Catégorie : Environnement

8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

  • Quand la mangrove renaît…

    Quand la mangrove renaît…

    Les habitants d’une petite île au sud de Sumatra, l’île de Pahawang, dans la baie de Lampung en Indonésie, parviennent à inverser la tendance qui détruisait aussi bien la mangrove que les récifs coralliens et qui sévit encore dans une majeure partie de leur pays. Cette île d’un peu plus de 1 600 habitants est devenue, par l’investissement de ses habitants et de l’ONG Mitra Bentala, un laboratoire pour les initiatives de préservation du littoral et du milieu insulaire. Les enfants sont sensibilisés à l’école sur la protection de la mangrove et des récifs coralliens et, régulièrement, ils sont mis à contribution. En groupe, ils replantent de jeunes palétuviers. L’île, qui a subi les affres du déboisement sauvage et de la pêche à l’explosif, a réussi à enrayer le désastre. Aujourd’hui son littoral reverdit et les coraux sont protégés par les habitants eux mêmes. Un exemple à suivre… D’autant plus que la mangrove constitue un rempart efficace contre les tsunamis, qui, dans l’archipel indonésien, sont relativement fréquents.

  • Depuis le 13 juin, plus de poissons français consommés

    Depuis le 13 juin, plus de poissons français consommés

    Le concept est plutôt récent. Le Fish dependence day est le jour où un pays européen est obligé de recourir à l’importation de poissons, après avoir consommé ses propres ressources halieutiques. En France, cette journée fatidique a été arrêtée au 13 juin par une étude publiée le 9 juin par la New economics foundationet Ocean2012, une association européenne luttant contre la surpêche. Les ressources halieutiques pêchées dans les eaux européennes ont nourri les Français jusqu’au 20 juin l’an dernier contre le 25 juillet en 2000 et le 6 septembre en 1990. Même constat dans l’UE : si l’Union devait consommer les ressources provenant uniquement de ses propres eaux, elle manquerait de poisson dès le 2 juillet, contre le 9 juillet en 2010, soit une baisse des ressources européennes de près de 200 000 tonnes en un an !

    Les causes sont connues : la surpêche, des quotas inappropriés, des méthodes de pêche favorisant le gaspillage et une consommation qui augmente (2 % tous les ans en Europe). « L’UE dispose des zones de pêche les plus vastes et parmi les plus riches au monde, mais nous ne sommes pas parvenus à les gérer de manière responsable. Afin de satisfaire notre appétit toujours plus insatiable pour les produits de la mer, la surpêche est désormais encouragée dans d’autres parties du monde » a indiqué Stéphan Beaucher, conseiller politique pour OCEAN2012. « Pour mettre un terme à cette tendance désastreuse, il faut de toute évidence rétablir le bon état des stocks halieutiques européens en les ramenant à des niveaux où ils peuvent être pêchés de manière durable, et consommer uniquement les produits que nous pouvons pêcher sans problème. » Si seulement les pouvoirs publics étaient sur la même longueur d’onde…

  • Une vidéo qui fait frémir

    Une vidéo qui fait frémir

    A la vue de ces images, c’est un mélange de tristesse et de
    colère qui anime la rédaction de Pêches sportives Magazine. Bien sûr, elles
    nous montrent ce que l’on savait déjà. A savoir que l’industrie de la pêche est
    en train de commettre un crime contre la terre et contre l’humanité, qui,
    bientôt, sera irréversible. A regarder et à faire regarder…

  • Haute-Savoie : une ligne ferroviaire inquiétante pour le Foron

    Haute-Savoie : une ligne ferroviaire inquiétante pour le Foron

    L’Autorité environnementale (AE) française a jugé que l’étude d’impact du projet de ligne ferroviaire Cornavin – Eaux vives – Annemasse (CEVA) devait être « complétée sur plusieurs points » dans un avis du 25 mai dernier. Le projet permettra de relier la Suisse à la Haute-Savoie. L’agence gouvernementale regrette dans son avis « le morcellement de l’évaluation environnementale d’un projet transfrontalier » et recommande de compléter l’étude notamment « en ce qui concerne le franchissement du Foron, les diagnostics faune-flore réalisés, réactualisés et complétés par des éléments relatifs à la présence potentielle d’espèces protégées, de reptiles et d’amphibiens, de l’avifaune et de chiroptères généralement inféodés à ces milieux, et du castor. »

    Autre source d’inquiétude : « l’aménagement de la déviation du Foron, des mesures de réduction des impacts et de renaturation du cours d’eau, de la périodicité et de la fréquence du suivi environnemental, et de la qualification des personnes qui en seront chargées. » Inquiétudes également pour l’avenir de la nappe phréatique de Puplinge, pour celui « des 150 000 m3 de déblais excédentaires » dont il faudra bien se débarrasser, et pour les questions soulevées par la « remise en état du lit d’origine du Foron, les travaux de remise en valeur et de requalification des berges et la façon d’assurer la continuité écologique du cours d’eau. » Bref, les précisions à apporter sont encore nombreuses pour satisfaire les exigences de l’AE et rassurer les amoureux de cette magnifique rivière qu’est le Foron.

  • Goumois, la manif, pour ceux qui n’y étaient pas.

    Goumois, la manif, pour ceux qui n’y étaient pas.

    Voilà le souvenir de cette journée, hélas trop triste pour pouvoir en parler d’avantage…

  • LA HONTE !

    LA HONTE !

    Cette vidéo  nous montre une des origines de l’état calamiteux de la Loire et de ses affluents, déjà en amont du Puy-en-Velay.

    C’est inimaginable… surtout quand on entend le disours convenu et autosatisfait des pouvoirs publics.

    D’autres stations sont certainement, sinon absentes ou tout autant inopérantes, en tout cas insuffisantes.

    Sachez, que nous nous ferons toujours l’écho pour dénoncer à vos côtés, le manque de sens civique et les nuisances qu’il engendre.

  • Sécheresse : la situation s’aggrave

    Sécheresse : la situation s’aggrave

    Alors qu’au mois d’avril dernier 58 % des nappes phréatiques
    présentaient un niveau inférieur à la normal, elles sont 68 % dans ce cas au
    mois de mai. La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré le
    16 mai que la France est « d’ores et déjà en situation de crise » concernant la sécheresse lors d’un point
    presse organisé après la première réunion du « Comité sécheresse » de
    l’année. Vingt-huit des 96 départements de France métropolitaine ont déjà pris
    des mesures de restriction concernant l’usage de l’eau et trois autres
    devraient bientôt prendre ce type de mesure.

  • Premier bilan de la campagne de marquage de bars en mer d’Iroise

    Premier bilan de la campagne de marquage de bars en mer d’Iroise

    Le Parc naturel marin d’Iroise et l’Ifremer se sont associés afin de lancer une campagne de marquage de bars et ainsi tenter de mieux comprendre les habitudes, les déplacements individuels et les échanges de population de cette espèce, notamment celles de la Manche et du Golfe de Gascogne. Nous savons maintenant que la mer d’Iroise est un habitat essentiel pour les bars qui peuvent y séjourner plusieurs mois. Des migrations vers les frayères du Nord (Manche) ou du Sud (Golfe de Gascogne) ont également été observées. Parmi les observations sur les comportements de l’espèce, l’étude a révélé une « forte activité de déplacements pouvant atteindre plusieurs dizaines de milles nautiques en 24 heures tout en restant dans la même zone.» Autre observation importante : «Le bar nage souvent près de la surface (0 – 10 m), avec cependant de fréquentes incursions en profondeur – parfois jusqu’au fond avec un maximum de 84 m observé dans ces expériences.» Toutes ces informations ne constituent qu’un premier apport. L’étude se poursuit en 2011 et tous les pêcheurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, sont invités à y participer.

    Procédure à suivre en cas de capture d’un poisson marqué :

    Noter les informations sur la capture (numéro de la marque externe et taille du poisson, date de la capture et position géographique, engin de capture).

    Conserver au frais ou congeler le poisson marqué, non éviscéré, sans enlever les marques.

    Contacter l’un des organismes suivants :

    Ifremer Brest : + 33 (0)2 98 22 40 40 / [email protected]

    Parc naturel marin d’Iroise : + 33 (0)2 98 44 17 00

  • Xayaburi : un barrage qui inquiète

    Xayaburi : un barrage qui inquiète

    Actuellement en phase de « consultation», le barrage de Xayaburi au Laos serait le premier barrage sur le courant principal inférieur du Mékong, fleuve qui prend sa source au Tibet et qui se jette dans la mer au Vietnam. Le Laos a promis de retarder la construction de ce barrage, dont l’impact sur l’environnement suscite de profondes inquiétudes de la part des autres pays riverains. Le Vietnam, le Cambodge et la Thaïlande espèrent persuader le Laos de reporter le projet de centrale de Xayaburi, arguant que les études d’impact seraient insuffisantes. Le Laos, un des pays les plus pauvres de la planète, compte sur l’hydroélectricité pour atteindre ses objectifs de croissance et rattraper son retard. Laos, Thaïlande, Vietnam et Cambodge se sont réunis au sein de la Commission régionale du Mékong (MRC), créée en 1995, afin d’organiser une gestion concertée du fleuve.

    Une étude demandée par la MRC avait d’ailleurs suggéré la suspension pour dix ans de la construction des barrages, le temps de lancer des études complètes sur les risques environnementaux encourus par l’écosystème et les populations riveraines du fleuve.

  • L’Union européenne durcit les règles de la pêche professionnelle

    L’Union européenne durcit les règles de la pêche professionnelle

    La Commission européenne a déclaré le 12 avril que l’Union s’était accordé sur des règles d’inspection commune afin de prévenir la surpêche et de tenter de tracer le poisson du « filet à l’assiette ». Le nouveau système de contrôle des pêches est opérationnel. De plus, elle songe à refondre le système de quotas de la pêche professionnelle qui ne parvient pas à protéger les ressources. Son projet consiste à créer un marché des quotas individuels de capture. Ainsi tous les bateaux de plus de 12 mètres ne pourront pas pêcher au-delà d’une certaine quantité, mais ils pourront également vendre ce quota à d’autres pêcheurs battant pavillon du même pays. L’idée n’est pas seulement d’accentuer l’efficacité du contrôle des prises, mais également de faire évoluer les comportements, en poussant les marins pêcheurs à protéger la ressource qui les fait vivre. Autre avancée essentielle : les rejets de poissons à la mer seront interdits. Les pêcheurs devront rapporter au port l’ensemble de leur pêche. Toute infraction sera traduite en points imputés au bateau mis en cause. A partir de 90 points, le bateau devra rester à quai.