Catégorie : Leurres

Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

  • Nouveauté 2012 : Leurres souples Pezon & Michel Gunki

    Nouveauté 2012 : Leurres souples Pezon & Michel Gunki

    Pezon & Michel a présenté cette année sa gamme de leurres souples Gunki, des leurres qui présentent l’avantage d’un prix très doux et d’un conditionnement par pack de 4, 8 ou 25 leurres.

    En choisissant de produire des leurres de faible prix comparé aux leurres souples techniques d’origine japonaise ou américaine, Pezon & Michel s’adresse aux petits budgets, notamment aux enfants qui peuvent accéder à des leurres souples parfaitement performants. Car tout le monde n’a pas les moyens de mettre 12 ou 15 euros dans une pochette de 3 ou 4 leurres. Chez les Gunki, la pochette à 14,90 euros contient 25 Roller Gun, un shad qui nage parfaitement ! La version avec queue en forme de “vigule”, le Grubby Gun, est quant à elle proposée à 11,90 euros les 25. Faciles à équiper d’une tête lestée, ces deux leurres d’adressent à la pêche du brochet, du sandre, de la perche, des petits silures et même du bar. A noter que le shad existe aussi en version Gunki Still Gun, à queue “finesse” pour les pêches hivernales du sandre ou pour les pêches rapides avec tête plombée nageuse. Ces leurres peuvent également être risqués sur des postes très encombrés ou leur perte éventuelle ne vous ruinera pas…
    Les Gunki sentent assez fortement l’anis, un attractant simple, mais qui a fait ses preuves depuis longtemps. La gamme comprend trois modèles pour des longueurs de 5, 8 et 12,5 cm.


    Renseignement et liste des points de vente :

    www.pezonetmichel.com

    JM.T

  • Le brochet  au drop shot

    Le brochet au drop shot

    Soyons clairs, la pêche en drop shot n’est généralement pas la plus efficace pour traquer le brochet. Elle ne permet pas une prospection rapide en effet et se révèle souvent moins productive que les techniques de power fishing. Toutefois, dans certaines conditions – postes précis à côté ou au cœur d’obstacles, cassures marquées, tapis dense d’herbiers irréguliers, poissons apathiques ou éduqués- elle peut permettre de mieux tirer son épingle du jeu. Inutile alors de tenter de pêcher ce cher prédateur sur un bas de ligne nylon. Le montage est le plus souvent aspiré profondément et les coupes sont trop fréquentes. Pour ne pas perdre de nombreux poissons et risquer de les abimer, il est préférable d’utiliser l’un des montages décrits dans cet article, parfaitement adapté et tout à fait résistant à la dentition acérée du brochet.

    Par Philippe Collet

    Les montages que nous vous présentons ici sont discrets et permettent de laisser nager le leurre en toute liberté. Ils utilisent un fin bas de ligne en titane. Outre sa résistance aux dents du brochet, ce matériau a l’immense avantage de ne pas coquer malgré les innombrables tractions qu’il subit, garantissant une présentation et une discrétion optimale. Plus visible que le fluorocarbone, il est par contre beaucoup plus fin et n’entrave pas la nage du leurre. En drop shot, le montage souvent détendu et non lesté est très facilement engamé par le poisson. Les risques de coupe d’un fluorocarbone de gros diamètre sont réels, d’autant plus que vous pêcherez en montage texan et devrez ferrer vigoureusement pour assurer la sortie de l’hameçon du leurre. Pour avoir eu à subir pas mal de coupes nettes sur de gros fluorocarbones, reliés à des leurres légers ramenés lentement, je préfère recourir au titane, quitte à l’utiliser dans de faibles diamètres.


    Les montages

    Un premier montage consiste à enfiler un hameçon texan ou non sur un bas de ligne titane, orienté pointe vers le haut. Cet hameçon est encadré par deux perles. Il est ainsi toujours placé perpendiculairement au bas de ligne, pointe vers le haut et peut tourner en totale liberté autour, sans jamais s’emmêler. Cette liberté de l’hameçon entraîne une nage du leurre beaucoup plus dynamique que s’il était noué sur du nylon. Le montage le plus fiable est réalisé en prenant un morceau de titane d’environ 30 cm et en «sleevant» une petite boucle à une de ses extrémités. Il faut ensuite passer un sleeve puis une perle puis l’hameçon dans le bon sens (de façon à l’orienter, au final, pointe vers le haut) puis une autre perle, puis un sleeve sur la partie libre du bas de ligne. On boucle alors ce dernier de façon à repasser dans le sleeve, la perle, l’hameçon, l’autre perle et le dernier sleeve. On sertit les deux sleeves en ménageant quelques millimètres d’espace libre entre l’hameçon et les perles. En choisissant des perles de verre, ce petit jeu dans le montage va générer un cliquetis attractif pour les poissons. On peut aussi mettre deux perles sous l’hameçon, qui en s’entrechoquant vont amplifier le phénomène. Le titane utilisé dans mes montages est du Titanium 5 kg ou 20 centièmes de millimètre de chez Cannelle, vendu en rouleaux de 2,5 mètres. Pour assurer, si les poissons son peu regardants on peut passer au 8 kg pour 30 centièmes. Une attention particulière doit être portée à la qualité du « sleevage». Si l’on souhaite obtenir un résultat fiable (le titane est très glissant) il convient d’utiliser des sleeves fins et une pince à sleeves de bonne qualité et mieux vaut toujours tester ses montages avant usage pour éviter des déconvenues. Les sertissages peuvent aussi être consolidés par un petit point de colle cyanoacrylate appliqué à chaque extrémité des sleeves.
    Une autre alternative un peu plus discrète consiste à remplacer la perle et le sleeve situés au dessus de l’hameçon par un stop flotteur enfilé sur le titane, lequel doit être collé par un point de colle cyanoacrylate sur ce dernier afin d’éviter qu’il puisse remonter. Quels que soient les montages, l’hameçon ne doit pas coulisser sur le titane sinon à chaque relâcher du plomb, le leurre remonte jusqu’à la boucle supérieure du bas de ligne entraînant un risque certain de coupe si le brochet s’en saisit à ce moment là, prenant en gueule une partie du corps de ligne.
    Une autre solution encore plus simple nous est proposée par la société VMC avec un hameçon drop shot articulé autour d’une tige métallique terminée par deux boucles, le Spinshot. Ce montage innovant, réalisé sur la base d’un hameçon drop shot de référence VMC 7119 à pointe pioche Spark Point, permet lui aussi une rotation totale du leurre de 360°. Il suffit de connecter, à l’aide d’un sleeve, le titane relié au corps de ligne à la boucle du haut et le fil relié au plomb à la boucle du bas. Cet hameçon spécial a été vainqueur du « Terminal Tackle of the Year Award » à l’Icast 2011. Il est décliné du 8 au 1/0 en blisters de 4 ou 5 hameçons selon la taille. On préfèrera le 1/0 et le 1 pour le brochet. Ce montage n’est pour le moment pas proposé avec des hameçons texans.

    Des animations spécifiques

    Avec un montage drop shot, il est possible de «titiller» de longues minutes un brochet embusqué dans un poste encombré sans s’y accrocher. Il est aussi possible de pêcher très lentement dans les herbiers les plus denses en laissant le plomb se bloquer dans l’herbe et en faisant sautiller le leurre au dessus. Ainsi, contrairement à un montage texan qui tombera dans la végétation obligeant le pêcheur à le ramener et à sortir le leurre du champ de vision du poisson, un montage drop shot, permettra de faire virevolter le leurre sur place. Le nuage de petites bulles décollées des herbiers par le plomb, à proximité du leurre, ne fera qu’ajouter à l’attractivité de l’ensemble.

    Animation en glissades latérales

    En choisissant un leurre à la queue pointue, il est possible de déclencher de longues glissades latérales de part et d’autre du plomb. Une forme de walking the dog sur place. Après chaque tirée, venant buter sur le plomb sans le déplacer, le leurre redescend vers le fond en planant ou même pour certains modèles en dodelinant, provoquant ainsi l’intérêt du carnassier. Pour donner un maximum d’amplitude à l’animation du leurre, il convient que les tirées se fassent canne haute. Il faut en outre qu’elles soient sèches et suivies d’un relâché immédiat du fil, un peu comme lorsqu’on anime un gros jerkbait sans bavette, à la différence que l’on ne mouline pas entre chaque tirée. Avec cette technique, le pêcheur n’est pas toujours en contact avec son leurre et la touche n’est pas toujours ressentie dans la canne. L’observation constante du fil ou de la tresse est nécessaire pour ne pas rater les tirées les plus subtiles. On doit équiper son moulinet d’une ligne visible et se placer de façon à bien voir cette dernière. Pour ce type d’animation, le vent n’est pas un allié s’il vient de travers car il forme un ventre dans le fil et entrave le mouvement du leurre. On essaie alors de se placer de façon à l’avoir dans le dos ou en pleine face. Avec un peu d’habitude, et surtout après s’être exercé à vue, à ses pieds dans peu d’eau, on peu faire virevolter son leurre de façon irrésistible comme un, ou plutôt des petits poissons fuyant l’attaque d’un carnassier. Chaque leurre a sa propre vitesse de descente et sa cadence d’animation. Il convient de la trouver en le regardant évoluer préalablement. Si l’on sépare le plomb et le leurre de 1 mètre par exemple, on obtient des glissades de grande amplitude même à distance du pêcheur. Si le vent n’est pas trop fort on voit aussi le fil détendu continuer à filer après chaque animation.
    Selon le poids du plomb utilisé et la nature du fond, il est possible de ramener plus ou moins vite le montage. Un plomb léger ramené sur un fond propre a tendance à riper sur des tirées sèches sur le leurre et à se déplacer sur l’inertie de ce dernier, même si vous ne tendez pas directement la ligne en butée sur le plomb. Le même plomb posé sur un tapis d’herbiers s’ancre superficiellement et permet une animation tout aussi saccadée mais plus lente à revenir vers le pêcheur car le plomb bouge beaucoup moins. A vous de doser le poids du plomb en fonction de la taille du leurre et aussi de la nature du fond. Plus votre plomb est lourd par rapport au leurre, plus le montage est facile à lancer et directionnel, le plomb n’étant pas dévié dans sa trajectoire par les mouvements erratiques du leurre. Vous pouvez aussi alterner des phases d’animation sur place de quelques secondes avec un long relevé de la canne destiné à décoller le montage et à le reposer plus loin. Avec cette technique vous resterez plus longtemps sur les secteurs favorables comme les cassures, les trouées d’herbiers… où un leurre ramené de façon linéaire ne peut pas insister. Vous pourrez par contre passer rapidement dans les secteurs qui ne vous plaisent pas.

    Animation minimaliste

    Le drop shot peu aussi permettre de réaliser de micro animations, des sautillements sur place, avec des leurres souvent plus petits que ceux utilisés pour de longues glissades. Ces leurres peuvent être alors plus souples et dotés d’une caudale en fourche par exemple. Pour leur laisser une totale mobilité, ils doivent être, de préférence, attachés par le nez à un hameçon plus court. Les leurres terminés par une palette caudale, par contre, ne sont pas vraiment recommandés pour ce type de pêche.

    En bateau

    Cette forme de traque du brochet peut aussi être utilisée avec succès en bateau ou en float tube et en s’aidant d’un échosondeur. On pourra alors placer précisément son montage sur une concentration de vifs, ou un écho prometteur, en le laissant descendre et le maintenant actif pendant de longues minutes soit en s’ancrant, soit en se stabilisant à proximité. L’usage d’un plomb plus lourd sera dès lors nécessaire pour rendre ou reprendre du fil sans décaler le montage au gré des mouvements de l’embarcation.

    Les leurres

    Comme nous l’avons vu, les leurres ne doivent le plus souvent pas posséder de palette caudale. Des leurres à queue pointue ou bifide sont les plus intéressants. Leur densité est un facteur important car elle conditionne leur descente plus ou moins rapide vers le fond. Les leurres chargés en sel sont ainsi intéressants à utiliser car ils redescendent plus vite sans ajout de lest. La souplesse de la matière est aussi un gage de réussite en permettant une meilleure extraction de l’hameçon au ferrage en montage texan.

    Le reste du matériel

    Pour ce type de pêche, du bord, on choisira une canne plutôt longue entre 2 m et 2 m50 douce de pointe, pour envoyer en souplesse le montage et animer le leurre sans trop décaler le plomb. Cette canne devra tout de même posséder suffisamment de puissance dans le reste du blank pour assurer un ferrage si possible légèrement décalé, ample et efficace, surtout si l’on utilise un hameçon texan. Pour un montage normal destiné au brochet, je vous recommande d’utiliser une tresse, de couleur jaune ou blanche en 13 ou 15 centièmes de millimètre connectée à une pointe en 30 centièmes en fluorocarbone de 1m50 à 2 m. Le bas de ligne situé entre le plomb et le leurre est réalisé dans un fluorocarbone de résistance inférieur au corps de ligne, mais pas trop pour ne pas risquer de perdre inutilement le plomb. Un morceau de 25 centièmes fait ici l’affaire. Sa longueur peut varier entre 60 cm et un bon mètre. Le brochet n’a pas peur d’aller chercher un leurre décollé du fond qu’il voit d’ailleurs plus facilement. Plus le fond est encombré, plus on allonge le bas de ligne et plus on pêche canne relevée, à 45 degrés, à condition que le vent ne se mette pas de la partie. Le poids du plomb oscille entre 10 et 40 grammes, voire plus selon la nature du fond et la taille du leurre.

    Une technique lente  pour des pêcheurs patients

    Quelle que soit l’animation retenue, ample ou minimaliste par exemple, la technique du drop shot demeure un mode de prospection lent. Il faut être patient. Evitez impérativement de pratiquer le drop shot à côté d’un collègue pressé, adepte de la prospection rapide, qui vous précédera fatalement sur les postes. Vous risqueriez alors de craquer et d’abandonner très vite. La prospection rapide permet surtout de prendre les poissons décidés, actifs. La technique du drop shot permet aussi de prendre ces mêmes poissons. Elle va simplement beaucoup moins vite, mais elle permet souvent de décider d’autres poissons plus apathiques en insistant lourdement sur des postes précis.

  • Illex/ HD Shad 3”

    Illex/ HD Shad 3”

    Développé en complément de la “Super série” de la marque, dessiné par le grand Seiji Kato, le HD Shad est produit de façon artisanale. Sa matière très souple lui permet de nager, mieux, de vibrer à toutes les allures. Car tous les shads de petite taille doivent pouvoir nager parfaitement avec très peu de lest (1 à 5 g), ce qui est loin d’être toujours le cas. Le HD Shad s’en sort très bien. En France comme au Japon, la mode des petits leurres souples pour le street ou le rock fishing profite en fait à tous les pêcheurs, car il y a toujours des périodes où les carnassiers sont focalisés sur les petites proies. La série HD Shad compte six coloris particulièrement réussis, ce qui n’est pas toujours le cas chez Illex. Trois coloris font dans l’irréalisme, alors que les trois autres sont très naturels. Une stratégie complémentaire du meilleur effet.

    Longueur : 7,6 cm.

    Conseils d’utilisation
    Par sa souplesse et son réalisme, le HD Shad peut être utilisé sur des montages aussi différents que associé à une tête lestée, en drop shot, en split shot, en neko rig (avec un insert en tête et un hameçon simple sur le dos).Tout lui va. La pire chose à lui faire serait de le surlester.

    Prix conseillé : 11,90 euros le pack de six leurres.
    Liste des points de vente : www.illex.fr

  • Nouveauté 2012 : Canne Ashura Delivrance Monster Jerk Special

    Nouveauté 2012 : Canne Ashura Delivrance Monster Jerk Special

    Nouveauté Illex 2012 de la gamme Ashura Delivrance, la canne Monster Jerk Special B-1903 H est une vraie réussite. Elle est avant tout destinée à la pêche des brochets aux gros jerkbaits, mais demeure très confortable pour d’autres utilisations.

    Cette canne casting qui mesure 1m90 pour seulement 169 grammes, affiche une puissance de 20 à 100 grammes. Elle est effectivement capable d’envoyer sans broncher des leurres de 100 grammes, voire plus en lançant souplement, mais pourra aussi lancer un spinnerbait beaucoup plus léger d’une once (28 g) par exemple. Elle combine légèreté, équilibre et puissance et permet d’imprimer des tirées suffisamment sèches aux gros jerkbaits, ces leurres souvent plats, sans bavette, dans lesquels on tape pour les faire fuser de droite à gauche. Malgré son blank heavy, la Monster Jerk Special n’est pas fatigante et permet de pêcher pendant de longues heures avec de gros leurres. Elle est adaptée à nos gabarits européens et est loin d’être la trique « casse-bras » souvent proposée pour ce type de pêche dans les pays scandinaves ou outre-atlantique. Cette canne possède aussi un autre atout très important : son encombrement réduit à 80 cm. Elle est en effet démontable en trois parties : le talon et deux parties égales du reste du blank. Elle est livrée dans un fourreau compartimenté en toile parfaitement adapté.

    Comme toutes les cannes de la série Ashura, le blank est fabriqué à partir d’un carbone d’origine japonaise haut module de qualité irréprochable. Il est équipé des meilleurs composants Fuji. Limiter l’usage de cette canne à la pêche au gros jerkbait serait réducteur, car elle s’avère très polyvalente et permet de multiples pêches : pêche au gros spinner bait, pêche linéaire avec de gros leurres souples, pêche au swim bait dur ou au swim bait souple armé d’un hameçon texan notamment, pêche avec de grosses cuillères ondulantes, pêche avec de gros leurres de surface, etc. Cette canne permet aussi de pratiquer des pêches plus tactiles comme le pitching, en posant délicatement un rubber jigs ou un leurre souple monté sur un hameçon texan au cœur des obstacles. Sa bonne résonance vous transmettra les touches les plus subtiles tandis que sa grande réserve de puissance vous permettra d’extraire en force les poissons des obstacles. Dans nos eaux, elle devrait aussi permettre de pêcher les silures de taille moyenne avec des leurres conséquents sans se « casser » le bras.

    Grâce à son faible encombrement, la Monster Jerk Special s’adresse également aux pêcheurs voyageurs qui traquent le brochet mais aussi les divers carnassiers d’eau douce en pêches tropicales : aïmara, peacock bass, snakehead, barramundi… Elle devrait rapidement devenir un de leurs outils favoris.

    P.C

    Renseignements :
    www.illex.fr

  • Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’

    Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’

    Difficile de ne pas être tenté par ce leurre souple hyper réaliste qui fait dans l’imitatif. Par les éclats qu’il envoie lors de sa nage, le Flash J Shad joue clairement sur le terrain des cuillers ondulantes ou du poisson manié.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un shad aussi bien fini. Le réalisme est donc bien le cheval de bataille de la très confidentielle marque japonaise Fish Arrow, dirigée par Takeshi Matsumoto. La gamme des Flash J se décompose en deux versions : shad et “finesse”, le tout disponible en 3, 4 et 5 pouces. Nous avons choisi de tester le modèle 5 pouces en version shad, car il s’agit du plus polyvalent dans nos eaux. Grâce à lui nous avons pu aussi bien rechercher le brochet ou le sandre, que le silure, le black-bass ou bien le bar. Si la gamme propose plus de dix coloris, nous pensons que les teintes naturelles sont celles qui s’accordent le mieux avec le réalisme de ce leurre. Les teintes watermelon (vert foncé tirant sur le brun) ou “neon flick” (un bleu clair très naturel ) sont celles qui semblent les plus à même de simuler un petit poisson. Les Flash J sont tous pourvus d’une lamelle métallique argentée, dorée ou rouge, dont l’effet est très naturel. C’est ainsi que dans l’eau, lorsqu’il nage, le leurre envoie des éclats latéraux très significatifs. C’est ce qui fait du Flash J un leurre souple très particulier, qui évoque autant une cuiller ondulante qu’un poisson mort animé. Très efficace pour la pêche du brochet, il l’est aussi pour celle du sandre. Nous avons pu le tester cet hiver en Hollande, notamment à Goimeer, lac réputé difficile car très pêché aux leurres souples, et il s’en est très bien sorti. Techniquement, le Flash J Shad est un leurre souple relativement simple. Ça sent le plastique et rien d’autre ! Les amateurs de leurres aromatisés seront donc déçus. En revanche, la lamelle argentée émet un bruit nettement perceptible dès que le leurre est en mouvement. Est-ce un plus ? Toujours est-il que le Flash J Shad a déjà été adopté par quasiment tous ceux qui l’ont essayé. La finesse de sa caudale lui permet en outre de bien nager avec seulement 3g de lest, ce qui est un très bon point pour les pêches légères du brochet au-dessus des herbiers.

    Prix conseillé : 9 euros le sachet de trois leurres (taille 5’’)

    Renseignement et liste des points de vente sur le site Internet de l’importateur pour la France : www.smith-pro.com

  • River2Sea / Dahlberg Diver Frog 60 F

    River2Sea / Dahlberg Diver Frog 60 F

    Larry Dahlberg est un célèbre pêcheur américain doublé d’un “lures designer” reconnu. On peut dire qu’avec cette grenouille, il a frappé un grand coup. Je vous recommande de voir la vidéo sur le site Internet de River2Sea (www.river2sea.fr/frogs/dahlberg-diver-frog.html) afin de prendre conscience des qualités nageuses de cette grenouille qui n’a à première vue rien de particulier comparé aux innombrables autres modèles du marché, dont certains sont particulièrement mauvais. Les pattes nagent comme une vraie tant sur l’eau que sous l’eau. Car la Dalhberg Diver Frog est particulièrement inclassable Elle flotte, mais elle peut couler jusqu’à 60 cm si on la récupère canne basse et si l’eau libre entre les herbiers lui en laisse la place. Contrairement à beaucoup d’autres modèles équipés d’hameçon double dont les pointes sont posés sur le dos d’un corps qui se dégonfle à l’attaque, l’hameçon de la Dahlberg est apparent. En revanche il est protégé des herbes par l’extension de la bavette qui lui sert à plonger.

    Longeur : 60 mm (pattes au repos).
    Poids : 28 g.


    Conseils d’utilisation

    Idéale pour prospecter les trouées d’herbiers en surface en faisant des poses (les brochets aiment ça). La Dahlberg sait aussi plonger sur les zones plus ouvertes.

    Prix conseillé : 10,95 euros.
    Deux coloris disponibles (vert ou brun).

  • Cuillers à Silure : Pezon & Michel

    Cuillers à Silure : Pezon & Michel

    La marque Pezon & Michel s’est lancée l’année dernière dans la commercialisation de cuillers ondulantes adaptées à la traque du silure au lancer. Ces cuillers sont taillées pour aller chercher les gros poissons. Leurs accessoires : hameçons triples, anneaux brisés et émerillons sont renforcés. Elles permettent de pêcher les grands courants de nos fleuves notamment. Agrémentées de teasers octopus ou de jupes en silicone, elles offrent une bouchée conséquente apte à séduire les plus gros spécimens. Pezon & Michel propose ainsi 4 modèles de cuillères aux nages différentes. Malgré leur poids important, ces cuillers ne nagent pas toutes très profondément. Il est possible, en accélérant leur animation, de faire nager les modèles les plus volumineux dans moins de deux mètres d’eau. Malgré tout, ces leurres sont à réserver à la prospection d’une bonne lame d’eau. Ils necessitent en outre un matériel adapté pour pouvoir les lancer et les animer avec aisance.

    Renseignements et liste des points de vente :
    www.pezonetmichel.com

  • Pêches Sportives Vidéo n°27 : Technique italienne de pêche à la mouche, Nage et maniement des leurres à bar

    Pêches Sportives Vidéo n°27 : Technique italienne de pêche à la mouche, Nage et maniement des leurres à bar

    Dans cette vidéo :

    1. Technique de l’école italienne de pêche à la mouche

    En développant sa technique de lancer total (TLT) Roberto Pragliola a fait des émules. Membre de la section suisse de cette école italienne, Marcel Formica nous emmène sur les rivières du massif du Jura pour nous faire découvrir une technique qui fait appel à des cannes très courtes et à des soies légères. Adaptée aux eaux courantes, elle permet de faire pêcher la mouche sur les meilleurs postes avec une grande efficacité, comme par exemple dans un lent remous bordé par un fort courant. Une approche étonnante et efficace qui prend à contre-pied les idées reçues sur la pêche en eaux rapides !

    2. Nage et maniement des leurres à bar

    Cette petite séquence vient en complément du dossier leurres à bar de ce numéro. Si comme beaucoup d’entre-nous vous avez prévu de passer vos vacances sur les côtes bretonnes ou de l’Atlantique, voici ce qu’il faut savoir sur l’animation des leurres pour le bar, les nages obtenues avec différents modèles de têtes plombées. Mal utilisé, le meilleur des leurres ne vaut rien. Cette vidéo se destine donc aux pêcheurs occasionnels du bar durant la saison estivale.

  • Meuse : Hermeville, un Open réussi

    Meuse : Hermeville, un Open réussi

    Organisé par l’association Lor’Fishing Events, Cast Again et la Fédération de pêche de la Meuse, l’Open de pêche des carnassiers aux leurres 2012 s’est déroulé le 1er avril sous un beau soleil mais avec un vent du nord glacial. Peu importe, car les 28 pêcheurs répartit sur 14 bateaux ont pris 132 poissons maillés (131 brochets et une perche). Cela montre le potentiel de l’étang du Perroi à Hermeville, d’une surface de 30 ha, géré par la dynamique fédération départementale de la Meuse ! Si les gros brochets n’étaient pas très actifs, il s’est pris de nombreux poissons entre 75 et 85 cm. Une belle journée et une organisation parfaite.

    Renseignements :
    www.federation-peche-meuse.fr
    http://lor-fishing-events.blogspot.fr

  • Agrafe Decoy Spiral Snap

    Agrafe Decoy Spiral Snap

    Dans notre numéro 89, nous avions rapporté que beaucoup de pêcheurs, dont nous sommes à la rédaction, étaient déçus par l’utilisation de nombreuses agrafes, qui, soit présentent des risques d’ouvertures inopinées, soit ne permettent pas le passage dans certains œillets (cas des agrafes sécurisées à passer dans les œillets des têtes en plomb), soit sont très difficiles à ouvrir lorsqu’on a les doigts engourdis. La marque japonaise Decoy propose depuis fin 2011 un modèle très astucieux que nous avons pu tester cet hiver en pêche verticale, y compris par des températures négatives. Plus besoin d’ouvrir l’agrafe pour y passer le leurre. Il suffit d’engager l’œillet du leurre en suivant le fer de la «Spiral Snap«. Ça force un peu à l’endroit où les deux tiges sont en contact (c’est ce qui assure la sécurité) et le tour est joué. La partie qui reçoit le leurre est pourvue d’une très belle courbe suffisamment large pour laisser beaucoup de liberté à l’ensemble et c’est bien là l’un des points capitaux pour une agrafe. Comme toujours avec Decoy, la qualité de l’acier et de son trempage sont excellents, ce qui en fait un modèle solide sur lequel on peut compter. Au chapitre des inconvénients, car il y en a comme toujours avec les agrafes, on note une tendance accrue à ratisser les algues filamenteuses. Certes, c’est assez inévitable avec les agrafes, et dans ce cas-là, rien ne vaut un raccord direct par un nœud entre le bas de ligne et le leurre. Autre défaut mineur, la « Spiral Snap » passe très mal dans les accroche-leurres des cannes. (pour celles qui en sont pourvues) Il n’en reste pas moins que cette agrafe apporte une solution efficace en action de pêche et résout les inconvénients majeurs de beaucoup d’autres modèles.

    Prix conseillé :
    6 euros le sachet de six agrafes. Existe en trois modèles selon la résistance de 10, 14 et 18 lbs.