Catégorie : Evasion

  • Pour tout savoir sur la formation du Massif du Jura et de ses rivières

    Pour tout savoir sur la formation du Massif du Jura et de ses rivières

    Réalisé par Jean-Philippe Macchioni, un grand nom du documentaire Franc-Comtois, Jura, le temps d’une montagne nous fait voyager dans le temps, jusqu’à -256 millions d’années pour retracer la naissance et évolution du Massif du Jura. Bien vulgarisé et bien rythmé, ce passionnant documentaire de 37 mn se regarde et s’écoute avec le plus grand intérêt. Après l’avoir regardé, on voit sa rivière préférée autrement !

     

    Photo : © DR.

  • A contre courant, un film qui donne la pêche !

    A contre courant, un film qui donne la pêche !

    Des images superbes, une équipe de copains soudée, passionnée de pêche de la carpe, mais aussi de cadrage, de montage et de réalisation de films vidéos de qualité. Découvrez A contre courant, un film qui donne vraiment la pêche, même si les carpes ne vivent pas trop en haute montagne…

    https://www.facebook.com/escapefeeling/?hc_ref=ARSE2eqd4Xli4EP-yqhakfKJn95AyHats6m2EJT2HMHrEKvRtFsE8DQ0Ma3yqv0Vobc&fref=nf

    https://www.facebook.com/escapefeeling/videos/1571358266285457/

  • Finlande. « Si tu passes là-bas, vers le Nord… »

    Finlande. « Si tu passes là-bas, vers le Nord… »

    Pour atteindre Kuhmo, cette toute petite ville au nord de la Finlande et toute proche de la Russie, il nous a fallu traverser pendant sept heures une immense forêt finlandaise, macadam uniformément épaulé de sapins. La monotonie de la route n’est même pas rompue par la traversée de villages, de simples regroupements de maisons au milieu des bois, ni par les immenses lacs que nous côtoyons sans jamais les voir vraiment.

    Avant de nous installer dans notre petit hôtel, nous avons rencontré Juhani notre premier contact dans la région, en fait un garde-pêche qui doit nous guider durant les quatre jours que nous allons passer dans ce coin, première étape de notre voyage d’exploration qui doit durer trois semaines. Même avec les moyens actuels de communication, l’organisation de ce séjour aurait pu être difficile et peut être qu’on aurait “tapé en touche” pour une autre destination si le hasard ne nous avait pas donné un petit coup de pouce. Avant de repartir pour la énième fois en Argentine en début d’année, nous avions visionné une vidéo de pêche sur la rivière Äyskoski, qui, comme chacun sait, se trouve en Finlande. Et comme ce pays n’est pas une destination très connue, nous avions pensé que dès notre retour, nous allions fouiller dans cette direction. Trois jours passés au bord du Lac Strobel en compagnie de notre compagnon de pêche Jasper et nous voilà en train de discuter de nos projets de pêche et de cette idée d’aller peut-être en Finlande.

    « La Finlande ? Mais je suis finlandais, nous répond- il, et je connais très bien celui qui a fait cette vidéo. J’ai gardé là-bas de nombreux contacts et je peux vous organiser ça ! » En fait, nous avons appris le lendemain que le Jasper avec qui nous étions en train de pêcher était Jasper Pääkkönen, le comédien le plus populaire en Finlande, qui a joué le frère du roi Harald Finehair dans la série Vikings et ce gars est un fou de pêche. Il profite de sa notoriété pour militer pour la protection des rivières. Le fait est qu’il a tenu parole et qu’entre deux pauses lors des tournages en Irlande de la nouvelle série, il trouvait un moment pour nous organiser le séjour. Ainsi nous voilà dans sa ville natale, petite bourgade entourée par un chapelet de lacs reliés entre eux par de petites rivières de quelques centaines de mètres. Le lendemain, nous avions prévu de pêcher deux d’entre elles assez isolées et peu courues semble-t-il….

    Un canoë fixé sur le toit, nous suivons la voiture de Juhani jusqu’à un petit pont où tout en ouvrant une carte, il nous montre le trajet qu’on doit accomplir et notre lieu de rendez-vous en soirée. Deux rivières à descendre, un lac à traverser, pourquoi pas essayer… Mais lorsque je vois la puissance du torrent de cette première partie du parcours, je comprends pourquoi les Finlandais appellent leurs rivières des “rapids” ! Sûr qu’en se jetant dans ces flots parsemés de gros rochers, c’est à la nage que l’on risque de terminer le périple !

  • Mexique, Pacific dream

    Mexique, Pacific dream

    Un voyage de 12 000 kilomètres, un autre océan et un retour vers le futur, dans un Mexique qui a choisi de faire interdire la pêche professionnelle au filet au profit de la pêche sportive. La petite ville de Zihuatanejo vit pour et par la pêche au rythme des migrations des grands poissons.

    Une baie paisible, les tangons des bateaux de traîne qui cliquètent au gré du clapot. Sur le quai, un portique où l’on imagine Hemingway, Zane Grey, Stu Apte ou Pierre Clostermann posant fièrement avec leurs prises. Au niveau de l’équateur, l’Océan Pacifique grouille de vie. Ce pays charnière entre deux Amériques et deux océans, se trouve au carrefour de cultures radicalement différentes. Aujourd’hui, en tout cas dans le nord du pays, l’influence américaine est partout. Ils viennent nombreux des états du sud et notamment de Californie toute proche. Un lien démographique lie les deux pays, puisqu’un million de citoyens américains vivent au Mexique et l’immigration mexicaine aux USA reste très importante malgré la tristement célèbre “barrière” qui sépare matériellement les deux pays. A Zihuatanejo, on est autant au Mexique qu’en Californie. Dans les restaurants, des écrans diffusent en permanence les matchs de baseball, de basket ou de football américain. La police est partout, armée jusqu’aux dents. La paisible petite ville côtière ressemble à un volcan qui peut se réveiller à tout moment.

    L’histoire de la pêche sportive sur le modèle américain au Mexique a donné lieu à une histoire drôle bien connue dans les deux pays et même bien au delà.

    Un Américain rencontre un Mexicain, ils sympathisent et échangent quelques mots sur leurs activités respectives. L’Américain demande alors au Mexicain de quelle façon il occupe ses journées. Le Mexicain lui répond : “je dors tard, pêche un peu, joue avec mes enfants, fait des siestes avec ma femme Maria, me promène dans le village le soir, joue de la guitare avec mes amis. Je mène une vie bien remplie…”. L’Américain se moque et lui dit “ je suis en MBA de Harvard et pourrais vous aider. Vous devez passer plus de temps à la pêche, acheter un plus gros bateau, et ensuite acheter plusieurs bateaux pour avoir une véritable flotte de bateaux de pêche, et faire la même chose tout au long de la côte et même venir aux Etats- Unis et reproduire ce modèle à Los Angeles ou à Key West”. Le Mexicain dit, “oui mais pour combien de temps ?”. “Disons 15 à 20 ans, mais vous aurez gagné des millions ! ”

  • Débat : Slovénie, un Paradis perdu ?

    Débat : Slovénie, un Paradis perdu ?

    C’est l’histoire d’un pêcheur qui revient pêcher les rivières slovènes près d’un quart de siècle plus tard. C’est aussi l’histoire d’un exilé halieutique qui fuit les eaux devenues insalubres de son pays et qui, tel un poisson migrateur, vient se ressourcer dans les courants purs de la majestueuse Sava Bohinjka. Mais peut-être aurait-il mieux fait de rester chez lui… Ce qui pourrait être le commencement d’un roman divertissant n’est que la triste réalité. Cet article, rédigé sous la forme d’un billet d’humeur, compte sur vos réactions pour initier un mouvement de contestation de la gestion déplorable des rivières de Slovénie.

    22 ans que je n’étais pas retourné en Slovénie. 22 ans durant lesquels je m’étais juré de ne jamais plus y reposer mes waders. J’avais tout juste 22 ans à l’époque et je n’avais pas compris pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on avait – en beaucoup mieux – à la maison ! Dès lors que chaque jour, la Loue et le Doubs comblaient mes petits espoirs de jeune pêcheur à la mouche. Les temps ont bien changé. Les rivières comtoises sont au plus mal, en sursis même puisque l’hiver qui commence à peine recense déjà quelques poissons malades et que rien ne laisse présager un avenir meilleur pour le moment. L’idée d’un retour à la pêche des eaux slovènes est née d’un renoncement à partir dans le Montana pour des raisons de dates un peu tardives mais aussi la perspective d’un séjour bien trop court pour une destination aussi lointaine. Il y a peu de temps de cela, un ami, bon connaisseur des rivières comtoises, me confiait qu’il était allé plusieurs fois pêcher en Slovénie et qu’il n’avait pas eu l’impression de pêcher dans un “réservoir”. Un autre s’était avéré ravi de prendre 50 truites par jour, dont 80% d’arc-en-ciel portions, sur un petit affluent de la Sava Dolinka.

    Les franc-comtois, dont je suis, se voient aujourd’hui contraints d’aller chercher ailleurs ce qu’ils n’ont plus chez eux. Bien sûr qu’il est encore possible de pêcher à la mouche sur le Doubs et sur certains parcours de la Loue. Bien sûr que les rivières du Jura restent encore relativement riches en truites sauvages. Mais lorsqu’on a connu ces rivières dans de meilleures conditions et que l’on lutte aujourd’hui pour l’amélioration de leur état, difficile de faire comme si de rien n’était. En Europe, les rivières où la pêche à vue est possible ne sont pas légions. Cela exclut les pays situés au nord de la France comme la Suède, la Finlande, l’Écosse ou encore l’Islande, aux eaux très sombres. De ce point de vue, la Slovénie offre des rivières merveilleuses, comme la Sava Bohinjka, une rivière d’émeraude qui finit sa course dans le Danube à Belgrade, après avoir traversé la Croatie.

     

  • Creuse : le guide 2012 de la pêche est sorti

    Creuse : le guide 2012 de la pêche est sorti

    Edité par l’Agence de développement et réservation touristiques, en partenariat avec la Fédération de la Creuse pour la pêche et la protection du milieu aquatique, « Destination Pêche » est un petit guide de promotion de la pêche dans le département de la Creuse. Vous y trouvez une carte des cours d’eau, avec leur classement piscicole, et la réglementation en vigueur. Un livret présente les différents acteurs du secteur de la pêche creusoise ainsi que les barrages, retenues et plans d’eau et les étangs fédéraux. En plus d’un agenda regroupant les évènements pêche, toutes les informations pratiques à l’usage des touristes halieutiques complètent ce guide 2012. Ces documents sont disponibles auprès de la Fédération de pêche, des AAPPMA et de leurs dépositaires de cartes de pêche, des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative creusois, de l’ADRT, et des hébergeurs. Un guide bien utile si l’on veut découvrir ce magnifique département sauvage et riche de pêches de qualité.

     

    Renseignements :

    www.tourismecreuse.com

    www.enviesdecreuse.com.

  • La haute vallée de l’Aude

    La haute vallée de l’Aude

    L’Aude est un petit fleuve côtier qui se jette en Méditerranée, tout près de la frontière du département qui porte son nom et de l’Hérault. En amont de Limoux (célèbre pour sa blanquette), qui marque l’entrée dans la haute vallée de l’Aude, le fleuve est classé en première catégorie piscicole et abrite une population de truites et d’ombres.

    La société de pêche « La Garbuste Campenoise », rattachée à l’AAPPMA de Quillan, gère un linéaire de plusieurs kilomètres de l’Aude autour de Campagne- sur-Aude. Son dynamique président, David Fernandez, se bat avec son conseil d’administration pour protéger le fleuve et ses affluents. Dans cet environnement préservé de la haute Vallée, la société de pêche doit toutefois se battre pour limiter les atteintes portées au milieu par la multitude des ouvrages hydroélectriques situés en amont, tant du point de vue des marnages que d’une nuisance beaucoup plus sournoise qui est l’ensablement du cours d’eau. Les ouvrages empêchent en effet un vrai fonctionnement du fleuve et l’évacuation régulière, lors des crues, de ce matériau naturel arraché au bassin versant.Le sable colmate les frayères et réduit la productivité et la biodiversité du fleuve. La société de pêche ne pratique plus qu’une gestion patrimoniale de la truite et travaille sur les milieux et la lutte contre les atteintes qui lui sont portées. L’ombre commun a été introduit sur la rivière, où il s’est implanté avec succès. Nous avons pu constater lors de notre visite que les populations d’ombres adultes étaient bien présentes, et surtout observer partout dans les bordures des populations d’ombrets et de truitelles de l’année tout bonnement impressionnantes.

    David Fernandez a compris que pour pouvoir mener à bien sa mission et obtenir l’écoute nécessaire auprès des décisionnaires, il fallait aussi apporter des réponses économiques.