Catégorie : Décalé

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  • Bonnes feuilles : Contes et légendes du Moulin du Plain

    Bonnes feuilles : Contes et légendes du Moulin du Plain

    Depuis que ses maîtres Pierre et Thomas Choulet ont quitté les rives du Doubs pour un monde supposé meilleur, le Moulin du Plain est comme orphelin. L’hôtel mythique où se sont écrites quelques unes des plus belles pages de l’histoire de la pêche à la mouche attend, comme la “Belle au Doubs dormant” que vienne son nouveau prince charmant. Ces contes et légendes, évocation d’un demi siècle de bonheur halieutique, donneront peut-être des idées à un ou plusieurs candidat à la reprise de cette institution franccomtoise. Pour que l’Histoire reprenne son cours.

    Ces pêcheurs qui ont bâti la légende de Goumois

    « Bonjour, vous êtes le guide de pêche ? – Oui monsieur. Enfin, l’un des guides. Il y en a d’autres dans la région. – Oui je sais, mais vous, vous guidez à Goumois… -… – Voilà, parce que je voudrais absolument prendre une truite à Goumois. – Cela doit être possible… – Attention. Je ne veux en prendre qu’une. – Pourquoi une, et pas dix ? – Non non, je n’en veux qu’une. Parce qu’on m’a dit qu’ici c’était le parcours le plus difficile d’Europe. Et si j’y prends une truite, je pourrai aller en Nouvelle-Zélande sans souci. » Philippe Boisson se gratta la tête : c’était pas gagné. L’homme auquel Pierre Choulet venait de le recommander était un médecin de Mulhouse, pour qui la pêche était d’abord une question de performance. Le genre de client abonné à la bredouille comme d’autres le sont au gaz. Entre le père Choulet et le jeune diplômé de l’école des guides d’Ornans il y avait une manière de contrat tacite : Pierre envoyait des clients à Philippe qui guida au Moulin quatre saisons durant et Philippe s’arrangeait pour leur faire prendre du poisson. « Le problème, se souvient le rédacteur en chef de Pêches Sportives, c’est qu’il m’envoyait souvent des cas désespérés, des clients qui n’avaient pas vu la queue d’une truite depuis leur arrivée à Goumois. » Alors Philippe les emmenait dans les courants sous le barrage du Theusseret, le seul endroit du parcours où il était à peu près sur de son coup, car oublié des pêcheurs à la mouche et peuplé de truites bonnes filles. Pour Pierre l’enjeu était important. Il s’agissait de maintenir le moral de la clientèle au beau fixe dans des périodes où le Doubs rechignait à lâcher ses truites. Plusieurs grands pêcheurs furent chargés à un moment ou un autre de cette mission délicate. Tous ne guidaient pas mais leur seule présence remontait le moral des troupes. Pierre avait imaginé ce recours à l’époque d’Henri Bresson auquel il passait un coup de fil dans son magasin de Vesoul : « Dis donc Henri, ils ne font plus rien du tout. Tu ne voudrais pas venir voir ce qui se passe. » Et Bresson sautait dans sa 2 CV pour venir au secours du soldat Choulet. Et même s’il ne trouvait pas la solution tout de suite – ce qui fut rare – sa réputation suffisait à chasser la déprime : quand on passe la soirée à écouter l’homme qui voit les truites sous les pierres, on se fait plus facilement à l’idée d’être un homme qui ne voit que des pierres là où il y a des truites.

    Plus tard, Freddy Muller puis Piam furent également des jokers capables, quand ils étaient là, d’alimenter en zébrées respectables l’évier du Moulin du Plain. Mission que la généralisation des pratiques du no-kill finit par rendre inutile. Smartphones et appareils photos étant devenus d’excellents éviers virtuels. Goumois est une manière de juge de paix où se sont faites et défaites les réputations. Où les exploits des meilleurs spécialistes français de toutes les pêches alimentent une chanson de geste halieutique où prouesses et déconvenues sont la matière des veillées au bar de l’hôtel, un endroit où les truites ratées prenaient un cm par heure passée au-delà du coup du soir et quelques autres le lendemain matin au petit-déjeuner. On l’a vu plus haut ce sont les membres de TOS qui les premiers firent la réputation de l’endroit qui très vite attira tout ce que la France, la Suisse, et la Belgique et une partie de l’Europe comptait de stars de la mouche. Curiosité de l’histoire, l’un des premiers à y avoir pratiqué en nymphe dans les années soixante-dix s’appelait Mouchet. C’est lui qui montra à Freddy Muller, l’un des meilleurs pêcheurs qu’ait connu le Moulin du Plain comment confectionner une nymphe avec un minimum de cerques, un simple enroulement de soie jaune, verte, rouge, ou noire et une cendrée de pêche au coup pincée contre l’oeillet de l’hameçon. Freddy l’Alsacien avait une voix énorme qui traversait le Doubs mais ne dérangeait pas les truites. En sèche il était imbattable. Sa boîte à mouche aussi sommaire que celle d’un Mémé Devaux ne comptait que le strict minimum : des grises à corps jaunes ou rouges (pour les Baetis Rhodani), des sedges gris et marrons de plusieurs tailles, quelques fourmis en saison, des nemours et surtout ses fameux spents d’ecdyonuridae avec lesquels il pêchait les bordures tôt le matin ou juste avant le coup du soir.

    Comme tous les grands, Freddy observait longuement la rivière, ses courants, ses cailloux, ses retournes. Il repérait la plupart des truites avant quelles ne gobent et qu’il commence à pêcher. Puis il était très vite en action en faisant preuve d’une rare efficacité. Deux anecdotes plutôt rigolotes disent assez quel genre de pêcheur c’était. La première concerne Henri Bresson avec lequel j’étais en train d’écrire Le sorcier de Vesoul. Un matin de septembre, Henri avait proposé à Freddy un petit mano à mano dont j’étais censé être l’arbitre. Bresson adorait ce genre de confrontation qui lui permettait, en général de bien montrer aux autres pêcheurs qui était le patron. Il avait comme ça collé un 10 à 0 au pauvre Jean-Louis Poirot qui découvrait pour la première fois la haute Moselle. Et bien ce jour-là à Goumois, c’est lui qui prit un 0 à 6 de la part du Freddy. Une autre fois nous étions au bas de la grande ligne droite de tufs en aval de l’île de la Verrerie de la Caborde avec Philippe Boisson et nous nous escrimions sur de beaux ombres qui snobaient nos mouches. Arrive le Freddy qui déjà, à cette époque, préférait le brochet à la truite mais s’était laissé convaincre de décrocher la Daiwa 9 pieds pendue été comme hiver à la rambarde du balcon de son chalet. Il était resté en charentaises pour sauter dans la Fiat Panda rouge qui paraissait mieux connaître le parcours que bien des pêcheurs. Au bout de son bas de ligne il y avait une ecdyo de la saison précédente, une ecdyo sur hameçon de 14 dont il disait luimême que ce n’était vraiment pas une mouche à ombres. Nous entendîmes la Panda piler dans le chemin, puis le géant barbu débarqua avec ses charentaises, sa Daiwa et son ecdyo : « je vais vous faire cinq secondes sur Tokyo” », en référence aux 30 secondes sur Tokyo de Mervyn LeRoy. Aussitôt dit aussitôt fait : trois secondes pour fouetter et poser, deux secondes de dérive. Pendu. Le Muller éclata de rire, relâcha l’ombre et retourna devant sa télé : « vous déconnez les gars. Ce soir il y a les Tontons flingueurs ». Et puis un jour le Freddy décida de quitter définitivement la compagnie des truites pour celle des brochets de la Goule et de Biaufond. Et il devint un exceptionnel pêcheur au vif dont la petite barque en bois, qu’il avait lui même fabriquée, fut jusqu’à sa mort un élément incontournable du paysage de ces deux lacs. L’Alsacien repose aujourd’hui dans un coin du petit cimetière de Goumois au bord de la route qui va de la rivière aux truites à la retenue aux brochets comme s’il hésitait encore sur le choix de la partie de pêche qui ferait sa soirée.

    En fait, toutes les stars de la mouche ou presque sont passées au Moulin du Plain : les Français, Léonce de Boisset, Charles Gaidy, Mémé Devaux, Henri Bresson, mais aussi des Suisses, des Américains (comme Mel Krieger), des Anglais, des Belges et des Allemands. Tout ce que la planète mouche compte de vedettes a, un jour ou l’autre, fait le voyage de Goumois. Certains comme Piam y ont écrit quelques-unes des plus belles pages de leur légende. Pour les uns comme pour les autres Goumois présentait l’avantage d’être un parcours à la fois magique et médiatique, propice à toutes les démonstrations et à quelques déconvenues. Les bredouilles de quelques gloires, que la charité nous commande d’oublier, étant restées célèbres. Piam restera une figure de Goumois. Il y imposa ses techniques de pêche à la nymphe, révolutionnaires pour l’époque. Ce surdoué partageait son temps de loisir, alors qu’il était encore musicien professionnel en tournée sur les routes de Rhône-Alpes et de l’Est entre la Loue de Cademène, chez les Sansonnens, la basse rivière d’Ain et le Moulin du Plain. Piam avait très vite impressionné les clients de l’hôtel en leur montrant comment on peut séduire les plus belles truites en nymphe à vue. Son territoire de prédilection était le petit chemin boisé qui longe les tufs côté France en aval du débouché du canal du Moulin. Pierre lui-même fut très enthousiaste et Piam gagna sur ce terrain autant en réputation que ce que son titre de vice-champion du monde de pêche à la mouche devait lui rapporter.

    Une autre figure de Goumois dont on reparlera au chapitre sur la Franco-Suisse a été, est toujours Jean-Michel Radix qui y a mis au point quelques unes des plus célèbres mouches modernes. On lui doit en effet plusieurs petites merveilles comme le subsedge, la nymphe « roulette » et la technique du même nom, dont peu de pêcheurs savent que ce fut son invention, mais aussi la micro-nymphe à tête soudée, ou encore le fameux écouvillon dont on se dit en le voyant que seul un fumeur de pipes a pu imaginer de proposer ça aux poissons, tant ce gammare obèse paraît avoir été inventé pour ramoner les tuyaux de bouffarde. Radix a monté des milliers de mouches, toutes sortes de mouches, dont certaines avec lesquelles il n’a jamais pêché comme des mouches à saumon, des mouches à tarpons, des mouches à marlin, des mouches à bonefishes qu’il montait pour son père halieutique, Victor Borlandelli, photographe et rouletabille grâce à qui Radix est devenu le pêcheur que l’on connaît aujourd’hui. De nombreux autres champions, labellisés comme tels par la compétition ou par euxmêmes, mirent leur talent à l’épreuve du Moulin du Plain. Avec des fortunes diverses. J’ai même vu un membre de l’équipe de France y subir une bredouille retentissante. Mais les autres membres de l’équipe, à l’image de leur capitaine Jacques Boyko, y réussirent plutôt bien. Quelques grands pêcheurs étrangers, souvent anglais ou américains sont venus se frotter aux zébrées du Doubs. Philippe Boisson se souvient de Dick Lenox, ami de Mel Krieger, chroniqueur halieutique dans l’Oregon et pêcheur de steelhead qui avait demandé à Pierre qu’on lui fasse prendre une truite de Goumois le jour de ses 80 ans. « Cela n’a pas été facile. C’était le début de la saison et les eaux étaient très froides. Il a d’abord fallu que je lui explique que le type en face auquel il rendait ce qu’il croyait être un salut, était, le garde-pêche qui ne lui disait pas « hello » mais « pas dans l’eau », sous prétexte qu’il avait les pieds dans une flaque et que marcher dans la rivière est interdit jusqu’au mois de juin. Ensuite nous avons mis un certain temps à trouver la fameuse zébrée anniversaire. Je m’en suis tiré en l’emmenant dans le bas du pré Bourassin, juste avant le radier. Je lui avais bricolé un montage avec une Tabanas en sauteuse témoin et une nymphe en pointe qui a fini par séduire un joli poisson d’un peu moins de 40 cm. »

    Et puis il y avait et il y a toujours, les Suisses sociétaires et gestionnaires à parts égales de la société, qui étaient autant chez eux au Moulin que le sont les Français à l’hôtel du Doubs, côté suisse, chez Jean-Claude Cachot et son fils Claude-Alain. Les pêcheurs suisses jurassiens qui, à la différence des Français, ont toujours le droit de vendre le produit de leur pêche, ont souvent privilégié l’efficacité. Il y avait ainsi, dans la génération précédente quelques artistes de la cuiller vaironnée ou de la pêche à la grande canne et à « la petite amorce » (souvent des larves de mouche de mai) qui vendaient leurs prises aux hôtels et restaurants de la région. La joyeuse équipe composée du Frantz Halaüer (alias Papeli), d’Ulysse, d’Hector, d’Achille (il n’y avait pas d’Agamemnon), de Faton et de quelques autres comme Didi Racine, de Tramelan ou Carlo Hyemeli, a prélevé pendant plusieurs années des milliers de truites que le Doubs, à une époque où il était peu pêché, remplaçait facilement. Avec eux la partie de pêche commençait invariablement à l’heure légale, soit au lever du jour et se terminait deux heures après par d’homériques parties de stuck. En général, ils n’avaient pas besoin de ces deux heures pour que leur partie de pêche soit faite : leur parfaite maîtrise de la cuiller vaironnée associée à une connaissance non moins parfaite de la rivière faisait que la messe était dite en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Le soir ils ne sortaient les cannes à mouche que si cela gobait franchement et n’utilisaient que des sedges ou des culs de canards grossièrement montés dont ils furent parmi les premiers utilisateurs. Les Suisses autant que les Français ont toujours eu la passion de Goumois. Joël Mourin, pêcheur, monteur de mouche et ami de Pierre, avait ainsi tout quitté pour venir s’installer au bord du Doubs. D’autres venaient de Genève (180 km) en taxi jusqu’au Moulin. Certains de ces visiteurs sont restés célèbres comme Georges Joset qui pêchait avec une Hardy Palakona de 10 pieds soie de 7 en bambou refendu, brins virolés, avec un train de trois mouches. À son époque, la pêche était autorisée toute la nuit et Goumois dépendait du canton de Berne puisque celui du Jura n’existait pas. Il y eut encore plein d’autres grands pêcheurs suisses comme Louis Veya, Testarini, Mathys, Houlmann ou André Jeanmaire, l’un des seuls survivants de cette époque. Aujourd’hui la nouvelle génération, représentée par des gens comme Thierry Christen président de la « Gaule » de la Chaux-de-Fonds se passionne plus pour la pêche à la mouche et l’écologie des rivières. Le Doubs est son héritage. Elle sait que c’est un héritage fragile.

    A commander dans la partie boutique de ce site.

     

     

     

  • Rugbymen et pêcheurs

    Rugbymen et pêcheurs

    Vous avez sans doute vibré devant votre téléviseur lors de ses échappées belles, le ballon ovale sous le bras pour marquer des essais venus de loin, sous les couleurs de Clermont-Ferrand ou du XV de France. L’ailier Julien Malzieu, 31 ans, vingt sélections dans le XV français, élu joueur de l’année 2005 de rugby à sept (le seul français à ce jour), partage sa vie entre le rugby professionnel et la pêche. Comme lui, plusieurs stars du rugby national et mondial sont d’excellents pêcheurs. Petit début d’inventaire…

    Tout a commencé pour Julien Malzieu en vacances en Bretagne alors qu’il était enfant. Chez lui, la pêche n’est pas une histoire de famille, mais une attirance mystérieuse pour l’eau et les poissons. A force de venir observer des papys qui pêchaient la daurade depuis un quai, l’un d’eux s’est occupé de lui. “Si tu veux t’y mettre, il faut que tu te trouves un peu de matériel et des esches”. Ainsi dit, ainsi fait. Le lendemain, retour sur le quai avec un matériel flambant neuf ! “Ils m’ont expliqué comment monter ma ligne et comment la lancer. Les résultats se firent un peu attendre mais j’ai fini par prendre deux daurades ce qui était fabuleux ! De retour en Auvergne, j’ai donc voulu transposer mes acquis dans les eaux du coin, mais ce n’était vraiment pas adapté. Il m’a donc fallu trouver d’autres techniques. Je me suis passé en boucle les vidéos de Jean Desqué, le célèbre pêcheur au coup, et j’ai commencé comme ça en me formant tout seul. Plus tard, j’ai connu d’autres pêcheurs comme Xavier Vella ou Yann Giulio, qui m’ont fait découvrir des techniques très différentes. J’aime toucher un peu à tout en fonction des rencontres et cela va du silure à la carpe en passant par les carnassiers ou la truite ”. Ce grand gaillard de 1,93 m pour 92 kg est entré à l’ASM Clermont Auvergne à 18 ans. Il est passé professionnel à 22 ans. Il compte un titre de champion de France, un grand chelem (tournoi des six nations 2010) et a participé aux coupes du monde 2005 et 2009 de rugby à sept. “La pêche me permet de me ressourcer car mon planning, qui compte 30 à 32 matchs par saison plus les entrainements, me prend beaucoup de temps. J’ai la chance de faire ce beau métier pour quelques années encore et je dois le faire à fond. Après je pourrai vraiment aller à la pêche ! ”. Après une saison 2013 où Julien a enchaîné les blessures, 2014 lui laisse entrevoir des jours meilleurs. On lui souhaite de vite revenir à son meilleur niveau !

    Du rugby au tenkara

    Maxime Miquel, à qui nous avons consacré le DVD du dernier numéro à propos de la pêche au tenkara fait également partie de ces rugbymen pêcheurs. Maxime a été champion de France junior avec l’US Carmaux. C’est donc pour ça qu’il tient bien dans le courant…

    Gareth Edwards, légende du rugby et de la pêche

    Je vous parle d’un temps que les gens de mon âge n’ont pas connu, le temps ou le Pays de Galles avait la main mise sur la planète rugby. Dans les années 1960 – 1970 la charnière du XV gallois Gareth Edwards – Barry John enflammait les stades. Edwards était aussi célèbre que le fut de Jonny Wilkinson de nos jours, une véritable légende. Et la seconde passion du demi de mélée l’emmenait aussi souvent que possible au bord de l’eau. Il a d’ailleurs pris un énorme brochet à la mouche, record des îles britanniques !

    (Photo : Yann Giulio)

     

  • club mouche belfortain

    club mouche belfortain

    réservoir de pêche à la mouche

  • Nouveau : la soucoupe flottante !

    Nouveau : la soucoupe flottante !

    C’est nouveau, ça flotte et c’est plutôt étrange ! L‘Ultraskiff
    360 est un engin unique en son genre qui reprend en partie le principe du
    float-tube (forme ronde) mais avec la position assise d’un bateau. La
    propulsion se fait avec un moteur électrique et par miracle, l’engin arrive à
    naviguer ! La plateforme comporte des coffres très pratiques pour stocker
    le matériel et des porte-cannes.

    Diamètre 184 cm.

    Poids environ 50 kilos selon les versions.

    Prix : 1200 US dollars.

    En pêche, on dispose d’une véritable plateforme digne d’un bass-boat  avec des coffres très pratiques (tout est rangé à l’abri).

    Mais comparé à un float-tube, l’engin est beaucoup plus
    volumineux, nécessite une remorque ou un gros pick-up et pèse aussi lourd qu’une
    petite barque. Il est donc peu probable que l’Ultraskiff 360 s’impose, en tout
    cas en Europe. Le prix ne plaide pas non plus en sa faveur… Qui sait,
    peut-être que cette soucoupe flottante servira de base pour une autre conception
    d’engin flottant léger, moins volumineux et plus pratique…

  • La mode en 2014…

    La mode en 2014…

    Elle est belle cette nuisette camouflée, non ? On se
    demande tout de même à quoi elle peut bien servir… A rien en fait, sinon à
    faire croire à son pêcheur – chasseur de mari qu’on comprend son art et qu’on
    partage son don pour se transformer en tronc d’arbre. Et dire que ça se
    vend… La mode est conceptuelle. Qu’on se le dise ! Et heureusement
    que les américains ne pêchent pas la carpe !

  • Pêche à la mouche, la part du rêve au rythme de la météo

    Pêche à la mouche, la part du rêve au rythme de la météo

    Jean-Louis Sanson fait visiblement partie des pêcheurs qui
    croient en l’influence de la Lune et du climat. En 114 pages, il nous explique
    comment optimiser la pratique de la pêche à la mouche en prenant en compte des
    phénomènes météorologiques. Et même si vous allez à la pêche le dimanche parce que c’est le seul jour de la semaine où vous pouvez vous y rendre, c’est toujours bien de s’informer ! 

    Ce livre est destiné aux passionnés de pêche à la mouche et à
    tous les amoureux de la nature. De nombreux thèmes y sont développés avec des approches inédites: fabrication et équilibrage des « soies »; montage
    « raisonné » de mouches artificielles; milieu aquatique et influences
    solunaires; notions de météorologie et stratégies de pêche.

    “La météo est au pêcheur à la mouche ce que la musique est au
    danseur, tout le reste n’est que de la technique… Un assemblage harmonieux de
    savoirs et de savoir-faire !
    ” Jean-Louis Sanson.

    Editions La Cheminante (www.lacheminante.fr)

  • Pourquoi acheter un bass boat Nitro !

    Pourquoi acheter un bass boat Nitro !

    Ah les bass boats, c’est tellement pratique avec des petits boutons partout qui vous facilite la vie. La preuve en image.

  • Le Doubs a Baume les Dames

    A cet endroit le Cusancin se jette dans le Doubs. Le Doubs y forme alors un gros virage avec une grande profondeur. Je peche cette zone essentiellement l’hiver pour le carnassier. Gros poissons en perspective (brochets, sandre, silures). Elle est interessante lors d’une montee d’eau car le Doubs presente alors ici de nombreuses zones d’ »amortis » prisees pour le carnassier.

  • No kill Gavrus

    No kill Gavrus

    Parcours de 1ere catégorie de 900m en no kill, ardillons écrasés, hameçon simple. pêche a la mouche et leurres autorisées. Bonne densité de truites de 15 a 35 cm avec en majorité des truites de 20-25cm. Toutes les infos supplémentaires sont sur www.hameconversonnais.com Parcours inscrit dans l’EHGO.

  • GESTION DE LA PÊCHE RÉCRÉATIVE EN FRANCE : UN DEMI-SIÈCLE D’INCOMPÉTENCE ET DE GABEGIE, mais « TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA MARQUISE…. »

    GESTION DE LA PÊCHE RÉCRÉATIVE EN FRANCE : UN DEMI-SIÈCLE D’INCOMPÉTENCE ET DE GABEGIE, mais « TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA MARQUISE…. »

    A l’heure où la FNPF lance une énième consultation auprès des pêcheurs, pour essayer d’enrayer la baisse ininterrompue de nos effectifs depuis un demi-siècle, Pierre Affre revient sur la gestion de ses dirigeants depuis la même période, accuse et propose quelques pistes.

    Si l’on en croit les instances officielles de la
    Pêche en France, en dépit de quelques petits problèmes et notamment une baisse
    constante et ininterrompue depuis 49 ans (année record en 1964) du nombre de
    pêcheurs, l’organisation qui gère la Pêche et les milieux aquatiques dans notre
    pays (FNPF) reste toujours « la meilleure et la plus démocratique du monde ».
    C’est du moins ce que ressassent depuis plus d’un demi-siècle, les différents
    présidents qui se sont succédé à la tête de l’Union Nationale de la Pêche en
    France (UNPF), devenue en 2006 la Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF).
    Pour avoir personnellement connu en tant que membre d’une APP puis d’une
    AAPPMA, mais également en tant que journaliste, les règnes des Présidents
    Martini, Solhelac et maintenant Roustan, je ne me rappelle pas une seule fois
    en quarante cinq ans, avoir entendu l’un ou l’autre de ces dirigeants de la
    Pêche française, remettre en question leur gestion ou même les structures de la
    Pêche associative (sous le couvert de la bonne vieille Loi de 1901). Et
    pourtant au cours des 45 dernières années, je n’ai dû rater que six ou sept
    fois les grandes messes que sont les Assemblées générales annuelles des
    fédérations de Pêche, suivies de conférences de presse.

    En
    50 ans on est passé de presque 3 millions de pêcheurs à certainement moins d’un
    million aujourd’hui.

    Qu’au cours de ce demi-siècle écoulé, où
    répétons-le, le nombre de pêcheurs en eau douce est passé de presque 3 millions
    à certainement moins d’un million aujourd’hui (soit une perte des deux tiers
    des effectifs), les dirigeants « élus » des pêcheurs trouvent bien
    évidemment, de bonnes raisons de se conforter dans leurs présidences mais
    estiment que cette baisse ininterrompue est due à des facteurs indépendants de leur
    volonté et de leur gestion, passe encore ! Mais que la bonne vingtaine de
    ministres de l’Environnement qui se sont succédé au cours de la même période
    et ont presque toujours assistés à ces assemblées générales, n’aient jamais
    rien trouver à redire sur cette gestion associative qualifiée de
    « meilleure et plus démocratique du monde », est inquiétant et
    significatif de la façon dont nos élus politiques gouvernent. Pas plus
    d’ailleurs que les ministres de l’Environnement et leurs nombreux directeurs de
    Services, les différents présidents du
    CSP (Conseil Supérieur de la Pêche) n’ont trouvé à redire à cette gestion. Au
    cours du demi-siècle écoulé, ils ont entériné pratiquement toutes les décisions
    (les fameux « vœux ») des pêcheurs, souvent contre l’avis de quelques
    ingénieurs compétents de leur Service. L’ONEMA (Office National de l’Eau et des
    Milieux Aquatiques) qui a remplacé, il y a quelques années, le CSP, n’aurait
    paraît-il plus droit au chapitre en matière de pêche (le mot n’apparaît plus
    dans son intitulé) ni même de réglementation ! Les garde-pêche devenus « agents »
    de l’Onema, qui déjà du temps du CSP ne contrôlaient pas beaucoup les pêcheurs
    (en cinquante ans de pratique assidue au bord de nos ruisseaux, rivières,
    fleuves ou plans d’eau, je n’ai été contrôlé qu’une fois et encore par les
    gardes de la Brigade Mobile du Saumon, un jour d’ouverture à cette espèce),
    seraient-ils d’ailleurs encore habilités à le faire ? En tous cas, ils ont
    bien assez de leur 35 heures hebdomadaires, à essayer de faire respecter les
    lois sur l’Environnement et la protection des milieux aquatiques, pour en plus
    vérifier si le pêcheur croisé au bord de l’eau (encore faudrait-il, qu’ils y
    aillent…) est à jour de ces cotisations et respecte la réglementation en
    vigueur.

    Mise en œuvre et application de la
    réglementation halieutique.

    Et pourtant la gestion de la Pêche
    récréative, relève essentiellement de la mise en oeuvre et de l’application de
    règlements qui ont fait leurs preuves dans la plupart des pays (Etats-Unis,
    Grande-Bretagne, Irlande, Autriche, Scandinavie, Espagne…) qui connaissent la
    valeur du tourisme-pêche. L’augmentation des tailles légales de capture, la
    limitation du nombre de prises, la création de parcours « No-Kill »,
    l’interdiction ou du moins la limitation de certains modes de pêche
    destructeurs et incompatibles avec une gestion salmonicole (asticot et teigne
    pour la Truite, petite bête et autres larves pour l’Ombre), permettraient
    rapidement à nos rivières de retrouver un standard européen en matière
    d’halieutique.

    Ce n’est pas avec un prix moyen en
    2013, de carte annuelle de pêche de 85 € (ce qui met dans les eaux de première
    catégorie, la journée de pêche aux salmonidés à moins de 50 centimes
    d’euro), permettant de prendre dans certains départements un nombre
    illimité de truites, dans d’autres vingt ou au minimum dix par jour, que l’on
    peut raisonnablement gérer une ressource aussi fragile et précieuse. Soit
    les pêcheurs français accepteront de payer un peu plus cher pour leur loisir et
    le droit de conserver quelques beaux poissons, soit il leur faudra apprendre à
    pêcher en « No-Kill ».

    Il n’est pas normal que celui qui
    désire prélever des poissons, paye le même prix que celui qui les relâche. Dans
    les lieux de pêche foraine (eaux closes) les pêcheurs payent au poids les
    truites de pisciculture qu’ils ont capturé et qu’ils désirent
    emmener. Sur les parcours de type réservoir, la journée de pêche est en
    moyenne facturée autour de 40 ou 50 €, quelquefois beaucoup plus. Or ces types
    de parcours ne cessent de se développer dans notre pays, et les pêcheurs qui
    les fréquentent sont de plus en plus nombreux. Preuve s’il en fallait une, que
    malgré les acquis de la révolution de 1789, les Français sont comme leurs
    collègues des autres pays européens, prêts à payer, même assez cher pour un
    loisir pêche de qualité. Les mentalités en effet ont évolué. Les
    pêcheurs de ce début de troisième millénaire, recherchent plus dans leur
    loisir, un sport voir un art de vivre, qu’un moyen de remplir à bon marché un
    congélateur. Les « viandards », ne font plus la loi, même si dans
    certaines régions, comme le Sud-Ouest ou les Pyrénées, les
    « asticotiers » semblent se retrancher dans ce qui risque d’être leur
    dernier bastion.

    Comment est dépensé l’argent des pêcheurs?

    Pour en revenir à la façon dont est dépensé l’argent des
    pêcheurs—autour de cent millions d’euros annuellement—il nous faut ici
    distinguer, l’argent des cartes de pêche, de celui des taxes piscicoles
    devenues avec la création de l’Onema, des « contributions à la protection
    des milieux aquatiques ». Au temps du CSP, les salaires des gardes comme
    on les appelait encore et des ingénieurs de « Régions piscicoles»,
    étaient, avant que la baisse continue des cartes de pêche, n’y pourvoit plus,
    payés avec l’argent des taxes piscicoles. Dans les années 80-90, alors que le
    nombre de pêcheurs avait déjà diminué de moitié au cours du quart de siècle
    précédent, quand dans le même temps les indices des salaires de la fonction
    publique ne cessaient d’augmenter, il a fallu que l’Etat mette la main à la
    poche, pour renflouer le CSP. Mais là encore aucun des ministres de
    l’Environnement n’y trouva à redire. Seul Michel Charasse ministre du Budget du
    Président Mitterrand et lui-même pêcheur à la ligne, s’essaya à donner un coup
    de pied dans la gigantesque fourmilière halieutique, pour récupérer plus
    rapidement l’argent des taxes piscicoles et mieux le redistribuer…Mais il fut
    désavoué par le président Mitterrand qui préféra écouter Jean-Michel Baylet,
    son ministre du Tourisme et propriétaire de la Dépêche du Midi, qui donna dans
    son journal la parole à tous les asticotiers radicaux-socialistes du Sud-Ouest,
    pour qu’on ne touche surtout pas aux structures associatives (loi de 1901) de
    la Pêche. Et encore une fois la gestion la plus démocratique en même temps que
    la meilleure du monde fut sauvée.

    Et pourtant, en
    1964 nous étions près de trois millions

    2 964 000 très exactement (chiffre du ministère des
    Finances) à acquitter une taxe piscicole quand la population française de
    l’époque était loin des soixante et quelques millions d’aujourd’hui. En 1964
    les RTT n’existaient pas, la retraite était à 65 ans et beaucoup n’en profitaient
    pas longtemps (l’espérance de vie n’était pas la même qu’aujourd’hui) et
    mourraient avant d’avoir eu le temps
    d’aller à la pêche. En 1964 contrairement à ce que l’on pourrait croire, les
    rivières et les fleuves étaient beaucoup plus pollués qu’aujourd’hui, et la
    mode en 1964 n’était pas comme de nos jours aux loisirs “écologiques”… Alors
    comment se fait-il qu’au cours des cinquante dernières années nous n’ayons pas
    augmenté l’effectif de 1964, mais perdu les deux tiers des pêcheurs ???…

    Pour avoir donc, assisté en tant que journaliste, à presque
    tous les Congrès de l’Union Nationale des Pêcheurs depuis le milieu des années
    70, et entendu les litanies des présidents
    Martini, Solhelac et maintenant Roustan, je vais vous donner en “scoop” les
    raisons de cette perte de plus de deux millions de pêcheurs. C’est à cause des
    sécheresses (1976, 2006) ou des
    inondations (1981, 88, 95, 2006, 2013), des tempêtes (1999 et 2009) ou de la Coupe
    du monde de football (1998), ou de rugby, de la concurrence de la planche à
    voile, du tennis, du golf, du vélo tout-terrain, de la pétanque….Sans rire,
    toutes ces raisons (sauf la pétanque) ont tour à tour, été invoquées le plus
    sérieusement du monde par les dirigeants français de la Pêche associative, pour
    expliquer la baisse ininterrompue depuis 1964 du nombre de cartes de pêche…

    Hémorragie
    halieutique hexagonale

    Au ministère de l’Environnement quelques experts
    certainement énarques, expliquent cette hémorragie halieutique hexagonale par
    une évolution de la composition de la société française avec déclin du secteur
    primaire au profit du tertiaire. Etrangement, partout ailleurs dans le monde
    occidental, l’urbanisation et les conséquences sociales qui l’accompagnent ont
    au contraire entraîné un regain d’intérêt pour les loisirs de plein air en
    général et pour la pêche en particulier….Ainsi en Grande Bretagne les clubs de
    pêche regroupent 3,6 millions de pêcheurs réguliers, alors que remarquons le,
    dans les îles britanniques le réseau hydrographique ne représente pas le quart
    du nôtre en linéaire de cours d’eau et surfaces de plans d’eau réunis…En
    Allemagne, d’après le ministère du tourisme il y a 5,1 millions de pêcheurs
    pratiquant régulièrement et la pêche récréative génère dans ce pays 270
    millions d’euros de retombées économiques. Aux Etats-Unis d’ Amérique, les
    derniers chiffres publiés en 2012 par le ministère de l’Intérieur (qui gère la
    pêche, la chasse et les parcs nationaux) font état de 58 millions de pêcheurs
    récréatifs (eau douce et mer confondu il est vrai)….qui eux généreraient plus
    de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaire, liée à cette activité…. Pour
    avoir de tels résultats, ces trois pays seraient-ils beaucoup moins urbanisés
    que le nôtre??? Bénéficieraient-ils de conditions météo idéales pour la pêche,
    sans inondations, sans sécheresse… La planche à voile, le golf et le tennis n’y
    seraient-ils pas pratiqués !! Cherchez
    l’erreur….En fait dans ces trois pays cités en exemple, comme dans des dizaines
    d’autres de par le monde, la pêche sportive ou récréative est gérée par des
    gens compétents, qui ont fait, font et continueront de faire ce qu’il faut pour
    que leurs pêcheurs ne désertent pas les bords des rivières, et surtout prennent
    des poissons, même si c’est aujourd’hui la plupart du temps, pour les relâcher
    ensuite.

    Pourtant si l’on en croit nos dirigeants “officiels”, il
    ne faut surtout pas toucher aux structures et fondements de la pêche française ni
    invoquer une quelconque incompétence de ses dirigeants. Et pour que les élus et
    les hommes politiques entendent bien ce discours, l’Union Nationale (devenue la
    FNPF) leur rappelle à chaque élection que les pêcheurs et leurs familles
    représentent en France quatre à cinq millions de bulletins de vote potentiel
    (tu parles!!)…

    Exode des pêcheurs
    français vers l’étranger.

    Mais si les Français pêchent de moins en moins nombreux
    tous les ans dans leurs eaux, ils sont de plus en plus nombreux à s’expatrier
    pour pratiquer leur loisir à l’étranger….Là encore chercher l’erreur ! Dans
    tous les pays du monde où la pêche est gérée et rapporte aux économies
    nationales et locales, il est possible de pêcher la truite jusqu’à généralement
    la mi-octobre (chez nous fermeture au 3 éme samedi de septembre), il est
    possible et même recommandé de pêcher l’ombre jusqu’à la fin décembre voire la
    fin janvier en Bavière (chez nous fermeture en même temps que la truite)…Dans
    tous les autres pays, il est possible en février, mars, avril de pêcher la
    perche, le sandre ou le silure à la cuiller ou autres appâts artificiels, chez
    nous c’est interdit car on risquerait de prendre un brochet…Voila trois petites
    pistes que nous suggérons à nos dirigeants, ainsi d’ailleurs qu’à l’ONEMA (si
    cette dernière toutefois a son mot à dire en matière de modification de la
    réglementation) d’explorer rapidement, si ils veulent enfin, après près de
    cinquante années de baisse, essayer d’enrayer la chute des effectifs de
    pêcheurs.

    D’autres grandes orientations seraient d’autoriser pour de
    nombreuses espèces (pas seulement la carpe, mais aussi pourquoi pas la truite,
    comme aux Etats-Unis…) la pêche de nuit et bien sûr de généraliser les parcours
    « No kill » (voir notre encadré)
    et surtout sur ces parcours, de prévoir une surveillance vigilante comme cela
    se pratique partout dans les autres pays. Mais en fait plutôt que tenter
    d’aménager et de rapiécer un système qui a fait la preuve de son inefficience
    depuis trop longtemps, ce serait plutôt par une décision conjointe des
    ministres de l’Ecologie et du Tourisme, à nos dirigeants politiques de changer
    les structures associatives de la Pêche récréative et d’en confier la gestion,
    non plus à des notables (not able, pas capable en anglais) « élus »
    par moins de 10 peut-être même 5% des pêcheurs, mais à des gens compétents (en
    hydrobiologie, en halieutique, en économie) comme nous en avons dans de
    nombreux services de l’Etat.

    Pierre
    Affre

    ENCADRÉ :
    LE « NO-KILL » (alternative : DES QUOTAS RESPECTÉS) : UN
    MODE DE GESTION INCONTOURNABLE POUR LES SALMONIDÉS ET LES CARNASSIERS.

    Aujourd’hui, surtout chez les jeunes
    pêcheurs, on constate avec plaisir, le développement d’une éthique et d’un
    discours en faveur d’une pêche sportive, qui respecte le poisson et désire
    protéger le milieu et ses habitants. Contrairement à la chasse, nous avons la
    chance à la pêche, de pouvoir relâcher nos prises, qui ainsi nous redonneront,
    à nous ou à d’autres, du plaisir pour une prochaine fois. Et sans demander une
    généralisation du « No-Kill », nous pensons, contrairement à de trop
    nombreux présidents départementaux de Fédérations de Pêche, que si l’on
    n’impose pas réglementairement, cette forme de gestion, sur des parcours
    délimités et suffisamment vastes, comme cela existe maintenant partout à
    l’étranger, nous ne pourrons dans notre pays, en voir les immenses avantages.

    En effet, un parcours ne peut-être
    « no-kill » de façon facultative. Même si de plus en plus de jeunes
    pêcheurs, s’imposent à eux-mêmes de relâcher leurs prises, personne n’en tirera
    avantage, ni les autres pratiquants, ni le milieu, si une poignée de
    « viandards » viennent ensuite écumer le parcours avec un mode de pêche
    autre qu’aux leurres artificiels. Vu l’immensité de notre réseau hydrographique
    salmonicole (150 000 km de ruisseaux, 60 000 km de petites rivières et 15 000
    km de rivières) il ne nous apparait pourtant pas exorbitant de demander à
    nos Présidents fédéraux, à titre d’expérience, de créer
    plusieurs kilomètres de parcours « no-kill » par département. On
    pourrait ainsi tout à fait imaginer, des parcours réservés à la mouche et
    d’autres mixtes, ou le lancer aux leurres artificiels serait également
    autorisé. Seule la pêche aux appâts naturels est incompatible avec ce type de
    parcours, puisque le taux de survie des truites ou des ombres qui ont engamé profondément
    un appât, est nettement diminué. Quand, en moyenne, il y a sans compter les
    ruisseaux ou même les petites rivières, au moins 200 km de rivière
    à truite par département, est-ce exagérer, que d’en demander la mise en
    « no-kill » de 10 ou 20 km? Le « no-kill » est aujourd’hui
    devenu dans tous les pays qui gèrent un tourisme-pêche de qualité, un mode de
    gestion incontournable. Il serait grand temps, que nos gestionnaires autorisés
    et leur ministre de tutelle, à l’Environnement, s’en aperçoivent. Si des
    décisions rapides, ne sont pas prises dans ce sens, craignons que la
    privatisation des meilleurs parcours salmonicoles, déjà bien entamée dans notre
    pays, ne s’y généralise.