Catégorie : Environnement

8’6 rend compte de l’état de nos rivières, mouvements pour la préservation des rivières, analyse de notre ecosystème halieutique à préserver.

  • Le Léguer, nouveau canditat  au label Site Rivière Sauvage

    Le Léguer, nouveau canditat au label Site Rivière Sauvage

    C’est officiel ! Le Léguer, un fleuve côtier remarquable qui coule dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne et se jette dans la Baie de Lannion est candidat au label « Site Rivières Sauvage ».

    Les 16 et 17 octobre, le Comité de bassin versant du Léguer et l’Association Vallée du Léguer, qui sont engagés depuis vingt ans dans un travail de restauration écologique de la rivière (hydro-morphologie, qualité de l’eau), en ont fait l’annonce formelle. A l’occasion de l’inauguration de divers travaux de restauration de la continuité écologique, (création d’une rampe rugueuse pour améliorer le franchissement du seuil résiduel de l’ancien grand barrage de Kernansquillec, effacement du seuil du Moulin de la Ville sur le Guic, à Belle-Isle-en-Terre, amélioration d’une prise d’eau), le territoire a montré son attachement à un « Léguer exemplaire et pilote ». Tous les acteurs, les élus locaux, le directeur de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, la sous-préfète, la vice-présidente du Conseil Départemental, les élus locaux, les représentants de la société civile ont exprimé leur vif intérêt pour une démarche qui amplifie le travail coopératif pour une amélioration continue du milieu, entre autres sur la qualité de l’eau. Le Léguer débouche en effet dans la Baie de Lannion, identifiée depuis trop longtemps avec la pollution liée aux algues vertes. Le label, le premier qui sera décerné en Bretagne si les critères d’admission sont réunis, donnera une image nationale bien plus positive d’un territoire qui a des difficultés, et c’est normal, à faire évoluer le modèle agricole, mais qui sait innover, qui sait créer du consensus, puisque c’est la première rivière française sur laquelle a été enlevé un grand barrage devenu inutile, celui de Kernansquillec, en 1996. Il subsiste cependant deux problèmes importants sur le territoire, abordés par les élus locaux lors de leurs allocutions : l’autorisation d’extraire du sable coquillier, au bénéfice de l’agriculture industrielle, en Baie de Lannion et un permis minier pour une éventuelle mine de tungstène sur les sources du Léguer. Entre l’économie durable liée au label et l’économie minière, il va falloir choisir, et les acteurs locaux l’ont parfaitement compris.

    Renseignements : www.rivieres-sauvages.fr

    Photo : © Rivières Sauvages

  • L’apron du Rhône et le réchauffement climatique

    L’apron du Rhône et le réchauffement climatique

    Les hivers doux que nous avons connu ses dernières années n’apportent pas qu’un peu de douceur dans nos chaumières. Pour certains poissons, l’hiver occasionne une modification physiologique indispensable à la reproduction. Espèce très mal connue car très proche de l’extinction, l’apron du Rhône (Zingel asper) se reproduit en mars. L’ovulation des œufs dépend directement de la température de l’eau en hiver. A l’aquarium de la Citadelle de Besançon, où une population est élevée depuis une dizaine d’années, Michaël Béjean et son équipe ont remarqué l’importance de la température de l’eau durant l’hiver. Début novembre, l’eau des bassins est descendue à 5 °C et laissée ainsi durant cinq mois, jusqu’à la ponte pour reproduire les conditions d’un bon hiver dans l’est de la France. Le taux réussite est dans ce cas généralement de 70 %. Pour mieux connaître le rôle de cette durée en eau froide, des essais ont été réalisés afin d’évaluer les différences potentielles de réussite de la reproduction. Avec quatre mois au lieu de cinq à 5°C, le taux de réussite de la reproduction tombe à 40 %. Avec seulement trois mois, la reproduction est quasiment compromise avec seulement 4 %. Voici un exemple qui montre à quel point un équilibre naturel peut être fortement perturbé par une modification qui peut paraître mineure ou insignifiante à nos yeux. Photo : © Philippe Boisson.

  • Il ferait n’importe quoi pour sauver le monde

    Il ferait n’importe quoi pour sauver le monde

    En prélude à la série spécial climat sur le Web et l’antenne d’ARTE, Super Ecolo débarque en version sonore sur la Web radio de la chaîne franco-allemande. Cinq fictions humoristiques de Charles Trahan, mais sur le thème d’actions concrètes pour faire un geste pour la planète.

    Hippolib, la cyclo-dynamie, le relou de l’immeuble, une goutte de sel dans l’océan, la ferme chez soi, cinq petites émissions de six minutes à découvrir sur arteradio.com

  • Echo du radier : Réchauffement climatique, vraiment ?

    Echo du radier : Réchauffement climatique, vraiment ?

    La chaleur étouffante de cet été 2015 relance le débat sur le réchauffement climatique et à travers lui, le rôle néfaste des obstacles transversaux artificiels, autrement dit les seuils et les barrages qui ralentissent l’eau qui profite un peu trop de l’ensoleillement. Le réchauffement des cours d’eau en tête de bassin est sans doute la pire chose qui puisse se produire, même si le pire n’est jamais sûr.

    X milliers d’euros pour araser un barrage, ils feraient mieux de mettre cet argent dans une station d’épuration !” ou, “les seuils sont là depuis longtemps, les truites y vivent, pourquoi les enlever ?”. Voilà la teneur des deux premiers commentaires parvenus à mes oreilles lors d’une réunion entre pêcheurs “responsables” suite à l’annonce de la volonté de l’Etat de se lancer dans un programme de suppression ou de rabaissement de certains seuils. Cet Echo du radier fait donc suite à la publication dans notre précédant numéro de la lettre signée des présidents de la Fédération Nationale pour la Pêche en France (FNPF) et de France Nature Environnement (FNE) adressée au président de la République en protestation contre les nouvelles politiques publiques de gestion de l’eau et des milieux aquatiques. Il s’avère que cette lettre qui expose parfaitement les différentes problématiques, se trouve très critiquée par la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins (FFAM) qui a son tour a choisi d’envoyer un argumentaire daté du 5 juin 2015 à l’Elysée pour défendre le maintien des seuils, dont chaque moulin est en principe équipé. Au siècle dernier, l’industrialisation a donné naissance à des dizaines de milliers de petits seuils qui pour certains sont en place depuis bien plus longtemps. On en compte plus de 500 dans le seul département du Calvados et tout au long de l’immense bassin Loire-Bretagne, on trouve un seuil en moyenne tous les 3,5 km ! Au total sur le territoire métropolitain, plus de 70 000 “obstacles transversaux” barrent les cours d’eau français. Au nom de la continuité écologique et de la biodiversité, un programme de suppression (dérasement) ou d’abaissement (arasement) des seuils et des petits barrages des cours d’eau de notre pays prend forme petit à petit et c’est bien ce qui dérange les amis des moulins, qui de surcroît doivent payer tout ou partie des travaux que cela occasionne, car sur le domaine privé, le fond des cours d’eau appartient aux propriétaires des berges, contrairement à l’eau qui est un bien commun. Dans cette rubrique d’ordinaire tenue par Sylvain Richard, Guy Périat ou d’au-

  • Inondations dans le sud du pays, bis repetita

    Inondations dans le sud du pays, bis repetita

    Malgré les faits, les prévisions, les alertes, autant de “capteurs” qui indiquent que les précipitations pluviales sont de plus en plus violentes, notamment dans le sud du pays, la France tarde à prendre le taureau par les cornes pour mieux vivre avec ses rivières et ses fleuves. Est-ce que les vingt personnes décédées dans les récentes inondations du Var ne sont pas suffisantes pour qu’on s’attaque enfin au problème ? Bien longtemps après les crues dévastatrices et meurtrières de Vaison-la-Romaine, de Mauguio ou plus récemment du gave de Pau, l’Etat ne comprend toujours pas que nous n’avons pas d’autres solutions que de laisser l’eau déborder dans son lit majeur lorsqu’il tombe des trombes d’eau (115 mm en quelques heures dans le Var !). Or, ce lit majeur dans les cours d’eau méditerranéen est en grande partie construit. Certes, la France s’est mise au travail à travers la Directive Inondations de l’Union Européenne, en adoptant une stratégie nationale de gestion des risques, mais il est à craindre que cela prenne beaucoup de temps. En considérant les cours d’eau comme des milieux artificialisés et contrôlés, l’Etat français a eu maintes fois l’occasion de s’apercevoir qu’il avait tord. Dans le Var, Les dégâts se chiffrent à plusieurs milliards d’euros (estimation de 700 millions à la charge des assureurs). Laisser vivre les rivières va dans le sens de la biodiversité et d’un bon état écologique des éco-systèmes, deux autres chantiers d’envergure où l’Etat s’est également engagé (c’est vrai qu’on se demande parfois pourquoi…).

    Photo DR.

     

  • L’impossible Agence française pour la biodiversité

    L’impossible Agence française pour la biodiversité

    En cette période où l’Etat s’enrhume plus que jamais quand la FNSEA tousse, où les amis des moulins ne veulent pas que l’on touche à leurs barrages, la future Agence française pour la biodiversité semble bien mal partie. Derrière cette enseigne fraîchement badigeonnée de peinture verte se cache avant toute chose l’occasion de faire des économies, en faisant au passage disparaître l’Onema et trois autres établissements publics. Cette présentation de l’AFB est celle de l’un de nos lecteurs, qui souhaite garder l’anonymat … et du même coup son emploi, car toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Elle explique pourquoi cette nouvelle agence est inadaptée aux besoins sur le terrain.

    avant promulgation. Cette création avait été annoncée par le Président de la République dès septembre 2012, durant la conférence environnementale réunie chaque année à la même époque. Elle était prévue en 2015, mais différentes péripéties en ont décalé le calendrier. En quoi cela concerne-t-il les lecteurs de Pêches sportives, et plus largement les gens qui se préoccupent de protection des rivières, des plans d’eau (si possible naturels) et des milieux humides ? Eh bien en ceci que l’AFB est d’abord une suppression de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques), appelé à s’y fondre, corps et biens. Pour mémoire, l’Onema a été créé en 2007, dans une certaine douleur, à partir de l’ancien Conseil supérieur de la pêche, suite à la loi sur l’eau de 2006. Il employait à l’époque plus de 900 agents, contre 860 aujourd’hui, RGPP(1) et MAP(2) obligent. Ces dernières étant basées sur le dogme (n°1) du « vous en aurez autant (ou plus) pour moins cher ». On ne peut plus doctrinal, anglo-saxon et contradictoire avec les lois de la physique newtonnienne et de la thermodynamique, mais qu’importe : seules comptent les apparences et le conformisme, aujourd’hui libéral, la Troïka et les prochaines échéances électorales. L’Onema n’est pas le seul éta blissement public voué à disparaître dans l’AFB : il y a aussi l’Agence des aires marines protégées (AAMP), l’Atelier des espaces naturels (ATEN), spécialisé en formation à l’environnement, et les Parcs nationaux de France (PNF), organisme logistique des parcs nationaux et naturels régionaux. Le tout totalisera 1200 agents et 220millions d’euros de budget, dont les trois quarts issus de l’Onema. L’AFB est supposée s’occuper de toute la biodiversité de métropole et d’outre-mer, sauvage ou domestique, mais il lui manquera pourtant des établissements essentiels dans ce domaine, comme

     

  • Le Prix Charles C. Ritz 2015 décerné au Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises

    Le Prix Charles C. Ritz 2015 décerné au Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises

    Le 13ème Prix Charles C. Ritz, récompense prestigieuse pour la protection de l’eau, des poissons et des rivières, est décerné au Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises. Le Jury du Prix Charles C. Ritz, composé de membres de l’International Fario Club, le lauréat du Prix 2014 ainsi que des experts du milieu halieutique, s’est réuni début octobre pour analyser les candidatures et distinguer l’association lauréate. Le dossier candidat du Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises a démontré une détermination sans faille d’entreprendre des nombreux projets en vue de rattraper les offenses infligées depuis des années sur les rivières karstiques du massif jurassien, notamment sur les rivière Loue, Doubs, Dessoubre, Cusancin Bienne et Ain. Le collectif SOS-LRC se décrit comme « l’expression d’une prise de conscience et d‘une mobilisation de la société civile qui refuse la perte d’un patrimoine d’exception, construit à l’échelle des temps géologique, transmis intact par toutes les générations qui nous ont précédé. Patrimoine mis à mal en 30 ans par une insouciance coupable malgré les nombreuses études qui alertaient de cette dérive ». En étudiant le dossier, le Jury a trouvé que le positionnement de ce collectif s’aligne bien avec le leitmotiv du Prix Charles C. Ritz « la rivière est un don d’éternité, la cultiver est une responsabilité des temps présents ». Le collectif a établi des nombreuses propositions pour sauvegarder les rivières comtoises, couvrant les grands domaines de l’agriculture, l’assainissement, la filière bois, l’industrie, l’hydroélectricité, la continuité écologique.

    Renseignements : http://www.arrete.net/

    Prochaine étape : la cérémonie de remise du Prix Charles C. Ritz aura lieu le mercredi 4 novembre 2015 dans les locaux du Travellers Club à Paris en présence du lauréat et de nombreuses personnalités. Le Président du Jury, M. Jean-Marc Vervelle, remettra le Prix, une sculpture de Joachim Belmas et un chèque d’un montant de 3000 euros à l’initiateur et animateur bénévole du Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises, M. Marc Goux.

  • Non aux lingettes dans les toilettes !

    Non aux lingettes dans les toilettes !

    Cette image prise dans les toilettes d’une aire d’autoroute fait moins rêver que celle d’une belle truite gobant tranquillement dans l’eau claire. Et pourtant, l’eau claire et pure dépend essentiellement de notre comportement au quotidien. La mode récente d’utilisation des lingettes est à l’origine de gros dysfonctionnements dans les stations d’épurations. Ces morceaux de tissus synthétiques ne sont pas faits pour être jetés dans les toilettes. Il n’y a pas mieux pour boucher les filtres d’une STEP. C’est devenu un véritable fléau, notamment dans les petites et moyennes communes qui ne disposent pas de filtres de rechanges le temps d’un nettoyage (un filtre vaut plus de 50 000 euros). Dans les petites communes, le manque de personnel alloué à la STEP fait qu’au final, l’épuration ne fonctionne pas jusqu’à 25 à 30 % du temps ! Le week-end, un filtre bouché le samedi ne sera à nouveau opérationnel que le lundi dans la journée. Faites passer le message autour de vous, les poissons vous diront merci !

  • Fermeture de la basse Dranse, et la rivière dans tout ça ?

    Fermeture de la basse Dranse, et la rivière dans tout ça ?

    La pêche sur la basse Dranse (Rhônes-Alpes) a été interdite du pont de la voie ferrée jusqu’au lac Léman, soit 2,4 km. L’AAPPMA du Chablais-Genevois a pris cette décision radicale le 31 janvier 2015 en AG extraordinaire, estimant que la pression de pêche sur ce parcours rendu célèbre ces dernières années par des captures de grosses truites lacustres qui remontent du lac Léman était devenue trop importante. De son côté, l’Amicale des pêcheurs des Dranses estime que cette décision divise les pêcheurs et n’apporte aucune solution à cette rivière en proie à de multiples dysfonctionnements. Valentin Biglione, le président de l’amicale, plaide pour une réouverture sous certaines conditions et pour la réconciliation entre pêcheurs.

     

    “ Réflexion à propos d’une rivière en perdition : la Dranse ”

    « C’est une rivière qui a beaucoup fait parler d’elle et de ses pêcheurs ces dernières années. C’est maintenant au tour de ses pêcheurs de parler de leur rivière au travers de l’Amicale des pêcheurs de Dranses. La Dranse est un torrent bien particulier, avec des parcours somptueux où l’on peut voir une faune et une flore d’une grande diversité, de ses vallées au littoral du lac Léman. C’est un torrent où l’on trouve des truites comme il n’y en a peu ailleurs dans le monde. Le fleuron du patrimoine de la pêche en chablais vit pourtant une période sombre. En été, la Dranse subit chaque jour un marnage allant de son étiage à son module inter-annuel, c’est l’équivalent proportionnel d’une crue décennale journalière. Il est évident que la nature n’est pas préparée à ce qui fait cependant le bonheur de tous les pratiquants de sport d’eau vive en cette période estivale. Mais c’est au détriment de l’environnement que les raftings ou autres canoës profitent de ces mètres cubes d’eau déversés quotidiennement. A l’étiage, la faune aquatique devient une proie facile pour toute sorte de prédateurs, avec de nombreux oiseaux piscivores venant du littoral. Cela devient alors le festin d’une rivière mise à nue, les alevins et autres invertébrés finiront pour la plupart leurs jours prématurément ! En plus d’un marnage important, la basse Dranse connaît de nombreuses pollutions industrielles le long de ses berges où les sédiments colmatés tapissent le fond. Entre 2011 et 2013 la basse Dranse a perdu 80 % de ses chabots ; qu’en sera-t-il dans les années à venir ? L’attrait, apporté par ces truites d’une taille et d’une concentration rarissime, a considérablement augmenté la pression de pêche en basse Dranse et c’est ce qui a abouti à la fermeture de cette partie de rivière par l’AAPPMA. Le prélèvement de ces grosses

  • Souloise, une pêche d’inventaire rassurante

    Souloise, une pêche d’inventaire rassurante

    La Fédération Départementale de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique des Hautes-Alpes a effectué fin septembre une journée de pêches électriques d’inventaires piscicoles sur la Souloise dans la vallée du Dévoluy. Deux stations de pêche ont été échantillonnées avec la participation de nombreux bénévoles et ceux de l’association La truite de la Souloise. Les résultats de ces investigations se sont révélées très satisfaisants. Le peuplement de ces secteurs de la Souloise est composé de truites de toutes classes d’âges dont de nombreux alevins : Souloise – Puy des Bans : 133 truites fario dont 9 maillées (20 à 27 cm) et 27 chabots sur 80 m de linéaire. Souloise – Gravière de Giers : 54 truites fario dont 15 maillées (20 à 32 cm) et 27 chabots sur 62 m de linéaire.

    Ces pêches d’inventaires servent à faire un état des lieux et permettent d’observer l’évolution des peuplements au fil du temps.

    http://peche-hautes-alpes.com