Catégorie : Leurres

Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

  • Smith Marvelous Runbow JR

    Smith Marvelous Runbow JR

    À tous ceux qui croyaient que les leurres en bois avaient fait leur temps, Smith leur apporte la preuve que ce matériau indémodable possède des qualités de densité aptes à faire fondre de jalousie le plus synthétique des leurres à la mode. Le Marvelous Runbow JR est un leurre de grande taille (16 cm), imposant, destiné aux carangues du monde entier. Il peut s’utiliser en traîne très lente mais surtout au lancer avec un matériel en rapport avec ses 86 grammes. Sa nage est un mélange de “walking the dog” et de “rolling” des plus surprenant. Son corps de section ovale favorise cette nage particulière. S’il n’est pas bruiteur (ce qui peut être un gros avantage) il est en revanche ultra-visible avec ses flancs argentés toujours en mouvement. Sa densité, combinée à sa forme, le fait flotter quasiment à la verticale. Seule sa tête émerge ce qui fait que par mer formée, il évolue autant en surface que légèrement sous l’eau.


    Conseils d’animation

    Les pêcheurs habitués à manier des stick-baits seront en terrain connu avec le Marvelous Runbow JR. Un seul impératif, ne pas vouloir aller plus vite que la musique. Il faut le laisser se désaxer après chaque impulsion du scion. Ce leurre étant vendu non armé, attention au choix des hameçons qui doivent être de grande taille et très résistants vu les poissons convoités (grosses carangues, tarpons, etc.). Les triples Owner ST 66 3/0 sont tout indiqués.


    Fiche technique

    Poids : 86 gr. Longueur : 11,4 cm. Deux coloris.
    Prix conseillé : 48 euros.
    Renseignements : Smith Europe

  • Technique lancer : une question de température !

    Technique lancer : une question de température !

    La température de l’eau est un paramètre important, voire incontournable, que chaque pêcheur devrait prendre en considération au bord de l’eau. Elle pousse pourtant les truites à effectuer des déplacements sporadiques et conditionne leur niveau d’agressivité.

    Par Alain Foulon

    La truite, nous le savons, peut vivre dans une eau dont la température est comprise entre 1 et 18 degrés. Entre ces deux situations extrêmes, la moindre variation de température influera sur l’activité alimentaire des poissons, et d’une façon plus générale sur son comportement. Une rivière très froide offrira une meilleure oxygénation, tandis qu’une hausse significative de la température nous permettra d’observer un appauvrissement significatif de l’oxygène dissous dans l’eau. Ce déficit provoquera vraisemblablement l’apathie des truites et une diminution rapide de leur appétence. Mais avant de rentrer dans le détail et d’établir un lien avec la pêche aux leurres, il est avant tout nécessaire de comprendre comment réagit la truite dans son milieu naturel. Tout d’abord, nous rappellerons que ce salmonidé est soumis à différents tropismes (1) qui interviendront directement sur son comportement. Le thermotropisme, c’est-àdire l’influence de la température sur les déplacements du poisson, est sans nul doute possible, le facteur le plus difficile à prendre en compte durant une partie de pêche car il peut quelquefois être imperceptible. D’ailleurs, chacun s’accorde à dire que le comportement de la truite est dicté par ce type d’instinct. En l’occurrence, la température de l’eau ou une variation importante de cette température modifieront inévitablement son activité alimentaire et, par voie de conséquence, sa réaction vis-àvis d’un leurre, mais surtout l’entraîneront à se déplacer vers une zone de confort où elle trouvera de meilleures conditions de survie. Car il faut également savoir que la truite, comme les autres poissons d’eau douce, ne possède pas de système lui permettant de réguler sa température. Ainsi, elle est obligée de compenser cette lacune en recherchant des secteurs plus favorables. Elle doit essayer de s’adapter au milieu ambiant en sachant qu’une brusque variation de température l’obligera systématiquement à se déplacer vers les zones les plus confortables. En cas de forte baisse de la température de l’eau, elle rejoindra les secteurs les plus profonds tandis qu’une température élevée provoquera son déplacement vers les zones plus oxygénées et ombragées. Dans le même esprit, le refroidissement des rivières diminue l’activité alimentaire des truites, voire la supprime totalement. Les pisciculteurs sont parfaitement informés de ce type de comportement et cessent d’alimenter les poissons élevés en bassin quand l’eau descend à une certaine température. Inversement, une eau excessivement chaude pourra provoquer l’apathie des truites qui, dans les cas les plus extrêmes, pourront même souffrir de cette hausse de température. Enfin, la température des eaux aura une influence sur la reproduction des poissons. C’est très intéressant, me direz-vous, mais dans quelles mesures la pêche au lancer voit-elle son efficacité affectée par les conséquences de ce thermotropisme et d’une manière plus générale de la tempé-rature des eaux. Et bien, plus que toute autre technique, la pêche au leurre nécessite des températures particulièrement favorables pour permettre le déclenchement de l’attaque d’une truite. Le plus simple est d’observer le comportement de ce poisson au fil des saisons.
    À l’ouverture, encore fatiguée par la période des amours mais surtout amoindrie par les privations de l’hiver, la truite sort lentement d’une longue léthargie. Pour être plus clair, mars est très certainement le mois le plus médiocre de l’année pour la pêche de la truite au lancer. Je ne parle évidemment pas des poissons surdensitaires qui n’hésiteront pas à attaquer un leurre bien présenté. Mais revenons plutôt aux farios sauvages qui rechignent à se déplacer et à fournir les efforts nécessaires pour intercepter votre cuiller tournante ou votre poisson nageur. Elles se tiennent généralement dans les fosses à courant fortement ralenti, sous les berges creusées ou dans les secteurs où elles n’ont pas besoin de fournir un trop gros effort pour se maintenir. Une pêche lente et le plus près du fond est donc indispensable pour ceux qui souhaiteraient piquer un ou deux poissons. S’agissant des leurres, privilégiez les modèles de taille respectable : une cuiller n°2 voire n°3 sera parfaitement indiquée, tandis que des poissons nageurs à billes pourront utilement être employés pour faire sortir les truites de leur hibernation et de leurs repères.
    Durant le mois d’avril, les conditions climatiques s’améliorent sensiblement même si ce n’est toujours pas la panacée. Excepté les grands courants, la truite pourra occuper la plupart des postes traditionnels. Si vous souhaitez pêcher en Auvergne ou en Limousin vous rencontrerez cependant des conditions quasiment identiques au mois précédent. Si la météorologie est particulièrement favorable et le niveau des rivières acceptable, on pourra envisager de diminuer la taille des leurres, plus particulièrement des cuillers.
    Pendant le mois de mai, les choses évoluent passablement. La truite a recouvré des forces et ne pense plus qu’à s’alimenter pour se refaire une santé. La montée progressive de la température des eaux et de l’air va favoriser la pêche au lancer. Plus les jours se succéderont et plus les truites deviendront agressives. Un autre paramètre à prendre en compte est la présence des vairons sur les frayères.
    Comme vous le savez, juin est peut-être le meilleur mois de l’année et la nature semble totalement renaître. La pêche au lancer ne déroge pas à la règle et la baisse du niveau des rivières correspondra à une élévation progressive de la température des eaux. C’est donc le moment de commencer à pratiquer les pêches de surface à l’ultraléger. En effet, les truites ne rechigneront pas à venir intercepter un leurre sous la surface ou entre deux eaux. Si vous voyez des gobages, il est plus qu’envisageable de piquer quelques truites au moyen d’une cuiller tournante n°0 ou 00, voire avec un micro-poisson nageur.
    Pour un pêcheur aux leurres, juillet est un excellent mois. Les eaux encore plus chaudes rendent les truites nerveuses et très agressives. Seule une lumière trop vive est susceptible de nous poser quelques petits soucis. Ce sera donc le moment de prospecter les petites rivières ombragées, voire entièrement boisées, certains petits cours d’eau encaissés où les secteurs de gorges deviendront intéressants car les rayons du soleil parviendront enfin à réchauffer les eaux des zones les plus ombragées.
    Contrairement aux croyances, le mois d’août est une excellente période pour les pêcheurs au lancer. Comme pour le mois de juillet, recherchez en priorité les parcours couverts et n’hésitez pas à fréquenter les parcours de montagne dont les eaux continuent à être fortement oxygénées. En effet, la montée de la température des eaux tend à diminuer progressivement la teneur en oxygène dissous, plus particulièrement sur les parcours situés en plaine.
    Enfin, le mois de septembre permet aux rivières de retrouver une température plus clémente qui permet aux poissons d’occuper tous les postes de la rivière. D’une manière générale, les prises sont nombreuses même si les poissons sont plus méfiants. Comme nous venons de le voir, la température de l’eau joue un rôle prépondérant dans les déplacements des poissons, dans leur activité et par voie de conséquence dans la pêche aux leurres.
    Alors si vous avez un doute, sortez votre thermomètre !

    1. Selon Louis Roule dans son Traité de la pisciculture et des pêches, les tropismes sont « les entraînements automatiques et les déplacements involontaires dont les êtres sont l’objet sous l’influence d’une excitation venue du dehors ».


    Prendre la température pour mieux adapter sa pêche

    Très peu de pêcheurs prennent la température des cours d’eau. Au mieux, certains plongent leur main dans la rivière pour se faire une vague idée de son état de fraîcheur… Pourtant, à quelques degrés près, la pêche peut être totalement différente. Si votre thermomètre indique moins de 6 degrés, il est fort à parier que vous éprouverez beaucoup de difficultés à piquer ne serait-ce qu’un poisson. Dans ce cas, seule une prospection insistante au ras du fond et l’emploi de leurres émettant de forts signaux vibratoires et visuels parviendront peut-être à faire bouger une truite. Dans des eaux aussi glaciales, les poissons rejoignent les fosses les plus profondes, cessent de s’alimenter et limitent leurs déplacements au strict minimum. Il est souvent préférable de changer de cours d’eau, voire de vallée pour trouver de meilleures conditions. À titre d’exemple, et pour différentes raisons, la température d’un tributaire peut être plus élevée que la rivière principale ; pour un pêcheur au lancer, il existe une énorme différence entre une eau à 6 degrés et une autre à 8. Enfin, la pire des choses pouvant être vécue par un pêcheur au leurre est sans doute une chute brutale de la température. Il faudra attendre plusieurs jours et une température stabilisée pour retrouver des conditions de pêche plus acceptables. Les eaux froides provenant de la fonte des neiges sont également redoutées car les truites quittent leurs postes de chasse pour rejoindre les enrochements et d’une manière générale tous les secteurs abrités du courant.

  • Spro Prime Swimming Jig

    Spro Prime Swimming Jig

    Le Swimming Jig imite à la perfection un poisson à l’agonie. On dirait un véritable poisson recouvert d’une résine transparente. Sa queue incurvée lui procure une nage déséquilibrée bien plus attractive que celle des jigs droits. Revers de la médaille, il met plus de temps à descendre dans la couche d’eau propice. Contrairement aux apparences, ce leurre décliné en sept versions, de 11 à 196 gr, ne s’utilise pas uniquement en animation verticale sous le bateau, mais également à la traîne et en dérive plus ou moins latérale. D’un réalisme étonnant, il compte parmi les modèles de jigs les plus utilisés par les meilleurs spécialistes. C’est donc une valeur sûre qu’il est conseillé de posséder dans sa boîte pour tous les jours où les poissons se situent en profondeur, hors de portée des poissons nageurs les plus plongeants. Grande efficacité en mer, autant dans les eaux européennes (notamment pour le bar) que dans les zones tropicales avec les plus gros modèles.

    Conseils d’animation
    Avec sa forme incurvée, le Swimming Jig plane, virevolte et décroche à ravir. Il suffit de l’animer par des tirées d’amplitude variable tout en étant généreux sur les relâchés très détendus. À la traîne, à une vitesse de 3 ou 4 noeuds, sa nage est un peu moins libre mais il ondule de façon convaincante, surtout si la mer est formée. L’emploi d’un émerillon à bille est indispensable pour éviter le vrillage, surtout lorsqu’on l’utilise à la traîne. En animation verticale ou latérale, ne pas hésiter à l’animer fortement par de très longues et brusques tirées. La touche est parfois assez subtile. Il faut donc être prêt à ferrer à tout moment. Les modèles 8, 11, 15 et 18 cm permettent de pêcher un grand nombre d’espèces marines.

    Fiche technique
    Sept modèles de 11, 14, 28, 56, 84, 112 et 196 gr et de 8 à 18 cm.
    Prix conseillé : 15,10 à 16,60 euros. Existe en trois coloris.
    Renseignements : Way Of Fishing

  • L’internationale du Street fishing

    L’internationale du Street fishing

    Dans les canaux d’Amsterdam, il y a des Sandres…

    D’Amsterdam on connaît les coffee shop, les vitrines de son quartier rouge ou son marché aux fleurs, mais beaucoup ignorent que ses multiples canaux sont remplis de sandres, de perches et, dans une moindre mesure, de brochets. Malgré la pollution inhérente au trafic maritime et au maillage urbain très important, les poissons y prospèrent en grand nombre, surtout les sandres, qui occupent tous les canaux. Accessoirement, on y ferre aussi des carpes, des tanches, des brèmes et des perches. Même les plus petits canaux du centre historique de la cité sont bien fournis, puisque toutes les eaux communiquent. L’imposant canal qui relie la ville à la mer du Nord, le fameux Nordzeekanaal, est un haut lieu de la pêche batave et passe pour être un des meilleurs coins à sandres de toute l’Europe. Amsterdam est une ville magnifique et ouverte, et l’eau s’y rencontre à chaque coin de rue. Idéal pour le street fishing ! Par contre, la pêche nécessite ici un permis : renseignez-vous dans n’importe quel magasin de matériel de pêche. Puis, si vous cherchez un moyen de locomotion, le fond de ces canaux accueille un nombre incroyable de vélos échoués, probablement par quelques marins saoûls et déprimés…
    Renseignements : www.fishinginholland.com
    Guide : www.fishingamsterdam.com


    New York, New York

    Il est possible de pêcher dans les cinq quartiers de New York ! Queens, Brooklyn, Manhattan, Bronx et Staten Island, ils comptent tous leur lot de coins de pêche. A Manhattan, par exemple, Central Park n’accueille pas que des joggers ou des cyclistes, mais également de nombreux pêcheurs, qui plongent leur hameçon dans un des trois plans d’eau ouvert à la pêche. Tous les plans d’eau de la ville sont en no kill exclusivement. Il existe dans l’Etat de New York près de 165 espèces de poissons qui habitent dans les 7 800 lacs ou étangs et dans les 83 000 km de cours d’eau de l’Etat. Tous les étés, sur le lac du Prospect Park à Brooklyn depuis 1947, se tient un concours de pêche pour les petits New-Yorkais de moins de 15 ans : le Macy’s Fishing Contest. Gratuitement et durant quatre jours, les compétiteurs tenteront d’attraper carpes, poissons-chats et perches, qui seront aussitôt remis à l’eau. La pêche en mer n’est bien sûr pas en reste avec plus de 800 km de rives. Ces eaux sont poissonneuses, probablement à cause de la pollution qui a empêché toute pêche industrielle, bien que cela n’ait jamais retenu certains pêcheurs du cru de manger leurs prises, même si la plupart pratiquent ici aussi le no kill. La proximité du Gulf Stream permet l’observation d’espèces qu’on retrouve généralement plutôt en Floride et, surtout, on a partout l’impression de pêcher dans un décor de cinéma. A New York, on pratique sa passion dans un film de Woody Allen… très chic ! Renseignements : www.nycgovparks.org


    Singapour… quoi pas ?

    Singapour est une ville étonnante, croisement des cultures chinoise, indienne, malaise et occidentale, c’est un lieu où tout est réglementé et le nombre d’interdictions laisse rêveur. C’est aussi l’endroit idéal pour goûter quasiment toutes les cuisines de l’Asie. Mais on peut également y pêcher et, à ce niveau-là, les autorités sont plutôt souples, du moins selon les critères en vigueur dans le pays. L’île de Singapour est très urbanisée mais compte quelques « poches » de nature encore intactes, où l’on peut pêcher. Ainsi, le réservoir Mac Ritchie se situe dans une jungle dense, au milieu de la réserve naturelle Central Catchment, un havre de paix de 2 000 hectares qui rompt avec la frénésie urbaine de Singapour. Entouré d’un sentier de 12 km, il est possible d’y pêcher d’imposants poissons-chats après avoir pris une carte au bureau des rangers du parc. On s’y rend du centre par un simple bus ou par le métro (MRT). En ville, il est également possible de pêcher à partir des différents quais, ponts et jetées présents un peu partout. De là, on peut tenter d’attraper des barracudas, des marlins ou encore des barramundis.
    Renseignements : www.nparks.gov.sg

    Stockholm, le must du pêcheur de rue

    Imaginez-vous en bas de chez vous ou de votre travail, un spot où vous pouvez attraper d’énormes truites de mer accessibles à chaque pont et tout ça dans une grande capitale européenne… eh bien ce lieu existe, et c’est peut-être le meilleur spot de street fishing au monde ! Stockholm, la capitale suédoise, est un lieu à part. Ici, il n’est pas rare de croiser des cols blancs, canne à la main, qui en sortant d’une journée de travail s’apprêtent à pêcher un saumon qui arrive directement de la Baltique. Il suffit juste de s’acquitter d’un permis de pêche. Par contre, l’embouchure sur la Baltique est interdite à la pêche ainsi que le lac Mälaren. Sinon, anguilles, perches, brochets, saumons et truites de mer s’offrent partout à vos cannes. Parmi les meilleurs coins de la ville, on peut citer les berges de Strömgatan, juste en dessous de la résidence du Premier ministre, mais aussi devant le palais royal. En revanche, il faut bien faire attention à la réserve entre les deux ponts ou devant le Parlement. Le Stockholm Ström est toujours très attractif et l’endroit peut être très fréquenté au printemps et en été. En tous les cas, les spots intéressants ne manquent pas, n’hésitez pas à demander conseil aux pêcheurs du cru, ils vous répondront avec plaisir.
    Renseignements : www.sverigeturism.se et www.catchrelax.se


    Londres, ici Londres

    Les coins ne manquent pas ici : de Hyde Park à Camden Town en passant par l’East End, la capitale britannique compte de nombreux spots intéressants. Il existe de nombreux réservoirs et étangs. A Hyde Park, haut lieu de la démocratie anglo-saxonne, les carpes et les brèmes ont également le droit à la parole et il est possible, grâce à un permis saisonnier délivré par le bureau du parc, de les pêcher dans le lac de la Serpentine. Sinon, il existe un coin formidable tout près du marché aux puces de Camden, le long du chemin de halage du Regent Canal. De beaux brochets y chassent entre les caddies et les matelas éventrés. Par contre, le quartier n’est pas toujours très sûr et, selon un pêcheur local non dénué d’un certain humour anglais, s’exprimant sur le forum d’un site Internet : les « brochets y nagent par paire pour leur sécurité ! »
    Renseignements : www.go-fish.co.uk/london.htm

    Miami : tarpons, peacock bass et même alligators

    Encore un lieu à part sur la planète Street fishing. Miami, Floride, USA, n’est pas que le port de départ des excursions vers les Keys, les Everglades ou les récifs du large, c’est aussi une multitude de coins de pêche. Ses marinas, ses ports, ses plages, ses canaux sont autant d’occasions d’attraper des tarpons ou des peacock bass. Le poisson est ici partout chez lui, mais également son encombrant voisin, l’alligator, qui se rue sur tous les leurres que les pêcheurs du coin mettent sous sa gueule. Alors, méfiez-vous des grosses touches…
    Renseignements : http://web.miamibeachfl.gov/


    Hong Kong, la ville verticale

    Hong Kong est l’une des villes les plus densément peuplées de la planète, ce qui ne l’empêche pas d’être aussi densément peuplée de poissons ! La proximité de la mer permet de pêcher partout. Même si les pêcheurs locaux préfèrent tremper leur ligne à Stanley Bay juste en face du centre de la ville, où l’ambiance est plus relax, on peut également pêcher dans le port ou partout où il y a de l’eau salée. Certains spots donnent le vertige tant ils sont cernés par d’immenses buildings et par une vie frénétique qui fait le charme de cette grande métropole asiatique. Ici, on appâte avec des sangsues que l’on trouve dans de nombreux magasins du front de mer et, si vous avez oublié votre matériel, il existe de bons détaillants d’articles de pêche, notamment à Wan Chaï.
    Renseignements : www.discoverhongkong.com

  • Street fisherman, le pêcheur urbain

    Street fisherman, le pêcheur urbain

    Le Street fishing est partout. Dans la presse halieutique et dans la presse généraliste, on présente ce mouvement comme LE nouveau phénomène de la pêche hexagonale. Le but avoué des passionnés qui en sont à l’origine, c’est d’ouvrir leur passion au plus grand nombre et de dépoussiérer un peu un milieu souffrant souvent d’une image quelque peu vieillotte. L’idée, c’est d’amener la pêche au plus près du public et des trois quarts des Français habitant aujourd’hui en zone urbaine. Il semble clair que c’est sur ce nouveau territoire que la pêche soit le plus à même de séduire de nouveaux pratiquants. Un pari en passe d’être réussi…

    Par Samuel Delziani

    Dans l’imaginaire collectif, le pêcheur est un personnage débonnaire, souvent ventripotent, amoureux de sa solitude, à la limite de la misanthropie, qui fuit dans des coins reculés et bucoliques les hommes en général, et sa femme en particulier. Cette image d’Epinal a la vie dure, mais ses jours sont désormais comptés. Un phénomène nouveau, dont Pêches sportives fut l’un des premiers médias à se faire l’écho, s’emploie à casser ces préjugés et lieux communs. Il s’agit du Street fishing. Alors que le pêcheur d’antan se retirait du monde dans sa thébaïde halieutique, le street fisherman pêche au milieu de la cité et de ses habitants. Il est devenu en quelque sorte un ambassadeur de la pêche auprès de ces urbains qui, bien souvent, ne demandent qu’à découvrir cet étrange loisir qui consiste à chercher son poisson ailleurs que sur les étals des supermarchés et pas seulement pour s’en nourrir ! Le badaud s’étonne et régulièrement vient à la rencontre de ce « fou » qui pêche en pleine ville. Le dialogue qui s’amorce alors peut paraître parfois surréaliste, tant les habitants des grandes agglomérations sont ignorants de la richesse du milieu dans lequel ils habitent. C’est l’occasion d’échanger avec des gens très différents et de démontrer que la nature a encore quelques droits dans ce lieu qui, a priori, en est sa négation. Et ça marche ! La meilleure preuve : effectuez une recherche sur Google ou Yahoo et vous tomberez sur des centaines de pages qui s’y intéressent. La pêche qui devient tendance, c’est probablement le plus beau tour de force des streetfishers.
    Alors certes, les plus grincheux diront que ce n’est que du marketing, que la pêche en ville a toujours existé et qu’une casquette de travers ne fait pas une nouveauté… Mais ce serait oublier que le milieu de la pêche et les associations qui la gèrent se meurent en partie à cause de leurs ornières mentales et de leur conservatisme. Le street fishing est surtout un état d’esprit décontracté et un désir d’ouvrir les joies de la pêche au plus grand nombre. Le look sportswear et l’équipement simple – une canne et un leurre monté suffisent – collent parfaitement à la vie du citadin. Et puis, sans mauvais jeu de mots, il ne faut pas se leurrer : si on désire enrayer la lente diminution des ventes de cartes de pêche, il faut bien aller appâter les clients là où ils se trouvent, c’est-à-dire en ville ! En effet, la densité de population qui entoure les coins de pêche permet une exposition importante et, de ce premier contact avec ce nouveau loisir, ils seront sûrement nombreux à dépasser les faubourgs et à partir à la découverte des cours d’eau plus sauvages qui serpentent aux quatre coins de l’Hexagone.
    Certes, le pêcheur de rue n’a peut-être pas la noblesse du moucheur en pantalon de flanelle et canne en bambou refendu (d’ailleurs, où sont-ils partis pêcher, on ne les voit plus), mais il a le mérite de présenter sa passion au plus grand nombre, démontrant ainsi que les villes disposent d’une biodiversité qu’il faut aussi respecter et protéger. Lapédagogie est au centre de la démarche. De plus, c’est l’occasion de pêcher dans des lieux complètement insolites et qui, à eux seuls, valent le déplacement. Le temps s’arrête lorsqu’on fait le coup du soir sur le quai au pied de La Tour d’Argent, juste en face de la cathédrale Notre- Dame, en plein coeur du Paris historique et touristique. Sur toute la planète, il est possible de pêcher en milieu urbain. Par exemple, une mégalopole comme New York compte une multitude de spots. En tous les cas, que ce phénomène passionne, irrite ou indiffère, nous pouvons tous nous réjouir qu’il se passe enfin quelque chose de neuf pour attirer à la pêche de nouvelles catégories de la population et pour essayer de trouver un moyen de communiquer cette passion aux jeunes. Alors si, pour ça, il faut abandonner le waders pour le jean baggy, pourquoi pas ? Car c’est bien là l’avenir de la pêche.

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    Quelles techniques et quel matériel pour la pêche en milieu urbain ?

    D’une manière générale, la pêche en milieu urbain n’est pas différente de la pêche des carnassiers depuis le bord, où qu’elle soit pratiquée. A ceci près que, s’il vous arrive de prendre le bus, le métro ou le vélo pour aller tremper du fil, une canne multibrins est bien pratique. Shimano et Prologic en proposent et nous savons que de plus en plus de fabricants se penchent sur le problème. Concernant les techniques, il vous faudra tout d’abord évaluer les densités majoritaires par espèce. La plupart des villes sont riches en perches mais pauvres en brochets (pas de frayères). Le sandre est souvent présent et sa pêche demande de pouvoir côtoyer le fond du cours d’eau sans y perdre tout son stock de leurres souples à chaque fois. Pour cela, un montage avec un hameçon texan est bien pratique car il limite nettement les accrochages. Les rives des villes étant le plus souvent bien rectilignes, les postes à carnassiers se situent rarement le long d’une berge de X km droite comme un I, où ils sont très difficiles à déceler (cherchez les herbiers si l’eau est claire). Les postes types se concentrent donc là où le courant est amorti. Ils sont très faciles à trouver : pointes aval des îles, derrière les piles de ponts, l’entrée et la sortie des écluses, etc. Dernier détail très important : portez toujours une grande attention aux passants, rollers et vélos lors des lancers, car le danger est bien réel. Trop d’accidents peuvent déboucher assez vite sur une interdiction. Vive les hameçons texans !

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    AFCPL, l’intuition juste

    L’Association française des compétiteurs de pêche au leurre (AFCPL) a été créée en 2004 par quelques aficionados de ce type de pêche. Leur idée première est d’organiser des compétitions. A présent, c’est un véritable circuit national : l’AFCPL Street fishing Tour. Mais l’ambition, dès le début, est également de « développer, vulgariser et médiatiser », selon leurs propres termes, une pêche responsable et moderne. C’est dans cette optique que cette association a eu la bonne idée de promouvoir le Street fishing, ainsi qu’une compétition qui lui est propre. Grâce à l’appui d’un certain nombre de partenaires, l’association mène de nombreuses actions pour promouvoir sa vision de la pêche. Le Street fishing est pour eux un moyen d’ouvrir leur monde, notamment vers les jeunes, en adoptant un certain nombre de leurs codes. Vu l’écho du phénomène, on peut dire que l’intuition était bonne.

  • Iktus, la pêche au coeur du Béarn

    Iktus, la pêche au coeur du Béarn

    Situé à proximité du Gave de Pau, le plan d’eau de pêche à
    la mouche d’Iktus est dominé par l’imposant bâtiment d’accueil. Ce plan d’eau
    de 15 hectares est alimenté par d’importantes infiltrations en provenance
    directe du Gave. Cette eau, fraîche, oxygénée et filtrée par les granulats, est
    d’une clarté exceptionnelle, et la pêche en nymphe à vue est une technique
    passionnante ici. Réservé strictement à la pêche à la mouche de la truite, il
    est ouvert de septembre à juin. Vous pouvez y louer un float-tube ou l’une des
    10 barques en aluminium de deux ou trois places Quicksilver de 4,20 m. Il est
    ouvert à toutes les pêches l’été.

    Le grand lac s’étale sur une superficie de 35 hectares, pour
    près d’1,2 km de circonférence, il est alimenté par le réservoir mouche, qui a
    une côte supérieure de 2,70 m. Ce superbe plan d’eau d’une trentaine d’année
    est ouvert à la pêche des carnassiers et de la carpe et dans une
    moindre mesure la pêche au coup. Comme le réservoir mouche, il est géré de
    manière totalement privée et ouvert à l’année, float-tube et barques sont
    disponibles à la location. Et tout ça dans une région où le soleil sera bientôt
    là (en principe).

    Renseignements : www.iktus.fr

    (Article mis à jour le 23 janvier 2012)

  • Lucky Craft Bevy Vibration 50 SP

    Lucky Craft Bevy Vibration 50 SP

    Les leurres “lipless” sont quasiment tous coulants. Tous, sauf le Bevy Vibration 50 SP mis au point par Lucky Craft ! On comprend dès le premier lancer que quelque chose d’inhabituel se passe. Et pour cause ! Au lieu de couler comme une enclume, notre leurre s’arrête en pleine eau dès qu’on arrête de le ramener. Etonnant certes, mais très utile pour les hauts fonds où, d’ordinaire, on ne risque pas trop un lipless. Par sa petite taille le Bevy Vibration se destine en priorité à la pêche de la perche. De belles pêches de sandre en rivière sur les radiers ont également été réalisées avec ce leurre. Des petites billes de verre émettent un son très clair mais relativement discret. C’est le genre de leurre très atypique qui apporte souvent une solution sur certains postes où peu d’autres leurres conviennent.


    Conseils d’animation

    Avec ses 4,3 g, le Bevy Vibration 50 SP fait partie des petits leurres destinés à la pêche de la perche et accessoirement d’espèces plus imposantes. Comme tous les lipless, il vibre très rapidement sur lui-même lorsqu’il est en traction. Il s’agit d’un leurre “suspending”, les arrêts que l’on peut donc lui imposer contrastent avec les vibrations agressives du leurre, permettant ainsi de tenter les carnassiers à attaquer.

    Fiche technique

    Longueur : 50 mm.

    Poids : 4,3 g environ.

    Prix conseillé : 12 euros.

    Renseignements et liste des points de vente : www.luckycraft.fr

  • Pêcher avec des soft swimbaits

    Pêcher avec des soft swimbaits

    Durant la saison froide, les prédateurs économisent leur énergie et se focalisent souvent sur des proies conséquentes, capables de les rassasier rapidement. Sans aucun doute, les swimbaits souples se présentent comme les leurres du moment.

    Par Achille Gan

    Poursuivant notre étude sur les leurres souples et leurs différents montages, je vais délaisser volontairement les modèles durs ou hybrides et vous parler des « swims » souples dont les versions actuelles sont particulièrement dignes d’interêt. Popularisés, en France, grâce aux nombreux leurres souples portant l’appellation « shad » dans leur nom de baptême, les swimbaits, que l’on monte sur tête plombée ou ceux dont le lestage est intégré lors du moulage, sont plutôt réservés à une prospection profonde et verticale. Leur efficacité n’est plus à démontrer et j’ai voulu vous présenter le sujet selon un autre angle, en me penchant sur des modèles moins communs, plus adaptés à la traque des big bass, des grosses perches ou des brochets réputés imprenables. Le terme « swimbait » englobe plusieurs types de leurres dont l’aspect général est assez proche de celui d’un vrai poisson et dont la matière première peut être du bois, de l’ABS ou de la matière plastique souple (élastomère, PVC, silicone…). Qu’ils soient classés comme poissons nageurs parce qu’ils possèdent une bavette ou comme leurres souples, ils possèdent un point commun, c’est celui d’être particulièrement attractifs auprès des plus gros carnassiers.

    Des vibrations bien spécifiques

    Vous le savez, les poissons carnassiers repèrent leurs proies essentiellement grâce aux vibrations et aux déplacements d’eau perçus par leur oreille interne et par les cellules nerveuses situées sur leur corps ou le long de leur ligne latérale. La vue ne leur servant qu’à ajuster l’estocade ou à vérifier, en « close-up », la nature de leur futur repas. D’autre part, il est connu que les bass, qui peuplent certains lacs californiens, peuvent atteindre des tailles exceptionnelles frôlant les 22 livres, 4 ounces du record mondial, se nourrissant des truites arc-en-ciel maillées qui y sont régulièrement déversées pour amuser les pêcheurs.
    A partir de ces observations, les concepteurs de swimbaits souples ont fait évoluer les modèles utilisés en mer en travaillant sur la souplesse des matériaux et la capacité du leurre à émettre de fortes vibrations, sous récupération ultra-lente, pour parvenir à imiter celles de ces pauvres truites perdues dans l’immensité des lacs, errant à la recherche des bords du bassin bétonné natal et du pisciculteur nourricier !

    Des tailles adaptées et une densité particulière

    Au début, la masse importante de ces softbaits les destina longtemps à la pêche à la traîne, faute de matériel adapté. Aujourd’hui, ils font partie de l’équipement basique de tout bassman qui se respecte tant leur gamme a évolué pour coller aux besoins des lanceurs « légers ». Disponibles dans des tailles de 10 à 35 cm pour des poids pouvant atteindre les 250 g, ils ont une densité relativement commune dite « slow sinking ». Celle-ci permet un travail en surface, juste au-dessus des herbiers, si on maintient une récupération régulière ou entre deux eaux dès que l’on ralentit le rythme ou que l’on prend soin de laisser couler un peu le leurre. Vous le voyez, leur zone d’action les rend tout à fait repérables par les gros prédateurs postés en profondeur ou suspendus en pleine eau. Leur déplacement naturel renforce leur pouvoir attractif sur ces gros poissons peu enclins à se déplacer s’ils n’ont pas de grandes chances de réussir leur attaque.

    Deux familles bien distinctes

    Parmi ces swimbaits souples, nous pouvons en distinguer deux sortes qui se distinguent par leur conception et leur utilisation. La première, relativement répandue outre- Atlantique, se présente déjà armée d’un ou deux triples reliés à l’oeillet d’attache par du fil inox, du câble acier ou de la tresse textile noyés dans la masse. Leur degré de finition peut être assez élevé et des nageoires stabilisatrices sont présentes pour éviter que le leurre ne fasse n’importe quoi sous les puissantes secousses de l’appendice caudal. La nage de ces leurres et leur action aguichante se cantonnent d’ailleurs à ces battements latéraux de la queue et à un léger rolling du corps. Mais croyez-moi, la quantité d’eau déplacée par ces leurres volumineux suffit largement pour réveiller les brochets les plus apathiques ! Ils trouvent leur plein emploi pour une prospection large de postes peu encombrés, où leurs capacités vibratoires pourront s’exprimer.
    Comme je le disais plus haut et malgré l’armement conséquent de ces big baits, vous pourrez aussi vous amuser, au printemps, à peigner les bancs de potamots ou de myriophylles avant qu’ils n’atteignent la surface. Entre deux massifs, n’hésitez pas à faire du « dead sticking » ou du « donothing », c’est-à-dire à stopper toute récupération et à laisser le leurre immobile le plus longtemps possible ! Cela marche encore mieux avec des swimbaits relativement flottants. Plus à même d’intéresser les blackbass et les perches, la seconde catégorie possède des lignes plus fluides, plus abstraites aussi. Culminant à une quinzaine de centimètres, certains de ces swimbaits ont une conception beaucoup plus complexe que les « mammouths » vus précédemment et se rapprochent plus des leurres souples classiques, vendus en paquets de plusieurs unités. Non armés, ils s’installent sur des jig heads ou mieux, sur des hameçons à oeillet décentré. Ils vous permettent alors de prospecter n’importe quel poste, aussi encombré soit-il ! Leur densité habituellement « slow sinking » est modifiée, à la fabrication, par adjonction dans le plastique de micro-bulles d’air ou de paillettes de tungstène pour les rendre flottants ou coulants. Les versions modernes de ces swimbaits sont très travaillées au niveau de leur comportement sous l’eau.
    Des études hydrodynamiques ont conduit les concepteurs à créer des articulations, des points de resserrement de la matière, etc. pour obtenir beaucoup plus de vivacité et de souplesse que leurs homologues salmoniformes. Cette catégorie, plus polyvalente, supporte ainsi une multitude d’animations et de montages. Il est tout à fait possible de les employer sans plomb (weightless rig) pour les faire buzzer ou onduler sous la pellicule. On peut aussi y planter des inserts, en plomb ou en tungstène, pour parvenir à trouver la densité voulue ou carrément leur adjoindre une balle et préparer un vrai montage texan capable de pêcher plus profondément ! Attention toutefois à ne pas les surplomber, ce qui anéantirait leur si belle nage. Pour des modèles de 10 à 15 cm, utilisez des balles de 1,8 g à 3,5 g et jusqu’à 18 g pour les swimbaits plus gros, selon vos besoins.
    Les modèles plutôt fusiformes, comme les Spindle worm flottants, donnent d’excellents résultats en Carolina rig ou en drop shot, tout en restant très confortables à manoeuvrer. Oui, vous avez bien lu ! En drop shot. Les montages plombés seront, bien sûr, plus indiqués au moment où les carnassiers suivent les poissons blancs dans leur retraite hivernale alors qu’il faudra être patient et obstiné pour peigner ces postes souvent profonds.
    Vous l’aurez compris, ces swimbaits souples vont vous permettre d’être très réactifs lorsque les conditions de pêche où les types de postes vont changer. Le montage sur hameçon « offset » démontre une fois encore toute sa polyvalence et sa facilité d’utilisation sur des leurres qui mêlent l’apparence naturelle au côté ludique que nous fait vivre chaque fois la pêche aux leurres. Grâce à leur silhouette souvent imposante et à leur nage très étudiée, les swimbaits ont séduit ou énervé de nombreux carnassiers d’eau douce et d’eau salée, pourtant, ceux-ci n’avaient jamais croisé de truite arc-en-ciel !

  • Mitchell Pulse Shad

    Mitchell Pulse Shad

    Ce shad est une création française. En effet, la société Mitchell a accordé sa confiance à Sylvain Legendre, compétiteur de renom, qui a développé ce leurre assez particulier. Le souhait de Sylvain était de proposer un leurre souple très polyvalent, conçu dans une matière qui le mette facilement en mouvement et qui soit utilisable autant en verticale qu’en lancer-ramener. Pour couronner le tout, le Pulse Shad est disponible en quatre tailles permettant de faire face à toutes les situations. Le Pulse Shad porte bien son nom. Il est massif sur sa partie avant. Son appendice caudal bénéficie d’un large diamètre. Il est facilement mis en mouvement à la moindre traction grâce à des décrochements dans la matière au niveau du rétrécissement entre le corps et la queue. Par ses caractéristiques, le Pulse Shad est atypique, fait pour bouger et pour faire réagir les poissons. Le succès de ce leurre fut presque immédiat en France comme à l’étranger où il a permis de gagner des compétitions importantes. Ce Pulse Shad n’est pas particulièrement odorant. Il bénéficie en revanche d’un rapport qualité/prix très favorable.

    Conseils d’animation
    Avec ce type de leurre, l’animation a lieu à partir du moment où il y a déplacement, même à faible vitesse. Si rien ne s’oppose à lui imprimer de grandes tirées suivies de relâchés, n’oubliez jamais que le leurre reste toujours pêchant. C’est pourquoi il intéresse d’ores et déjà les amateurs de pêche du sandre à la verticale. Rares sont en effet les shads massifs capables de nager de façon constante sans “syncoper” à très faible vitesse (fourchette de 0,3 à 0,8 km/h). Pour cela, le Pulse Shad est une réussite !


    Fiche technique
    Longueur : 6, 8, 11 et 14 cm. Six coloris.
    Prix conseillé : 9,60 euros les 25 en tailles 6 et 8 cm.
    14,50 euros les 25 en tailles 11 et 14 cm.
    En vente en magasins spécialisés.

  • Yo-Zuri Arms Vib

    Yo-Zuri Arms Vib

    La célèbre marque japonaise Yo-Zuri propose cette série Zoom, constituée de sept leurres pour la pêche des carnassiers au lancer et composée de deux poppers (50 et 70 mm) un stickbait (75mm), un jerkbait (90 mm), un cranck-bait (75 mm) un “shad” à longue bavette, et d’un lipless coulant (sans bavette), le Arms Vib présenté ici. Le but de cette série est de pouvoir pêcher de la surface jusqu’à environ cinq ou six mètres de profondeur. Le Arms Vib permet de pêcher à cette profondeur grâce à son poids de 17 grammes. Il est équipé de dix billes qui produisent un son plutôt clair. Le Arms Vib est bien équilibré, ce qui évite de voir les hameçons croiser le bas de ligne de façon intempestive. Les vibrations émises sont fortes tout en étant très “serrées”. Ce leurre rempli donc parfaitement son contrat et sera sans nul doute un auxiliaire de choix pour la pêche du brochet, du black-bass ou des grosses perches, d’autant qu’il est très bien placé au niveau prix.

    Conseils d’animation
    Le Yo-Zuri Arms Vib est un poisson nageur lipless de taille moyenne qui s’utilise très facilement, autant avec un moulinet à tambour fixe, qu’avec un moulinet à tambour tournant . Une fois lancé, ce leurre coulant doit être arrêté à la profondeur souhaitée. La récupération s’effectue essentiellement par tirées et relâchés en faisant varier les amplitudes d’animations. Attention, comme toujours avec les lipless à garder un oeil sur la bannière lorsque le leurre redescend (en planant) afin de déceler des touches qui échappent à toute sensation tactile..

    Fiche technique
    Longueur : 65 mm. Poids : 17 gr.
    Prix conseillé : 11,50 euros.
    Disponible en 3 coloris.
    Renseignements :  www.flashmer.com