Catégorie : Montage

Articles de montages de mouche, Vidéos de montages de mouches, tutoriels de montages de mouches pour les pêcheurs débutant et les plus chevronnés

  • Comment bien monter les mouches de légende. 3. La pheasant tail

    Comment bien monter les mouches de légende. 3. La pheasant tail

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    On peut parfois reprocher aux journaux leur éternel recommencement. Quoi de plus simple que de monter la célèbre nymphe de Frank Sawyer ? Mais encore faut-il le faire en faisant attention aux points clefs. La version qui est présentée ici est celle d’origine, sans fil de montage. C’est le fil de cuivre qui en fait l’office. Le choix de la plume de queue de coq faisan est très important ainsi que l’endroit où sont prélevés les herls (fibres qui composent la plume de chaque côté de la nervure). En bas de la longue plume, les herls sont marqués de noir en leur base. Ce sont aussi les fibres les plus longues. Et attention, il faudra pouvoir faire toute la mouche avec les mêmes fibres. La partie noire tombera alors naturellement là où se situe le thorax, ce qui est logique chez les éphémères. Cette nymphe universelle s’accommode bien d’un fil de cuivre qui apporte un discret clinquant. On peut d’ailleurs accentuer cet effet en grossissant un peu la tête. On obtient ainsi une nymphe d’une efficacité encore meilleure. Ci-dessus, les variantes avec de gauche à droite : une version à bille cuivre, une à tête blanche, la fameuse tête orange, une bille d’étain soudée façon Radix, la “flash back” avec son thorax en tinsel argenté et la version Sawyer originelle. Avec ce panel, on peut faire face à quasiment toutes les situations ! C’est ça les grandes mouches !

  • Autour du wooly bugger : Variante en canard malard

    Autour du wooly bugger : Variante en canard malard

    Pour un peu, on pourrait confondre ce streamer avec une émergente de mouche de mai. Ce n’est pas le but, mais cela vient sans doute de l’utilisation de la plume de canard malard teintée à l’acide picrique à 2% qui lui donne cette couleur jaunâtre. On peut lester ce modèle avec du fil de plomb enroulé sur le corps.

    1. Fixer dans l’étau un hameçon Kamasan B 175. Commencer l’enroulement d’un fil de montage noir 6/0 sur la hampe. Fixer un épais tinsel plat doré.

    2. Enrouler le tinsel sur la hampe par enroulements espacés.

    3. L’aile en marabout se fixe en tête de la mouche.

  • Autour du wooly bugger : variante renversante !

    Autour du wooly bugger : variante renversante !

    Les yeux en “altère” en plomb ont pour but de faire nager le streamer avec la pointe de l’hameçon en haut. Ce montage est recommandé en cas d’algues sur le fond ou de mousse sur les pierres, afin de limiter les accrochages.

    1. Les yeux en plomb se fixent par enroulements croisés de fil de montage (noir 6/0). Une goutte de colle cyanoacrylate consolide le montage.

    2. Une mèche de marabout olive est fixée en queue, juste avant la courbure.

    3. Ajouter quatre fibres transparente de “crystal flash” le long de la queue du streamer, réparties de façon homogène.

  • Autour du wooly bugger : variante 3 à casque orange

    Autour du wooly bugger : variante 3 à casque orange

    Ah l’orange vif ! Une des rares couleurs vives acceptées des truites sauvages. Les vairons en sont parés de mai à début juillet lors de la reproduction. Mais il faut savoir que cette couleur marche très bien toute l’année. Cette version très courte (aile en tête) permet un bon taux de réussite au ferrage.

    1. Fixer dans l’étau un hameçon Kamasan B 175 n° 8, après avoir enfilé sur la hampe un casque orange n°3 (ABFLY).

    2. Le Ice Dub olive remplace le fil de montage. Fixer une mèche de marabout olive derrière le casque.

    3. Ajouter quatre fibres transparente de “crystal flash” le long de la queue du streamer, réparties de façon homogène.

  • Autour du wooly Bugger (3) : Variante 2 à bille tungstène

    Autour du wooly Bugger (3) : Variante 2 à bille tungstène

    Un modèle très proche de la version originale, mais lestée en tête par une bille de tungstène cuivrée.

    1. Fixer dans l’étau un hameçon Kamasan B 175 n° 8 après avoir enfilé une bille de tungstène de 3,8 mm. La placer en tête.
    2. Le Ice Dub olive remplace le fil de montage. Fixer une mèche de marabout olive derrière le casque.
    3. Ajouter quatre fibres transparente de “crystal flash” le long de la queue du streamer, réparties de façon homogène.

  • Autour du wooly Bugger (2) : Variante Ice Chenille

    Autour du wooly Bugger (2) : Variante Ice Chenille

    Une version plus lumineuse dont le hackle de coq a été remplacé par du Ice Chenille Petitjean également olive. Ces grandes fibres synthétiques sont mobiles dans l’eau. Cela ajoute un peu de vie à ce modèle.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon Kamasan B 175 n° 8 et commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 bordeaux sur la
    hampe.
    2. Faire sept à huit tours de fil de plomb 2/10ème à l’emplacement du thorax. Ajouter une goutte de
    colle sur le plomb.
    3. Prélever une mèche de fibre de marabout olive foncé et la placer à l’arrière de la hampe.

  • Comment bien monter les mouches de légende. 4. Le wooly bugger

    Comment bien monter les mouches de légende. 4. Le wooly bugger

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    La paternité du wooly bugger reviendrait à Russell Blessing, un pêcheur et monteur de Pennsylvanie. Ce streamer daterait de 1967. Avec le Mickey Finn, il s’agit d’un des plus anciens streamers. Cette technique de pêche inspirée de la pêche des salmonidés migrateurs, dont les mouches sont beaucoup plus anciennes, s’est popularisée que très tardivement. A l’origine, le wooly bugger comporte un corps en laine (de wool, laine) et imite plutôt un insecte (bug désignant en anglais toutes sortes de gros insectes de type punaise). Mais dans sa forme définitive, le wooly bugger imite un petit poisson. Sa couleur et sa silhouette font plutôt penser à une larve de libellule, mais son comportement dans l’eau et sa vivacité sont beaucoup plus proches de celle d’un poisson. C’est sans doute le streamer le plus utilisé dans le monde, l’équivalent de la pheasant tail en ce qui concerne les nymphes. En France, cette mouche sans fioriture fait merveille sur les poissons sauvages. Sa version olive plaît beaucoup aux truites et en particulier aux vieux poissons. Si vous cherchez un streamer pour pêcher en pleine confiance, le wooly bugger ne devrait pas vous décevoir

  • Autour du wooly bugger

    Autour du wooly bugger

    Sans aucun doute le streamer le plus polyvalent et le mieux adapté à la pêche des truites sauvages (il prend aussi les autres au passage…). Voici cinq variantes qui permettent de pêcher à différentes profondeurs. Les versions non lestées doivent être
    utilisées avec des soies plongeantes.

    L’ouverture est pour bientôt (tout est relatif) et dans bien des cas, le pêcheur à la mouche devra attendre le coup de midi pour espérer voir voler quelques mouches et tenter les premiers gobages de l’année. Le matin, la pêche au streamer permettra de reprendre contact avec la rivière, tout en mettant toutes les chances de captures de son côté. Pour cela, vous devrez pêcher lentement, proche du fond, avec une soie plongeante et un bas de ligne court (1,50 m). En mars, l’eau est froide et les truites peu mobiles. S’il existe un streamer incontournable pour la pêche des truites sauvages, c’est bien le wooly bugger dans sa version olive, un des plus anciens modèles, dont il existe d’infinies variantes. La version “vert olive” ressemble plus à un bout d’algue qu’à un poisson, mais elle supplante la plupart des modèles imitatifs… C’est comme ça, il ne faut pas chercher à comprendre. En tout cas, nous vous le recommandons vivement ! Voici quelques variantes qui trouvent leur intérêt en fonction des eaux pêchées (lentes, rapides, teintées ou claires, etc). D’autres teintes peuvent être essayées, notamment en présence de poissons d’élevage, mais ce n’est pas le sujet de cette rubrique qui concerne la pêche au streamer des truites sauvages en début de saison. Pour bien monter ces streamers, vous devrez faire attention au choix des plumes de marabout. Sous l’intitulé de la couleur dite “olive” se trouve des plumes de marabout de qualité variable et dont la fameuse teinte passe selon les pochettes du vert clair au jaune moutarde foncé. La teinte à rechercher est un vert olive foncé. Il n’est pas question ici d’esthétisme mais d’efficacité avec des truites sauvages, car notre wooly bugger doit évoquer un vairon. Ces variantes ont été montées avec un hameçon Kamasan B 175 n° 8, dont la forme à hampe courte limite des décrochages (plus la hampe est longue, plus le risque de perte de poissons augmente). Vous trouverez la version originale du wooly bugger dans notre rubrique “une mouche de légende” qui précède ces pages.

  • Montage : de l’influence de la phosphorescence

    Montage : de l’influence de la phosphorescence

    C’est un domaine oublié des monteurs et des pêcheurs et pourtant, dans certains cas, la phosphorescence peut faire la différence, notamment avec les espèces lucifuges comme la truite de mer ou le sandre.

    A l’heure où de plus en plus de monteurs/pêcheurs ont recours aux lampes à UV pour réaliser des nymphes au rendu plus vrai que nature, rares sont ceux qui s’intéressent à la phosphorescence des matériaux de montage. Les produits sont rares et se résument à des bandelettes, plus rarement des fils et du vernis. Cela permet tout de même de faire quelques essais, qui dans certains cas, donnent des résultats encourageants. C’est le cas avec les truites de mer. Ces poissons lucifuges se réfugient dans les fosses la journée pour n’en sortir qu’à la nuit tombée pour changer de poste et continuer leur migration vers l’amont. Les pêcheurs aux leurres utilisent le Tackle House K-Ten, un poisson-nageur phosphorescent qui donne de bons résultats. Il faut savoir que la pêche nocturne de la truite de mer est une affaire de spécialistes et que ces pêcheurs utilisent très peu de modèles de leurres (surtout des Rapala CD 7). Alors, pourquoi ne pas étendre cette fantaisie lumineuse à nos mouches ? Pour la pêche de nuit, l’intérêt est évident, mais dans une eau chargée et un temps couvert, ça mérite également d’être essayé, aussi bien avec les nymphes qu’avec les mouches noyées. Les truites voient très bien nos mouches la nuit (dans la limite de l’heure légale), où par une eau un peu chargée. La phosphorescence n’est en fait qu’une couleur supplémentaire, plus lumineuse que les autres. Les sandres se font parfois prendre avec des leurres souples phosphorescents à la tombée de la nuit et pourtant, un sandre n’a aucun problème de visibilité dans ce qui nous paraît, avec nos yeux d’humains, être la nuit totale… Une petite touche de vernis ou de tinsel phosphorescent suffit à rendre un modèle de mouche différent des autres. Et cela reste possible sans modifier la formule de montage de vos modèles préférés. Hormis pour la pêche de la truite de mer et du sandre, deux animaux qui ont un rapport particulier avec la pénombre, je n’ai aucune expérience sur les autres espèces. Qu’en est-il du saumon, de la truite sauvage ou des ombres au coup du soir ? A vous de tenter quelques approches avec parcimonie.

    Par petites touches

    Le vernis phosphorescent présente l’avantage de pouvoir être apposé sur une tête de mouche, un corps de gammare ou un corps de mouche noyée. Le tinsel synthétique phosphorescent permet surtout de faire des corps de petites mouches ou peut-être ajouté par deux ou trois brins dans une aile de streamer ou de mouche à salmonidé migrateur. Enfin, le Glo Bright Multi Yarn, polypropylène en bobine, est parfait pour faire des thorax de mouches noyées, de nymphes ou des corps de streamers. La vénérable maison Veniard propose ce produit très facile à travailler en 16 coloris. L’avantage est double avec un matériau qui garde sa couleur normale en plein jour (en profite pour se recharger !) et devient phosphorescent la nuit.

     

     

  • Mes trucs en cire (C’est moche, mais ça peut sauver la vie !)

    Mes trucs en cire (C’est moche, mais ça peut sauver la vie !)

    Notre ami et collaborateur Jean-Christian Michel n’a pas fini de vous étonner ! En perpétuelle recherche d’une solution nouvelle pour tromper les truites les plus difficiles, il a fini par faire des mouches en cire, sans doute à force de vivre avec les abeilles et de produire du miel (son métier).

    Lorsque nous nous mettons à l’étau pour réaliser des mouches, nous voulons inconsciemment que nos artificielles “ressemblent” à une vraie. Dans notre esprit, une mouche artificielle est à ce point une imitation de mouche naturelle que nous en venons parfois à ne même plus parler de mouche mais d’imitation : la question principale du néophyte n’estelle pas la suivante : “Quelle imitation dois-je employer ?”. Il y a de la superstition dans cette attitude ! Or avec un peu d’expérience, on apprend vite à élargir les données du problème, si bien qu’aux oreilles avisées, le mot imitation fait parfois horreur.

    Imiter, oui, mais quoi ?

    Une mouche ressemblante n’est pas plus prenante qu’une mouche qui ne l’est pas, c’est tout le secret de l’efficacité des “mouches d’ensemble”. Mais bien pire encore, une mouche dont les critères de ressemblances sont basés sur une apparence simplement visuelle (comme une image ressemble ou ne ressemble pas à l’original) peut masquer le fait capital que ce que votre mouche doit imiter. Ce n’est pas tant les traits de la proie mais la façon dont la proie se tient, bouge, se déplace, dérive ou nage, que je vous propose de nommer les “propriétés mécaniques” (liées au mouvement) d’une mouche. Chose qui pour nos amis pêcheurs aux leurres est une évidence mais que les pro du fly tying sur papier glacé ont plus de mal à intégrer. La notion d’imitation doit donc être élargie à la façon dont la mouche se comporte dans l’eau ainsi qu’au mouvement de la proie qu’elle est sensée imiter pour obtenir ce qu’on appelle en langage de pêcheur, “une mouche qui pêche”. Il ne suffit pas de réaliser un corps parfait de baetis pour que votre évocation de baetis évolue naturellement comme un baetis… Et si beaucoup d’entre nous en sont venus à apporter plus d’importance à la façon dont on doit poser un bas de ligne et animer la nymphe, ce n’est pas un hasard ! Comparons nos mouches à un leurre Prenons un exemple dans un autre domaine : un poisson nageur est fait pour nager. La robe du modèle a une importance, mais elle est secondaire rapportée à la nage. Un poisson nageur de la meilleure couleur qui n’est pas animé ne vaut rien en lui-même. Pour redevenir efficace sans nager, il faut que les concepteurs le rendent “suspending”. Ce côté suspending est une façon de se tenir dans l’eau de façon naturelle (un