Catégorie : Décalé

Retrouvez ici toute l’actualité décalée de la pêche. Actualités insolites, voyages de pêche, informations diverses dans l’univers de la pêche

  • La pêche du saumon vu par Olivier Dounouau

    La pêche du saumon vu par Olivier Dounouau

    Les éditions Cairn ont eu la bonne idée de rééditer deux textes d’Olivier Dounouau datant respectivement de 1925 et 1929. Le premier La pêche au saumon dans l’Adour est une compilation des connaissances amassées par l’auteur sur la pêche du saumon dans le bassin de l’Adour. Il donne des conseils pratiques pour traquer le salmonidé dans les rivières de la région. Le second La pêche du saumon dans le Gave de Pau est en fait un rapport produit par l’auteur, alors président de la Gaule paloise, où il détaille les mesures à prendre pour la protection et la mise en valeur du Gave de Pau. Ces deux textes démontrent l’amour que porte l’auteur à sa région et à ce magnifique poisson qu’est le saumon. Un ouvrage qui trouvera sa place dans les bibliothèques des bibliophiles et les amoureux de la littérature halieutique.

    Renseignements : www.editions-cairn.com

  • Freeboat initie les jeunes pousses

    Freeboat initie les jeunes pousses

    L’association Freeboat, en partenariat avec l’AAPPMA de Ménesplet, petit village voisin de St Seurin dans le département de la Dordogne, a organisé une après-midi d’initiation pêche pour les enfants le 6 juin dernier au bord de la rivière Isle. Encadrées par de fins connaisseurs de la pêche et de la rivière, les jeunes pousses ont pu goûter aux plaisirs de la canne et ont été sensibilisées à la vie de la rivière et à sa protection. La Fédération de Dordogne a fourni les pass-pêche permettant ainsi aux enfants de pêcher dans les règles. En suivant les conseils des animateurs, les enfants ont capturé de nombreux poissons : ablettes, gardons et brèmes. Une bonne initiative pour faire découvrir notre passion aux nouvelles générations. Freeboat est une association très dynamique, n’hésitez pas à la contacter si vous habitez la région.

    Renseignements : http://freeboat.over-blog.com

  • A lire : “L’Accroche-Mouche”

    A lire : “L’Accroche-Mouche”

    L’Accroche-Mouche est né en 2004 de la rencontre de Marc Desage, enseignant, directeur d’école maternelle à Saint-Chamond (42), et de Christian Dumas, artiste peintre et graveur à Tence (43), galerie l’Estampe dans la Grande Rue. Autour de leur passion commune pour la pêche à la mouche, ils envisagent de transcrire les émotions que celui ou celle qui pêche ressent à la découverte des eaux douces et de leurs habitants. Participant à l’engouement pour la pêche à la mouche, en rivière mais aussi en lac, la création du club Mouche Tence Lignon Velay les incite à tenter l’aventure de l’écriture.
    Marc Desage et Christian Dumas, forts de cinquante années de pérégrinations halieutiques, affirment leur penchant pour la pratique de la pêche à la mouche, sans délaisser les autres techniques.

    L’inspiration omniprésente, il restait à définir la forme et la démarche littéraires. Dans l’optique de conserver intact l’apport de chacun des auteurs et d’offrir au lecteur une approche nouvelle dans le propos halieutique, ils décident d’une alternance image-texte où chacune des deux sensibilités pourrait s’exprimer librement. Au fil des jours, les sujets, situations rituelles ou imprévues que l’aventure de la pêche offre à tout amateur, sont répertoriés. Puis, à partir d’une évocation succincte, sous forme de titre ou d’introduction, chacun a pu développer son interprétation et sa vision des moments qui caractérisent la pêche.


    Caractéristiques

    L’Accroche-Mouche est un ouvrage de 128 pages, dont 46 illustrées pleine page. Il est imprimé à l’Imprimerie Reboul (42000 Saint-Etienne).
    Tirage limité à 1 000 exemplaires en quadrichromie, sur papier 150 g/m2, format 21 x 26,5 cm. Couverture cartonnée, finition pelliculage mat. Prix public : 30 euros. Participation aux frais de port éventuels : 5 euros.
    Chèque à l’ordre de “Desage- Dumas”.
    Le livre est disponible chez :
    Marc Desage, 16, boulevard Ennemond-Richard, 42400 Saint-Chamond.
    Tél. : 04 77 31 95 06.
    E-mail : desage.marcOu Christian Dumas, 16, Grande Rue, 43190 Tence.
    Tél. : 04 71 59 86 38.
    E-mail : [email protected]

  • 5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche

    5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche

    Près de 300 animations dans tout le pays seront proposées
    gratuitement au public à l’occasion de la 5e édition de la Journée de la pêche
    dimanche 5 juin 2011. Cet événement, aux dimensions hors normes, ambitionne de
    faire découvrir au plus grand nombre les joies de la pêche de loisir, ainsi que
    le milieu naturel où notre passion s’exprime. Près de 30 000 bénévoles et un
    millier de salariés attendent donc toutes celles et tous ceux qui aimeraient
    apprendre à pêcher et approcher les cours d’eau et les espèces qui y vivent.

    Lancée en 2007 par la Fédération nationale de la pêche en
    France (FNPF), cette fête ne cesse de gagner en audience. Selon la FNPF,
    l’évènement enregistre une hausse de 18% du nombre d’animations organisées et
    pratiquement tous les départements y participent, de Paris à La Réunion. Une
    journée idéale pour découvrir, ou faire découvrir, cette passion qui pousse des
    milliers de pêcheurs à errer au bord de l’eau…


    Renseignements :

    www.federationpeche.fr,
    rubrique Evénements.

  • Dorado

    Dorado

    L’Argentine. Souvent quand on mentionne l’Argentine, nous imaginons la pampa drossée par les vents où courbés en deux et faisant mille efforts des pêcheurs sortent des truites de mer grosses comme des cuisses de lutteurs ! Non, l’Argentine, ce n’est pas que les paysages désolés de la Terre de Feu, aux rivières peuplées de farios, arcs et truites migratrices, il y a aussi,  plus au Nord, là où le climat est plus ‘humain » un poisson formidable, un poisson que l’on traque avec de gros streamers, une autre pêche, le Dorado. Un formidable film de Todd Moen, de Catch Magazine. A regarder en boucle…

  • Dorado

    Dorado

    L’Argentine. Souvent quand on mentionne l’Argentine, nous imaginons la pampa drossée par les vents où courbés en deux et faisant mille efforts des pêcheurs sortent des truites de mer grosses comme des cuisses de lutteurs ! Non, l’Argentine, ce n’est pas que les paysages désolés de la Terre de Feu, aux rivières peuplées de farios, arcs et truite

    L’Argentine. Souvent quand on mentionne l’Argentine, nous imaginons la pampa drossée par les vents où courbés en deux et faisant mille efforts des pêcheurs sortent des truites de mer grosses comme des cuisses de lutteurs ! Non, l’Argentine, ce n’est pas que les paysages désolés de la Terre de Feu, aux rivières peuplées de farios, arcs et truites migratrices, il y a aussi,  plus au Nord, là où le climat est plus ‘humain » un poisson formidable, un poisson que l’on traque avec de gros streamers, une autre pêche, le Dorado. Un formidable film de Todd Moen, de Catch Magazine. A regarder en boucle…

  • Une initiative originale pour la protection du saumon

    Une initiative originale pour la protection du saumon

    Le Conservatoire national du saumon sauvage (CNSS) a décidé,
    à l’occasion de son dixième anniversaire, de lancer une initiative originale
    afin de sensibiliser le grand public autour du saumon du bassin de la Loire et
    de fédérer tous les acteurs locaux qui s’investissent dans sa protection.
    L’idée n’est pas dénuée d’un petit brin de folie : un marathon annuel en
    canoë de 825 km entre Langeac et Nantes ! Cet événement sportif
    symbolisant le défi que représente la migration des jeunes saumons vers
    l’océan. Afin de figurer dans le calendrier des compétitions nationales et
    édifier le projet, l’association se donne jusqu’en 2013 pour lancer la première
    édition de son défi sportif. Mais dès l’été prochain, elle organise une épreuve
    de Langeac à Counon d’Auvergne les 20 et 21 août prochains. Voilà une idée
    ludique, pédagogique et originale pour alerter l’opinion sur les dangers qui
    pèsent sur cette espèce emblématique.

    Renseignements :
    www.saumon-sauvage.org

    Photo :
    G.Segura- Conservatoire du saumon sauvage

  • Une exposition sublime l’Odet

    Une exposition sublime l’Odet

    Du 2 au 5 juin 2011, une association de commerçants de
    Quimper organise une grande fête dédiée à l’Odet et au Steïr, les deux rivières
    qui traversent la ville bretonne. Pendant ces quelques jours de nombreuses
    animations gratuites seront proposées autour de l’événement « Quimper a la
    pêche ! » avec notamment l’exposition de photographies d’Erwan Balança
    « Au fil de l’Odet » sur le thème de la rivière, de la faune, de la
    flore et de la pêche. Cette dernière est organisée en partenariat avec l’office
    de Tourisme Quimper Cornouaille et sera présentée durant tout le mois de juin.

    Photo : © Erwan Balança

  • Concours de pêche à la truite d’Oulins

    Concours de pêche à la truite d’Oulins

    L’AAPPMA « La Goujonette
    d’Oulins » organise le samedi 7 mai un concours de pêche à la truite sur
    la Vesgre. Cet événement convivial permettra au gagnant dans chaque catégorie
    (adulte, jeune, découverte) de repartir avec sa carte de pêche gratuite pour
    l’année 2012. A noter qu’une collation sera offerte entre les deux manches et
    que tous les participants partiront avec un lot.

    Renseignements :

    Tél. : 06 83 40 48 29
    http://aappma-oulins.over-blog.com

  • L’Ifremer persiste et signe : les pêcheurs récréatifs français auraient capturé 5 600 tonnes de bars en 2009

    L’Ifremer persiste et signe : les pêcheurs récréatifs français auraient capturé 5 600 tonnes de bars en 2009

    Et comme en 2008, après la première “étude” de cet institut visant à
    établir un premier état des lieux en ce qui concerne l’activité des
    pêches récréatives au plan des captures, nous reposons la question : de
    qui se moque l’Ifremer ?

    Par Pierre Affre

    Cette nouvelle enquête publiée en 2010, montrerait que les pêcheurs récréatifs et sportifs, prendraient non pas autant, mais plus de bars (5 600 tonnes contre 5 000 t) que les professionnels. Oui, vous avez bien lu, les “pélagiques”, bolincheurs, fileyeurs, chalutiers et ligneurs ne feraient pas le poids, question prélèvements, face à l’armada des pêcheurs à la ligne.
    Ici, un petit retour en arrière s’impose, car la première enquête diligentée par un institut aussi prétendument sérieux, savantissime, célèbre et célébré qu’Ifremer fit l’effet, lors de sa publication il y a trois ans, d’un véritable pavé dans la mer, éclaboussant nos certitudes de pêcheurs amateurs à la ligne. Alors que nous pensions capturer, quand il y en avait encore un peu, disons jusqu’à il y a une dizaine d’années, peut-être entre 2 et 5 % en tonnage de ce que prélevaient les professionnels, voila qu’Ifremer nous apprenait que nous en prenions au moins autant que ces derniers…
    Et cette enquête arriva à point. Rappelonsnous, le Grenelle de la mer était dans les tuyaux de monsieur Borloo, on parlait beaucoup de gestion durable de la ressource, des stocks de poissons qui déclinent et les marins pêcheurs étaient drôlement dans le collimateur des WWF, Greenpeace et d’autres ONG qui les tenaient pour responsables de cet appauvrissement. Mais, attention, même s’ils pillent la mer tant qu’ils le peuvent, les marins pêcheurs ne s’enrichissent pas pour autant et même, pour la grande majorité d’entre eux, s’appauvrissent, de plus ils font un métier harassant, dangereux, et se lèvent tôt… Cette enquête Ifremer tomba donc au bon moment et arrangea bien les politiques : “S’il n’y a plus de bars, de maquereaux, de dorades, ce ne sont pas vous, les honnêtes travailleurs de la mer, qui en sont responsables, mais les gentils pêcheurs amateurs, récréatifs, sportifs qui en sont coupables…” Les résultats de cette enquête Ifremer 2006- 2007 provenaient d’un sondage de l’Institut BVA qui avait fait interroger 20 000 ménages par téléphone à travers toute la France.

    Ménages ou familles, dont les neuf dixièmes des membres n’avaient jamais vu un bar et n’en avaient sûrement jamais mangé non plus (vu son prix, même quand il est d’élevage). Néanmoins, ce sondage Ifremer/BVA concluait que “la part des ménages comprenant au moins un pêcheur de loisir en mer en 2005 (c’est-à-dire ayant réalisé au moins une sortie de pêche en 2005) s’établit à 6,7 %, avec en moyenne 1,57 pêcheur de 15 ans et plus par foyer. Au total, 5,1 % de la population française âgée de 15 ans et plus pratiquent la pêche de loisir en mer.” Admirons la précision des chiffres. Et de poursuivre : “L’enquête a permis d’établir le profil des pêcheurs de loisir en mer.

    En métropole, ce profil se caractérise par :
    • Une très large surreprésentation des hommes (82 %)…” Sans passer 20 000 coups de téléphone, on sait qu’en France, tant pour la chasse que pour la pêche, les effectifs pratiquants féminins se situent dans une fourchette de 5 à 15 % maximum… “• Un âge plus souvent situé dans les tranches intermédiaires (84 % de 25 à 64 ans).” Encore un résultat surprenant et, remarquons-le ici, d’une précision “tupéfactionnante” : 84 % de 25 à 64 ans… Là encore, pas besoin d’analyser 20 000 coups de fil pour savoir qu’autour de 80 % des pêcheurs récréatifs sont des hommes qui ont entre 25 et 65 ans… Au pifomètre, nous devrions obtenir à peu près les mêmes chiffres, pour la chasse, la pétanque ou le vélo… “• Une surreprésentation des cadres, professions i n t e r m é d i a i r e s e t employés (34 %).” Là encore, admirons la fabuleuse perspicacité des enquêteurs. Il serait très étonnant, vu leur représentation dans la société française actuelle, qu’on ait trouvé surtout des agriculteurs, des mineurs de fond et des grands invalides de guerre.
    “• Une représentation deux fois plus importante en zone littorale (essentiellement en Bretagne, Basse-Normandie et dans les Pays de la Loire) que sur le reste du territoire.” Alors là, bravo et triple hourra pour Ifremer et BVA : arriver à la conclusion qu’il y a au moins deux fois plus de pêcheurs récréatifs en mer, sur nos côtes, plutôt qu’au coeur de l’Auvergne ou du Limousin…, il fallait le trouver et surtout oser le dire et le publier… 15 000 foyers interrogés par téléphone. Par rapport à l’étude de 2006-2007, l’enquête Ifremer 2010 n’apporte rien de bien nouveau, sinon…. 600 tonnes de plus ! Le but de cette étude “affinée” étant toujours de mieux cerner l’impact, essentiellement via les captures, que la pêche récréative peut avoir sur les ressources marines, et notamment les stocks de bars, de maquereaux, de lieus et de quelques autres espèces.

    Cette fois, ce sont 15 000 foyers qui ont été interrogés par téléphone, en deux vagues, juin et novembre 2009. Les interviews duraient une dizaine de minutes et étaient exclusivement centrées sur la pêche récréative, et notamment celle du bar. L’échantillon, bien évidemment représentatif, comme disent les sondeurs, concernait les foyers des départements des façades Atlantique, Manche et mer du Nord. Au total, 460 pêcheurs de bar ont ainsi été “interviewés”.
    Par extrapolation, Ifremer a ensuite estimé à 229 000 Ie nombre de pêcheurs de bars parmi les habitants des départements littoraux, soit 1,8 % de cette population.
    Toujours par extrapolation et en réutilisant les réponses obtenues au plan national en 2006-2008, Ifremer conclut à un chiffre global de 2,5 millions de pêcheurs récréatifs en bord de mer (en y incluant… la pêche à pied). Au passage, nous aimerions un peu plus de précision : a-t-on inclus dans les pêcheurs récréatifs les parents qui en été accompagnent leurs bambins à la plage pour pêcher une poignée de crevettes grises et ramasser trois bigorneaux ? Où cela devient plus intéressant, c’est quand on apprend que, toutes pratiques confondues, les pêcheurs récréatifs français capturent annuellement sur notre littoral 24 500 tonnes de poissons (y compris les crevettes grises et les bigorneaux…).

    L’étude “affinée” des carnets de pêche remplis par les volontaires (combien ? on ne nous le dit pas) pêcheurs de bars aboutit pour cette espèce à une estimation, “extrapolée sans doute”, de 5 600 tonnes. Pour les autres espèces, maquereaux (3 600 t), lieus (3 500 t), crustacés (1 600 t) et céphalopodes (1 000 t), les enquêteurs ont dû, là encore, drôlement « extrapolationner », comme auraient dit les Pieds Nickelés… Quand on connaît un peu la mentalité des pêcheurs, surtout de bars, comment, même en épluchant 100, 200 ou 300 carnets de pêche de volontaires, peuton croire aboutir à un résultat autre que fantaisiste. Il est évident que les très bons pêcheurs amateurs (il en existe et même, pour certains, qui vendent leurs poissons) ne vont rien divulguer de leurs captures.
    Jusque vers le milieu des années 70, du bar, il y en avait partout sur nos côtes. Pour s’en persuader, il suffit de lire les articles ou de regarder les « unes » des magazines halieutiques de l’époque.

    Pourquoi Ifremer n’a pas interrogé les guides ? Les statisticiens du département d’économie maritime du Centre de Brest auraient appris beaucoup plus en interrogeant directement une trentaine de guides professionnels de pêche sportive qu’en faisant passer, par BVA, 15 000 coups de téléphone à des ménages. Tous les ans, en fin d’année, les guides “correspondants” du magazine Pêche en mer établissent un bilan de leur saison. Et comme la plupart sont de très bons professionnels qui passent en moyenne plus de 200 jours sur l’eau à traquer en priorité le bar, ils sont les mieux placés pour connaître, chacun dans leur zone, l’état de la ressource. Le bilan de la saison 2010 est édifiant, pour ne pas dire terrifiant. Partout, de Boulogne à Bayonne, en passant par Dieppe, le Cotentin, la Bretagne, la Vendée et les Landes, les captures se sont effondrées.
    Et les ligneurs, pourquoi Ifremer ne les a-t-elle pas interrogés ? La centaine d’adhérents regroupés dans le syndicat des “ligneurs de la pointe Bretagne” publient eux aussi tous les ans, en fin d’année, sous forme d’un communiqué de presse, un bilan de leur saison. En 2009 ce bilan faisait état d’une baisse de 40 % par rapport à 2008. En 2010 par rapport à 2009, la baisse enregistrée est encore plus importante : 50 %… Et il ne s’agit pas là de statistiques fantaisistes, mais de chiffres de vente relevés en criées.

    Les échos sont analogues du côté des ligneurs de la Manche comme de ceux du golfe de Gascogne. C’est bien tout le stock de bars qui est touché. Le constat est amer, et les inquiétudes d’autant plus grandes qu’après la disparition constatée depuis plusieurs années des gros géniteurs, ce sont maintenant les tranches d’âge des jeunes poissons qui sont également touchées par cette raréfaction. Les ligneurs professionnels comme les pêcheurs récréatifs dénoncent depuis plusieurs années les pillages, razzias, massacres de bars effectués tous les ans entre janvier et mars sur les frayères. Ils ont exprimé leurs craintes auprès d’Ifremer, au regard de cette pression de pêche sans cesse croissante opérée par les chalutiers pélagiques pendant la période de reproduction de l’espèce.
    Limités à cinq tonnes de bars par semaine et par bateau (non pas pour protéger la ressource, mais pour éviter que les prix ne s’effondrent), les pélagiques prennent en fait beaucoup plus.
    A Cherbourg comme à Roscoff, ports les plus proches des zones de frayère Manche Est et Manche Ouest, tout le monde sait, sauf peut-être Ifremer, qu’existe sur les quais de ces villes un vaste système de débarquement occulte de bars. D’après un observateur, à Roscoff, 80 à 90 % des bars pillés sur les frayères ne passent pas par la criée et sont débarqués directement dans des semiremorques garés sur un quai destiné normalement aux cargos.
    Alors, quand Ifremer affirme que les pêcheurs récréatifs prennent plus de bar que les professionnels, nous pouvons légitimement nous poser des questions sur la compétence de cet institut scientifique, à moins que ce ne soit sur sa collusion avec le monde de la pêche professionnelle, ou les deux à la fois.