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Catégorie : Divers

Le (nouveau) calendrier des saisons
Le changement climatique bouleverse nos habitudes et nous demande de tenir compte d’un nouvel ordre des choses. Désormais, l’hiver cède la place au printemps sans grande transition, l’été se veut plus torride en haute montagne, et les parcours de gorges d’ordinaire tardifs se réveillent plus tôt. Pour ne pas passer à côté des moments forts de la saison, mieux vaut tenter de comprendre ce qui a changé.
Comme nos chers poissons, nous devons nous adapter à l’évolution récente du climat en dépit d’une versatilité qui nous prend souvent de court lorsqu’il s’agit de planifier des sorties de pêche. Malgré le constat de profonds changements du climat, nous nous accrochons à nos vieilles habitudes, car elles ont été façonnées par tant de souvenirs impérissables. Au regard des dates sur les photos, on peut vérifier que la mémère prise devant l’hôtel de la Poste était de sortie le 21 juin 1997, jour de la fête de la musique, coïncidence fortuite.
Pas besoin de photo pour se rappeler de la date de ce coup du soir inoubliable de tout début juillet 1993, où les truites se gavaient de grandes perles alors que l’eau, quasiment couleur café au lait, léchait les hautes herbes sur la rive. Mais tous ces souvenirs peuvent désormais nous jouer de sales tours en nous renvoyant au temps où les saisons se faisaient à peu près normalement. Pour les pêcheurs nés au début du XXe siècle, ce que j’ai connu comme saisons du haut de mes 55 ans ne voudrait sans doute pas dire grand-chose car, à leur époque, les rivières tenaient l’eau longtemps entre deux crues.

La science au service d’une pêche durable en mer
Avec des méthodes de plus en plus précises et pointues, la science permet aux biologistes de l’Ifremer de tenter de mettre en place une pêche en mer mieux réglementée pour une pêche durable. Le résultat de leurs travaux vient d’être rendu public.
Le 12 février dernier s’est tenue une conférence de presse digitale à l’initiative de l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) présentant l’état des populations de poissons en mer sur nos côtes en 2020. Pour diverses rai-sons, ça bouge en mer le long des côtes françaises. Le retour du thon rouge et du thon germon, la réglementation renforcée depuis 2018 sur le bar sont autant de bonnes nouvelles qui nous rendent optimistes pour les années à venir. Selon l’Ifremer, 60 % des 400 000 tonnes de poissons débarqués en France métropolitaine en 2020 proviennent de populations exploitées durablement, contre 15 % il y a 20 ans. Mais la surpêche touche encore 21% des populations, et 2 % sont considérées comme “effondrées”. Côté Méditerranée, malgré l’exemple encourageant de la restauration du thon rouge, la situation reste globalement source de préoccupation. Les équipes scientifiques de l’Ifremer mesurent l’état de santé des espèces que l’on re-trouvent sur les étals de nos poissonniers et qui pour une part, sont aussi celles que l’on pêche l’été en vacances comme le bar, le maquereau, le lieu jaune, le lieu noir ou les daurades. Ensuite, l’institut préconise des conduites à suivre mais n’a pas de pou-voir décisionnaire. Rappelons que pour le cas du bar, dont la réglementation s’est considérablement durcie, tant pour les pê-

La horde sauvage
Au départ il s’agit d’un fait divers comme un autre. La nuit du nouvel an, une bande de morts de faim attaque un élevage de saumons écossais. Bilan : plusieurs milliers de morts selon la police et les éleveurs. Détail : les agresseurs étaient des phoques. Retour sur un massacre.
Cette horde sauvage là avait bien préparé son coup. Comme dans le film de Sam Peckinpah. Sauf que, à côté de la bande de phoques qui, le 31 décembre dernier, a attaqué une ferme à saumons écossaise, les pistoleros du maître du western étaient des petits joueurs. Cela s’est donc passé pendant la nuit du réveillon. Oui, celle de cette année où il a fallu attendre minuit pour n’embrasser que maman et s’en aller se coucher sous la « covette ». A quelques milliers de kilomètres de là, cette horde de phoques écossais n’a pas oublié, elle, qu’au réveillon, on mangeait du saumon. Ils ont littéralement pris d’assaut les cages où quelques dizaines de milliers de smolts attendaient gentiment qu’il soit minuit pour se faire la bise. Ils en ont troué les filets puis dévoré et tué tout ce qui se trouvait sur leur chemin, un peu comme des ours qui seraient tombés dans une cuve de miel. 52 000 poissons, dont quelques-uns sont tout de même parvenus à s’échapper dans l’océan, ont ainsi fait les frais de cette phoque party.
Au total, si l’on en croit notre confrère The Independent, ce sont près de 530 000 saumons d’élevage écossais qui ont été victimes des attaques des phoques entre mai 2019 et mai 2020. Au point que le syndicat des éleveurs a lancé un véritable appel au secours en demandant notamment à qui il fallait envoyer l’addition (17 millions de livres).
Vous vous demanderez pourquoi 8’6 parait s’apitoyer sur le sort de ces poissons domestiques, concurrents redoutables de nos derniers saumons sauvages. (Ferait-t-on autant de cas du débarquement d’une tribu de renards dans un élevage de poules en batterie ?). Il y a deux raisons à notre intérêt.

Joyeuses fêtes !
Joyeuses fêtes de fin d’année à tous ! L’année 2020 a été une année plus que mouvementée et plutôt compliquée pour une bonne partie d’entre nous mais elle touche à sa fin !Toute l’équipe vous souhaite de bonnes retrouvailles en famille, du repos pour ceux qui ont des vacances et plein de bonnes choses pour l’année à venir !Nous faisons une petite pause également de notre côté et aurons le plaisir de vous retrouver par téléphone et sur notre site et nos réseaux sociaux début janvier.
Noël approche !
Noël aura lieu dans quelques semaines! Nous ne savons pas encore exactement comment nous pourrons le fêter mais ce qui est sûr c’est qu’on peut déjà préparer nos cadeaux de Noël quitte à les envoyer à nos proches s’il nous est impossible de réveillonner avec eux.
Et pour offrir à vos proches passionnés de pêche de beaux cadeaux liés à leur passe-temps favori, notre boutique en ligne est là pour vous. Livres, dvd, blanks, boîtes à mouches, aquarelles ou abonnement à notre magazine, nous avons tout ce qu’il vous faut pour leur faire plaisir !
Commandez sur notre site, par mail ou par téléphone (01 49 70 12 16) avant le 16 décembre pour être sûr de recevoir vos cadeaux à temps !
Et si vous passez à Paris, vous pouvez aussi vous rendre au 29 rue de Clichy où nous avons un petit espace de vente dans la Boutique de La Vie du Rail (attention, tous nos produits en ligne ne sont pas disponibles en boutique).
Boycott
C’est le genre de boutique à Bobos bio comme on en trouve à Paris et dans quelques autres villes de France. Celle-là est l’antenne d’une maison respectable et respectée qui consacre depuis trois générations son énergie et son talent au foie gras et au saumon. Une boutique dont les clients se piquent de nutrition respectueuse de l’environnement, de bonnes pratiques écologiques, de comportements locavores. Une boutique complice de ceux qui sont en train de faire disparaître les derniers saumons sauvages du gave d’Oloron.
Explication : quand vous demandez du saumon fumé au comptoir de cet établissement on vous demande si vous en voulez du sauvage ou de l’élevage. ( les deux coûtent un bras mais pas le même bras.) Si vous répondez « sauvage » on vous donnera le choix entre du saumon de ligne de la Baltique ou du saumon de l’Adour.
Vous donner le nom du fournisseur reviendrait à lui faire de la pub. Je voudrais juste que les clients de ce genre d’établissement comprennent qu’ils se rendent complices de l’anéantissement de la dernière vraie souche sauvage de saumons français.
Pour que la quinzaine de pêcheurs professionnels qui les pêchent au filet dans l’Adour contre toute logique économique, écologique et politique, renoncent au pillage il faut qu’ils n’y trouvent plus leur compte.
Il faut donc boycotter le saumon de l’Adour. Dites-le autour de vous et parlez-en à votre député. Vous pouvez même ajouter qu’il est salement pollué. (Un petit fake pour une grande cause.)

Réglementation bar 2020, plus de restrictions pour la zone sud
Egalité au nord comme au sud du 48ème parallèle (au niveau d’Audierne), en 2020, les pêcheurs à la ligne auront droit à 2 bars par pêcheur et par jour. Pour faire simple, c’est un bar de plus par jour sur la zone nord et un de moins sur la zone sud. Pour la zone nord, la pêche sera autorisée de mars à novembre 2020 et toute l’année sur la zone sud. La taille de 42 cm sera valable pour les deux zones.
Pour la commission Européenne, le bar (Dicentrarchus labrax) reste dans un état très préoccupant en mer Celtique, la Manche, la mer d’Irlande et la mer du Nord méridionale (divisions CIEM 4b, 4c, 7a et 7d à 7h) :
« La biomasse du stock reproducteur est en recul depuis 2005 et se trouve actuellement en dessous de la biomasse limite (Blim). La mortalité par pêche s’est accrue au fil des séries chronologiques, culminant en 2013 avant de tomber rapidement en deçà du taux de mortalité par pêche garantissant le rendement maximal durable (FRMD). Le recrutement depuis 2008 est considéré comme faible selon les estimations, à l’exception de celles concernant les classes d’âge 2013 et 2014, qui révèlent un recrutement moyen. Le CIEM indique que là où l’approche du rendement maximal durable (RMD) est appliquée, le total des prélèvements en 2019 ne devrait pas dépasser 1 789 tonnes, ce qui représente une augmentation par rapport à l’avis pour 2018. Par conséquent, un volume plus élevé de captures pourrait être autorisé pour la pêche de cette espèce pratiquée au moyen d’hameçons et de lignes. Il y a lieu également de conserver la panoplie de mesures applicables aux prises accessoires inévitables de bar européen avec certains autres engins de pêche, tout en prévoyant une augmentation limitée des autorisations de capture. Les mesures de gestion de la pêche récréative ciblant le bar européen devraient être adaptées, compte tenu de l’incidence notable de cette activité sur les stocks concernés. Dans les limites établies dans l’avis scientifique, la pratique du pêcher-relâcher et la limite de capture devraient se poursuivre, mais en s’appliquant sur une durée plus longue. À réexaminer après avis du CIEM ] »
© Arnaud de Wildenberg

Le numéro 7 de 8’6 est paru !
Retrouvez au sommaire de ce numéro :
-Les actualités halieutiques
-Tribune. »Sauvons nos rivières de la micro-hydroélectricité »
-Belles de nuit (la pêche de la truite de mer)
-Pour l’automne. Les mouches Rainy’s
-Bien pour les poissons. Le MP Releaser
-Montage. Les nouvelles solutions de lestage
-La team tail pour vos streamers
-Retour aux sources. Sommedieue
-La boutique de Pêches Sportives
-…
Cliquez sur la couverture pour l’acheter en ligne et trouver la liste des kiosques où il est disponible :

La date de l’ouverture de la pêche des carnassiers incertaine !
Pour des raisons de “simplification”, la FNPF avait souhaité que la date d’ouverture de la pêche des poissons carnassiers soit unique et qu’elle corresponde à une journée où le plus grand nombre de pêcheurs puisse en profiter. Depuis cinq ans, c’était donc le 1er mai, jour de la fête du travail qui avait été retenu. Mais la rumeur circule que cette année, l’ouverture aurait lieu le 27 avril.
A cette heure, le décret officialisant cette demande de modification réglementaire au niveau national n’est pas encore paru. Sa publication en Conseil d’Etat, attendu depuis octobre 2018, est annoncée comme “imminente” par la FNPF.
Ce changement de date nécessitera une modification des arrêtés préfectoraux et la date du 27 avril approchant à grands pas, il n’est pas facile de savoir si elle sera retenue.
Dans tous les cas, renseignez-vous auprès de votre fédération départementale avant de prendre le risque de vous retrouver en infraction ! De même, il se peut que certains départements bénéficient de dérogations pour ouvrir la pêche une ou deux semaines plus tard.
D’un point de écologique, la date du 1er mai était précoce pour une espèce comme le sandre, encore sur son nid dans bien des endroits et très vulnérable dans ces conditions. Alors le 27 avril l’est encore davantage.

