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Catégorie : Leurres
Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

Les Hard Swimbaits
A gros leurres, gros poissons ! C’est un adage souvent employé parmi les pêcheurs et, s’il n’est pas toujours vérifié, il s’applique bien aux swimbaits rigides qui sont rarement utilisés pour faire du nombre…. mais plutôt des poissons de qualité, voire des records !
Par Achille Gan
Nous avions passé en revue les swimbaits souples dans un précédent article, en espérant que vous aurez pu vérifier sur le terrain, la validité des explications qui y étaient données. Passons cette fois-ci aux leurres rigides catégorisés sous les termes “big baits” (gros leurres) ou “hard swimbaits” (poissons nageurs) mais en se limitant aux modèles destinés au black bass, laissant les “jerkbaits” et autres “plugs” géants, vraiment spécifiques à la pêche du brochet et du musky, à des spécialistes en la matière. D’origine nord-américaine, les big baits rigides font partie des ancêtres des leurres, créés au tout début du XXe siècle par des firmes aussi célèbres que Creek Chub (dont le célèbre Wigglefish détient l’actuel record mondial du bass depuis 1932) ou Heddon. Les bass men de l’époque ne se doutaient pas qu’au début des années 80, le fameux AC Plug allait relancer ces gros poissons nageurs en bois dont l’efficacité, notamment durant l’automne et le printemps, n’était plus à démontrer. Si leur construction est littéralement différente des soft swimbaits, leur vocation première et leur raison d’être, sont tout à fait identiques. On ne reviendra donc pas sur ces basiques qui s’appliquent généralement à la plupart des swimbaits rigides qui vont nous intéresser. Avec une allure de jerkbaits articulés, ces leurres s’en distinguent, non seulement par leur taille qui peut être parfois imposante (de 95 mm et jusqu’à 30 cm pour 230 g), mais aussi par leur mode d’utilisation qui est assez primaire, puisque souvent basé sur une récupération linéaire dont on fera varier la vitesse. Le principe du swimbait est on ne peut plus clair : c’est la nage propre à chaque type de leurre qui le fait vivre et se suffit à elle-même pour déclencher l’attaque des prédateurs.
Des densités spécifiquesFlottants ou coulants les swimbaits rigides possèdent, des densités très variables d’un modèle à l’autre de par la nature des matériaux qui les composent. On distingue les swim’ sculptés dans du bois et ceux moulés en ABS ou en polycarbonate. Les fabricants des premiers sont rares, car produire en nombre des pièces, quasi uniques, pourrait relever d’un des douze travaux d’Hercule et ceux d’entre eux possèdent l’appareillage numérique consacré spécifiquement à cette production, somme toute limitée, se comptent sur les doigts d’une « main de patron de scierie » ! Les essences utilisées sont généralement exotiques comme le cèdre, le balsa et le jelutong. Ce dernier s’avère être le plus avantageux aux yeux des spécialistes américains et des créateurs japonais, qui en apprécient le grain et la texture, ainsi que son comportement lorsqu’il est devenu un leurre (densité, solidité, etc.).
Leur fabrication et leur finition est une véritable création artistique,de nombreuses opérations sont réalisées à la main, et on peut dire que chaque leurre à sa propre identité, sa propre action. Les swimbaits en bois ont un comportement moins calé, plus irrégulier et donc plus attractif. Ce manque d’uniformité qui pourrait choquer certains pêcheurs, les a toujours placés au premier rang, devant leurs homologues, en matière plastique, sortis des chaînes de production automatisées. Ces derniers ont pourtant une finition plus détaillée, des transparences et des irisations naturelles de toute beauté, et il faut admettre que de gros progrès ont été réalisés pour leur faire approcher la nage et la conduite des swimbaits en bois. En jouant sur le matériau des lestages internes, et leur positionnement, ou en ajoutant aux leurres des appendices « perturbants » (queue souple, quille, hélice, palette de cuiller, etc.), certains fabricants ont vraiment réussi à créer de véritables petits bijoux conceptuels. Les signaux émis (vibrations, éclats, sons, bulles et turbulences,…) sont différents à chaque fois, ce qui ne manque pas d’intriguer les prédateurs postés dans les parages, qu’ils soient actifs ou pas ! Et vous le savez, dans la nature, tout ce qui a un comportement bizarre et qui peut se manger, est rapidement sanctionné d’un coup de dent ! L’ami Philippe Duchesne a pu s’en rendre compte, et en tirer profit, lors de cette partie de pêche mémorable, au lac de Vassivière au début de l’automne, alors qu’il pêchait le brochet au DD V-Joint Minnow River2Sea. Les pêcheurs qui l’accompagnaient n’en sont toujours pas revenus !
Des nages à couper le souffle !Les swimbaits rigides, à bavette, doivent leur belle nage ondulante à l’articulation qui partage leur corps en deux ou trois segments (parfois plus), reliés entre-eux par des « charnières » à un ou deux points de fixation. Ces dernières offrent une nage moins désaxée mais supportent mieux les récupérations rapides, si on les compare au système à attache unique. Celui-ci, en revanche, voit sa partie caudale frétiller et se tortiller d’une manière très libre, même à petite vitesse. Les leurres ainsi montés seront très meurtriers en « do-nothing » – vous vous rappelez, c’est la non-animation de leurres arrêtés – sur des zones ou des postes précis. Quoiqu’il en soit, les swimbaits à bavette ont une nage réaliste faite de wobbling et de rolling (frétillement et roulis) qui sont les éléments essentiels d’un bon poisson nageur. A vous de tester et choisir différents modèles, afin de vous équiper de manière satisfaisante, pour proposer à vos carnassiers favoris, le déhanchement qu’ils préfèreront à un moment précis. La véritable nouveauté, dans la grande famille des poissons nageurs, est l’arrivée relativement récente de swimbaits sans bavette, dont la faculté à évoluer en décrivant de larges « S » est vraiment étonnante. Souvent dotés d’une quille jugulaire ou caudale pour les aider à virer de bord tout seuls, ces leurres sont particulièrement adaptés à la prospection de vastes zones. Travaillant en surface, ou à quelques décimètres en dessous, ils trouvent une place de choix pour louvoyer entre les herbiers naissants et la surface, ou ratisser une pointe ou un hautfond rocheux. Une simple récupération au moulinet, souvent modérée, suffit pour les faire entrer en action et prendre du poisson. Leur ressemblance avec des stickbaits leur a souvent valu de se voir infliger d’intempestifs et inutiles «twitches » et « jerks », de la part de pêcheurs mal renseignés ! Soft ou hard, les swimbaits sont réellement complémentaires. Grâce aux premiers, vous aurez la possibilité d’explorer les postes très encombrés, en montage texan, et de proposer une approche discrète. Les seconds, plus adaptés aux postes plus dégagés, délivreront des vibrations puissantes, parfois nécessaires pour déclencher l’attaques des brochets ou des gros bass. Dans tous les cas, rappelez-vous que rien n’est jamais trop gros pour un prédateur qui défend son territoire ou qui cherche à combler sa faim sans dépenser trop d’énergie.
Technique lancer : le contrôle des dérives à la cuiller
La pêche de la truite à la micro-cuiller, à l’aide d’un lancer ultraléger, permet toujours de prendre de belles truites sauvages. Contrairement aux apparences, la récupération des cuillers peut être beaucoup plus active qu’on ne l’imagine. Accélérer la traverser d’une veine de courant, ralentir la récupération, décaler les axes, sont autant d’astuces pour déclencher les attaques.
Par Alain Foulon
Si la pêche aux leurres connaît un engouement certain auprès des pêcheurs actuels, elle le doit essentiellement à l’avènement des poissons nageurs modernes. Principalement issus du Japon, ils sont, il est vrai, très performants et relativement faciles à animer. Pour autant, la cuiller tournante conserve la même efficacité sur tous les types de cours d’eau, plus particulièrement quand il s’agit de prospecter une rivière rapide. Même si certains pêcheurs continuent à penser que son emploi est d’une simplicité enfantine, il n’en demeure pas moins que cette technique est beaucoup plus subtile qu’il n’y paraît et demande une connaissance approfondie de certains paramètres. En effet, ramener correctement une cuiller tournante n’est peut-être pas aussi facile que l’on voudrait bien le croire. Certains esprits chagrins continuent à critiquer cette pêche même si elle est pratiquée depuis plusieurs décennies en France, plus particulièrement par les pêcheurs de truites, avec un plaisir sans cesse renouvelé. Ainsi, j’entends toujours les mêmes remarques désobligeantes au bord de l’eau ou à l’occasion des salons. Ses plus grands détracteurs sont généralement des personnes pensant connaître cette technique ou l’ayant pratiquée durant leur jeunesse puis délaissée au profit d’une technique plus noble. Les principaux griefs formulés contre la cuiller sont souvent infondés et davantage issus de l’héritage laissé par des praticiens peu scrupuleux qui n’ont pas eu la sagesse de limiter leurs prises à une époque où les prélèvements étaient faits sans aucune retenue. Durant ces années, les pêcheurs pratiquant la mouche fouettée ou celle aux appâts naturels se comportaient de la même manière ; l’apparente facilité d’emploi de cette pêche et l’extrême efficacité du lancer léger mirent néanmoins en émoi le petit monde halieutique qui crut sincèrement que ce mode de pêche allait « vider les rivières de leurs poissons ». Aujourd’hui, il devient plus difficile de prendre quelques poissons. La diminution de certaines populations et l’atteinte des milieux aquatiques rendent la pratique de notre sport plus compliquée et impliquent une meilleure maîtrise technique de la part du praticien. Le contrôle et la qualité des dérives sont incontestablement les clefs de la réussite. En effet, récupérer une cuiller ne consiste pas obligatoirement à lui faire décrire une trajectoire linéaire entre un point A et un point B. Si ce mode de pêche peut convenir à des poissons particulièrement agressifs ou des truites surdensitaires – on pourrait d’ailleurs le comparer à une prospection au moyen d’un crankbait – il convient d’aborder cette technique avec davantage de pragmatisme et de recul.
Il existe en fait plusieurs manières d’animer une cuiller et de contrôler sa trajectoire. Le choix du mode de récupération dépendra bien évidemment de l’humeur des poissons, de la saison mais également du profil de la rivière. On pourrait en retenir trois principales, bien que ce nombre ne soit pas exhaustif.
Les dérives naturelles lors d’une prospection « down stream »Dans ce cas de figure, il s’agit de propulser votre cuiller vers l’amont et de la récupérer de manière à lui faire suivre une veine d’eau pouvant abriter des poissons. La problématique réside dans la difficulté à maintenir la bonne rotation de la palette malgré les turbulences du courant et les nombreuses contraintes provoquées par l’élément liquide. Votre récupération doit être légèrement plus rapide que la vitesse des flots afin de permettre au leurre de tourner sans interruption. D’apparence facile, ce mode de prospection nécessite beaucoup de concentration, plus particulièrement quand il faut employer un modèle de cuiller ultra-léger. En règle générale, les pêcheurs néophytes ne parviennent pas à « sentir » les vibrations de leur leurre qui n’est pas récupéré à la bonne vitesse. Si ce dernier est ramené trop rapidement, il aura tendance à monter en surface et à devenir totalement inopérant. Dans le cas inverse, la cuiller sera entraînée par le courant et cessera d’émettre toute vibration. Un bon pêcheur au lancer doit donc mémoriser des séquences lui indiquant que son leurre est véritablement opérant. Jouant sur la vitesse de récupération de son moulinet et l’inclinaison de sa canne à lancer, il devra rester concentré sur la « dérive active » de son leurre. Il est toujours très impressionnant de suivre la « trajectoire utile » d’une cuiller qui suit une veine d’eau avec la plus grande fluidité. Elle donne l’impression d’être « sur un rail » en épousant les moindres contours des obstacles caressés par les flots.
Dans une autre perspective, vous constaterez également que son cheminement sur le plan horizontal n’est pas rectiligne mais épouse la topographie du fond. Pour parvenir à ce résultat, il est indispensable de jouer sur le poids de la cuiller et la vitesse de récupération afin de trouver le juste équilibre. Vous l’aurez compris, ce type de trajectoire est indispensable quand les poissons sont méfiants et refusent d’intercepter un leurre traversant consécutivement plusieurs veines d’eau.
Les dérives naturelles lors d’une prospection en traversA priori, on pourrait penser que ce type de dérive est semblable à la précédente. En fait, la présence de plusieurs veines d’eau entre la trajectoire devant être suivie par votre leurre et la pointe du scion complique sensiblement la tâche. Un peu comme un bas de ligne subissant la pression irrégulière de nombreux courants et provoquant le draguage de la mouche artificielle, la cuiller peut être entraînée et sortir subitement de la dérive naturelle que vous souhaitiez prospecter. En effet, la bannière, en raison de sa longueur, est particulièrement sensible à la pression de l’eau quand elle est presque totalement immergée. Il est donc importantde relever la pointe du scion afin de soustraire la ligne à la force des flots. Ce travail canne haute doit également être associé à un léger mouvement d’accompagnement, similaire au geste exécuté par les pêcheurs aux appâts naturels. Il est effectivement important de maintenir la cuiller dans la bonne veine d’eau. En jouant sur l’inclinaison de la canne à lancer, sur la vitesse de récupération au moulinet – on mouline beaucoup moins vite car la pression du courant exercée sur un leurre légèrement de biais par rapport à l’axe du courant autorise un meilleur maintien de la cuiller – et le maintien d’une bannière légèrement « détendue », il est possible de ralentir la dérive et de pêcher beaucoup plus creux.
Faites-en l’expérience et vous serez convaincu du bien fondé de cette approche. La conduite de votre leurre devient alors extrêmement technique et n’a plus rien à envier aux autres modes de pêche. Cette maîtrise gestuelle est un mode opératoire pratiqué par les pêcheurs les plus aguerris ; c’est aussi un moyen simple de différencier le niveau technique des uns et des autres !Le dernier type de dérive correspond aux trajectoires « up stream » d’une cuiller entraînée par le courant
Tout le monde connaît la formation du fameux arc de cercle de la ligne en fin de récupération. Si ce mouvement déclenche souvent l’attaque d’une truite surdensitaire, il convient de rester plus prudent avec ce type de trajectoire quand il s’agit de tromper la méfiance d’un poisson sauvage ou posté en « pleine eau ». En raison de la position parfaitement visible du pêcheur, il est souvent nécessaire d’attaquer les postes de plus loin. En effectuant un lancer trois-quarts aval, il est en revanche possible de prospecter de nombreux postes de chasse ou de repos entre le point d’impact du leurre et le prolongement exact du pêcheur. Ainsi, vous pourrez aisément jouer sur l’inclinaison de votre canne pour permettre à votre leurre de slalomer entre les différents obstacles présents dans le lit de la rivière. N’hésitez pas à modifier l’inclinaison de votre canne à lancer et à adapter la vitesse de récupération de votre moulinet. Dans certains cas, il est même nécessaire de démouliner pour maintenir une pression suffisante sur votre cuiller tournante. Le pêcheur dispose également de toute la longueur de son bras pour prolonger son mouvement et compenser ainsi les écarts de vitesse du leurre directement soumis à la force du courant et aux variations des différentes veines d’eau. Dans les cas extrêmes, il est également possible de maintenir une cuiller, devant un poste et en équilibre instable ou de l’accompagner en la laissant descendre une veine d’eau profonde. En employant ces différentes techniques, le pêcheur au lancer augmente naturellement ses chances de capture. Mais au-delà de l’efficacité, je vois davantage un moyen de prouver aux autres pêcheurs que la pêche à la cuiller tournante est beaucoup plus subtile et technique qu’on ne le pense !

La gamme Sakura s’agrandit en 2012
La septième édition du catalogue Sakura s’enrichit de près de 650 nouvelles références et s’épaissit d’un cahier. Plus qu’un catalogue, ce pavé de 240 pages distille conseils et points de vue. Parmi les points forts de cette gamme 2012, nous pouvons citer les nouvelles cannes Furiozza Micro Guide Limited et les Sükan Neo, les moulinets Sakura casting Oxio disponibles en deux ratio et spinning Kapax, les leurres Sakura : poissons nageurs et leurres souples, soit près de 450 références au total. Autre élément intéressant : les marques internationales distribuées par Sakura en exclusivité (Gamakatsu, Molix, Ima Japan, River2Sea, Gary Yamamoto, Izumi) affichent également leurs nombreuses nouveautés dans ce catalogue. Vous pouvez le retrouver ainsi que tout l’univers de Sakura sur leur site Internet.

Lucky Craft Real California Premium 130 Swimbait
La mode est aux hards swims baits (leurres durs nageants) de grandes tailles. Lucky Craft n’est pas en reste avec un leurre hyperréaliste de 130 mm, le Real California Premium, dont l’aspect bel objet, cache une qualité de nage surprenante, fruit d’un parfait équilibre des masses et des volumes. Imitant des salmonidés (plusieurs espèces de truites selon les coloris), ce leurre imposant nage à quelques centimètres sous la surface et l’on croirait vraiment une truite à toutes les allures de récupérations. Sur ce point, il est important de souligner que le Real California Premium nage parfaitement à très faible vitesse de récupération, ce qui n’est pas le cas de tous les hards swims baits.
Conseils d’animation
Les leurres de cette famille se récupèrent principalement de façon linéaire, mais en faisant varier constamment la vitesse de récupération. Ainsi, l’effet louvoyant parait vraiment très naturel. Ce leurre est parfait pour rechercher des poissons actifs sur de grandes surfaces d’eau. Sa taille le destine en priorité au brochet, mais les black-bass de grandes tailles n’en font qu’une bouchée !Fiche technique
Longueur : 130
mm.Poids : 35,5 gr.
Prix conseillé :
42 euros.Renseignements :
site Internet : www.luckycraft.fr
Les cannes monobrin, une mode ou un avantage réel ?
En quelques années, la pêche aux leurres a énormément évolué, autant en matière de leurres qu’en matière de cannes. On est passé des anciennes cannes de trois mètres à des cannes courtes ultra maniables et très légères. Parmi ces cannes courtes, on peut noter la généralisation des cannes monobrins. Cette caractéristique est-elle un réel avantage par rapport aux cannes en deux brins ?
Par Alban Choinier
Comme nous l’avions déjà abordé, les cannes courtes sont beaucoup plus adaptées aux maniements des leurres que les cannes longues. Les avantages sont multiples : légèreté, maniabilité, facilité d’animation du leurre (déplacement du scion plus facile à gérer qu’avec une canne longue), bras de levier plus court pour les combats… On dira pour simplifier les choses, qu’une canne est courte si elle mesure moins de 2,5m. Bien sûr, il existe quelques exceptions qui confirmeront la règle. En effet, si vous pêchez le bar en waders dans les parcs à huîtres, vous serez à l’aise avec une canne dont la longueur sera comprise en 2,4 et 2m. Mais à l’inverse, si vous pêchez du bord en Bretagne par-dessus les gros blocs de la côte de granite rose, vous aurez nécessairement besoin d’une canne de 2,7 à 3 mètres pour arriver à soustraire votre bannière des rochers.
Les différents types d’emmanchements
La plupart des cannes à leurres sont composées de 2 brins égaux. Ces deux brins peuvent s’emboîter l’un dans l’autre selon trois principes différents : l’emmanchement droit, l’emmanchement inversé ou le spigot. L’emmanchement droit est le scion qui vient rentrer dans le talon. Le diamètre du scion étant plus faible que le plus petit diamètre du haut du talon. C’est un type d’emmanchement que l’on peut trouver sur des anciens modèles de cannes en fibre de verre ou sur les cannes en bambou refendu. Mais nous allons voir un peu plus loin que l’emmanchement droit a été remis au goût du jour… Sur les cannes à emmanchement inversé, c’est le scion qui vient couvrir l’extrémité du talon. Le diamètre bas du scion est donc supérieur en diamètre à celui du haut du talon de la canne. Le spigot est un morceau de carbone, pouvant être plein ou creux, qui va relier le talon au scion de la canne. Le blank (la partie en carbone de la canne) a été coupé en deux, le tube de carbone (le spigot) est collé dans le talon et s’emboîte dans le scion. Dans ce cas, le diamètre du scion et du talon sont similaires au niveau de l’emmanchement.
Avantages et inconvénients de ces emmanchementsL’emmanchement droit, quand il est placé en milieu de canne, crée une surépaisseur importante qui donne une zone dure qui brise l’action du blank. L’emmanchement inversé est très fiable, très solide et insensible à l’usure : quand les brins s’usent, le talon entre un peu plus profondément dans le scion et compense la perte de matière. Mais il peut modifier l’action des cannes destinées aux pêches légères, c’est pourquoi il est le plus souvent utilisé sur les cannes destinées à des pêches fortes. L’emmanchement par spigot est plus technique à mettre en oeuvre mais il permet de préserver au mieux l’action des cannes de puissance faible à moyenne. Par contre, il est plus fragile et sensible à l’usure. Les constructeurs gardent toujours sur les spigots un centimètre de carbone libre afin de compenser une future usure. En fait, c’est assez rare d’user complètement un spigot (jusqu’à ce que le talon et le scion se touchent). Malheureusement, la canne tombe souvent sur un « accident de parcours » avant cette échéance… En résumé, quel que soit le type d’emmanchement, il va toujours modifier en partie l’action de la canne.
Simplicité rime avec efficacité !
En règle générale, les solutions les plus simples sont souvent les meilleures. Cet adage est particulièrement vrai en ce qui concerne les cannes : une canne en un seul brin sera toujours plus performante qu’une canne en plusieurs brins. Nul besoin d’explications ultratechniques, ni de formules mécaniques complexes, cette constatation est évidente et saute aux yeux. Une canne monobrin sera :
– Plus légère, car les emboîtements quels qu’ils soient ajoutent toujours un petit surplus de carbone.
– Plus puissante qu’une canne similaire en deux brins, car il n’y a aucune perte de force dans une liaison.
– Plus solide, car les emmanchements sont des points de faiblesse – Plus précise dans les lancers. En effet, le nerf du blank est respecté sur sa totalité et les torsions sont moindres.
– Son action sera complètement préservée du fait d’un blank de carbone monobrin.
– Meilleure en distance de lancer du fait de l’absence d’emmanchement qui absorbe une partie de la restitution des forces.
– Plus sensitive. En effet, la moindre petite touche est directement transmise dans la main du pêcheur.
En bref, une canne monobrin est plus performante, et de loin, qu’une canne multibrins !
Peut-on sentir la différence ?C’est une question importante : peut-on sentir la différence dès la prise en main entre deux cannes (l’une en 2 brins et l’autre monobrin) de même puissance annoncée et de même longueur ? Sans parti pris et en toute objectivité : oui ! La différence se ressent très rapidement. Les cannes monobrins sont plus légères et généralement équilibrées différemment. Quand vous prenez en main une canne en deux brins (sans moulinet), elle a souvent tendance à « piquer du nez ». C’est une sensation due au poids situé vers le scion. Cette sensation est inexistante sur les cannes monobrins. L’autre sensation que l’on ressent immédiatement est une impression de « raideur ». A la prise en main, les cannes monobrins donnent l’impression d’être plus raides que leurs homologues en deux brins. En réalité, la force est mieux répartie sur l’ensemble du blank et cette sensation est souvent due à une différence d’action. Généralement les cannes monobrins sont plus rapides que les deux brins. Donc pour une puissance annoncée similaire, la canne monobrin vous donnera une impression plus importante de « raideur ».
Un problème d’encombrement
Il faut bien qu’il y ai un désavantage aux cannes monobrin…et celui ci est majeur : l’encombrement ! En effet, le problème du transport est le seul point noir. Autant il est agréable de pêcher avec une canne monobrin de 2 mètres, autant la transporter devient rapidement un casse tête. C’est d’ailleurs pour cette raison que seule les cannes de 2,10 mètres et moins sont déclinées dans des versions monobrin. Cette longueur correspond à peu près à celle de la plupart des habitacles des véhicules. Mais en réalité, l’avantage d’une canne monobrin pour les pêches en eau douce est surtout valable pour des longueurs de 2,10 mètres et moins. En effet, sur des cannes de 2,40 mètres ou 2,70 mètres, le poids de l’emmanchement, ainsi que son influence sur l’action de la canne, sont dilués sur la longueur et se révèlent moins gênant que sur une canne plus courte.
Le talon amovible : une solution !
L’une des solutions trouvées par les fabricants pour limiter ce problème d’encombrement est d’intégrer un talon amovible. Le blank reste en un seul tenant (donc monobrin avec tous les avantages), mais il vient s’emboîter avec un emmanchement droit dans le talon, qui comprend seulement les poignées et le porte moulinet. On peut gagner facilement, suivant le type et la puissance de la canne, de 35 à 60 cm d’encombrement en moins. C’est la solution que l’on trouve en France sur la plupart des cannes de plus de 7 pieds (2,10 mètres) comme celles distribuées par Illex, Sakura, Smith, Zenaq, Tenryu et bien d’autres. Comme nous l’avions vu auparavant, l’emmanchement droit modifie d’une façon importante l’action des cannes. Mais étant donné que le blank s’emboîte dans le talon de la canne et que cette partie précise n’est pas amenée à plier, le problème ne se pose plus. De nombreuses cannes pour l’eau douce sont montées selon le principe talon + blank. Mais c’est pour les pêches exotiques très fortes que cette solution est la plus employée. Les sollicitations mécaniques sont tellement fortes, les poissons tellement puissants et les puissances de freinages tellement importantes que seules les cannes monobrin tiennent le choc.
Que choisir ?En termes de pêche, la réponse est évidente : les cannes monobrins surpassent de loin les autres cannes en plusieurs brins. Mais ceci est valable pour les cannes de 2,5 mètres et moins. En fait, l’idéal serait de posséder des cannes monobrins ainsi que des cannes de même puissance en deux brins pour les voyages. Ceci étant bien sûr simplement limité par le côté financier ! Les cannes monobrins viennent réellement d’apparaître en France depuis 2 années et encore peu de pêcheurs en sont équipés. On trouve d’excellentes cannes monobrins très bien montées pour moins de 200 euros. Il existe pour toutes les pêches aux leurres que nous pratiquons en France ou à l’étranger des cannes monobrins appropriés, de la truite en passant par le brochet ou le bar. Essayez une canne courte monobrin, elle vous semblera trop courte les dix premières minutes et vous ne pourrez plus vous en passer après quelques heures d’utilisation !

Lire une boîte de leurres
À pêche universelle, langage universel ! La pêche aux leurres est souvent mal comprise des pêcheurs français en raison des nombreux termes anglophones qui la régisse. Les produits étant pour la plupart importés du Japon, nous avons de la chance si les notices des boîtes de leurres ne sont pas rédigées en japonais (c’est toujours le cas pour certaines !). L’anglais s’impose donc pour toutes les exportations sur l’Europe et le reste du monde. Un petit lexique s’avère donc bienvenu pour mieux comprendre les indications mentionnées sur les boîtes de leurres, ainsi que les termes utilisés naturellement par les spécialistes de cette technique.
Crankbait : leurre flottant mais muni d’une bavette plus ou moins longue et plus ou moins inclinée qui lui permet rapidement d’atteindre sa profondeur de nage (0 à 3 m en moyenne et jusqu’à 6 ou 9 m). Son appellation “crank” , vient de manivelle, car leur récupération s’effectue en moulinant régulièrement. Le fait qu’ils soient flottants permet de casser la récupération en effectuant des pauses. Contrairement à une idée reçue, les cranks ne s’accrochent que très peu car leur bavette sert de butoir pour les faire pivoter autou ou rebondir dur les obstacles (bois, rochers)
DD : deep diving (plongeur profond).
F : floating, leurre flottant.
Jerking : action d’animer un leurre de façon franche mais irrégulière. Terme ici inspiré d’une danse, le jerk. Autre définition : Jerk signifie “secousse, soubressaut, spasme” ce qui peu aussi traduire le comportement que prend le leurre sous les à-coups du scion. On retrouve ça dans la façon de danser le… jerk bien sûr.
Jerkbait : poisson nageur conçu pour être animé en jerking.
Jerking : animation d’un leurre par coups de scion irréguliers. La position de la canne peut être variable.
Lipless : littéralement sans lèvres, mais qui signifie sans bavette dans le cas des leurres. Il existe des lipless crankbait, à lancer et ramener pour les faire vibrer fortement, et des lipless minnows plus effilés qu’on peu animer d’à-coups ou ramener lentement en linéaire pour obtenir une nage chaloupée très discrète.Longbill : longue bavette. Dote les poissons nageurs qui vont pêcher en profondeur.
Stick bait : littéralement “appât bâton” en raison de la forme du leurre.SP : suspending. Le leurre dont la densité est identique à celle de l’eau et qui reste en suspension dans la couche d’eau lorsqu’on arrête sa récupération.
S : sinking : leurre coulant.
Twitching : animation d’un leurre par coup de scions réguliers canne basse.
Hard swim bait et soft swim bait : leurre dur nageant et leurre souple nageant. Ces leurres sont articulés souvent en deux ou trois parties. Leur nage est des plus vivantes.Swimbait : ou swimming bait. Leurres souples en PVC, silicone, élastomère avec, ou sans, partie rigide en ABS ou en bois. Équipés de bavette, ou de palette caudale, certains sont articulés mais tous ondulent comme de vrais poissons. Conçus pour être ramenés de manière continue, il ne sont pas faits pour être animés d’à-coups.
Walking the dog : animation particulièrement efficace avec les stickbaits et les jerkbaits. Avec un léger mou dans la bannière et en coordonnant la récupération du moulinet et les à-coups du scion, maintenu, au ras de la surface on parvient à faire zigzaguer merveilleusement ce type de leurre. L’ampleur des zigzags dépend de la cadence des à-coups : rapide = zigzags serrés, lente = zigzags plus larges.Wobbling : littéralement vacillation. Caractérise le frétillement d’un leurre (crankbait, minnow).

Sakura Stick Flat Sinking
Leurre de la gamme Possédé conçu par Patrick Sébile, le Stick Flat SK est un leurre particulièrement bien né. Plus de billes ou de formes simplement creuses, mais un remplissage partiel du corps du leurre par un fluide agrémenté de paillettes aux reflets éclatants. Au lancer, le liquide se place en queue pour la distance et la précision des jets. Pendant la nage, l’effet des coloris en 3D et de perte d’écailles est particulièrement saisissant, simulant de façon convaincante un poissonnet qui fuit après avoir été blessé, et il dure encore pendant plusieurs secondes lors des poses, donnant un zeste de vie à l’immobilité du leurre. Le Stick Flat fait partie de la famille des stickbaits, mais il évolue sous la surface avec une densité assez proche de celle de l’eau. Sa nage est planante, mais on retrouve les écarts francs des stickbaits flottants, qui sont avec lui plus larges et plus doux. Ce tout nouveau leurre est, de l’avis des meilleurs spécialistes, promu à un bel avenir pour la pêche des bars difficiles. Existe aussi en version flottante (FT).
Conseils d’animation
Voir nager ce leurre redonne la foi et le moral, car avec lui, on y croit à tous les instants. Sa forme particulière en fait un leurre assez singulier, qu’il faut apprendre à connaître. Il est donc conseillé de faire quelques lancers en eaux claires pour observer son comportement. Son animation est principalement constituée de tirées d’amplitudes diverses canne basse, entrecoupées d’arrêts. On peut varier à l’infini les enchaînements, accélérer ou ralentir. Cette diversité d’animations est à cultiver pour provoquer les attaques. À noter que ce leurre convient également très bien pour la pêche du brochet.
Fiche technique
Longueur : 90 mm. Poids : 11,6 gr.
Prix conseillé : 18,90 euros. Existe en 6 coloris.
Renseignements : www.sakura-fishing.com
Le Salon de la pêche de l’Indre honore les leurres
La 16e édition du Salon de la pêche de l’Indre, qui se déroulera au Parc des expositions de Châteauroux, du 17 au 19 février 2012, met à l’honneur cette année les leurres artificiels, avec l’organisation d’une exposition exceptionnelle. Une histoire du leurre racontée grâce à la présence de collectionneurs (150 ans de leurres) et de fabricants français, asiatiques et américains. Cet évènement compte plus de 15 000 visiteurs par an sur 6 000 m2 d’exposition.
Les différents stands seront répartis selon quatre pôles principaux : la vente et la présentation de matériel, le monde associatif (carpistes, moucheurs, pêcheurs au coup, guides de pêche, ONEMA, Fédération de Pêche…), les activités économiques liées au monde de la pêche (tourisme, hôtellerie, gastronomie, gîtes, campings…) et les animations (aire de démonstration, aquariums, simulateurs de pêche, exposition sur « l’Art et la Pêche », brocante amateur et un marché du poisson vivant, unique en son genre). L’entrée est gratuite, alors pourquoi se priver ?
Renseignements :
Tél. : 02 54 34 59 69

