Catégorie : Environnement

8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

  • Soutenez l’association Bloom contre la sur-pêche !

    Soutenez l’association Bloom contre la sur-pêche !

    Il est scientifiquement démontré que les subventions sont la cause majeure de la surcapacité de pêche et du développement de méthodes de pêche toujours plus performantes, responsables du pillage des ressources marines, de la destruction des emplois et de l’aggravation de l’insécurité alimentaire.

    Comme toutes les associations, Bloom a besoin de dons :

    http://subventions.bloomassociation.org/?utm_source=CO-ST&utm_medium=email&utm_campaign=subventionsjuin2017&utm_content=generique

  • C’est parti pour Fleuves grandeur Nature !

    C’est parti pour Fleuves grandeur Nature !

    L’Union Européenne, la Ligue de l’Enseignement et de l’Education permanente, et ses partenaires (Solidarci en Italie et la Ligue de l’Enseignement 42 en France) lancent le projet  Fleuves Grandeur Nature. Durant les trois prochaines années, un travail collaboratif ambitieux devrait permettre le développement d’outils pédagogiques novateurs autour de la connaissance de nos bassins versants et de la compréhension de l’ensemble des enjeux inhérents à l’eau et aux milieux aquatiques. Les outils seront déclinés sous forme de malles pédagogiques diffusées sur chaque bassin ainsi que sous la forme d’un site internet interactif d’activités de découverte et d’apprentissage. Selon les sujets de travail, ces outils seront déclinés pour être utilisés par et pour un public très large ; éducateurs, animateurs, formateurs, enfants, grands publics… Le projet concerne huit bassins fluviaux en Europe dont deux en Belgique (Meuse, Escaut, Seine, Rhône, Loire, Garonne, Volturno et Tibre).

    Pour permettre une adaptation pertinente du concept, à chaque territoire, le projet va nécessiter la recherche, puis la participation, de près de 10 associations locales volontaires.

    Les organismes participants pourront :

    • Aider à construire le paysage du bassin versant de manière adaptée à l’usage local ;
    • transmettre des idées d’activités pédagogiques à intégrer dans les outils ;
    • tester les prototypes d’outils (malle pédagogique auprès de différents publics) et faire remonter l’évaluation.

    Contrepartie pour les organismes volontaires sélectionnés :

    En échange du soutien apporté, les organismes partenaires bénéficieront gratuitement de la malle ainsi que d’une formation à sa prise en main.

  • La truite méditerranéenne du bas Verdon, bulletin d’information

    La truite méditerranéenne du bas Verdon, bulletin d’information

    Les AAPPMA du bas Verdon et du Verdon Colostre, publient un bulletin d’informations qui donne vraiment des nouvelles de la rivière ! Vingt pages où l’on prend des nouvelles des différentes études et travaux en cours. Le bas Verdon souffre, c’est le moins que l’on puisse dire de l’influence négative des barrages. Le déficit sédimentaire en aval des ouvrages fait l’objet d’un vaste programme expérimental de rechargement, sous le contrôle de l’AFB (présenté dans le n° 109 de Pêches sportives). Les affluents, si importants dans une rivière où le lit est fortement perturbé par le fonctionnement des barrages sont sous surveillance, de façon à ce que les truites puissent venir y frayer. Le travail accompli par ces deux AAPPMA se distingue par un diagnostic à la hauteur des maux, et par des solutions adaptées.

    Pour en savoir plus : AAPPMA Verdon Colostre: Jean-Christian Michel : lagsm.emonsite.com AAPPMA du bas Verdon: JacquesLatonaappmadubasVerdon@ hotmail.fr

  • Une nouvelle espèce découverte au large de Sydney

    Une nouvelle espèce découverte au large de Sydney

    On pense tout connaître des océans mais ils ne seraient pas plus explorés que l’espace. Les espèces des grands fonds étant encore peu connues, comme le prouve cette nouvelle espèce, jamais observée avant qu’une équipe du Museum Victoria et du Australian government’s Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) en fasse la découverte, 4000 m sous la surface au large de Sydney. La bête mesure 40 cm, a des yeux minuscules et une allure primitive.

    https://www.theguardian.com/environment/2017/may/31/faceless-fish-missing-for-more-than-a-century-rediscovered-by-australian-scientists#img-1

  • Pour 0,1% de production électrique en plus, la continuité écologique remise en cause

    Pour 0,1% de production électrique en plus, la continuité écologique remise en cause

    Le lobby de l’hydroélectricité a réussi son coup : faire modifier la loi qui encadre les suppressions et arasements de seuils. Histoire d’un hold-up qui remet en cause l’autorité de l’État et démontre, si besoin était, que dans notre beau pays, la protection de l’environnement et en particulier des cours d’eau n’intéresse malheureusement pas grand monde.

    Le 15 février 2017, le Sénat a définitivement adopté le projet de loi voté par l’Assemblée nationale le 9 février précédent, ratifiant deux ordonnances relatives à l’autoconsommation d’électricité et à la production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable. Cette loi, qui, lorsque vous lirez ce journal sera entrée en vigueur, sera inscrite au Code de l’environnement sous l’article L 214- 18-1 ainsi rédigé :

    Les moulins à eau équipés par leurs propriétaires, par des tiers délégués ou par des collectivités territoriales pour produire de l’électricité, régulièrement installés sur les cours d’eau, parties de cours d’eau ou canaux mentionnés au 2° du I de l’article L 214- 17, ne sont pas soumis aux règles définies par l’autorité administrative mentionnées au même 2°. Le présent article ne s’applique qu’aux moulins existant à la date de publication de la loi n° du ratifiant les ordonnances n° 2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l’autoconsommation d’électricité et n° 2016-1059 du 3 août 2016 relative à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables et visant à adapter certaines dispositions relatives aux réseaux d’électricité et de gaz aux énergies renouvelables”.

    Ce texte aux multiples interprétations possibles modifie, en l’aggravant, la loi sur l’eau (LEMA) du 30 décembre 2006 : il prévoit désormais que les “moulins à eau existant régulièrement” (qui bénéficient d’une autorisation ou d’un droit fondé en titre) à la date d’application de la loi et qui sont situés sur un cours d’eau classé au titre de l’article L 214-17 I 2° (Liste 2. Voir encadré) du Code de l’environnement, sont dispensés des obligations de rétablissement du transit sédimentaire et pisciaire. Ces obligations pouvaient jusqu’alors leur être imposées par l’administration et par l’ONEMA, devenu Agence Française pour la Biodiversité le 1er janvier 2017, qui aurait pu connaître un meilleur accueil de la part des Amis des Moulins !

    Ceux qui ont des intérêts directs à utiliser la force de l’eau ont réussi à faire pression sur les sénateurs au moyen d’un long travail de lobbying aidé par quelques éminents “scientifiques” à l’intégrité et l’indépendance plutôt contestable. Au Sénat, il ne manquait que le climato-septique Claude Allègre pour mieux faire passer la pilule, mais ce ne fut pas nécessaire.

  • Saumons Loire/Allier : si on parlait un peu de génétique ?

    Saumons Loire/Allier : si on parlait un peu de génétique ?

    Existe-t-il encore un espoir de sauver la souche de saumon de l’axe Loire/Allier ? Pour Pierre Affre, vétérinaire, spécialiste du saumon Atlantique, si cette chance existe, elle nécessite de s’intéresser de près à la génétique et de changer au plus vite quelques habitudes du côté du Conservatoire national du saumon sauvage.

    Le 2 mars dernier a été diffusé sur France 3 (Région Alpes) un reportage assez intéressant sur les derniers saumons de l’Allier. Dans ce petit film d’une vingtaine de minutes sont abordés nombre de problèmes environnementaux (pollutions, qualité de l’eau, barrages, seuils et autres obstacles à la migration, pêches dans l’océan, etc..) qui expliqueraient pourquoi la restauration de l’espèce Salmo salar, malgré des dizaines, voire des centaines de millions d’euros investis, stagne à des niveaux dramatiquement bas depuis plus de vingt ans sur ce bassin.

    Si l’on en croit Patrick Martin le directeur du Conservatoire National du Saumon Sauvage : « La population de saumons de l’Allier est unique, elle est même considérée par les généticiens comme la plus ancestrale d’Europe. » A l’époque glaciaire poursuit M. Martin, on avait des saumons ici, alors qu’en Ecosse, en Norvège, il n’y en avait pas… et d’ajouter que si on veut sauver les grands fleuves et les grandes rivières d’Europe, on a besoin d’utiliser et de conserver cette population de l’Allier. Au secours ! Car je ne conseillerai surtout pas à quiconque, propriétaires privés ou Etats, d’utiliser les saumons de l’Allier pour essayer de repeupler ou même d’améliorer les remontées de saumons dans leurs rivières. Cette “ancestralité” affirmée par M. Martin (on aimerait au passage connaître le nom du ou des généticiens qui lui ont soufflé cette ânerie) ne date en fait que depuis moins d’une quarantaine d’années. Tu parles d’une ancestralité ! Rappelons à M. Martin que la dernière période glaciaire en Europe, celle du Würm qui caractérise la fin du Pléistocène, remonte entre 110 000 et 10 000 ans, et il est vrai qu’à son maximum d’extension, il y a 22 000 ans environ, alors que l’Ecosse et les pays scandinaves étaient recouverts par une épaisse calotte glaciaire, les rivières du Sud de l’Europe, dont l’Allier, coulaient libres de glace et voyaient certainement remonter, pour cette seule rivière, plusieurs centaines de milliers de saumons tous les ans.

    Avec depuis vingt ans, entre cent et mille saumons (la meilleure année) comptabilisés au barrage de Vichy, M. Martin juge aujourd’hui les résultats « encourageants ». Quel optimisme, sinon quelle escroquerie ! Pourtant, depuis le Würm, il y a eu quelques périodes de réchauffement climatique dont la toute dernière (dont on nous rebat les oreilles) qu’on accusera bientôt de l’échec définitif de la restauration des saumons sur l’axe Loire-Allier…

  • Rivières de Franche-Comté, une journée de barrages contre l’inaction politique !

    Rivières de Franche-Comté, une journée de barrages contre l’inaction politique !

    Comme annoncé il y a quelques jours, ce 29 avril fut placé sous le signe des ralentissements du trafic routier dans quatre villes de Franche-Comté : Ornans, Saint-Hippolyte, Morteau et Saint-Claude. Quatre bourgades qui souffrent en ce moment de gros problèmes de pollution et de mortalités de poissons. Pour le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises (LRC), aidé par les fédérations de pêche et de nombreux bénévoles, le but était d’informer les automobilistes au sujet des problèmes environnementaux et de santé publique qui touchent chaque Franc-Comtois, et de dénoncer l’inaction politique face à des maux identifiés depuis des années, reconnus par les services de l’Etat en 2011. De mesurette en mesurette,  d’étude en étude, force est de constater qu’il n’existe aucune réelle volonté de s’attaquer aux problèmes.

    Les Français doivent savoir que dans cette région, le traitement des eaux usées, les réseaux d’eau potable ne sont absolument pas aussi performants que les normes officielles veulent bien nous le faire croire. Que 80 000 tonnes d’un comté fatalement industriel et les 500 000 m3 de lisier qui en découlent sont incompatibles avec les zones karstiques des plateaux du haut Doubs et du haut Jura. Il existe des solutions (méthanisation, arrêt des épandages hivernaux, etc.) que les politiques se refusent d’imaginer par crainte d’affronter le monde agricole. Un monde qui se permet de crépir les bureaux des DDT ou de l’Onema de lisier en toute impunité. Ce 29 avril, le Collectif LRC a renversé le contenu de trois poubelles remplies d’algues et d’une remorque d’ombres et de truites morts, provenant de l’hécatombe du Dessoubre, devant la mairie de Saint-Hippolyte. Geste symbolique, mais très éphémère, car suite à un minable chantage que l’un des adjoints au maire a fait aux pêcheurs, toute cette puanteur a dû être remballée fissa.

    Ce 29 avril, les militants auront bien compris que ce combat n’est qu’un rapport de forces, et cet épisode humiliant les a remontés comme jamais ! Le temps des courtoises négociations avec les services de l’Etat est désormais révolu.

  • Le 29 avril, SOS Loue & Rivières Comtoises fera barrage !

    Le 29 avril, SOS Loue & Rivières Comtoises fera barrage !

    Las de l’inactivité des politiques, des promesses non tenues, des études sans lendemain, et devant de nouveaux épisodes de mortalités de poissons qui touchent actuellement quasiment toutes les rivières du Doubs et du Jura (Doubs, Loue, Bienne, Dessoubre, Cusancin), le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises a décidé de créer des barrages filtrants dans plusieurs villes de la région. Le but de cette journée du 29 avril ne sera pas de couper totalement la circulation routière mais de créer des ralentissements et d’informer le grand public à propos de la qualité de l’eau dans cette région verte mais très polluée.

    Les villes concernées sont :

    Saint-Hippolyte (Doubs, Dessoubre).

    Morteau (Doubs).

    Saint-Claude (Bienne).

    Ornans (Loue. A confirmer).

    Les lieux précis où auront lieu ces ralentissements seront communiqués le 28. A consulter sur :

    Sos-Loue Rivières Comtoises – Accueil | Facebook

    www.soslrc.com

    Dans toutes les villes, les départs auront lieu à 10h00.

    Que cette journée soit le rendez-vous de tous les amoureux des rivières de Franche-Comté !

  • Micro-centrales dans les parcs nationaux, un non sens !

    Micro-centrales dans les parcs nationaux, un non sens !

    Alors que le Nant Bénin, un torrent situé dans le parc national de la Vanoise vient d’être labellisé Rivières Sauvages, un projet de micro-centrale hydroélectrique remet en cause ce label dont le ministère de l’Environnement est partenaire. Il a été créé à l’initiative du WWF et ERN France (European Rivers Network) pour faire face aux menaces qui pèsent sur les dernières rivières sauvages, soit moins de 5 % des cours d’eau en France.

    Le Nant Bénin représente donc à ce jour le neuvième cours d’eau labellisé Rivières Sauvages de France.

    Quel que soit le lieu, la micro-électricité est une aubaine pour les propriétaires : achat obligatoire de leur production par EDF à prix renforcé pendant 20 ans (prix d’achat du marché à environ 30 euros/MWh, prix d’achat obligatoire environ 60). Une manne qui permet d’amortir les installations en 5 ou 6 ans pour ensuite engranger pendant des décennies. Vu comme cela, l’énergie renouvelable est miraculeuse.

    A propos de tels systèmes de subventions, un commentaire du président de la République le 9/9/2013 montre au moins qu’il est au courant : « des effets d’aubaines, des gâchis des deniers publics et des comportements spéculatifs (…). Une éventuelle surestimation des coûts de production de la filière par les pouvoirs publics lors de la fixation du tarif assure aux investisseurs une rentabilité très élevée qui peut déclencher une bulle spéculative. » (source : Commission de régulation de l’énergie).

    Pour l’association Nant Sauvage, il n’est pas d’utilité publique d’abandonner à une compagnie privée (ou/et à but lucratif, et pour 60 ou 80 ans !) la souveraineté sur notre patrimoine naturel, lequel en ce qui concerne la commune de Peisey reste encore aujourd’hui préservé, on peut même dire exceptionnel, ce qui devient de plus en plus rare et précieux pour les générations futures. De plus, la continuité et la cohérence avec le parc national de la Vanoise en multiplie la valeur (et réciproquement), en particulier pour le tourisme d’été appelé à se développer, entraînant des activités socio-économiques de loisir : pêche, randonnée, photos, baignade. Le SCOT Tarentaise, document juridique opposable, met en priorité la sauvegarde du capital nature.

    Le Nant Bénin, un des tout derniers torrents sauvages de nos montagnes, proche de l’état naturel ne doit pas couler dans un tuyau. Le Nant Bénin est inscrit par trois fois dans des zones de protection de la nature : ZNIEFF II, ZICO, Parc National et a reçu le label Rivières Sauvages en janvier 2017. Une pétition est en cours. Nant Sauvage : [email protected]

    Soutenez Rivières Sauvages !

    Les rivières meurent dans l’indifférence quasi générale. European Rivers Network, association d’intérêt général, est le porteur et gestionnaire du projet Rivières Sauvages, une des très rares associations à s’opposer aux pressions des lobbys et des aménageurs qui servent des intérêts privés aux dépens du bien commun.

    www.rivieres-sauvages.fr

  • Inde et Nouvelle-Zélande, des fleuves protégés par la justice

    Inde et Nouvelle-Zélande, des fleuves protégés par la justice

    En Nouvelle-Zélande et en Inde, trois fleuves viennent enfin d’être dotés d’un statut  juridique, au même titre qu’une personne physique. Les droits et les intérêts de ces cours d’eau sans législation pourront désormais être défendus devant la justice. Le 15 mars dernier, le Parlement Néo-Zélandais a reconnu comme étant une entité juridique le fleuve Whanganui, long de 290 km. C’est le troisième plus long fleuve du pays. Le peuple maori Whanganui se battait depuis près de 150 ans pour obtenir ce texte afin de stopper l’exploitation de leur fleuve. Cette loi fait valoir que le fleuve est une entité vivante, « partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques ». Le fleuve est désormais mieux protégé, et des plaintes pourront même être déposées en son nom afin de défendre devant la justice ses droits et ses intérêts. Le fleuve sera alors représenté par deux personnes : un membre de la tribu et un autre du gouvernement.