Catégorie : Environnement

8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

  • Méditerranée : la Caulerpa taxifolia en voie de disparition ?

    Méditerranée : la Caulerpa taxifolia en voie de disparition ?

    Probablement échappée d’un
    aquarium du musée océanographique de Monaco en 1984, l’algue tueuse Caulerpa
    taxifolia
    a envahi progressivement
    d’immenses territoires en Méditerranée. Apparemment originaire de Brisbane en
    Australie, cette algue est appréciée des amateurs d’aquarium qui s’en servent
    de décoration. En 1990, 15 000 hectares avaient été colonisés en France, en
    Espagne, en Italie, en Croatie et en Tunisie. Le problème étant que cette
    expansion s’est accomplie au détriment des autres espèces d’algues (près de 1
    200 en Méditerranée), car la taille imposante de la Caulerpa taxifolia gêne leur développement.

    Les poissons furent
    également touchés, notamment en privant certaines espèces de poissons d’espaces
    pour les alevins. Mais les observateurs ont découvert que cette expansion
    s’était non seulement arrêtée, mais les surfaces colonisées disparaissaient
    rapidement. Le Professeur Meinesz, spécialiste de l’algue interrogé par le
    journal Le Monde, explique :
    « nous avons déployé un réseau de surveillance sur les 152 zones où
    l’algue prospérait. À partir de 2004, ces observateurs nous ont alertés sur le
    fait qu’elle commençait à disparaître. Et nous le confirmons
     » Aujourd’hui, 80 % des surfaces colonisées
    auraient disparu et doucement la vie reprend ses droits… Enfin une bonne
    nouvelle !

  • Les Bouches de Bonifacio enfin classées

    Les Bouches de Bonifacio enfin classées

    La ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a officiellement annoncé le 25 août dernier le classement des Bouches de Bonifacio en Zone maritime particulièrement vulnérable (ZMPV). Ce détroit abrite un écosystème unique et représente une réserve naturelle de près de 80 000 hectares qui héberge 37 % des espèces remarquables de Méditerranée. Mais il est aujourd’hui en danger, car il accueille également chaque année 4 000 navires de transport, notamment de matières dangereuses. Maintenant, les autorités italiennes et françaises doivent mettre en place un certain nombre de mesures pour faire respecter ce classement. A suivre…

  • Les méduses, futures maîtresses des océans ?

    Les méduses, futures maîtresses des océans ?

    L’association Océan 2012 a
    publié le 18 août une étude sur la surpopulation brutale des méduses. Parmi les
    principales causes de cette prolifération, la surpêche est notamment montrée du
    doigt. La pression sur les stocks de poissons, comme les sardines, les
    maquereaux ou encore les mulets, consommateurs de zooplanctons comme les
    méduses, laisse le festin à ces dernières. Le rapport souligne : « le
    prélèvement d’un trop grand nombre de poissons dans ces écosystèmes offre à ces
    méduses une niche écologique où elles peuvent prospérer
    « . La disparition d’espèces, comme le thon ou les
    tortues, consommatrices de méduses, n’arrange bien sûr pas les choses. Le
    dérèglement de la chaîne alimentaire profite ainsi aux méduses.

    Selon l’ONG, la surpêche
    n’est pas l’unique responsable de la prolifération des méduses. Le
    réchauffement climatique, l’évolution de la salinité ou de la température des
    océans ou encore la modification des courants sont autant de facteurs à prendre
    en compte. Les scientifiques considèrent que cette prolifération nous alerte
    sur les conséquences des graves dérèglements que subissent actuellement les
    océans. Espérons que les gouvernements sauront entendre cette nouvelle sonnette
    d’alarme…

  • Pollution aux PCB dans la Garonne !

    Pollution aux PCB dans la Garonne !

    La préfecture de Tarn-et-Garonne a interdit la pêche (en
    vue de la commercialisation ou de la consommation) de l’anguille et de l’alose
    feinte dans la Garonne après avoir constaté que ses eaux concentrent des taux
    trop élevés de PCB, un dérivé chimique bien connu des pêcheurs. La préfecture
    précise ainsi dans un communiqué du 29 août : « En vertu du
    principe de précaution, la pêche des anguilles de plus de 60 cm et des aloses
    feintes en vue de la commercialisation et de la consommation est-elle interdite
    sur la Garonne dans le département du Tarn-et-Garonne par un arrêté préfectoral
    du 29 août 2011. Des mesures d’interdiction similaires sont également prises
    dans les autres départements du bassin de la Garonne (Haute-Garonne,
    Lot-et-Garonne, Gironde). L’interdiction concerne également les poissons pêchés
    sur le canal latéral de la Garonne en amont de Castelsarrasin à partir de
    l’écluse n°18 de Prades située 950 m en amont du Port de Castelsarrasin, et sur
    le canal de Montech.
    »

    Les PCB
    sont interdits en France depuis 1987 et pourtant, on retrouve régulièrement ces
    contaminants environnementaux dans de nombreux bassins en France et ailleurs.
    Il faut dire que certains de ces éléments peuvent laisser des traces pendant
    2700 ans ! Selon l’association Robin des Bois, 416 sites sont contaminés
    en France.

  • Un continent de déchets grand comme six fois la France

    Un continent de déchets grand comme six fois la France

    L’information n’est pas nouvelle. Associations et scientifiques connaissent son existence depuis longtemps déjà. Mais aujourd’hui, c’est la vitesse de la croissance de ce « septième continent », formé dans le Pacifique Nord par l’accumulation de plastiques et déchets en tout genre, qui inquiète le plus. Il constitue maintenant une zone grande comme six fois la France, soit 3,43 millions de kilomètres carrés, entre l’île d’Hawaï et l’Amérique du Nord. Ce sont les courants océaniques qui charrient d’immenses quantités de plastique venues des côtes ou des bateaux vers cette zone. Ce gyre subtropical du Pacifique Nord agit comme un tourbillon et enferme ces millions de tonnes de déchets, les concentrant en son centre. Aujourd’hui la couche de plastique peut atteindre jusqu’à 30 mètres d’épaisseur. Dans cette zone, nous trouvons six tonnes de plastiques pour une tonne de plancton.

    Selon des calculs de l’Algalita Marine Research Foundation (AMRF), une ONG de l’Ouest des Etats-Unis qui a conduit une étude sur la question, la superficie de cette plaque de déchets a triplé entre 1997 et aujourd’hui. L’association estime qu’elle pourrait encore être multipliée par dix d’ici à 2030. Les effets sur la faune marine sont dévastateurs. Les plastiques ne sont pas biodégradables et avec le temps ils se désagrègent en de petits morceaux minuscules qui finissent dans les estomacs des poissons et des oiseaux marins. L’association Greenpeace a recensé au moins 267 espèces marines gravement affectées par ces plastiques.

  • Le modèle économique du gaz de schiste remis en question

    Le modèle économique du gaz de schiste remis en question

    Alors qu’on nous présentait cette source d’énergie, comme la nouvelle poule aux œufs d’or, la réalité serait tout autre. En plus d’être extrêmement polluante (voir notre précédent article ici), cette activité ne serait également pas vraiment rentable. Le New York Times a publié une enquête démontrant que les réserves et les profits envisagés étaient largement surestimés. En conséquence, le cours des grandes compagnies exploitant le gaz de schiste a chuté à Wall Street.

    Alors que le Texas fait face actuellement à la pire sécheresse jamais enregistrée dans son histoire, l’industrie des gaz de schistes dilapide toujours des milliards de litres d’eau. Dans cet Etat, en particulier, un pétrogéologue de Houston, Art Berman, également cité dans l’enquête du quotidien new-yorkais, explique que les industriels du secteur ont surestimé les réserves disponibles de 73 à 350 % ! En espérant que cette enquête soit parvenue jusqu’au bureau du ministère de l’Environnement français !

  • Greenpeace dispense ses conseils estivaux

    Greenpeace dispense ses conseils estivaux

    L’organisation écologiste
    Greenpeace a communiqué sur les bonnes pratiques à avoir afin de profiter des
    joies de la mer tout en préservant ce milieu fragile. Voici donc ces quelques
    conseils à faire circuler à tous les amoureux des plages et de l’océan :


    Huiles solaires

    Préférez les crèmes ou
    tout autre produit soluble dans l’eau plutôt que les huiles solaires. Les
    huiles forment un écran à la surface de l’eau empêchant la photosynthèse
    indispensable.


    Ballades

    Observez la faune et la
    flore mais ne les touchez pas. Si vous retournez un rocher pour découvrir ce
    qu’il cache, remettez le délicatement dans sa position initiale. La flore et la
    faune cachée à l’abri des rochers sont adaptées aux faibles lumières et ne
    survivront pas au grand soleil.

    En mer

    Respectez les vitesses de
    navigation, réduisez votre nuisance sonore par respect de l’environnement
    notamment à l’approche d’îles et de zones de nidification. Respectez les consignes
    et les interdictions d’accostage. Privilégiez les moteurs sobres et bien
    entretenus qui rejettent le minimum d’huile à la mer.

    Pêche

    Respectez les tailles de
    capture minimales, le matériel de pêche et les interdictions.


    Déchets

    Ne rejetez aucun déchet
    en mer ou sur la côte. Si vous êtes embarqué, prévoyez un lieu de stockage dans
    un coin du bateau. Utilisez les containers à déchets et les emplacements prévus
    pour vos déchets toxiques (batterie, huiles). Les durées de vie des
    déchets sont de 1 à 5 ans pour un mégot ou un chewing-gum, de 10 à 100 ans pour
    une canette en aluminium, de 100 à 1000 ans pour du plastique.



    Entretien

    Préférez des produits de
    nettoyage peu nocifs pour le milieu marin. Lavez à l’eau claire ou avec des
    produits biodégradables. Il en existe désormais de compatibles avec l’eau de
    mer. Pensez aux produits
    d’entretien éco-labellisés. N’utilisez pas de produits détergents. Pour
    récurer, gratter, une poignée de sable fait souvent très bien l’affaire.

    Ancre et mouillage

    Quand c’est possible,
    utilisez un poste de mouillage équipé avec une bouée. Si vous devez jeter
    l’ancre, évitez les zones d’herbier et privilégiez le sable de couleur claire. Prévoyez une longueur de
    chaîne suffisante. Relevez l’ancre à l’aplomb du bateau ou mieux, utilisez un
    orin.

    Carénage

    Pour le carénage de votre
    embarcation, utilisez les peintures les moins nocives. Préférez les aires qui
    sont équipées de systèmes de récupération des résidus.

  • Yellowstone, marée noire.

    Yellowstone, marée noire.

    Pour la deuxième fois dans l’année la Yellowstone river dans le Montana est victime d’une pollution au pétrole. Plus tôt au printemps, une pollution minime avait forcé Exxon Mobile a fermer un pipe-line qui traverse la Yellowstone au Montana, suite à des inondations. Cette fois se sont près de 170 000 litres de pétrole qui se sont déversés dans la rivière. Une des plus belles rivières du monde pour les pêcheurs à la truite, célèbre pour ses cutthroats et ses arcs sauvages. La couche de pétrole est telle qu’elle a atteint le fond de la rivière et que le nettoyage de celle-ci se présente mal.

  • Auvergne : pour une gestion patrimoniale de l’Alagnon ?

    Auvergne : pour une gestion patrimoniale de l’Alagnon ?

    L’association Vive l’Alagnon s’inquiète des déversements massifs de jeunes saumon (tacons) en provenance de l’ex-pisciculture de Chanteuges, devenue Conservatoire national du saumon sauvage (CNSS). C’est bien sur cette terminologie que le bât blesse. Rivière permettant la reproduction naturelle, l’Alagnon fonctionne depuis plusieurs années en gestion patrimoniale en ce qui concerne la truite. L’association s’inquiète, d’une part, de la cohabitation entre tacons sauvages, d’élevages et des truites (notamment en ce qui concerne la prédation) et, d’autre part, d’un manque de clarté concernant la remise en cause d’une gestion patrimoniale qui pourtant semblait acquise.

    Pourquoi ne pas laisser la reproduction naturelle agir là où elle fonctionne, s’interroge Hervé Brun, le président de Vive l’Alagnon ? Sert-on l’intérêt du saumon ou la survie d’un conservatoire qui n’a de sauvage que le nom et dont les déversements sont soumis à conditions par le Plan de gestion des poissons migrateurs Plagepomi, le CNSS et l’établissement public Loire ? Selon Vive l’Alagnon, ces conditions ne sont pas respectées. Vous pouvez suivre ce dossier sur le site de l’association : http://alagnon.fr

  • Les espèces océaniques en danger d’extinction

    Les espèces océaniques en danger d’extinction

    Les océans affichent tous les symptômes des grandes phases
    d’extinction. C’est du moins, la conclusion d’un rapport produit par 27 experts
    venus de six pays et qui travaillent sur des problématiques différentes. Pour
    la première fois, ils ont croisé leurs réflexions pour dresser un tableau plus
    général et plus précis de la situation.

    Réunis à l’université d’Oxford en Angleterre, leur constat
    est sans appel : « les océans du monde entier risquent fortement
    d’entrer dans une phase d’extinction des espèces marines
    ».
    Surpêche, pollutions en tout genre, réchauffement climatique,
    acidification provoquant l’hypoxie (baisse des taux d’oxygène dans l’eau et
    créations de « zones mortes »), ces facteurs combinés soumettent les
    océans à une série de pressions qui inquiète les chercheurs.

    Les chercheurs, eux-mêmes, semblent être surpris par la
    gravité de la situation. Alex Rogers, chercheur à l’université de zoologie de
    Londres et directeur scientifique du Programme international sur l’état des
    océans (IPSO), a déclaré : « les résultats sont choquants». La
    vitesse à laquelle le milieu se dégrade a surpris les scientifiques. Les océans
    seraient donc au bord d’une crise biologique comme la terre n’en a plus connu
    depuis 55 milliards d’années.