Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Décalé
Retrouvez ici toute l’actualité décalée de la pêche. Actualités insolites, voyages de pêche, informations diverses dans l’univers de la pêche

Les petites merveilles de French Touch Fishing
Chaque année, le catalogue French Touch Fishing se veut plus complet et plus adapté au marché français. Ces pionniers du street fishing en France ont su sélectionner des produits de très bonne qualité, adaptés à nos rivières et canaux. Le catalogue 2015 propose également de quoi se passionner pour le rock fishing (pêche du bord en mer).
Catalogue sur demande : http://frenchtouchfishing.fr/

Cofishing, ne pechez plus seul, cofishez !
Comme son nom l’indique, Cofishing permet de trouver un partenaire pour partager ses sorties de pêche à la manière des sites de covoiturages. A partir de la carte de France présente sur le site, vous avez une vision immédiate de tous les pêcheurs qui cherchent un partenaire. Il suffit ensuite de cliquer pour obtenir l’e-mail du demandeur et cela vous donne en prime une première indication sur la technique pratiquée par le demandeur (mer, depuis le bord, mer bateau, leurre float-tube, etc.). A vous ensuite de choisir le bon cheval…
www.cofishing.net
BON PLAN : Brochets et truites de Seine
Guide de pêche désormais “historique” du département de l’Aube, Emmanuel Favin connaît son secteur de Seine sur le bout des doigts. De plus, Emmanuel propose cette année un accès à des bras morts privés ainsi qu’à des étangs également très peu fréquentés. L’occasion à une heure de Paris de faire de très belles pêches en compagnie d’un homme de terrain toujours de bon conseil. Pour les pêcheurs à la mouche, Emmanuel propose des stages d’initiation ou de perfectionnement sur la haute Seine.
Renseignements et réservation : Tél. : 0687478971.
www.favin-guide-peche.com

Garmin Panoptix, l’échosondeur qui révolutionne les échosondeurs !
Décidément, l’électronique marine n’en finit pas de progresser à pas de géants ! Garmin vient de commercialiser en version grand public une technologie qui était jusqu’alors réservée aux professionnels. Panoptix est un échosondeur révolutionnaire qui permet aux pêcheurs amateurs de visualiser, en temps réel et en 3D, tout ce qui se passe devant, derrière, dessous et sur les côtés de la coque du bateau. Panoptix est une technologie à multi-faisceaux à balayage, ce qui est totalement nouveau. L’image n’est plus “figée”, mais les échos de poissons se déplacent à vitesse réelle ! La définition est telle qu’on en arrive à distinguer non seulement le leurre mais aussi la tresse ! Panoptix permet aussi de faire de la cartographie 3D des fonds et tout un tas d’autres choses. Reste le problème du prix d’une telle machine (1350 euros la sonde…). Les pêcheurs en mer seront sans doute les premiers intéressés. En eaux douce pour la pêche des carnassiers, seuls les passionnés d’électronique devraient être à même d’exploiter toutes les possibilités offertes par cette formidable machine qui marquera son temps, et pour longtemps !
http://sites.garmin.com/fr-FR/panoptix/
Franky le black-bass
Lancée en 1994 par Franck Rosmann et ses amis, l’association Black-Bass France à toujours compris l’intérêt d’informer les pêcheurs, notamment les jeunes à propos des particularités propres au black-bass, poisson introduit dans nos eaux par les soldats américains après la seconde guerre mondiale. La BD Franky le Black-Bass retrace l’histoire de ce magnifique poisson dans notre pays, son mode vie, soulignant la nécessité de protéger une espèce particulièrement vulnérable pendant la période de la fraye. Une façon ludique de découvrir ce poisson !
Pour plus de renseignements :
www.blackbassfrance.org

Colorado, la ruée vers l’eau
Huit heures : quelques rayons de soleil viennent juste de se frayer un passage entre les arbres jaunissant qui ont pris quartier en amont de “eleven mile canyon” où coule la rivière South Platte. Malgré le froid et l’heure matinale déjà un pêcheur est en train de présenter délicatement sa mouche à quelques truites qui semblent l’ignorer et viennent prendre leur petit déjeuner à portée de canne en faisant de lents ronds dans l’eau. La signature de s beaux poissons.
South Platte river
Nous devons nous rendre à Aspen et pour cela encore une fois nous traversons des paysages à couper le souffle et notamment une immense forêt de trembles au tronc blanc en partie dénudés qui à l’approche de l’automne se vêtissent d’or et de cuivre. Les flancs de montagne semblent s’enflammer comme pour essayer de repousser l’hiver qui s’annonce et le silence blanc qui chemine en sa compagnie. Il y a plein de choses à faire dans la ville d’Aspen mais tout ce que nous avons pu lire sur la rivière Frying Pan (littéralement poêle à frire !) nous rend si impatients de la découvrir que nous nous jetons immédiatement dans son lit. Il est 10 heures, nous venons de remonter toute la rivière jusqu’au dernier parking à proximité du barrage (Ruedi Reservoir). Avant même de nous équiper nous avons déjà repéré quelques beaux gobages faciles à voir sur la large étendue d’eau calme grand comme un terrain de football qui nous fait face.
My Taylor is rich
La piste qui nous mène au col de Cottonwood situé à plus de 4000 mètres d’altitude traverse une somptueuse forêt de feuillus et de résineux qui finit par laisser la place à une steppe d’une immémoriale beauté sauvage. Il faut environs trois heures de route pour atteindre – sous le barrage – les sept cents premiers mètres de no-kill de la Taylor réputés pour ses grosses truites. A peine arrivés, nous sommes époustouflés par le nombre et la taille des truites que nous repérons depuis le pont qui chevauche la rivière. Nous savions que sur ce bout de cours d’eau, les truites gavées de gammares qui s’échappent du lac ont des difficultés pour se glisser dans leurs robes XXL ! Ici, comme sur de nombreux “tailwaters”, la plupart des pêcheurs utilisent tant bien que mal des nymphes qui semblent être la meilleure façon de décider les poissons. Mais, bonne surprise, avant même d’avoir mis nos waders, nous repérons des truites qui nous tendent les bras en nous aguichant par de discrets gobages. Ne voyant rien sur l’eau, je présente une minuscule oreille de lièvre à peine fournie à cette belle truite qui finit par succomber à mes avances. Mais quand je passe aux suivantes, de plus belles tailles, elles restent le bec cloué devant ma mouche mais ne semblent nullement dérangées et continuent de grignoter leur slow food. Heureusement la situation se clarifie dès l’apparition de “pale morning dun” qui ouvre l’appétit de pas mal de truites. Nous montons une peute n° 18 au corps clair et après quelques lancers pour ajuster le tir, c’est la récompense avec une truite fario d’une exceptionelle beauté. Mais le bal vient juste de commencer et nous constatons que ces truites sont toutes plus belles les unes que les autres avec parfois une arcen- ciel bien ronde qui, après quelques pas de danse à la surface de l’eau, finit par nous fausser compagnie par une jolie pirouette. De huit heures du matin à la tombée de la nuit avec très peu de pauses pour reprendre des forces, de gobage en gobage, d’éclosion en éclosion, de combat en combat durant trois jours nous allons, comme des morts de faim jusqu’à presque l’épuisement découvrir tout ce qu’il y a de plus beau sur ce bout de rivière Taylor.
Stoneflies
La journée commençait à peine et nous avions la preuve que ces truites ne prennent pas que des nymphes, comme c’est écrit dans tous les guides qui tentent de renseigner les pêcheurs dans la région. Kathleen de son côté fit mieux : ayant réussi à attraper une énorme perle qui s’échappait vers la berge, elle la lança (cruellement !) dans le courant et elle vit immédiatement une très grosse truite s’en emparer. Au premier lancer d’une imitation de “stonefly” cette même truite lui explosa le bas de ligne de 12/100 qu’elle avait oublié de changer pour un plus gros !
Conseils santé
Ne pas oublier que la plupart du temps au Colorado, on se trouve autour de 2500 à 3000 m d’altitude voir plus et compte tenu de cela et des fortes températures durant la journée, il est impératif de très bien s’hydrater. Pour les personnes présentant une pathologie telle que de l’hypertension, des antécédents cardiaques… la baisse de l’oxygène liée à l’altitude peut poser problème. En parler à son médecin me semble être une sage décision. Attention enfin à la conduite de nuit après le coup du soir : si dans certains tronçons de route la limitation de vitesse parait exagérément basse, il est impératif de la respecter car les cervidés que l’on croise sont très nombreux et les radars à l’affut… Pour vous mettre dans l’ambiance, nous vous conseillons la lecture du dernier livre de John Gierach, Sexe, mort et pêche à la mouche. Poète et écrivain, John Gierach vit et pêche dans le Colorado. Visiblement les superbes paysages du coin l’inspirent beaucoup !

Bonnes feuilles : Saint-Pierre était belge, pêche amour et jalousie.
C’est un petit village franco suisse à forte population belge. Au milieu coule le Doubs, ses truites, ses mouches et ses « pêchoux ». Dans le roman de Georges Quinot il est surtout question d’amour, de pêche et de jalousie. Où quand francophonie et francofolie font bon ménage… Morceaux choisis.
Le soleil avait quitté la rivière. J’avais abandonné le restaurant avant le dessert. Jacky, aurait bien fait de même, mais son regard de chien battu ne rencontrait pas, dans celui de son épouse, l’acceptation qu’il espérait. Le repas se faisait en famille et ce, jusqu’au bout. Et cette fameuse glace vanille qui n’arrivait pas. 20 h 45. Jacky ouvre le coffre de sa voiture et se précipite sur son matériel de pêche. « À ton avis, Jojo, je monte ma neuf pieds carbone ou ma huit et demi en bambou refendu ? À moins que… La neuf pieds et demi… Ou alors ? Une vraie femme devant sa garde-robe un soir de sortie ! – À titre documentaire, je te signale que la pêche ferme à 22 h 30. – Oui, je sais, mais… J’hésite. Peut-être la dix pieds avec laquelle j’ai piqué une truite de neuf cents grammes, l’été dernier. – Tu ne dois pas souvent le prendre, de cette façon-là. – Quoi ? – Ben ton pied ! – Imbécile ! Allons, je me décide, va pour l’action de pointe. Où va-t-on ? – Au pré À Émile. » Cet endroit de pêche se trouvait, pour qui désirait faire un coup du soir sans histoire, à dix encablures de canne à mouche de l’hôtel. Tous s’y rendaient en flânant, la ceinture défaite pour la digestion et une larme de vin dans l’oeil. Certains devisaient sur la dureté de l’existence, d’autres sur la valeur de leur matériel, la plupart sur leurs exploits… passés. La canne à mouche sur l’épaule, nous longeons la rivière. Vu la chaleur torride de la journée, les choses sérieuses ne commenceraient pas avant une heure. Au début du pré, nous croisons un couple de pêcheurs absorbé par la comparaison de leur mouche. Pourquoi pas, les gamins comparent bien leur zizi ! « Et cette année, Jacky, où as-tu fait l’ouverture ? – Sur la haute Lesse, près de Daverdisse. C’est mon fief et on y trouve encore quelques truites sauvages. – Tu as pris quelque chose ? – Oh tu sais, à la mouche, à l’ouverture ! Parfois quand même, sur le coup de midi… – Pourquoi ne pêches-tu pas au vairon ? – Ça ne m’amuse pas. – C’est net et précis et puis, il est vrai que si tu devais t’équiper au vairon comme tu l’es pour la mouche… – Jaloux ! » Au loin j’aperçois un retardataire. Il marche lourdement en louvoyant. Une fois à gauche, une fois à droite de la route, sans doute pour équilibrer les deux litres de vin ingurgités durant le repas du soir. Il n’arrivera pas à la rivière. Le couple français divorce et prend possession de l’eau. Ils y entrent jusqu’aux mamelons, allument leur lampe de poche pour ne pas s’étaler dans un herbier, qui n’a rien à faire dans leur rivière, et fouettent sur un gobage produit par la cueillette d’une hirondelle.
« T’as vu Jacky, les canards du Relais du pêcheur ! – C’est bien, c’est bien. – Tu trouves ? – Ben oui, c’est ça qu’on appelle protéger une rivière. Partis comme ils sont là, ils ne risquent pas de prendre du poisson. C’est pour ça que le pré À Émile est renommé pour ses grosses truites imprenables. Et encore, tu n’as rien vu, attends qu’une truitelle gobe sur la rive d’en face, ils vont courir, peut-être prendre le bouillon, dévaler et être recueillis en héros dans la chute de l’hôtel.
– Tu exagères. – Oui, un peu… Mais si peu ! » La valse des truitelles commence. « Les sedges sortiront trop tard, dit Jacky. Je vais mettre un spent. Tiens. Regarde cette petite merveille à corps rouge. Non, plutôt ce corps violet. – Pour moi, c’est chou vert et vert chou. – Pour toi, peut-être, mais pour le poisson… – À cette heure, je n’y crois pas. Rouge foncé, rouge violet, violet presque rouge ou rouge quasiment violet, elles doivent s’en foutre. Enfin, si tu y crois, c’est le principal. – Jojo, tu me fais hésiter. – On peut retourner à l’hôtel. Tu changeras de canne, de veste de pêche, de cuissardes. Tu feras ton petit pipi en te demandant s’il est préférable de le faire droit, vers la gauche, la droite, plongeant, minuscule ou énorme, goutte à goutte ou continu et pourquoi pas, pour changer, en éventail… – Ce que tu peux être con, Jojo ! Je ne sais vraiment pas pourquoi je t’accompagne. – Peut-être pour te dire que quelque chose de sérieux vient de gober à gauche de l’herbier. – Lequel ? – Le quatrième après le rocher. » La truite se manifeste à nouveaux. Jacky se lisse la moustache en plissant les paupières. « Jojo, tu deviens vieux, c’est une crevure. – Essaye tout de même, elle fait peut-être la maille. – Une crevure je te dis. » Il déploie sa soie, pose et laisse dériver. J’admire sa façon de poser, tout en légèreté et précision. Au premier passage, le poisson monte, il ferre. « Waouh ! C’est une belle ! Si elle va dans l’herbier, c’est foutu… Avec mon quatorze centièmes… Elle y va ! CASSÉ ! – Bah, ne t’en fais pas, ce n’était jamais qu’une crevure que mes yeux de vieillard avaient prise pour un beau poisson !Au moins tu sais où elle se trouve. »
Soudain, un énorme juron crève le calme de la rivière. Cent mètres plus bas, l’un des scaphandriers essaye difficilement de nager sans perdre son chapeau et sa canne. « Et un canard, UN ! » Je me précipite, Jacky m’arrête. « Calme-toi. Son copain est là et puis, il peut nager. Tu penses, ce ne doit pas être la première fois ! Tu irais, toi, au milieu du Doubs, de l’eau jusqu’aux bretelles, sans pouvoir nager ? – Moi ? Non ! Mais je suis Belge, intelligent et réfléchi. – Tiens, je n’avais pas pensé à ça, dit Jacky remplaçant sa mine déconfite par un regard vengeur, sa mouche perdue par une nouvelle semblable à la première. – Comment peux-tu faire, si vite, dans le noir ? – Moi, Monsieur, j’ai un oeil de lynx, des réflexes de panthère et la patience d’un héron aux aguets. – Tu oublies la quête d’ours. – Pourquoi d’ours ? – Une quête d’ours ne travaille que deux fois par an et, comme ta femme nous l’a laissé entendre… – Arrête ! Mais c’est pas vrai, tu veux me déconcentrer. Pêche plutôt. Va prendre la place des canards, imite les, prend le bouillon. Au moins je pourrai pêcher à l’aise. – Tiens, encore là, près du caillou. Pas le gros, le tout plat en bordure de courant. Montre-moi comment on jure… Et comment tu casses. » Jacky hésite pour me laisser tenter le poisson. Voyant mon apathie, il remet ça. La truite refuse. Deuxième passage, nouveau refus. « Elle n’en veut pas, chuchote-t-il. – Inutile de parler si bas, elle ne t’entend pas. Et puis, je pense, qu’elle n’a pas envie de se balader avec une mouche dans la gueule, pendant huit jours. Je crois, sans vouloir te vexer, qu’elle s’est aperçue que la canne était tenue par une brute jurant et inamicale. » Jacky appuie son troisième lancer : « Elle ne peut pas me faire ça. Cette mouche est parfaite et mon lancer… » La truite gobe, nous gratifie d’une superbe chandelle, se tord plusieurs fois, dévale quelques mètres et se rend, la gueule ouverte, étouffée par l’air qui s’y engouffre. « Si tu ne te décides pas à l’épuiser, elle va te passer la langue et ficher le camp. » Il saisit le poisson derrière les ouïes et la dépose sur le pré : »Elle fait ses quatre cent. » Il est 22 h 27. Le coup du soir est terminé, pour nous du moins. De gros sedges bruns courent, de plus en plus nombreux sur la surface de l’eau. À ras des roseaux, une toute belle se met à table. chassant goulûment les sedges qui essayent de rejoindre le bord.
Saint-Pierre était belge est disponible dans la partie boutique de ce site.

Bonnes feuilles : Les bracos du dico
Ce dictionnaire insolent de la pêche est le premier du genre. On le doit à Daniel Taboury et Thierry Dubosclard qui connaissent mieux que d’autres toutes les significations du mot pêche. Leurs définitions ne respectent pas grand chose. A lire avant de s’endormir comme le « petit Robert » (quand le pluriel n’est pas de mise.)
Alevin, ceux issus des races dites nobles sont élevés dans des centres de sélection avant d’être introduits par nuées innombrables dans les milieux naturels. Hélas, la faune y régnant et l’insalubrité condamnent ces bébés poissons, tandis que les déversements, fort onéreux, sont de plus en plus discutés. À titre d’exemple, si les milliards de milliards d’alevins de truite fario précipités à la baille avaient connu une croissance normale, il aurait fallu remettre de l’eau dans les ruisseaux et rivières.
Anneau, fixé sur la canne en nombre variable, l’anneau doit faciliter le coulissement du fil. En réalité, quelle que soit sa forme, leur positionnement, le type de matériau choisi pour leur réalisation, ils sont une source permanente d’ennuis. L’anneau scie avec traîtrise le nylon ; le fil boucle autour de lui ; il y congèle quelquefois. L’anneau, symbole de mariage, s’avère instrument de désunion. Il est à même de se désolidariser de son support. Il se laisse écraser sans opposer de résistance. Il se tord tout simplement parfois. Attention : des cannes à pêche sont commercialisées sans anneaux extérieurs ! Perfide artifice : masqués, dissimulés dans le corps des cannes, les anneaux sont responsables de nombre d’états dépressifs.
Arc-en-ciel, variété de truites. Ah ! Si elle pouvait se reproduire dans nos eaux. Introduit à la fin du XIXe s., ce beau sujet d’Amérique du Nord offre une remarquable combativité en bout de ligne. Docile en élevage, sa croissance est remarquable. Hélas, précipitée dans des milieux souvent hostiles, l’arc-en-ciel éprouve de telles difficultés d’adaptation qu’elle se suicide. Soit le jour même de son introduction, quand un pêcheur l’y invite, soit en s’abandonnant au courant qui l’entraîne. Si.
Black-bass, poisson d’origine américaine aux remarquables qualités de gymnaste. Ses sauts, ses chandelles et diverses autres acrobaties ont établi son renom. Capricieux, il n’aime que les eaux tempérées. Les femmes, qui apprécient son aptitude à demeurer au foyer pour élever les enfants, le donnent en exemple. Avec le réchauffement climatique, l’essor du Bass est inéluctable.
Bord, « mieux vaut se retrouver au bord de l’eau qu’au bord de la ruine », affirme avec une infinie sagesse le proverbe qatari. Les avancées du libéralisme économique ont désormais rendu plausible la combinaison de ces deux suppositions.
Casse, toujours du siècle. Toute casse du fil se produisant en l’absence d’un témoin digne de foi prête ensuite à une interprétation fabuleuse. Le récit de ces exploits supposés, de ces combats homériques au cours desquels la bête triomphe, contribue à la légende et montre enfin que nos eaux sont peuplées de monstres en puissance. Nous touchons là aux raisons les plus intimes, les plus lointaines, les plus exquises qui poussent le pêcheur à pêcher.
Club (halieutique), association commercialisant plus ou moins du vent. « Si les impostures réussissent, c’est que le peuple est stupide. » Gabriel Naudé.
Habitat, substantif le plus souvent associé à dégradé. On dégrade beau.
Patience, présentée comme vertu cardinale du pêcheur ; il serait capable de passer des heures à fixer un flotteur immobile autant que lui-même. C’est une idée reçue. Il glande souverainement, voilà tout. Ou bien il cuve. Parfois, il n’attend rien. « Les gardes rouges interdisaient la pêche à la ligne sur les lacs de Pékin, activité qui incline à la méditation, à la contemplation donc antisocialiste. » Denis Tillinaccoup Pisciculteur, métier d’avenir.
Saumonite, infection grave que les barrages ont éradiquée.
Vairon, capture initiale, elle peut permettre de signer un bail avec tous les autres poissons. Indicateur de qualité des eaux, le vairon pique son fard en période d’amours (LOL). En user comme appât – mort ou vif – c’est un peu trahir son enfance.
Waders, le scaphandre ne permet pas d’évoluer aisément et complique l’action de pêche. En conséquence, les waders sont préférables. Ainsi équipé, le pêcheur entrera dans l’eau jusqu’à la taille, voire au-delà, avant qu’une fuite invisible à l’oeil nu ne transforme la combinaison en sas humide. La chaleur du corps n’est pas toujours suffisante pour permettre un bain-marie (MDR).
X, le diamètre de la queue-de-rat et les films mettant en scène des réparateurs d’équipements électroménagers sont ainsi classés.
Le Dictionnaire insolent de la pêche est disponible dans la partie boutique de ce site.

Pêches Sportives Vidéo n°38 : Pêche en Islande et en Russie
Pêches d’exception en Islande et en Russie avec Lax-Á Grand spécialiste et amoureux de la pêche en Islande depuis plus de quarante ans, Pierre Affre a tourné des images exceptionnelles dans les eaux cristallines des plus belles rivières de l’île. Voir un saumon venir chercher une mouche en direct reste quelque chose de rare ! La seconde partie de ce DVD nous emmène en Russie au bord des rivières Kitsa et Kola, réputées pour leurs saumons d’une taille moyenne très importante. Un DVD pour rêver et qui prouve – si besoin était – à quel point la pêche nous réserve de belles surprises !

Mexique, Pacific dream
Un voyage de 12 000 kilomètres, un autre océan et un retour vers le futur, dans un Mexique qui a choisi de faire interdire la pêche professionnelle au filet au profit de la pêche sportive. La petite ville de Zihuatanejo vit pour et par la pêche au rythme des migrations des grands poissons.
Une baie paisible, les tangons des bateaux de traîne qui cliquètent au gré du clapot. Sur le quai, un portique où l’on imagine Hemingway, Zane Grey, Stu Apte ou Pierre Clostermann posant fièrement avec leurs prises. Au niveau de l’équateur, l’Océan Pacifique grouille de vie. Ce pays charnière entre deux Amériques et deux océans, se trouve au carrefour de cultures radicalement différentes. Aujourd’hui, en tout cas dans le nord du pays, l’influence américaine est partout. Ils viennent nombreux des états du sud et notamment de Californie toute proche. Un lien démographique lie les deux pays, puisqu’un million de citoyens américains vivent au Mexique et l’immigration mexicaine aux USA reste très importante malgré la tristement célèbre “barrière” qui sépare matériellement les deux pays. A Zihuatanejo, on est autant au Mexique qu’en Californie. Dans les restaurants, des écrans diffusent en permanence les matchs de baseball, de basket ou de football américain. La police est partout, armée jusqu’aux dents. La paisible petite ville côtière ressemble à un volcan qui peut se réveiller à tout moment.
L’histoire de la pêche sportive sur le modèle américain au Mexique a donné lieu à une histoire drôle bien connue dans les deux pays et même bien au delà.
Un Américain rencontre un Mexicain, ils sympathisent et échangent quelques mots sur leurs activités respectives. L’Américain demande alors au Mexicain de quelle façon il occupe ses journées. Le Mexicain lui répond : “je dors tard, pêche un peu, joue avec mes enfants, fait des siestes avec ma femme Maria, me promène dans le village le soir, joue de la guitare avec mes amis. Je mène une vie bien remplie…”. L’Américain se moque et lui dit “ je suis en MBA de Harvard et pourrais vous aider. Vous devez passer plus de temps à la pêche, acheter un plus gros bateau, et ensuite acheter plusieurs bateaux pour avoir une véritable flotte de bateaux de pêche, et faire la même chose tout au long de la côte et même venir aux Etats- Unis et reproduire ce modèle à Los Angeles ou à Key West”. Le Mexicain dit, “oui mais pour combien de temps ?”. “Disons 15 à 20 ans, mais vous aurez gagné des millions ! ”