Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Décalé
Retrouvez ici toute l’actualité décalée de la pêche. Actualités insolites, voyages de pêche, informations diverses dans l’univers de la pêche

Le Pêcheur Belge disponible en version numérique !
Pas évident de trouver le magazine Le Pêcheur Belge dans l’Hexagone. C’est depuis peu beaucoup plus simple puisque le journal de nos confrères et voisins est disponible en version numérique. Cette version qui nécessite un abonnement est enrichie de nombreuses vidéos, photos, liens hypertextes, etc. Une version très didactique donc pour progresser dans toutes les techniques et se tenir informé à propos des événements qui se déroulent dans ce pays qui offre de vraies possibilités pour la pêche sportive (réservoirs, rivières wallonnes, plans d’eau à carnassiers, canaux sans oublier le littoral). L’abonnement peut se prendre sur le site Internet du journal.

Sylvain Brice La trentaine, le cap “souffrancier »
Le guide de pêche qui officie entre la Haute-Marne et le Pays Basque, Sylvain Brice s’est lancé dans un premier roman à base de sensations naturalistes et de sentiments du bord de l’eau. Il nous convie a marcher sur ses pas, à quitter le sentier pour contempler une orchidée, à voir la rivière à 360° tous les sens en éveil, le tout avec la pudeur de quelqu’un qui n’est jamais là pour se faire remarquer. Très autobiographique, ce livre mêle avec un vrai talent littéraire la réalité et les fantasmes d’un bord de l’eau foisonnant qui ne manque jamais de stimuler l’imagination de l’auteur.
Format : 134 x 204 cm
Nombre de pages : 180.
ISBN : 9782334068284

Coup de chapeau à nos confrères de Voyages de Pêche
Dans son numéro n° 118 (daté août – septembre) Le Magazine des Voyages de Pêche consacre un dossier de 14 pages fort instructif intitulé “Catch and release, les conseils des pros”. Il n’est certes pas évident de remettre à l’eau un mérou goliath de 200 kilos qui fait le bouchon en surface après avoir été remonté trop rapidement, un marlin encore plus lourd qui fait la planche ou un requin tigre qui lui, doit toujours nager pour ne pas couler comme une enclume. Le no-kill, fondement de la pêche sportive, n’a de sens que si l’acte de remettre à l’eau les poissons se soucie de la survie de ceux-ci. Et le no-kill devient de plus en plus une obligation en mer comme en eaux douces. Pratiquée dans de mauvaises conditions, une remise à l’eau peut être fatale à n’importe quel poisson, petit ou gros. A travers le monde, les guides de pêche ont développé des astuces, devenues de véritables techniques pour chaque espèce, avec parfois des systèmes surprenants pour renvoyer certains poissons dans les profondeurs qu’ils viennent de quitter pour les aider à décompresser (cas des mérous notamment mais aussi des percidés).

Adieu Thierry
Dans notre métier plutôt confidentiel de journalistes halieutiques, la pénurie devrait être à l’origine d’une entraide, mais ce n’est malheureusement pas le cas. A mes débuts au Chasseur Français et à Pêche Pratique, dont les bureaux étaient à l’époque partagés avec ceux de La Pêche et les Poissons et Pêche Mouche, j’ai appris à me faire tout petit. Parce que les “anciens” n’étaient vraiment pas très cool avec les nouveaux venus. Dans ce paysage fait de grincheux acariâtres, Thierry Cloux, qui n’était pas encore le rédacteur en chef du journal concurrent Le Pêcheur de France, était l’un des rares avec qui j’ai toujours échangé des propos d’une part sympathiques et d’autres part intéressants. Je l’ai toujours rencontré sur les salons à l’exception d’un week-end passé sur les lacs du Morvan, par un froid de canard, lors d’un séjour touristique avec l’ami Yvan Drachkovitch.
Je l’ai revu l’an passé, chez Gaël Even dont il était un ami aussi proche que fidèle. A chaque rencontre j’étais toujours très heureux de discuter avec lui de l’évolution de la pêche et du rôle éducatif qui est le nôtre à travers notre métier. Thierry avait à coeur de faire progresser tous les pêcheurs, jeunes et moins jeunes, à toutes les techniques sans élitisme et encore moins snobisme, pour toutes les classes sociales. C’est en cela que j’appréciais particulièrement le personnage. Nombreux sont les pêcheurs français qui à travers lui et ses écrits, ont appris à aimer la pêche, les lacs et les rivières. Il nous a quittés le 18 juillet, bien trop jeune, à l’âge de 59 ans, pour le paradis des pêcheurs. Toute l’équipe s’associe à la douleur de sa famille et de ses amis.

Un géant de l’outdoor rachète un autre géant pour 5,5 milliards de dollars.
Les magasins Bass Pro Shops rachètent Cabela pour 65,50 $ par action, soit environ 5,5 milliards de dollars. Les détaillants du loisir en plein-air devraient conclure l’affaire dès la première moitié de l’année 2017. Bass Pro Shops lance également un nouveau partenariat avec une filiale bancaire de Capital One. Guggenheim Securities a été conseiller financier exclusif de Cabela, et JPMorgan était le seul conseiller financier de Bass Pro Shops.
Goldman Sachs a conseillé Bass Pro Shops sur la transaction bancaire et le financement de la dette prévu, tandis que Bank of America Merrill Lynch, Wells Fargo, Citigroup, RBC, et UBS fournissent le financement de la dette. Le Groupe Kessler et Credit Suisse ont conseillé Capital One.
(Extrait du communiqué de presse, traduit de l’anglais 🙂
« Bass Pro Shops et Cabela Incorporated (NYSE: CAB), deux sociétés extérieures américaines emblématiques d’origines humbles, et avec un objectif commun de mieux servir ceux qui aiment loisir de plain-air, ont annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord définitif en vertu duquel Bass Pro Shops acquérira Cabela pour 65,50 $ par action en numéraire, représentant une valeur de transaction totale d’environ 5,5 milliards $.
En outre, lors de la fermeture Bass Pro Shops commencera un accord de partenariat pluriannuel avec Capital One, National Association, une filiale bancaire national à part entière de Capital One Financial Corporation (NYSE: COF), en vertu de laquelle Capital One pourvoira et servira le CABELA’S CLUB, la carte de crédit co-brandée de Cabela, et Bass Pro Shops. Ils maintiendront une intégration transparente entre le programme de carte de crédit et les opérations de vente au détail des sociétés combinées et les relations clients profondes.
[•••]
Cette combinaison réunira alors trois des marques leader dans le domaine du loisir outdor de la nation: Cabela, un chef de file dans la chasse; Bass Pro Shops, un leader dans la pêche; et Marine Group White River, un leader mondial dans la navigation de plaisance, qui fait partie de Bass Pro Shops• ”

Bonnes feuilles : L’arbalète et la squaw
Muriel Lovichi a une passion dans la vie : la pêche. Cette savoyarde n’hésite pas à y consacrer la totalté ou presque de ses loisirs, au point de devenir une pêcheuse d’exception dont la réputation a déjà dépassé les frontières des Alpes. Ses meilleures histoires font l’objet d’un livre passionnant à paraître en juillet aux éditions Pêches Sportives. Extraits.
« Beaucoup de pêcheurs dénigrent la méthode de nymphe à vue dite « à l’arbalète » sous prétexte qu’elle est moins technique qu’à distance de fouet. Du coup, ils affirment imprudemment qu’il est bien plus facile et donc moins glorieux de prendre un poisson de cette manière. Personnellement, j’y trouve au contraire tout plein d’intérêt et de difficulté. Tout d’abord, j’adore l’approche d’Indien qu’elle nécessite et le mot « traque » y prend tout son sens. J’imagine que c’est un peu l’équivalent de la chasse à l’arc comparée à celle pratiquée avec une carabine. Je perçois du reste la même grâce dans le geste de l’archer et lorsque les doigts du pêcheur lâchent la nymphe, c’est en quelque sorte la même volonté d’atteindre la cible avec précision. La distance de tir est très réduite et on n’a alors pas d’autre choix que de soigner son approche. Cela implique une grande concentration puisque chaque pas, chaque mouvement est calculé et de préférence au ralenti. On peut éventuellement faire craquer un bout de bois sous ses pieds, mais il est hors de question de faire rouler une pierre jusque dans l’eau.
Dans le premier cas, on s’immobilise en se donnant des noms d’oiseaux et dans le deuxième, on prie que la pierre n’atteigne pas l’eau. D’ailleurs, après plusieurs saisons de pratique, c’est presque devenu une habitude d’arpenter les berges telle une Sioux et lorsque j’approche la rivière, c’est naturellement à pas de loup. Un promeneur qui s’amuse à m’observer se demande forcément à quoi je joue et heureusement que j’ai une canne à pêche dans les mains pour lui donner un indice sur ce que je suis en train de faire. Pour moi, c’est en effet un jeu de cache-cache avec les poissons et lorsque je surprends un autre pêcheur qui ne m’a pas entendu arriver ou, dans le meilleur des cas, que je passe complètement inaperçue, je me félicite de ma discrétion. Les jours où je suis d’humeur taquine, je trouve même très drôle de faire sursauter celui qui ne s’attend pas à me voir en attendant la toute dernière seconde pour me manifester, certaine de mon effet de surprise. Le plus comique, c’est lorsqu’un pêcheur tombe nez à nez avec mon chien-loup qui sait attendre, planqué dans la ripisylve. J’entends alors une toute petite voix qui demande s’il y a quelqu’un…
Mais bon, le but premier n’est pas de faire peur aux gens, mais bien de surprendre les poissons qui rôdent le long des bordures. Or, les berges sont à certains endroits si encombrées qu’on se prendrait presque pour un sanglier. Il faut alors forcer le passage à travers une végétation très dense et quand il faut se faufiler à travers les branches avec la canne qui s’accroche à chaque mauvaise manoeuvre, ou que les ronces vous agrippent de partout quand ce ne sont pas les orties qui piquent les bras, il y a de quoi devenir fou. Qui, à bout de nerfs, n’a pas maudit le mûrier qui l’oblige à revenir en arrière pour récupérer son épuisette après avoir tiré comme un forcené sur l’élastique en espérant que la ronce cède ? Qui n’a pas pété les plombs parce qu’il faut renoncer après maints efforts et faire demi-tour puisqu’il n’y a plus d’issue à travers le buis épais d’un sous-bois ? Il y a aussi tous ces moments où je me retrouve dans des postures très inconfortables, à la limite de la crampe durant de très longues minutes sans pouvoir en changer parce qu’une truite à décidé de s’arrêter à quelques mètres et que le moindre geste la ferait déguerpir. Mais justement, ce qui me plaît le plus dans cette pratique, c’est que je vois les poissons en gros plan. Le comble, c’est lorsque du coup, c’est de trop près pour les pêcher à cause de la longueur de la canne, mais quel privilège de pouvoir observer ce que l’on convoite dans les moindres détails… Un jour que je m’étais postée en équilibre sur une pierre de tout juste la taille de mes pieds, une belle zébrée est venue frôler mes chaussures. La canne pointée vers l’avant, je l’attendais de l’autre côté d’un arbre couché, mais la coquine est passée à quelques centimètres de mes semelles, sous mon bras tendu. Bien évidemment, je ne pouvais rien tenter à part peutêtre lui marcher dessus.
J’avais au moins la certitude qu’elle ne m’avait pas vue. Lorsqu’elle s’éloigna par chance dans la bonne direction, j’animai enfin ma « fressane » devant son nez et quelques minutes plus tard, alors que la truite était dans l’épuisette, je me moquai du tour qu’elle croyait m’avoir joué et lui conseillai de se méfier quand elle verrait mes chaussures à l’avenir. Il m’est arrivé plus d’une fois d’être accroupie au ras de l’eau et de voir une truite de si près que j’aurais pu croire la toucher en tendant le bras. Certaines ne font que passer, occupées à leur ronde, d’autres semblent se méfier d’une forme inhabituelle sur le bord. Elles se rapprochent de façon incroyable comme pour mieux voir et s’arrêtent même à moins d’un mètre avec cette manière bien particulière de bouger leurs nageoires pectorales. J’ai l’impression qu’elles me regardent et qu’elles attendent mon erreur, le moindre geste de ma part qui confirmera leurs doutes. C’est ainsi un jeu de patience qui s’engage, à celle qui bougera la première et pendant ce temps-là, j’apprécie de pouvoir la contempler. D’ailleurs, cela m’amuse plus que tout de repérer un poisson et d’essayer de l’approcher sans être vue. Il y a cet instant où après avoir observé son comportement, j’étudie la situation, je regarde autour de moi pour élaborer ma stratégie. Si la truite s’active, mon plan est plus facile à exécuter et comme dans une partie de « Un, deux, trois… soleil ! », je profite de son inattention pour m’avancer dans sa direction, prête à m’immobiliser dès qu’elle s’arrête. La plus grande difficulté est donc d’aborder un poisson qui ne bouge pas, si bien que je me retrouve souvent à ramper sur le dos et à force, mon pantalon est bien usé aux fesses. Mais quelle satisfaction de réussir à se placer au plus près d’une truite sauvage…
Je ne me lasse pas de ces longs moments de proximité avec ces animaux pourtant si farouches. Il y a même une sorte de familiarité qui s’installe avec les poissons que je retrouve aux mêmes endroits sur les parcours que je pratique très régulièrement. Je les reconnais à leurs habitudes ou quelques signes particuliers et l’inquiétude me gagne lorsque je ne les retrouve pas fidèles à leur poste. Parfois, cela m’indique seulement que les poissons ne sont pas dehors, mais lorsqu’il y a de l’activité et qu’une belle manque à l’appel, j’espère qu’elle a juste déménagé ou rôde pour le moment un peu plus loin. Dans le meilleur des cas, je suis alors forcément ravie de la retrouver plus tard comme si nous avions juste loupé le dernier rendez-vous. D’ailleurs, il m’est aussi arrivé de regarder ma montre pour aller me poster à certains endroits où j’avais préalablement remarqué qu’une grosse truite faisait sa ronde à heure fixe. Bizarrement, moi qui ne suis pas du genre ponctuelle, j’arrive en avance sur ces coups-là. L’attente me paraît alors bien longue, d’autant plus que je n’ai aucune certitude sur la venue de la belle, mais c’est un bonheur de la voir apparaître comme si elle répondait à mon invitation. Je me souviens particulièrement d’une grosse mémère que j’avais croisée par hasard le premier jour sur le coup des huit heures et demie. Avec l’effet de surprise, je n’avais rien pu faire et m’étais seulement contentée de la regarder faire sa boucle. Je retournas donc le lendemain au même endroit avec un peu d’avance et tout le loisir de choisir mon poste de préférence confortable.
Je patientais avec mon gammare posé au fond de l’eau à côté de deux gros blocs entre lesquels la truite était passée la veille. Comme prévu, elle pointa le bout de son énorme nez. Elle semblait effectuer le même circuit. J’étais prête à lui souhaiter la bienvenue en relevant ma nymphe puisqu’elle arrivait entre les rochers, mais malheureusement, je sentis mon fil se tendre parce que le gammare restait bêtement accroché à une pierre du fond. Je fus obligée de regarder s’éloigner ce poisson monstrueux en me maudissant d’être aussi stupide. Je le vis redescendre quelques minutes plus tard par le large, mais après une longue attente, je dus me résoudre à reprendre rendez-vous pour le jour suivant. Le lendemain, j’étais donc à nouveau postée à l’endroit propice et j’avais pris soin cette fois-ci de déposer ma nymphe sur le fond sableux entre les blocs. Il était l’heure et je félicitai à voix basse ma truite pour sa régularité. Elle venait d’apparaître une dizaine de mètres en aval et je me réjouissais de nos retrouvailles. La main tremblante, parce qu’elle était vraiment impressionnante par sa taille et sa tête effrayante, j’attendis le moment opportun pour animer ma nymphe à son arrivée. La truite avançait si lentement que le temps semblait s’être arrêté. Je pus enfin relever mon gammare devant sa gueule, mais ne déclenchai aucune réaction. La zébrée passa son chemin alors que dans un ultime espoir, je faisais sautiller mon imitation sur le fond en espérant agacer la belle et l’inciter à se retourner dessus. La truite l’ignora superbement et je restai toujours sans bouger, le souffle coupé par la majesté de ce poisson- trophée.
Quand elle se fut éloignée, je récupérai ma nymphe et remarquai alors qu’une brindille, un minuscule bout de racine, y était accroché. Cela expliquait donc le désintérêt que mon gammare avait suscité même si, de toute façon, je ne peux affirmer que cette vieille truite se serait laissée prendre au piège. Je suis retournée plusieurs fois à la même heure à notre point de rendez-vous, mais je ne l’y ai jamais revue. Je l’ai croisée une ou deux fois par la suite, mais plus loin… trop loin pour la pêcher. En effet, la technique de l’arbalète présente indéniablement le défaut de ne pouvoir pêcher que des poissons à courte distance et si on se retrouve sur une berge d’où il impossible de fouetter ou d’effectuer un rouler, cela se révèle très frustrant d’être impuissant devant une belle truite trop lointaine. Donc indifférente. A vrai dire, je crois que c’est la technique qui malmène le plus mes nerfs. Parce qu’on y gagne pas souvent et qu’elle est éreintante. C’est pourtant celle que je pratique à outrance, parfois plusieurs jours de suite, parce qu’elle me permet d’être en « tête-à-tête » avec les poissons. A certains moments, fatiguée ou contrariée, je me dis qu’il faut être un peu masochiste pour persister à les traquer de la sorte, mais je me console en pensant que c’est un privilège de pouvoir le faire essentiellement le long de magnifiques rivières. Je remercie le ciel d’avoir la capacité de crapahuter sur les berges, quitte à en baver un peu. Je me motive en supposant que lorsque je serai trop vieille, je regretterai ces moments pénibles à m’aventurer à quatre pattes jusque dans les coulées de castors à travers les roseaux ou à ramper sous les saules. Alors, je profite de ma chance et tant que je le pourrai, je m’efforcerai d’entrer ainsi dans l’intimité des truites. »
Cliquez sur la couverture du livre pour commander « Histoires de pêche, la dame de haute savoie »

Flyfishing home concept : des meubles à la mesure du pêcheur
Si Sébastien Walker avait participé à notre jeu concours du coin de pêche le plus astucieux, qui pourtant a révélé de véritables génies du rangement, il aurait probablement gagné ! Son flyfishing home concept est un meuble sur roulettes en trois parties qui prend en charge tout votre univers de pêcheur à la mouche. On y trouve un râtelier à cannes, un espace pour suspendre chemises, gilets et vestes de wading, cinq grands tiroirs, trois espaces de rangements, un bloc pour prises, des crochets et bien entendu un volet complet réservé au montage des mouches. Une fois refermé, le flyfishing home concept passe incognito. De part son encombrement réduit (1700 x 1100 x 600 mm) et sa flexibilité, il s’adapte également parfaitement dans un logement ou une pièce de petite taille.
Sébastien Walker : Tél. : +33 6 60 36 88 30.
E-mail : [email protected]
Site Internet : www.flyfishing-homeconcept.com
Notre avis : du travail d’artisan pour un véritable meuble fait pour durer une vie de pêcheur. Tout a été pensé spécifiquement pour le matériel de pêche à la mouche. Prix conseillés : 4990 € (rangement + montage) ou 4690 € (avec deux volets de rangement).

Quatre rivières où pêcher cet été
Si le chemin des vacances vous fait passer par la Basse Normandie ou par la Haute- Marne et que pêche occasionnelle et vie de famille ne sont pas forcément sujets à une déclaration de guerre, quatre parcours bien cachés se nichent au fond de vallées dont on ne soupçonne pas les richesses…
L’Orne
De la région de Basse Normandie, les touristes connaissent les plages du débarquement, la cathédrale de Lisieux, le camembert, le Livarot, le cidre et les pêcheurs surtout les fleuves à truites de mer. Mais la Basse Normandie a aussi sa Suisse, montagneuse, verte et paisible ! Dans cette Helvétie inattendue qui s’étend sur 34 communes dans le département de l’Orne, les rivières ne se voient que si l’on fait l’effort d’aller les rencontrer, blotties au fond des vallées. C’est le cas du fleuve Orne en aval du barrage de Rabodanges. Le parcours débute juste sous l’ouvrage pour sa partie amont et s’étend sur environ huit kilomètres. Pas de route, tout juste un sentier. Le lit est parsemé d’innombrables blocs rocheux. La progression en wading demande de bien assurer une jambe avant de bouger l’autre. Le lit se trouve divisé en multiples micros bras qui quasiment tous abritent des truites, des milliers de truites ! Ce ne sont pas des monstres mais leur robe est magnifique, à la fois brune et violacée. La pêche à la nymphe au fil, à la mouche sèche, à l’ultraléger ou au toc demande de la précision et de la méthode tant les postes sont nombreux. En avril avec l’ami Gaël, nous avions oublié les cassecroûtes et aussi l’eau par la même occasion. Mais la journée fut si bien occupée que nous n’avons pas eu le temps d’avoir faim ou soif ! A deux, nous avons pêché au maximum 500 m de cours d’eau sur une journée entière sans temps mort. Une dérive en appelle une autre ainsi de suite ! En fin de matinée une éclosion de sedges (apparemment Bracchycentrus subnubilus) a fait s’animer la rivière avec de beaux gobages. Le lendemain, Tchouc (Guillaume Le Garrec) s’est joint à nous pour pêcher le secteur aval là où la vallée s’ouvre un peu. Cet endroit m’évoque les gorges de l’Ellé, dans le Finistère que j’ai toujours

Où pêcher ? Le Rognon sort de l’ombre !
Entre Vosges et Bourgogne / Franche- Comté, la Haute- Marne est restée un peu oubliée des touristes pêcheurs. Dans ce département, je suis surtout habitué aux températures glaciales lorsque je pêche le carnassier du côté de Langres l’hiver. Je n’avais jamais pêché le Rognon, ou plutôt si, une fois il y a… 25 ans. J’étais très jeune et complètement incapable de juger de l’état de santé d’un cours d’eau. Presque 25 ans plus tard, l’envie de faire un rapide diagnostic fut plus forte que moi lorsque la fédération départementale de pêche de Haute-Marne m’a invité à venir découvrir le parcours qu’elle venait de labelliser. La première chose que je regarde face à un cours d’eau que je découvre est son état physique. Si la rivière est érodée, incisée, s’il n’existe qu’une principale vitesse d’écoulement, ou plusieurs.
Si la rivière ressemble à un canal sans habitats, inutile d’espérer développer du tourisme pêche. La découverte de ce secteur du Rognon m’a vraiment agréablement surpris. J’ai été si souvent déçu dans l’Est de la France que je n’ose jamais imaginer trouver une rivière qui ressemble encore à une rivière. Le secteur de ce parcours Passion (c’est son nom) concerne les 7,5 km de son cours aval jusqu’à la confluence avec la Marne sur la commune de Donjeux. Sans doute que tout n’est pas parfait, mais quel plaisir de voir autant de variété : longs radiers, fosses, éléments minéraux de tailles variées, courants, parties lentes, etc. Le Rognon semble en bon état physique ce qui est rassurant. Accompagné de Maxence Lemoine, chargé de développement à la fédération départementale et de Brice Sylvain, guide

Pêche en lac de montagne : prenez de la hauteur !
Quel plaisir de joindre l’utile à l’agréable en mariant la randonnée en montagne avec la pêche à la mouche. Cette activité estivale est pour beaucoup d’entre nous une sorte de pèlerinage, un retour aux sources dans le cadre magique des Alpes ou des Pyrénées. Voici comment aborder la pêche en lac de montagne du bon côté avec un habitué des lacs des Hautes-Alpes et des Alpesde- Haute-Provence.
La pêche en lac de montagne a ses spécialistes. Il s’agit souvent plus d’amoureux de la montagne et de la randonné que de monomaniaques de la canne à mouche. La pêche peut être très différente selon que l’on pratique dans des lacs reculés alevinés à l’hélicoptère ou des lacs plus accessibles gérés de façon patrimoniale. Dans le premier cas, la pêche peut-être franchement facile et si on aurait tort de bouder son plaisir, il faut quand même reconnaître que l’attrait principal est celui de la balade entre amis. Mais dans le second cas, la donne n’est plus du tout la même : un plan d’eau fréquenté, des truites ou des ombles autochtones qui ont le temps de vieillir et si la nourriture en poisson fourrage est présente (souvent des vairons), les conditions sont réunies pour que les poissons ne se jettent pas sur le premier plumeau venu. Que vous optiez pour l’un ou l’autre, lacez vos chaussures et prenez votre sac à dos : je vous emmène vers les hauteurs.
Lac du haut ou lac du bas ?
Avant de monter au pays des marmottes et des edelweiss, il faut quand même reconnaître que ceux qui ont baptisé les lacs ne se sont pas foulés. Dans chaque massif vous trouverez le lac du haut, le lac du bas sans oublier celui du milieu. Il y aura aussi le lac rond, le lac long (pas de carré à ma connaissance). Je vous épargne les couleurs : le blanc, le vert, le noir… Chez moi, il y en a même un “des neufs couleurs”… Donc, après une marche d’approche proportionnelle à votre sens du masochisme, vous montez enfin votre 9 pieds soie de 5 “mikado” et si vous n’avez pas laissé le moulinet dans le coffre de la voiture, vous pouvez appréhender sereinement les quelques heures qui vont s’offrir à vous. Première question : fête foraine ou poissons malins ? Ce sera vite vu. Le charme de la pêche en montagne est que même une truite écervelée qui n’a pas mangé depuis le mois d’octobre de l’année précédente peut avoir le bec cloué quand la pression atmosphérique se casse la figure d’un seul coup et qu’un air polaire vous transi la doudoune et le bermuda. Mais l’agréable de la chose, c’est que tout ce petit monde qui passe l’hiver à sucer les glaçons et à se peler les ouïes peu franchement rigoler quand vient le dégel et un beau soleil
