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Catégorie : Environnement
8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

Hydroélectricité, soutenez le Collectif 05 !
Créé dans le département des Hautes-Alpes, le Collectif 05 regroupe des associations, des syndicats d’aménagements professionnels et des citoyens attachés à la défense des cours d’eau du département contre le fléau des projets de microcentrales hydroélectriques qui représentent un non sens pour la sauvegarde de la biodiversité, servent des intérêts privés pour une production d’électricité négligeable. Le Collectif 05 est soutenu par l’ensemble des amoureux de la vie sauvage dans ce département et pas uniquement par les pêcheurs (amateurs de sports d’eau vive, naturalistes, randonneurs, guides de moyenne et haute montagne et ornithologues). Cette mobilisation démontre à quel point ces projets ne sont pas les bienvenus. Considérant l’équipement déjà important et la multiplication excessive des réalisations et projets de microcentrales hydroélectriques sur les cours d’eau des hauts bassins de la Durance et du Drac, le collectif 05, que nous vous invitons à soutenir se mobilise pour :
- préserver les milieux naturels et leur libre évolution (lits des torrents et rivières, ripisylves, zones humides, etc.) et toutes les espèces animales et végétales qui y sont associées ;
- prendre en compte l’impact des modifications artificielles des débits et permettre la bonne continuité écologique (milieux, biodiversité et libre transit des matériaux) ;
- maintenir la vocation récréative des cours d’eau et des paysages qu’ils structurent et les activités sportives touristiques et de loisirs qui leur sont liées ;
- conserver la qualité de l’eau nécessaire à tous les besoins (eau potable, irrigation, auto épuration, etc.) ;
- pallier la méconnaissance et la complexité des réglementations concernant l’eau et l’énergie hydroélectrique ;
- mettre en balance les retombées économiques et énergétiques de ces équipements avec les coûts financiers et environnementaux supportés par les citoyens et la nature ;
- refuser le caractère opportuniste de chaque projet hydroélectrique et l’absence de vision globale à l’échelle des bassins versants du département ;
- assurer une transition énergétique respectueuse de la biodiversité dont notre survie dépend ;
- mettre en place une réflexion coordonnée intégrant tous les autres usages de l’eau (enneigement artificiel, pratiques agricoles, etc.) ;
- laisser aux torrents et rivières et, dans un esprit de partage, le droit d’exister pour eux-mêmes en considérant qu’ils ne peuvent être réduits qu’à de simples gisements de toute nature qui seraient intégralement dédiés à l’espèce humaine.
Photo © Envie de Queras

Suppression de deux seuils sur le Dessoubre (Doubs), les travaux avancent
Situés sur le cours moyen inférieur du Dessoubre, les seuils de Fleurey et de Neuf Gouffres viennent d’être arasés (suppression totale). Ces travaux qui nécessiteront un suivi rigoureux doivent permettre au Dessoubre à cet endroit de mieux gérer l’eutrophisation (excès de nutriments dû aux épandages de lisiers) qui transformait les eaux calmes des retenues en véritables cloaques d’algues et de sédiments. Une forte élévation de la température de l’eau dans les retenues, incompatible avec les espèces en place, avait également été constatée. Nul doute que la rivière retrouvera très vite son lit originel.
Photo : © Philippe Kœberlé. Le seuil de Fleurey après arasement.

Leçon de choses
Si vous parcourez les rivières calcaires aux eaux claires de notre beau pays, vous aurez peut-être remarqué des petites boules qui ressemblent davantage à des champignons qu’à des algues, mais ne sont ni l’un, ni l’autre. Vous pouvez ne pas vous soucier de ces choses étranges ou au contraire vous y intéresser car la curiosité est un très bon défaut. Croisée sur la haute rivière d’Ain cet été, Nostoc verrucosum est une cyanobactérie rhéophile (qui vit dans les eaux torrentielles) qui a la particularité de ne pas ressembler aux autres colonies de cyanobactéries plutôt filamenteuses. Certaines cyanobactéries sont toxiques, voire mortelles pour bon nombre d’animaux, y compris les grands mammifères dont l’homme, mais il s’agirait de quelques espèces parmi des centaines voire des milliers. Peu étudiée, rien n’indique si Nostoc verrucosum est toxique ou mortelle pour l’homme mais la prudence prévaut. Le mieux étant de la laisser vivre sa vie (qui continue depuis des milliards d’années) et de ne pas la toucher.

Une conférence sur la restauration écologique du Rhône
Le 17 novembre prochain à l’ENS de Lyon aura lieu une conférence sur le thème de la restauration écologique du Rhône, un fleuve ultra aménagé pour les besoins de la navigation et de la production d’électricité. Pour autant, le Rhône c’est aussi des contre canaux latéraux, des “lônes”, ces bras morts plus ou moins connectés au fleuve qu’il faut reconquérir car ils constituent des milieux à part entière.
Cette journée sera rythmée par quatre temps forts :
– Carte d’identité du Rhône : le fleuve repositionné dans sa trajectoire
– Restauration écologique du fleuve : les grands enseignements depuis 20 ans
– Les stratégies actuelles de restauration du Rhône
– En route pour renforcer la gestion environnementale durable du fleuve : regards croisés des acteurs
Partenaires du Plan Rhône, services de l’Etat, collectivités, scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, associations de protection de la nature, bureaux d’études, fédérations de pêche, ce sera l’occasion de défendre son point de vue et faire en sorte que les pêcheurs ne soient pas exclus du débat avec le risque d’une “mise sous cloche” du milieu.
Graie – Secrétariat de la conférence
Campus Lyon Tech La Doua – 66 bd Niels Bohr – CS 52132 – 69603 Villeurbanne Cedex
Tél. : 04 72 43 92 77. Mail : [email protected]
Les berges de la Loue à Quingey protégées des bovins
Si, dans certaines régions, la mise en défens (prévention du piétinement des berges par les bovins) fait partie des aménagements régulièrement pratiqués par les syndicats de rivière. Cette initiative, très rare en Franche-Comté vient d’être appliquée à 5,5 km de rive entre Chouzelot et Lavans-les-Quingey par l’EPAGE Haut Doubs Haute-Loue. Très friables, sujette à une forte érosion, les berges de la Loue se dégradaient par le piétinement des bovins. Huit abreuvoirs ont été aménagés.

Aisne, une étude inédite de radio-pistage des brochets
Le brochet est une espèce emblématique des cours d’eau de l’Aisne. Il est également une “espèce parapluie”, car la préservation de ses sites de reproduction est favorable à l’implantation et la reproduction d’un cortège d’espèces de poissons, d’amphibiens et d’invertébrés. Le département de l’Aisne a encore la chance d’abriter des populations sauvages relativement importantes, qui constituent un patrimoine naturel à préserver. Cette étude doit permettre de faire la lumière sur les habitudes du carnassier.
– Observer les mouvements des brochets et identifier ainsi les obstacles à leurs déplacements, et les habitats les mieux adaptés à leurs conditions de vie.
– Suivre la migration en période de reproduction, comprendre la dynamique de cette reproduction et identifier les zones favorisées et les potentielles frayères naturelles à préserver.
– Suivre les deux frayères déjà restaurées par la Fédération sur la zone d’étude, à la fois par détection et observation des géniteurs, puis par échantillonnage des jeunes de l’année pour évaluer la fonctionnalité et l’efficacité de la restauration.
– Mieux comprendre les pressions pesant sur l’espèce pour adapter la gestion, et permettre ainsi de favoriser un maintien du cheptel par reproduction naturelle plutôt que par réintroduction, pour une activité de pêche durable et accessible pour tous sur l’Aisne.
Une trentaine d’individus ont été équipés d’émetteurs radio. L’étude durera une année. Les poissons étant également équipés également de marques “spaghettis” sur laquelle est inscrit un numéro, vous pouvez aider la fédération en cas de prise de ces poissons en relevant le numéro et en leur communiquant ([email protected]). Le poisson remis à l’eau (on lui souhaite) pourra continuer de renseigner sur ses déplacements. Les pêcheurs de l’Aisne peuvent également participer à une étude scalimétrique en cours du brochet en prélevant quelques écailles selon un protocole bien précis que communique la Fédération pour mieux connaître la croissance du carnassier.
Voir l’affiche en plus grand :

Franche-Comté, le régime des précipitations change… et la pêche aussi !
Quasiment partout en France, le régime des pluies s’est considérablement modifié en quelques années. En Franche-Comté, une région d’ordinaire arrosée régulièrement, les pluies se font plus violentes et plus rares que dans les années 1990 ou même 2000, des décennies proches. Le constat est le même pour tous ; les rivières ne tiennent plus l’eau. S’il n’a pas plu depuis longtemps, les sols s’imperméabilisent, en forêt comme dans les champs. Une pluie soutenue (les journées à plus de 30 mm ne sont plus exceptionnelles) sur un tel sol et c’est l’effet chasse d’eau garanti que l’on peut observer presque en temps réel sur le site vigicrue.gouv.fr si l’on est pas sur place. Raison de plus pour protéger les zones humides et éviter la monoculture de résineux. Sur l’Ain à Champagnole en ce début juillet, il ne reste plus grand chose, 3m3/s environ, des 12,5 m3/s amenés par la dépression du 29 juin. Et pourtant, cette année n’est pas particulièrement sèche. Et les poissons dans tout ça ? Ils sont sur le qui-vive, toujours en alerte et cela, au moins, les protège. Pour réussir, il faut faire le héron, mesurer tous ses pas, éviter le soleil dans le dos ou les lumières trop rasantes, se lever tôt le matin et ne rater sous aucun prétexte le prochain orage. Bref, tout sauf des vacances !

Le Léguer en fête durant tout l’été !
A travers le « Léguer en fête », le Bassin Versant « Vallée du Léguer » et l’Office de tourisme Bretagne – Côte de granit rose, renouvellent cette année leur partenariat. Ensemble, ils proposent aux habitants du bassin versant et aux touristes, de nombreuses animations pour découvrir ou redécouvrir les richesses de la vallée du Léguer. Un programme riche et varié du 4 juillet au 6 septembre, proposé grâce à l’implication de bénévoles et partenaires qui ont à coeur de partager leurs connaissances, leurs talents ou simplement de faire découvrir des sites ou des histoires peu connus. Avec, comme fil conducteur toujours, la rivière du Léguer, récemment labellisée « site Rivières Sauvages ». En concurrence directe avec la mer toute proche, la vallée du Léguer souffre de l’attrait que représente le littoral et se doit donc de mettre les bouchées doubles pour faire découvrir les trésors de cette magnifique vallée qui bénéficie du travail très important réalisé par les AAPPMA et les collectivités locales pour la sauvegarde de ce fleuve côtiers à poissons migrateurs et aussi à truite fario. Dans son prochain numéro (n°11), 8’6 consacrera un dossier complet à la vallée du Léguer. Mais vous pouvez déjà découvrir la pêche sur le fleuve grâce à notre dernière vidéo tournée en compagnie d’Eric Hamon, guide de pêche : https://www.peches-sportives.com/ps-n59-a-la-decouverte-du-leguer/
Programme et renseignements Le Léguer en Fête : www.vallee-du-leguer.com

La pêche désormais interdite dans la plupart des départements
Suite logique de l’évolution des règles de confinement qui se durcissent, la pêche devient interdite dans la plupart des départements français par arrêtés préfectoraux. Il va sans dire qu’il convient de respecter cette règlementation dans l’intérêt de tous et de s’abstenir de pratiquer son loisir favoris là où la pêche est encore autorisée. Logiquement, tous les départements devraient fermer la pêche dans les jours à venir.

Covid-19, la FNPF invite les pêcheurs à plier les gaules
Par décret du 16 mars dernier, portant sur la régulation des déplacements, le gouvernement a très sérieusement encadré les libertés de déplacements des français afin de réduire au maximum le nombre de personnes touchées par le coronavirus. Il n’appartient pas à la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF), ni aux fédérations départementales de décider ou non d’interdire d’aller à la pêche. La FNPF a donc consulté le gouvernement et a obtenu comme réponse que les pêcheurs doivent comme tout le monde respecter l’article 5 du décret qui dit ceci :
“seuls les déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes sont autorisés*”.
Cette mesure est dans un premier temps valable jusqu’au 31 mars.
La FNPF invite donc les pêcheurs à ne pas pratiquer leur activité favorite et à faire preuve de citoyenneté.
