Catégorie : Leurres

Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

  • Le mystère de l’ultraviolet

    Le mystère de l’ultraviolet

    A force de chercher le leurre, l’appât ou la mouche miracle, on aurait pu penser que c’était peine perdue, que de nos jours, tout a été vu et revu. Et bien non et pour cause, car certaines choses sont invisibles pour nous. Pour nous, mais pas forcément pour les poissons ! C’est le cas des ultraviolets, une couleur ou une lumière – on ne sait pas trop – qui plaît beaucoup à certaines espèces. Le petit monde de la pêche ne va pas tarder à se trouver tout excité par cette trouvaille très récente. Mais avant de voir tout et n’importe quoi mis à la sauce UV, essayons de mieux comprendre l’invisible.

    Le spectre lumineux qu’on peut observer lors d’un arc-en-ciel, affiche toujours les couleurs dans le même ordre : rouge, jaune, vert, bleu et enfin le violet. Entre chaque couleur, on devine des teintes intermédiaires comme l’orange entre le rouge et le jaune, le “chartreux” entre le jaune et le vert ou le “turquoise” entre le vert et le bleu, mais en bout de piste, on ne voit pas ce qui succède au violet. On notera que le noir et le blanc n’apparaissent pas dans un arc-en-ciel. Sans jouer au scientifique amateur qui lit à travers le fond de sa barque, j’essaie simplement d’admettre la théorie retenue par l’Education Nationale qui explique aux enfants que le soleil produit une lumière blanche dont les couleurs de l’arc-en-ciel sont lacomposition et qui apparaît sous forme de rayon  lumineux à travers un prisme formé par les gouttes de pluie. D’un point de vue scientifique, le blanc n’est donc pas une couleur. Le noir ne l’est pas plus aux yeux de la science, car aucune lumière ne lui parvient. Cet article frise le surnaturel, l’incompréhensible, l’inimaginable et pourtant, notre vision des couleurs n’est jamais que l’interprétation que notre cerveau fait de ce que nos yeux perçoivent et uniquement de cela. En théorie, le noir devrait se situer après le violet dans l’arc-en-ciel. En réalité ce sont les ultraviolets, cette lumière invisible pour nous, de très faible longueur d’onde en marge du spectre qui succède au violet. Environ 5% de la lumière du soleil est composée d’UV dont 99 % de ceux qui atteignent la terre sont des UVA, le reste  étant des UVB et quasiment pas d’UVC. Ces ultraviolets différents sont de longueurs d’ondes variables exprimées en nanomètres par les spécialistes.
    Les UV, une couleur ou une lumière aux yeux des poissons ?

    Les ultraviolets sont observables à l’aide d’une lampe fluorescente bleutée comme celles utilisées pour faire sécher les résines dont se servent les monteurs de mouches. Sans cette lampe, il est impossible de les déceler. Si de nos jours, on connait la différence anatomique qui différencie nos yeux de ceux des poissons, bien malin celui qui peut affirmer ce que voit un poisson. Les pêcheurs que nous sommes ne le savent pas non plus, mais à force de leur faire passer sous le nez tout et n’importe quoi pour essayer de les séduire, on finit par comprendre que ces animaux distinguent d’infimes différences de teintes, qui ne sont sans doute que des nuances de gris. Même si les yeux de certains poissons possèdent des cônes, ce qui permet en théorie de distinguer les couleurs, nul

  • Dopez vos leurres ! 1. Les leurres souples

    Dopez vos leurres ! 1. Les leurres souples

    Si l’on trouve de nos jours d’excellents leurres, rien ne vous empêche de les traficoter un peu pour les rendre plus attractifs. Cela permet parfois de sauver une journée de pêche ou de rendre un bon leurre vraiment adapté aux préférences des poissons de votre rivière ou de votre plan d’eau favori

    Pourquoi modifier un leurre qui marche ? La question mérite d’être posée, mais pour autant, un petit bricolage au bord de l’eau ou à la maison vaut parfois franchement le coup. C’est avec les leurres souples qu’on a la plus grande marge de manoeuvre. D’ailleurs, les fabricants proposent depuis peu différentes solutions pour “customiser” ses leurres. La mode du shad à palette, lancée par la mise sur le marché du Divinator de Biwaa a été mise à toutes les sauces. Mais ce n’est qu’un retour aux sources, puisque ce leurre est au départ né d’un bricolage qui rime avec garage… Ainsi on trouve dans les rayons des détaillants les palettes du Divinator vendues séparément, mais aussi des petits ressorts en corde à piano à visser dans le plastique des leurres pour fixer la palette. Même les têtes plombées sont parfois vendues avec un brin de câble au bout duquel vrombit une palette.

    Mais le bricolage des leurres ne date pas d’hier, car les pêcheurs de black-bass ont depuis très longtemps pris l’habitude d’optimiser leur Senko et autre Ika en insérant des petits clous en tungstène qui équilibrent le leurre, ou des gélules en verre dans lesquelles deux billes produisent une belle musique aux oreilles du carnassier à grande bouche. C’est bien connu, la plupart des grandes trouvailles sont parfois le fruit d’une erreur. Il en va de même à la pêche lorsqu’on s’aperçoit tout béat que certains shads produisent beaucoup plus de touches lorsqu’ils sont montés… à l’envers ! Et puis il y a le coté purement psychologique, qui fait qu’on y croît beaucoup plus lorsqu’un leurre souple possède des yeux ou un signal de couleur, comme le rouge, qui sur les brochets s’avère souvent un déclencheur d’attaques. Enfin, on le pense, donc on y croît, du coup on pêche mieux et ça marche également mieux ! Et pour finir, la magie du leurre souple c’est justement qu’il est souple et donc qu’on peut intervenir beaucoup plus facilement que sur un poisson nageur.

  • Keitech Noisy Flapper Frog, vivement le printemps !

    Keitech Noisy Flapper Frog, vivement le printemps !

    Sortie à l’automne dernier, c’est-à-dire avec trois mois de retard sur le pic d’activité des batraciens dans nos étangs et nos rivières, la nouvelle grenouille Keitech a le don de nous faire piaffer d’impatience. La marque japonaise semble, comme a son habitude, avoir sorti un leurre abouti. La gamme Keitech étant peu achalandée en modèles,mais tous sont des succès ! Les qualité d’une grenouille “à buzzer” en surface est d’une part de produire un bruit d’eau qui plaise aux carnassiers (elle a évidemment été conçue pour le black-bass) et d’autre part de permettre un ferrage correct. Le corps devant pour cela se faire oublier pour que l’hameçon puisse se planter. Et sur ce point, tous les modèles ne sont pas au point, loin s’en faut. La Noisy Flapper Frog (que l’on peut traduire par, “la grenouille qui fait du bruit en tapant dans l’eau”) a un corps relativement souple bien que plutôt épais. Les hameçons “frog hooks” spéciaux pour ce genre de leurre sont donc vivement recommandés. Un hameçon texan normal, même à hampe courbe, serait à l’origine de beaucoup de ratés. N’oublions pas que chez nous, la Noisy Flapper va être proposée à 90 % aux brochets, dont les talents pour intercepter des proies en surface laisse à désirer. En effet, le brochet rate souvent sa proie en surface. Alors autant ne pas le rater à notre tour lorsqu’il aura bien visé !

    Pour les pêcheurs qui veulent découvrir cette pêche du brochet au leurre de surface au printemps, une solution beaucoup plus simple consiste à prendre un autre leurre Keitech, le Easy Shiner coloris lime/chart 5 pouces, qui est un shad dont la caudale en surface produit un “cloc-cloc-cloc” qui plaît énormément aux brochets (et aux black-bass). Autre avantage et pas des moindres, le Eaysy-Shiner, s’arme facilement et le corps plat et mou du leurre s’efface à la touche, beaucoup plus facilement qu’avec une imitation de grenouille, fut-elle de chez Keitech. Pensez-y !

    Hameçon idéal : Owner Beast Weightless 5/0.

  • Vos cannes valent bien une chaussette !

    Vos cannes valent bien une chaussette !

    Toutes les marques de cannes ou presque en proposent. Ça coûte quelques euros et vos cannes vous diront merci. Si vous en avez marre de faire frotter l’anneau de tête de votre canne préférée sur le plafond en béton de votre sous-sol, si vous en avez assez des pattes d’anneaux tordues lors du transport, les housses chaussettes en nylon sont une bonne solution ! Pour cannes montées ou non. Existent pour cannes spinning ou casting (cela dépend de la taille des anneaux).

  • Shimano Zodias, et moi et moi et moi !

    Shimano Zodias, et moi et moi et moi !

    Propriétaire d’une canne casting Shimano Zodias 166 M depuis hier, quelle ne fut pas ma surprise de voir que la notice d’utilisation était imprimée uniquement en chinois et en japonais. Evidemment le produit vient de Chine, ce qui ne surprend personne pour une canne à un peu moins de 200 euros, par ailleurs plutôt bien finie et dotée d’un blank Hi Power X à la fois léger, résonant et réactif. A ce prix, on est plus dans le bas de gamme et on est en droit d’attendre un blank correct et une finition, pas exceptionnelle mais convenable. Quant à la notice, elle est inutile pour une canne monobrin puisque la seule chose à faire est de dévisser ou de visser la virole du porte-moulinet. C’est vraiment gaspiller du papier en format A2 pour rien !

  • Jura, mobilisez-vous pour le lac de Vouglans !

    Jura, mobilisez-vous pour le lac de Vouglans !

    La fédération départementale de pêche du Jura vient de mettre en ligne une enquête à propos du lac de Vouglans. Ce questionnaire qui sera en ligne jusqu’au 31 mars servira à évaluer les retombées économiques liées à la pêche sur ce lac de 1700 ha de la vallée de l’Ain. Les pêcheurs doivent se mobiliser pour prouver que la pêche sportive sur le lac participe grandement à l’économie locale (nautisme, hébergements, restauration, guides de pêche) afin quelle soit mieux considérée. N’oublions pas que la menace de la pêche professionnelle plane toujours sur le lac.

    http://www.peche-jura.com/etude-vouglans.html

  • Le Storm Seeker Shad nouveau est arrivé !

    Le Storm Seeker Shad nouveau est arrivé !

    Parmi les nombreuses nouveautés, un leurre a particulièrement attiré notre attention. En effet, c’est parfois dans les vieilles gamelles que l’on fait les meilleures soupes ! Ainsi, nous regrettions depuis des années la non distribution en France et même dans la plupart des pays européens à l’exception de la Suède du leurre hybride, mi souple, mi dur Storm Seeker Shad suspending. Cet aimant à brochet était devenu très difficile à trouver. A la surprise générale, le Seeker Shad réapparaît cette année sous une forme un peu différente, non sans céder au gigantisme ambiant qui touche les leurres à brochet, puisqu’il devient Giant Tail (queue géante) pour une longueur de 20 cm et 80 g, soit trente de plus que l’ancienne version. La queue est désormais orientée vers le haut mais le corps reste presque identique. L’effet “suspending” propre à ce leurre opère toujours et c’est ce qui le rend unique en son genre. Nous l’avons immergé pour vous, en le comparant avec l’ancienne version. L’eau à environ 6 °c n’a sans doute pas favorisé sa nage, sans aucun doute plus fluide au printemps et en été.

     

    Seeker GT

  • Sandres pélagiques avec le Maître Luc Coppens !

    Sandres pélagiques avec le Maître Luc Coppens !

    Cette technique relativement nouvelle qui consiste à repérer des gros sandres dit “pélagiques” parce qu’ils se trouvent dans la couche supérieur des grands lacs vient de Suéde. Luc Coppens, le grand champion néerlandais nous fait ici une belle démonstration de cette technique qui peut paraître facile, mais qui demande à la fois grande connaissance des échosondeurs, du lac pêché et du comportement du poisson. Le plus dur étant de localiser les cibles sur de grandes étendues, ensuite de ne pas perdre de vue les échos malgré le vent et la dérive du bateau et ensuite de les faire mordre.

  • Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !

    Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !

    En date du 30 septembre 2015, le Conseil d’Etat a rendu une décision qui a fait peu de bruit dans le monde halieutique. Pourtant, en annulant l’article 31 du titre V du livre VII du code de la justice administrative suite au recours déposé par l’AAPPMA Les Deux Vallées, le Conseil d’Etat remet en cause les conditions d’agrément et les statuts types des AAPPMA. La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) avait souhaité mettre les associations “au pas” en imposant une réglementation générale à toutes les associations. C’est donc raté, car désormais, la FNPF ne plus plus imposer des tarifs de cartes de pêche aux AAPPMA. Dans cette affaire, le Conseil d’Etat à entre autre retenu que “les articles 9, 29 et 31 des status types sont contraires aux dispositions relatives aux pouvoirs des Fédérations départementales et de la Fédération nationale ainsi qu’au principe de liberté d’association;”. En revanche, la décision ne précise pas si d’autres mesures sont concernées par la décision : quota de prises journalier, annuel, tailles légales, etc.

  • Carnassiers en hiver, la guerre du repérage satellite est déclarée !

    Carnassiers en hiver, la guerre du repérage satellite est déclarée !

    Contrairement à la pêche de printemps, d’été ou même d’automne, la pêche des carnassiers en hiver se déroule sur des postes très précis, parfois de moins de 100 m2. Le plus souvent, il s’agit d’un rassemblement massif de blanchaille dans une zone profonde, sous un pont ou une entrée de darse. Les carnassiers prennent alors leurs quartiers à proximité immédiate de ce garde-manger. Sur un lac de 500 ha, il n’existe parfois en hiver que deux ou trois très bons postes alors que le reste du lac est vide. A l’heure de la cartographie satellite, le sport national consiste à trouver les bons postes en trouvant tout d’abord des indices sur les photos publiées via facebook ou les blogs, puis de trouver les bons coins via Google Maps. Voir vingt bateaux sur un poste qui peut en tolérer deux ou trois à la rigueur ne m’enchante guère, car au final, plus personne ne peut pêcher correctement. Cette chasse aux bons coins nous conduit à adopter une attitude contraire au partage et à la convivialité, qui est au départ l’un des fondements des réseaux sociaux ! La situation devient très préoccupante car il devient très difficile de préserver son petit coin de Paradis ! Nous encourageons donc les pêcheurs qui ne veulent pas se faire dépouiller leurs spots de ne mettre sur les réseaux sociaux que des photos dont le paysage est flouté ou des images recadrées. Attention également aux noms donnés aux photos, car en récupérant une image depuis une page Internet par un simple glissé, on récupère également son nom et parfois il est très évocateur ! On peut donc lui donner un faux nom, mais c’est pas très sympa pour ceux qui risquent de voir arriver une armée de pêcheurs sur leur spot. Le mieux étant de renommer l’image (essayez avec la photo jointe à ce message…).