Catégorie : Environnement

8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

  • La réglementation et le débit minimal

    La réglementation et le débit minimal

    La loi de 1919 sur l’énergie hydraulique a introduit la notion de débit réservé en aval des prises d’eau pour préserver le milieu aquatique. Mais il faut attendre la loi pêche de 1984 pour voir fixer des valeurs dites « planchers » en dessous desquelles il n’est pas possible de descendre. Ces valeurs normatives se basent sur une proportion du débit moyen interannuel, appelé module, généralement le 1/10ème ou le 1/20ème.

    La loi sur l’eau de 2006 a introduit une notion nouvelle : la possibilité de moduler le débit minimal en fonction des périodes de l’année, de manière à pouvoir ajuster, le cas échéant, ce débit à l’hydrologie naturelle des cours d’eau concernés.
    Cette disposition pour les bas débits ne permet cependant pas de compenser l’absence de crues en aval des grands barrages, qui régulent les écoulements des cours d’eau sur lesquels ils sont implantés.

  • Les crues : la respiration des cours d’eau

    Les crues : la respiration des cours d’eau

    L’importance d’un débit minimal à maintenir dans un cours d’eau, condition nécessaire au maintien de la vie aquatique, est bien comprise de nos jours : sans eau, pas de poissons ! Mais ce n’est pas suffisant. Un cours d’eau a besoin aussi de crues pour son bon fonctionnement. Essayons donc d’y voir un peu plus clair en tentant de répondre à cette question : pourquoi les dévastations récurrentes qu’elles provoquent sont elles utiles ? Et, en prenant pour exemple la Sarine, voyons concrètement ce qui se passe si l’on supprime les crues dans un cours d’eau…

    Par Guy Périat et Sylvain Richard

    Le débit des cours d’eau est depuis toujours un sujet de discorde. Lors des périodes de sécheresses, agriculteurs et pêcheurs sont à l’affût pour le partage des dernières gouttes d’eau, mais en cas de crue, d’autres problèmes surgissent : champs et caves sont inondés, ponts et routes submergés et malheureusement aussi parfois ce sont des drames humains qui s’accomplissent. Tous ces évènements sont fréquemment relatés et commentés dans la presse, mais pas toujours de manière équitable, et très vite, les cours d’eau sont oubliés… jusqu’à la prochaine inondation !

    La notion de régime hydrologique

    La première question que l’on peut se poser en arrivant au bord d’un cours d’eau est tout naturellement celle de l’origine de toute cette eau qui ne cesse de s’écouler. S’il est évident de concevoir que les précipitations sont à l’origine du débit, il n’en est pas moins intéressant de constater queAinsi, si certaines réagissent instantanément par l’apparition de petites crues subites, d’autres exigent plusieurs jours de pluies abondantes pour enfin voir leur débit augmenter. En période de sécheresse, l’eau continue de s’écouler dans les cours d’eau dits permanents alors que les déversoirs occasionnels s’assèchent. En montagne, en raison du manteau neigeux, les débits sont faibles en hiver. En plaine, c’est l’inverse et les dégâts causés par les crues sont souvent différents d’une vallée à l’autre. Les caractéristiques des fluctuations des débits sur une période donnée – autrement dit l’hydrogramme – sont donc propres à chaque cours d’eau. Il s’agit en quelque sorte d’une empreinte digitale hydraulique, appelée par les spécialistes le « régime hydrologique ».
    Si chaque rivière possède son régime hydrologique particulier, des regroupements peuvent cependant être effectués en fonction des saisons d’apparition des différents types de débits :
    – les cours d’eau à régime glaciaire affichent des débits très faibles en hiver, élevés en été, et leurs crues les plus extrêmes interviennent en période de canicule.
    – Les rivières à régime hydrologique nival sont à l’étiage en automne et en hiver. Au printemps et au début de l’été, l’apparition des hautes eaux est la conséquence de la fonte des neiges.
    – Enfin, le régime hydrologique pluvial se caractérise par des fluctuations de débit directement liées à l’occurrence des pluies. Ainsi, en Europe, les hautes eaux apparaissent en principe au printemps et à l’automne. Beaucoup de cours d’eau possèdent cependant des régimes hydrologiques mixtes et il est très fréquent d’observer une succession longitudinale de leur hydrologie.
    Le Rhône par exemple est d’abord à régime glaciaire, puis nival, pour tendre finalement vers le pluvial. Ainsi, chaque région possède une caractéristique hydrologique singulière, définie localement par le climat, la nature géologique des sols et les précipitations.

    Les débits façonnent les lits des cours d’eau

    Les hydrologues différencient les débits de basses eaux et les débits de hautes eaux. Le débit d’étiage est le débit minimum d’un cours d’eau. Il détermine la largeur du lit mouillé, c’est à dire le chenal d’écoulement en permanence en eau. La plupart du temps, une notion de fréquence, journalière ou mensuelle, permet de préciser la récurrence de ce débit. Ainsi, la loi sur l’eau définit le débit d’étiage comme étant le débit mensuel d’étiage qui intervient en moyenne tous les cinq ans.
    Les débits de crues peuvent être classés en plusieurs catégories en fonction de leur période de retour :
    – La crue annuelle, ou débit de plein bord (c’est-à-dire avant débordement), est l’événement hydrologique qui intervient en moyenne tous les ans. Ce débit délimite le lit mineur du cours d’eau, c’est à dire le lit mouillé additionné des bandes latérales de galets et graviers trop fréquemment inondées ou exondées pour que de la végétation dense puisse se développer.
    – La crue quinquennale, qui intervient en moyenne une fois tous les cinq ans, caractérise le lit moyen du cours d’eau. L’énergie déployée par ce débit est suffisante pour mettre en mouvement le matelas fluvial composé de graviers et de galets et pour arracher la végétation.
    Il est donc essentiel au modelage de l’habitat piscicole. C’est pour cette raison que ce débit est couramment appelé « crue morphogène ».
    – La crue centennale, qui intervient en moyenne une fois tous les cent ans, est utile pour délimiter les zones à risques d’inondation, soit le lit majeur du cours d’eau, lit majeur à l’intérieur duquel d’ailleurs toute construction est dangereuse car susceptible de subir les effets dévastateurs d’une très forte crue pouvant arracher et déplacer des arbres centenaires.

    Du régime hydrologique à la notion d’habitat

    Les différents débits observés confèrent donc une énergie au cours d’eau, qui va dépendre de son type de régime hydrologique. En fonction de ce niveau d’énergie, les caractéristiques de la morphologie du lit d’étiage au lit majeur seront différentes. Quatre styles de lits fluviaux sont couramment distingués par les géomorphologues :
    – À chenal unique rectiligne : lit typique d’un cours d’eau à très haute énergie, à forte pente et à granulométrie grossière. Cette forme est celle des hautes vallées encaissées des régions montagneuses glaciaires.
    – À chenaux multiples en tresse : lit caractérisé par des bancs d’alluvions non végétalisés, séparant différents chenaux fréquemment remaniés par les crues. Cette forme est typique des basses vallées glaciaires ou des régions à régime hydrologique tranché, présentant un fort transport solide.
    – À chenal unique méandriforme : lit de forme sinueuseavec des berges partiellement végétalisées, résultant d’une énergie et d’un charriage relativement limité. Cette forme est typique des régions collinéennes et de plaine.
    – À chenaux anastomosés : lit caractérisé par la stabilité des chenaux à direction aléatoire, avec une granulométrie fine et une végétation dense. Cette forme est typique des régions à très faible pente arborant de nombreuses zones humides.

    Un cours d’eau, en fonction de sa position dans la vallée, voit se succéder sur son linéaire plusieurs styles fluviaux différents. Les ruptures de pente ainsi que les passages en gorges ou encore les confluences compliquent quelque peu cet enchaînement. Il n’est donc pas rare de rencontrer des inversions, comme un secteur à méandres précédant un tronçon rectiligne ou en tresse.
    Par extension, le régime hydrologique est donc à l’origine de l’agencement des éléments constitutifs de l’habitat aquatique tels que la vitesse de courant, le transport solide et la végétation ; A chaque niveau d’énergie correspond donc un grand type d’habitat.
    En cas de très forte énergie, le substrat est grossier et fréquemment remanié par de violentes crues qui interdisent un développement végétal conséquent. Le lit mineur est donc étendu et l’habitat aquatique principalement constitué d’éléments minéraux baignés de forts courants.
    En cas d’énergie moins extrême, les sables et les graviers dominent et constituent un terreau idéal au développement de forêts alluviales denses, résistantes à l’occurrence de crues modérées. La largeur du lit mineur reste donc proche de celle du lit mouillé. L’habitat aquatique est ainsi majoritairement structuré par des éléments végétaux (racines, hydrophytes et bois morts).
    Les espèces aquatiques se sont adaptées à ces contraintes naturelles. Ainsi par exemple, pour les poissons, chaque type fluvial possède son cortège d’espèces adaptées aux conditions du milieu. Sur les secteurs d’eaux vives, la forme des poissons est allongée. Si la température reste fraîche l’ombre et la truite dominent. Si en revanche l’eau s’échauffe, c’est le paradis du barbeau et du hotu. Sur les secteurs anastomosés ou à méandres très lents, le gardon, la perche, la brème et le rotengle, poissons de corpulence plus massive, sont majoritaires.
    En conclusion, le régime hydrologique va régir, en fonction de son énergie, la forme du lit mouillé d’étiage et donc la nature des milieux aquatiques associés. Il influe donc directement sur la biodiversité que l’on rencontre dans nos cours d’eau. Dans ce sens, les crues représentent un « outil hydraulique » essentiel. Elles nettoient le matelas fluvial, entretiennent le développement de la végétation des berges et du lit et agencent la mosaïque des substrats. Elles peuvent donc être considérées comme les véritables architectes des rivières.  Leur occurrence est une symphonie propre à chaque cours d’eau qui a mis des milliers d’année à se composer et qui continue à s’accorder. La crue est une forme de respiration morphologique. Il est donc logique d’être inondé en construisant dans le lit majeur des rivières. C’est de cette manière que les cours d’eau bâtissent l’habitat du poisson. Et toute artificialisation des débits de crues a, en conséquence, un impact majeur sur la faune et la flore aquatique

  • Normes de qualité de l’eau et zones de reproduction du saumon

    Normes de qualité de l’eau et zones de reproduction du saumon

    Dans la lutte permanente pour la sauvegarde des milieux aquatiques sensibles (et des autres), les normes fixées par l’Etat et par l’Europe sont souvent insuffisantes pour garantir le maintien d’un bon état écologique. Ce paramètre est pourtant capital, car ces normes sont officielles, font référence, et à partir du moment où elles sont respectées, difficile de reprocher à l’administration de ne pas faire son boulot correctement. Difficile également d’expliquer au monde agricole que les pratiques actuelles dans de nombreuses régions sont incompatibles avec le respect de l’eau. C’est pourquoi l’association Vive l’Alagnon (affluent de l’Allier) a adressé un courrier à l’administration le 20 février dernier demandant une révision des normes de nitrates et de phosphates concernant les zones de reproduction du saumon atlantique que nous publions ci-après. Cette démarche de révision des normes de qualité de l’eau devrait d’ailleurs être reprise également au niveau national. Parce qu’elles ne sont pas assez strictes et inappropriées, les normes vont permettre à l’Etat français d’atteindre le sacro-saint bon état écologique des cours d’eau pour 2015 comme l’exige la Directive Cadre Européenne sur l’eau. C’est aussi ce qui a fait dire à la Préfecture du Doubs suite à l’hécatombe de truites, d’ombres, de chavots et de lottes survenu sur la Loue fin 2010, “en l’état actuel, la Loue reste une rivière en bon, voire en très bon état écologique”. (sic)

    Monsieur le Président du comité de Bassin Loire-Bretagne
    Monsieur le Président, COMINA Loire-Bretagne
    Monsieur le Président, Commission Planification Loire-Bretagne
    Monsieur le Directeur, Agence de l’Eau Loire-Bretagne
    Monsieur le Directeur, DREAL de bassin

    COPIE : Monsieur le Président du SAGE ALAGNON
    Monsieur le Président du SIGAL
    Monsieur le Directeur du SIGAL

    Messieurs les Présidents, Messieurs les Directeurs,

    L’Association Vive l’Alagnon, membre de la CLE du SAGE Alagnon est conviée par la DREAL de bassin à une réunion sur le thème du saumon le 1er mars 2012. La qualité des eaux y tiendra une bonne part ; nous en déduisons que ce problème devient un des enjeux majeurs du plan de gestion du saumon de Loire 2009-2013.

    Depuis de nombreuses années notre association, tout comme d’autres acteurs locaux, dénonce des normes de qualité de l’eau inadaptées au bon état écologique des rivières situées en tête de bassin. Nous avons déjà interpellé Monsieur le Ministre de l’écologie à ce sujet dans un courrier daté du 15/09/08 (voir http://alagnon.fr/courrier-1-preserver-les-têtes-de-bassin.html ). Les résultats des suivis de la qualité de l’eau de l’Alagnon et ses affluents sont souvent source d’interrogations et parfois d’incompréhensions de la part des membres du contrat territorial et de la CLE du SAGE Alagnon. Nous pensons que le taux de 50 mg de nitrates et de 0,5 mg de phosphates (ortho phosphates) par litre est excessif vis-à-vis des exigences biologiques de la microfaune de ces cours d’eau et des salmonidés, et qu’il pourrait compromettre la bonne santé des sous-populations de saumon atlantique qui y sont inféodées et génétiquement adaptées depuis des millénaires (circulaire DCE 2005-12 relative à la définition du bon état écologique des masses d’eau).

    Comment est-il possible de définir des références de qualité de l’eau en France sans tenir compte des besoins biologiques des espèces présentes, sans faire de distinction entre rivières à salmonidés, qui plus est oligotrophes et servant de zone de reproduction du saumon, et les cours d’eau à cyprinidés dominants? L’influence de l’eutrophisation liée à un excès de nitrate et phosphate a été clairement démontrée sur le pourcentage de survie des alevins de salmonidés dans les frayères, par colmatage et diminution consécutive de l’oxygène dissous sous les graviers. Pendant les premières minutes de développement, les poissons sont particulièrement vulnérables; il faut moins de dix minutes pour qu’un agent polluant passe la membrane de l’œuf et se fixe sur l’embryon.

    L’Association Vive l’Alagnon propose la mise en place de normes de qualité de l’eau appropriée, donc plus strictes, pour les rivières accueillant les frayères du saumon de l’Allier. L’étude m­enée par LOGRAMI en 2009 a montré que l’Alagnon présentait des conditions de débit et de température de l’eau très favorables à la reproduction du saumon, puisqu’une majorité des 30 saumons adultes porteurs de marques se sont engagés dans ce cours d’eau, à la surprise des opérateurs techniques à l’époque, qui ciblaient avant tout le cours de l’Allier.

    Si les valeurs guides du bon état retenues en application de la directive européenne cadre sur l’eau ne peuvent être remises en cause, nous pouvons tout à fait décider de définir des objectifs de qualité de l’eau plus exigeants à atteindre sur les zones de reproduction du saumon de l’Allier. Il serait bon de ne pas oublier les travaux de Nisbet et Verneaux (1970), pour qui la présence de phosphate à des concentrations supérieures à 0,1 ou 0,2 mg par litre est l’indice d’une pollution, et qui nous rappellent encore que les eaux naturelles non polluées présentent une concentration de nitrate de seulement 2 ou 3 mg par litre. Si l’on se réfère à ces données, tout en tenant compte de l’évolution de l’activité humaine, l’Association Vive l’Alagnon propose des valeurs seuils admissibles suivantes :
    – Taux de nitrate inférieur ou égal à 10 mg/L pour l’Alagnon et 3 mg/L pour ses affluents.
    – Taux de phosphate (ortho phosphates) inférieur ou égal à 0,15 mg/L pour l’Alagnon et ses affluents.

    Un accompagnement financier et humain adapté est évidemment indispensable pour atteindre ces objectifs. Les aides doivent être principalement proposées pour la maîtrise des pollutions diffuses en réalisant des actions exemplaires et pédagogiques. A l’heure où vous définissez le contenu du 10ème programme de l’Agence de l’eau et en vue de la préparation future du SDAGE 2016-2020, il nous paraît indispensable de vous faire part de ces propositions.
    Nous demandons aux membres du plan de gestion du saumon de soutenir nos propositions avant que le saumon de l’Allier ne disparaisse à jamais.

    Nous vous prions, Messieurs les Présidents, Messieurs les directeurs, d’agréer nos sincères salutations.

    Dr Hervé Brun, Président de l’Association Vive L’Alagnon
    Association de protection de la rivière Alagnon et de ses affluents sur les trois départements Cantal, Haute-Loire, et Puy-de-Dôme.
    Site internet : http://alagnon.fr
    Courriel : [email protected]

  • Fonds pour la conservation des rivières sauvages : la Valserine et de la Semine à l’honneur

    Fonds pour la conservation des rivières sauvages : la Valserine et de la Semine à l’honneur

    Situées au pied de la plus haute chaîne du Jura dans les départements du Jura et de l’Ain, ces cours d’eau prennent leurs sources sur les hauts plateaux ouverts pour s’écouler en grande partie dans des gorges formant une succession de cascades et de marmites. Ces bassins versants de très bonne qualité abritent une population de truite fario en parfait état de santé et de nombreuses espèces remarquables, d’où la nécessité impérieuse de les préserver.
    L’objectif du Fonds pour la conservation des Rivières Sauvages pour cette rivière est d’assurer la pérennité de sa protection, et par la même des espèces emblématiques et des milieux remarquables associés, en harmonie avec les activités économiques de la vallée.
    L’organisme qui porte le projet de labellisation est le Parc naturel régional du Haut Jura en partenariat étroit avec le Groupement des pêcheurs « Valserine ». Par ailleurs, les autres projets concernés par le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages concernent le Chéran, la Vis et le Léguer. Un début encourageant !


    Renseignements :

    http://rivieres-sauvages.fr/

  • Anper TOS, l’énergie du renouveau

    Anper TOS, l’énergie du renouveau

    L’association Anper TOS (Association nationale pour la protection de l’Eau et des Rivières) anciennement TOS (Truite ombre saumon) à tenu son assemblée générale ordinaire le 31 mars à Dijon. Cela n’était plus arrivé depuis 2007… Pour le nouveau bureau, les choses sont claires : “Le renom de TOS, tel qu’il était au temps de Ch Ritz, Cl. Bergman, J-L. Pelletier, Jean Rapilly (toujours actif et dévoué), de P. Rollet, de M. Brulin, J. Deregnaucourt, P. Caillau et autres membres prestigieux, faute notamment d’informations données aux membres, était désormais terni à leurs yeux par la « légèreté » et la « négligence » de certains laissant aller les choses à vau-l’eau sans s’opposer aux décisions illégitimes de celui qui les conduisait à les approuver. Il faut remercier ceux qui, du Béarn à l’Alsace, en passant par la Bourgogne et la Franche-Comté, de la Bretagne à l’Auvergne en passant par le Val de Loire, ont refusé une mort programmée.”

    Voici la constitution des délégations régionales. Certaines sont en sous-effectifs, d’autres sont à l’abandon et partout le besoin de forces vives se fait sentir. N’hésitez donc pas à apporter votre aide localement .

    Ardèche :
    Il n’y a plus d’activités locales de TOS en Ardèche et il convient de retrouver une dynamique sur le terrain. Toutes personnes motivées peuvent contacter Christel Bulthé.

    Bourgogne : Jean-paul Ragonneau salue avec émotion le renouveau de TOS et l’accompagne en reprenant contact avec les anciens adhérents, les AAPPMA et les fédérations.

    Contact TOS Bourgogne :
    [email protected]

    [email protected]


    Bretagne :
    Lucien Drouot rappelle l’action de Jean Rapilly. Grâce à ce dernier, l’action judiciaire de TOS est encore bien présente en Bretagne : 3 affaires ont été récemment jugées (Navire Valencia, Pisciculture Lambel et pollution de l’estuaire de La Loire par Total-Donges) et deux relatives à des navires sont en cours (Tian Du Feng et Latvian Shipping Cie).

    Dordogne :
    Le groupe régional, dont l’activité a été un temps réduite compte tenu des incertitudes sur la vie de l’association au niveau national, a toutefois continué à fonctionner et à poursuivre ses objectifs dans le bassin de la Dordogne.

    Contact TOS Dordogne :
    [email protected]
    (Frédéric Serre).

    Franche-Comté :
    l’action de TOS Franche Comté se confond avec celle du collectif « SOS Loue rivières Comtoises » et particulièrement lors de l’organisation de la manifestation de Goumois en mai 2011, le recours au tribunal Européen, les réunions avec les services préfectoraux etc. L’action 2012 sera renforcée, avec notamment des actions sur la Bienne, conjointement avec l’AAPPMA La Biennoise.

    Contact TOS Franche-Comté :
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    Basse Normandie :
    La délégation régionale de Basse-Normandie qui a été créée en 1988 ne compte actuellement que quelques membres. Avec les problèmes de TOS au niveau national, beaucoup ont quitté l’association. Une relance auprès des anciens membres en se servant des fichiers d’anciennes adresses est prévue.

    Contact TOS Val de Loire : [email protected]

    Pyrénées :

    Contact TOS Pyrénées :
    [email protected]


    Composition du bureau national :

    Président : Lucien Drouot – [email protected]

    Vice-Président : François Grebot – [email protected]

    Secrétaire générale :
    Christel Bulthé – [email protected]

    Secrétaire administratif :
    Thierry Valet – [email protected]

    Commission pollution et nuisances :
    F. Grebot
    [email protected]

  • Production de produits de la mer : record battu en 2011

    Production de produits de la mer : record battu en 2011

    Malgré l’affaiblissement des stocks et une inquiétude
    légitime sur l’avenir du secteur, l’année 2011 a battu tous les records de
    production halieutique mondiale. Selon la FAO, ce n’est pas de 152 millions de tonnes
    de produits de la mer qui ont été produits. Ces chiffres s’expliquent notamment
    par la reprise des captures de petits pélagiques du Pacifique sud-américain
    grâce à des conditions climatiques clémentes et par le développement de
    l’aquaculture un peu partout sur le globe. A noter qu’en terme de consommation,
    22 pays concentrent 84 % de la consommation mondiale. Le podium de tête étant occupé par la Chine, le
    Japon et les Etats-Unis. La France se place en 12e position.

  • En 2012, les plages françaises restent parmi les mauvaises élèves européennes

    En 2012, les plages françaises restent parmi les mauvaises élèves européennes

    L’Agence
    européenne de l’environnement (AEE) a publié le 23 mai une étude sur la qualité
    des eaux des plages européennes. Les analyses d’eau ont été effectuées en 2011
    dans plus de 22 000 sites de baignade en eau de mer et en eau douce. Les
    nouvelles sont plutôt positives :«Bonne nouvelle
    pour les vacanciers sur les plages en Europe cet été : 92,1 % des eaux de
    baignade en Union européenne remplissent maintenant les critères minimum de
    qualité
    »a commenté l’institution communautaire
    dans un communiqués. Par
    contre la situation en France est loin d’être idyllique. En effet, alors que le
    pays concentre 16 % des lieux de baignades en Europe, seuls deux tiers des eaux
    sont d’excellentes qualités.

    Jacqueline McGlade, la
    directrice de l’AEE,
    explique :«
    Dans certains pays il y a encore un problème causé par l’agriculture et
    les eaux usées, nous devons donc voir davantage d’efforts pour garantir des
    eaux sûres et propres au public
    ».

  • 290 milliards de microplastiques flottent en Méditerranée

    290 milliards de microplastiques flottent en Méditerranée

    Le chiffre est
    difficilement compréhensible tant il est élevé : 290 milliards de
    microplastiques flottent à
    la surface de la Méditerranée.
    L’Expédition MED 2010-2013 regroupe des environnementalistes, des scientifiques
    européens, des artistes et des enseignants organisés en association loi 1901. Son
    but est de collecter de données scientifiques en mer et de se mobiliser pour la
    protection de la biodiversité marine en Méditerranée, et la lutte contre les
    déchets en mer.  Ce collectif vient donc de publier ce chiffre fruit des données
    collectées lors de deux expéditions.

    Après s’être morcelés sous l’effet conjugué du soleil et
    de l’eau de mer, les fragments de plastique peuvent atteindre une dimension proche de celle du plancton. Le plancton est un élément essentiel de
    la chaîne alimentaire et pour les animaux qui s’en nourrissent la méprise est
    inéluctable. Ces déchets finissent dans les estomacs des poissons et pervertissent l’ensemble
    de la chaîne alimentaire.

    Renseignements :

    http://www.expeditionmed.eu/

  • Pays basque : un concours photos et vidéos pour sublimer le gave du Saison

    Pays basque : un concours photos et vidéos pour sublimer le gave du Saison

    L’office du
    tourisme de Soule et l’AAPPMA de la Soule organise un concours de photo ouvert
    à tous les photographe set vidéastes amateurs dont le thème est le gave du Saison en Soule, une rivière magnifique au cœur du Pays basque. Il débutera le 15 mai et prendra fin le 1er août 2012.
    Les gagnants recevront en prix un
    appareil photo ou une caméra waterproof.Vous
    pouvez déposer vos clichés ou vos films sur la page Facebook Pêche 64 ou
    directement dans les locaux de l’office du tourisme de Soule à Mauléon. A vos caméras donc !

    Renseignements :

    Page Facebook Pêche 64

    Tél. 05 59 28 02 37

  • Sénégal : une bonne nouvelle pour la pêche artisanale locale

    Sénégal : une bonne nouvelle pour la pêche artisanale locale

    Le nouveau président du Sénégal, fraîchement élu, Macky
    Sall, vient de respecter une de ses promesses de campagne électorale :
    l’annulation des autorisations de pêche octroyées aux 29 chalutiers pélagiques
    étrangers opérant dans les eaux de son pays. Une bonne nouvelle pour les
    pêcheurs sénégalais qui ont vu les ressources halieutiques diminuer
    dangereusement.

    L’association de protection de l’environnement Greenpeace
    s’est félicitée de cette décision et a interpellé l’Union européenne dans un
    communiqué publié le 18 mai : « L’Union européenne doit prendre
    ses responsabilités et s’inspirer de cette décision des dirigeants africains.
    Plutôt que d’envoyer les navires en surnombre de sa flotte pêcher dans les eaux
    des pays en développement, la politique commune des pêches européenne,
    actuellement en pleine réforme, devrait limiter le nombre de bateaux
    industriels de pêches et favoriser une pêche locale plus responsable, une pêche
    artisanale. »