Catégorie : Environnement

8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

  • Rencontres des Pêcheurs à la Mouche du Haut Allier

    Rencontres des Pêcheurs à la Mouche du Haut Allier

    2ème Rencontres des Pêcheurs à la Mouche du Haut Allier 

    Les 21 et 22 mai 201, à l’occasion de l’ouverture de l’ombre commun, se déroulera en Lozère, sur
    la commune de Langogne (48), un rassemblement de pêcheurs à la mouche. Cet évènement est
    organisé par le Domaine de Barres, la Compagnie des Guides de Pêche, la Fédération de Pêche
    et le Club Mouche Gévaudan (FFPML).
    Le sponsor officiel : RIVER STONE, est l’invité d’honneur 2011 et proposera aux pêcheurs qui le
    désirent de découvrir et d’essayer les nouvelles cannes Winston et les moulinets Danielsson.
    Au programme du samedi, des sorties pêche en « no-kill » encadrées par des bénévoles et des
    professionnels permettront à chacun de découvrir le patrimoine halieutique du haut-Allier et
    d’essayer du matériel de pêche haut de gamme. Cette journée consacrera une large place à la
    préservation des milieux aquatiques et des espèces qui les peuplent.
    Le dimanche, de nombreux exposants nous rejoindrons pour la journée « portes ouvertes au
    Domaine de Barres ». De grandes marques seront présentes mais aussi plusieurs artisans dont
    des fabricants de soies naturelles, des facteurs de cannes en bambou refendu, des éleveurs de
    coqs de pêche, … Des ateliers et des animations seront proposés tout au long de la journée pour
    promouvoir l’activité pêche à la mouche auprès du grand public et offrir à chacun la possibilité de
    s’initier ou de perfectionner sa technique.
    Tous les clubs et les associations de pêcheurs de la région sont invités à participer à ce week-end
    de rencontre, d’échange et de convivialité dans le plus grand respect de la nature et de
    l’environnement. Cette manifestation publique est ouverte à tous les pêcheurs et non pêcheurs qui
    le souhaitent. L’ensemble des sorties et des animations sont gratuites. A chacun de prévoir son
    hébergement et sa restauration.

    Sébastien CABANE « Montagne, Pêche et Nature »
    le village
    48000 le BORN
    email : [email protected]
    bureau : 04.66.44.06.98
    mobile : 06.87.28.83.61
    site internet : www.montagne-peche-nature.com

  • Le Centre Ifremer Méditerranée s’ouvre au public

    Le Centre Ifremer Méditerranée s’ouvre au public

    L’Ifremer organise des journées portes
    ouvertes au Centre Ifremer Méditerranée les samedi 21 et dimanche 22 mai à La
    Seyne-sur-mer, dans la zone portuaire de Brégaillon. Expos, conférences et
    ateliers animés par des scientifiques attendent tous les amoureux de la mer,
    curieux de percer les mystères de la grande bleue. Lors de sa première édition
    en 2007, cet événement a attiré plus de 5000 visiteurs.

    Renseignements :
    wwz.ifremer.fr/mediterranee/jpo_2011

  • Rappel : mobilisation sur la franco-suisse !

    Rappel : mobilisation sur la franco-suisse !

    Nous en avons déjà parlé dans le
    magazine et sur ce site, les
    désastres piscicoles sur la moyenne Loue en 2010 et les atteintes subies par le
    Doubs franco-suisse et l’Ain, ne cessent d’inquiéter les amoureux de ces
    rivières. Le temps est à la mobilisation ! De la sauvegarde des truites
    sauvages à la préservation de la ressource en eau pour les générations futures,
    les enjeux de cette mobilisation sont nombreux. A l’initiative d’associations
    suisses et françaises (collectif SOS Loue et Rivières comtoises, Pro Natura,
    CPEPESC, société de pêche La Franco- Suisse, AFCPL, etc.), un rassemblement est
    donc organisé à Goumois le samedi 14 mai 2011 à 14 h 30. Venez nombreux !

    Renseignements :
    www.arrete.net

  • La sécheresse est déjà là

    La sécheresse est déjà là

    Alors que la France entière se réjouit
    de prendre des couleurs, ce temps estival précoce n’arrange pas l’état de nos
    rivières et de nos nappes phréatiques. La désormais traditionnelle sécheresse
    est de retour et les premières restrictions ont été adoptées par arrêtés
    préfectoral. Huit départements sont concernés. Le site du ministère de
    l’Ecologie a mis en ligne la carte de ces arrêtés. Le BRGM, le service national
    géologique français, a fait paraître une carte indiquant le niveau des nappes
    phréatiques en France en avril 2011.

    Selon l’établissement public environ 58%
    des réservoirs affichent « un niveau
    inférieur à la normale
    ». La
    BRGM précise : « C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien et dans le
    Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce,
    du Lutétien et du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne en Midi-Pyrénées.
    Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique
    ».

  • Fukushima : la pollution maritime se précise

    Fukushima : la pollution maritime se précise

    Nous en avons déjà parlé ici il y a peu : la contamination de l’océan Pacifique par le rejet d’eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire endommagée se précise. Le sujet est au Japon extrêmement sensible tant les produits de la mer sont à la base du régime nippon. Le gouvernement japonais a autorisé fin mars le rejet dans l’océan de 11 500 tonnes d’eau radioactive sur les 60 000 tonnes d’eau utilisé pour refroidir le réacteur. L’eau s’est accumulée dans les cuves et les coursives de la centrale, annexes aux deux seuls réacteurs n’ayant pas encore explosé, les numéros 5 et 6. Par contre, les ingénieurs de TEPCO sont parvenus à colmater la fuite de 20 cm par laquelle se déversait en continu une eau extrêmement radioactive. L’eau contaminée provient également des pluies et du ruissellement qu’elles provoquent. Parmi les différentes particules radioactives relâchées dans l’océan, certaines se dispersent aisément, mais certaines d’entres elles se fixent. La Chine, pays voisin, s’inquiète et a officiellement demandé au gouvernement japonais de prendre des « mesures efficaces pour protéger l’environnement marin ».

    Le Japon vient de subir une nouvelle réplique affichant plus de 7 sur l’échelle de Richter, provoquant des fuites dans une autre centrale nucléaire, celle d’Oganawa. Bref du côté de l’archipel nippon l’heure n’est pas à l’optimisme… De plus en plus de Japonais doutent des informations fournies par TEPCO et les autorités japonaises. Greenpeace Japon a d’ailleurs envoyé sa propre équipe dans le courant du mois d’avril pour mesurer les taux de radioactivité dans la zone de Fukushima. Les autorités japonaises ont porté la zone d’évacuation de 20 km à 30 km de la centrale. Certains pays, comme les Etats-Unis, conseillent à leurs ressortissants de ne pas s’approcher à moins de 80 km de la centrale. Le 21 avril, le Rainbow Warrior, le bateau de l’association écologiste, est parti de Taïwan pour effectuer des mesures dans les eaux à proximité de la centrale. L’embarcation devrait arriver dans la zone le 28 avril prochain, nous devrions donc en savoir plus dans les jours qui viennent. Ce triste feuilleton continue donc…

  • Golfe du Mexique : un an après

    Golfe du Mexique : un an après

    Le 22 avril 2010, une plate-forme pétrolière de la compagnie British Petroleum (BP) explosait, tuant onze personnes et provoquant une des plus grandes marées noires de l’histoire, dans le milieu naturel fragile qu’est le golfe du Mexique. Afin de fêter ce triste anniversaire, des manifestants sont venus crier leur rage devant le siège londonien du groupe pétrolier BP, le 14 avril dernier, et ont tenté de perturber l’assemblée annuelle des actionnaires. Venus des Etats-Unis, petits actionnaires, pêcheurs, artistes ou encore activistes sont venus rappeler BP à sa responsabilité un an après la marée noire gigantesque que le groupe a provoqué dans le golfe du Mexique. Pour mémoire, 800 millions de litres de brut avaient créé la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis. Le groupe se veut rassurant sur sa gestion des conséquences de la pollution.

    Mais le pétrole en question, très léger, a posé de réelles difficultés à BP qui, contrairement à ce que ses services de communication prétendent, n’a pas été capable de contenir la marée noire et encore moins de l’extraire de l’océan. Alors que BP affirme que 74 % du pétrole a disparu du golfe, des experts indépendants estiment que près de la moitié de ces hydrocarbures serait toujours dispersée dans la nature. Selon le site Rue 89, dans certains coins de Louisiane, il suffit de creuser à 1 mètre de profondeur pour retrouver une tâche d’huile. En Alabama, une plage classée s’est désertifiée de quasiment toute vie sauvage et les passionnés d’ornithologie n’ont aujourd’hui plus que quelques mouettes à observer.

    Plus inquiétant encore : les échouages de centaines de carcasses de dauphins, notamment de nouveaux nés, sur les plages du Mississipi et d’Alabama. Aujourd’hui, la compagnie pétrolière britannique est critiquée pour sa gestion de la catastrophe. Son service de communication s’agite beaucoup pour rassurer l’opinion. Difficile quand des centaines de dauphins viennent s’échouer et prouver ainsi tous les jours que BP n’a pas réussi à juguler la catastrophe.

  • L’Indonésie enfin fixé sur le nombre d’îles qui composent le pays

    L’Indonésie enfin fixé sur le nombre d’îles qui composent le pays

    Les autorités indonésiennes viennent de finir de compter
    toutes les îles qui forment le pays. Alors que l’on estimait leur nombre à plus
    de 17 500, le ministère de la
    Mer et de la
    Pêche a finalement compté et nommé 13 466 îles au cours
    d’une série d’expéditions qui se sont déroulées de 2007 à 2010. Un registre
    regroupant toutes ces îles sera déposé à Vienne au groupe d’experts des Nations
    Unies sur les noms géographiques, l’UNGEGN, début mai. Ce registre deviendra la
    référence internationale des géographes et des manuels scolaires des élèves
    indonésiens.

  • Un péril nommé gaz de schiste

    Un péril nommé gaz de schiste

    Les compagnies gazières ont trouvé le
    moyen d’exploiter le gaz naturel présent dans les fissurations de
    certains schistes, laissant présager de nouvelles ressources importantes
    pour satisfaire notre appétit énergétique. Seulement, que ce soit aux
    Etats-Unis ou en France, de plus en plus de monde, scientifiques,
    écologistes ou simplement riverains, tire la sonnette d’alarme…

    Par Samuel Delziani

    Le
    progrès technologique n’a pas que du bon… Après les marées noires, les
    accidents dans les centrales nucléaires et les rivières détruites par
    les barrages hydroélectriques, notre soif d’énergie risque de créer un
    nouveau cauchemar. Ce nouveau drame sera provoqué par l’exploitation du
    gaz présent dans les fissurations de certains schistes, une exploitation
    nécessitant un procédé extrêmement lourd dont les conséquences
    environnementales, encore largement méconnues, inquiètent de plus en
    plus, que ce soit aux Etats-Unis ou en France. Des deux côtés de
    l’Atlantique des voix s’élèvent pour mettre en garde contre les effets
    de cette nouvelle source d’énergie fossile. La fracturation hydraulique,
    méthode qui permet l’extraction de ces gaz dans des strates très
    profondes (entre 1 000 et 3 000 mètres), est au centre des inquiétudes.
    L’idée est d’injecter à très forte pression un mélange d’eau, de sable
    et de nombreux produits chimiques (entre 500 et 2 000 produits
    différents) afin de pulvériser la roche et ainsi accéder aux poches de
    gaz. Ce cocktail comprend des gélifiants, des anticorrosifs, des
    biocides, des adjuvants et beaucoup d’autres produits chimiques, dont
    les effets sur l’environnement sont parfois encore mal connus.
    Cette
    méthode est comparée volontiers à la création de tremblements de terre
    en miniature. Parmi ces produits chimiques, certains sont connus pour
    être des substances cancérigènes, notamment le benzène.
    Aux
    Etats-Unis, les eaux superficielles et les nappes phréatiques ont été
    touchées. L’impact sur l’environnement et le cadre de vie de la
    population vivant à proximité des zones d’extraction a été terrible. En
    effet, il faut créer des puits tous les 500 mètres, ce qui forcément
    laisse des cicatrices sur les paysages. Mais l’enjeu économique est
    extrêmement important, puisqu’on estime que les réserves de gaz naturel
    non Un péril nommé gaz de schiste conventionnel sont deux fois plus
    importantes que les réserves de gaz naturel conventionnel. Aux Etats-
    Unis, les gaz de schiste sont devenus la deuxième source d’énergie du
    pays et permettent d’y chauffer plus de la moitié des foyers.

    Une étude plus qu’inquiétante

    Un
    documentaire, Gasland, réalisé par un journaliste indépendant nommé
    Josh Fox a jeté un pavé dans la mare. Josh Fox donne ici la parole à ces
    Américains oubliés qui vivent les conséquences tragiques de ces puits
    s’élevant au fond de leur jardin. Ils polluent l’air qu’ils respirent et
    l’eau qui sort de leur robinet. L’image 7 de cet habitant du Colorado
    allumant de son briquet une imposante flamme à la sortie de son robinet a
    de quoi faire frémir… Le lobby pétrolier américain a fait du
    journaliste une de ses cibles favorite. Lobby qui a de puissants appuis à
    Washington. Ainsi, le réalisateur a depuis été inscrit à la liste de
    surveillance des terroristes du département américain de la Sécurité
    intérieure.
    Le New York Times a publié le 26 février une enquête
    exhaustive sur les conséquences environnementales de cette exploitation,
    notamment en analysant près de 30 000 pages de documents confidentiels
    produits par l’EPA, l’agence de protection de l’environnement
    américaine.
    Ce document estampillé “confidentiel” a été fourni par un
    officiel de l’agence. Le tableau dépeint par ces données a de quoi
    donner des sueurs froides. Ainsi, chaque puits produit plus d’un million
    de litres d’eaux usées et parfois jusqu’à quatre millions ! Sachant
    qu’aujourd’hui il existe 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis,
    répartis dans 31 Etats, et que chaque puits peut être “hydro fracturé”
    jusqu’à 18 fois, ces chiffres font froid dans le dos.
    Cette enquête
    révèle également que l’eau ainsi rejetée est parfois radioactive. Ainsi,
    en Pennsylvanie, on a observé la présence de radium (jusqu’à 1 500 fois
    le seuil toléré par l’administration fédérale) et d’uranium (jusqu’à 25
    fois le seuil toléré). Dans la même région, la présence de benzène est
    également préoccupante (jusqu’à 250 fois le seuil toléré).
    Loin de
    prendre parti contre ce type d’exploitation, créatrice d’emplois et
    assurant une plus grande indépendance énergétique du pays, le quotidien
    déplore surtout la complaisance des autorités responsables envers
    l’industrie. Aujourd’hui, la remise en question gagne du terrain
    outre-Atlantique. Devant ces conséquences environnementales, l’Etat de
    New York a ainsi décidé un moratoire sur l’exploitation de ces puits
    afin de protéger ses réserves en eau potable.

    En France, la résistance s’organise

    En
    France, ce n’est pas moins de 20 000 personnes qui ont arpenté le pavé
    de Villeneuve-de-Berg en Ardèche, le 26 février dernier, pour dénoncer
    les risques de pollutions liés à l’exploitation du gaz de schiste. Dans
    une ville qui compte 3 000 âmes, on peut dire que c’est une mobilisation
    d’envergure.
    Schuepbach Energy et GDFSuez ont obtenu un permis pour
    explorer 930 km2 autour de Villeneuve, soulevant des inquiétudes
    légitimes dans une région où le cadre de vie est également un enjeu
    économique, avec l’importance vitale des secteurs de l’agriculture et du
    tourisme. Les autorités françaises ont permis à des sociétés françaises
    (dont Total et GDF Suez) et étrangères d’explorer le sous-sol à la
    recherche du précieux gaz sans aucune consultation préalable, sans aucun
    débat contradictoire. Et cela sur près de 10 % de l’ensemble du
    territoire ! Selon des estimations du groupe Total, publiées par le
    quotidien économique Les Echos, les gisements du sud de la France
    renfermeraient 2 380milliards de mètres cubes de gaz, soit cinquante ans
    de consommation pour tout le pays. Les groupes français ont conclu des
    partenariats avec des entreprises américaines, car ce sont les seules
    qui maîtrisent les techniques d’extraction.
    En mars 2010, Jean-Louis
    Borloo a signé trois arrêtés autorisant l’exploration sur de grandes
    parties du territoire, parmi les plus sauvages de France. Cette zone
    s’étend du Larzac à la Drôme en passant par l’Ardèche et les Cévennes !
    On commence également à se mobiliser en Seine-et- Marne où un permis
    d’exploitation a été accordé autour de Château-Thierry, un préforage sur
    la commune de Doue a d’ailleurs été réalisé sans qu’aucun élu local
    soit informé. Une manifestation réunissant plusieurs milliers de
    personnes a été organisée à Doue le 5 mars dernier en présence de José
    Bové, le député européen étant à la pointe du combat hexagonal contre
    l’exploitation des gaz de schiste.

    Egalement présents, des
    élus locaux, des associations, des riverains inquiets et même des
    Ardéchois venus soutenir la cause des habitants de la Seine-et- Marne.
    Devant la contestation grandissante, Natalie Kosciusko-Morizet, ministre
    de l’Ecologie, a déclaré la suspension de l’exploration lors d’un
    déplacement en Dordogne le 17 février dernier. Elle a également mis en
    place une commission d’évaluation sur le sujet. Ainsi, elle a affirmé
    que si on ne pouvait pas trouver une technique différente, respectueuse
    de l’environnement, pour l’exploitation de ces gaz que celle utilisée
    aux Etats-Unis, la suspension serait maintenue. Décision qui ne suffit
    pas aux opposants, qui réclament l’abrogation pure et simple des trois
    permis d’exploration. Selon la ministre, le code minier ne permet pas
    l’abrogation de ce type de permis. Pourtant, le gouvernement a, le 19
    janvier, passé une ordonnance afin de réformer ce fameux code,
    simplifiant notamment les démarches à accomplir par les entreprises.
    Cette décision a été prise sans qu’aucun débat ait eu lieu à l’Assemblée
    nationale. Plus d’enquête publique pour les permis de recherche,
    passage du permis de recherche au permis d’exploiter extrêmement
    facilité ou encore documents de prospection non communicables au public
    pendant deux décennies : ces nouvelles dispositions tombent plutôt mal
    en pleine polémique sur les gaz de schiste. Autre inquiétude des
    écologistes : cette énergie pourrait freiner le développement des
    énergies renouvelables, comme l’éolien ou le solaire, qui souffriraient
    d’une baisse des investissements.
    Ce qui est le plus inquiétant,
    c’est que sans cette mobilisation citoyenne ces permis de polluer
    seraient passés comme une lettre à la poste. Notre ministre semble avoir
    découvert le problème après le début de la mobilisation. Pourtant
    gouverner, c’est prévoir ? Encore une preuve que les citoyens n’ont pas
    d’autre choix que de toujours rester vigilants.

  • Haro sur le bar

    Haro sur le bar

    Vous avez aimé “L’Extermination des thons”, vous adorerez “Le Massacre des bars”. La dernière superproduction des studios de l’Apocalypse est en cours de tournage sur les frayères hivernales, où la bêtise humaine conspire à la décimation du poisson préféré des Français. C’est en quelque sorte le making of de ce carnage que FR3 Bretagne a proposé fin novembre à ses téléspectateurs dans l’une des meilleures enquêtes jamais réalisées sur le sujet du bar. Il y a du “Mondovino” dans le film de Erwan Le Guillermic et David Morvan, réalisé par Aligal Production.

    par Vincent Lalu 

    Haro sur le bar est l’un de ces réquisitoires dont la force vient de la rigueur de la construction et du sérieux de l’enquête. Pas de grandes phrases ni de grandes envolées, juste une série de témoignages dont l’agencement contribue à l’efficacité de la chronique de cette tragédie contemporaine.
    Tout le monde a la parole. Les bourreaux, leurs complices, ceux qui parlent au nom des victimes et, pour la première fois, tous paraissent d’accord : si cela continue, le bar est foutu. Le constat d’abord avec un ligneur de Sein, un endroit où voici peu on ignorait le sens du mot bredouille : ce qu’il a pris dans la saison tient sur les doigts d’une main.
    Ailleurs c’est pareil : soit les poissons ont disparu, soit ils sont plus petits qu’avant, bien plus petits. On passe aux coupables, bolincheurs (qui se sont rabattus sur le bar parce qu’ils étaient interdits d’anchois) ou chalutiers spécialistes des razzias sur les concentrations de poissons, et donc sur les frayères des bars en hiver. Ceux-là ont, paraîtil, droit à dix tonnes par semaine. Ils les respectent, mais ne savent pas si les autres sont aussi respectueux qu’eux.
    Dix tonnes de poissons grainés, dont un poissonnier navré nous dit qu’ils ne valent pas grand-chose et que surtout ils annoncent la fin prochaine de l’espèce.
    Et puis, il y a d’autres coupables. Nous, d’abord, qui aimons le bar dans notre assiette. Direction les restaurants de vacances et ce témoignage nécessaire d’un tenancier : « Si je ne mets pas de bar à la carte, je perds du chiffre d’affaires. » Ou la mine confite de cet autre prise la main dans le congélateur par l’inspecteur de la traçabilité, avec des filets d’origine inconnue. Tous les bars n’ont pas la même valeur.

    Celui d’élevage ne vaut, paraît-il, pas le sauvage (même s’il a subi les outrages du chalut), qui lui-même ne vaut pas, bien sûr, le bar de ligne, dont les fournisseurs ne sont pas toujours des professionnels patentés. On dit que la pêche sauvage du bar sauvage représenterait 50 % de la totalité des captures. Même si la statistique est invérifiable, et peutêtre excessive, il est incontestable que de nombreux soidisant plaisanciers participent à la razzia. La pêche du bar est devenue une composante essentielle de l’économie parallèle le long des côtes atlantiques, au vu et au su de tout le monde – on oublie, par exemple, de se demander comment certains titulaires du RMA font pour changer tous
    les trois-quatre ans des bateaux qui valent entre 50 et 100 000 euros. Et puis il y a les Ponce Pilate, scientifiques et politiques, qui regardent ailleurs pendant que se poursuit le massacre. Les premiers sont, dans le film et en général, regroupés sous la bannière de l’Ifremer, étrange institut dont notre confrère Philippe Dolivet rappelle opportunément qu’il a en charge, à la fois, d’évaluer la ressource et d’inventer les meilleurs engins pour la décimer. On apprend dans le film que l’Ifremer s’est enfin résolu à une enquête un peu plus sérieuse que la pantalonnade statistique proposée il y a quelques années au public pour le rassurer.
    On voit ses techniciens mesurer, taguer, puis relâcher des poissons pendant que leur chef, un rien agacée pour ne pas dire arrogante, explique au téléspectateur que tout cela est bien compliqué et qu’il est plus facile de compter les vaches dans les prés. A ce moment-là, on a envie de demander à la dame si cela ne dérange pas les gens de l’Ifremer que la France soit si souvent mise au banc des nations (comme, par exemple, dans le cas du thon rouge) pour sa politique systématique d’obstruction aux mesures de sauvetage des espèces en voie de disparition. Elle répondrait, et elle aurait – presque – raison, qu’il faut s’adresser à l’étage supérieur, au niveau des politiques, auxquels incomberait le courage de mettre fin au carnage. Car, dans l’absolu, les mesures ne sont pas très compliquées.

    La plus importante, la plus urgente, est sans nul doute d’interdire la pêche sur les zones de frayères pendant la période hivernale où les poissons se reproduisent. Cette seule mesure permettrait d’éviter que la prédation humaine ne conduise à franchir le seuil fatidique au-delà duquel la seule prédation naturelle interdit à la souche de se reconstituer de manière pérenne. C’est arrivé une fois pour les morues de Terre-Neuve, dont le stock n’est toujours pas reconstitué malgré une interdiction totale de pêche de plus de quarante années. Il est tout à fait envisageable qu’une telle tragédie concerne demain les populations de bars sur les côtes françaises. Ce serait un drame écologique, et une stupidité économique : l’interdiction de la pêche professionnelle du cousin américain du bar, le striped bass, a généré un très rentable marché de la pêche de loisirs de ce poisson.
    Mais, pour cela, il faudra un peu de courage à nos dirigeants et de raison aux pêcheurs amateurs, qui devront enfin comprendre que remplir le fond de son bateau de grands poissons d’argent est aujourd’hui devenu une performance dont il n’y a pas lieu d’être fier.

  • Reproduction naturelle du saumon sur la Fecht

    Reproduction naturelle du saumon sur la Fecht

    Le dimanche 5 décembre 2010, un saumon atlantique mort a été retrouvé par un membre de l’AAPPMA de Lapoutroie dans la Fecht, à hauteur d’Ingersheim. Par l’intermédiaire du président de cette AAPPMA, le grand poisson a été récupéré. Il s’agit d’une femelle de 90 cm. Un prélèvement d’écailles a été réalisé afin de déterminer son âge et de revenir à l’année d’alevinage, ainsi qu’un prélèvement de tissus afin de déterminer son origine génétique. Son état de maigreur laisse supposer une mortalité “postreproduction”.

    En nous rendant sur place, il a été possible de confirmer la présence d’une frayère. Deux autres grands salmonidés de 70 à 80 cm ont également été aperçus à proximité. Il s’agit à ce jour de la première reproduction naturelle du saumon atlantique mise en évidence dans le département du Haut-Rhin.