Catégorie : Montage

Articles de montages de mouche, Vidéos de montages de mouches, tutoriels de montages de mouches pour les pêcheurs débutant et les plus chevronnés

  • Coastal Deer Hair Orvis, osez la diversité !

    Coastal Deer Hair Orvis, osez la diversité !

    L’Amérique du Nord compte de nombreux genres et espèces de cervidés, ce qui multiplie les possibilités pour les monteurs de mouches, alors qu’en Europe le chevreuil reste le poil de cervidé de très loin le plus utilisé. La marque Orvis propose un large choix de poils creux comme le Coastal Deer Hair (cerf à queue noire) très utile pour monter des sedges ou des comparadun. Ces poils sont plus longs que les poils de chevreuil et de ce fait conviennent mieux pour le montage des grosses mouches.

  • Tiemco vient d’avoir 50 ans

    Tiemco vient d’avoir 50 ans

    Tous les pêcheurs à la mouche mais aussi aux leurres connaissent la marque nippone Tiemco pour ses hameçons d’une grande qualité, mais très peu d’entre-nous connaissent l’historique de cette marque qui depuis cinquante ans innove sans cesse. Les premiers hameçons importés en France, avec des références légendaires, comme le 900 bl, le 9300 ou le 3769 l’ont été au tout début des années 1990, ce qui correspondait également au tout début de l’ère informatique et de l’Internet. Vous pouvez retrouver l’historique complet de cette marque qui a toujours été à la pointe de la technologie sur cette page dédiée à cet anniversaire :

    https://www.tiemco.co.jp/50years/en/

  • Club mouche APNLE, vivement la rentrée !

    Club mouche APNLE, vivement la rentrée !

    Après une année bien remplie, le club mouche APNLE (Amicale des pêcheurs de Neuilly Levallois et Environs) se met entre parenthèses durant l’été mais reprendra ses activités à partir du week-end du 1er septembre 2019. Les cours de lancer reprendront le dimanche 1er septembre 2019 à 10 heures à l’étang de l’Abbaye près du pont de Suresnes, (ils ont lieu les samedis, dimanches et lundis de 10h00 à 12h00 de septembre à mars – les cannes équipées sont prêtées par le club). Les cours de montage de mouches reprendront eux le vendredi 4 octobre 2019 à 20 heures à la Maison de la Pêche et de la Nature sur l’île de la Jatte, (ils ont lieu les vendredis de 20h00 à 22h00 d’octobre à mars – le matériel et les matériaux sont fournis par le club aux adhérents de la première année). L’APNLE est un club très convivial et dynamique qui permet d’apprendre le montage de mouche, le lancer et surtout de passer de bons moments autour d’une passion commune.

  • Comment bien monter les mouches de légende. 12. La elk wing caddis

    Comment bien monter les mouches de légende. 12. La elk wing caddis

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat conforme à l’original.

    La mouche qui vous est proposée n’est pas une mouche très connue des pêcheurs français. Mais c’est une mouche de légende aux États-Unis où elle est dans toutes les boîtes depuis très longtemps. Elle est destinée aux eaux torrentueuses où elle est censée imiter un trichoptère. Elle cumule plusieurs avantages, tout d’abord celui de flotter très haut sur l’eau et donc de rester toujours visible. Elle est presque insubmersible, ce qui lui fait prendre parfois le rôle de bouchon qui soutient une nymphe située quelques dizaines de centimètres en dessous. Les Américains sont en effet des grands amateurs de cette technique empruntée à la pêche au coup. Il s’agit surtout de pêcheurs occasionnels qui se retrouvent à pêcher au bouchon sur les conseils des guides qui font tout pour que leurs clients prennent quelques poissons quelle que soit la technique mise en oeuvre.

    La elk wing caddis que l’on pourrait traduire par « sedge avec une aile en cerf » est utilisée un peu partout dans le monde, là où les eaux sont tumultueuses et les poissons peu regardants. Les pêcheurs qui voyagent beaucoup ont tout intérêt à en monter quelques unes car ça peut toujours servir, que l’on se trouve en Laponie, dans les Rocheuses ou au bord d’un torrent tyrolien. Dans son pays d’origine, cette mouche est montée avec des poils de cerf, mais rien n’empêche de la faire avec du chevreuil, beaucoup plus facile à trouver chez nous. Le montage de la elk wing caddis demande de bien respecter les proportions, notamment la longueur de l’aile et la longueur des fibres du hackle. Un hackle qui est une très longue plume de selle (saddle) issus de coqs américains de chez Withing Farm par exemple. Il est conseillé de s’aider d’un aligne-poils de façon à obtenir une aile dont les pointes sont bien alignées. Un peu de colle cyanoacrylate est toujours utile pour éviter que l’aile ne tourne autour de la hampe.

    1. Prendre un hameçon Tiemco 9300 n° 14 et commencer l’enroulement d’un fil de montage beige 6/0 sur tout le corps.

    2. Choisir un hackle roux « saddle » « génétique » de type Withing Farm. Le fixer par la pointe après avoir orienté les fibres vers l’arrière avec les doigts, face brillante face à vous.

  • Six mouches pour ne pas rater son début de saison

    Six mouches pour ne pas rater son début de saison

    Les saisons et leur sempiternel recommencement ont ceci de pratique de nous mettre à chaque fois sur la bonne voie des choses qui se répètent immuablement. Ainsi au printemps, quelques espèces d’insectes ont la lourde responsabilité de nous faire vibrer lorsque truites et ombres s’activent à la faveur d’une belle éclosion.

    A la mouche sèche comme à la nymphe, le printemps nourrit tous les espoirs du pêcheur à la mouche. Les six modèles de mouches proposés par Florent Bailly dans cette rubrique sont particulièrement recommandés pour pêcher avant l’été, lorsque les conditions sont encore “faciles” sans qu’il faille pêcher très fin. Et comme l’espoir fait vivre, prenons nous à rêver de belles éclosions de march brown, un des plus grands éphémères que l’ont peut observer en Europe. Cette bête athlétique qui s’imite sur un hameçon n° 12, pas moins, ne passe pas inaperçue sur l’eau ! Nous vous la proposons en deux stades. En cas d’éclosions de bætidæ, un montage parachute en taille 16 fait l’affaire dans bien des cas. Collé à la surface, ce montage est très efficace. L’aile se repère bien sur l’eau (à remplacer par du CDC si l’on est allergique aux matériaux synthétiques !). Un petit sedge au montage original et deux nymphes passe-partout terminent cette sélection forcément arbitraire mais qui permet aussi d’apprendre à travailler certains matériaux et à faire quelques tours de mains particuliers. C’est l’objet de cette rubrique.

    Nymphe dubbing

    Un modèle très polyvalent, pour l’ombre ou la truite, à vue ou au fil. La bille est une AB Fly bordeaux tachetée qui est un nouveau coloris.

    1. Prendre un hameçon Tiemco 100 n° 8. Enfiler une bille de tungstène AB Fly bordeaux tachetée n° 00 sur l’hameçon. Avec un fil de plomb de 3/10° de mm, faire quatre tours juste derrière la bille.

    2. Avec un fil de montage Uni Thread gris/beige 8/0, faire une sous couche qui forme un corps conique.

    3. Fixer des cerques courts en coq pardo.

    4. Fixer un fil de cuivre qui sera laissé en attente.

    5. Directement sur le fil de montage, fixer un dubbing Trout Hunter René Harrop “march brown” (trouvé chez l’Ami du Moucheur au Québec). Le torsader sur le fil.

    6. Enrouler le dubbing sur le corps puis cercler avec le fil de cuivre.

    7. Réaliser un second dubbing. Il s’agit cette fois d’un Scintilla Multi Purpose brun/olive. Faire le noeud final. La mouche est terminée.

    March brown émergent

    Les éclosions de march brown (Rhithrogena germanica) ne manquent jamais de faire sortir les grosses truites. Voici une imitation réaliste à la flottaison basse.

    1. Choisir un hameçon

  • Comment bien monter les mouches de légende. 11. L’ATE E’Mai d’André Terrier

    Comment bien monter les mouches de légende. 11. L’ATE E’Mai d’André Terrier

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans lequel il est impossible d’obtenir un résultat conforme à l’original.

    Avec le temps, ce qui apparaissait comme novateur il y a trente ans fait désormais partie de la légende. Lorsque les Mouches Devaux proposèrent aux pêcheurs la collection d’artificielles d’André Terrier, personne ne se doutait que cela allait révolutionner le petit monde de la pêche à la mouche sèche. Plus encore que ses séries de nymphes, sa série ATE (André Terrier émergentes) était pour l’époque, la fin des années 1980, unique en son genre. Des montages qui flottaient bas, collés à la surface, dont la plume de CDC, certes connue, mais utilisée différemment, permettait des montages interdits aux plumes de coqs. La série ATE a donc marqué l’histoire de la mouche artificielle professionnelle en France et dans les pays voisins, car à l’époque, même si Internet n’existait pas, la renommée des mouches artificielles d’Aimé Devaux était internationale.

    Ces mouches ont influencé les générations de pêcheurs qui ont suivi jusqu’à nos jours. La plupart des modèles ATE possèdent un “tag” un peu provocateur qui ciblait en priorité les ombres. Cette ATE E’Mai en revanche est clairement destinée aux truites et se borne à imiter l’insecte. Cette collection figure toujours au catalogue des Mouches Devaux. Le montage de cette émergente de mouche de mai n’a rien de compliqué, mais demande de trouver les bons matériaux : duflanc de canard colvert mâle pour les cerques, du dubbing de masque de lièvre beige/roux (il faut faire le mélange soit même), du CDC bleuté (un certain bleu…) et une plume de perdrix grise teintée à l’acide picrique à 2 %. Le tout monté sur un hameçon n° 12 Kamasan B 401. Il est d’ailleurs étonnant de constater que cette collection était sans doute l’une des premières sinon la première à utiliser des hameçons japonais à affutage chimique, ce qui permettait de pêcher beaucoup plus fin qu’avec les modèles en fer forgé.

    1. Prendre un hameçon Kamasan B 401 n°12 et commencer l’enroulement d’un fil de montage noir. Fixer

  • Pêches Sportives Vidéo n°46 : Montage du cycle de la mouche de mai, de la nymphe à l’imago, avec Florent Bailly

    Pêches Sportives Vidéo n°46 : Montage du cycle de la mouche de mai, de la nymphe à l’imago, avec Florent Bailly

    Grâce à des matériaux qui sortent de l’ordinaire et des techniques spécifiques comme la crinière d’élan, le foam, ou encore les dubbings Trout Hunter de René Harrop ou encore Scintilla, Florent Bailly nous emmène à la découverte de montages novateurs, tous consacrés au cycle de la mouche de mai : une nymphe, simple et efficace, une émergente qui colle à la surface, un subimago très réaliste et un imago au corps détaché original. Cette vidéo de 52 mn est aussi l’occasion d’apprendre à se servir de certains outils comme l’aligneur de poils C&F Design ou le Stacker PetitJean.

    Nous vendons aussi une belle boite à mouche de mai !

     

  • Comment bien monter le mouches de légende. 10. Le sculpin

    Comment bien monter le mouches de légende. 10. Le sculpin

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat conforme à l’original.

    Mouche inconnue en France avant les années 1950, le sculpin fait partie des streamers de la famille des mudlers minnow, dont le premier modèle aurait été mis au point en 1937 par Don Gapen à Anoka, dans le Minnesota. Pour le monteur, il s’agissait d’imiter le “slimmy sculpin”, une espèce de chabot (sculpin) plutôt allongée. Ce n’est un secret pour personne, les truites adorent les chabots. C’est donc très naturellement que les pêcheurs à la mouche ont depuis longtemps cherché à imiter ce petit poisson de fond cousin du gobie qui a traversé les âges, résisté aux périodes glacières et c’est adapté à l’eau douce. La version proposée ici par Florent Bailly est caractéristique avec les deux grandes nageoires pectorales horizontales et la tête, il est vrai moderne, très imitative. Ce gros casque creux est plus léger qu’il n’y paraît. C’est tout de même grâce à lui que la mouche pêche “creux”, là où vivent les chabot, jamais très loin des cailloux, du moins en journée. Pour pêcher profondément, une soie plongeante S5 n° 6 et un bas de ligne très court, d’un mètre au maximum est préférable à un excès de lest sur la mouche très difficile à lancer.

    1. Placer dans l’étau un hameçon Hanàk Compétition H 950 BL n°8. Commencer l’enroulement d’un fi l de montage noir 6/0 Uni Thread sur la hampe.

    2. En queue, placer trois ou quatre plumes brunes de marabou grizzly. Sur le fi l de montage, torsader un dubbing Turall NY DO 4 “nymph dubbing”.

  • Six mouches à tout faire pour la rivière, le lac et le réservoir

    Six mouches à tout faire pour la rivière, le lac et le réservoir

    Partout dans le monde, les truites des rivières calmes et des lacs se nourrissent de chironomes, de larves de libellules et craquent aussi pour un streamer noir, même s’il n’imite rien de particulier. Ces six mouches classiques doivent figurer dans les boîtes de tous les pêcheurs voyageurs. En réservoir, elles font merveille quelque soit la saison.

    On peut penser que les modèles de mouches que nous vous proposons dans ce numéro viennent directement de la pêche en réservoir. Il est vrai que ce sont des grands classiques de la pêche des truites arcs-en-ciel en eaux closes. Mais il est non moins vrai que les mouches pour la pêche en réservoir sont toutes nées en lacs, bien avant les premiers réservoirs de pêche à la mouche. Les Irlandais notamment ont recours aux imitations de chironomes, de larves de libellules et de streamers depuis des lustres sur les immenses “loughs” peuplés de truites farios sauvages. Dans l’hémisphère sud, en Tasmanie notamment, la pêche en lacs des grosses truites demande également des modèles de mouches adaptées aux eaux calmes.

    En rivières lentes, les chironomes font partie de l’alimentation des truites sauvages. Les pêcheurs à la mouche ont tendance à l’ignorer, pensant que ces bestioles moins nobles que les éphémères ou autres trichoptères ne vivent qu’en lacs ou dans les rejets des stations d’épuration. Hormis dans les torrents de montagne, la moindre portion lente de rivière comme il est existe un peu partout suffi t à voir se multiplier les chironomes, qui n’est qu’une famille de diptères nématocères (antennes en forme de fils) qui compte environ 5000 espèces dans le monde dont environ 700 en Amérique du Nord. Ces insectes aux exigences biologiques très faibles se trouvent à l’aise partout et d’autant plus que les eaux sont lentes et dégradées. Pour autant, la diversité de ces insectes est telle qu’il en existe pour toutes les eaux, des plus pures aux plus immondes ! Et si les monteurs de tous les temps avaient tout faux ?

    Est-ce qu’une truite de rivière qui prend une imitation de gammare dans un cours d’eau qui en est presque dépourvu s’apprête à prendre ce qu’elle considère comme un petit crustacé ou au contraire un chironome, ou encore juste quelque chose qui doit en théorie être comestible parce que vivant ? Certaines imitations de gammares en “boby stretch”, “corplast” ou en “medallion” ont davantage la plastique d’un vers de vase que celle d’un gammare ! Voilà qui fait réfléchir. D’autant qu’en rivière comme en lacs, certains insectes ne sont jamais pris par les truites. C’est le cas des gerris, ces grands insectes qui font du patinage artistiques à la surface de l’eau avec quatre de leurs six pattes. Jamais les truites ne cherchent à s’en nourrir. Encore une belle enigme qui prouve bien que les truites peuvent peut-être confondre certaines choses, mais que d’autres ne les intéressent pas du tout ! Florent Bailly nous propose sa vision du montage de quelques fameux modèles de chironomes à trois stades différents, d’un modèle de larve de libellule et d’un streamer. Ces montages ne présentent pas de difficultés particulières. Ils demandent en revanche de bien respecter les proportions de matériaux pour rester dans l’esprit des modèles.

  • Montage : De fils en hameçons…

    Montage : De fils en hameçons…

    Qu’il est loin le temps où on avait uniquement le choix entre deux fils de montage grossiers ! Aujourd’hui, les fils de montages sont presque aussi variés que les montages eux mêmes ! Certains peuvent se diviser en deux parties, d’autres sont en micro-fibres pour imiter autant le corps que les ailes de la mouche. Et que dire des fils les plus fins, jusqu’à 16/0, qui ouvrent les portes d’un monde microscopique.

    Les plus anciens d’entre nous se souviennent forcément de la soie de montage en coton Gossamer. Ce fil grossier toujours commercialisé, a connu l’âge d’or de la pêche à la mouche, lorsqu’un pêcheur habile, capable de monter une Peute ou une French Tricolore, pouvait prendre coup sur coup dix truites sans bouger de place. Ce fil torsadé, dont certaines teintes sont uniques (ah ! le jaune porte-bois Gossamer !) est toujours recommandable. En fait, tous les fils, anciens ou plus modernes, trouvent de nos jours leur utilité. En développant le fly tying, les ex-monteurs de mouches professionnels, où ceux dont la collection de mouches historiques n’est qu’une (belle) vitrine, ont mis entre les mains du grand public de quoi monter comme un pro ! L’évolution des produits de fly tying est à l’origine de la variété des techniques de montage. C’est très rarement l’inverse. Les meilleurs monteurs se creusent les méninges pour inventer des mouches et des techniques en fonction de ce qui est disponible sur le marché. Et parfois le hasard autant que l’imagination font bien les choses ! Sachez que parmi les dizaines de bobines qui semblent aussi identiques que différentes sur les catalogues, ou pire en arpentant les allées des salons de pêche à la mouche se cachent des produits très particuliers, avec lesquels il devient possible de monter les mouches autrement. Voici quelques exemples par Florent Bailly, qui a bien voulu se prêter au jeu…