Catégorie : Leurres

Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

  • Espagne : un nouveau site web pour Pesca Extremadura

    Espagne : un nouveau site web pour Pesca Extremadura

    Pesca Extremadura, un centre de pêche situé à Orellana la Vieja dans le Sud de l’Espagne qui propose aux pêcheurs de carnassiers un « terrain de jeux » de près de 50 000 hectares, vient de mettre en ligne son tout nouveau site Internet. Bien fait, vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour partir à la découverte de ce site exceptionnel au cœur d’une zone et d’un biotope protégés, à trois heures de Madrid. Six guides français pourront vous faire découvrir cet impressionnant réseau de lacs et de rivières à la recherche des brochets, des black-bass ou encore des barbeaux qui peuplent la région.

    Renseignements :

    http://www.pescaextremadura.com

  • Nantes : 11e édition du Salon de la pêche en mer

    Nantes : 11e édition du Salon de la pêche en mer

    Le Salon européen de la pêche en mer se
    tiendra du 27 au 29 janvier prochain au Parc des expositions de la Beaujoire à
    Nantes. Ce sera la onzième édition de ce salon, le premier de la saison,
    consacré à toutes les pêches en mer. Leurres, moulinets, cannes, accessoires de
    pêche, bateaux, pneumatiques, kayaks : vous trouverez tout le matériel
    nécessaire pour préparer vos sorties en mer. A noter qu’une exposition dédiée
    au photographe Arnaud de Wildenberg sera organisée en marge de l’évènement.
    Bref, voici un salon qui sent bon les embruns…


    Renseignements :

    http://blog.salon-peche-mer.com/

  • Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Généralement, quand on parle de pêche à la truite aux leurres, la cuiller tournante s’impose comme la technique reine dans l’esprit des pêcheurs. Mais ce serait une erreur que de s’en satisfaire, tant la polyvalence et l’efficacité des poissons nageurs permettent des explorations qu’aucune cuiller ne saurait vous offrir.

    Par Achille Gan

    Plutôt habitué aux carnassiers des eaux de deuxième catégorie, comme le black-bass et le brochet, j’aime appliquer, à la truite, certaines techniques qui leur sont habituellement destinées. Dès que je retourne quelques jours dans les monts du Forez, en Auvergne, ou plus rarement à l’occasion d’une escapade pyrénéenne, sur les gaves, avec l’ami Fabien, je ne résiste pas au plaisir de pêcher la truite à l’aide de poissons nageurs.
    Au fil des années passées dans la région d’Ambert, j’ai appris qu’il n’était pas nécessaire de se précipiter pour commencer, dès l’ouverture, à utiliser les poissons nageurs à la recherche des farios autochtones. Mis à part d’exceptionnelles conditions durant lesquelles il est toujours possible de mettre à l’eau ces petits plugs avec succès, mars est un mois où la température de l’eau des rivières de moyenne montagne, parfois très froide à cause des précipitations et de la fonte des neiges, n’incite pas encore les truites à s’aventurer hors de leurs caves profondes. Elles sont, en effet, assez difficilement atteignables avec ce type de leurres. Ces poissons peu actifs ne se déplacent pas, ou peu, pour s’alimenter, et des techniques de présentation plus verticale surpassent nettement les prospections en lancer-ramener que l’on pourrait nommer, une fois n’est pas coutume, le power fishing salmonicole ! Je me suis fait une raison, car, comme pour le bass, l’utilisation des leurres doit avant tout rester ludique, ce qui peut me priver parfois de pêche, mais c’est un choix ! Le milieu du mois d’avril est généralement meilleur car il annonce le réveil de la nature et voit les cours d’eau s’animer sous l’effet de l’ensoleillement et de la température qui augmente. La chaîne alimentaire s’étoffe et c’est le bon moment pour commencer à utiliser les poissons nageurs, d’autant que les truites se postent de manière plus marquée dans les veines d’eau, les amortis, les chutes d’eau et les remous créés par des blocs rocheux ou les embâcles. La lisière des sous-berges, à proximité de leurs abris, est aussi un poste de premier choix. Le métabolisme des truites est à la hausse et justifie une alimentation riche et nourrissante. Elles apprécient volontiers des proies conséquentes et s’orientent, dès qu’elles le peuvent, vers les vairons et autres petits cyprins d’eaux vives, les chabots, mais aussi leurs propres alevins ou ceux des ombres communs qui peupleront, eux aussi un peu plus tard, les radiers de ces cours d’eau. Afin d’optimiser mes sorties, j’évite absolument les moments de fortes eaux et attends la baisse de niveau et l’éclaircissement avant de recommencer à pêcher au poisson nageur. Surtout en début de saison, il faut favoriser les périodes stables où l’eau reste claire et pendant lesquelles la température progresse régulièrement.
    Si les gelées nocturnes sont encore fortes, je sais qu’il faudra attendre le début d’aprèsmidi pour renouer avec les touches. L’observation des conditions et l’adaptation rapide sont importantes en ce début de printemps. Plus tard, une fois l’été installé, il m’est arrivé de toucher de jolis poissons sur les bordures, sitôt après un orage, mais toujours avant que l’eau ne soit trop mâchée ou dès le début de son éclaircissement. Très souvent, les poissons nageurs donnent leur maximum en eaux claires à légèrement troublées.


    Bien s’équiper

    Si la pêche en grande rivière demande un matériel adapté et robuste qui se rapproche parfois, dans les longueurs et les puissances, à celui utilisé pour les brochets ou les sandres, je me restreindrai à vous décrire celui que j’utilise plus souvent dans ces cours d’eau petits et moyens comme la Faye, l’Anse, les Couzes ou la Dore qui serpentent dans le puy de Dôme. Vous pourrez facilement l’adapter à vos rivières moyennes et ruisseaux favoris car, vous le verrez, je ne me complique pas la vie ! Commençons par détailler les cannes que j’ai choisies pour lancer des leurres de 3 à 6,5 cm. J’ai opté pour une Trinis 6 pieds ultra-light (TRS 602 UL), prévue pour lancer de 0,9 à 5 g, qui est très maniable dans les petits cours d’eau et dont l’action semi-parabolique convient très bien à ce type de pêche. Précise au lancer, elle ploie progressivement lors des combats en protégeant la ligne fine de la casse et en évitant les décrochages des captures. La seconde canne est aussi une canne Sakura, puisqu’il s’agit de la Trinis 7 pieds medium-light (TRS702 ML), dont la puissance est légèrement supérieure – elle lance jusqu’à 10,5 g – et l’action plus rapide mais sans excès de raideur. Ses caractéristiques et sa longueur permettent de s’attaquer aux rivières plus larges, où il faut plus de levier pour lancer confortablement et conserver un bon contrôle du leurre dans les larges veines d’eau, le tout sans craindre le combat avec une truite de taille plus qu’honorable.
    En ce qui concerne le moulinet, il est nécessaire d’avoir une récupération de ligne assez élevée pour pouvoir pêcher vers l’amont de manière confortable. Le Morphéo 2500 récupère 0,75 m par tour de manivelle et reste assez léger pour ne pasdéséquilibrer ces cannes. Bon marché et de qualité très correcte, avec ses sept roulements à billes, je l’utilise plus tranquillement qu’un moulinet très haut de gamme qui subirait inévitablement les mêmes outrages, notamment en wading et dans les phases de crapahut : immersions répétées, chocs sur les rochers… Je le garnis de nylon Aya en 0,178 mm et j’utilise de petites agrafes 00 ou 0, sécurisées par un solide noeud palomar. Quand je dis que mon moulinet est garni de nylon, en réalité, je n’utilise que 50 m pour les pêches en ruisseau et 75 m pour les cours d’eau plus larges. En revanche, je remplace le nylon avant chaque cession et remplis ma bobine à ras bord. Comme je le disais plus haut, les poissons nageurs sélectionnés ne dépassent pas les six centimètres et demi et se situent même plutôt entre trois et cinq. Pour prospecter les fosses, j’ai opté pour des petits crankbaits de 4 cm provenant des séries Imatetra Di et Tri. Récemment distribuée en France, la marque IMA offre de nouvelles possibilités avec ces mini crankbaits suspending qui parviennent à approcher le mètre de profondeur en plongée, ce qui est bien suffisant pour ce type de gabarit de rivière. Armés d’hameçons Owner d’origine, ils garantissent un ferrage sûr et une tenue des poissons vraiment exceptionnelle. S’il faut aller plus profond, j’opte sans hésiter pour un modèle coulant comme le Rapala Original Countdown ou des lipless crankbaits. Pour insister près d’un poste marqué, comme il faut souvent le faire en début de saison, la densité neutre des Imatetra est aussi très intéressante et j’ai aussi retenu les Target Minnow 65SU de River2sea pour ce type d’utilisation. La silhouette de ce dernier est plus élancée et sa réactivité aux petits jerks lui donne vraiment l’aspect d’un petit vairon paniqué qui ne manque pas d’exciter l’agressivité des truites lassées par son manège agaçant. Il est bien sûr indispensable d’avoir quelques poissons nageurs flottants pour prospecter le dessous des frondaisons ou ratisser les radiers peu profonds. Rapidement devenus référents auprès des traqueurs de perches, les Baby Crank 30F et le Baby Minnow 50F sont de vrais aimants à truites. Leur nage respective et leur efficacité ne tarderont pas à convaincre les amateurs de poissons nageurs miniatures. L’équipement est complété par une bonne paire de cuissardes ou de waders ainsi que par un gilet multi-poches ou un chest-pack, type Koa-Bag, pour transporter leurres et accessoires de façon compacte. Il faut rester léger, mobile et précis dans cette pêche, souvent très sportive.

    Sélection et stratégies

    Loin de mes boîtes pour le bass, souvent surchargées de leurres, je suis beaucoup plus concis sur ma sélection. Vous l’avez vu, six ou sept modèles suffisent pour faire face aux principaux types de postes, et je me suis cantonné à trois teintes pour m’adapter à la couleur et à la température de l’eau. Lorsque l’eau est claire, les coloris naturels l’emportent : les “ayu”, “bronze back”, “aurora black” ainsi que les robes “vairon” et “truitelle” figurent parmi mes incontournables. Quand l’eau se réchauffe, j’aime bien utiliser des crankbaits noirs qui rappellent la couleur et le comportement des têtards dont les truites aiment bien se nourrir. Lorsque les eaux se troublent ou si les conditions d’ensoleillement sont faibles, j’affectionne les teintes plus vives, voire fluo, qui semblent énerver au possible les truites en poste. Le “mat tiger”, l’orange, le rose et le violet font partie de ces coloris vraiment agressifs qui donnent de très bons résultats, et plus particulièrement avec des crankbaits.
    L’action de pêche proprement dite est généralement orientée vers l’aval ou le trois quarts aval, pour bien faire travailler votre poisson nageur, qui s’appuiera correctement sur le courant. On peigne ainsi de larges zones en passant au crible les postes potentiels qui s’y trouvent. En présence d’obstacles volumineux dans le lit du cours d’eau, positionnez-vous de manière à pouvoir quadriller au plus près toutes ses bordures en trois ou quatre passages. Parfois, on est amené à prospecter vers l’amont,d’où la nécessité d’avoir un moulinet à ratio élevé pour garder le contact avec le leurre dès son amerrissage et durant l’animation vers l’aval en dépassant la vitesse du courant. J’aime varier la vitesse de récupération mais aussi sa cadence. Profitant de diverses densités de mes leurres, j’effectue des pauses, dans le courant, avant de réaccélérer brusquement. Comme avec les gros black-bass, l’attaque survient à souvent à ce moment-là. La truite répond très bien aux leurres conçus pour déclencher les attaques réflexes, comme les cuillers et les crankbaits. Ces derniers peuvent être récupérés en linéaire de façon très soutenue avec le maximum d’efficacité. C’est bête et méchant, mais ça marche, surtout lorsque les truites sont sorties se poster en pleine rivière. Servez-vous de ce principe pour surprendre une belle fario repérée sans lui laisser le temps de la réflexion.
    Quand vous utiliserez des crankbaits, tirez profit de leur aptitude tout terrain, qui leur permet de se faufiler à travers les obstacles en y rebondissant, sans s’accrocher. C’est surprenant et, sur des parcours très fréquentés par des pêcheurs à la cuiller et au vairon manié, j’ai souvent pu faire la différence en allant débusquer des truites sur des postes sûrement trop scabreux pour mes confrères. Mis à part lors des récupérations de l’amont vers l’aval, où les touches peuvent être plus difficiles à gérer, il n’est pas vraiment nécessaire de ferrer lorsque vous percevez l’attaque, souvent violente. Le leurre est en action sur une ligne tendue et, si vos hameçons sont bien affûtés ou choisis parmi les plus piquants du marché (Gamakatsu, Owner, Daiichi, etc.), la truite se piquera toute seule à l’impact. Amusezvous bien !

  • Pro Am : une compétition d’un genre nouveau

    Pro Am : une compétition d’un genre nouveau

    Déjà fort populaire aux Etats-Unis, où ce type de compétition rencontre un fort succès, un circuit « Pro Am » vient d’être créé en France. La Bassboat Pro-Am Cup est une compétition de pêche des carnassiers (Brochet, Sandre, Perche) au leurre artificiel exclusivement. Le principe est simple. Un plateau de pêcheurs « Pro » possédant un bateau et un plateau de pêcheur « Co-Angler » qui n’en possède pas. Après tirage au sort, deux pêcheurs issus de plateaux différents feront équipe, le « Pro » à l’avant de l’embarcation, le « Co-Angler » à l’arrière. En cas de victoire au classement général, les deux sont récompensés : le « Pro » par une somme d’argent importante, le « Co-Angler » par un bass-boat Tracker complet (ensemble bateau + moteur + remorque). Le droit d’engagement est de 600 euros par personne.

     

    Renseignements :

    http://www.proamfishingcup.com/index.html

  • La pêche à la lame vibrante

    La pêche à la lame vibrante

    La lame vibrante ou « blade » en anglais est un leurre vibrant relativement ancien, mais qui devient de plus en plus populaire auprès des pêcheurs de carnassiers, au point qu’en 2012, presque tous les fabricants ou importateurs en proposeront à leur catalogue. La lame vibrante est régulièrement utilisée par les compétiteurs à qui elle procure souvent de bons résultats. Ce petit morceau de métal a plus d’un tour dans son sac pour séduire nos chers carnassiers, nous allons essayer de vous les décliner ici.

    Une lame vibrante est constituée d’une feuille de métal emboutie et percée de plusieurs trous. Sur cette feuille, le plus souvent de la forme d’un petit poisson, est moulé un lest en plomb pour les lames les plus basiques ou en tungstène pour les plus sophistiquées. Ce lest est le plus souvent situé sur le ventre et le menton du leurre. Plusieurs trous situés sur la face inférieure servent au montage des hameçons doubles ou triples et parfois de palettes ou autres appendices. D’autres trous souvent au nombre de trois sont percés dans le haut de la feuille métallique, au niveau du dos du leurre, pour sa fixation à la ligne. Le leurre doit être fixé à l’aide d’une agrafe afin de lui laisser une bonne liberté de mouvement car selon la position de l’agrafe, il évoluera différemment. Plus on avancera le point d’accroche vers l’avant et plus la nage sera rapide et saccadée; plus on l’éloignera vers l’arrière et plus la nage sera ample. En pêche verticale, à l’aplomb du bateau, on privilégiera une fixation sur le trou central s’ils sont trois ou sur le trou arrière s’il n’y en a que deux.

    Un leurre de prospection rapide

    Avec sa densité élevée, la lame autorise de très longs lancers et permet de couvrir rapidement un territoire important en quête de poissons actifs. C’est à la base un leurre de prospection rapide, mais il n’est pas fait que pour cela.

  • Castaic / Rock Hard

    Castaic / Rock Hard

    Belle histoire que celle de cette marque qui reprend le nom d’un lac californien empoissonné en truite arc-en-ciel que les énormes black-bass du lac ont appris à chasser. Il n’en reste pas moins que les leurres Castaic sont particulièrement bien adaptés à la pêche du brochet. Importés en France par Florida Fields, ils ont séduits rapidement les pêcheurs utilisant des gros poissons nageurs articulés. Le modèle Rock Hard est comme son nom l’indique un leurre dur, mais la marque propose aussi d’énormes leurres souples, tous en forme de poissons.
    Attention à bien enlever un triple car la réglementation française n’en autorise que deux.

    Longueur : 20 cm, 112 g.

    Conseils d’utilisation
    Voir nager un Rock Hard pocure toujours une certaine surprise, tant la nage de ce leurre est ultra réaliste. A ceci près qu’il reste tout à fait possible de la rendre aléatoire, hésitante en variant les vitesses de récupération. Comme la plupart des big bait, le Rock Hard se récupère canne basse et le leurre nage quasiment tout seul. L’emploi d’un leurre aussi lourd nécessite une canne “extra heavy” et un moulinet à tambour tournant conçu pour ça. Un leurre pour spécialiste, hors norme, comme l’est aussi son prix.


    Prix conseillé : 52 euros.
    Renseignements
    : www.floridafishing.fr

  • Illex / Jerk Freddy 170 MR

    Illex / Jerk Freddy 170 MR

    Chez Illex, la série des leurres Freddy est née de l’imagination de Hiroshi Takahashi. Si les premiers modèles étaient des swimbaits sans bavette, cette version “jerk” consistue l’une des principales évolutions du célèbre grand poisson nageur de la marque franco-japonaise. Vu sa grande taille, le Jerk Freddy 170 MR se destine naturellement aux brochets. Il est aussi un allié de choix pour les destinations lointaines, tant en mer qu’en eaux douces.

    Longueur : 170 mm.
    Poids : 46 g.


    Conseils d’utilisation

    Avec sa courte bavette et son corps flottant, le Jerk Freddy est conçu pour évoluer très proche de la surface, jusqu’à un bon mètre. Son corps plat lui assure un balancement régulier qui pousse à une récupération lente pour bien marquer cet effet qui plait aux gros brochets. Sa hauteur de nage en fait un excellent leurre pour prospecter au dessus des massifs d’herbiers et au milieu des grosses branches des arbres immergés, à condition de pêche depuis une embarcation, car la perte d’un tel leurre fait mal au porte-monnaie, même si il existe des leurres de cette taille beaucoup plus onéreux.

    Prix conseillé : 19 euros. Six coloris disponibles.
    Renseignements :
    www.illex.fr

  • Cuillères ondulantes Kuusamo

    Cuillères ondulantes Kuusamo

    Leurres incontournables de la pêche du brochet en lac, les cuillères ondulantes sont pourtant un peu oubliées par les pêcheurs sportifs. François Longepierre importe des modèles finlandais étonnants qui font merveille dans les eaux du lac de Serre-Ponçon.

    François Longepierre est détaillant à Embrun dans les Hautes-Alpes. Ancien compétiteur en première division nationale de pêche à la mouche, il est passionné de pêche aux leurres. Son magasin étant tout proche du lac de Serre-Ponçon, il offre notamment des produits adaptés à la pêche des poissons trophées de ce lac, que ce soit pour le lancer ou pour la traîne. En plus des marques traditionnelles que nous connaissons tous, François commercialise des marques plus confidentielles comme la gamme des cuillères Kuusamo qu’il importe pour la France. Kuusamo est une marque finlandaise qui produit une gamme impressionnante de cuillères ondulantes tant en formes, tailles, grammages, que coloris. Si vous en avez l’occasion, passez au magasin d’Embrun « La Pêche Soleil » pour visualiser l’essentiel de la collection qui occupe un pan de mur, sinon allez jeter un coup d’oeil au site Internet du magasin où vous pourrez choisir tranquillement le modèle et le coloris convenant le mieux à vos besoins. N’hésitez pas non plus à contacter François pour vous aider dans le choix des modèles en fonction de vos lieux de pêche et poissons visés. Il vous réservera le meilleur accueil et sera toujours de très bon conseil.
    Les cuillères ondulantes sont des leurres bon marché, solides et redoutablement efficaces pour leurrer les brochets sous toutes les latitudes, mais aussi, en fonction de la taille et des modèles choisis, les truites, les perches, les sandres et les silures. En posséder quelques-unes dans ses boîtes n’est jamais superflu. C’est là un leurre peu utilisé car peut être trop simple, auquel les poissons ne sont en fait pas accoutumés. Cela explique certainement qu’ils y répondent si bien. Les cuillères de la marque Kuusamo sont donc une valeur sûre pour essayer de ou pour se remettre à pêcher à « l’ondulante ».

    Renseignements :
    La Pêche Soleil – Europêche
    59, rue de la Liberté
    05200 Embrun
    Tel – fax : 04 92 43 66 04
    [email protected]
    www.peche-soleil.com

  • Pêche aux leurres : émerillon ou agrafe ?

    Pêche aux leurres : émerillon ou agrafe ?

    En matière de pêche aux leurres, tous les aspects du matériel ont leur importance : le leurre, bien évidement, la tresse, le bas de ligne, la canne mais aussi la liaison entre votre bas de ligne et votre leurre. C’est un détail souvent négligé qui joue pourtant un rôle majeur.

    Traditionnellement, les pêcheurs français ont longtemps associé la pêche aux leurres à la pêche à la cuillère. De cette tradition, nous avons gardé des mauvaises habitudes comme celle de ramener les poissons-nageurs beaucoup trop vite de façon linéaire et d’attacher ces mêmes poissons-nageurs avec un émerillon à agrafe. L’utilisation d’un émerillon à agrafe devant une cuillère tournante est justifiée par la rotation de la cuillère. C’est un bon moyen d’éviter le vrillage du fil. Par contre, les poissons-nageurs et autres spinnerbaits ou buzzbaits nagent sur un axe vertical, ils ne tournent pas et ne peuvent pas vriller nos corps de ligne. La présence d’un émerillon sur la ligne devient donc superflue.

    Des agrafes spéciales leurres

    L’intérêt de posséder une agrafe en terminaison de son bas de ligne est de pouvoir changer rapidement de leurre sans avoir à faire des noeuds. La plupart des poissons-nageurs de conception moderne ont des nages chaloupées et aléatoires qui ne supportent pas de contrainte. L’agrafe qui attache le leurre doit donc lui laisser toute sa liberté. L’élément de poids a lui aussi son importance, notamment avec les leurres suspending. Il existe sur le marché plusieurs types d’agrafes développées spécifiquement pour attacher des leurres. Leurs formes générales changent mais elles gardent le même dénominateur commun : une tête ronde et large autorisant une grande liberté au leurre. Fabriquées en inox résistant à la corrosion et très solides, plusieurs marques proposent des modèles vraiment performants. A l’opposé des agrafes dites “à leurre” vient l’émerillon à agrafe : trop long il favorise les emmêlements, trop lourd il modifie le poids des leurres et sa tête trop fine contraint la nage du leurre.


    Un anneau brisé libérateur

    De nombreux poissons-nageurs sont équipés d’un anneau brisé en tête. Cet anneau brisé de petite taille, souvent ovale, a pour fonction de donner plus de liberté à la nage du leurre et de faciliter la confection des noeuds. En effet, au Japon ou aux Etats-Unis (d’où proviennent beaucoup de nos leurres), la problématique des dents du brochet n’existe pas ou très peu. La plupart des pêcheurs, pêchant en bateau avec des cannes casting (tambour tournant) équipées souvent de nylon, attachent directement le leurre à leur corps de ligne sans faire de bas de ligne. Sans cet anneau brisé, ils seraient obligés de faire un noeud donnant de la liberté au leurre, type Rapala, qui prend beaucoup plus de temps qu’un noeud auto serrant classique. De toutes manières, les Américains (ni les Japonais) ne se posent pas vraiment la question de pouvoir changer rapidement de leurre, puisqu’ils pêchent pour 95 % d’entre eux en bateau et possèdent souvent une canne par type de leurre. Le problème est ainsi résolu ! Dans le cas de nos pêches françaises, nous pêchons pour la majorité d’entre nous du bord. Nos moulinets sont donc souvent montés en tresse, pour lancer plus loin et contrôler efficacement nos leurres, et terminés par une tête de ligne transparente pour plus de discrétion. Etant donné que nous pêchons souvent à une seule canne, les agrafes permettent de changer facilement et rapidement de leurre. C’est d’autant plus utile pour tous ceux qui pêchent le brochet avec un bas de ligne en fluorocarbone en 50 ou 60/100. Faire un noeud Rapala avec de tels diamètres n’est pas une sinécure. En ce qui concerne la combinaison d’une agrafe avec l’anneau brisé en tête de leurre, chacun peut faire un peu ce qu’il veut. Le fait d’attacher une agrafe dans l’anneau brisé ne changera en rien la nage du leurre. Etant plutôt adepte de la simplicité, je préfère glisser mes agrafes directement dans l’anneau du leurre plutôt que dans l’anneau brisé. C’est toujours une source de problème en moins. Par contre, pour tous les utilisateurs des agrafes Norman Speed Clip, sachez qu’elles sont conçues pour être montées avec un anneau brisé en tête de leurre. Sans cet anneau brisé, vous avez de fortes chances pour que votre leurre se détache en cours d’animation… ce qui est assez ennuyeux !

  • La pêche au leurre : une question d’angle

    La pêche au leurre : une question d’angle

    La première difficulté pour un moucheur novice réside dans l’apprentissage du geste de lancer basé sur le fameux principe des aiguilles d’une horloge. A l’inverse, pour un pêcheur aux leurres débutant, la difficulté majeure ne concerne pas la technique de lancer, mais plutôt les subtilités de l’animation des leurres. Il existe aussi pour cela un autre principe de base : celui de l’angle droit.

    Par Alban Choinier

    La règle de l’angle droit

    Quel que soit le type de leurre utilisé, la tenue de la canne revêt une très grande importance. Le pêcheur doit pouvoir transmettre les impulsions de son bras vers son leurre de la façon la plus efficace possible, ressentir à travers la canne les mouvements du leurre, détecter la moindre touche et ferrer puissamment et promptement. Tout ceci n’est possible que si un angle à 90 ° entre le fil (ou la tresse) et la canne est respecté.

    L’instinct n’est pas toujours le bon

    D’instinct, le moucheur débutant va casser le poignet en lançant avec pour conséquence de claquer sa soie comme un dompteur de fauve. Bloquer son poignet est un mouvement qui n’est pas naturel, mais il est indispensable pour lancer correctement. D’instinct, le nouveau pêcheur aux leurres va lancer face à lui et animer dans la même position. S’il pêche aux leurres souples plombés, cette position sera la bonne, mais s’il pêche aux poissons nageurs ou aux leurres souples non plombés, elle sera mauvaise et engendrera un comportement perfectible du leurre. Il est alors nécessaire de prendre une position moins naturelle mais halieutiquement beaucoup plus efficace.


    Le cas des poissons nageurs

    Le pêcheur face à l’eau, la tresse sort de la canne en formant un angle presque plat. Au cours de l’animation, cet angle change peu. Cette position va avoir plusieurs conséquences sur le comportement du leurre. D’une part, la canne est mécaniquement peu sollicitée et transmettra très mal les animations du pêcheur, d’autre part les vibrations passeront peu à travers le blank de la canne au détriment des sensations de touche. De plus, lors d’une attaque brutale, la canne étant droite, elle n’absorbera pas le choc, le moulinet sera directement en prise au risque de casser la ligne. Le pêcheur sera aussi dans l’impossibilité de « rendre la main » autrement qu’en tendant le bras, ce qui n’est pas une position particulièrement pratique ! En appliquant la règle de l’angle droit, la ligne et la canne se trouvent dans une disposition qui, en augmentant les frottements et enmaintenant une tension sur le carbone, va avoir pour effet d’augmenter la sensibilité du pêcheur par rapport à la touche et aux mouvements de son leurre sous l’eau. Cet angle a aussi pour effet d’améliorer la nage du leurre car les impulsions données à la canne par le pêcheur passent directement dans la ligne sans être atténuées tout en profitant aussi du « rebond », de l’effet « ressort », du scion.
    Dans le cas d’un pêcheur ayant lancé face à lui, pour pouvoir obtenir un angle correct entre sa canne et sa ligne, il devra placer ses épaules quasiment perpendiculaires à la berge et sa canne parallèle à la même berge. Ce positionnement n’est pas vraiment naturel mais augmente grandement l’efficacité et le confort en pêche. Au moment de la touche, la ligne étant perpendiculaire au scion, c’est la canne qui encaisse directement le choc.
    Si vous désirez rendre la main, pour laisser par exemple couler un leurre devant un obstacle, il vous suffit simplement de tourner le bras qui tient la canne vers l’eau, ce qui est beaucoup plus pratique que de tendre le bras face à l’eau. L’autre avantage de cette position est de dégager de l’espace pour le ferrage. Pour être réellement efficace, le ferrage doit se faire à plat et non par-dessus la tête. En ayant sa canne parallèle à la berge, le ferrage à plat devient logique et surtout particulièrement efficace car la traction se fait exactement à l’inverse de celle exercée par le poisson.


    Le cas des leurres souples

    Il existe une variété presque infinie de leurres souples, tous ne s’animent pas de la même manière. Les leurres souples non plombés s’animent en règle générale comme un poisson nageur, la position de pêche est donc la même que pour faire nager un leurre dur. Dans le cas des montages plombés comme la fameuse tête plombée, le montage texan mais aussi le Carolina (sorte de montage tirette) ou le drop-shot (plomb en bas et leurre en potence) la position de pêche se calque sur celle des pêcheurs au mort manié. Face à l’eau, canne haute, le pêcheur anime son leurre en modulant la hauteur de son scion. Cette pêche étant extrêmement tactile, le pêcheur donne instinctivement un angle de 90 ° entre sa ligne et sa canne car c’est dans cette position qu’il ressent le mieux la touche etqu’il aura le ferrage le plus efficace. La règle de l’angle droit est donc appliquée sans même s’en rendre compte du fait de la position parfaitement naturelle de pêche face à l’eau. Que ce soit pour pêcher les carangues Ignobilis au popper, la truite au poisson nageur ou le bar au leurre souple, le principe de l’angle droit s’applique toujours. Pour une fois qu’il existe une vérité en matière de pêche, il est bon de le souligner ! Bien sûr, de nombreux pêcheurs appliquent ce principe sans le savoir, par instinct halieutique. La position de pêche, la canne parallèle à la berge, peut surprendre au premier abord, mais c’est une des clefs de la réussite du pêcheur aux leurres.