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Catégorie : Montage
Articles de montages de mouche, Vidéos de montages de mouches, tutoriels de montages de mouches pour les pêcheurs débutant et les plus chevronnés

Montage : les mouches de légende. 9. La daddy long legs
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct
La première trace écrite de l’utilisation pour la pêche d’un insecte de la famille des tipulidea en Angleterre remonte à l’an 1496 par Dame Juliana Berners abbesse du Shropshire dans son “Treatysse of fysshynge with a angle” (en vieil anglais s’il vous plaît !). Il s’agissait de pêche avec l’insecte naturel et non d’une imitation. Bien plus tard, les premières tipules confectionnées avec les plumes locales (coq, faisan, lièvre) ne se nommaient pas “daddy long legs” (papa longues jambes !) mais “Harry long legs”. Le montage historique vient surtout de la pêche en lac et en réservoir. Il coule facilement malgré le renfort de deux ou trois hackles, il est vrai de piètre qualité. C’est pourtant cette version que je préfère à la version flottantepour la pêche en réservoir, notamment pour la pêche à vue. Car la daddy long legs a la particularité de s’immerger de quelques centimètres et de ne plus bouger. Les truites semblent dans un premier temps l’ignorer, avant qu’une du lot ne lui vole dans les plumes… Exactement comme avec le “mégot” ou si vous préférez avec les mouches en fibres de filtre à cigarette, technique très en vogue actuellement. En pêchant “suspending” comme disent les pêcheurs aux leurres, on pêche (depuis longtemps !) au mégot sans le savoir ! Le daddy long legs existe aussi en multiples versions flottantes plus ou moins modernes. Les deux variantes les plus répandues concernent le corps, qui est soit en poils de cervidés ligaturés en longs comme un fagot, soit en mousse synthétique (foam). Pour la version “suspending”, il peut être intéressant de faire quelques essais dans une bassine avant de se lancer dans une série. L’équilibre n’est pas très évident à trouver car la mouche ne doit ni flotter longtemps, ni couler trop vite.

les mouches de légende : L’altière
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
La paternité de ce diptère universel revient à Raymond Rocher et sans doute faut-il voir dans ce nom l’évocation d’une fameuse rivière cévenole, l’Altier. Mais partout, l’altière fait merveille lorsque fourmis, chironomes, simulis et d’autres insectes terrestres de tailles plus importantes comme les bibios mettent les truites à table. Car la formule de montage de l’altière ne demande qu’à être déclinée à l’identique de la taille 22 à 12 ! Pour le pêcheur en rivière, c’est surtout ses tailles d’origine de 18 et 20 qu’elle trouve son intérêt pour l’imitation des fourmis noires et éventuellement de petits chironomes. Dans le cas des retombées de fourmis, les truites et les ombres se focalisent sur ces insectes qui ont apparemment bon goût ! En lac, les probabilités de croiser des espèces terrestres, ou des chironomes, sont beaucoup plus fréquentes et il convient donc de monter l’altière dans toutes les tailles, car c’est une fantastique mouche pour la pêche en réservoir. On ne prend aucun risque avec ce genre de mouche en lac. Et ceci reste valable du plus petit “baquet” de 500 m2 au plus grand lough irlandais ! C’est la mouche passe-partout par excellence, que sa naturelle simplicité rend vraiment crédible. L’absence de matériaux synthétiques évite le côté un peu trop tapageur dont souffre bien des créations modernes. Seul le herl peut apporter un peu d’excentrisme avec le coté irisé des herls de paon. Dans sa version d’origine, l’altière était montée avec un herl de condor, oiseau dont la commercialisation des plumes a été interdite depuis. Plusieurs substituts sont possibles comme les herls et les biots d’oie teintés, de dinde ou tout simplement de corneille. Mais attention, le rendu diffère beaucoup selon les types de herls.

Fourmis, simulis, chironomes, les incontournables de l’été
Tout bon pêcheur à la mouche se doit d’avoir réservé un coin de sa boite à des modèles qui imitent des petites bestioles noires, notamment des fourmis volantes pour le “cas où”. Elles peuvent parfois ne pas en sortir durant des mois mais quand cela devient nécessaire, on est toujours ravi de les retrouver ! Voici quelques bonnes imitations de ces insectes indispensables en rivière comme en lac. Montages Florent Baillly
Si dans le domaine des mouches artificielles, il existe bon nombre de modèles, voire de catégories qui ne sont pas indispensables, il n’en va pas de même avec tout ce qui imite les fourmis et autres moucherons comme les simulis ou les chironomes. En France, les pêcheurs à la mouche savent bien à quel point les truites préfèrent les fourmis, qui pourtant ne vivent pas dans la rivière car il s’agit d’insectes terrestres, aux insectes aquatiques que sont les éphéméroptères ou les trichoptères. Les retombées de fourmis volantes ont lieu principalement l’été et le plus souvent en fin d’après-midi. Les fourmis dégagent une forte odeur qui serait utilisée pour se reconnaître entre elles et rejeter les intrus au sein de la colonie. Chez les insectessociaux, la défense implique la fermeture coloniale, autrement dit, l’hermétisme d’une colonie à tout individu étranger et chez les fourmis, cela passe par des signaux chimiques. Pour les poissons, ces signaux n’ont aucune signification mais le goût des fourmis plait beaucoup aux truites sauvages. Le pêcheur à la mouche se doit donc d’avoir dans sa boite plusieurs imitations, en plusieurs tailles. Celles que nous propose Florent Bailly sont à la fois réalistes et bien positionnées sur l’eau avec l’abdomen qui doit être en partie immergé. A l’étranger, notamment en Scandinavie, de nombreux “moucherons” petits et sombres constituent une bonne part de l’alimentation des poissons. Ces eaux acides, glacées et sans lumière durant l’hiver sont très pauvres. Les poissons doivent donc se nourrir de ce qui est disponible.
Les vagues successives de glaciation qui ont frappé la Scandinavie l’ont plusieurs fois dépeuplée et dépourvue de faune et flore terrestres. Diptères et chironomes sont donc régulièrement au menu des truites et des ombres faute de mieux. En prévision d’un voyage sur l’une de ces rivières nordiques, il peut être intéressant voire indispensable de se renseigner sur les particularités entomologiques des lieux convoités. Cela permet d’éviter de pêcher toute la semaine avec des imitations inadaptées. Pour être sûr de tomber juste, il suffit de s’inspirer de l’altière, ce moucheron mis au point par Raymond Rocher et qui fait l’objet de la “mouche de légende“ de ce numéro. Avec cette mouche à tout faire qui imite autant une fourmi, qu’un chironome ou un simuli, vous pouvez pêcher toutes les rivières de Scandinavie, de l’Islande à la Finlande ! Car le noir caractérise ces insectes. A vous de varier les plaisirs en prévoyant un large panel de tailles et de niveau de flottaison. En lacs de montagne, où vous passerez peut-être vos vacances en famille, ces mêmes mouches sont aussi des classiques. La sélection de modèles qui fait l’objet de cette rubrique comprend à la fois des mouches sèches, une nymphe et une mouche noyée. De quoi faire face à toutes les situations, bien que des dizaines de variantes soient possibles.
Fourmi parachute
Le montage parachute, qui colle la mouche sur l’eau, convient très bien à cette fourmi. D’autant que le dubbing de l’abdomen ne demande qu’à être imbibé. La position sur l’eau est donc très réaliste.

Les vertus du vernis noir
A l’origine, le vernis noir servait surtout à terminer une mouche afin d’éviter que la ligature en fil de montage ne se défasse. Accessoirement, le résultat imitait aussi la tête de la mouche. Avec les fils synthétiques actuels, beaucoup se passent d’ajouter du vernis ou cèdent à la tentation du monde moderne avec les résines UV. Cette finition vernie passée tellement inaperçue qu’elle tend à disparaître joue pourtant un rôle majeur dans l’efficacité de certaines mouches. Car le rendu du vernis noir est unique, profond, brillant et plaît beaucoup aux poissons.
La brillance du vernis noir à quelque chose de naturel, à la façon de l’écaille de tortue qui dévoile ses nuances en contrejour. Peut-être même que les truites, les ombres ou les saumons voient ces nuances que nous ne voyons pas. A l’époque où les gens prenaient encore le temps de faire de belles mouches – ça existe encore heureusement – les têtes étaient finies au vernis et dans bien des cas au vernis noir. Certains modèles sont indissociables de cette petite tête brillante d’un noir profond. Les mouches les plus apparentées à cette touche cosmétique sont les mouches à saumon. Prenez une Jock Scott ou une green highlander et faites deux versions, une avec une tête passée plusieurs fois au vernis noir et une autre non vernie, même si le fil de montage est noir et vous comprendrez immédiatement qu’il manque quelque chose de très important. Ce quelque chose, qui est une brillance particulière, ajoute un plus indéniable à l’attractivité d’une mouche sur les poissons. Et cette brillance existe grâce à la couleur qui sert de support, un noir profond. Pourtant, je ne pense pas que le vernis noir que l’on trouve chez tous les vendeurs de fly tying soit issu d’un processus complexe et secret, car ce n’est tout de même pas du vinaigre balsamique de Modène grand cru !
La pheasant-tail de Norbert Morillas
Le célèbre pêcheur à la nymphe et hydrobiologiste franc-comtois décédé en 2004 avait la réputation – légèrement exagérée – de ne pêcher qu’avec deux nymphes. Pour avoir partagé la plupart de ses parties de pêche durant une dizaine d’années et avoir monté des milliers de mouches en sa compagnie chaque hiver, je connais très bien ces deux nymphes simplissimes mais d’une grande efficacité qui devaient bien avoir quelque chose de plus que la plupart des autres modèles plus complexes mais moins attractifs. Outre une pseudo pheasant- tail montée en héron teinté à l’acide picrique à 2 % avec une grosse tête en fil de montage

Mouches de légendes : 8. La babarotte
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
Plus connu sous le nom de hanneton des jardins ou hanneton horticole, Phyllopertha horticola n’est étrangement appelé hanneton des fougères que par les pêcheurs à la mouche. Ce petit hanneton de 8,5 à 11 mm de longueur fait partie de ces insectes saisonniers qui, une fois l’an, rendent les truites dingues ! Signalé dans toute l’Europe, dans le Moyen-Orient et jusqu’en Mongolie, Phyllopertha horticola est surtout connu en France des pêcheurs du Massif central. La babarotte, selon le nom que lui ont donné les pêcheurs auvergnats, éclot généralement en juin et en grandes quantités. Comme c’est souvent le cas en raison du cycle de vie des larves, du climat et des maladies éventuelles, certaines années sont plus propices que d’autres. Si vous allez pêcher en Auvergne au printemps, gardez une petite place dans votre boîte à mouches pour quelques babarottes, car si vous n’en avez pas lors d’une retombée, vous n’aurez plus qu’à manger la poignée de votre canne ! Cet insecte bien connu des pêcheurs des lacs de la Landie ou de Malaguet est également très apprécié des truites dans les cours d’eau de montagne de cette belle région.

5 incontournables en poils de chevreuil
Plutôt desservi par un aspect rêche et grossier, le poil de cervidé fut longtemps rejeté par bon nombre pêcheurs à la mouche. Sa manipulation à l’étau n’est pas des plus simples et on en met partout car les morceaux de poils se collent sur tous les supports par électricité statique, obligeant le monteur à sortir l’aspirateur. Avec un tel CV, difficile de se faire sa place, d’autant qu’au départ, le poil des animaux de la famille de Bambi servait principalement à confectionner des grosses mouches sèches pour la pêche du saumon au Québec (les bombers) et des gros streamers à truite pour les rivières du Montana. Mais depuis ces temps désormais éloignés, les choses ont bien changé !
Les mouches imitant des sedges ou des éphémères en poils de cervidés viennent des Etats-Unis et d’Angleterre. La première à être connue en France il y a maintenant plus de trente ans nous vient justement d’Angleterre. Elle est connue sous le nom de Goddard segde. En réalité son véritable nom est la G and H sedge, ou GH sedge, car cette création étonnante nous vient de John Goddard et de Henry Cliff. Les deux pêcheurs, passionnés d’entomologie, ont passé beaucoup de temps à observer des trichoptères et plus particulièrement leur impact une fois posés sur l’eau, ainsi que la façon dont certaines espèces nagent véritablement à la surface de l’eau pour rejoindre la rive une fois écloses. Le montage de la G et H est directement inspiré des bombers, car les poils sont répartis de la même façon à 360°. Cela donne une mouche quasiment insubmersible, qui flotte très haut sur l’eau et qui crée un sillage sur l’eau très attractif lorsqu’elle est draguée en surface à la tombée de la nuit. Le poil de chevreuil, animal très commun en France comme en Angleterre, convient parfaitement pour monter ce sedge et la plupart des mouches en poils de cervidés pour la pêche de la truite et de l’ombre. Pour être précis, sachez que le chevreuil (roe deer, en anglais) est un animal à part entière. Ce n’est donc pas le petit du cerf (son petit est le faon) comme on l’entend dire parfois. La femelle du chevreuil est la chevrette et non la biche, qui est celle du cerf. Vous me suivez ? Les pêcheurs américains utilisent des poils d’autres cervidés comme ceux du cerf de Virginie et de différentes sous-espèces rassemblées sous l’appellation vernaculaire de “cerf à queue blanche”, car outre-Atlantique, il n’y a pas d’équivalent de notre chevreuil européen.
Chevreuil d’été ou d’hiver ?
La teinte du chevreuil change au cours des saisons. En été, son pelage brun tire sur le roux, alors qu’en hiver il fonce et tire sur le brun grisâtre. On pourrait penser que les pêcheurs à la mouche ne disposent que du pelage d’hiver car, c’est bien connu, la chasse est ouverte en hiver. Mais les tirs d’été à “l’approche” sont aussi autorisés. Ils visent à réguler des animaux trop nombreux sur un territoire ou des animaux blessés. Les poils de chevreuil disponibles en fly-tying proviennent des pays de l’Est où les deux modes de chasse sont pratiqués. Dans tous les cas, de grosses différences de teintes existent, même parmi des animaux tués en hiver ou en été dans un même massif forestier. Et tant mieux, car cela permet d’avoir sous la main du chevreuil clair, du plus foncé et du carrément foncé pour va

L’ouverture au streamer : les nouveaux montages pour optimiser vos résultats
Extraits de ce florilège d’exemples de montages à retrouver en intégralité dans notre numéro spécial Streamer (Pêches Sportives n°106)
Exemple 1
Une mouche improvisée qui peut être à la fois un streamer à truite sauvage ou une mouche noyée à truite de mer. La plupart des montages de streamers ou de mouches noyées pour la truite de mer sont compatibles avec le montage intruder
Exemple 2
Un modèle très semblable au précédent, mais avec plusieurs variantes. L’hameçon VMC Fast grip à trois micro-ardillons peut choquer, mais les truites de mer ont une fâcheuse tendance à nous fausser compagnie en cours de route.
Exemple 3
Un streamer à truite avec un casque qui sert à le lester. L’hameçon pointe en haut, caché dans les fibres passe très bien dans les herbiers et les rochers.
Exemple 4
Encore une autre façon d’utiliser l’hameçon du montage intruder pour former cette fois un tag orange sur ce streamer à truite sauvage à utiliser avec une soie plongeante.
Exemple 5
Une cascade (mouche à saumon bien connue) qui peut être utilisée pour la pêche de la truite de mer. Cette fois, l’hameçon double reste entier et le montage intruder vient en renfort en cas de touche “en bout”.

Montage, cherchez l’intruder !
Né d’un bricolage artisanal par Ed Ward, un pêcheur de truites de mer steelheadde l’Etat de Washington, le montage intruder s’est aujourd’hui généralisé à toute la côte ouest des Etats-Unis, de la Californie à l’Alaska en passant par la Colombie Britannique. Les atouts de l’intruder sont multiples : hameçon très en arrière de la mouche, pas de point dur une fois le poisson piqué, pointe de l’hameçon vers le haut qui n’accroche pas les pierres ou les herbiers. Les pêcheurs de truite de mer des Iles Britanniques l’adoptent également, et chez nous, l’intruder devrait s’imposer également pour la pêche de la truite fario au streamer, mais aussi pour celle de la truite de mer ou du brochet.
Le retour du waddington, ancêtre oublié du tube-fly a de quoi surprendre. Disparu des catalogues et par voie de faits des rayons de nos chers détaillants, cette drôle de hampe fait un comeback sur la côte nord-ouest des Etats-Unis, dans toute la
Colombie Britannique et jusqu’en Alaska pour la pêche de la steelhead, cette truite de mer dont la pêche à la mouche noyée ressemble beaucoup à celle du saumon. L’utilisation moderne du waddington n’est plus tout à fait la même qu’à l’origine, où l’hameçon, généralement triple, était placé directement en bout de la hampe. A la différence d’un saumon de l’Atlantique, toutes les truites de mer, qu’elles soient arc-en-ciel (la fameuse steelhead) ou fario, ne vont pas se replacer tranquillement avec la mouche au coin de la gueule, mais doivent être piquées “ à la touche”. Pour avoir pratiqué la pêche des deux espèces de truites de mer avant l’existence du montage “intruder”, je sais à quel point il est facile de rater des touches et de décrocher des poissons avec de gros hameçons simples. Dans la plupart des fleuves à steelheads de l’Oregon, seul l’hameçon simple est autorisé.Dans ces eaux très puissantes, une steelhead de seulement trois kilos peut provoquer des touches d’une extrême violence, à vous arracher la canne des mains… sans pour autant se piquer ! Plus un hameçon simple est gros, plus les risques de ratés augmentent. Sur l’Umpqua, un cours d’eau de l’Etat de l’Oregon, la taille normale d’un hameçon simple standard, de type Partridge Salmon est le n° 2, mais il arrive de pêcher plus gros encore. On aurait pu penser qu’avec le temps, le tube-fly allait s’imposer pour la pêche de la steelhead, car il permet d’utiliser tous types d’hameçons, mais ce fut le montage intruder qui a fini par se généraliser. La raison de ce choix semble venir d’une question d’esthétisme des montages, car tous les modèles de mouches ne sont pas compatibles avec les tube-flies. La hampe d’un waddington simple ou même double permet des montages plus fins, plus précis que sur un tube-fly, identique à ce qu’on obtient avec un hameçon simple ou double à saumon.

Dopez vos leurres ! 1. Les leurres souples
Si l’on trouve de nos jours d’excellents leurres, rien ne vous empêche de les traficoter un peu pour les rendre plus attractifs. Cela permet parfois de sauver une journée de pêche ou de rendre un bon leurre vraiment adapté aux préférences des poissons de votre rivière ou de votre plan d’eau favori
Pourquoi modifier un leurre qui marche ? La question mérite d’être posée, mais pour autant, un petit bricolage au bord de l’eau ou à la maison vaut parfois franchement le coup. C’est avec les leurres souples qu’on a la plus grande marge de manoeuvre. D’ailleurs, les fabricants proposent depuis peu différentes solutions pour “customiser” ses leurres. La mode du shad à palette, lancée par la mise sur le marché du Divinator de Biwaa a été mise à toutes les sauces. Mais ce n’est qu’un retour aux sources, puisque ce leurre est au départ né d’un bricolage qui rime avec garage… Ainsi on trouve dans les rayons des détaillants les palettes du Divinator vendues séparément, mais aussi des petits ressorts en corde à piano à visser dans le plastique des leurres pour fixer la palette. Même les têtes plombées sont parfois vendues avec un brin de câble au bout duquel vrombit une palette.
Mais le bricolage des leurres ne date pas d’hier, car les pêcheurs de black-bass ont depuis très longtemps pris l’habitude d’optimiser leur Senko et autre Ika en insérant des petits clous en tungstène qui équilibrent le leurre, ou des gélules en verre dans lesquelles deux billes produisent une belle musique aux oreilles du carnassier à grande bouche. C’est bien connu, la plupart des grandes trouvailles sont parfois le fruit d’une erreur. Il en va de même à la pêche lorsqu’on s’aperçoit tout béat que certains shads produisent beaucoup plus de touches lorsqu’ils sont montés… à l’envers ! Et puis il y a le coté purement psychologique, qui fait qu’on y croît beaucoup plus lorsqu’un leurre souple possède des yeux ou un signal de couleur, comme le rouge, qui sur les brochets s’avère souvent un déclencheur d’attaques. Enfin, on le pense, donc on y croît, du coup on pêche mieux et ça marche également mieux ! Et pour finir, la magie du leurre souple c’est justement qu’il est souple et donc qu’on peut intervenir beaucoup plus facilement que sur un poisson nageur.

Les mouches de légende : Le gammare BM 22 de Bernard Maillet
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
Une imitation de gammare parmi tant d’autres, mais pas n’importe lequel car il fut sans doute le premier à être destiné spécifiquement aux grosses truites sauvages, notamment celles de la Bienne dans le Jura ou du Chéran en Haute-Savoie. L’ ami Bernard Maillet, (que je salue au passage !) fut l’un des premiers pêcheurs à la nymphe à se spécialiser dans la pêche des grosses truites à vue sur ces rivières aquarium qu’il connaît parfaitement. Aujourd’hui encore, la BM 22, référence de ce gammare dans la collection des Mouches de Charette, fait partie des meilleures “nymphes” pour la pêche à vue des truites sauvages. La version commercialisée est plus fournie en hackle et de ce fait se trouve plus proche de ce qui se faisait il y a trente ou quarante ans. La version proposée ici a été allégée pour mieux correspondre à ce qui plaît aux poissons actuellement. A ce propos, Bernard déteste les gammares trop fournis, qu’il qualifie volontiers de “brosses à dents” ! Le rôle des pattes en hackle de coq roux consiste surtout à ralentir la descente de la bête pour lui donner un coté “suspending” qui est primordial, surtout juste après une petite animation qui a pour but d’attirer l’attention de la truite. Rien que d’y penser, j’ai la chair de poule en imaginant les deux yeux globuleux et mobiles d’une grosse truite qui vient de repérer la petite crevette dans sa phase de descente et qui s’en approche pour venir l’aspirer ! La pêche avec une BM 22 imprime dans nos têtes des images inoubliables ! Quatre tours de hackle suffisent à créer cette irrésistible attractivité qui met véritablement cette nymphe enapesanteur dans la couche d’eau. La BM 22 est surtout utilisée sous la canne pour les truites qui rodent le long des bordures, mais elle peut tout aussi bien prendre des truites à distance, notamment dans les secteurs calmes, où sa façon de couler est tout aussi crédible.