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Catégorie : Environnement
8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

Les eaux antarctiques sont pleines de plastiques
Les eaux de l’océan Antarctique sont si éloignées des activités humaines, que nous pourrions les croire à l’abri de toute pollution. Malheureusement, il n’en est rien. Elles sont remplies de plastiques et de divers déchets charriés là par les courants océaniques. Algalita Marine Research Foundation, une association étasunienne créée en 1997, a réalisé une étude démontrant la forte présence de plastiques dans l’océan Antarctique, en collaboration avec Tara Expéditions, une expédition qui explore pendant deux ans et demi les océans de la planète afin de collecter des informations sur les divers dangers qui pèsent sur eux. Tous les échantillons collectés à cette occasion contenaient du plastique : de 956 à 42 826 morceaux de plastique par kilomètre carré autour des stations d’échantillonnage. Décidément, l’humanité a une capacité de nuisance sans limites…
Pour en savoir plus :
Tara expéditions :
http://oceans.taraexpeditions.org/?id_page=1
Algalita Marine Research Foundation :
http://www.algalita.org/index.php
Photo : ©V.Hilaire/Tara Expéditions

Le scandale des marées noires au Nigeria
Erika en Bretagne, Exxon Valdez en Alaska ou plateforme BP dans le golfe du Mexique : lorsqu’une catastrophe pétrolière survient sur les côtes des pays occidentaux, une légitime colère s’empare du grand public, les journalistes s’indignent et les hommes politiques jouent le registre du « plus jamais ça ». Par contre, lorsqu’une de ces catastrophes touche un pays en voie de développement,le silence se fait alors assourdissant. C’est le cas du Nigeria qui voit depuis une cinquantaine d’années une marée noire quasi continue polluer ses eaux et des régions entières de son territoire.
Le pays, huitième exportateur mondial de pétrole, possède des réserves importantes d’or noir au large de ses côtes, dans la région du delta du fleuve Niger. Champs devenus incultivables, puits pollués, le pétrole est partout. Les conséquences pour les populations, déjà fragiles, de la région sont terribles et alimentent la violence armée. Le MEND (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger) lutte aujourd’hui tout autant contre le gouvernement nigérian que contre les compagnies étrangères attirées par un pétrole de très bonne qualité, notamment la compagnie néerlandaise Shell, très présente dans la région et souvent montrée du doigt par les associations écologistes.
Le gouvernement nigérian et les compagnies pétrolières ne communiquent que très peu d’informations sur le sujet. Mais les autorités locales ont recensé officiellement 7 000 marées noires entre 1970 et 2000. Un bilan bien éloigné de celui des ONG qui estiment à 300 le nombre de marées noires polluant la région tous les ans. Un rapport publié en 2006 par la section britannique du WWF, l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN) et la Nigerian Conservation Foundation (NCF) estime que durant les 50 dernières années, ce serait jusqu’à 1,5 million de tonnes de brut qui se sont déversées dans la nature. Ce qui représente près de 5 fois la catastrophe de l’Exxon Valdez en Alaska. Tous les ans, ce serait bien plus que l’équivalent de l’ensemble des rejets de la plate-forme de BP dans le golfe du Mexique qui souille le Nigeria et la région du delta du Niger. Effrayant, non ?
Photo : © Greenpeace / Robert Visser

Trop de subventions pour la pêche européenne ?
Les subventions européennes creusent-elles la tombe de la pêche communautaire ? L’association Oceana semble le penser. Selon elle, le secteur européen de la pêche est devenu dépendant des subventions qu’il touche, révélant qu’il a reçu 3,3 milliards d’euros en 2009, soit 50 % de la valeur de ses prises. Ainsi il ne survivrait que grâce aux subsides européens… L’ONG estime que le poids de ces subventions a provoqué la surpêche, la surcapacité, réduisant ainsi dramatiquement la rentabilité. Anne Schroeer estime que « le secteur de la pêche, qui ne parvient pas toujours à générer de bénéfices, ne survit que grâce aux généreux programmes de subventions ». L’Espagne est le pays le plus subventionné (733,9 millions d’euros), talonné par la France (361,9 millions) et le Danemark (307,3).

Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages, le Chéran en projet pilote
Le succès du Colloque Fondateur qui a eu lieu le 20 mai 2011 à Annecy, sous le haut patronage du Ministère du Développement durable, a marqué la naissance officielle du Fonds pour la Conservation des Rivières sauvages. L’avancement du travail engagé par ce fonds concerne un premier bassin versant pilote, celui du Chéran. Le Chéran a été identifié et retenu parmi les huit bassins versants comme pouvant potentiellement faire l’objet d’une labellisation.
Les missions et objectifs du Fond sur ces territoires sont :
1. Développer l’appropriation collective sur la nécessité de préserver et valoriser les rivières à très haute valeur patrimoniale en France.
2. Attribuer un label Rivière Sauvage à ces rivières pour protéger et valoriser ces territoires, « réservoirs de biodiversité ». Ce Label sera dans certains cas, une reconnaissance du travail effectué par les gestionnaires du bassin.
3. Aider les acteurs locaux et les structures gestionnaires impliquées dans la gestion de la rivière à obtenir le label « Rivière Sauvage », par le développement de nouveaux outils de gestion et des financements adaptés.
4. Regrouper les acteurs publics et privés autour des objectifs de préservation des rivières labellisées.Aujourd’hui, le travail continue avec la perspective du prochain séminaire, début octobre, chez nos voisins de la Valserine à Bellegarde, consacré à la “Valeur Sauvage des Rivières” et à la définition des critères d’attribution.
Parallèlement, le Fonds a engagé un travail avec différents partenaires (ONG, gestionnaires des milieux aquatiques, administrations, entreprises privées…) qui ont montré un intérêt pour notre démarche. Parmi ces partenaires potentiels, la Région Rhône-Alpes se doit d’être un interlocuteur privilégié compte tenu de la présence de plusieurs rivières pilotes sur le territoire, dont le Chéran et la Valserine.
Dans ce contexte, l’AAPPMA de l’Albanais et l’AAPPMA du Chatelard affirment par le courrier (copie en fichier joint) adressé à Alain Chabrolle, Vice-Président de la Région Rhône Alpes, leur volonté d’engager le Chéran dans la démarche de labellisation aux côtés des acteurs de terrain locaux, en sollicitant la région Rhône-Alpes pour qu’elle s’engage également dans cette démarche innovante d’excellence environnementale.
D’autres courriers ont déjà été adressés par nos voisins homologues élus et gestionnaires de la Valserine et par le Parc naturel du Haut-Jura qui ont montré là aussi leur implication forte au service de l’excellence de leur territoire. Ces mêmes acteurs de la Valserine sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour deux journées d’échanges avec les élus et gestionnaires de la Vis autre bassin versant pilote qui abrite le célèbre Cirque de Navacelles (Gard et Hérault). Une visite de la Maison de la Vis et des discussions sur la création du futur “observatoire des rivières sauvages” sont à l’ordre du jour.
Le parallèle avec le Chéran et les différents projets en cours sur le territoire (Labellisation Geopark, future maison de l’eau…) semble être une motivation supplémentaire pour mettre en cohérence les particularités de nos territoires communs.
Renseignements :
http://rivieres-sauvages.fr
Quelle politique européenne de la pêche en 2013 ?
Alors que la Communauté européenne prépare activement la
prochaine réforme de la Politique commune de la pêche (PCP) qui adviendra d’ici
à 2013, les associations écologistes et les scientifiques s’inquiètent. Le
constat d’échec de la précédente réforme en 2002 est reconnu par la Commission
européenne elle-même qui a publié un « Livre Vert » en 2009, où elle
détaille cet échec. La PCP existe depuis 1982 et est réformée tous les dix ans.
L’enjeu est d’autant plus important. Aujourd’hui, en Europe, 7 espèces sur 10
sont surexploitées. A l’image de celle de la planète, les ressources que nous
fournissent les mers européennes subissent une pression qui nous mène tout
droit à la catastrophe.Les raisons sont connues : surcapacité de pêche,
surpêche, rejets de prises accessoires (poissons morts ou mourants rejetés en
mer), quotas trop élevés, pêche
illégale. Malgré les aides européennes massives, le secteur reste peu rentable.
Pourtant, certains désirent continuer dans cette direction. Dans les négociations qui se
déroulent en ce moment, la France a pris la tête d’une coalition comptant
également l’Espagne, l’Italie et le Portugal, pays qui défendent les intérêts
d’une pêche industrielle. En complète contradiction avec les bonnes intentions
du Grenelle de l’environnement. Pour l’instant, la Commissaire européenne à la
Pêche Maria Damanaki semble être décidée à ternir bon, mais il est certain que
les lobbys qui s’opposent à ses réformes sont puissants et tout aussi décidés.La Commission européenne a publié le 13 juillet dernier une
proposition de texte. Elle propose notamment d’interdire à terme tous les
rejets en mer, d’adopter des plans pluriannuels de gestion et d’introduire un
système de « Concessions de pêche transférables » qui permettraient
aux navires de plus de 12 mètres de vendre ou d’échanger des droits de pêche.
L’ambition affichée étant de parvenir d’ici à 2015 à la restauration des stocks
à un niveau durable. Les associations écologistes comme le WWF, Greenpeace ou
Ocean 2012 rappelant que ce texte ne propose aucune mesure pour la pêche
côtière ou la pêche artisanale qui représente 80 % des emplois et seulement 20
% des captures. Elles soulignent également l’absence de remise en question de
la gestion de la PCP et surtout l’exclusion de la mer Méditerranée de cette
réforme !Samuel Delziani
La pêche européenne en chiffres
– La
flotte européenne a la capacité de pêcher deux à trois fois plus de poissons
que la capacité de renouvellement des stocks.– Dans
certaines pêcheries, jusqu’à 60 % des captures sont des prises accessoires.– La
pêche industrielle a détruit les populations de thon rouge de l’Atlantique. In
ne resterait que 15 % du stock initial.– 93
% de la morue provenant de la mer du Nord est pêchée avant d’avoir pu se reproduire.– Dans
la plupart des pays membre, le coût des subventions et de l’administration des
pêcheries dépasse la valeur des captures.– Tous
les ans, la pêche illégale représente un manque à gagner estimé à 35 milliards
d’euros.– Tous
les ans, les contribuables européens dépensent 158 millions d’euros pour
permettre l’accès des navires européens aux zones de pêche d’autres pays.Sources : Commission
européenne, ICCAT et Banque mondiale.
Bon anniversaire Greenpeace !
L’association de protection de l’environnement Greenpeace fête cette année ses quarante ans. Créée en 1971 par quatorze militants luttant contre les essais nucléaires américains, l’ONG a depuis embrassé tous les grands combats écologistes. A cette occasion, un film, Mind Bomb, a été réalisé par Christophe Montaucieux pour retracer la passionnante histoire de Greenpeace.
Vous pouvez visionner la bande-annonce ici :

Comment sauver le saumon de la Tamise ?
Une rivière en bonne santé est la condition sine qua non pour le retour du saumon. C’est la conclusion tirée par une équipe de scientifiques britanniques qui a conduit une étude sur la Tamise, le plus long fleuve anglais, publiée dans Biological Conservation, la revue scientifique de référence de la biologie de la conservation. Le récent retour des saumons dans le fleuve pose un certain nombre de questions. Les scientifiques tentent ici d’y répondre.
Selon ces travaux, la restauration et la préservation de l’habitat est bien plus efficace que les réintroductions de poissons exogènes, qui extrêmement coûteuses n’ont pas réussi à prouver leur efficacité. Selon les chercheurs, cette réalité ne s’applique pas uniquement à la Tamise, mais à toutes les rivières où une population de poissons a disparu. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié les données génétiques des poissons remontant le fleuve.
Historiquement, la Tamise accueillait depuis fort longtemps nombre de saumons. La première mention d’une population « significative » de saumon date de 1215 et des pêcheries rentables existaient depuis le début du XIXe siècle. Mais la révolution industrielle et l’urbanisation de Londres ont conduit à l’augmentation des niveaux de pollution dans la rivière et la dernière capture a été enregistrée en 1833. Depuis la fin des années 70, de multiples tentatives pour réintroduire l’espèce dans les rivières britanniques se sont soldées par autant d’échecs.
Des tentatives qui ont coûté beaucoup d’argent. En 2001, on estimait que 3 millions de livres (3,4 millions d’euros) ont été dépensées afin de rétablir les populations de saumons dans la Tamise. Pour l’équipe de chercheurs, il n’existe qu’une solution pour assurer le développement du saumon dans la Tamise ou ailleurs : la préservation de la bonne qualité de son habitat. Naturellement, il est plus compliqué de protéger l’environnement que de verser des bassines d’alevins…

Rentrée des classes sur le Chéran
Les activités de l’école de
pêche du Chéran font leur rentrée ! Les jeunes de 8 à 16 ans pourront
ainsi assouvir leur passion halieutique, encadrés par des moniteurs et guides
de pêche diplômés Les cours ont débuté le 7 Septembre par une « Journée
Découverte » ouverte à tous. Les inscriptions sont prises durant tout le
mois de Septembre, les mercredis aux heures de cours et le jeudi de 17 à 18 heures! Trois animations sont
proposées :– L’Atelier Pêche Nature de
septembre à juin, qui a pour but d’initier les jeunes aux techniques de base,
au respect des milieux aquatiques et à la connaissance des différents poissons.– L’atelier Pêche Mouche qui
se déroule de novembre à mars permet d’acquérir la technique de base de la
pêche à la mouche ainsi que du montage.– Les stages Pêche vacance
sont proposés durant les vacances scolaires pour s’initier ou se perfectionner
aux différentes techniques de pêche.Renseignements :
Maison Pêche Nature
Permanences tous les jeudis de 17 H à 18H.
Tél. : 04.50.64.61.63/06.13.82.89.84

