Catégorie : Matériel

  • La palm* en palmer (*Pêche à la mouche)

    La palm* en palmer (*Pêche à la mouche)

    Balayé par une myriade de matériaux et de techniques de montage de mouches plus ou moins révolutionnaires, le palmer appartient au passé depuis la fin des années 1980. Tout au plus a-t-il été sauvé en ce qu’il constituait une étape importante dans l’apprentissage du montage des mouches. C’est avec lui que l’on apprend à enrouler convenablement un hackle de coq sur un hameçon. La pêche à la mouche avec des palmers n’a pourtant pas dit son dernier mot. En eaux rapides et pas seulement, en lac et en réservoir, les palmers ne manquent pas de qualités, parfois cachées. Démonstration.

    Avant l’arrivée de la plume de croupion de canard (CDC) dans le milieu des années 1980, la plupart des mouches étaient montées en hackles de coq. De même, les montages en poils de chevreuil n’étaient connus que des rares pêcheurs qui voyageaient outre-Atlantique. En France, seules quelques mouches sortaient de l’ordinaire de la plume de coq comme la Peute, une mouche en plume de flanc de cane génialement atypique créée par Henri Bresson. Mais la réputation des mouches du Sorcier de Vesoul doit beaucoup à un palmer aujourd’hui passé de mode, la French Tricolore.

  • Moulinets HUBLESS. Le monde en sustentation transcendantale

    Au départ, ce n’est qu’un rêve de concepteur. Créer des objets ronds sans moyeux, qui tiennent et tournent autour d’une masse d’air comme par enchantement. Le rêve est ancien. C’est celui de beaucoup de passionnés de belles mécaniques. En 1989, Franco Sbarro mettait au point la première roue de moto orbitale ou hubless. Si cette roue n’a jamais pu détrôner la roue à moyeu, c’est au tour des moulinets de défier les lois de la logique, à défaut de pouvoir défier celles de la physique.

    Créer une moto à roues sans moyeux, c’était le rêve du concepteur Franco Sbarro. Et il y est parvenu en 1989. Pour cela, il lui a fallu faire fabriquer des roulements non plus cantonnés au faible diamètre d’un moyeu de roue, mais d’une circonférence presque égale à celle du pneu. La roue sans moyeu, c’est enfantin à dessiner, un peu moins à produire… Dans le domaine des sports mécaniques les roues hubless resteront limitées à quelques prototypes et à quelques productions marginales. Aujourd’hui, le vélo, grand vainqueur des mobilités écolos, reprend à son tour le rêve de la roue hubless pour des modèles chics, branchés et hors de prix. Car la roue orbitale pèche toujours par sa complexité. Dans la pêche, le moulinet mouche hubless existe bel et bien et il fonctionne mieux que les roues de véhicules. Rappelez-vous, à la fin des années 1990, Loop (qui à l’époque faisait fabriquer en Suède par Danielsson) avait commercialisé un moulinet pas comme les autres, le Hi-Tec. Sans moyeux, le Hi-Tec était très avant-gardiste pour l’époque, mais sa singularité fut masquée par l’autre modèle de la marque, le Dry Fly (et aussi les Model 2, 3, ou 4 conçus sur le même principe) large arbor dont la bobine tournait autour de six galets, ce qui était à l’époque également révolutionnaire. Les modèles à galets de chez Loop (toujours vendus sous le nom de Danielsson Dry Fly) connurent un formidable succès, mais ce ne fut pas le cas pour le Hi-Tec, car la gamme était limitée à deux modèles de grande taille pour la pêche du saumon. On ne trouve aujourd’hui que quelques rares exemplaires d’occasion de ce moulinet hors du commun à environ trois fois le prix qu’il valait neuf, soit plus de 1500 dollars ! Et on ne trouve quasiment plus aucun exemplaire du modèle qui a précédé le Hi-Tec, produit très peu de temps sous le nom de 708 X, avec également une déclinaison Trout et une autre plus petite dénommée Grayling.

    Est-ce la nostalgie du Loop Hi-Tec qui relance aujourd’hui la mode des moulinets hubless ? Les nouvelles créations se multiplient, conçues par des artisans ou de petites entreprises pour la plupart inconnues et qui, grâce à Internet, peuvent vendre en direct partout dans le monde. Les prototypes à l’imprimante 3D, la facilité à trouver et à faire travailler des pièces sont l’autre raison de ce renouveau. Voici quelques modèles parmi d’autres qui ont retenu notre attention.

     

  • Ces petites embarcations que rien n’arrête !

    Du silure de plus de deux mètres combattu en float-tube au marlin bleu de 200 lbs vaincu en kayak, les frêles embarcations redéfinissent la pêche sportive dans ce qu’elle a de plus noble, dans l’esprit qui était celui de Lee Wulff, Pierre Clostermann ou Zane Grey. Le Vieil Homme et la Mer ressuscite partout sur la planète, même s’il s’agit plutôt généralement d’un jeune homme. Pour cela, ces engins ont évolué. Le kayak n’avance plus seulement grâce à la force des bras, et le float-tube pas uniquement en palmant. On vous emmène faire un petit tour sur l’eau à bord de ces drôles de machines.

    La concurrence à parfois du bon, surtout dans un domaine qui a toujours attiré les inventeurs. Le monde des petits engins flottants pour la pêche, celui des float-tubes et des kayaks connaît un fabuleux essor lié à plusieurs facteurs : économique, car un kayak vaudra toujours moins cher qu’un petit bateau, sportif, ces petites embarcations demandent une bonne condition physique, pratique, tout le monde n’a pas un garage pour stocker un bateau, et enfin écologique car sans bruit et sans émissions. Mais à cela, il convient d’ajouter un paramètre qui compte pour beaucoup, le plaisir d’être sur l’eau avec des embarcations qui ne se font pas remarquer et de pouvoir approcher les poissons au plus près pour ne rien rater. L’aventure se vit à côté de chez soi, dans des pièces d’eau souvent interdites au moteur thermique ou en mer, où certains kayaks sont homologués pour s’éloigner de la côte jusqu’à six miles nautiques (11 km) à condition d’avoir l’équipement de sécurité correspondant.

    Un équipement de plus en plus complet

    Les spécialistes de la pêche en float-tube ou en kayak ne cessent de rendre leurs embarcations plus performantes avec un équipement emprunté au monde des bateaux. Echosondeur haut de gamme, GPS, possibilité de faire de la bathymétrie (cartographie des fonds), moteur électrique, râtelier pour trois, quatre, cinq, six cannes, etc. Tout est optimisé car la place est très limitée. Mais on peut aussi voir les choses tout autrement et partir pêcher avec une seule canne, une boite à leurres ou de mouches, et passer aussi de très bons moments. Après tout, on flotte comme on est, et on ne se refait pas…

     

  • Nymphe au fil. L’internationale du bas de ligne

    Nymphe au fil. L’internationale du bas de ligne

    CONTRÔLE TECHNIQUE

    Plus que jamais, la pêche à la nymphe se développe en Europe et dans le monde. Il s’agit autant d’une mode que d’une nécessité, car ça ne gobe plus autant qu’avant. Si vous voulez vous mettre à la nymphe au fil, pêcherez vous à la méthode tchèque, espagnole ou française ? Nous avons voulu éclairer votre lanterne et vous livrer les clefs pour tout comprendre de ces techniques dont l’approche diffère.

    Au début, cela s’appelait la “roulette”, en France en tous cas. C’était dans les années 1970, et la pêche à la nymphe était qua- siment inconnue des pêcheurs à la mouche. Tout autant une technique de pêche qu’un modèle de nymphe lourde, la “rou- lette” permettait de pêcher à la nymphe sans voir le poisson. Sans le savoir, Jean-Michel Radix faisait de la nymphe au fil bien avant l’heure. Pratiquée canne haute à faible distance, rien ne différencie la roulette de la pêche au fil actuelle dans sa forme simple, c’est-à-dire avec un bas de ligne “normal” pouvant aussi servir à lancer une mouche sèche. C’est sur les bord du Doubs et du Dessoubre, ses rivières, que Radix expérimenta cette technique de pêche. La touche était visualisée sur le bas de ligne, sans même un brin de fil fluo. La nymphe roulette était volumineuse, montée sur un hameçon renversé n°12. Sa forme, très hydrodynamique devait favoriser une immersion rapide et un maintient dans le courant sans qu’elle ne remonte trop facilement à la moindre occasion. Très astucieux, le montage de la roulette était composé d’un lestage en fil de plomb au niveau du thorax recouvert par un hackle de coq gris d’abord enroulé comme une collerette d’araignée puis rabattu bien tendu vers l’arrière. Un corps en fil de coton DMC de couleur beige qui fonçait une fois mouillé masquait les fibres res- tantes. Et la roulette roulait sur le fond ou à proximité de celui-ci…

    Il est fort probable que dans les pays de l’est, la pêche à la nymphe au fil ait été développée à la même époque. On m’a rapporté des observations faites par des pêcheurs français dans les pays du bloc de l’Est dans les années 1980, où les locaux se servaient d’écrous métalliques pour lester leur ligne munies de multiples potences sur lesquelles étaient installées des mouches artificielles rudimentaires ou des larves naturelles.

     

  • Connaissez-vous Eddy ?

    Connaissez-vous Eddy ?

    La marque de blanks néo-zélandaises CTS a mis au point un banc de séchage des résines de ligatures très simple, dénommé Eddy, qui fonctionne avec une batterie au lithium et une prise USB. Eddy tourne à la vitesse de huit rotations par minute. Simple et fonctionnel, Eddy est affiché sur le site CTS à 55 euros, batterie fournie. Le montage des cannes étant une activité d’intérieur, pourquoi utiliser une batterie alors que des prises secteur se trouvent forcément dans la pièce ? Heureusement, un adaptateur USB/secteur (moins de 5 euros) du type de ceux que l’on utilise pour regarder son téléphone permet de se passer de la batterie.

  • Fast Fishing Knot, un outil simple et pratique

    Fast Fishing Knot, un outil simple et pratique

    Les outils destinés à aider le pêcheur dans la réalisation des nœuds sont souvent des “usines à gaz” complexes, qui demandent beaucoup de pratique pour parvenir à en tirer le meilleur. Le Fast Fishing Knot est un outil au contraire très simple, multi-fonctions, qui sert tout autant à ligaturer un hameçon à palette, qu’à faire un nœud en 8 ou une micro-boucle. Dans le froid, le vent ou sous la pluie, lorsqu’il devient parfois difficile de faire un nœud, ce petit outil peut rendre bien des services ! Il aide à la réalisation de nœuds solides et bien faits notamment en garantissant une bonne tension des fils pendant la réalisation.

  • Le leurre électrique qui nage tout seul… et n’importe comment

    Le leurre électrique qui nage tout seul… et n’importe comment

    Il fallait bien un jour qu’il existe ce leurre électrique qui nage tout seul. Le voici, avec son système articulé qui le fait onduler comme une anguille. Il nage donc tout seul par petites séquences de quatre ou cinq secondes, mais on peut dire qu’il est aveugle, incapable de déceler les obstacles ou de suivre une direction intelligente. De plus, son petit moteur émet sous l’eau un bruit assez important et rien n’indique que cela plaise aux poissons (les moteurs de caméscopes à bandes, immergés pour filmer sous l’eau étaient souvent des répulsifs à poissons…). Un beau gadget qui une fois perdu au fond de l’eau polluera plus encore qu’un leurre normal en raison de sa batterie et de ses composants.

  • Quoi de neuf chez Simms ?

    Quoi de neuf chez Simms ?

    La marque américaine de vêtements pour les pêcheurs à la mouche Simms ne semble pas avoir trop souffert de problèmes d’approvisionnements en ces temps de crise mondiale. En tous cas, rien ne le laisse transparaître sur leur site internet. Pour 2021, la marque compterait de nombreuses nouveautés, tout en conservant ses valeurs sûres comme les gammes de waders et de vestes de wading G4 et G3. C’est donc surtout avec des produits d’accompagnement, chemises, bonnets, casquettes, chaussettes, sweat-shirts que la marque élargit sa gamme pour 2021.

  • Des moulinets de champion en résine 3D !

    Des moulinets de champion en résine 3D !

    Bien qu’ils puissent être utilisés à la pêche, ces moulinets en matière synthétique (résine d’imprimante 3D) sont avant tout ceux de Ramil Yamaliev, champion de Russie de casting 2017 et 2019. S’ils ne sont que de simples réserves de soie avec un frein relatif, ces moulinets ont surtout pour avantage d’être beaucoup plus légers que les modèles en aluminium. Par exemple le modèle de 105 mm de diamètre ne pèse que 75 g ! Il est possible de les acheter ici au prix modique de 24,90 dollars (attention toutefois aux frais de port et de douane). Les pêcheurs en réservoir, qui doivent disposer d’un grand nombre de soies y trouveront sans doute un intérêt (financier).

  • Kit pour perdigones Textreme

    Kit pour perdigones Textreme

    Dans les régions de montagne aux courants vifs, la mode est aux nymphes lisses (perdigones) qui s’immergent rapidement. Une nouvelle marque italienne, Textreme propose un kit de montage qui comprend un fil de montage qui inclut un tinsel pour un rendu partiellement brillant une fois vernis, des hameçons Dohiku à œillet décalé et des billes qui s’adaptent bien à la forme des hameçons. Pour qui débute dans la réalisation de ces nymphes, l’avantage de ce kit est avant tout de disposer d’un ensemble hameçon/bille optimisé, car c’est souvent ce mariage qui est proche du divorce…

    Prix conseillé : 25 euros.