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Catégorie : Montage
Articles de montages de mouche, Vidéos de montages de mouches, tutoriels de montages de mouches pour les pêcheurs débutant et les plus chevronnés

Pêches Sportives Vidéo n°41 : Pêche lente en bateau au lac de Malaguet en Haute-Loire avec Grégoire Juglaret
Champion de pêche à la mouche bien connu, Grégoire Juglaret vous emmène sur le magnifique plan d’eau de Malaguet en Haute-Loire pour nous faire découvrir une pêche à la mouche en bateau avec un train de trois mouches. En hiver, les pêches lentes sont souvent payantes en lac et c’est bien cette technique que Grégoire met en pratique, sur le modèle de ce qu’il a appris avec les meilleurs spécialistes dans les Iles britanniques, berceau de la pêche en réservoir :
– Installation et réglage de l’ancre flottante.
– Observation de la surface de l’eau pour trouver la meilleure dérive dans le vent.
– Choix du matériel et des trains de mouches.
– Comment bien anticiper les touches en fin de récupération, le fameux “lift”.
HookBobbin, un nouveau porte-bobine pour le montage des mouches
C’est français, fabriqué en Alsace, et son prix reste très raisonnable. Le HookBobbin est un porte-bobine à tension réglable qui est le seul à permettre également de réaliser des dubbings avec le principe de la boucle. D’ordinaire, cela demande le recours à un autre outil, le twister à dubbing. Le HookBobbin propose donc deux outils en un. Nous ne l’avons pas encore essayé, mais le test sera publié dans le prochain numéro de Pêches sportives qui sortira début janvier. www.hookbobbin.com

Montage : c’est quoi une bonne mouche
Avec le temps et l’arrivée de nouveaux matériaux de montage, on a tous tendance à oublier de quoi étaient faites les mouches d’antan, qui pour certaines sont toujours des références. Leurs formules de montage sont le résultat d’un savant mélange qui dépasse de très loin le simple aspect esthétique. Une grande mouche vit, vibre, paraît naturelle aux yeux des poissons. Réflexion à propos des propriétés des matériaux de montage.
Il fut un temps où le pêcheur à la mouche partait le cœur léger vers sa rivière, armé des quelques bons modèles de mouches qui donnaient de bons résultats sur ses parcours préférés. Aujourd’hui, le pêcheur voyage, s’intéresse autant à la rivière qu’au réservoir, autant à la truite qu’à d’autres espèces marines ou migratrices. Qu’il est loin le temps ou le rayon “fly tying” d’un grand magasin tenait sur deux panneaux ! En quelques décennies, on est passé d’un monde où les moucheurs se débrouillaient par eux-mêmes pour trouver des plumes de canard, de poule ou de coq, à une avalanche de matériaux les plus variés. Jamais il ne s’est monté autant de mouches que ces dix dernières années. Il faut voir en cela un transfert, cas typique des pêcheurs devenus citadins par obligation et donc frustrés de ne pas pouvoir pratiquer leur loisir favori. Le montage de mouches permet alors de s’évader et d’être à la pêche sans la rivière. On frôle le fétichisme mais il n’y a pas de mal à se faire du bien. Toutefois toutes les mouches qui sortent des étaux ne sont pas des réussites.
La hauteur de flottaison
Au delà de l’esthétisme, une mouche sèche ou une émergente doit être conçue pour flotter à la hauteur que l’on souhaite. De même, une nymphe doit pouvoir couler rapidement ou lentement selon l’effet souhaité et indépendamment de son lestage. Si on observe les mouches sèches qui ont marqué leur temps comme l’A4 de Devaux, la Peute ou la French Tricolore de Bresson, on se rend compte qu’à l’époque de leur gloire (qui n’est pas terminée) ces modèles correspondaient à des besoins bien précis : flotter bas pour la Peute en cas de pêche difficile, et très haut pour l’A4 ou la French Tricolore pour pouvoir pêcher vite car ces deux mouches s’essorent en un aller/retour. N’oublions pas que ces mouches étaient celles de deux pêcheurs professionnels qui faisaient vivre leur famille avec le produit de leur pêche ! Ces mouches devaient permettre de pêcher vite et bien. Les mouches de la collection Devaux, au montage avancé, marchent toujours très bien pour la bonne et simple raison qu’un poisson de trois, cinq ou même quinze ans s’est très probablement fait bombarder de mouches en cul de canard mais

Le concours Olivier Roellinger pour la préservation des ressources de la mer s’ouvre sur l’Europe
Les ressources de la mer se raréfient alors que poissons, mollusques et crustacés ne cessent de séduire de plus en plus de consommateurs. C’est pour sensibiliser les futures générations de chefs et les jeunes professionnels de la restauration à la fragilité des ressources halieutiques et au rôle qu’ils peuvent jouer au sein de la filière (pêche et aquaculture), qu’a été créé le concours Olivier Roellinger, cofondé par SeaWeb Europe et FERRANDI Paris, en partenariat avec le lycée hôtelier de Dinard et l’association Relais & Châteaux. Véritable lien entre les professionnels de la filière et les consommateurs, les chefs ont un rôle clef à jouer pour la préservation des ressources en choisissant des espèces dont les stocks sont en bon état. Par ailleurs, ils savent mieux que quiconque faire découvrir aux consommateurs des espèces souvent méconnues, ou jugées moins “nobles” que d’autres, mais pourtant tout aussi délicieuses, et dont les stocks ne sont pas fragilisés. Le concours Olivier Roellinger vise à réunir des jeunes chefs et des élèves en formation dans le secteur de la restauration et les amener à valoriser des espèces durables. L’objectif de ce concours est avant tout de permettre à des professionnels de s’interroger sur une problématique environnementale et sociétale et de leur faire prendre conscience du rôle qu’ils peuvent jouer dans la préservation des ressources. Pour Olivier Roellinger, chef des Maisons de Bricourt à Cancale et Vice-président de l’association Relais & Châteaux, le message porté par le concours est une priorité : « Grâce à la philosophie originale de ce concours, les jeunes donnent une signification supplémentaire à leur métier : agir au quotidien pour la préservation des ressources de la mer. Les candidats montrent que la cuisine peut être aussi durable que savoureuse. C’est un plaisir de constater que la nouvelle génération est très réceptive à ces messages. Avec l’ouverture à l’Europe cette année, nous espérons toucher encore plus de jeunes qui seront ainsi sensibilisés et, à leur tour, ils contribueront à faire évoluer le monde vers des pratiques plus respectueuses des ressources et de l’environnement.”
Après quatre éditions franco-françaises, ce concours militant prend désormais une dimension européenne.

Mouches de légende : Raymond Rocher et à sa “pheasant and orange »
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables
modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout
un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font
souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible
d’obtenir un résultat correct.Raymond Rocher était l’un des derniers pêcheurs de légende de “la grande époque”. Il s’est éteint début mai dans sa quatre-vingt septième année. Je le voyais régulièrement à Chenecey-Buillon sur la Loue où nous pêchions le même parcours dans les années 1990. Je n’ai jamais osé aborder ce pêcheur particulièrement discret au delà d’un simple “bonjour”. Auteur de six ouvrages de référence sur la pêche à la mouche, Raymond Rocher m’avait écrit une longue lettre lors de la sortie de mon livre De la pêche à la nymphe, pour me féliciter. Cela m’avait beaucoup touché. Dans ce livre bien sûr, je n’ai pas omis de rendre hommage à celui qui fut le précurseur de la pêche à la nymphe en France. Professeur d’anglais ayant enseigné en Angleterre, ami de Frank Sawyer et de Oliver Kite, Raymond Rocher connaissait parfaitement la pêche à la nymphe dès les années 1960, bénéficiant directement des conseils des inventeurs de la pheasant-tail et de la bare hook nymph !
Pour cette rubrique consacrée aux mouches de légende, nous avons choisi de rendre hommage à Raymond Rocher en décrivant le montage d’une de ses créations, la “pheasant and orange”. Elle est à la fois une pheasant-tail, une PT à tête orange et un gammare. Cette excellente nymphe d’ensemble, tombée dans l’oubli, a inspiré bien des modèles plus modernes qui ne sont en fait que des évolutions. Attention toutefois au choix de la teinte pour le corps, qui est plus proche d’un orange pâle qui tire légèrement sur le brun clair que d’une teinte fluo. La “pheasant and orange” est une excellente nymphe pour la pêche à vue, qui a toujours sa place dans nos boites. A l’origine le corps était en laine. On peut la remplacer par d’autres matériaux, comme le Mirage Dub (Mouches de Charette) orange utilisé pour ce montage.

Cyril Bailly, le magicien du dubbing !
L’excellent monteur de mouches Cyril Bailly, revient dans Pêches sportives pour cette
fois vous faire partager ses techniques pour obtenir des dubbings de très bonne
qualité. La seconde partie de cette rubrique permettra de mettre en application
quelques exemples. Le dubbing est l’une des composantes essentielles des mouches
de Cyril, qui sur ce point comme sur tout le reste, ne laisse rien au hasard !Les dubbings de lièvre du commerce sont généralement composés essentiellement de bourre (poils fins duveteux) qui offrent un champ d’application très limité. Mauvaise flottaison, compacité excessive, teinte noire ou blanche qui manque de variété. De plus, les pochettes dans lesquelles ils sont logés tendent à les rendre encore moins aérés. Pour que le poil de lièvre rende au pêcheur toutes ses qualités, la seule solution consiste à le faire soi même à partir d’une peau de lièvre. Ce travaille quelque peu fastidieux (c’est bien pour cette raison qu’on ne trouve que des dubbings non préparés dans le commerce) vaut la chandelle, d’autant que pour sa consommation personnelle, ce n’est pas la mer à boire. Nous avons donc choisi l’exemple du poil de lièvre, qui est de loin le plus utilisé et dont les qualités pêchantes ne sont plus à démontrer. Vous trouverez l’essentiel des produits de cette rubrique sur le site Internet de Cyril :
Nos 10 pages de montage avec Cyril Bailly, à lire dans le magazine :
• Le dubbing d’oreille de lièvre
• Le dubbing de grands poils de dos de lièvre
• Le dubbing “70 / 30”
• Oreille de lièvre
• Chiro “70 /30”
• Sedge lièvre
• Gammare rusty brown

EXCLUSIF : Les nymphes de mister Sawyer
Courant mai, j’ai reçu une enveloppe postée par mon ami Bernard Dalmas, dont le contenu était pour le moins inattendu. Six modèles originaux de nymphes montés par Frank Sawyer lui même le 21 novembre 1976. Ces nymphes appartenaient au père de Bernard. Conservées dans une boite à mouche à l’abri de la lumière, elles sont restées en excellent état.
Tout le monde connaît la pheasant tail, la killer bug ou encore la grey goose. Tout le monde sait qu’il s’agit de trois créations du célèbre pêcheur et garde pêche anglais Frank Sawyer, mais peu d’entre nous ont eu la chance de posséder quelques modèles originaux montés par le maître de la pêche à la nymphe moderne. C’est rien de dire que j’étais ému par ce très beau cadeau. Comme tout le monde, j’ai vu des dizaines, pour ne pas dire des centaines de pheasant tail, copies d’un modèle original que tout le monde croît imiter parfaitement. Et pourtant, aucune y compris ma version ne ressemble à celles montées par Sawyer ! La finesse du montage est impressionnante. Le corps est très fin alors que le thorax est un ovale parfait. Aucun doute sur le fait que Sawyer, comme Skues, était un fin observateur. Cet homme de terrain passait sa vie au bord de l’eau pour pêcher ou en tant que garde pêche sur le haut Avon. Sa pheasant tail évoque immanquablement une larve d’éphémère, et plus précisément d’olive et de “iron blue” selon l’auteur.
Les méthodes de montage
La plus célèbre de toutes les nymphes se monte avec un fil de cuivre qui sert à la fois de leste et de fil de montage. L’hameçon utilisé par Sawyer dans les années 1970 est probablement un Partridge en fer forgé plutôt fin pour l’époque. Sa forme est des plus standards. Les modèles en ma possession sont montés en tailles 18, 16 et un petit 12. Avec Cyril et Florent Bailly, nous avons essayé tous les trois de monter des pheasant tail à la façon de mister Sawyer, par simple curiosité. Nous n’y sommes pas parvenus pour la bonne et simple raison que les herls de plume de queue de faisan dont nous disposions étaient trop courts. Pour obtenir le parfait ovale du thorax de sa nymphe, Sawyer rabat les herls quatre fois. Il faut savoir que dans la campagne anglaise du milieu du siècle dernier, le sport national était la chasse au faisan en battue. Les anglais ont toujours été les champions de l’élevage de cet oiseau originaire d’Asie. Nul doute que Sawyer savait où se procurer des plumes d’une qualité exceptionnelle. Les plumes des faisans que l’on trouve actuellement dans le commerce proviennent d’animaux dégénérés, élevés de façon intensive, qui risquent tout autant le pare-choc de voiture

Pêches Sportives Vidéo n°39 : Comment bien monter les petites mouches pour la pêche en été avec Cyril Bailly
Le frère du monteur de mouche Cyril Bailly excelle lui aussi devant un étau. Pour les lecteurs de Pêches sportives, Florent nous propose une sélection de petites mouches indispensables durant l’été. Il nous montre comment poser correctement les cerques sur un spent, comment faire ressortir les fibres d’un dubbing, quelles proportions de matériaux respecter, comment éviter les surépaisseurs, etc. Car avec des hameçons dont les tailles sont comprises entre 18 et 22, chaque étape demande une technique adaptée afin de pouvoir obtenir une mouche harmonieuse et dont la courbure de l’hameçon est suffisamment dégagée pour garantir un ferrage efficace.

Les ficelles du petit marabout
“Je crois que j’ai quelque chose qui va te plaire…” m’a glissé à l’oreille Alain Barthélémy en me désignant ses pochettes de mini marabout grizzly lors d’une récente rencontre. Plus que les teintes et les zébrures de ces plumes, j’ai tout de suite été attiré par leurs proportions permettant un emploi pour le montage de petites nymphes. Prêts pour une redécouverte ?
Le marabout n’est pas un oiseau mystérieux mais le nom commercial des plumes d’un volatile dont le nom n’est pas particulièrement glamour à porter, surtout pour les dames qui affectionnent les trucs en plumes… Il s’agit de la dinde. Les plumes, justement. Celles qui nous intéressent servent à couvrir l’oiseau (plumes tectrices). Elles doivent leur souplesse au simple fait que les barbes qui les composent ne sont pas enchevêtrées. Précisons quand même que le “mini marabout” n’est pas prélevé sur une petite dinde : il s’agit seulement d’une sélection de plumes de petites tailles. Pour nous comprendre, décrivons rapidement les parties qui composent une plume. Appelons “rachis”, la partie centrale de la plume, barbe, les fibres qui se séparent de cette âme centrale et enfin barbules, les petits poils qui couvrent ces longues barbes et dont la longueur est dégressive, donnant à chaque barbe la forme d’un petit sapin. A cette plume primaire, vient parfois s’ajouter une plume secondaire, située à la base inférieure du rachis, les barbes de celle-ci sont plus petites, plus courtes mais plus homogènes que celle de la plume primaire. La plume secondaire ne mesure que quelques centimètres mais sa régularité fait un peu penser à une selle de coq… On a envie de l’enrouler en palmer ! Pour le montage des streamers traditionnels, le marabout n’est plus à présenter tant sa mobilité est incomparable. Les plumes de dix à quinze centimètres avec des barbes d’environ cinq centimètres sont présentes dans les stocks de matériaux de tout monteur de mouche. Par le passé, l’utilisation de ces plumes pouvait être étendue à la confection de corps de grosses larves de mouche de mai (en enroulant les barbes), mais l’emploi de ce matériau n’était pas du tout évident pour les plus petites tailles. Avec les plumes de mini marabout de cinq centimètres dont les barbes mesurent environ 1,5 cm et les barbules entre deux et quatre millimètres la donne est désormais différente et les possibilités de montages deviennent très variées, même avec des hameçons microscopiques.

Comment bien monter les mouches de légende. 5. Le subsedge
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
Bien que relativement confidentielle, cette mouche très atypique n’en demeure pas moins bien connue des pêcheurs à la mouche français. La plupart connaissent son nom sans en avoir jamais vu le moindre exemplaire. On doit cette création étrange au pêcheur franc-comtois Jean- Michel Radix. Plus étrange encore est la façon dont cette mouche est utilisée. Car peu de pêcheurs ont compris l’intérêt de pêcher juste sous la surface au coup du soir, entre chien et loup. Dans la majorité des cas et excepté dans les rares cas où les truites prennent des sedges en surface toutes les cinq secondes, une mouche prise en surface correspond à plusieurs autres prises sous l’eau. Les trichoptères ne dérivent pas à la surface comme les éphémères. Certaines espèces s’envolent dès qu’elles traversent la couche de surface, d’autres semblent courir sur l’eau pour rejoindre la rive (toujours la plus proche).
Le subsedge permet alors de proposer autre chose qu’un sedge flottant. La technique peut être tout bonnement de la pêche à la mouche noyée en dérive aval, ou une variante de cette dernière qui consiste à pêcher “à draguer” comme avec un sedge flottant. Les deux fonctionnent et les résultats sont certains soirs sans commune mesure avec la pêche de surface. A savoir que plus les truites gobent, plus il y a d’insectes et donc d’activité sur et sous l’eau. Sans éclosion, le subsedge ne fait pas de miracle et c’est bien dommage de l’utiliser uniquement comme sauve-bredouille les jours où rien ne se passe.