Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Montage
Articles de montages de mouche, Vidéos de montages de mouches, tutoriels de montages de mouches pour les pêcheurs débutant et les plus chevronnés

La palm* en palmer (*Pêche à la mouche)
Balayé par une myriade de matériaux et de techniques de montage de mouches plus ou moins révolutionnaires, le palmer appartient au passé depuis la fin des années 1980. Tout au plus a-t-il été sauvé en ce qu’il constituait une étape importante dans l’apprentissage du montage des mouches. C’est avec lui que l’on apprend à enrouler convenablement un hackle de coq sur un hameçon. La pêche à la mouche avec des palmers n’a pourtant pas dit son dernier mot. En eaux rapides et pas seulement, en lac et en réservoir, les palmers ne manquent pas de qualités, parfois cachées. Démonstration.
Avant l’arrivée de la plume de croupion de canard (CDC) dans le milieu des années 1980, la plupart des mouches étaient montées en hackles de coq. De même, les montages en poils de chevreuil n’étaient connus que des rares pêcheurs qui voyageaient outre-Atlantique. En France, seules quelques mouches sortaient de l’ordinaire de la plume de coq comme la Peute, une mouche en plume de flanc de cane génialement atypique créée par Henri Bresson. Mais la réputation des mouches du Sorcier de Vesoul doit beaucoup à un palmer aujourd’hui passé de mode, la French Tricolore.

Ah ! l’ouette, (je te plumerai…)
Ce n’est pas tous les jours, ni même tous les ans que les pêcheurs à la mouche découvrent le plumage d’un oiseau inconnu. Introduite dans des parcs animaliers en Europe il y a fort longtemps, l’ouette d’Egypte a fini par s’en échapper et commence à poser de gros problèmes de cohabitation avec les autres espèces de volatiles en période de nidification. Depuis 2020, l’oiseau est chassable sous conditions par des tireurs disposants d’une autorisation préfectorale. Nous avons récupéré quelques plumes et avons été stupéfaits par les couleurs, les textures et par l’intérêt majeur qu’elles représentent pour le monteur.
Dans l’Egypte antique, ce grand canard de la taille d’une petite oie était sacré. Alopochen aegyptiaca ou l’ouette d’Egypte est aujourd’hui la seule espèce du genre Alopochen à ne pas être éteinte. Avec un tel passé et un avenir menacé, on ne peut qu’avoir un immense respect pour ce bel oiseau dont l’ère de répartition naturelle se limite à l’Afrique subsaharienne ainsi qu’à la vallée du Nil jusqu’à Assouan où elle est principalement sédentaire. En Europe, elle a été introduite dans des parcs animaliers en Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas il y a fort longtemps (XVIIe siècle en Angleterre) et s’en est échappée. Les oiseaux observés en France proviennent de ces populations voisines. L’ouette d’Egypte ne s’est développée que très récemment dans l’Hexagone, dans le nord et l’est du pays. Tout irait bien dans le meilleur des mondes si le bel oiseau n’était pas très agressif envers les autres oiseaux d’eau et même les rapaces. C’est lors de la nidification que l’ouette devient agressive, ne tolérant pas que d’autres espèces nichent dans les environs de son nid. L’oiseau peut parfois prendre possession de nids d’autres oiseaux. Des ouettes tuant des oisillons d’autres espèces ont été régulièrement observées. L’ouette d’Egypte se développe donc au détriment de ces dernières. Cet oiseau désormais classé nuisible dans des départements français de plus en plus nombreux est autorisé à la chasse dans un but de destruction (uniquement par des chasseurs disposant d’une autorisation préfectorale). Dans certains cas, les agents de l’OFB ainsi que les lieutenants de louveterie sont autorisés à procéder à la stérilisation des oeufs (cas du département du Nord dans le cadre d’un arrêté valable jusqu’en septembre 2024). C’est surtout en Alsace et en Lorraine, et jusqu’en Franche-Comté, que l’ouette d’Egypte est la plus invasive.
Un super canard
Les

La déconstruction d’une mouche
Un jour ou l’autre, vous vous êtes sans doute trouvé confronté à un phénomène aussi étonnant que bien connu : une mouche qui a été mâchée, remâchée et re-remâchée par les truites est souvent beaucoup plus prenante qu’un modèle neuf et impeccablement proportionné. Sur cette mouche que l’on devrait rationnellement ôter de la pointe du bas de ligne, sans parvenir à s’y résoudre (« encore une petite dernière truite avant d’en mettre une neuve ! »), les trois quarts des fibres, (cerques ou hackles) ont été arrachés, le corps commence à se défaire tandis que deux demi-clés sur trois ont pris la clé des champs… Et en dépit de toute vraisemblance, la mouche est plus prenante que lorsqu’elle tombait de l’étaux juste après le noeud final et la goutte de vernis ! Comment comprendre cet affront à l’esthétique ?
Le souci de bien faire est parfois desservi par quelques maladresses fréquentes chez le débutant. Partons d’une évidence : une mouche artificielle est relativement petite et, devant l’étaux, nous avons souvent tendance à mettre trop de matériaux (dubbing, poils, plumes) que pas assez. Cet excès a plusieurs effets néfastes : proportions pas respectées, courbure ou anneau obstrué etc. Mais l’abondance de matériaux sur une mouche peut aussi s’expliquer par le souci d’imiter l’invertébré au plus près et cela, sans tomber dans l’hyperréalisme, les bons monteurs y sont souvent sujets. Il faut bien comprendre que nos mouches artificielles ne sont pas des machines à imiter la nature mais des machines à déclencher un comportement, que celui-ci soit alimentaire, de simple curiosité ou d’agressivité.
Quand nous capturons une truite nous devrions toujours nous demander jusqu’où nous aurions pu aller dans l’épuration de la forme et dans la simplification des parties qui composent l’artificielle. Parmi les 5 ou 6 éléments qui font que l’artificielle est plaisante à nos yeux, combien de ces éléments sont-ils décisifs et combien ne font que participer à la silhouette d’ensemble ? Et en étant encore plus radical on peut se demander si ces éléments (silhouette) sont vraiment nécessaire.

Exploration métatarsienne
Un des plus grands spécialistes du montage avec des poils de cervidé, Edouard Zauner, nous a réservé l’exclusivité de sa trouvaille. Une partie du chevreuil dont personne n’avait remarqué qu’à cet endroit, de quelques centimètres carrés, les poils ne sont pas ronds mais plats, qu’ils sont très réguliers et prêts à l’emploi. Les mouches qu’ils permettent de réaliser sont également nouvelles, avec des poils dont la section se situe entre celle des poils d’oreille et celle des poils du dos de l’animal.
On croyait avoir tout vu en matière de poils de chevreuil. Après les poils de dos, d’oreille, de bois en velours, la bête nous dévoile une partie oubliée de son corps velu, au niveau des glandes métatarsiennes, derrière les pattes arrière de l’animal. Et le découvreur n’est autre qu’Edouard Zauner, l’inventeur du Dubspeed, spécialiste des mouches en poils de chevreuil (voir 8’6 n° 10). Edy vous a réservé l’exclusivité de cette trouvaille étonnante. C’est bien connu, les poils de chevreuil sont creux et de section ronde, mais nous ne savions pas que cela n’est pas le cas partout sur l’ongulé. Au niveau de la glande métatarsienne, la patte arrière du chevreuil présente une petite boule d’environ quatre à cinq centimètres de diamètre aux poils plus foncés que sur le reste de la patte et d’une texture bien différente de celle des autres poils sur l’animal. D’ailleurs, il ne faut pas confondre cette zone avec une autre située un peu plus bas sur la patte, que l’on appelle le “faux sabot”, avec non pas une, mais deux petites boules où les poils sont clairs et non foncés. Sur l’ensemble de la petite boule qui nous intéresse, les poils ne sont pas ronds mais plats, tout en étant creux. Ces poils sont courts, d’un bon centimètre et impeccablement rangés, alignés comme autant de petits pinceaux qui attendent le client dans une boutique. Il n’y a plus qu’à se servir. En ce qui concerne la section, ces poils se situent entre les gros poils de dos et les fins poils d’oreille. Ils conviennent pour de nombreux montages. Les sedges bien sûr, sous toutes leurs formes, mais aussi de nombreux autres modèles d’éphémères, de plécoptères, de “terrestres” divers et variés. Des pointes courtes Les poils de chevreuil sont de nos jours indispensables pour certains montages, car ils sont imitatifs et creux, ce qui facilite grandement la flottaison des mouches, mais,
Le montage Caborde
Le montage que je vais vous présenter ici n’a rien de magique ou de génial ; il a une seule vertu : il est différent. Très différent. Si différent que les nymphes et les petits streamers montés selon son principe pêchent à l’horizontale, que le dragage se transforme en nage, que c’est au relâché que se fait l’animation et que les nymphes que l’on pose sur le fond ou que l’on fait rouler sur les galets, dans les courants, ne s’accrochent plus…
La Caborde est une portion du Doubs franco-suisse où la vallée est belle : il y a de grands arbres, des prairies et une ancienne verrerie. Les truites y sont chez-elles. Mais comme le paradis et l’enfer ne sont que l’envers et l’endroit d’une même pièce, ce lieu est aussi le théâtre de mémorables bredouilles… La faute aux pêcheurs ! Cet endroit fut un des premier parcours no-kill de l’hexagone, et depuis les années soixante, je n’ose pas imaginer le nombre de pêcheurs (et de mouches) que les saules et leurs vieilles branches ont vu défiler.
Quand les conditions sont normales, on arrive à faire sa pêche mais quand cela se complique, cela peut vite devenir très, très vexant, même pour un bon pêcheur. Sur ce parcours, les truites connaissent les pêcheurs mieux qu’ils ne les connaissent. Dans ces conditions, il ne suffit pas d’être le meilleur du radier, de lancer plus loin que les copains, d’être plus précis ou plus discrets. Quand la porte est fermée, elle est vraiment fermée.
Dans ce cas, le salut ne vient malheureusement pas de la perfection mais de la différence. Ce qui fait que les truites baissent la garde, c’est la surprise, l’inattendu, le malentendu méticuleusement provoqué… Et Saint-Pierre sait que les truites du Doubs ne sont guères malentendantes !
Le problème
Dans le dernier 8’6, je vous ai présenté un article sur la pêche aux micro-streamers que j’utilise depuis plusieurs saisons lorsque les truites se nourrissent d’alevins de vairons. Dans les conditions difficiles, il restait à trouver une solution afin que cette mouche reste prenante en pêchant plus profond, car j’avais remarqué que sous une hauteur d’eau de plus de

Turbo Spin, le dubbing facile !
Faire ses dubbings à l’avance a plusieurs avantages, à commencer par le gain de temps mais ça permet aussi de se faire des dubbings personnels que l’on ne trouve pas dans le commerce. Le Turbo Spin sert à les réaliser très facilement. Ces dubbings peuvent être torsadés avec différents fils synthétiques ou métalliques comme le cuivre ou le laiton. Un outil intéressant et simple d’utilisation.

Siman Hare Natural Dubbing, une gamme complète
La marque Tchèque Siman propose en nouveauté une gamme complète d’un très beau dubbing de lièvre décliné en dix-sept coloris. Outre la matière qui reste l’un des composants majeurs de nombre de mouches, on peut souliger l’intérêt des teintes de cette gamme notamment dans les bruns et les verts olives. Ce dubbing est très facile à travailler à la main ou à l’aide d’un twister.

Unibobber, le parachute facile !
Voici un petit accessoire qui rend le montage parachute plus facile à monter, à voir sur l’eau et à faire flotter. Unibobber, c’est une petite boule qui flotte comme un bouchon et qui remplace avantageusement les montages où une bille de polystyrène est recouverte d’un morceau de bas nylon, montage assez délicat à réaliser. On peut en revanche reprocher au Unibobber un côté un peu artificiel, qui n’est pas gênant en réservoir avec les truites arcs-en-ciel (les petites boules existent en rose, rouge, blanc et vert), mais qui manque de naturel pour la pêche en rivière, hormis pour les imitations de “terrestres” de type sauterelle.

Manuel Lopez Rodriguez Malorro, le coloriste
On peut parfois reprocher aux meilleurs spécialistes du montage des mouches de ne pas assez travailler la couleur de leurs modèles afin de respecter les teintes des insectes imités. S’il fait partie des meilleurs monteurs de mouches du moment, Manuel Lopez Rodriguez Malorro est également un des monteurs qui maîtrise le mieux la teinture des plumes et des poils. Un régal pour les yeux, mais faites attention, c’est contagieux…

Un nouvel hameçon nymphe chez Tiemco
Le numéro un de l’hameçon mouche au monde Tiemco sort pour 2021 un nouveau modèle pour la pêche à la nymphe au fil, le TMC413J, avec un J pour Jig. Sur cet hameçon, l’œillet est incliné de 40 à 60 degrés selon les tailles. Des tailles qui vont commencer au n°18 et qui vont jusqu’au 10. Il faudra en revanche trouver la bille qui s’adapte à la forme. Les billes fendues devraient lui convenir. Le 413J ne sera dans un premier temps disponible qu’avec un micro-ardillon. A noter que son proche cousin le 403BLJ, sans ardillon est cette année disponible en taille 18, ce qui n’était pas le cas en 2019.