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Catégorie : Décalé
Retrouvez ici toute l’actualité décalée de la pêche. Actualités insolites, voyages de pêche, informations diverses dans l’univers de la pêche

L’aventure avec Jean-François Hundsbuckler
Fort de plus de vingt années d’expérience, le guide de pêche alsacien Jean-François Hundsbuckler élargit son terrain de jeu en proposant également aux pêcheurs les meilleures destinations européennes pour la pêche à la mouche, à commencer par l’Allemagne toute proche, mais aussi l’Italie, la Lituanie, l’Autriche ou la Norvège, et notamment la découverte des trésors de la Glomma, une superbe rivière à ombres !
Informations et réservation : www.fishing-adventure.fr Tél. : 06 12 08 07 61.

Pêche à cheval et gastronomie avec Emotion Pêche
L’association Emotion Pêche, située en Haute-Loire ne cesse de proposer des séjours originaux. La pêche sportive, et notamment à la mouche, s’inscrit dans la démarche des projets que met en place Steeve Colin, moniteur guide de pêche de l’association.
Les séjours trappeurs de pêche en canoë permettent aux participants de s’oxygéner sur une formule de deux jours en faisant un véritable break dans les cadres sauvages du haut Allier. Le cheval permet également d’accéder aux secteurs de pêche préservés de la haute vallée de la Loire à la recherche de truites fario et d’ombres communs. Un nouveau parcours de 12 km a vu le jour entre la confluence de la Gazeille et le passage du Cable en aval de Goudet. En 2017, l’association propose également des séjours VTT/pêche sur les secteurs du haut Allier entre Saint-Arcons et Langeac.
Un peu moins sportif mais tout aussi intéressant les séjours “gastronomie et pêche” en partenariat avec Jacques Marcon à Saint-Bonnet-le- Froid et Brigitte de Laporte à Saint-Arcons-de-Barges ont rencontré un franc succès. Les accompagnants non pêcheurs profitent des cours de cuisine et accèdent au spa balnéo, tandis que Steeve partage sa passion de la pêche à la mouche sur la haute vallée de la Loire et le haut Lignon.
Enfin, les jeunes apprennent les bases de la pêche à la mouche ou aux appâts naturels avec des stages de cinq jours avec hébergement en pension complète durant les vacances scolaires de Pâques, d’été et de la Toussaint. Les jeunes sont toujours sensibilisés au respect du poisson et de son environnement.
Steeve Colin.
Tél. : 06 23 06 70 58.
www.emotionpeche.com

Bonnes feuilles : Guerre et pêche
Pendant les combats, la vie continue… pour les poissons. Et aussi pour les rares audacieux qui, malgré les dangers de la guerre, n’ont pas hésité à tremper leur ligne dans l’eau, même lorsque le cours de la rivière servait de ligne de front. On a toujours pêché pendant les guerres, qu’elles aient été grandes ou petites. Pêché pour manger, pêché pour survivre, mais aussi par passion, par goût du défi ou de la transgression. Et parfois, le miracle s’est accompli : lorsqu’ils se rencontraient par hasard, les pêcheurs ennemis « oubliaient » de se tirer dessus. C’est ce que racontent Ernest Hemingway, Curzio Malaparte, Pierre Clostermann, Guy de Maupassant et les autres auteurs réunis par Pierre Affre dans cet ouvrage et qui ont en commun d’avoir affronté les affres de la guerre une canne à la main. Alain Barthélemy, dont tous les pêcheurs connaissent et apprécient les mouches, a hérité de deux opuscules à la fois passionnants et émouvants qui sont les livres écrits en captivité par son grand-père, le capitaine Jean Barthélemy. Le capitaine Jean Barthélemy, matricule 12547 MB8, est l’un de ces officiers que la débâcle de 1940 a jetés dans un camp de prisonniers, en l’occurrence l’Oflag XVII A. Le hasard a fait qu’il s’est retrouvé emprisonné avec un autre officier, le capitaine Robert Ravaut, excellent pêcheur, plus tard auteur d’un livre qui marqua son époque, La pêche au lancer en rivière et en mer, paru en 1946 aux éditions Jacques Vautrin.
Pour vaincre l’ennui et la déprime, les deux hommes, excellents pêcheurs dans le civil, se sont mis en devoir de coucher sur deux petits cahiers, l’un consacré à la truite à la cuillère au lancer léger (Robert Ravaut) et l’autre à la pêche au coup et à la pêche des carnassiers (Jean Barthélemy), quelques enseignements et remarques tirés de leur expérience. Le tout, rédigé au crayon d’une petite écriture fine et régulière, donne une idée du caractère méthodique des auteurs. L’intérêt halieutique de ces notes est réel en ce qu’ils font partie des pionniers de la pêche au lancer léger et certaines de leurs remarques n’ont pas pris une ride, même si elles concernent des matériels et des poissons aujourd’hui disparus. De son grand-père, Alain Barthélemy a conservé le souvenir d’un homme froid et un peu distant, mais suffisamment passionné pour transmettre à son petit-fils, qui ne l’accompagna que deux ou trois fois… à la chasse, le virus de la pêche.
Voici un extrait du texte de Jean Barthélemy, consacré à la pêche des carnassiers et à l’influence de la lune. Jean Barthélemy, auquel la guerre avait laissé des cicatrices de blessures au bras et à la jambe, est mort à 86 ans. Ses textes sont un peu son testament de pêcheur.
La pêche des carnassiers
Capitaine Jean Barthélemy – Journal (Oflag XVII A, septembre 1940)
La pêche aux carnassiers du brochet, de la perche, moins attrayante peut-être que celle de la truite, n’en reste pas moins une pêche très intéressante, sportive que l’on pratique précisément à l’époque ou la truite cesse de donner. Il est possible à peu près partout de trouver et de pêcher ces carnassiers qui empoisonnent si souvent les pêcheurs au coup. S’il est admis à juste raison, je crois, que les carnassiers sont indispensables dans les cours d’eau et les étangs pour éliminer les alevins malingres ou trop abondants, il n’en reste pas moins vrai qu’il est souvent nécessaire, indispensable même, d’en réduire le nombre. Il est incontestable qu’en dehors des perturbations qu’ils provoquent sur les coups des pêcheurs de gardons, les carnassiers sont de gros mangeurs de petits, de moyens et même de gros poissons. C’est précisément pour cette raison qu’il convient de les éliminer en partie là où ils se révèlent trop nombreux. En 1934, à Châlons-sur-Marne, ayant pris un brochet de 11 livres présentant un ventre énorme, quelle ne fut pas ma surprise en couvrant l’estomac de ce carnassier d’y trouver une perche de 270 grammes.
La perche, autre carnassier non moins forte que le brochet, exerce également de sérieux ravages parmi la gente alevine. Sur un coup, la perche provoque encore plus de perturbations qu’un brochet, d’abord parce qu’elle chasse plus souvent, ne colle pas au fond et se promène généralement en banc de six, sept, huit et même dix sujets. La perche n’atteint évidemment pas la taille du brochet, une perche de 4 livres est déjà un sujet rare, néanmoins la perche ne doit être laissée qu’en quantité raisonnable si l’on veut ménager l’alevin. Il est incontestable que la chair de la perche est savoureuse, supérieure même à mon avis à celle du brochet et mérite en conséquence d’être recherchée.
Les carnassiers se pêchent :
1er au vif
2e au lancer léger
3e au lancer lourd
Tenue des carnassiers
Si l’on ne veut pas perdre un temps précieux, il faut absolument connaître les tenues des carnassiers.
Comme la truite, les carnassiers ont des tenues préférées, un habitat particulier. Le brochet se tient généralement à l’affût le long des herbiers, des touffes de roseaux, de joncs. On le trouve aussi très souvent le long des buissons, des arbres immergés auprès des tourbillons où les petits poissons sont souvent nombreux, dans les pools (zone un peu en retrait des grands courants). Ces endroits sont d’autant meilleurs qu’ils recèlent de petits herbiers où le fretin vient chaque jour chercher sa nourriture. Vous trouverez le brochet et la perche en étang également. Le brochet, le gros brochet se trouve aussi dans les grands fonds. Il n’est pas rare en effet d’observer de bon matin à proximité de ces grands fonds les chasses de brochets souvent très gros. Un endroit où l’on trouve également du brochet c’est immédiatement en amont ou en aval des barrages. Un autre endroit excellent est la jonction des cours d’eau. Il est bon d’explorer le tour des piliers de pont où l’on trouve de beaux brochets.
Dans les cours d’eau peu profonds, mais très larges, le brochet délaisse les refuges des rives pour se contourner au milieu de la rivière. C’est ainsi que dans l’Allier, aux environs d’Issoire, en août 1937, il m’est arrivé d’attraper des douzaines de brochets qui se tenaient au milieu de la rivière sous 40 centimètres d’eau. En principe, là où il y a des obstacles des refuges d’affût, il y a du brochet. Les tenues de la perche sont un peu différentes de celles du brochet. S’il est certain que la perche aime les refuges, herbiers, obstacles buissons, arbres immergés, elle aime également et surtout les gravières, les rochers, les rebords abrupts, des rives fortement battues par le courant. La perche, moins sédentaire que le brochet, se promène en banc de quatre à douze sujets de tailles diverses, aussi en trouvet- on un peu partout. Il est fréquent de trouver de très grosses perches près des gros rochers ou des piliers de ponts. En un mot, la perche est facile à trouver et même très facile à attraper. Il importe toutefois que le pêcheur de carnassiers soit observateur, qu’il étudie leur activité le matin et le soir, leur façon de chasser soit du large vers les rives, soit des rives vers le large à tel ou tel endroit.
Influence des vents, de la lune et des nuages sur la pêche au coup
Tous les temps soin loin d’être favorables à la pêche au coup. Il existe en effet de nombreux éléments néfastes et perturbateurs qu’il est bon de connaître, car ils empêchent bien sûr le pêcheur au coup de réussir. Parmi les éléments perturbateurs, nous trouvons les vents, la lune, les nuages, le soleil, les mouvements de l’eau, les crues, etc.
a) Le vent, indépendamment de son action mécanique sur la ligne, sur le flotteur qui danse sans cesse du fait des vagues, ligne chassée sur la rive, le vent dans certaines régions a une influence bonne ou mauvaise suivant qu’il vient d’une direction ou d’une autre ; là, les vents du nord sont néfastes, ailleurs, ils sont excellents. Les pêcheurs avertis feront bien de se renseigner auprès des pêcheurs du pays en ce qui concerne les vents favorables ou défavorables.
b) La lune : elle est incontestablement l’élément qui apporte les plus grosses perturbations. On voit souvent au bord de la rivière que le poisson est capricieux, il est tout simplement lunatique. Le poisson, en réalité, est diversement influencé par la lune. Que le pêcheur n’ayant jamais eu la curiosité de se rendre au bord de la rivière par une belle nuit claire de pleine lune y aille une fois : il constatera que la vie du poisson se manifeste bruyamment. Il fait clair, le poisson mange toute la nuit ; allez à la pêche le lendemain, vous attendrez longtemps la première touche, à moins toutefois qu’il ne pleuve. Par une nuit trop noire, nuit de vieille lune, retournez au bord de l’eau ; un silence absolu y règne ; allez à la pêche le lendemain, vous prendrez, oui, en un coup, plus de poisson qu’il vous en faut. Vous trouverez à la page suivante le calendrier du pêcheur, il vaut ce qu’il vaut. Toutefois, l’ayant moi-même expérimenté, je puis vous affirmer qu’il est souvent exact pour toutes les pêches et pour tous les poissons.
c) Les nuages : ils ont également une influence indéniable ; lorsque vous aurez les nuages annonciateurs de pluie, la pêche sera bonne, excellente même. Lorsqu’au contraire, vous aurez des stratus (voiles de Marie), la pêche sera mauvaise. Un ciel sans nuage et le poisson ne mordra guère, il restera caché dans les herbiers à l’abri du soleil.
d) Les pluies : en période de pluie, vous ferez généralement bonne pêche. Toutefois, si l’eau devient trop sale, il n’y a plus d’espoir de succès. Que les eaux se mettent à baisser pour une raison ou une autre, et fi ni également de prendre du poisson. En période de fonte des neiges, vous pouvez rester à la maison. Observez, observez beaucoup, vous trouverez d’autres causes de réussite et d’échec.
Cliquer sur la couverture pour commander « Guerre et pêche de Pierre Affre«

Bonnes feuilles : Les secrets de la pêche à la verticale
La pêche à la verticale est née aux Etats-Unis pour la pêche du walleye, proche cousin du sandre européen, puis importée en Hollande par Bertus Rozemeijer. Avec un temps de retard, les pêcheurs français l’ont adoptée et cette technique est actuellement en plein développement. Etroitement liée aux progrès des échosondeurs, du GPS et des moteurs électriques, cette pêche place le leurre au plus près des poissons à l’aplomb du bateau. Bien différente des classiques pêches à la “dandine”, la verticale de type “hollandaise” devrait plutôt s’appeler “la pêche à l’horizontale”, car le leurre suit le relief du fond au plus près. Les secrets de la pêche à la verticale est le dernier livre de Philippe Boisson. Cet ouvrage fait un point nécessaire sur l’origine de cette pêche, sa défi nition, ses particularités techniques, le choix du bateau, de l’équipement, du matériel et vous explique comment mieux utiliser votre échosondeur pour tenter cet insaisissable, mais passionnant poisson qu’est le sandre. Extrait.
Les animations
Les techniques de pêche traditionnelles bien connues en France dites à la “dandine”, où l’animation du leurre est verticale comme avec le poisson d’étain ou le plomb palette, sont à l’origine de la confusion qui existe et perdure avec la pêche à la verticale. Pour comprendre la différence et comme nous l’avons vu au chapitre de la définition, la pêche à la verticale est surtout horizontale, avec un bateau qui avance au ralenti et un leurre qui suit le fond. Avant de parler d’animations, les pêcheurs hollandais prennent en compte l’action de nage d’un leurre, qui, à elle seule, est déjà une manoeuvre d’aguichage très différente d’un leurre à l’autre. Entre un shad tonique de type Shaker et un slug qui ne vibre pas du tout, il existe tout un panel de variantes et les carnassiers préféreront toujours un type d’action à un moment donné.
La température de l’eau indique si l’on doit plutôt se diriger vers l’option shad ou au contraire vers celle de leurres qui ne vibrent pas. La limite se situe à 15 °C en surface. Plus l’eau est froide, moins un leurre doit être démonstratif. A l’inverse, dans une eau à 20 °C, un shad qui bat fortement est en principe plus adapté. Mais nous avons vu qu’avec le sandre, plus qu’avec les autres carnassiers, la seule vérité est celle du moment et parfois, un shad très actif réussi à séduire des sandres dans une eau à 4 °C. Certains pêcheurs n’animent quasiment pas les leurres alors que d’autres le font quasiment systématiquement. J’ai pu remarquer que par eau froide ou très froide, on a intérêt à très peu animer, alors qu’au printemps ou à l’automne, une animation plus ou moins ample séduit très bien les poissons actifs et arrive parfois à décider les indécis.
Mais en général, on anime très peu les leurres lorsqu’on pêche en verticale. Car la difficulté reste de suivre le fond. Pour cela, on doit très régulièrement reprendre contact avec le fond et éviter qu’un leurre décollé s’emballe au point de ne plus pouvoir revenir sous le bateau. Un leurre qui a touché le fond et que l’on décolle de cinq ou dix centimètres peut très bien être maintenu ainsi durant cinq à dix secondes avant d’être redescendu pour reprendre le contact et être redécollé de nouveau. Cette non-animation, très conseillée par eau froide, permet de faire sa pêche sans trop se fatiguer…
Le décollement s’effectue d’un coup sec de façon à permettre à votre shad de se mettre en action. Avec un leurre qui ne vibre pas du tout, ce mouvement est tout de même attractif, surtout si votre agrafe permet une certaine mobilité au leurre qui “s’ébroue” avant de se stabiliser. Les jours où rien ne marche, une animation différente peut alors sauver la journée. J’ai parfois vu des novices réussir mieux qu’un spécialiste en faisant un peu n’importe quoi. Mais cela arrive toujours lors de journées très difficiles avec seulement un ou deux poissons pris. Un mauvais suivi du fond, une animation pas très académique peuvent surprendre des poissons qui se lassent très vite d’un comportement monotone des leurres. Parfois, les gens qui m’accompagnent veulent pêcher avec leur canne plutôt qu’avec une des miennes. Souvent, les cannes de ces novices sont un peu faibles pour soutenir une plombée de 21 ou 24 g. Je n’aime pas pêcher en verticale avec des cannes dont le scion monte et descend en permanence, car j’ai du mal à suivre le fond. Mais ce type de canne confère aux leurres une animation naturelle
Vive la déconcentration !
Une chose étrange me perturbe beaucoup depuis que j’ai commencé à pêcher à la verticale il y une dizaine d’années. J’ai très souvent remarqué qu’une bonne partie des touches ont lieu lorsqu’on tripote l’échosondeur, lorsqu’on envoie un SMS ou lorsqu’on tente de se rouler une cigarette ! Que fait le leurre lorsque l’esprit est accaparé par autre chose que le suivi du fond ou l’animation ? Il faudrait filmer la scène pour savoir ce qui se passe réellement. Si vous regardez des vidéos de pêche à la verticale, hormis en Hollande où, dans certains cas, les touches s’enchaînent, vous verrez que très souvent, le pêcheur n’est plus complètement là. Il vient de vivre une traversée du désert plus ou moins longue, sans touche et la châtaigne qu’il vient de prendre le surprend autant que le poisson qui est au bout de la ligne !
Dans la grande majorité des cas, le pêcheur n’est pas attentif et le leurre est immobile. Enfin presque, car il n’est jamais complètement immobile, et en tous cas, cette touche arrive lorsque le leurre descend, même si c’est infime. Les sandres prennent quasiment toujours un leurre ou un poisson mort manié sur le relâché ou sur une phase statique, mais très rarement à la montée. C’est l’une des grandes clés de la pêche de ce poisson. Il faut donc toujours apporter une grande attention à la descente du leurre pour bien présenter son shad pendant cette phase. Si le leurre n’a été décollé que de cinq ou dix centimètres, la phase de descente est très courte.
Bien souvent, la touche a lieu lors de la phase de suspension qui a précédé. On peut jouer pleinement la carte de cette descente du leurre lorsqu’il a décollé d’au moins 30 cm. Le choix du tandem lestage-leurre est alors primordial. Par sa caudale qui freine un peu l’ensemble, un shad est alors tout indiqué. Le lest idéal doit alors lui permettre de descendre tranquillement en battant de la queue le plus naturellement du monde. On peut également opérer par paliers plus ou moins longs entre deux phases de descente ou descendre en une seule fois. Sur un fond plat, une bonne combine, dont il ne faut pas abuser pour ne pas griller son joker bêtement, consiste à monter le leurre par paliers jusqu’à une quarantaine de centimètres, puis à le lâcher d’un coup avant de le stabiliser à 5 ou 10 cm du fond. Tous les carnassiers peuvent attaquer un leurre qui se comporte ainsi. Face aux animations rapides, le comportement des percidés est différent de celui du brochet.
Ce dernier peut lancer des attaques très rapides, notamment sur une grande tirée du leurre, même si celle-ci est verticale. Parfois, alors que nous n’avons pas vu une écaille de brochet de toute la journée, une vive accélération du moteur électrique en raison d’un fausse manoeuvre ou de la nécessité d’éviter un autre bateau suffi t à déclencher une touche. Les perches et les sandres attendent en revanche que le leurre se calme ou s’arrête pour s’en emparer. Dans tous les cas, il faut éviter de s’enfermer dans un schéma s’il ne donne rien ou s’il ne donne plus. Et si rien ne va, pourquoi ne pas essayer des choses plus ou moins académiques ? On peut faire tapoter le fond à sa tête plombée, faire trembloter le leurre sur place ou que sais-je encore !
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Récit : La fin d’une géante
Nous avions découvert son existence au moi de mai. C’est Ange qui l’avait trouvée, mon frère Ange. Il ne pêchait pas, il l’avait sauvée. Elle était pourtant en bien mauvaise posture. Elle baillait sur le fl anc contre un rocher. Avec un bâton il était parvenu à la rapprocher de la plage. Notre truite était exténuée ; sans doute à cause de ce maudit nylon qu’elle traînait depuis des semaines. L’archange avait coupé le fi l au plus profond de la gueule (l’hameçon était invisible) et pendant une demi- heure il avait tenu la truite face au courant afi n qu’elle reprenne ses esprits.
Puis il avait peu à peu vu disparaître sa caudale d’éléphant dans le rapide avec la satisfaction des justes. A le croire, cette truite était haute comme un sanglier, longue comme une bûche et pleine comme un oeuf. Il l’avait tenue dans ses mains et photographiée avec son portable. Il la donnait à 85 ou 90 cm. Pour moi cela ne faisait pas de doute : il avait rêvé. L’exagération rendait l’histoire plus humaine. Sacré Ange ! Je n’avais rien dit car je sais qu’il a l’emplâtre facile et puis il connaît le fl euve aussi bien que moi. Alors j’ai préféré la boucler. Je me suis pensé : je la mesurerai mieux quand elle sera dans le fi let de mon épuisette. Je savais qu’elle ne faisait pas plus de 75 cm sa truite… et tout le reste de la saison j’ai cherché à la voir mais en vain.
Le dernier acte s’est joué six mois plus tard alors que la pêche était fermée. Avec les Amis du fl euve, nous avions mis en place un plan de “surveillance” des oiseaux qui font des misères à nos truites… Car notre fl euve est malade. Ceux qui ne respectent rien ont construit des barrages pour l’électricité et nos truites s’entassent sur les quelques gravières qui restent. Alors en attendant que la Justice libère notre fl euve, on aide les truites comme on peut. Il était midi, nous avions passé la matinée à arpenter les berges pour surveiller les premières frayères et sur la place du village, maintenant, nous sirotions une anisette bien méritée. Soudain mon portable a vibré. C’était le petit Domi, que, bons pédagogues, nous avions laissé de faction au bord de l’eau le temps de l’apéro. « -Les oiseaux du diable sont arrivés… ils plongent sur les truites comme des damnés !»

Rise festival 2017
Le festival de cinéma consacré entièrement à la pêche à la mouche entame une nouvelle tournée française avec pas moins de 23 projections. Des films venus du monde entier, mais aussi un fi lm français constitueront le programme. Des poissons magnifiques, des paysages grandioses, des films pour rêver… voila l’essentiel du Rise Festival, un concept lancé pat Nick Reygaert il y a une dizaine d’années. L’équipe sera présente au Carrefour de la pêche à Cournon d’Auvergne (15 au 17 janvier) et au SANAMA à Saint-Etienne (25 et 26 février 2017).
Site de RISE FESTIVAL (pour suivre la mise en place du festival, les dates de la tournée ou sur facebook en tapant Rise).

EDITO : L’ouverture avec Super Mario
J’ai enfin compris à quoi peut servir l’ouverture de la truite. J’y ai mis le temps mais j’ai trouvé. C’est ce jour-là qu’il faut emmener au bord des rivières tous les gamins que notre grande et belle fédération a appâtés durant le dernier tour de France. Quel meilleur moment pour tenir les promesses faites à la jeune génération dans les lacets du Tourmalet : ils verront des rivières avec des poissons dedans et trouveront peut-être dans l’excitation de ces premières captures le plaisir d’une nouvelle passion. Il faut seulement leur dire que c’est le jour de l’année où ils peuvent laisser la tablette ou le smartphone sans trop de risques. Les truites qu’ils prendront sont suffi samment virtuelles pour qu’ils ne soient pas trop dépaysés. Et s’apprêter à affronter la déception de ceux qui voudront retourner à la pêche le samedi suivant. Dans la vraie pêche, du moins au début, même Super Mario est souvent bredouille.
Edito du pêche sportives n°110

Bonnes feuilles : Les secrets de la pêche à la verticale
La pêche à la verticale est née aux Etats-Unis pour la pêche du walleye, proche cousin du sandre européen, puis importée en Hollande par Bertus Rozemeijer. Avec un temps de retard, les pêcheurs français l’ont adoptée et cette technique est actuellement en plein développement. Etroitement liée aux progrès des échosondeurs, du GPS et des moteurs électriques, cette pêche place le leurre au plus près des poissons à l’aplomb du bateau. Bien différente des classiques pêches à la “dandine”, la verticale de type “hollandaise” devrait plutôt s’appeler “la pêche à l’horizontale”, car le leurre suit le relief du fond au plus près. Les secrets de la pêche à la verticale est le dernier livre de Philippe Boisson. Cet ouvrage fait un point nécessaire sur l’origine de cette pêche, sa définition, ses particularités techniques, le choix du bateau, de l’équipement, du matériel et vous explique comment mieux utiliser votre échosondeur pour tenter cet insaisissable, mais passionnant poisson qu’est le sandre. Extrait.
Les animations
Les techniques de pêche traditionnelles bien connues en France dites à la “dandine”, où l’animation du leurre est verticale comme avec le poisson d’étain ou le plomb palette, sont à l’origine de la confusion qui existe et perdure avec la pêche à la verticale. Pour comprendre la différence et comme nous l’avons vu au chapitre de la définition, la pêche à la verticale est surtout horizontale, avec un bateau qui avance au ralenti et un leurre qui suit le fond.
Avant de parler d’animations, les pêcheurs hollandais prennent en compte l’action de nage d’un leurre, qui, à elle seule, est déjà une manœuvre d’aguichage très différente d’un leurre à l’autre. Entre un shad tonique de type Shaker et un slug qui ne vibre pas du tout, il existe tout un panel de variantes et les carnassiers préféreront toujours un type d’action à un moment donné.
La température de l’eau indique si l’on doit plutôt se diriger vers l’option shad ou au contraire vers celle de leurres qui ne vibrent pas. La limite se situe à 15 °C en surface. Plus l’eau est froide, moins un leurre doit être démonstratif. A l’inverse, dans une eau à 20 °C, un shad qui bat fortement est en principe plus adapté. Mais nous avons vu qu’avec le sandre, plus qu’avec les autres carnassiers, la seule vérité est celle du moment et parfois, un shad très actif réussi à séduire des sandres dans une eau à 4 °C. Certains pêcheurs n’animent quasiment pas les leurres alors que d’autres le font quasiment systématiquement. J’ai pu remarquer que par eau froide ou très froide, on a intérêt à très peu animer, alors qu’au printemps ou à l’automne, une animation plus ou moins ample séduit très bien les poissons actifs et arrive parfois à décider les indécis. Mais en général, on anime très peu les leurres lorsqu’on pêche en verticale. Car la difficulté reste de suivre le fond. Pour cela, on doit très régulièrement reprendre contact avec le fond et éviter qu’un leurre décollé s’emballe au point de ne plus pouvoir revenir sous le bateau.
Un leurre qui a touché le fond et que l’on décolle de cinq ou dix centimètres peut très bien être maintenu ainsi durant cinq à dix secondes avant d’être redescendu pour reprendre le contact et être redécollé de nouveau. Cette non-animation, très conseillée par eau froide, permet de faire sa pêche sans trop se fatiguer… Le décollement s’effectue d’un coup sec de façon à permettre à votre shad de se mettre en action. Avec un leurre qui ne vibre pas du tout, ce mouvement est tout de même attractif, surtout si votre agrafe permet une certaine mobilité au leurre qui “s’ébroue” avant de se stabiliser.
Les jours où rien ne marche, une animation différente peut alors sauver la journée. J’ai parfois vu des novices réussir mieux qu’un spécialiste en faisant un peu n’importe quoi. Mais cela arrive toujours lors de journées très difficiles avec seulement un ou deux poissons pris. Un mauvais suivi du fond, une animation pas très académique peuvent surprendre des poissons qui se lassent très vite d’un comportement monotone des leurres. Parfois, les gens qui m’accompagnent veulent pêcher avec leur canne plutôt qu’avec une des miennes. Souvent, les cannes de ces novices sont un peu faibles pour soutenir une plombée de 21 ou 24 g. Je n’aime pas pêcher en verticale avec des cannes dont le scion monte et descend en permanence, car j’ai du mal à suivre le fond. Mais ce type de canne confère aux leurres une animation naturelle.
Vive la déconcentration !
Une chose étrange me perturbe beaucoup depuis que j’ai commencé à pêcher à la verticale il y une dizaine d’années. J’ai très souvent remarqué qu’une bonne partie des touches ont lieu lorsqu’on tripote l’échosondeur, lorsqu’on envoie un SMS ou lorsqu’on tente de se rouler une cigarette ! Que fait le leurre lorsque l’esprit est accaparé par autre chose que le suivi du fond ou l’animation ? Il faudrait filmer la scène pour savoir ce qui se passe réellement. Si vous regardez des vidéos de pêche à la verticale, hormis en Hollande où, dans certains cas, les touches s’enchaînent, vous verrez que très souvent, le pêcheur n’est plus complètement là. Il vient de vivre une traversée du désert plus ou moins longue, sans touche et la châtaigne qu’il vient de prendre le surprend autant que le poisson qui est au bout de la ligne ! Dans la grande majorité des cas, le pêcheur n’est pas attentif et le leurre est immobile. Enfin presque, car il n’est jamais complètement immobile, et en tous cas, cette touche arrive lorsque le leurre descend, même si c’est infime. Les sandres prennent quasiment toujours un leurre ou un poisson mort manié sur le relâché ou sur une phase statique, mais très rarement à la montée. C’est l’une des grandes clés de la pêche de ce poisson.
Il faut donc toujours apporter une grande attention à la descente du leurre pour bien présenter son shad pendant cette phase. Si le leurre n’a été décollé que de cinq ou dix centimètres, la phase de descente est très courte. Bien souvent, la touche a lieu lors de la phase de suspension qui a précédé. On peut jouer pleinement la carte de cette descente du leurre lorsqu’il a décollé d’au moins 30 cm. Le choix du tandem lestage-leurre est alors primordial. Par sa caudale qui freine un peu l’ensemble, un shad est alors tout indiqué. Le lest idéal doit alors lui permettre de descendre tranquillement en battant de la queue le plus naturellement du monde. On peut également opérer par paliers plus ou moins longs entre deux phases de descente ou descendre en une seule fois. Sur un fond plat, une bonne combine, dont il ne faut pas abuser pour ne pas griller son joker bêtement, consiste à monter le leurre par paliers jusqu’à une quarantaine de centimètres, puis à le lâcher d’un coup avant de le stabiliser à 5 ou 10 cm du fond. Tous les carnassiers peuvent attaquer un leurre qui se comporte ainsi. Face aux animations rapides, le comportement des percidés est différent de celui du brochet. Ce dernier peut lancer des attaques très rapides, notamment sur une grande tirée du leurre, même si celle-ci est verticale. Parfois, alors que nous n’avons pas vu une écaille de brochet de toute la journée, une vive accélération du moteur électrique en raison d’un fausse manœuvre ou de la nécessité d’éviter un autre bateau suffit à déclencher une touche. Les perches et les sandres attendent en revanche que le leurr e se calme ou s’arrête pour s’en emparer.
Dans tous les cas, il faut éviter de s’enfermer dans un schéma s’il ne donne rien ou s’il ne donne plus. Et si rien ne va, pourquoi ne pas essayer des choses plus ou moins académiques ? On peut faire tapoter le fond à sa tête plombée, faire trembloter le leurre sur place ou que sais-je encore !
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Patagonie, une destination dans le vent !
Laisser errer ses yeux sur la carte du Chili, repérer la “ruta del fin del mundo” qui mène aux confins du monde, égarer son imagination dans le fjord Ultima Esperanza ou suivre les derniers pas de Bruce Chatwin* en Patagonie jusqu’au canal Senoret où se blottit Puerto Natales, c’est déjà voyager ! Vous comprendrez donc qu’aller pêcher dans cette région de Magallanes n’était pas vraiment le motif principal du voyage et pourtant que fut notre surprise…
7H30, comme cela avait été prévu des semaines auparavant, notre guide Benjamin vient nous prendre à l’hôtel pour nous faire pêcher un “rio secreto” que nous avons hâte de découvrir. Dès les premiers kilomètres, c’est déjà l’émerveillement, le premier matin du monde : les énormes nuages noirs qui couraient la veille dans le ciel et effaçaient l’horizon ont été chassés durant la nuit et laissent place à un décor panoramique de carte postale où viennent se dresser des pics abrupts, d’immenses glaciers qui ne paraissent pas se soucier du réchauffement de la planète et devant, dans l’encre bleue indigo du fjord, immobiles, quelques bateaux en bois qui semblent avoir été posés là juste pour rajouter une touche de couleur. En y regardant de plus près, proche de la plage, des canards et des cygnes font pour les uns leur promenade matinale et pour les autres, la tête sous leur aile prolongent leur nuit de sommeil. Cet émerveillement va en fait se prolonger durant toute l’heure qui nous sépare de la rivière avec comme bouquet final l’arrivée dans une immense plaine parfaitement plate qui vient buter contre une barrière granitique verticale avec en son centre trois pains de sucre vertigineux, les célèbres Torres del Paine.
Lorsqu’on ouvre le portail rose pour pénétrer dans l’estancia, je crois que pour la première fois mes yeux rivés sur cette explosion de beauté ont du mal à s’en détourner et suivre le magnifique ruban bleu qui se faufile entre les pâturages où se promènent deux chevaux et quelques étangs d’où s’envolent des flamands roses ! Miraculeusement oublié et préservé, ce bout du monde, cet Eden semble remonter à la nuit des temps ! Mais, chasser le naturel et il revient au galop ! En effet en s’approchant des berges de la rivière, un premier gobage, et le logiciel pêche est en marche. Très vite nous attrapons à tour de rôle quelques truites de taille moyenne mais cette partie de cours d’eau est large, peu profonde, et les posers pas toujours discrets, il est vrai pas aidés par le vent qui connait bien le coin et n’a pas comme nous le souffle coupé. Nous avons tout d’abord pris nos premières truites farios à la nymphe en “dropper”, puis en sèche avec une Royal Wulff lorsqu’en fin d’après-

Prêt pour le Fishing Show !
La deuxième édition du Fishing Show se déroulera à Morigny-Champigny du 02 au 04 décembre 2016. Sur un espace de plus de 4 000 m², confortable, moderne, bien éclairé, ce salon devrait tenir ses promesses et cumuler tous les avantages liés à un grand salon mouche (bassin de démonstration de lancer avec gradins, zone pour les monteurs de mouches internationaux, restauration, parking gratuit dans l’enceinte du complexe), avec possibilités d’hébergement dans les alentours. Pour cette deuxième édition, une navette sera mise en place de la gare d’Etampes (RER C) jusqu’au salon. Nombreuses animations dont une grande tombola le dimanche reversée en totalité au Téléthon avec plusieurs milliers d’euros de matériels, offerts par les exposants. Pêches sportives sera là pour échanger avec ses lecteurs. Le Fishing Show est un lieu d’échange et de commerce interactif. Démonstration et concours, bourse de collectionneurs, etc.
Ouverture au public : vendredi de 13h00 à 19h00, samedi de 10h00 à 19h00 et dimanche de 10h00 à 17h00.
Entrée : 6 euros pour la journée. Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.
Lieu : à proximité d’Etampes, au Complexe Sportif J. Coulombel, avenue du Général-de-Gaulle, 91150 Morigny-Champigny.
Accès en train : gare d’Etampes et navette jusqu’au salon.
Parking : abondant et gratuit.
Restauration et boissons sur place.
Pêches sportives sera présent. Renseignements : www.fishingshow.fr


