. Avec cette méthode peu orthodoxe, nous avions pu sauver notre honneur de débutants en réservoir. Cette technique fonctionne régulièrement en réservoir, même si, plus souvent pratiquée maintenant, elle devient moins efficace. Au-delà de l’anecdote, cette expérience m’a permis de comprendre l’intérêt de matériaux ultra-souples, comme le lapin et le marabout, pour la vie qu’ils peuvent apporter à un leurre, même immobile.Des modèles éprouvés de mouches en lapin
Les pêcheurs à la mouche connaissent bien les vertus de certains modèles de streamer. Le pouic, cette mouche de grande taille (6 à 7 cm) constituée d’un corps en lapin, tourné sur un hameçon à tige longue, prolongé d’une queue en lapin, fonctionne très bien sur les truites en réservoir. Le même modèle en plus gros, tourné sur un hameçon de 6/0 avec des bandelettes plus larges, m’a permis la capture de nombreux brochets au fouet. Je délaisse maintenant un peu ces leurres, compte tenu de leur poids important, une fois gorgés d’eau, qui les rend difficiles à lancer. Je préfère les mouches en bucktail un peu plus légères. Pêcher des carnassiers au lancer avec des montages en poils ou en plumes ou avec des leurres associés à de tels matériaux n’est donc pas farfelu. Ces matériaux peuvent être un gage d’attractivité supplémentaire et un déclencheur d’attaques, surtout sur une phase d’arrêt ou d’animation lente. Un leurre en plastique dur ou souple ou en métal ne vit plus à l’arrêt. Lui ajouter une touche de poil ou de plume peut tout changer.Les fabricants s’y mettent doucement
Si l’on connaît les cuillères mouches dont le triple est garni d’un palmer, les cuillères à brochet dont le triple est orné d’un gros toupet de bucktail ou les poissons nageurs de surface et autres poppers dont l’hameçon de queue est agrémenté de 3 ou 4 pointes de hackle ou de brill, l’offre des fabricants est assez restreinte. Des fabricants de leurres souples ont intégré des bandelettes de lapin à leurs leurres pour leur ajouter de la vie. La collection “rabbits serie”, importée par AMS en France, propose des genres de worms, grubs et autres créatures dotés d’appendices en bandelettes de lapin. Ces bandelettes sont ancrées dans la masse du leurre souple au moment de son coulage, ce qui permet de les souder au leurre. D’après les tests du fabricant, l’adjonction de poils augmenterait de façon importante l’attractivité des leurres.De premiers essais très concluants
En observant dans l’eau claire, depuis un pont, des perches en train de s’énerver sur un plomb palette que j’animais sous leur nez et en les voyant taper furtivement sur la gaine rouge à l’arrêt du plomb, je me suis dit que dorénavant je garnirai mes hameçons triples de lapin ou de marabout pour que, même à l’arrêt, mon leurre ait encore de la vie. Mes essais ont aussi porté sur des montages de jigs en lapin avec ou sans lanières élastiques, d’hameçons de cuillères à jiguer.
J’ai encore opté pour des collerettes en lapin ou en renard arctique montées sur des têtes plombées devant mes leurres souples. Un jig en peau de lapin travaille de façon beaucoup plus efficace lors des pauses et réagit au moindre courant provoqué par le passage d’un poisson curieux. Avec un montage en lapin, le jig coule plus vite qu’avec une jupe en silicone volumineuse. Il faut donc réaliser des jigs légers si l’on veut pouvoir les utiliser en lancer ramené.
Le Woolly Bugger
Le Woolly Bugger est probablement le plus vieux streamer connu, le streamer de base, qui a inspiré de nombreux modèles dérivés. Un petit retour aux fondamentaux me paraissait important, d’autant que cette mouche un peu oubliée est redoutablement efficace, tant en lac et réservoir qu’en rivière ou en eau salée.
Par Philippe Collet
Le Woolly Bugger semble avoir été inventé par un certain Russell Blessing en 1967, un moucheur américain de Pennsylvanie, qui voulait une mouche imitant des grosses larves de plécoptères et des sangsues Le Woolly Bugger serait une variante du Woolly Worm, beaucoup plus ancien, puisque décrit dans les années 50. Le Woolly Worm était destiné à imiter des larves et des nymphes et était constitué d’un corps en chenille cerclé d’une plume tournée en palmer. Une sorte d’écouvillon comportant parfois un petit tag en laine. Le Woolly Bugger reprend ce corps en lui ajoutant une queue. Selon les proportions que l’on donne aux différents éléments qui constituent la mouche : corps, hackle, queue…, et selon les matériaux que l’on utilise : hackle mou ou rigide, lestage, brill…, le Woolly Bugger peut aussi bien suggérer des poissonnets, des nymphes, des petits amphibiens ou des écrevisses. Il peut aussi ne pas suggérer grand-chose de connu, mais déclencher le réflexe d’agressivité du poisson dans des versions plus incitatives qu’imitatives. Le hackle monté en palmer suggère la vie par ses palpitations. La queue amène le mouvement de nage quand la mouche est ramenée. Même en dérive inerte ou à l’arrêt, la mouche continue à “vivre”. Les déclinaisons de tailles, de couleurs, de matériaux et de proportions sont infinies. Les couleurs les plus populaires à travers le monde sont toutefois le noir, le marron et l’olive.
Un bon streamer pour la rivièreCette mouche permet non seulement de séduire les truites de réservoir mais aussi les truites de rivière. C’est la valeur sûre en rivière, en versions noire et olive, lorsqu’il s’agit de pêcher au streamer. Elle permet de leurrer les poissons carnassiers comme le brochet, le sandre, la perche et le black-bass, pour qui elle a été inventée à l’origine. Elle permet aussi de leurrer des carpes, qui la prennent pour une écrevisse, des poissons marins comme le bonefish ou plus près de nous les bars, qui la prennent pour un poissonnet ou une crevette. Outre-Atlantique, elle est très populaire pour la pêche des truites migratrices et du saumon.
Un modèle de référence pour le réservoirCette mouche excelle en technique lac et réservoir, où elle a donné naissance à de nombreuses variantes. Le Dog Nobbler des Anglais n’est pas plus qu’un Woolly Bugger dont la tête est lestée par une bille de laiton ou une cone head. Le très efficace Humungus, dont un modèle en version booby est présenté ici, n’est autre qu’un Woolly Bugger qui s’est vu affubler de huit à dix brins de flashabou or sous la queue et d’un corps en fine chenille or. Le pouic, monté tout en bandelettes de lapin ou en plume de marabout, a les proportions et surtout la nage du Woolly Bugger. Parmi tous les modèles de streamers utilisés en réservoir, le Woolly Bugger d’origine est souvent oublié. Ce modèle simple et épuré est pourtant très efficace et mériterait d’occuper plus de place dans nos boîtes à mouches, dans diverses tailles et coloris.
L’animation
Cette mouche peut être animée près de la surface ou entre deux eaux, mais elle pêche plus efficacement à proximité du fond. Avec les modèles montés avec un hackle mou, l’animation doit être lente pour donner une ondulation, une pulsation, à la mouche. Lorsqu’on souhaite ramener la mouche plus vite où lorsqu’on pêche des courants rapides, on privilégie des hackles plus nerveux, moins duveteux. En rivière, une animation lente à très lente peut être la clé de la réussite car le courant fait vivre de toute façon la mouche. Il est intéressant d’essayer d’abord de pêcher avec une mouche inerte de l’amont vers l’aval, puis, si cela ne marche pas, en plein travers du courant. On anime simplement un peu, en fin de dérive, pour faire remonter la mouche d’un seul coup et décider un éventuel poisson suiveur. Les modèles du type du Woolly Bugger Olive, légèrement lesté, dont la fiche de montage est présentée ici, conviennent très bien à cet usage. Plus classiquement, à condition d’utiliser des modèles plus lestés, on peut pêcher en lançant la mouche trois quarts aval et en la laissant dériver. La dérive peut être agrémentée de tirées plus ou moins rapides.
Selon la force du courant, on jouera sur le lestage de la mouche ou la densité de la soie pour amener l’artificielle près du fond. En lac, la problématique n’est pas la même. Un Woolly Bugger non lesté ou lesté en son centre a une nage plutôt planante, alors qu’un modèle lesté en tête dodeline de haut en bas de façon plus ou moins agressive, au gré des tirées imprimées à la soie par le pêcheur. Si l’on ne recherche pas une animation saccadée, il faut proscrire les modèles trop lestés. Il faut préférer un modèle peu ou pas lesté, combiné à une soie intermédiaire ou plongeante, plutôt qu’un modèle lourd accroché à une soie flottante. L’attractivité du leurre est supérieure, celui-ci réagit à la moindre aspiration, au moindre mouvement d’eau. De plus, sa présentation, en ligne avec la soie, permet un bien meilleur ferrage.Le modèle Leech
Le modèle Leech, dont la formule de montage est présentée ici, est un vrai Woolly Bugger non lesté, une des plus grosses mouches utilisées en réservoir. Son efficacité n’est plus à prouver. Il a souvent permis à ceux qui ont la patience de bien l’utiliser de gagner des compétitions au plus haut niveau. Je pense notamment à William Bergard à qui nous devons ce modèle. Cette mouche doit être animée très lentement, en pleine eau, mais surtout au ras du fond ou des cassures. Comme pour la pêche au pouic, les truites peuvent venir plusieurs fois tirer ou mâchouiller sa queue surdimensionnée avant de se piquer. Il faut des nerfs à toute épreuve pour ne pas ferrer amplement et pouvoir continuer à jouer avec le poisson, l’inciter à revenir à la charge jusqu’à ce qu’il se pique.
Cette mouche offre une très grosse bouchée. Son mouvement lent et sa taille la rendent irrésistible pour les truites qui ont du mal à ne pas venir “taper” dedans. Plus les poissons s’en approchent, plus ils l’animent et s’énervent, c’est là, je pense, le grand intérêt de ce modèle qui permet leurrer des poissons éduqués. Le nombre souvent important de touches compense les ratés.
La question du flashLa queue du Woolly Bugger peut être agrémentée de brins de matériau brillant, souvent du cristal flash. Deux ou trois brins placés de chaque côté de la queue du streamer permettent de suggérer des écailles et d’envoyer des éclats à distance. Selon les poissons recherchés, on mettra ou non ces quelques brins. S’ils sont souvent un plus indéniable, ils peuvent effrayer des poissons trop éduqués. Que ce soit pour la rivière, le réservoir ou même les autres pêches que nous n’avons pas développées dans cet article, j’espère vous avoir donné ou redonné l’envie d’utiliser cette mouche.

Portrait : Yann Le Fèvre, le magicien de la nuance
A l’heure de la mouche bling-bling toujours plus lourde et plus brillante perdure une tradition bien plus discrète, celle de la mouche bretonne, dont Yann Le Fèvre est le gardien. Portrait d’un artiste qui depuis trente ans jongle avec les matières naturelles pour capter une lumière rare et vivante qui fait la réputation d’une des plus belles collections de mouches artificielles au monde.
Par Jean-Marc Theusseret
C’est indéniable, il existe non seulement une tradition bretonne de la pêche à la mouche, mais plus exactement une philosophie bretonne de la pêche à la mouche. Nulle autre région française ne fait apparaître une telle symbiose entre un territoire chargé d’histoire, de légendes, ses rivières envoûtantes, ses poissons et ses mouches. Ha ! Les mouches bretonnes ! Elles se reconnaissent entre mille, mais prennent des poissons partout. Il faut dire qu’elles ont de qui tenir. La Bretagne fut très tôt fréquentée par les voisins anglais qui pratiquaient avec une technique inconnue des pêcheurs locaux bretons la pêche à la mouche.
Saumons et truites bretonnes succombaient à la présentation de petits plumeaux colorés aux couleurs vives de plumes d’oiseaux exotiques importés des colonies lointaines de l’Empire britannique. Les pêcheurs bretons tentèrent bien entendu d’imiter les Anglais, mais ne disposaient que de matériaux rudimentaires, tels que laine, fil de coton, plumes et poils des animaux de la ferme, et produits de la chasse. Ainsi naquit, faute de moyens, l’une des écoles de montage de mouche les plus réputées aujourd’hui ! C’est bien connu, les plus belles mouches prennent surtout les pêcheurs. La théorie de la mouche d’ensemble, peu imitative, terne, voire grossière, était née. Sans concertation entre les vallées du sud et du nord de la Bretagne étaient imaginées les premières collections parfois différentes, mais toujours aussi discrètes dans leur réalisation, à l’image des mouches en plume de paonne du célèbre saumonier de l’Ellé, Henri Clerc. Il faudra attendre 1932 pour que la société Ragot, basée à Loudéac, commercialise la première collection de mouches artificielles bretonnes et la fasse connaître dans toute la France, mais également à l’étranger.L’héritier
Yann Le Fèvre s’inscrit dans la continuité de cette tradition. Depuis 1978, il fabrique une collection issue de la tradition bretonne dont non seulement il se réclame à juste titre – lui à qui l’on doit le sauvetage et la sauvegarde des modèles traditionnels –, mais qu’il a su faire évoluer, créant tout en conservant ce qui fait l’originalité des mouches bretonnes : une collection universelle destinée à la pêche des salmonidés des rivières d’ici et d’ailleurs.
Il a su, tout en préservant le patrimoine, cultiver la modernité, particulièrement en inventant le concept de la série baptisée les Lanvollonnaises. Série unique dans le monde de la pêche à la mouche, car particulièrement polyvalente. Ainsi certaines représentantes de cette collection sont devenues des classiques au niveau national, comme la “mouche à Jo”, un petit sedge en croupion de bécasse redoutable, ou encore les émergentes Plougoulmoises, aussi appréciées en rivière qu’en lac ou en réservoir. Les Plouaisiennes sont des imitations de nymphes d’éphémères que Yann a eu la bonne idée de décliner en trois teintes : claire, mi-foncée et foncée.
Notons également une très belle série de mouches pour la pêche en lac : noyées, émergentes et mouches sèches, dont on sent l’influence irlandaise, pays que Yann connaît très bien. Quant aux mouches à saumons de Yann Le Fèvre, il y a longtemps que leur réputation a dépassé leur Bretagne d’origine pour aller faire des merveilles sur les rivières islandaises, russes, écossaises ou irlandaises.
Il existe un point commun à toutes ses mouches, qu’elles soient pour le saumon, la truite ou l’ombre, c’est la vie ! Yann est un artiste au sens large. Ce passionné de dessin et de peinture sait mieux que beaucoup marier les matériaux, les teintes, les brillances, pour qu’au final une mouche, comme une oeuvre, “fonctionne”. Regarder sa collection nous rappelle à quel point cet exercice qui consiste à concevoir des modèles avec juste l’essentiel de matière est beaucoup plus difficile que “d’en mettre des tonnes”.
Renseignements :
www.mouchesyannlefevre.com
Les vertus du Z-Lon
Pour un matériau synthétique, pas facile de se faire accepter des monteurs de mouches. C’est pourtant ce qu’à réussi le Z-lon depuis quelques années. Ce matériau permet l’imitation des ailes et des enveloppes nymphales.
De tous les matériaux synthétiques à la disposition des monteurs de mouches, le Z-Lon est sans nul doute un des rares à avoir trouvé sa place auprès des pêcheurs attachés aux matériaux naturels. Les raisons de ce succès sont liées aux qualités – bien naturelles celles-ci – de ce matériau très simple, composé de fibres de nylon ondulées. Si une seule de ces fibres ne flotte pas, une mèche trouve un appui partiel sur l’eau, à demi immergé, qui convient bien, vous l’aurez deviné, aux différents stades de l’émergence. Matériau imperméable, il retrouve une flottaison identique après un ou deux faux lancers. Sa transparence le destine également à l’imitation des ailes. On le trouve en différentes nuances de gris et de beige. Selon la teinte, le Z-lon permet d’imiter les éphémères, les trichoptères mais aussi certains insectes terrestres comme les fourmis ou les diptères. Les pêcheurs en rivières ou en lacs peuvent tirer parti des mèches de Z-Lon. Voici quelques applications les plus courantes pour lesquelles on peut lui faire confiance.

Pêche sportive et respect du poisson
Le fondement de l’évolution de la pêche de loisir en France repose aujourd’hui sur la pratique du no-kill. Les pêcheurs pensent ainsi que la pêche est devenue une activité de plein air comparable à d’autres. Seule différence, notre loisir implique des êtres vivants qu’il faut respecter, manipuler le moins possible, et avec le plus grand soin. Malheureusement, ce n’est pas toujours ce que l’on voit au bord de l’eau. Les pêcheurs ne semblent pas conscients de l’image qu’ils véhiculent bien au-delà du cercle halieutique.
Par Jean-Marc Theusseret
La pêche de loisir évolue. Fini le temps de la récolte où un bon pêcheur se reconnaissait à la taille de son panier. Un peu partout dans les pays développés et riches, le no-kill s’est imposé. Le poisson n’est plus forcément un aliment, mais un être vivant que l’on respecte et que l’on remet à l’eau vivant. Ainsi les pêcheurs sportifs revendiquent une éthique irréprochable. Dans la pratique cependant, les choses ne sont pas toujours aussi idylliques car un certain nombre de pêcheurs pratiquent le no-kill sans prendre suffisamment de précautions et sans toujours se préoccuper de la survie du poisson après la remise à l’eau. Et cela touche toutes les techniques de pêche sportives, à la mouche ou au lancer. Les pêcheurs confondent no-kill (ne pas tuer) et remise à l’eau. Beaucoup sont adeptes du “service minimum” qui consiste à remettre à l’eau un poisson sans prendre suffisamment de précautions.
Le débat peut paraître anodin mais la pratique du nokill sera sans doute dans quelques années un débat qui opposera les pêcheurs aux défenseurs des animaux. Bien avant l’interdiction, dans certaines provinces espagnoles, de la corrida, bien avant l’interdiction de la chasse à courre du renard en Angleterre, le no-kill a été interdit dans deux de nos pays voisins, l’Allemagne tout d’abord il y a une dizaine d’années et la Suisse en 2008. Je me souviens du coup de massue qu’ont pris sur la tête les pêcheurs français lorsque la nouvelle est tombée concernant la Suisse via les forums. Les “no killeurs bloggeurs” français étaient abasourdis et ne trouvaient pas les mots pour exprimer leur incompréhension. Passé l’étape du choc psychologique, certains tentaient de rassurer les autres membres des forums en disant “ouais, mais ça ne pourra jamais arriver chez nous”. Pas sûr. Dans ces deux pays où l’on doit désormais tuer les poissons dans le respect du quota journalier (et dès qu’il est atteint on doit arrêter de pêcher), les défenseurs des animaux sont passés “en force” en faisant adopter des lois sur un sujet qui a surpris tout le monde. Et dans les deux cas, la raison de leur victoire est liée aux souffrances qu’endurent les poissons lorsqu’ils sont capturés puis remis à l’eau. La France fait partie de l’Europe, et qui sait si dans dix, quinze ans ou même avant, une loi européenne n’interdira pas la pratique du no-kill dans tous les pays de l’Union. La question peut sembler aussi incongrue que ne l’a été la pratique généralisée du no-kill, méthode que personne ou presque ne pratiquait ou n’imaginait praticable il y a vingt ans en France.Les dérives du no-kill
Soyons clair. La pratique du no-kill ne peut exister que si les pêcheurs respectent profondément les animaux qu’ils recherchent. Il faut de l’amour, de l’attention et cela doit être naturel et non parce que ne pas prendre assez de précautions permet à certains de nous montrer du doigt. Les pêcheurs de carpes ont montré l’exemple avec une pratique du no-kill quasi irréprochable. Les pêcheurs à la mouche de truites et d’ombres bénéficient d’un avantage sur les autres techniques grâce à l’emploi de petits hameçons sans ardillons. Mais, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, tout est plus compliqué. Certes, un brochet dispose d’une dentition autrement mieux fournie que celle d’un ombre, ce qui impose des hameçons permettant sa capture.
La perche est fragile au niveau de sa mâchoire et la mode, qui nous vient des champions américains ou japonais pêcheurs de black-bass, est de tenir une pauvre perche par la mâchoire inférieure avec tout le poids de son corps qui repose sur celle-ci. Il n’est pas nécessaire d’être vétérinaire pour comprendre que l’animal se passerait bien de cette gymnastique. Les pêcheurs aux leurres copient bêtement les champions des grands tournois de pêche du black-bass sans se poser de questions. De même, la pêche du sandre et de la perche en lac de retenue pose le problème de la décompression chez les individus pris à une profondeur inférieure à une dizaine de mètres. Les percidés disposent d’une vessie natatoire différente de celle des cyprinidés.Chez la perche et le sandre, la vessie natatoire est double et ne comprend aucun système qui les relie à l’extérieur, comme le tube pneumatique que l’on retrouve chez les cyprinidés, le brochet ou le silure. Par cette particularité anatomique, les percidés, c’est-à-dire les deux espèces de sandres européens, le sandre nord-américain et la perche, forment une famille à part des autres poissons. Les sandres et la perche subissent plus que les autres poissons les variations de pression liées à la profondeur car, dans leur cas, le gaz de la vessie natatoire transite par le sang et les cellules, ce qui prend beaucoup de temps. En cas de remontée de 30 mètres, le volume “d’air” dans le poisson et dans le sang se trouve multiplié par trois. Ainsi les yeux des sandres sortent des orbites, l’estomac ressort généralement par la bouche et le poisson se trouve incapable suite à sa remise à l’eau de regagner sa profondeur initiale. Pourquoi ? Parce que sa densité ainsi modifiée le fait flotter comme un bouchon. Affaibli par le combat, le sandre tente de plonger mais souvent il n’a plus assez de force pour regagner sa profondeur. Dans ce genre de situation, la meilleure solution consiste à jeter littéralement le sandre à l’eau tête la première de façon à créer un choc qui déclenche chez lui le réflexe de nager rapidement vers les profondeurs.
C’est un réflexe que tous les sandres possèdent. Cette remise à l’eau un peu brutale peut choquer certains, qui interprètent parfois ce plongeon comme un manque caractérisé de respect du poisson, voire comme une provocation envers les autres pêcheurs. C’est pourtant la seule solution. Pour autant, ce n’est pas parce que le sandre a le réflexe de plonger sur quelques mètres qu’il se remettra bien de son aventure.Une option supplémentaire consiste à percer l’estomac du sandre avec une aiguille pour lui faire retrouver un volume normal. Tout et son contraire ont été dits à ce sujet et on peut juste trouver fort regrettable de devoir en arriver là ! Idem sur les vitesses de remontée des sandres. Sur ce sujet, deux écoles s’opposent. La première consiste à remonter très lentement un sandre pris en profondeur pour qu’il ait le temps de décompresser. Sauf à mettre une demi-heure – ce que personne ne fait –, une remontée de 25 mètres en dix minutes ne sert qu’à prolonger les souffrances de l’animal. L’autre technique consiste à l’inverse à remonter le sandre “normalement” et à le remettre à l’eau le plus vite possible. Un pêcheur sportif respectueux du sandre et qui pratique le no kill, et non pas le catch and release moribond ou vif, ne doit pas pêcher par grande profondeur.
L’attitude de nombreux pêcheurs de carnassiers est largement critiquable. La compétition n’arrange pas les choses. Il faut prendre des poissons dans toutes les conditions et l’on finit par confondre les poissons avec les points qu’ils représentent. Mettre dans un vivier à bord d’un bateau des poissons pris à 20 mètres de profondeur est un acte totalement incompatible avec le no-kill. Les organisateurs des tournois de compétitions sont tous des pêcheurs de carnassiers parfaitement au courant de la question, mais aucun n’a eu le courage de se mesurer au problème. Il est de toute façon impossible d’imposer une profondeur maximale de pêche aux concurrents. La mesure la plus réaliste serait de ne pas homologuer les poissons présentés au contrôleur qui présenteraient les signes caractéristiques d’une remontée trop longue et brutale. Dans son livre Sandre à la verticale, le pêcheur belge et grand compétiteur en Belgique et en Hollande Wim Van de Velde (voir le DVD Pêches sportives n° 8), a consacré un chapitre entier à ce problème de décompression que connaissent les percidés. Wim pousse clairement les pêcheurs de sandres à renoncer – comme lui – à la pêche en grande profondeur. Dans ce livre dédié à la pêche à la verticale, ce chapitre était indispensable et c’est bien qu’un grand champion comme lui ait eu le courage de briser ce sujet tabou dans le monde de la pêche du sandre. Une autre dérive sur les lacs français, qui concerne également les viviers, consiste à mettre des poissons pris dans un vivier pour le simple plaisir de les promener toute la journée dans le but de les montrer aux copains situés bien plus loin sur les lacs et de les remettre à l’eau moribonds à parfois plusieurs dizaines de kilomètres de l’endroit de leur capture…Du danger des pinces à poissons
Chez les pêcheurs aux leurres, le “boga grip” devient le moyen favori pour immobiliser un brochet, un aspe ou un sandre. A la rédaction, nous avons depuis quelques années déjà adopté cet outil peu encombrant et efficace. Les modèles dont la tête tourne sont de très loin préférables à ceux à tête fixe. En cas de rotation du poisson à la surface (très fréquent avec le brochet) lorsqu’il vient d’être pris par la mâchoire inférieure, la rotation de la tête accompagne librement les mouvements du poisson. Dans le cas d’une tête fixe, le brochet finit le plus souvent avec un trou dans la mâchoire, voire avec une déformation de celle-ci, ce qui est inacceptable.
Mais un autre risque est régulièrement sous-estimé par les pêcheurs. Il est beaucoup plus grave pour l’animal que le précédent. Peu de pêcheurs semblent conscients du danger qu’ils font prendre à leur prise en les soulevant purement et simplement. Le risque ne concerne pas la mâchoire – bien que celle-ci ne doive pas être en excellente posture à ce moment là –, mais les vertèbres et les vaisseaux sanguins du poisson. Un poisson n’est absolument pas conçu pour supporter son poids suspendu hors de l’eau. C’est pourtant ce que l’on voit faire, par méconnaissance et non pas par sadisme, à longueur d’année. Le problème semble d’autant plus grave que le poisson est gros. Aux Etats-Unis, cet acte a fait l’objet d’enquêtes et d’études commanditées par les associations écologistes mais aussi par les pêcheurs euxmêmes. Si les résultats qui concluent à une mort lente de 80 % des individus ainsi traités sont à prendre avec prudence, on ne peut que reconnaître la légitimité de ces études (faciles à trouver sur Internet mais le plus souvent payantes, comme celle de ScienceDirect ou de Trout Underground). Quelle image pour les non-pêcheurs et les anti-pêche de voir une belle photo avec un poisson suspendu par à peine 2 cm2 de sa mâchoire ? Quel geste inutile, qui témoigne du peu de respect pour les poissons dont font preuve certains pêcheurs, qui prétendent leur sauver la vie ! Cette pratique est idéale pour porter le flanc à la critique, pour révéler, via le no-kill, des maltraitances infligées aux poissons.Les pêcheurs aux leurres seraient- ils cossards au point de ne pouvoir supporter avec l’autre main le corps du poisson ? C’est si facile et efficace. En bateau pas de problème, on pose la canne et on prend le poisson à l’horizontale, une main sur le boga grip, l’autre sous le ventre et le tour est joué. Depuis le bord, même méthode. En float tube, où il est bien difficile d’emmener une épuisette, le boga grip est recommandable. En float-tube, la position du pêcheur est tellement basse que, sauf pour se faire prendre en photo par un comparse, on laisse le poisson dans l’eau, on décroche le leurre et le poisson peut repartir. Une bonne utilisation du boga grip ne demande aucun investissement supplémentaire mais juste de se baisser un peu… Connaissez-vous les épuisettes à filet en caoutchouc ? Pour la pêche en bateau, rien ne remplace l’épuisette, un accessoire un peu oublié ces derniers temps mais qui n’a pas d’équivalent pour sortir un gros poisson de l’eau sans le blesser, voire en le laissant dans l’eau pour le décrocher. Mais, attention, pas n’importe quelle épuisette. Lesmodèles à grosses mailles sont à proscrire, car elles présentent l’inconvénient de découper les nageoires des poissons lors du soulèvement. Les modèles à micro mailles en nylon évitent ce problème, mais les hameçons et la nageoire dorsale des sandres, piquante, se prennent facilement dans les mailles. De plus, le filet plein de mucus a beaucoup de mal à sécher et c’est autant de mucus que le poisson a perdu. La solution se trouve du côté des pêcheurs américains de muskinongés. Les marques Beckman et Frabill proposent des modèles parfaits à tous points de vue. Ils ont eu la bonne idée, à partir d’un filet normal, de le tremper dans un bain de caoutchouc. C’est beaucoup mieux pour le poisson et pour le pêcheur, car les hameçons ne s’y accrochent pas et ce type de filet sèche en quelques minutes. Seul problème, elles ne sont à notre connaissance pas importées en France. Heureusement, certains fabricants français ont eu la bonne idée de se lancer sur cette piste. C’est le cas notamment de Pike’n’Bass et de Hearty Rise et Pafex. Nous ne pouvons que vous encourager à avoir recours à ce type d’épuisette. Aux pêcheurs de faire des efforts La responsabilité des médias, des pêcheurs de compétition, des voyagistes, bref de tous ceux qui se mettent en avant dans le monde de la pêche des carnassiers, est très importante car les jeunes pêcheurs copient facilement les poses de leurs idoles sur les photos-souvenirs.
En résumé, respectez les poissons et on respectera les pêcheurs. Pour le moment nous sommes encore loin du compte. Tôt ou tard, les pêcheurs devront se justifier à propos de la pratique du no-kill. Alors nous avons tout intérêt à débattre de cette question avant qu’on ne nous l’interdise. Oui, le no-kill est une question morale, oui c’est de la responsabilité des pêcheurs, non, ce n’est pas un droit acquis immuable… Pour l’heure, le no-kill est un sujet presque tabou, on le met en avant constamment comme étant autant un acte de gestion piscicole que le “volet écologique” d’une pêche qui doit vivre avec son temps, sans que personne se risque à en vérifier la pratique.
La passion des Mouches N°2
Haaaa…. vous piaffiez d’impatience ? Et bien vous voilà soulagés ! Regardez donc cette deuxième partie… vous y verrez le jeune Jean-Claude Lacan, un des meilleurs monteurs de mouche au monde !!!! Il vous expliquera tout sur le montage des mouches d’une manière si simple et efficace que vous pourrez montrez cet extrait à des novices et qu’il comprendront tout sur notre passion…

Un guide pour les monteurs de mouches de mer
Pendant longtemps, les pêcheurs à la mouche ne s’intéressaient qu’aux truites. Aujourd’hui, la donne a changé. Après avoir pêché saumons, brochets et blackbass, le moucheur s’est tourné vers l’horizon et a largué les amarres pour s’attaquer à la pêche en mer. Paru le 9 février dernier, cet ouvrage complet sur les mouches de mer bénéficie de la double expérience de ses auteurs, Albin Dallest et Henri Testanier, pour vous donner toutes les ficelles pour réaliser des mouches efficaces dans la grande bleue.
Ces deux monteurs de renom ont notamment arraché dernièrement la médaille d’argent, pour le premier, et la médaille d’or, pour le second, au Championnat du monde de mouches artificielles . Un livre dense, où sont détaillées en fiches plus de 200 modèles de mouches. Chaque fiche contient la liste des matériaux, ainsi que toutes les étapes de montage. Pour tous les amoureux des tarpons et autres bonefishs.
Guide du monteur de mouches de mer, par Albin Dallest et Henri Testanier. Artémis Editions.