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Catégorie : Divers

Un parcours mouche sur la Sienne
Situé sur la Sienne à Hambye, à
1.2 kilomètre en amont et en aval du pont de l’abbaye d’Hambye, ce parcours de
première catégorie spécialisé dans la pêche à la mouche est géré par l’AAPPMA
« Le Bassin de la Sienne ». On y pêche de belles truites fario,
quelques saumons atlantiques, ainsi que des chevesnes. Le calme et la beauté du
lieu en font un parcours bien sympathique. A découvrir…
Le Lac Pavin
A mi-chemin entre Besse et Super-Besse, ce lac de 44 hectares occupe le
cratère du dernier volcan auvergnat à être entré en éruption il y a 6 900 ans.
Le Lac Pavin est cerné d’une biodiversité magnifique et ses eaux sont peuplées
d’ombles chevaliers, de truites et même de quelques perches. Cette richesse
halieutique résulte de la volonté d’un homme. En 1859, Henri Lecoq a implanté
truites, ombles, écrevisses dans le lac. Empoissonnement efficace, puisque plus
d’un siècle et demi après les descendants de ces poissons procurent toujours
autant de joie aux pêcheurs auvergnats.Renseignements :
www.sancy.comPhoto : © OT Massif du Sancy

Les plages de la Côte de Nacre
La Côte de Nacre, en Basse-Normandie, s’étend de l’embouchure de l’Orne à celle de la Seulles, C’est de ses plages, Omaha Beach, Juno Beach, Gold Beach ou encore Sword Beach que les alliés partirent à l’assaut du Mur de l’Atlantique le 6 juin 1944 lors du plus grand débarquement de l’histoire. Haut lieu de commémoration historique sur terre. En mer, par contre, les poissons ont remplacés les navires de guerre et les barges de transport de troupe. Bar, carrelets, anguilles ou encore flets se pêchent ici particulièrement en Surfcasting. Si vous pouvez, effectuer un repérage à marée basse afin de repérer les zones à prospecter.

Le Boucher du Sinnamary
La Guyane : des forêts hostiles peuplées d’animaux sanguinaires, un climat chaud et très humide, un endroit tellement horrible qu’il y a encore peu c’était le lieu de punition ultime, le bagne. Malgré tout cela et malgré toutes les mises en garde, c’est bien là-bas que nous allons passer nos vacances, à la recherche du “boucher du Sinnamary”, l’aïmara.
Par Yann Giulio et Thomas Vogel
Photos : Yann Giulio, Thomas Vogel, Christophe Decours, Stéphane Nicard, Comité du tourisme de Guyane.Ici ça sent le poisson partout, des milliers d’arbres morts traversent la surface de l’eau créant autant de hot spots potentiels. Déconcertant et attirant à la fois, le lac nous donne l’impression d’une mer intérieure, tellement il est imposant. Pourtant très jeune, il semble avoir toujours été là. Ce n’est qu’en 1989 que la construction de ce barrage hydraulique a commencé sur la rivière Sinnamary au lieudit Petit- Saut, pour répondre à la demande croissante d’énergie en Guyane. La mise en eau de la retenue, en 1994, a inondé 310 km2 de forêt équatoriale, créant ainsi près de 400 îles et îlots.
Pour rejoindre notre spot de pêche, nous avons parcouru les routes de Guyane après neuf heures de vol, où pour le moment rien de ce qui nous était annoncé ne s’est vérifié. Nous n’avons ressenti aucune hostilité, ni de la nature, ni des animaux, ni des habitants. Destination la rivière Suinnamary et le barrage du Petit Saut où nous sommes maintenant. Cette fois, il faut qu’on pêche, nous n’en pouvons plus d’avoir l’eau à la bouche et de rester inactifs. Mais, comme si pêcher en cet endroit devait vraiment mériter, une heure et demie de pirogue nous attend encore.
François et Dominique l’ont bien compris, on est à bloc, surexcités. Bien qu’il soit assez tard, ils nous promettent que nos premiers coups de ligne seront pour ce soir, avec en guise de baptême la pêche du saut de Takari Tanté. Le carbet flottant est en vue. Les pirogues ont à peine accosté qu’elles sont déchargées rapidement et, malgré la chaleur, nous trouvons une énergie incroyable et nous nous démenons comme des fous pour partir pêcher le plus vite possible. Sans perdre une seconde, les deux binômes ont pris place dans les deux pirogues, direction Takari Tanté.
Conseillés par nos guides, nous abordons ce saut très légèrement équipés, de manière à être très mobiles et parfaitement libres de nos mouvements. C’est un véritable mur qui se dresse devant nous, fendu par un courant assez violent par endroits.Nous n’emportons chacun qu’une canne et un petit sac à dos rempli uniquement de leurres. En dehors de la sélection des leurres, nous avons utilisé le même matériel pour la pêche des sauts et pour les dérives. A savoir : une canne Ashura Delivrance B 220 XH Big Bait Special, équipée d’un moulinet Calcutta 201 Conquest, de la tresse Starbaits Abyss 37/100 en corps de ligne, avec en tête un bas de ligne titanium de 30 cm en sept brins pour une résistance de 70 Lbs. Un conseil : pour faire face à la puissance de l’aïmara, il vaut mieux remplacer l’agrafe par un anneau brisé conséquent pour une résistance de 80 Lbs pour supporter tous rapports de force. Petite sélection rapide et efficace : quelques leurres de surface de type pêches tropicales popper et stickbait en bois (les poppers en résine et plastique se cassent contre les rochers), qui apportent une densité importante, pour une présentation lente et optimale. Le choix de ce type de leurre peut paraître démesuré, mais le bruit généré par les cascades dans les sauts est assourdissant et il n’y a qu’en utilisant des leurres de ce calibre que nous pouvons faire assez de bruit afin de permettre de localiser l’aïmara, et de l’attaquer.
A peine arrivés, nous nous séparons en deux binômes suivis de nos guides et évoluons d’aval en amont. Nos premières impressions sont que l’aïmara a pratiquement le même comportement que la truite. En cache dans les cavités de roche, il reste à l’affût de la moindre proie. L’effort physique de cette approche est intense. De l’euphorie à la concentration, nous sommes rapidement passés en mode “pêche”. Il nous faut crapahuter de rocher en rocher et souvent nager pour ne pas se blesser une cheville dans une faille de cailloux. L’approche doit être lente et précise, chaque lancer s’effectue de préférence en “pitching”, c’est-à-dire en lançant sous la canne pour nous permettre de présenter nos gros leurres avec précision. L’attention portée sur ce type de lancer doit être plus que vigilante, car elle permet d’observer l’activité du poisson, et c’est là que l’on constate à quel point l’aïmara partage certains traits de caractère avec la truite. Il sort rapidement de sa cache mais, contrairement à cette dernière, le bruit l’attire. Il ne faut pas hésiter à frapper l’eau : prenez l’exacte longueur de votre canne en longueur de ligne et fouettez votre leurre très fort tout en l’accompagnant au gré du courant. Chaque recoin du saut, chaque méandre, peut abriter ce prédateur.Au bout de quelques minutes, Tom, un de nos camarades, crie “Fish !” et prend un beau spécimen de 8 kilos, de couleur très foncée. Il l’a vu sortir à deux reprises avant d’attaquer violemment son stickbait. Au dire de Thomas, la puissance du poisson alliée au courant, “c’est comme une machine à laver en mode essorage”. Sur une seconde attaque, Tom s’est fait tout simplement ouvrir son anneau brisé 80 Lbs. Quelques minutes à peine après ce premier poisson, l’autre binôme entre en action. Yann, lui aussi, vient d’ouvrir le bal, la fête peut commencer.
L’aïmara, nous en avions tous vu en photos, en vidéo, à un tel point qu’il avait fini par hanter nos dernières nuits. Mais là, ça y est, nous l’avons vu, touché, combattu. On ne peut pas dire qu’il a une gueule de porte-bonheur, loin de là. Evidemment, nos regards se sont portés sur sa mâchoire véritablement impressionnante, du style pitbull. Ce qui nous a frappés également, c’est que cette mâchoire est associée à des joues hyper-musclées, laissant deviner une puissance hors norme.
Comme vêtu d’une armure, l’aïmara possède de grosses écailles, sa robe sait s’adapter à la perfection au milieu, en lui permettant de se camoufler parfaitement et de se fondre dans le décor .
Une grosse caudale, très profilée, en fait un poisson taillé pour le courant, la vitesse.
A plusieurs reprises, nous avons pu revenir sur ce saut et sur un autre situé en amont, pour notre plus grand plaisir, dans le but d’en découdre avec ce prédateur d’exception. A la fin de cette première journée initiatique et après avoir été baptisés dans le saut, nous rentrons au carbet en profitant des derniers moments qui nous restent pour faire notre première dérive en bateau.
Au premier lancer, Stéphane subit une attaque très violente qui se soldera quelques minutes après par la mise au sec d’un très bel aïmara à la robe camouflage.
Même si nous n’avons pas pu ce soir-là pêcher très longtemps, nous avons tous capturé plusieurs poissons. De retour au carbet, malgré la fatigue, nous nous préparons pour la journée suivante, elle aussi consacrée à la pêche en dérive. Ce premier contact plutôt viril nous a permis d’y voir plus clair, d’en tirer un enseignement, d’ajuster notre équipement.La pêche en dérive était une manière pour nous d’apprécier les multiples paysages qui bordent les berges du haut Sinnamary, et aussi de nous adapter aux diverses structures qui composent le fleuve. Arbres ou roches immergés, frondaisons d’arbres couvrant les cavités des berges, lits d’herbiers, angles d’entrées de crique souvent fructueux… Nous nous sommes séparés en binômes sur des pirogues en aluminium, chacune équipée d’un moteur électrique Minn Kota. Nous avons abordé la pêche en dérive avec le même matériel que sur les sauts. Un des deux frangins, Dominique ou François, assurait pour nous la dérive de manière remarquable. Le premier pêcheur à l’avant du bateau couvrait une zone de prospection à 45° à l’aide d’un leurre de surface réarmé en conséquence de type Bonnie 128, Chatterbeast 145, Chatterer 145. Soit il validait le poste par une attaque, soit il éveillait juste l’activité de l’aïmara. Il suffisait simplement au deuxième pêcheur de présenter son leurre sur le même poste ou légèrement décalé pour enfin recevoir une attaque digne de ce nom. Le deuxième pêcheur présentait le plus souvent un Spinnerbait lourd et conséquent, du genre de ceux qu’on utilise normalement pour des gros brochets. Il employait un leurre souple de type shad en montage texan (NSJB 116, Ammonite Shad 4.5’’…) ou en montage dit “shad à palette”, préalablement réalisé à l’avance (voir Pêches sportives n° 85), et présentait un Swimbait le plus lentement possible (Flat Bone Clicker, Go-Don, Mikey 160). Il nous aura fallu quand même, à tous les quatre, au moins deux jours pour nous habituer aux attaques violentes, tellement violentes qu’elles créaient des spasmes d’effroi. Ajoutée à cela une constante attention pour ne pas faiblir sur le rapport de forces engagé, dès le contact effectué, car l’aïmara cherchait directement à repartir dans sa cache. Frein serré à fond, ce diable de poisson arrive encore à vous sortir de la tresse. Parfois, même, on peut traverser des moments à vide, sans jamais parvenir à faire remonter le poisson.
Si l’essentiel de notre séjour était consacré quasi exclusivement à la pêche de l’aïmara en dérive, ponctuée par quelques incursions dans les sauts, il y avait une autre espèce qui a retenu notre attention : l’acoupa.
On nous l’avait présenté comme étant le sandre guyanais, car son mode de pêche était, paraît-il, similaire. C’est au petit matin du quatrième jour que nous sommes partis pêcher l’acoupa à la verticale. Cette espèce vit en bancs, et nous l’avons approchée, toujours séparés en binômes accompagnés de nos guides respectifs, en naviguant en direction du barrage, pour nous loger au centre des couloirs qui bordent les forêts immergées, où nous avons entamé une dérive lente pour pêcher en verticale au gré d’un courant lent. Il est tôt, et il fait déjà très chaud et sec. La composition principale de notre montage est le suivant : tête plombée Lightning (14 g à 42 g) associée à un leurre souple type shad, I-Shad 4.8’’, Ammonite Shad 4.5’’, NSJB 112, etc. Sur les conseils de Gaëtan, nous présentons sur le fond, ou légèrement décollé, notre montage comme nous l’aurions fait pour le sandre, tout en conservant notre bas de ligne titanium au cas où nous rencontrerions un aïmara.
Après quelques poussettes et quelques loupés, c’est Christophe qui prend le premier et le seul acoupa de la matinée avant de nous sortir le plus bel aïmara du séjour (98 cm pour 12 kg), et en verticale s’il vous plaît, sur une canne Ashura Delivrance B 198 H Jig & Texas Special, en tresse de 17/100 et un leurre Ammonite Shad 4.5’’ Chartreuse sur une tête plombée Lightning.Un paradis en danger
La Guyane est un joyau forestier tropical unique en Europe. Mais, il faut bien l’avouer, nous sommes inquiets pour cette nature magnifique car, bien qu’apparemment “naturelle”, la Guyane subit des agressions permanentes. La première que nous avons pu constater concerne la rivière sur laquelle nous avons évolué, le Sinnamary. Elle touche directement l’aïmara. Lors de notre séjour, nous avons pu voir arriver pendant le week-end toute une horde de pirogues tirant des centaines de mètres de filets, autant de pièges à aïmaras ainsi tendus. Cette rivière est braconnée intensément à la vue de tous et, le plus inquiétant, visiblement sans aucune restriction.
Sans doute que pour certains braconniers ces actes sont une source de revenus substantielle, mais pour beaucoup, vu les moyens mis en oeuvre, il s’agit là d’un simple moment de détente. Si la Guyane veut conserver son exceptionnel patrimoine piscicole et développer l’écotourisme, des mesures s’imposent.
La deuxième menace qui pèse sur la nature guyanaise est l’exploitation aurifère. Il est vrai que nous n’avons pas été confrontés directement à ce phénomène comme nous l’avons été pour le braconnage, mais c’est le sujet qui revient de manière récurrente lorsqu’on aborde le sujet de l’environnement avec des amoureux de cette terre.
Loin d’être une “simple pollution”, l’exploitation aurifère pourrait mettre en péril la phénoménale biodiversité guyanaise. Surtout quand on regarde ce qui se passe en Guyane. Des milliers de clandestins, venus principalement de régions défavorisées du Brésil, exploitent le sous-sol riche en or, avec tous les problèmes que cela entraîne : pollution, déforestation, insécurité… Faites le grand saut La pêche de l’aïmara est une expérience unique, qui restera dans notre mémoire. La réussite de ce séjour revient effectivement en grande partie au professionnalisme de François et Dominique Thore, entièrement dévoués à la satisfaction de leurs clients. En plus de leur talent de guides, les frères Thore nous ont accueillis sur leur carbet flottant, où passer les nuits est déjà un enchantement.Evidemment, il y a quelques précautions élémentaires à prendre pour ce genre de virée. D’un point de vue médical, une bonne condition physique est nécessaire et, avec le traditionnel vaccin contre la fièvre jaune (obligatoire) et un traitement antipaludisme, il ne devrait rien vous arriver de bien méchant. Mais pensez cependant à consulter avant de partir et à vous munir d’une trousse de secours.

Guide pratique pour la Bow River
La rivière
Le parcours le plus intéressant de la Bow, avec de nombreuses truites trophées, se situe en aval de Calgary, une partie alimentée par un lac de barrage. Contrairement aux rivières semblables d’Amérique du Nord, les tailwaters, elle a gardé certaines de ses caractéristiques originelles, et notamment on trouve, en début de saison, de nombreuses grosses perles.
Quand y aller
La première quinzaine de juillet est la plus prisée du fait de l’éclosion des stoneflys, qui peut durer toute la journée mais qui a lieu préférentiellement au coucher du soleil. Long coup du soir ou pêche avant le lever du jour sont les moments idéaux pour ramener assez facilement de grosses farios, qui sont les plus actives durant cette saison. Durant l’été, les arcs prennent le relais. On les trouve toute la journée, souvent en bordure des berges herbeuses, à l’affût d’une sauterelle ou au coup du soir sur des sedges. Dès le début septembre de petites BWO (n° 16 et 18) tapissent la rivière durant une bonne partie de la journée.
Technique de pêche
Du fait que de nombreux guides terminent leur journée vers 18h, je pense pour ma part que, si on pêche à la mouche sèche, on peut facilement se passer de les compétences d’un guide.
En revanche – du moins en fin de saison –, si on fait le choix de s’attacher ses services, il est important de se mettre d’accord avec lui afin de commencer tard dans la matinée et de pêcher jusqu’à la nuit. Les accès à la rivière sont peu nombreux, mais il est souvent facile de marcher le long des berges. On s’attardera tout particulièrement au pied des falaises, où de nombreux gros rochers immergés servent de refuge à de grosses truites. La pêche à la nymphe au bouchon est la technique favorite qu’utilisent les guides et qui fait des ravages. C’est enfantin ! Parfois, ils remplacent le bouchon par une imitation de sauterelle bien graissée et une dropper. Il est certain qu’un débutant sachant à peine lancer est susceptible de se faire plaisir, et c’est avant tout ce que beaucoup d’entre nous, d’une manière ou d’une autre, recherchons.Où dormir
Bien placé pour s’échapper de Calgary et se rendre à la Bow, le Wingate by Wyndham Calgary Hotel a en outre l’avantage d’être en face d’un pub sympa et qui sert des repas très corrects, même à des heures tardives.
Wingate by Wyndham Calgary Hotel 400 Midpark Way S.E. – Calgary, Alberta Tél. : 00 1-403-514-0099.
www.wingatebywyndhamcalgary.comComment y aller
www.airtransat.fr : Les tarifs sont très compétitifs si on réserve tôt.
Autres adresses utiles
www.canada.travel
www.travelalberta.com
www.visitcalgary.comPour en savoir plus
En Alberta, de nombreuses rivières offrent de très bonnes pêches. Vous pouvez retrouver la plupart d’entre elles dans l’article paru dans le n° 60 de Pêches sportives : Alberta, la pêche au superlatif.
Une vidéo est aussi disponible surle site www.pecheursglobetrotters.fr
L’Alberta, c’est Bow !
Retour en Alberta sur la Bow River, à travers un séjour bien rempli sur cette rivière si prometteuse, parmi les meilleures d’Amérique du Nord. Les parcours sont nombreux et offrent des conditions de pêche différentes. Ce second voyage pour nos deux voyageurs fut l’occasion de découvrir d’autres facettes de la Bow.
Par Kathleen & Jean-Pierre Piccin
Tandis que la radio diffuse à tue-tête un morceau de Led Zeppelin, Mark, notre guide, tout en conduisant son truck, balance discrètement sa tête et se laisse aller à lâcher le volant pour mimer quelques accords de guitare ou faire des mouvements d’ondulation avec la main à la façon des chanteurs des années 60. Introverti, n’ayant pas échangé plus de trois phrases dans la journée, son comportement est tout à fait surprenant.
Serait-il si content de rentrer chez lui ? Pour nous, cela ne fait aucun doute : il n’est que 17h30, mais nous sommes ravis de nous blottir dans un endroit presque chaud après avoir affronté des températures qui ne dépassaient pas les 3° et avec un vent du nord qui nous glaçait les os. Nous avions depuis longtemps envie de retourner pêcher la Bow River, cette perle de l’Alberta qui nous avait épatés il y a une quinzaine d’années. D’après des amis que nous avions récemment envoyés faire sa connaissance, elle était toujours au top des rivières nord-américaines.
Nous avions assez d’informations pour la revisiter, mais afin de mieux la connaître nous avons décidé de prendre un guide de pêche. Lorsque nous avons présenté à Mark notre projet de venir taquiner ses truites à la mouche sèche, sa première réponse ne fut pas très encourageante, expliquant qu’il n’y avait qu’au début juillet que la pêche à la mouche sèche pouvait être intéressante.Mais nous y étions déjà allés la première semaine de septembre et il y avait eu des éclosions magnifiques. De plus, la météo avait annoncé un front froid qui devait faire baisser la température de l’eau, ce qui est propice aux éclosions. Dès notre arrivée, nous avons contacté Mark pour organiser, dès le lendemain, notre première sortie. Première surprise : rendezvous à 4h30 du matin, Mark argumentant qu’il fallait être les premiers sur l’eau ! Avec huit heures de décalage horaire, un lever aussi matinal est chose aisée, même pour moi ! C’est ainsi qu’avant le lever du jour nous nous sommes glissés dans nos waders glacés et, les doigts gourds, nous avons préparé notre matériel de pêche. En montant sur le bateau, Mark nous proposa de ranger nos cannes et de prendre celles qu’il avait déjà montées : sur un bas de ligne 18/100, une pheasant tail qui, avec son casque d’or et ses guirlandes, ressemblait en miniature à un sapin de Noël, une autre moins lestée aux reflets verdâtres et, juste au-dessous d’un bouchon de 1,5 cm de diamètre, une San Juan, imitation classique d’un ver de terre qui porte le nom de la célèbre rivière du Colorado ! Kathleen avait le même montage avec une assiette anglaise guère différente.
Devant rester quatre jours ensemble dans le même lit – de la rivière bien sûr ! –, nous n’allions pas déjà faire chambre à part et nous avons accepté sans broncher ses conseils.
Dès les premiers coups de rame, nous avons pêché sans trop de motivation quelques poissons dont la taille modeste n’incitait pas vraiment à nous concentrer sur le bouchon qui, régulièrement, plongeait à toute vitesse à la poursuite d’une truite. Petit à petit nos yeux s’égarèrent dans le merveilleux paysage qui comme un puzzle se reconstituait au fur et à mesure que la brume se dissipait en légères volutes, tandis que l’eau d’abord couleur de plomb se transmutait en cuivre et or en fusion. A l’horizon, le soleil qui embrasait le ciel s’étirait et commençait sa lente ascension en se faufilant entre les arbres de la berge. En restant immobiles sur le bateau, les quatre couches de vêtements ne suffisaient pas pour maintenir un semblant de chaleur, et nous enviions Mark qui devait certainement se réchauffer en ramant. Les touches et les prises se succédaient à un rythme incroyable, mais, à bout de force – nous avions quitté la veille la France en pleine canicule –, nous avons demandé à Mark d’accoster pour aller se réchauffer un peu. Un mini-jogging et quelques pompes nous offrirent un semblant de chaleur et, en revenant sur le bateau, Mark nous proposa pour nous réchauffer quelque chose à grignoter et des boissons qu’il sortit de la glacière ! Il est vrai que nous sommes encore en été… Un moment plus tard, je profitai du déjeuner pour observer la rivière et très vite repérai un magnifique petit museau qui venait faire des bises à la surface de l’eau. J’abrégeai mon repas et par la même occasion celui de l’arc-enciel qui vint en toute confiance goûter à ma peute.Plus tard, tandis que nous accostions pour épuiser un “beau morceau”, je vis un autre gobage et m’empressai de changer de canne pour faire sa connaissance. Le travail fut rude, car l’arc se déplaçait parfois d’une dizaine de mètres. Je la perdis de vue durant trois ou quatre minutes et, au moment où j’allais abandonner la traque, je vis un mouvement d’eau trahissant sa présence. Un instant plus tard, j’avais au bout de la ligne une belle arc argentée très combative qui fit de belles chandelles, puis fit la belle. Quand on aime, on ne compte pas, et je ne saurais dire combien de truites passèrent entre nos mains, mais ce dont je suis sûr, c’est que nous arrivâmes à bon port contents d’en finir ! Tandis que le GMC s’arrête devant l’hôtel pour nous déposer, avant de se quitter et de “remercier” Mark, nous lui suggérons de nous donner rendezvous le lendemain un peu plus tard, ce qu’il accepte en nous proposant d’être au bord de l’eau à 6h ! Ce deuxième jour de pêche se présente peu passionnant comme le premier et, à l’exception d’un parcours différent, plus en aval, et d’un temps plus exécrable, la pêche au bouchon est toujours aussi bonne et aussi monotone. Les gobages sont rares, discrets, et ne sont repérés que lors des rares arrêts, et c’est donc encore sans regrets, tôt dans l’après-midi, que nous nous quittons pour aller traîner pendant quelques jours le long d’autres rivières d’Alberta qui, elles au moins, ne nous ont jamais déçus. Un saut sur la Red Deer avec notre ami Garry, un guide extraordinaire, puis cap au sud vers la Crowsnest, la Oldman et la Waterton. Après avoir fait durant une semaine le plein d’émotions, nous recontactons Mark pour organiser nos deux derniers jours sur la Bow. Plus confiants et certains que les éclosions ont lieu au milieu de la journée et en soirée comme sur les rivières que nous venons de pêcher, nous lui donnons rendezvous à 9h30. Ce qu’il accepte, non sans mal, en nous disant que nous allons peut-être lui apprendre des choses sur sa rivière… Le départ se fait à l’heure prévue et, comme il nous l’avait dit, la pêche au bouchon n’est pas aussi fructueuse qu’à l’ordinaire. Mais il est vrai aussi que c’était après le week-end férié Labour day, et des flottilles de pêcheurs avaient dû matraquer la rivière.
Vers midi, alors que l’air commence à se réchauffer, de petits sedges de couleur chamois font leur apparition. Nous proposons à Mark de nous arrêter pour manger, mais en fait c’est pour pouvoir subrepticement observer une immense plage qui fait face à une falaise au pied de laquelle ont roulé de gros rochers. Immédiatement nous repérons de beaux gobages dans de petites veines d’eau qui se faufilent entre des herbiers. A cet endroit, durant une heure Kathleen écume sans relâche ce bout de rivière, d’abord avec sa peute puis avec son cul de canard. Au vu des résultats, Mark, qui nous a à peine adressé la parole, semble se réveiller comme le ferait un ours après un long hivernage. Un rapide grignotage et nous reprenons la descente de la rivière à très petit pas, car les éclosions de BWO ont tellement mis les truites en appétit qu’il est bien difficile de revenir sur le bateau. Enfin, la Bow se révèle, comme nous l’avions espéré, poissonneuse à souhait, avec des truites qui se nourrissent en surface et incomparablement combatives. En cette fin d’après-midi, satisfaits, nous excusons Mark de terminer le parcours en ramant un peu trop vite…
Le lendemain, la veille de notre départ, changement de guide et de programme. Nous avons pris rendezvous à… 11h avec Sam, un aficianado de la mouche sèche. Sans nous presser, après avoir préparé nos cannes et discuté avec un chercheur d’or qui prospectait dans le coin et qui, vu l’allure de son 4 x 4, ne devait pas rouler sur l’or, nous nous laissons entraîner par la Bow à l’allure d’un pas de sénateur et découvrons, comme des clins d’oeil furtifs, de petits gobages qui ponctuent de petits rubans d’eau frôlant les berges ou les rochers immergés. Malgré le soleil et l’eau de neige, aujourd’hui encore, retombées de sedge et éclosions de BWO mettent en appétit ces dames qui, goulûment, n’ayant que faire de leur ligne, gobent tout ce qu’il y a sur la table, nos CDC compris. Au rythme de notre progression ponctuée par de nombreuses prises, c’est à la nuit tombée que nous arrivons presque à bon port. Mais, quelques mètres avant, Sam fait un crochet sur la rive opposée et nous montre une zone limitée en aval par un gros rocher où, nous dit-il, il y a parfois à cette heure tardive une grosse mémère noctambule.Le temps de monter un joli sedge sur du 18 centième, nous la repérons à des endroits distants de plusieurs mètres. Je tente ma chance à plusieurs reprises en lançant en bordure de son territoire et lui cloue le bec. J’attends quelques minutes sans qu’elle veuille se manifester et, prêt à déclarer forfait, m’apprêtant à plier bagages, Sam m’encourage à réessayer juste deux ou trois lancers. Au premier passage, en fin de course, lorsque le sedge accélère sa course et se met à draguer une extraordinaire attaque suivie d’un départ à la Usain Bolt, je me trouve sans avoir levé le petit doigt avec mon bas de ligne amputé du dernier brin pendouillant au bout de ma canne. Sam m’avait pourtant prévenu que cette truite tirait dans la catégorie poids lourds ! Dernières heures à Calgary.
Le temps est gris et pluvieux. Il nous reste quelques heures avant d’embarquer, juste assez pour aller au centre- ville, à Fish Creek Park plus précisément, et voir si comme ça se dit il y a à cet endroit un super terrain de jeu pour les moucheurs.La Bow, en cette fin de matinée, fait elle aussi grise mine, avec des eaux de fonte de neige mélangées à des sédiments entraînés par la pluie. Par hasard, à quelques mètres d’un abri où nous nous changeons, nous accédons à un long bras de rivière aux eaux claires, le courant lent ayant eu le temps de laisser décanter les sédiments. Plus en aval, à la jonction avec le bras principal, nous découvrons un lieu de rendez-vous où les truites font la queue, comme devant un drive, en attendant leur pitance. Une, deux, trois truites sont piquées, puis, après avoir fait assez de tumulte pour couper l’appétit à celles qui restent, nous cassons la croûte, histoire de calmer le jeu. Le temps qu’elles se mettent en place, de faire quelques lancers, et c’est l’heure de s’arracher, non sans mal, de la Bow et d’aller à peine les waders retirés enregistrer nos bagages. Commencer la pêche, les premiers jours, à 5h du matin et finir deux heures avant l’arrivée à l’aéroport, je me demande s’il n’y a pas dans tout cela un brin de folie ! Epuisés par ce rythme endiablé, nous nous faisons la promesse que notre prochain voyage de pêche (sportive) sera plus cool !

Lac de la Tuillière, Vitrolles
Un petit lac artificiel où l’on peut pêcher truite, perche, brochet, carpe, blackbass et blancs.
Gege13

Les gorges du Tarn, en Lozère.
Les Gorges du Tarn, se partagent entre l’Aveyron, en aval et la Lozère, en amont. Rivière calcaire et cristaline où la discrétion est de mise tant les eaux sont claires. Le Tarn a souvent été boudé mais depuis deux ou trois ans il redevient une des meilleures rivières française. Rivière très souvent précoce, il n’est pas rare d’y faire l’ouverture en sèche, les olives et les baetis sont indispensables, tout comme une soie de 5 et un long bas de ligne. La pêche en nymphe à vue donne de très bons résultats à condition d’être d’une discrétion de sioux ! Vos enemis sont les touristes, tout d’abord les places de parking sont rares au bord de l’eau…(ne vous aventurez pas à essayer de trouver une place en dehors des parkings prévus sur les bas côtés de la route, vous seriez très mal reçus par les riverains…) et la rivière n’est pas pêchable de mi Mai à début Spetembre, ou alors aux aurores et au crépuscule, tant la fréquentations en canoës et kayaks en tous genre est élevée ! Il existe des parcours No-Kill que nous vous recommandons, celui du château de la Caze (entre La Malène et St Chely du Tarn) d’une longueur de 1500m et, en 40 km en amont, celui du village de Bédoués. Si vous remontez jusqu’au village du Pont de Montvert, vous pourrez pêcher le « Parcours halieutique patrimonial des Sources du Tarn », 3700m sur le Tarn et 1500M sur la Vérié. Il y a aussi en amont du Pont de Monvert, sur l’Alignon, un parcours de 2000m où les petites truites noires sont vives comme des éclaires ! Nous vous recommandons bien entendu de pratiquer le « No Kill » sur toute la longueur de la rivière. Surveillez bien les niveaux des eaux avant de vous y rendre car un orage cévennole pourrait avoir vite raison de votre séjour de pêche… Si vous ne connaissez pas les gorges du Tarn, nous vous recommandons de prendre les services d’un guide et de vous adresser à la fédération de Lozère, qui n’est pas avare de bons conseils !
Fédération de la Lozère pour la Pêche et la Protection du Aquatique
12, avenue Paulin Daudé – 48000 Mende
Tél. : 04 66 65 36 11Guides de PêcheStéphane Faudon
48230 CHANAC
06 72 94 64 80Serge Rollo
48150 MEYRUEIS
06 65 13 87 58

L’Aligon au Pont de Monvert, Lozère.
Ce très beau parcours d’environ deux kilomètres se situe sur le cours aval de l’Alignon, à la confluence avec le Tarn. Truites sauvages, eaux cristallines, décors de rêve, il s’agit d’un des plus beaux parcours de Lozère.
La pêche y est technique et passionnante.
L’approche des truites sur les lisses des nombreuses vasques demande de la discrétion et les lancers doivent être précis.En revanche, les secteurs les plus animés sont majoritaires et demandent moins de discrétion. Sur ces portions rapides, la pêche se pratique à la mouche sèche, à l’aide d’une canne assez longue (au moins 9 pieds) pour limiter le dragage. Une fine soie naturelle ou synthétique sera équipée d’un bas de ligne de 3,5 à 4 mètres terminé par une pointe en 12/100 d’environ un mètre. En l’absence de gobages, la pêche des postes à la mouche sèche s’avère efficace. Les imitations de trichoptères en poils de cervidés, les montages parachutes et toutes les mouches qui flottent bien sont très adaptés à ce cours d’eau.
L’observation des insectes éclos permet d’adapter le choix de l’artificielle, notamment en ce qui concerne la couleur et la taille. Les truites de l’Alignon sont plutôt bonnes filles, mais une erreur de choix de mouche réduit considérablement les montées.
Pascal Vernier, président de l’AAPPMA et guide de pêche sur le haut Tarn et l’Alignon, nous a appris à connaître les mouches locales lors de notre séjour, ce qui a considérablement augmenté notre taux de montées franches ! Les adeptes de la pêche à la nymphe à vue se régaleront tout autant sur les lisses.
Les petites nymphes type pheasant tail sur hameçon n° 18 ou 20 donnent de très bons résultats. Si la taille des truites oscille généralement entre 18 et 23 centimètres, les spécimens de 30, 35 et même 45 centimètres ne sont pas exceptionnels.
C’est donc un parcours authentique que propose l’AAPPMA, La Truite pontoise, où vous aurez peut-être la chance de surprendre l’une des dernières loutres sauvages de France à travers les eaux pures de l’Alignon.Sébastien avec une petite truite de l’Alignon prise à la nymphe à vue.
Notre avis : l’Alignon est un cours d’eau calcaire affluent du haut Tarn, situé en amont du village pittoresque du Pontde- Montvert. Le parcours mouche nokill proposé s’étend sur 2 000 mètres au profil idéal pour la pêche à la mouche.Renseignements pratiques :
Type de parcours : mouche no-kill.
Longueur : 2 000 mètres.
Réglementation : mouches sèches, noyées et nymphes lestées sur le corps sont les seules autorisées. Les ardillons doivent être écrasés. Le panier de pêche est interdit, l’épuisette recommandée.
Situation : limite aval à la confluence de l’Alignon avec le Tarn. Limite amont au Pontdes- Vernets.
Carte de pêche :carte fédérale de la Lozère.
Guide de pêche : Pascal Vernier (également président de l’AAPPMA La Truite pontoise).
Tél. : 04 66 45 82 50.
