Catégorie : Leurres

Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

  • Au bon endroit au bon moment

    Au bon endroit au bon moment

    La pêche sportive est une activité ingrate ! Rares sont en effet les loisirs où les probabilités de réussite dépendent d’autant de facteurs différents. Quand l’eau n’est pas trop froide, elle est trop chaude, par vent du nord, rien ne mord, brouillard sur les monts, reste à la maison… les pêcheurs entendent ça depuis l’enfance, sans comprendre pourquoi l’activité des poissons est si dépendante des conditions météorologiques. Le bilan d’une saison de pêche se résume parfois à quelques sorties mémorables, une majorité que l’on qualifiera de moyennes à médiocres et le reste sent bon la bredouille. Voici quelques éléments de base pour éviter d’être constamment au mauvais endroit au mauvais moment.

    Par Jean-Marc Theusseret

    On ne le répétera jamais assez, les poissons sont des animaux à sang froid. S’il existe inévitablement un lien entre les conditions météorologiques et l’activité des poissons, cela est dû en grande partie au fait que les poissons n’ont aucun moyen de réguler leur température corporelle. Les mystères de la nature s’expliquent parfois, du moins en partie.
    Pour chaque espèce de poisson, il existe une plage de température idéale en termes d’activité alimentaire. Et de même d’autres plages, soit trop froides soit trop chaudes, rendent les poissons inactifs et parfois pour longtemps. Chez le brochet, par exemple tout semble réglé comme sur du papier à musique. Au-dessus d’une température de l’eau de 20 à 22 °C, son activité alimentaire réduit considérablement. Cela explique pourquoi il s’en prend très peu en été sur les eaux peu profondes exposées aux fortes chaleurs. Dans ces eaux, le brochet est actif à l’ouverture de la pêche jusqu’à fin juin, puis de nouveau à l’automne. Pour toutes les espèces, il est une règle néanmoins commune. Une brutale baisse de la température de l’eau induit un arrêt presque total de l’alimentation des poissons et cela reste valable également pour des espèces d’eaux froides comme la truite ou l’ombre. Pour la truite, sauvage s’entend, une rivière dont la température de l’eau chute en vingt-quatre à quarante-huit heures de 15 à 10 °C induit un ralentissement tout aussi brutal du métabolisme des truites. L’activité alimentaire reprend généralement après trois ou quatre jours lorsque la température remonte. Si elle reste froide mais constante dans la durée, les truites se nourrissent de nouveau.

    Des observations qui dictent la façon de pêcher

    Connaître l’influence de la température sur l’activité alimentaire des poissons donne des indications précises sur l’action de pêche, les profondeurs de prospection, la vitesse de récupération des leurres, l’amplitude d’animation des mouches (streamers, nymphes, mouches noyées, etc.). Au printemps, lorsque l’on est en phase ascendante de la température de l’eau dans une plage de température optimale, on pourra se permettre l’emploi de leurres de surface dans le cas de la pêche du brochet, du black-bass ou de la perche. A l’inverse, à l’automne, après un été caniculaire, ces trois espèces redeviennent actives en surface lorsque la température a lentement perdu quelques degrés. Pour le pêcheur à la mouche, notamment à la nymphe, une observation de la température de l’eau sur les jours précédant la sortie de pêche permet d’anticiper les réactions des poissons.
    Dans une phase de baisse de la température de l’eau, au printemps, il va falloir pêcher près du fond et animer la nymphe defaçon modérée. Dans ces conditions, les truites ne poursuivent pas facilement les nymphes artificielles.
    Elles se contentent de les prendre lorsqu’elles passent à leur portée. L’emploi de nymphes leurres avec un peu de matériaux brillants est souvent la seule technique efficace.


    Le cas des rivières “chasse d’eau”

    Jadis, les zones humides jouaient un rôle d’éponge, retenant l’eau de pluie lors des précipitations et la restituant progressivement ensuite. La disparition des zones humides en France estimées à plus de 60 %, a rendu bon nombre de cours d’eau à l’état de “chasse d’eau”.
    Lorsqu’il pleut, le niveau monte fortement en très peu de temps, puis quelques jours plus tard elles retrouvent un niveau proche de l’étiage. La variation de température de l’eau à cette occasion est souvent conséquente, bien plus que par le passé. A l’étranger, on peut encore trouver des rivières dont les zones humides sont encore préservées (Islande, ex-URSS, Scandinavie-Laponie, Ecosse, Ireland, etc.). Les conditions de pêche y sont plus souvent favorables que dans nos rivières, aux débits perturbés. C’est une des raisons pour lesquelles la pêche est sans doute plus difficile aujourd’hui qu’il y a plus de cinquante ans sur les rivières françaises. De plus, les niveaux bas favorisent le stress des poissons, la prolifération d’algues, etc.

    En lac, le rôle de l’oxygène dissout

    Qui dit température de l’eau dit obligatoirement oxygène dissout. Les deux phénomènes sont liés, tout comme un troisième, la lumière, qui rend la vie possible ou non dans les profondeurs de nos lacs. Si l’on dispose d’un sondeur, la profondeur à laquelle on trouve encore de l’oxygène est facile à trouver. C’est simple : à partir d’une certaine profondeur, on ne trouve plus d’échos de poissons.
    En été, sur certains lacs recevant beaucoup plus de matière organique que les milieux peuvent en “digérer”, la limite se situe à quelques mètres sous la surface. Cette situation provoque de grandes migrations de poissons dans les grands lacs, à condition qu’il soit possible pour eux de trouver des zones où il reste encore de l’oxygène.
    Si ce n’est pas le cas, on assiste alors à des comportements anormaux de poissons en survie dans la couche superficielle, notamment sur les bordures. Le plus souvent ils sont complètement inactifs, attendant des jours meilleurs qui généralement ne surviennent pas avant l’automne. L’été n’est pas une excellente saison dans les lacs pauvres en oxygène dissout.
    Seuls les lacs situés en montagne ou ceux alimentés par des cours d’eau très frais peuvent encore permettre des parties de pêche qui se déroulent dans des conditions normales.

    Une question de température de confort

    Tous ces phénomènes qui s’expriment souvent en chaîne sont liés et influent sur les choix du pêcheur. A lui d’être conscient de tous ces paramètres, qui l’aideront de façon souvent très logique à pêcher telle zone plutôt qu’une autre, avec tel leurre plutôt qu’un autre, et de l’animer d’une façon acceptable par le poisson convoité en fonction de son état. Comprendre le mode de vie des poissons pour comprendre leur pêche semble logique. Pourtant, rares sont les pêcheurs qui s’intéressent de près aux phénomènes climatiques et à leurs liens avec les poissons. Chaque espèce possède sa température de confort dans laquelle elle se nourrit normalement. Ce constat est aussi valable pour la carpe que le saumon atlantique, le sandre, le brochet ou le goujon.
    Contrairement à certaines idées reçues, le régime alimentaire des carnassiers est très perturbé par des écarts de température. C’est flagrant en grands lacs lorsque l’on pêche au sondeur. D’une semaine à l’autre, les poissons évoluent dans la couche d’eau, cherchant à l’automne par exemple à éviter la couche froide de surface. Les poissons sont finalement comme nous. Ils craignent les températures trop chaudes mais en revanche peuvent s’adapter au froid. Cela prend du temps, mais ils peuvent se nourrir activement par eau froide (salmonidés et carnassiers), alors que le contraire est moins vrai. Ce qui fait le talent de quelques fines gaules dotées d’un mystérieux sixième sens s’explique par une analyse parfois inconsciente chez le pêcheur des paramètres évoqués dans cet article. Les sorties répétées à la pêche par tous les temps nous apprennent beaucoup à condition d’y prêter attention, faisant mentir la phrase de Tony Burnand : “J’ai fait des bredouilles par tous les temps et des pêches miraculeuses de même.

  • Spike-It, le SAV de vos leurres souples !

    Spike-It, le SAV de vos leurres souples !

    Comme il est rageant de devoir jeter un leurre souple simplement parce qu’il est un peu déchiré par la courbure de l’hameçon suite à quelques accrochages dans les herbiers ! Spike-It propose une colle très efficace qui réalise une sorte de “soudure”.

    La colle Fix-A-Glue de la marque Spike-It est un produit conçu spécifiquement pour réparer les leurres souples. Elle permet de coller la matière plastique déchirée ou entaillée en la fusionnant. Les collages ainsi réalisés restent souples contrairement par exemples à une réparation à la colle cyanoacrylate. Cette colle permet donc de réelles économies en donnant une seconde vie à de nombreux leurres souples. On est bien content de la trouver certaines fois, quand on voit son stock fondre au gré des prises. Même s’il est possible de réparer sommairement des leurres en action de pêche en les séchant avec un chiffon, Il est préférable de biens les rincer (surtout si l’on pêche en mer) et de les laisser sécher avant réparation. Il convient ensuite d’écarter la partie endommagée et d’appliquer généreusement la colle au coeur de la matière. En relâchant la matière, celle-ci revient à sa position initiale et expulse l’excès de colle. Il suffit de laisser la colle agir pendant quelques minutes.

    Le leurre retrouve sa consistance et sa forme d’origine. Ce moyen de réparer les leurres souples est beaucoup plus rapide et efficace que la réparation à chaud à l‘aide d’un fer à souder ou d’une lame de couteau chauffée qui a, en plus, souvent tendance à déformer le leurre et à lui faire perdre ses qualités pêchantes. Ce produit ne colle pas les doigts. Attention cependant, il ne permet pas le collage du leurre souple sur les têtes plombées. Vendu en flacons de 14 ml.

    Feutres Spike It pour leurres souples

    La marque Spike-It propose également une série de feutres destinés à décorer les leurres souples. Ces derniers sont aromatisés soit à l’ail, soit à la crevette. Contrairement au produit Spike-It Dip-NGlo (descrit dans le numéro 84 de Pêches Sportives) qui permet de teinter des leurres sur de grosses surfaces en les trempant dans un flacon de colorant, les feutres permettent d’appliquer des touches ou des rayures de couleur sur les leurres.

    La couleur ainsi appliquée pénètre la matière et tient parfaitement dans la durée. Selon les types de leurres, la couleur diffuse plus ou moins profondément dans le plastique. Ces feutres permettent, à partir d’une base de leurres assez neutres et clairs, d’adapter leur couleur aux conditions de pêche sans avoir besoin de multiples pochettes de différents coloris. L’adjonction d’un point de couleur pour figurer la gorge d’un leurre est une utilisation particulièrement intéressante des feutres Spike-It. Jean-Luc Macheboeuf (voir notre article dans le n° 87 de Pêches Sportives) et son collègue de pêche Alfredo utilisent régulièrement ce feutre pour rajouter une gorge orange à leurs shads et décider les sandres difficiles du lac de Villerest (Loire) à mordre.

    Renseignements :
    www.floridafishing.fr

  • Powerline Crazy, c’est fou !

    Powerline Crazy, c’est fou !

    La société angevine Powerline a développé une tête au profil très particulier, plate en dessous, très longue et pointue. Associée à un leurre de type Berkley jerk shad ou équivalent, l’effet obtenu est pour le moins surprenant. L’oeillet situé très en arrière de la tête triangulaire lui permet de s’immerger très rapidement, un peu à la façon d’un petit poisson qui chercherait à regagner au plus vite la sécurité qu’offre le fond. Lorsqu’on l’anime sèchement, elle part dans tous les sens, comme si notre poissonnet cédait à la panique. Tirer le meilleur parti de cette tête demande un peu de pratique, mais une fois que l’on a compris son fonctionnement, place aux cabrioles ! Powerline a eu la très bonne idée de lui ajouter un hameçon long, principal défaut des têtes plombées de ce type qui trop souvent proposent des hameçons trop petits qui occasionnent des touches sans suite ou des décrochages.
    Disponible en 5, 7, 10, 12, 15 et 20 g et livrées en pochettes de quatre à deux exemplaires selon le poids, au prix conseillé de 3,95 euros.


    Renseignements
    : www.powerline.fr

  • La pêche au chatterbait

    La pêche au chatterbait

    Le Chatterbait est née dans un garage il y a quelques années aux Etats-Unis chez un passionné de pêche au black-bass. La légende veut qu’il en ait confié quelques-uns à des amis compétiteurs qui, avec ces leurres, ont enregistré de très bons résultats. Voici quelques pistes pour en faire le meilleur usage…

    Par Jean-Marc Theusseret

    L’association d’un jig à jupe et d’une palette a donc donné naissance à un leurre que l’on trouve désormais sous le nom de chatterbait. Pour être précis, Chatterbait est avant tout une marque spécialisée dans ce type de leurres. A l’instar du Frigidaire ou de la Mobylette, le Chatterbait est tombé dans le langage courant et désigne donc ces leurres très atypiques. Pourtant le premier modèle commercialisé l’a été (et l’est toujours) sous la marque Rad Lures. La définition exacte du “chatterbait” serait “appât qui broute”, comme quoi la traduction littérale ne marche pas à tous les coups ! S’il n’a rien d’un ruminant, le chatterbait vibre, s’ébroue, se secoue d’une façon peu commune dès qu’on le ramène par une tirée franche.
    L’effet vibratoire de la palette se transmet alors au leurre entier, qui semble pris d’une crise d’épilepsie aiguë. Le rapport volume/ vibrations est plus élevé que celui des lipless et des cranckbaits, ce qui n’est pas peu dire !

    Un piège à brochets

    Tout comme les spinnerbaits, que les pêcheurs français connaissent bien aujourd’hui, les chatterbaits ont été initialement conçus pour la pêche du black-bass à grande bouche (le large mouth bass). Mais ces deux leurres se révèlent redoutables pour la pêche du brochet européen, notamment dans les zones encombrées d’herbiers.
    Plus encore que le spinnerbait, notre jig à palette est typiquement un leurre de pêche à la surprise dont le piège fonctionne principalement lorsque le poisson ne voit pas le leurre mais l’entend. Il provoque des attaques éclair de la part de brochets qui n’auraient sans doute pas réagi au passage d’un spinnerbait et encore moins à celui d’un simple leurre souple. Sur ce plan, le chatterbait apporte un plus indéniable et ô combien intéressant lors des pêches d’été où, dans bien des cas, les brochets embusqués dans les herbiers sont beaucoup moins actifs qu’au printemps ou à l’automne.
    Nos essais réalisés en plans d’eau très riches en potamots, renoncules, nénuphars et en autres végétaux divers et variés mettent en évidence des touches à proximité des zones végétales denses. La pêche en milieux ouverts entre les massifs de végétaux n’a pas donné la moindre touche. Pire, les quelques brochets pêchés à vue en zones dégagées, qui ont donc vu arriver le leurre de loin, se sont enfuis à toutes nageoires ! Ce point est intéressant à observer car il en dit long sur l’utilisation des leurres bruiteurs en dehors de postes encombrés très marqués. Cela explique également pourquoi certains pêcheurs n’ont presque rien pris avec les chatterbaits.


    L’action de pêche reste celle d’un jig

    L’utilisation d’un chatterbait reste des plus simples. Ceux qui connaissent la pêche au poisson mort manié seront ici en terrain connu. Comme pour tous les jigs, l’animation est essentiellement constituée de tirées de 0,50 à 1 mètre environ suivies de relâchés. On doit sentir immédiatement dans la canne les vibrations du leurre. Sous l’effet de la tirée canne haute, la palette bute sur l’eau se met à se déhancher frénétiquement. C’est immanquable, même à longue distance, tant la canne se fait l’écho des vibrations du leurre. En cas de longs lancers, une récupération linéaire est aussi très efficace, avec là aussi de fréquents relâchés. Tout est possible (y compris la pêche la traîne, là où celle-ci est autorisée), mais c’est à courte et moyenne distance que la pêche au chatterbait donne le meilleur d’elle-même.

    Faire les trouées d’herbiers en float-tube

    La pêche des carnassiers aux jigs demande une bonne précision pour pêcher les postes encombrés, surtout s’il s’agit d’arbres immergés. Notez que les modèles de chatterbaits sont dépourvus d’hameçon anti-herbe, ce qui est regrettable. Raison de plus pour faire attention. L’idéal pour cette pêche inquisition dans les repères à carnassiers est d’être placé en hauteur, sur la plateforme d’un bass-boat.
    Comme tout le monde ne dispose pas de ces bateaux très équipés, le float-tube permet au moins, faute de hauteur, d’être d’une discrétion qu’aucun bateau n’arrivera jamais à atteindre.
    Faire les trouées d’herbiers au chatterbait est un plaisir que je vous souhaite le plus souvent possible. Si vous bénéficiez d’eau claire, vous verrez alors les attaques à quelques mètres de vos palmes ! De plus, il est possible de placer votre leurre avec une grande précision là où vous voulez, en contrôlant facilement son entrée dans l’eau, toujours dans le but de rester discret. Un régal !

    Les leurres souples associés

    Un grand nombre de modèles de leurres souples peuvent être placés sur l’hameçon des chatterbaits. Ils apportent surtout de la mobilité lors des relâchés pour faire en sorte que le leurre reste attractif. On peut opter pour un modèle à simple ou à double appendice. Tout est une question de volume et, par conséquent, de résistance dans l’eau. Si l’on doit pêcher une zone profonde, un modèle volumineux sera un frein pour leurre alors que, sur un haut fond, cela devient un avantage.
    A chacun d’adapter son choix selon ses envies et la configuration des postes. On peut en tout cas considérer que de simples leurres souples de type virgule à simple ou double appendice peuvent convenir. Si l’on veut pousser plus loin les recherches, notamment dans la famille des leurres souples double, le Berkley Sabertail est particulièrement bien adapté. Ce leurre muni de deux longues “pattes”en forme de sabre est parfait tant il évoque la nage de l’écrevisse durant la traction, mais aussi au relâché. Dans le même genre, le Zoom Super Chunks est très recommandable, tout comme il l’est derrière les spinnerbaits. Plus nageant avec ses deux pattes en forme de coeur, le Berkley Double tail Grub est aussi très bon. La liste pourrait être longue, car de nombreux leurres souples conviennent. Néanmoins, il convient de ne pas sous-estimer le choix du leurre associé tant il est important lors des phases de descente du leurre.

    Les différents modèles Booyah Boogie Bait

    Sans doute le meilleur, et un des rares modèles du commerce bien distribué en France. La réalisation est de très bonne facture, avec une jupe digne de ce nom et surtout un système d’anneaux où vient s’accrocher la palette large qui n’entrave pas celle-ci. De plus, l’hameçon, suffisamment long et piquant, est monté sur une partie câblée qui le rend mobile lorsqu’il se trouve planté dans la gueule du carnassier. Cela permet d’éviter les décrochages. Un très bon produit largement distribué par Flashmer. Poids total du leurre : 17 g. Il existe aussi son petit frère, le Boogie Bait mini, qui est vraiment une copie miniature du plus grand. Poids : 3,5 g. Pour le black-bass et la perche.

    Delalande Exit’Jig Le seul chatterbait français est proposé par la maison Delalande.
    Il s’agit d’un leurre de premier prix (autour de 6 euros), muni d’un hameçon très correct, qui est parfait pour se familiariser avec ce type de leurre. On pourra aussi le risquer sans trop de regret sur des postes encombrés.
    Poids : 14 g.

    Chatterbait (le vrai) Quel dommage que ces leurres ne soient pas importés en France ! Tout d’abord, on compte quatre modèles de différents poids et volumes : 7, 14, 28 g. Le modèle de 14 g est proposé en deux versions, l’une munie d’un hameçon classique non protégé, et l’autre avec un hameçon texan à ouverture large, ce qui permet de passer plus sereinement au mieux des herbiers. C’est l’offre la plus complète dans ce type de leurre. Le modèle le plus lourd est vendu sous le nom de Chatter Frog, avec sa tête et son leurre souple imitatif du batracien De plus, chatterbait propose un kit avec quatre têtes, six jupes, et une dizaine de leurres souples (de piètre qualité toutefois).


    Rad Lures (le premier)
    C’est le modèle historique, celui que les autres marques ont copié. Très bon modèle, mais très compliqué à trouver car non importé en Europe. Poids : 14 g.

  • Float Tube d’Osselle : Stéphane Morisset domine les débats

    Float Tube d’Osselle : Stéphane Morisset domine les débats

    34 pêcheurs à bord de float
    tube se sont affrontés sur deux plans d’eau situés sur la commune d’Osselle,
    pas très loin de Besançon, le dimanche 18 septembre. Les Fisheurs Comtois et la
    Fédération de Pêche du Doubs ont organisé l’événement avec le soutien de
    l’AFCPL. Ce septième open du national tour 2011, s’est installé dans le Doubs
    pour une journée de compétition pleine de rebondissements.

    Les compétiteurs ont
    rivalisé d’imagination et de talent afin de séduire un maximum de brochets et
    de perches. A 33 ans, Stéphane Morisset participe pour la troisième année au
    circuit Float tube AFCPL. Après avoir remporté le titre en 2010, il entend bien
    défendre sa couronne en 2011. Il s’adjuge la victoire à Osselle démontrant
    ainsi l’étendue de ses ambitions.

    Résultats :

    1. Stéphane Morisset,
    team Ecogear, Florida Fields Fishing, Humminbird

    2. Sébastien Tavares

    3. Sébastien Bonnet,
    team Delalande


    Renseignements :
    www.afcpl.eu

    Photo : AFCPL

  • Maudites agrafes !

    Maudites agrafes !

    Elément pratique permettant un changement très rapide de leurre tout en lui donnant une grande liberté de mouvement, l’agrafe séduit quasiment tous les pêcheurs aux leurres. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le petit ustensile miracle est souvent la cause de la perte des plus gros poissons. Enervant…

    Comment ne pas rager après ces fabricants qui se permettent de mettre dans le commerce des produits dont la qualité laisse souvent à désirer. La qualité de l’acier et de son trempage constitue le plus souvent la raison de sa faiblesse. En seconde position vient sa forme générale et enfin son système de verrouillage. A 6, 7 ou 8 euros les quelques agrafes, on a le droit de s’attendre à mieux. Même les plus grandes marques étrangères (Decoy, Owner, Evergreen, etc.) semblent sans solution pour offrir un système sans faille. Seul Rapala dispose d’une agrafe dont l’acier dispose d’une véritable résistance. Depuis peu, certains fabricants, y compris français, tentent de régler le problème avec les agrafes “sécurisées”, composées de deux parties identiques fermées des deux côtés. Ce système fonctionne très bien avec les poissons nageurs avec ou sans anneaux brisés à leur point d’attache, mais ils demeurent le plus souvent inutilisables avec les têtes lestées des leurres souples car l’oeillet de ceux-ci est trop petit. En action de pêche, ces spécificités tournent vite au cauchemar. La facilité pousse le plus souvent les pêcheurs à utiliser des agrafes non sécurisées qui donnent de très bons résultats sur des poissons de taille petite à moyenne. Mais contrer un gros brochet ou même un gros sandre dans le courant avec ce type de produit devient une activité à risques !

    Alors que faire ?

    Les pêcheurs opérant en bateau, voire en float-tube pouvant emmener plusieurs cannes à bord, ont la possibilité de désigner une canne qui servira à la pêche aux poissons nageurs

  • Le Savagear Sandeel 10 cm

    Le Savagear Sandeel 10 cm

    Les leurres souples Savagear Sandeel sont les premiers leurres de la marque Savagear à être orientés spécifiquement mer. Je les ai découverts à l’occasion de mon dernier séjour en Bretagne. Leur efficacité sur les bars est surprenante.

     

    Mon ami Vincent Drieu, chef de marché chez Terres & eaux, qui revenait d’une semaine de pêche en Bretagne nord et avait particulièrement réussi en les utilisant, me les avait chaudement recommandés. J’en ai donc acheté deux pochettes sur la route des vacances. Ce leurre a été une véritable révélation. Il m’a permis d’obtenir de très bons résultats avec un autre collègue, Pierre, qui terminait un nouvel été consacré quasi exclusivement à la pêche du bar aux environs de l’île de Bréhat. Les conditions de pêche étaient pourtant difficiles, tant du bord qu’en bateau. Après avoir essayé un Sandeel que je lui avais laissé et pris plusieurs jolis poissons au dessus des parcs, Pierre ne jurait plus que par ce leurre et s’empressait, le lendemain, alors qu’il m’emmenait pour une nouvelle journée de pêche, de me demander si j’avais bien pris de ces leurres, car le sien avait rendu l’âme. Nous avons utilisé le modèle non monté en taille 10 cm au dos vert et au ventre transparent pailleté argent.
    Ce leurre peut être monté sur des têtes plombées de 7 à 30 grammes, les têtes de 14 et 21 grammes étant un bon compromis pour la pêche au lancer ramener du bord ou en bateau au – dessus de parcs, dans peu d’eau. Grâce à sa petite taille, ce leurre imite particulièrement bien les poissonnets que le bar a l’habitude de chasser au coeur des parcs ou le long des plages de galets où il m’a permis de tirer mon épingle du jeu.
    Le Sandeel permet aussi bien de pêcher en lancer ramener qu’en pêche verticale où il devra être un peu plus lesté (30 grammes par exemple). Il ne nécessite qu’une animation très minimaliste car sa queue frétille à la moindre sollicita-tion. Sur les poissons assez difficiles auxquels nous avions affaire, il était particulièrement performant en pêche linéaire lente, à proximité du fond.

    Les leurres Sandeel 10 cm sont vendus en blister de un leurre monté sur une très belle tête plombée et une queue de rechange, ou en blister de quatre queues seules. Le modèle monté mesure 12,5 cm et pèse 23 grammes, un bon compromis pour ce leurre. Je préfère pour ma part utiliser des têtes de ma fabrication, aux grammages variés, pour m’adapter au mieux aux postes prospectés. Ce leurre est moulé en trois couches successives de différentes couleurs. Son ventre est agrémenté de grosses paillettes argentées qui renvoient des éclats du plus bel effet à chacun des amples battements de sa queue. La matière est très souple, ce qui permet au Sandeel de nager à la moindre sollicitation.
    Cette souplesse et la superposition de trois couches de plastique successives, le rendent toutefois un peu fragile. Il a tendance parfois à se délaminer au niveau de la queue ou au niveau du renflement des têtes plombées qu’il convient en fait de bien ajuster. La tête plombée fournie d’origine est parfaitement adaptée au leurre. Elle ne comporte qu’un tout petit ergot qui ne l’abîme pas. Ce leurre peut n’être moulé qu’en une seule couche pour éviter ce phénomène, mais il perdrait peut être alors de son attractivité.  Le Sandeel Savagear est décliné en quatre autres modèles, plus grands, que je n’ai pas eu l’occasion de tester et qui semblent tout aussi efficaces, à condition qu’ils soient adaptés à la taille des proies consommées par les bars.

  • Pêche sportive et respect du poisson

    Pêche sportive et respect du poisson

    Le fondement de l’évolution de la pêche de loisir en France repose aujourd’hui sur la pratique du no-kill. Les pêcheurs pensent ainsi que la pêche est devenue une activité de plein air comparable à d’autres. Seule différence, notre loisir implique des êtres vivants qu’il faut respecter, manipuler le moins possible, et avec le plus grand soin. Malheureusement, ce n’est pas toujours ce que l’on voit au bord de l’eau. Les pêcheurs ne semblent pas conscients de l’image qu’ils véhiculent bien au-delà du cercle halieutique.

    Par Jean-Marc Theusseret

    La pêche de loisir évolue. Fini le temps de la récolte où un bon pêcheur se reconnaissait à la taille de son panier. Un peu partout dans les pays développés et riches, le no-kill s’est imposé. Le poisson n’est plus forcément un aliment, mais un être vivant que l’on respecte et que l’on remet à l’eau vivant. Ainsi les pêcheurs sportifs revendiquent une éthique irréprochable. Dans la pratique cependant, les choses ne sont pas toujours aussi idylliques car un certain nombre de pêcheurs pratiquent le no-kill sans prendre suffisamment de précautions et sans toujours se préoccuper de la survie du poisson après la remise à l’eau. Et cela touche toutes les techniques de pêche sportives, à la mouche ou au lancer. Les pêcheurs confondent no-kill (ne pas tuer) et remise à l’eau. Beaucoup sont adeptes du “service minimum” qui consiste à remettre à l’eau un poisson sans prendre suffisamment de précautions.
    Le débat peut paraître anodin mais la pratique du nokill sera sans doute dans quelques années un débat qui opposera les pêcheurs aux défenseurs des animaux. Bien avant l’interdiction, dans certaines provinces espagnoles, de la corrida, bien avant l’interdiction de la chasse à courre du renard en Angleterre, le no-kill a été interdit dans deux de nos pays voisins, l’Allemagne tout d’abord il y a une dizaine d’années et la Suisse en 2008. Je me souviens du coup de massue qu’ont pris sur la tête les pêcheurs français lorsque la nouvelle est tombée concernant la Suisse via les forums. Les “no killeurs bloggeurs” français étaient abasourdis et ne trouvaient pas les mots pour exprimer leur incompréhension. Passé l’étape du choc psychologique, certains tentaient de rassurer les autres membres des forums en disant “ouais, mais ça ne pourra jamais arriver chez nous”. Pas sûr. Dans ces deux pays où l’on doit désormais tuer les poissons dans le respect du quota journalier (et dès qu’il est atteint on doit arrêter de pêcher), les défenseurs des animaux sont passés “en force” en faisant adopter des lois sur un sujet qui a surpris tout le monde. Et dans les deux cas, la raison de leur victoire est liée aux souffrances qu’endurent les poissons lorsqu’ils sont capturés puis remis à l’eau. La France fait partie de l’Europe, et qui sait si dans dix, quinze ans ou même avant, une loi européenne n’interdira pas la pratique du no-kill dans tous les pays de l’Union. La question peut sembler aussi incongrue que ne l’a été la pratique généralisée du no-kill, méthode que personne ou presque ne pratiquait ou n’imaginait praticable il y a vingt ans en France.

    Les dérives du no-kill

    Soyons clair. La pratique du no-kill ne peut exister que si les pêcheurs respectent profondément les animaux qu’ils recherchent. Il faut de l’amour, de l’attention et cela doit être naturel et non parce que ne pas prendre assez de précautions permet à certains de nous montrer du doigt. Les pêcheurs de carpes ont montré l’exemple avec une pratique du no-kill quasi irréprochable. Les pêcheurs à la mouche de truites et d’ombres bénéficient d’un avantage sur les autres techniques grâce à l’emploi de petits hameçons sans ardillons. Mais, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, tout est plus compliqué. Certes, un brochet dispose d’une dentition autrement mieux fournie que celle d’un ombre, ce qui impose des hameçons permettant sa capture.
    La perche est fragile au niveau de sa mâchoire et la mode, qui nous vient des champions américains ou japonais pêcheurs de black-bass, est de tenir une pauvre perche par la mâchoire inférieure avec tout le poids de son corps qui repose sur celle-ci. Il n’est pas nécessaire d’être vétérinaire pour comprendre que l’animal se passerait bien de cette gymnastique. Les pêcheurs aux leurres copient bêtement les champions des grands tournois de pêche du black-bass sans se poser de questions. De même, la pêche du sandre et de la perche en lac de retenue pose le problème de la décompression chez les individus pris à une profondeur inférieure à une dizaine de mètres. Les percidés disposent d’une vessie natatoire différente de celle des cyprinidés.

    Chez la perche et le sandre, la vessie natatoire est double et ne comprend aucun système qui les relie à l’extérieur, comme le tube pneumatique que l’on retrouve chez les cyprinidés, le brochet ou le silure. Par cette particularité anatomique, les percidés, c’est-à-dire les deux espèces de sandres européens, le sandre nord-américain et la perche, forment une famille à part des autres poissons. Les sandres et la perche subissent plus que les autres poissons les variations de pression liées à la profondeur car, dans leur cas, le gaz de la vessie natatoire transite par le sang et les cellules, ce qui prend beaucoup de temps. En cas de remontée de 30 mètres, le volume “d’air” dans le poisson et dans le sang se trouve multiplié par trois. Ainsi les yeux des sandres sortent des orbites, l’estomac ressort généralement par la bouche et le poisson se trouve incapable suite à sa remise à l’eau de regagner sa profondeur initiale. Pourquoi ? Parce que sa densité ainsi modifiée le fait flotter comme un bouchon. Affaibli par le combat, le sandre tente de plonger mais souvent il n’a plus assez de force pour regagner sa profondeur. Dans ce genre de situation, la meilleure solution consiste à jeter littéralement le sandre à l’eau tête la première de façon à créer un choc qui déclenche chez lui le réflexe de nager rapidement vers les profondeurs.
    C’est un réflexe que tous les sandres possèdent. Cette remise à l’eau un peu brutale peut choquer certains, qui interprètent parfois ce plongeon comme un manque caractérisé de respect du poisson, voire comme une provocation envers les autres pêcheurs. C’est pourtant la seule solution. Pour autant, ce n’est pas parce que le sandre a le réflexe de plonger sur quelques mètres qu’il se remettra bien de son aventure.

    Une option supplémentaire consiste à percer l’estomac du sandre avec une aiguille pour lui faire retrouver un volume normal. Tout et son contraire ont été dits à ce sujet et on peut juste trouver fort regrettable de devoir en arriver là ! Idem sur les vitesses de remontée des sandres. Sur ce sujet, deux écoles s’opposent. La première consiste à remonter très lentement un sandre pris en profondeur pour qu’il ait le temps de décompresser. Sauf à mettre une demi-heure – ce que personne ne fait –, une remontée de 25 mètres en dix minutes ne sert qu’à prolonger les souffrances de l’animal. L’autre technique consiste à l’inverse à remonter le sandre “normalement” et à le remettre à l’eau le plus vite possible. Un pêcheur sportif respectueux du sandre et qui pratique le no kill, et non pas le catch and release moribond ou vif, ne doit pas pêcher par grande profondeur.
    L’attitude de nombreux pêcheurs de carnassiers est largement critiquable. La compétition n’arrange pas les choses. Il faut prendre des poissons dans toutes les conditions et l’on finit par confondre les poissons avec les points qu’ils représentent. Mettre dans un vivier à bord d’un bateau des poissons pris à 20 mètres de profondeur est un acte totalement incompatible avec le no-kill. Les organisateurs des tournois de compétitions sont tous des pêcheurs de carnassiers parfaitement au courant de la question, mais aucun n’a eu le courage de se mesurer au problème. Il est de toute façon impossible d’imposer une profondeur maximale de pêche aux concurrents. La mesure la plus réaliste serait de ne pas homologuer les poissons présentés au contrôleur qui présenteraient les signes caractéristiques d’une remontée trop longue et brutale. Dans son livre Sandre à la verticale, le pêcheur belge et grand compétiteur en Belgique et en Hollande Wim Van de Velde (voir le DVD Pêches sportives n° 8), a consacré un chapitre entier à ce problème de décompression que connaissent les percidés. Wim pousse clairement les pêcheurs de sandres à renoncer – comme lui – à la pêche en grande profondeur. Dans ce livre dédié à la pêche à la verticale, ce chapitre était indispensable et c’est bien qu’un grand champion comme lui ait eu le courage de briser ce sujet tabou dans le monde de la pêche du sandre. Une autre dérive sur les lacs français, qui concerne également les viviers, consiste à mettre des poissons pris dans un vivier pour le simple plaisir de les promener toute la journée dans le but de les montrer aux copains situés bien plus loin sur les lacs et de les remettre à l’eau moribonds à parfois plusieurs dizaines de kilomètres de l’endroit de leur capture…

    Du danger des pinces à poissons

    Chez les pêcheurs aux leurres, le “boga grip” devient le moyen favori pour immobiliser un brochet, un aspe ou un sandre. A la rédaction, nous avons depuis quelques années déjà adopté cet outil peu encombrant et efficace. Les modèles dont la tête tourne sont de très loin préférables à ceux à tête fixe. En cas de rotation du poisson à la surface (très fréquent avec le brochet) lorsqu’il vient d’être pris par la mâchoire inférieure, la rotation de la tête accompagne librement les mouvements du poisson. Dans le cas d’une tête fixe, le brochet finit le plus souvent avec un trou dans la mâchoire, voire avec une déformation de celle-ci, ce qui est inacceptable.
    Mais un autre risque est régulièrement sous-estimé par les pêcheurs. Il est beaucoup plus grave pour l’animal que le précédent. Peu de pêcheurs semblent conscients du danger qu’ils font prendre à leur prise en les soulevant purement et simplement. Le risque ne concerne pas la mâchoire – bien que celle-ci ne doive pas être en excellente posture à ce moment là –, mais les vertèbres et les vaisseaux sanguins du poisson. Un poisson n’est absolument pas conçu pour supporter son poids suspendu hors de l’eau. C’est pourtant ce que l’on voit faire, par méconnaissance et non pas par sadisme, à longueur d’année. Le problème semble d’autant plus grave que le poisson est gros. Aux Etats-Unis, cet acte a fait l’objet d’enquêtes et d’études commanditées par les associations écologistes mais aussi par les pêcheurs euxmêmes. Si les résultats qui concluent à une mort lente de 80 % des individus ainsi traités sont à prendre avec prudence, on ne peut que reconnaître la légitimité de ces études (faciles à trouver sur Internet mais le plus souvent payantes, comme celle de ScienceDirect ou de Trout Underground). Quelle image pour les non-pêcheurs et les anti-pêche de voir une belle photo avec un poisson suspendu par à peine 2 cm2 de sa mâchoire ? Quel geste inutile, qui témoigne du peu de respect pour les poissons dont font preuve certains pêcheurs, qui prétendent leur sauver la vie ! Cette pratique est idéale pour porter le flanc à la critique, pour révéler, via le no-kill, des maltraitances infligées aux poissons.

    Les pêcheurs aux leurres seraient- ils cossards au point de ne pouvoir supporter avec l’autre main le corps du poisson ? C’est si facile et efficace. En bateau pas de problème, on pose la canne et on prend le poisson à l’horizontale, une main sur le boga grip, l’autre sous le ventre et le tour est joué. Depuis le bord, même méthode. En float tube, où il est bien difficile d’emmener une épuisette, le boga grip est recommandable. En float-tube, la position du pêcheur est tellement basse que, sauf pour se faire prendre en photo par un comparse, on laisse le poisson dans l’eau, on décroche le leurre et le poisson peut repartir. Une bonne utilisation du boga grip ne demande aucun investissement supplémentaire mais juste de se baisser un peu… Connaissez-vous les épuisettes à filet en caoutchouc ? Pour la pêche en bateau, rien ne remplace l’épuisette, un accessoire un peu oublié ces derniers temps mais qui n’a pas d’équivalent pour sortir un gros poisson de l’eau sans le blesser, voire en le laissant dans l’eau pour le décrocher. Mais, attention, pas n’importe quelle épuisette. Lesmodèles à grosses mailles sont à proscrire, car elles présentent l’inconvénient de découper les nageoires des poissons lors du soulèvement. Les modèles à micro mailles en nylon évitent ce problème, mais les hameçons et la nageoire dorsale des sandres, piquante, se prennent facilement dans les mailles. De plus, le filet plein de mucus a beaucoup de mal à sécher et c’est autant de mucus que le poisson a perdu. La solution se trouve du côté des pêcheurs américains de muskinongés. Les marques Beckman et Frabill proposent des modèles parfaits à tous points de vue. Ils ont eu la bonne idée, à partir d’un filet normal, de le tremper dans un bain de caoutchouc. C’est beaucoup mieux pour le poisson et pour le pêcheur, car les hameçons ne s’y accrochent pas et ce type de filet sèche en quelques minutes. Seul problème, elles ne sont à notre connaissance pas importées en France. Heureusement, certains fabricants français ont eu la bonne idée de se lancer sur cette piste. C’est le cas notamment de Pike’n’Bass et de Hearty Rise et Pafex. Nous ne pouvons que vous encourager à avoir recours à ce type d’épuisette. Aux pêcheurs de faire des efforts La responsabilité des médias, des pêcheurs de compétition, des voyagistes, bref de tous ceux qui se mettent en avant dans le monde de la pêche des carnassiers, est très importante car les jeunes pêcheurs copient facilement les poses de leurs idoles sur les photos-souvenirs.
    En résumé, respectez les poissons et on respectera les pêcheurs. Pour le moment nous sommes encore loin du compte. Tôt ou tard, les pêcheurs devront se justifier à propos de la pratique du no-kill. Alors nous avons tout intérêt à débattre de cette question avant qu’on ne nous l’interdise. Oui, le no-kill est une question morale, oui c’est de la responsabilité des pêcheurs, non, ce n’est pas un droit acquis immuable… Pour l’heure, le no-kill est un sujet presque tabou, on le met en avant constamment comme étant autant un acte de gestion piscicole que le “volet écologique” d’une pêche qui doit vivre avec son temps, sans que personne se risque à en vérifier la pratique.

  • Labrax Cup : l’Open de Chausey pour l’équipe Barteam

    Labrax Cup : l’Open de Chausey pour l’équipe Barteam

    C’est sous un grand soleil et
    sur une mer calme que s’est déroulé le quatrième Open de la saison 2011 de la
    Labrax Cup, organisé par l’équipe du CPAG de Granville. 25 team ont recherché pendant
    deux jours (24 et 25 Septembre) les bars, mais ceux-ci se sont fait désirés.
    Ainsi, 62 captures seulement ont été réalisées à l’issue de la première manche.
    Le dimanche, les conditions météorologiques furent plus ou moins identiques,
    favorisant les pêcheurs en finesse. Clément Nicolas et Pierre Gaber El du team
    Barteam sont parvenus à tirer leur épingle du jeu remportant ainsi l’Open. Bravo
    à eux.


    Résultat :

    1.Team BARTEAM, Clément Nicolas/ Pierre Gaber El

    2. Team JLP FISHING, Pascal
    Rodriguez/ Frédéric Noël

    3. Team ILLEX NAVICOM, Yoann
    Houssais / Nicolas Jeanne


    Renseignements :

    www.labrax-cup.com

    Photo : © Labrax Cup

  • LUCKY-CRAFT / Wander sinking 80 et 110 Reach

    LUCKY-CRAFT / Wander sinking 80 et 110 Reach

    Le voila enfin chez nous ! Les pêcheurs du bord vont être comblés avec l’arrivée des nouveaux Wander Sinking Reach. « Reach » pour « atteindre », car lorsque l’on parle de distances de lancer, voilà le champion toutes catégories. Le concept est simple, alourdir les deux modèles de Wander Sinking normaux de quelques grammes pour le lancer encore plus loin, mais aussi le faire couler plus rapidement et pouvoir pêcher un peu plus profond.


    Caractéristiques :

    Longueur 8 cm pour 18 grammes contre 11.5 grammes pour la version normale (27 au lieu de 20 g pour la version 110 mm).
    Prix public conseillés : 19 , 20,5 pour la version 110.
    Renseignements et liste des points de ventes : www.luckycraftlure.com


    Notre avis
    : le wander était l’un des meilleurs stickbaits coulants du marché et cette nouvelle version alourdie peut s’avérer précieuse pour lancer plus loin ou pêcher plus creux. Un grand leurre pour le bar, l’aspe, mais également pour le brochet.