Catégorie : Leurres

Articles sur les leurres, tests de leurres, sélection des meilleureurs leurres

  • 1er Salon des pêches sportives dans le grand Est

    1er Salon des pêches sportives dans le grand Est

    Les samedi 6 et dimanche 7 avril se tiendra le premier Salon des pêches sportives du grand Est, sur le site du plan d’eau d’Hermeville, géré par la Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques de la Meuse. Un salon loin des villes, qui permet aisément les démonstrations et les tests de matériels. L’occasion de découvrir les produits des marques Smith, CWC, Sportex, Daïwa, Palms, Marryat, Hart, Clee, JMC Fly Fishing, Quantum, Fin-Nor, etc…
    Couplée à l’événement, une compétition de pêche du brochet en bateau se déroulera sur le plan d’eau le dimanche 7 avril.

    Renseignements :
    Accès : Domaine d’Hermeville
    Etang de Perroi,
    D 108 route d’Hermeville 55400.
    Organisation : [email protected]
    Site : http://lor-fishing-events.fr/
    Tél. : 06 20 10 61 63.

  • French Touch Fishing, un collectif à suivre…

    French Touch Fishing, un collectif à suivre…

    C’est l’histoire d’une équipe de passionnés de pêche aux leurres, organisateurs du plus grand rassemblement de streetfishers au monde, l’Open Street de Paris, dont la dernière édition a rassemblé près de 400 participants. FTF est très attaché au respect du poisson et à une pratique simple et saine de la pêche aux leurres. Chaque mercredi midi, la pose déjeuner se transforme en initiation au canal Saint-Martin. FTF, c’est aussi des marques et un catalogue 2013 très riche, avec Reins, Tiemco lures, Sworming Hornet, Tulala et Hookers, une marque créée par FTF. Hookers est née avec une génération qui a grandi simultanément avec le développement de la pêche aux leurres en France. L’objectif de la marque est de développer des produits en collaboration avec des designers et des ingénieurs japonais, adaptés à la pêche en France, notamment pour être utilisés avec des micro-leurres.

    A découvrir sur www.frenchtouchfishing.fr

  • Le renouveau du Marais Poitevin

    Le renouveau du Marais Poitevin

    Dans l’esprit de beaucoup d’entre-nous, le Marais Poitevin se résume à des canaux criblés de lentilles d’eaux. Le Parc interrégional du Marais Poitevin a engagé un grand programme de restauration des milieux aquatiques en parallèle d’une démarche de développement de produits touristiques pêche. Le Marais Poitevin cache en réalité bien des trésors. D’une part, son emplacement en littoral inclus des possibilités étonnantes de pêche en lagune ou en mer (estuaire du Lay, Pointe d’Arcay, Plage de Chef de Baie, etc.) ou le bar, le bar moucheté et le maigre sont rois. Dans les terres, tous les carnassiers se pêchent dans les canaux et dans la Sèvre Niortaise. Brochet, sandre, perche, black-bass et silure, peuvent se pêcher aux méthodes traditionnelles ou aux leurres. Cette démarche passe par la création de frayères et par un programme poissons migrateurs. Ce dernier concerne l’anguille, la truite de mer, le saumon, l’alose feinte, la grande alose, la lamproie marine, la lamproie fluviatile, ainsi que le mulet.
    Le chantier est néanmoins de taille : améliorer la qualité des milieux, suivi des peuplements par pêches électriques, création de passes à poissons, restauration de continuités écologiques, reconstitution de substrats, sensibilisation à une gestion concertée et cohérente de la ressource et des niveaux d’eau…

    Des parcours “passion”, “famille”, “découverte” vont être créés par les fédérations de pêche, à partir des attentes identifiées des pêcheurs :
    • les fans de parcours carnassiers, en bateau ou float-tube, qui pourront profiter du côté sauvage et dépaysant de l’environnement de pêche,
    • les aficionados de la mouche, une pêche à vue en eau claire, pour sortir un brochet ou un black-bass en jouant d’une palette de leurres artificiels de plus en plus élaborés,
    • les familles ou groupes d’amis, désireux de partager de vrais moments de convivialité dans un environnement superbe et facilement accessible !,
    • les carpistes, adeptes de longs séjours pour le plaisir de la traque de nuit, dans l’espoir d’un trophée de 15 à 20 kg.

    Philippe Gauthier, chargé de mission du projet, est un homme d’expérience, habitué à développer des projets touristiques liés à la pêche. Le développement du tourisme pêche dans cette région, à une vaste échelle et dans des milieux naturels variés lui tient particulièrement à cœur. D’ores et déjà, des guides de pêche proposent leurs services. Certains d’entres eux travaillent dans cette région depuis plus de vingt ans. Ils sont à même de vous faire gagner un temps précieux et de vous aider à mieux comprendre les habitudes des poissons dans les canaux, plans d’eaux et lagunes.

    Renseignements :
    Parc interrégional du Marais poitevin
    2, rue de l’église, 79510 Coulon.
    Tél. : 05 49 35 15 20.
    E-mail : [email protected]

  • Naissance de Handicap Passion Pêche

    Naissance de Handicap Passion Pêche

    Les lecteurs de Pêches sportives connaissent Ludovic Delacour (“Un moucheur dans la brume”). Déficient visuel, Ludovic a relevé le défit de pêcher à la mouche malgré son handicap. Soucieux de faire partager cette expérience à d’autres personnes handicapées, il est à l’origine d’une association qui a vu le jour en février, Handicap Pêche Passion.
    Le but est de promouvoir la pratique et l’accès de la pêche aux personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies handicapantes. Actuellement, seule la pêche au coup bénéficie d’une reconnaissance par le label Handisport. Faire reconnaître la pêche dans sa globalité comme une activité Handisport est un gros et long chantier qu’il faut envisager sur le long terme. En attendant, l’association compte développer son activité en partenariat avec l’association Handi Cap Evasion. L’objectif étant de pouvoir emmener sur certains parcours, qui auront été sélectionnés auparavant par l’association, des personnes qui souhaitent pêcher dans de bonnes conditions de pêche et de sécurité. Ce projet sera mené en étroite collaboration avec l’école de pêche du Chéran et les APPMA de l’Albanais et du Chatelard (Savoie et Haute-Savoie). Handi Cap Evasion mettra à disposition de l’association une “joëlette” pour l’année 2013, ce qui permettra de tester ce matériel dans le cadre de la pêche. Cette invention de Joël Claudel permet d’emmener une personne ne pouvant marcher sur des sentiers de randonnée, même si ceux-ci sont un peu accidentés. A plus long terme, Handicap Passion Pêche souhaiterait proposer des activités pêche pour les personnes en centre de rééducation, pour les enfants en séjour hospitalier pour des maladies lourdes, et aussi les institutions accueillant des personnes en situation de handicap.
    Enfin, l’association souhaiterait créer un réseau de compétences, le plus étendu possible géographiquement, qualifié par un label Handicap Passion Pêche, synonyme de qualité et de sérieux des encadrants, qui seraient à même de proposer l’activité pêche sous toutes ses formes. L’association œuvre en partenariat avec les fédérations de pêches nationales françaises ou étrangères, les fédérations de pêche départementales, les AAPPMA, les associations œuvrant dans le domaine du handicap, les centres de rééducation, les hôpitaux, les établissements scolaires et toute autre entité ou établissement qui en ferait la demande. Mais tous les partenariats qui seront mis en place devront être basés sur une volonté commune d’œuvrer dans l’esprit qui anime les membres fondateurs de l’association. A travers la pêche, beaucoup de personnes handicapées pourraient trouver un équilibre et un exutoire qui leur permettraient de s’évader quelques temps d’un quotidien pas toujours évident à gérer.

    Renseignements :
    Un site Internet est en cours de création à cette adresse : www.handicap-passion-peche.org

  • Etude du relâché

    Etude du relâché

    Qu’est-ce qui fait la différence entre un très bon pêcheur et un pêcheur moyen ? A force de côtoyer les meilleurs pêcheurs dans un panel de techniques, de poissons et d’approches radicalement différentes, un point commun sort du lot. Le relâché après une animation. La plupart des poissons attendent ce moment pour s’emparer du leurre, de la mouche ou de l’appât. Etude d’une phase de l’action de pêche qui fait la différence.

    Par Philippe Boisson

    A priori, aucun lien ne relie un pêcheur de truite à la nymphe à vue à un champion de la pêche du sandre à la verticale. Rien non plus d’évident entre un pêcheur de black-bass opérant au milieu d’arbres noyés et un pêcheur de brochet habitué aux grands espaces des lacs alpins. Et pourtant, tous ont compris qu’il existe une clef principale de la réussite, qui les unit au final. Chaque poisson a sa propre façon de se nourrir, lançant son attaque sur un leurre ou se décidant à prendre une nymphe uniquement dans des conditions très particulières. A l’étude de cet ensemble  de constatations, on se rend compte, en définitive, que la plupart des poissons prennent le leurre, la nymphe ou l’appât, lors du relâché faisant suite à une traction qui dans bien des cas, a attiré simplement l’attention du poisson. Ce que l’on appelle “l’animation” et qui évoque la vie donnée à une chose inerte, méritait une petite analyse. Elle s’est révélée passionnante !


    L’école de la pêche à vue

    Quelle merveilleuse école que celle qui consiste à pêcher en voyant les poissons et parfois même ce qu’on leur propose. Chaque espèce a sa façon d’analyser la chose qu’on lui présente. Et si l’on va plus loin dans la réflexion, on constate qu’il existe, pour une même espèce, des différences entre certaines rivières, ou tout simplement au sein de mêmes cours d’eau, selon que la pression de pêche s’y révèle faible ou forte par exemple. Les pêcheurs de truites sauvages à la nymphe à vue savent bien à quel point l’animation de la nymphe peut, soit pousser la truite à prendre, soit la faire détaller à toutes nageoires. La pêche à vue reste un archétype de technique empirique, où l’on apprend, par la répétition de gestes heureux ou malheureux, ce que sont de bonnes et de mauvaises décisions. Il y a un côté très primaire dans tout cela et les premiers chasseurs comme les premiers pêcheurs de notre espèce ont dû certainement procéder de la même façon. Le fait qu’ils pêchaient et chassaient pour se nourrir les a sans doute poussés à développer une intelligence salutaire, sans quoi nous ne serions sans doute pas là pour aller à la pêche pour notre simple plaisir ! A force de tenter des milliers de truites, on finit par s’imprégner de ce qui leur plaît le plus. Souvent pas grand chose, un petit relevé de deux centimètres au bon moment quand plus serait trop… Le but étant d’attirer leur regard sur cette chose qui à leurs yeux à fait une erreur en se montrant un peu trop. Cependant, si la première étape de cette micro-animation a marché, la suite est infiniment plus délicate. C’est elle qui poussera la truite à prendre ou à refuser. Le piège fonctionne uniquement si le relâché est totalement libre. Or en animant, le fil se tend immanquablement, et la qualité du relâché se trouve donc conditionnée par la tension du fil. Cet exemple résume tout l’art de la pêche à la nymphe, qui demande des années de pratique pour tenter de maîtriser des posés parfaitement détendus. A cette pêche d’adresse, les meilleurs pêcheurs sont des as en la matière. La pêche à vue procure parfois l’occasion de faire des rencontres inattendues. La carpe est un poisson fascinant à pêcher à vue. Ne les cherchant pas spécifiquement, cela donne l’occasion pour moi d’improviser avec les moyens du bord. Le sandwich de midi, le pain, son contenu, des filtres à cigarettes, des petits leurres souples aromatisés, des nymphes, des streamers… La carpe est un poisson curieux mais méfiant et si l’on arrive à l’ approcher sans l’apeurer, alors sa curiosité l’emporte souvent sur sa méfiance. Ces expériences occasionnelles sont riches d’enseignements, car les carpes en questions, croisées lors de sorties de pêche à la mouche ou aux leurres, n’ont pas l’habitude d’être pêchées dans très peu d’eau en pleine journée, sans amorçage préalable, voire pour ce qui est de la pêche avec des filtres à cigarettes, des nymphes ou des streamers, sans odeur particulière. Quel que soit l’appât ou le leurre proposé, seul son comportement dans l’eau permet de gagner leur confiance. A la moindre erreur, une crainte perceptible s’installe en un quart de seconde et c’est la panique dans tout le banc. Après quelques tentatives, on comprend assez vite ce qu’elles ne supportent pas. Une carpe qui voit l’impact de quoi que ce soit tombé dans l’eau devant elle, même à deux ou trois mètres, est mise en éveil et se méfie. Généralement elle change sa route. A l’essai suivant, elle fuit avec ses copines. La seule façon de réussir consiste à poser sur le fond ce qui lui est destiné avant qu’elle n’arrive sur la zone. Ensuite, lorsqu’elle se trouve à quelques décimètres et quelle n’a pas été alertée, il suffit alors de décoller l’appât de dix centimètres et de le laisser se poser à nouveau librement sur le fond. Sa curiosité est alors éveillée et la carpe choisit souvent de venir goûter cette chose très étrange qui ne ressemble à rien de ce qu’elle connaît et qui un court instant semblait animé de vie. La carpe dès lors l’aspire, la goûte, puis la recrache immédiatement si celle-ci lui semble inodore, inhabituelle ou désagréable. A vous de ferrer avant qu’elle ne recrache.

    L’exemple du sandre

    Adolescent, je dévorais les écrits d’Henri Limousin et d’Albert Drachkovitch à propos de la pêche du sandre au poisson mort manié. Pas avares de détails, les deux compères ont sans doute écrit au final l’équivalent de deux bibles sur cette pêche et ce poisson sans jamais donner « LA » clef de la réussite, celle qui fait toute la différence. J’ai du mal à croire que cet errementt n’était pas volontaire tant la chose est importante. Le sandre prend sur les relâchés (remarquez la similitude avec la pêche de la truite à la nymphe !) et quasiment jamais sur les tractions. Rien ne lui plaît plus qu’une monture qui redescend en planant ou qu’un leurre bien décidé à rejoindre le fond. Le percidé suit le leurre descendant et se décide à le prendre seulement après une observation plus ou moins longue. Si une animation intervient lors de cette phase d’observation, cela suffit à le faire changer d’avis, voire à lui foutre la frousse. On pourrait penser qu’il s’agit d’un comportement de méfiance et que l’animation en question trahit la présence du pêcheur. C’est sans doute le cas sur les plans d’eaux sur-pêchés, mais il s’agit avant tout d’un comportement naturel de ce poisson. J’ai pêché au poisson mort manié durant des années sans apporter d’attention particulière à ces phases de relâchés. Même à cette époque où le sandre était considéré comme un envahisseur, mes résultats étaient bien maigres en regard des densités exceptionnelles de carnassiers qui se promenaient sous ma canne. C’est en observant un très bon pêcheur local, qui ne connaissait ni Drachkovitch ni Limousin et qui pêchait au cadre avec des montures casquées, que la chose m’apparut alors évidente. En lui faisant remarquer qu’il apportait une attention très particulière à la façon d’accompagner la descente suite à une traction, d’une façon très précise, dans une sorte de chute libre très contrôlée, il me répondit « ah oui, c’est vrai, il ne prennent que comme ça… »
    Filmé pour un DVD Pêches sportives, le belge Wim Van de Velde me fit découvrir les secrets de la pêche à la verticale. A la différence de la pêche au poisson mort manié, la verticale se veut minimaliste. Fini les grandes tirées de quatre-vingt centimètres et les longues descentes accompagnées.
    Rappelons qu’en verticale “hollandaise”, le bateau avance très lentement au moteur électrique, chose interdite en France où cela est assimilé à une pêche à la traîne. La technique du plat pays souffre d’une appellation trompeuse, à l’origine d’un amalgame entre la pêche à la “dandinette”, au jig, et à tout ce qui est animé verticalement. La technique hollandaise est en réalité une pêche à l’horizontale, puisque une fois le leurre décollé du fond de quelques centimètres, celui-ci avance, sous l’effet du bateau, parallèlement au fond. Les touches ont le plus souvent lieu lors de cette phase où aucune animation ne vient perturber la marche du leurre. C’est la raison pour laquelle nombre de touches surviennent lorsque l’esprit divague. Moins on en fait, plus on prend. Si le décollage du leurre ne demande aucune attention, la façon dont on le dépose régulièrement (ce qui permet de reprendre contact avec le fond) demande un coup main particulier. Wim est toujours très concentré durant cette phase, car il sait que c’est un moment propice aux touches, sinon à l’intérêt que va porter le carnassier à ce leurre bien tentant. Il serait intéressant qu’un jour quelqu’un prenne le temps d’essayer de filmer l’attaque d’un sandre sur un leurre de pêche en verticale. Suivent-ils le leurre sur plusieurs animations ? Ont-ils des réactions de panique face à certaines animations ? L’expérience serait riche d’enseignements. La méthode de Wim semble enfantine et pourtant ce pêcheur ressent énormément de choses, provoque des touches, sait ce qui leur plaît et ce qui les rebute. Et comme il le dit lui-même, ce feeling particulier ne s’apprend pas dans les livres… Mais les belges et les hollandais ont plus d’un tour dans leur besace. Lorsque le vent devient trop fort, impossible de guider le bateau convenablement. La limite de la pêche à la verticale est alors atteinte et une autre technique doit prendre le relai. Chez eux, il s’agit de la pêche en “diagonale”, encore un terme très imprécis, que les pêcheurs interprètent parfois de façons diverses. Cette technique est beaucoup plus proche de la pêche au poisson manié que ne l’est la verticale. Puisque le bateau vit sa vie, autant le laisser faire. La pêche se déroule derrière lui à vingt ou trente mètres avec un leurre souple fortement lesté. Le pêcheur décolle le leurre du fond d’au moins cinquante centimètres et apporte une attention toute particulière à la redescente sur le fond, car les touches ont bien évidemment lieu durant cette phase. Le mouvement est ainsi répété à l’infini tant que la dérive couvre des postes intéressants.


    Le regard du black-bass

    S’il est un poisson qui observe longuement avant de se décider à prendre c’est bien le black-bass. Notre centrarchidé remporte haut la main la palme du poisson le plus interactif avec le pêcheur. La pêche à vue permet de profiter pleinement de ce spectacle, car c’en est un. Un black-bass ayant été pris et remis à l’eau plusieurs fois devient extrêmement difficile à tromper. Le niveau de perfection à atteindre dans l’action de pêche devient alors aussi élevé que celui nécessaire à la pêche d’une grosse truite sauvage sur un parcours sur-fréquenté. A cette différence près, qu’un pêcheur de black-bass à plus de cartes entre les mains. Vous pouvez le tenter en surface, ou avec toutes sortes de créatures souples ou métalliques, des bizarreries qui font marche arrière, j’en passe et des meilleures. Face à tout cet arsenal, le plus intelligent des poissons d’eau douce aura généralement, à l’instar de la carpe citée plus haut, deux réflexes : l’envie irrésistible de venir voir, et ensuite la prudence d’attendre que la chose s’anime. Il a alors tout son temps. En général, c’est le pêcheur qui craque en premier, pensant qu’une animation le poussera à attaquer. Très souvent, l’inverse se produit. Il faut avoir vu des black-bass observer quelque chose qui vient de tomber sur l’eau, la mobilité des yeux, le mouvement des nageoires, le corps en tension. S’il lance son attaque, c’est que la chose lui paraît d’une part comestible et d’autre part “crédible”. Avec les leurres souples coulant lentement (de type Senko) le jeu est tout aussi passionnant. Lors de sa descente, le poisson le suit et l’observe, ne se décidant à s’en emparer que si la chute est parfaitement libre. Toute retenue est suspectée. Pour le black-bass comme pour le sandre, ce comportement naturel est influencé par l’expérience qu’acquièrent les poissons lorsqu’ils sont confrontés à des leurres. Beaucoup de scientifiques refusent d’accorder de l’intelligence aux poissons, préférant plutôt parler d’accoutumance. En théorie, notre intelligence d’humains modernes, devrait nous permettre de venir rapidement à bout de la dernière truite, du dernier black-bass ou du dernier sandre. Or, il nous faut au minimum quinze ans d’existence pour arriver à tromper la méfiance de poissons qui pour certains en ont à peine trois ! Même des poissons d’élevages introduits à l’âge adulte dans une pièce d’eau s’adaptent en deux ou trois journées à une nouvelle technique de pêche !
    Plus les années passent, plus j’accorde de l’attention à ce qui se passe lors des phases où mon leurre redescend à la suite d’une animation. Plus qu’un simple suivi, cet accompagnement peut se travailler, se modeler, s’anticiper, en fonction, lors du relâché du leurre choisi, de l’espèce recherchée et de son humeur du jour. Le type de poste sur lequel évolue le leurre conditionne l’action, en fonction de la nature de la pente, du changement de la vitesse du courant, afin de détendre au bon moment, au bon endroit, pour provoquer la touche. C’est toute la magie de la pêche, de la compréhension de ce qui est invisible. C’est aussi ce qu’on appelle “le sens de l’eau”.

  • Gironde : embarquez avec Jérôme Rabin

    Gironde : embarquez avec Jérôme Rabin

    Guide de pêche en Gironde depuis peu, Jérôme Rabin nous informe qu’il est prêt à accueillir les pêcheurs pour pratiquer un large panel de techniques de pêche en eau douce ou en mer. La pêche des carnassiers sur les grands lacs landais de Sanguinet ou de Biscarosse, la pêche du bar ou du maigre du côté d’Arcachon, mais aussi la pêche au coup.

    Renseignements :
    www.peche-en-gironde.com

  • Finistère : Pêche du bord de mer, les meilleurs spots du Léon

    Finistère : Pêche du bord de mer, les meilleurs spots du Léon

    Cet ouvrage, véritable « bible » pratique et pédagogique de la pêche en bord de mer, apporte aux pêcheurs débutants ou confirmés, une connaissance approfondie des meilleurs lieux de pêche du Pays du Léon, cet ancien comté breton situé dans le nord ouest du Finistère. Quand et comment les pratiquer ? Quel matériel utiliser ? Où se loger ? Quelles activités touristiques pratiquer pour les accompagnants non férus de pêche ? La région du Léon fait actuellement l’objet d’une étude cofinancée par l’Europe à hauteur de 13 000 Euros, sur les 29 000 Euros d’investissement global. Porté par l’Office intercommunautaire du Léon, ce projet doit permettre au pays du Léon de devenir un vrai pôle touristique de pêche en Finistère, capable de capter une partie des amateurs français et européens et de développer économiquement l’ensemble des communes concernées, à travers une offre complète alliant la pêche, les hébergements et les autres offres touristiques. Cette étude s’inspire d’exemples similaires qui existent en Irlande.

    Renseignements :
    http://www.paysduleon.com/fr/demande_de_brochures

  • Fiche leurre : Berkley / Ripple Grub

    Fiche leurre : Berkley / Ripple Grub

    Moins connu que son frère le Ripple Shad, le Ripple Grub n’en est pas moins efficace. Les leurres à caudale falciforme sont un peu passé de mode, sans doute parce qu’ils rappellent les premiers “twist”. Grossière erreur, car ils marchent toujours aussi bien. Ils permettent en plus de proposer aux poissons autre chose qu’un shad. Mis au point par Sylvain Legendre, le Ripple Grub reprend le principe du légendaire Mean Dude de Mister Twister, bien connu des pêcheurs de sandres. Sa caudale très fine permet une nage permanente, à la descente comme à l’arrêt sous l’effet du moindre courant. Une réussite incontestable qui existe en trois tailles et qui, par conséquent, fera autant le bonheur des pêcheurs de sandres que de brochets.

    Conseils d’utilisation :
    A monter sur une tête lestée de forme sabot ou football (Berkley produit des têtes qui lui vont comme un gant). Par sa nage, le Ripple Grub reste actif là où les shads sont inopérants. A vous d’en profiter pour adapter la plombée aux postes pêchés, que ce soit en verticale ou en power fishing.

    Prix conseillés :
    8,50 e en 16 cm (pack de 3). 6,50 euros en 8 cm (pack de 6). 6,90 e en 12 cm (pack de 4).
    Sept superbes coloris disponibles.

  • Gamme Strategik Predator, de nouveaux hameçons techniques chez VMC

    Gamme Strategik Predator, de nouveaux hameçons techniques chez VMC

    Notre fabricant français d’hameçons, VMC, vient d’enrichir sa gamme 2012 d’un certain nombre de nouveautés, dont une gamme d’hameçons techniques bien pensés et de très bonne facture : la gamme Strategik Predator. Même si VMC est déjà un des leaders mondiaux de l’hameçon, cette gamme va lui permettre de rentrer sans conteste dans le cercle très fermé des producteurs d’hameçons haut de gamme très techniques.

    Par Philippe Collet

    La gamme Strategik Predator a été mise au point avec des champions américains comme Mike Iaconelli, vainqueur du Bassmaster Classic 2003. Elle regroupe de nouveaux modèles d’hameçons comme un trailer à spinnerbait, plusieurs hameçons texans, des hameçons à swimbaits lestés ou non dont un modèle à palette, des modèles d’hameçons flipping et wacky. Ces hameçons ont la particularité d’avoir un très bon piquant dû à une pointe meulée. Ils ont pour la plupart un œillet fermé par de la résine époxy, ce qui évite aux fils fins et surtout à la tresse de sortir de l’œillet ou de s’y coincer et de risquer de se couper.

    Les hameçons Spinshot Wide Gap

    VMC a décliné son modèle Spinshot, mis sur le marché avec succès en 2011, en Spinshot Wide Gap. Le montage Spinshot qui existait avec un hameçon dropshot de la gamme est maintenant proposé avec un hameçon texan wide gap (large ouverture). Il comporte un émerillon enfilé sur l’œillet, qui permet de réaliser un montage rapide en dropshot et donne une liberté de mouvement inégalée au leurre qui tourne sans aucune contrainte autour de l’axe de l’émerillon. De cette façon le montage ne vrille pas et le leurre est beaucoup mieux engamé puisqu’il peut tourner librement. Le Spinshot Wide Gap est adapté à la pêche des endroits encombrés. Il est décliné en taille 1/0, 2/0 et 3/0 et vendu en blister de 4 hameçons sous la référence VMC 7342 SH.

    Les hameçons texans

    Les hameçons texans possèdent un œillet fermé par de la résine. Ils ont une pointe renversée de 3° la pointe s’écarte de 3° du plan de l’hameçon, ce qui permet un meilleur dégagement au ferrage. Cette amélioration a été réalisée suite à une demande des compétiteurs américains qui tordaient leurs hameçons droits à la pince pour légèrement les renverser. Avec ce nouveau produit, ils ne risquent plus de casser leurs hameçons ou de les fragiliser en les customisant. Les hameçons texans de la gamme STRATEGIK existent en deux formes, Wide Gap et Worm, en version normale ou renforcée (Heavy Duty).
    Les Wide Gap sont ventrus et particulièrement conseillés pour les montages weightless, texas ou carolina. Les modèles Worm sont plus adaptés aux leurres longilignes et aux montages texas ou carolina. Les modèles renforcés sont à réserver à la pêche des gros poissons dans les postes encombrés. Ils sont déclinés dans des tailles plus importantes que les autres.
    Le modèle Heavy Duty Wide Gap est particulièrement adapté la pêche des gros brochets mais aussi à l’équipement de têtes plombées articulées pour la pêche en mer. Les modèles en taille 7/0 et 8/0, assez rares sur le marché, conviennent particulièrement à l’armement de gros leurres. Ces hameçons sont déclinés de la taille 2 à la taille 8/0 selon les modèles. Ils sont vendus en blisters de 6, 5 ou 4 pièces sous les références VMC 7342 WG, 7348 WG, 7347 WM, 7343 WM.

    L’hameçon trailer

    Cet hameçon droit très piquant et solide possède un œillet surdimensionné qui permet le passage facile de la pointe de l’hameçon d’un spinnerbait, d’un buzzbait ou d’un chatterbait. Il est fourni avec un morceau de gaine souple de type silicone enfilé sur l’œillet, destiné soit à être percé directement en enfilant l’hameçon chance, pour le bloquer en place, soit à être retirée et piquée sur l’hameçon du leurre après y avoir enfilé l’hameçon chance.
    Cette dernière façon de procéder laisse libre mouvement à l’hameçon supplémentaire et lui permet de mieux jouer son rôle à la touche.  Elle doit être toutefois réservée à la prospection de postes peu encombrés.


    Les hameçons heavy duty swimbait

    Ces hameçons forgés renforcés à large ouverture de type wide gap sont différents des hameçons texans classiques dont la hampe forme un décrochement pour bloquer le leurre que l’on y fixe. Ils sont le plus souvent utilisés pour armer des soft swimbait, généralement des leurres souples à caudale et prospecter des secteurs encombrés. Leur œillet est placé dans le même plan que l’hameçon (qui n’est cette fois pas renversé). Il est doté d’un ressort de maintien sur lequel on visse la tête du leurre. Il reste ensuite à piquer le leurre de façon classique par le milieu du corps et à cacher ou non la pointe de l’hameçon dans le plastique. Piqué en tête de cette façon, le leurre se dégage beaucoup mieux à la touche qu’avec un montage classique, ce qui offre plus de réussite au pêcheur. Avec le seul poids de l’hameçon, le leurre est maintenu dans un plan vertical et peut couler de façon naturelle. Cet hameçon est proposé en blisters de 4, des tailles 3/0 a 7/0 sous la référence VMC 7346 SB.
    Pour permettre des prospections plus rapides ou une pratique dans des eaux plus profondes, ces mêmes hameçons sont proposés en version lestée de 3.5 grammes, pour les 3/0 et 4/0, 5 ou 7 g pour les 5/0 et 6/0, 7 ou 10 g pour le 7/0. Le lest peut être déplacé le long de la partie avant de la hampe en lui faisant décrire un quart de tour pour le déverrouiller. Cela permet un réglage plus ou moins planant ou piqué de la nage du leurre. Ces hameçons baptisés Heavy Duty Weighted Swimbait sont proposés en blisters de 4 sous la référence VMC 7346 WT.
    L’hameçon existe enfin en version lestée à palette : Heavy Duty Bladed Swimbait. Il possède un petit clip fixé à l’arrière du lest qui permet d’accrocher la boucle libre de l’émerillon relié à une palette. Il est livré avec deux palettes, une palette feuille de saule et une palette colorado. L’efficacité supplémentaire apportée par cet accessoire n’est plus à prouver pour le brochet. Il est proposé à l’unité en 3, 5 ou 7 g pour le modèle en taille 4/0 ou 5, 7 ou 10 g pour le modèle en taille 6/0. Sa référence est VMC 7346 BD.


    Les hameçons Flippin’

    Les hameçons Flippin’ et Heavy Duty Flippin’ sont destinés à la pêche en flipping. Très piquants et avec une hampe droite, ils permettent de prospecter rapidement sous la canne et d’extraire les poissons en force des obstacles. Ils sont munis de deux ergots pour permettre un bon maintien du leurre. Leur œillet est fermé avec une goutte de résine. Ils possèdent un espace suffisant derrière l’œillet pour une fixation par la hampe, comme nos traditionnels hameçons à palette. En montant ainsi l’hameçon et en repassant le fil par l’œillet, le montage est plus résistant et la plombée fixe ou coulissante située devant ne peut pas frapper le nœud et l’affaiblir. Ces hameçons sont déclinés du 2 au 5/0. Référence VMC 7345 FL et 7341 FL, blisters de 6, 5 ou 4 pièces.

    Les hameçons Wacky

    Pour clore cette gamme STRATEGIK, VMC propose deux modèles d’hameçons Wacky. Un modèle simple et un modèle weedless ou anti accroche. Ces hameçons très piquants, à large ouverture et œillet fermé par une goutte de résine, servent à armer des worms par leur centre. Sur la version weedless, la pointe de l’hameçon est protégée par un petit anti accroche métallique. Ces hameçons sont déclinés de la taille 4 à 4/0 et vendus par blisters de 6, 5 ou 4 pièces.

  • Sakura / Golem 600 F

    Sakura / Golem 600 F

    Très imposant pour un crankbait, le Golem 600 F ne fait pas dans la dentelle. Il fait partie des trois ou quatre plus gros leurres dans cette catégorie. De ce fait, il a été conçu pour provoquer les brochets, silures, gros sandres et black-bass. Sa profondeur maximale de pêche atteint les six mètres, soit deux bons mètres de plus que la plupart de ces concurrents. Sakura répond donc à l’attente de nombreux pêcheurs, qui demandent depuis longtemps un crankbait qui puisse pêcher à cette profondeur. Certes sa manipulation souffre quelque peu de la pression qu’il exerce sur la ligne. Une canne spéciale crankbait s’avère très utile pour plus de confort.

    Longueur : 8 cm (hors bavette).
    Poids : 29 g.

    Conseils d’utilisation :
    Le Golem 600 F s’utilise comme tous les crankbaits flottants, en récupérant canne basse et en moulinant rapidement sur les premiers mètres pour le faire plonger plus vite. Ensuite, on doit le sentir travailler à son rythme. Ne pas hésiter à faire des arrêts de quelques secondes. Les sandres y sont très sensibles et les brochets également).

    Prix conseillé : 12 e.
    Liste des points de vente : www.sakura-fishing.com