Catégorie : Décalé

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  • Un concours culinaire pour promouvoir une pêche responsable

    Un concours culinaire pour promouvoir une pêche responsable

    A l’occasion du salon Prorestel, qui s’est tenu le 28 février dernier, les professionnels de la restauration ont honoré quatre jeunes chefs français et six élèves en lycée hôtelier lors de la remise des prix du concours « Produits de la mer durables ». Originalité de ce prix : les concurrents ont dû travailler des produits de la mer respectueux des ressources aquatiques. Ils ont reçu le précieux Graal de la main d’Olivier Roellinger, chef des Maisons de Bricourt à Cancale, vice-président de l’association Relais & Châteaux et parrain du concours, l’un des représentants les plus importants de la cuisine française contemporaine. Plus de 50 jeunes chefs de moins de trente ans et élèves d’écoles hôtelières de la France entière ont participé à la première édition de ce concours culinaire national organisé par l’Alliance Produits de la mer (un programme de l’ONG Seaweb) et l’Ecole Ferrandi, une école de cuisine parmi les plus réputées de France. Les candidats ont dû argumenter le choix de l’espèce travaillée sur des critères de durabilité devant un jury de professionnels. Saluons un moyen original de sensibiliser les chefs et les futurs chefs sur les dangers qui pèsent sur les ressources aquatiques. Bravo donc aux organisateurs et aux participants.

     

    Les lauréats :

    Catégorie des professionnels de moins de 30 ans

    1er prix : Jean-Louis Hello, second de cuisine, « Henri et Joseph », Lorient.

    Catégorie élèves pré-bac

    1er prix : Sébastien Renard du lycée hôtelier du Touquet

    Catégorie élèves post-bac

    1er prix : Dimitri Vitry du lycée hôtelier de Saint-Paul, La Réunion.

     

    Renseignements :

    http://www.allianceproduitsdelamer.org/home.php

  • Le blues du nympheur par Jean-Christian Michel

    Le blues du nympheur par Jean-Christian Michel

    On le surnommait Max ou Maxima. Pas par rapport au fil destiné aux bas de ligne, mais parce qu’il s’appelait Maxime et qu’avec lui, le maximum était le minimum. Son ego cinquante centièmes venait à bout de tout. Si le bougre était bon pêcheur, il n’avait pas besoin de ça pour faire des miracles. Max était un de ces êtres dont les paroles font vibrer l’imaginaire même quand la raison dit non. Bien évidemment, son truc, c’était la grosse truite. La vraie, la seule, la bête métaphysique. Celle qui hante les gourds profonds et casse comme un sucre d’orge le fer des meilleurs hameçons. Celle qui terrorise ses congénères. Celle que les enfants n’ont pas le droit de pêcher. Les histoires de max étaient de folles rondes où Dom Quichotte, le capitaine Achab et Brice de Nice se donnaient la main et chantaient à tue tête. Il m’a harponné au détour d’un radier et je n’ai pas pu lui échapper :
    -« Ah, je suis content de te voir, faut que je t’en raconte une : j’en ai secoué des grosses truites, mais celle-là, c’était vraiment une mariole ! »
    -« Tu… »
    -« Essaies de ne pas m’interrompre, tu vas tout savoir. Donc, celle-là, c’était une terrible. Elle avait du en redresser du Tiemco avant de tomber sur moi !  »
    -« Je… »
    -« …Le coup était infaisable, et ça, ça m’intéresse. La vicelarde avait le gîte et le couvert dans un maquis de saules. Elle se gavait comme un conseiller municipal. J’ai pas pu la pêcher pendant une semaine. Elle venait sur ma nymphe comme une folle, elle la poussait du nez, mais elle ne pouvait pas engamer, rapport à ce thymallus qu’elle se trimballait en moustaches. J’ai du prendre mon mal en patience… Et puis un jour, son cigare à nageoire a enfin disparu et j’ai pu lui sortir le grand jeu. Mon revers double boucle piquée avec un posé salto arrière. Si le salto est réussi, la nymphe coule droit en battant des pattes. Une tuerie… Mais ce n’est pas facile à faire. »

  • Passion de la pêche : la parole est au conjoint

    Passion de la pêche : la parole est au conjoint

    Voici un ouvrage essentiel ! Joëlle Guillaume-Monego nous laisse ici mesurer, dans un style précis et efficace, toute la difficulté d’être femme ou mère de pêcheur. Dans son petit opus, Border Line, l’auteur propose une vision drôle et émouvante de la personne qui subit la passion halieutique de ses proches. Border Line aborde un sujet qui mérite que l’on s’y attarde : nous savons tous que les relations entre pêcheurs et non pêcheurs ne sont pas simples, surtout lorsqu’ils vivent ensemble !

    Border Line ou quand le pêcheur pousse le bouchon un peu trop loin par Joëlle Guillaume-Monego. Edilivre éditions.

     

    Renseignements :

    http://www.edilivre.com

  • Islande, l’île en mouvement

    Islande, l’île en mouvement

    Malgré des conditions climatiques difficiles, les Piccin sont tout de même parvenus à mettre à profit leur séjour en Islande. Ils ont pu exercer leur talent auprès des populations d’ombres arctiques, de saumons et de truites qui habitent les rivières de cette île volcanique voisine du cercle polaire. Petite balade halieutique entre bourrasques de vent et émotions du ferrage. Suivez les guides…

    Par Kathleen & Jean-Pierre Piccin

    Hello Eole ! Le vent qui nous avait quittés durant quelques heures vient en cette fin de matinée de se réveiller juste au moment où j’attaque un banc d’ombres arctiques. La pheasant tail que je leur propose pour le petit-déjeuner a juste le temps d’en convaincre trois d’entre eux que le vent redouble de violence et me souffle à l’oreille qu’il est temps d’abandonner mes partenaires de jeu. Nous traînons en Islande depuis six jours et, comme le roseau, j’ai appris à plier devant les caprices du temps. Ce matin le thermomètre affichait 5°, c’est frisquet pour une journée d’été… surtout lorsqu’on vient de fuir les températures caniculaires de l’été français. Une dizaine de minutes d’onglées, quelques frissons, et nos organismes s’adaptent à ces bouleversements brutaux. Pêcher les migrateurs n’était pas cette année au programme. C’est contraints et forcés que nous avons changé notre fusil d’épaule pour aller pêcher les saumons de la Vididalsa. En fait, notre objectif était de découvrir de nouvelles rivières où pêcher la truite à la mouche sèche comme nous l’avions fait il y a quelques années sur la merveilleuse Litlàa, petite rivière au nord de l’Islande. Mais il est souvent indispensable de savoir s’adapter… Comme lors de nos précédents séjours en Islande, à notre arrivée le soleil était au rendez-vous. Rien d’étonnant ici. Depuis quelques années le changement climatique sous ces latitudes provoque des étés beaucoup plus secs qu’autrefois. Du hublot de l’avion, dès qu’on aperçoit Reykjavik, on constate que la description qu’en fait Jules Verne dans son Voyage au centre de la terre n’a pas changé : “La ville s’allonge sur un sol assez bas et marécageux entre deux collines. Une immense coulée de lave la couvre d’un côté et descend en rampes assez douces vers la mer. De l’autre s’étend la vaste baie de Faxa.” Un petit tour dans la ville, et nous sommes déjà en route cap vers l’ouest en direction du fameux volcan Snaeffelsjökull d’où débuta l’aventure souterraine des héros de ce roman, le professeur Lidenbrock, son neveu et leur guide islandais. Le temps de s’installer dans une guesthouse face à la mer, de se détendre en marchant le long de la baie de Faxa si redoutée pour ses tempêtes, cause de tragiques naufrages, notamment celui du Pourquoi pas du célèbre explorateur, le commandant Charcot, et nous voilà déjà sur les berges de la Lysa, ou du moins de ce qu’il en reste.
    Conséquences du réchauffement de la planète ou phénomène exceptionnel, le fait est qu’il n’est pas tombé une seule goutte d’eau dans cette région depuis deux mois ! Une chose est certaine : nous n’aurons pas de difficulté pour traverser la rivière. Très vite, en la remontant, de grands “V” nous devancent, signalant la présence de jolis poissons. Profitant de la pénombre qui s’installe lentement, accroupis dans l’herbe nous repérons quelques discrets gobages. Patience, patience…, il suffit d’attendre, et de laisser les poissons se réapproprier les lieux. A présent en confiance, en voilà un qui passe enfin à notre portée. Je le tente avec un “black gnat”, mais aussitôt la mouche posée tout un banc s’enfuit en coupant l’appétit de mon partenaire de jeux. Ce comportement est particulier aux ombles arctiques, qui se déplacent en bans et qui prennent peur à la moindre alerte. Il va falloir jouer fin, être économe en mouvements et peut-être essayer au niveau des méandres, où la rive qui reçoit la veine d’eau est plus profonde. J’essaie avec une mouche plus volumineuse, un cousin en l’occurrence, et au premier passage en pêchant l’eau une truite vient y goutter. Un peu plus en amont, une autre se prête au jeu et ainsi de suite jusqu’au lac, dont la nuit gomme lentement les couleurs. Les poissons ne sont pas d’une taille impressionnante, mais pour une première approche avec le Lysà il est permis d’espérer. Esperar en espagnol veut dire “attendre”. Durant la nuit, une tempête s’est levée, et c’est bien ce que nous allons devoir faire. Nous passons deux jours ainsi, blottis dans notre salon douillet à regarder par la fenêtre aux vitres ruisselantes de pluie si une accalmie s’annonce.

    Au troisième jour, toujours pas d’amélioration. Anticipant sur notre programme, nous décidons de partir vers le nord, direction la Big Lax. C’est une rivière que je connaissais et où j’avais fait un coup de soir mémorable, il y a quelques années. Je désirais à tout prix mieux faire sa connaissance. Elle est réputée pour être généreuse en grosses farios. Le soleil qui nous accueille semble de bon augure et le vent léger ne paraît pas trop gênant, d’autant que les collines qui épaulent la rivière peuvent nous abriter. De la magnifique maison de bois qui domine la plaine où elle coule paresseusement en dessinant de grands méandres, nous repérons aussitôt les zones les plus poissonneuses mentionnées sur une carte. Après ces jours d’inaction et de frustration, c’est avec impatience que nous nous jetons dans son lit ! “Rien ne sert de courir” est sûrement l’adage du moment, car les truites ne daignant pas monter en surface il va falloir encore patienter. Sagement, nous décidons d’aller grignoter en attendant l’éventuel coup de soir, habituellement favorable après une journée ensoleillée.
    Mais c’est sans compter avec le vent qui en soirée a retrouvé notre traceet nous contraint à ranger définitivement – du moins pour cette année – nos mouches à truite. Sans perdre plus de temps, nous optons pour le plan B option saumon. C’est ainsi que, penauds, nous débarquons dans un lodge tout proche de la Vididalsa. En attendant l’arrivée des pêcheurs qui à coup sûr vont nous renseigner sur les résultats de leur pêche, impatients, nous nous précipitons sur le carnet des prises. Nous constatons que de la pluie, du vent, du front froid, les saumons n’en ont rien à faire et qu’ils remontent la rivière en grand nombre. Les résultats sont extraordinaires, car depuis plusieurs semaines cinq à dix saumons sont pris par pêcheur et par jour ! Vu le bas niveau de l’eau, ce sont les petites mouches qui ont le plus de succès.

    Le lendemain matin n’est pas très glorieux : aussi bien l’ally’s shrimp n° 14 que les autres amuse-gueules que je leur propose pour le petit-déjeuner ne rencontrent de réel succès. La partie intermédiaire de la rivière où je débute n’est pas la meilleure, les saumons s’y arrêtant rarement. C’est au moment où je viens de repérer un banc de “chars” et que je change de canne pour les attaquer que le vent – encore lui – vient me saluer. Je n’ai plus qu’à replier ma canne, prendre une canne à deux mains, plus adaptée aux conditions météo, et partir à la recherche d’une zone protégée. Je la trouve facilement au pied d’une falaise qui abrite un magnifique pool. Tout en amont, bien au-delà de l’endroit où j’ai décidé de tremper ma mouche, j’aperçois une tache bleue entre les rochers. Curieux, j’y vais et je découvre un minuscule anorak sur lequel est brodé Magnus, le prénom du gamin que j’avais aperçu la veille au soir et qui revenait de la pêche avec son père. Compte tenu de la très bonne réputation de ce papa guide, je pense que, s’ils sont montés jusque là, ce n’est pas un hasard, et j’entame donc ma pêche à cet endroit, au milieu des gros blocs de rocher qui ont glissé de la falaise. Trois coups de canne et déjà un adversaire me provoque. Enfin la première véritable émotion du séjour ! Pas très lourd, il combat en poids coq mais utilise à la perfection les courants et les embûches qui jalonnent le parcours. Puissamment armé, j’en viens à bout rapidement, puis reconnaissant d’avoir passé un bon moment en sa compagnie je le salue et lui souhaite un bon frai. Juste avant midi, j’en attrape deux autres plus costauds, mais pas plus pugnaces. La règle étant de faire une rotation sur les différents secteurs de la rivière, on m’attribue pour l’aprèsmidi une zone de plaine parfaitement à découvert avec, en bonus, un fort vent de face. Pour m’encourager, je pense aux extraordinaires pools que je vais pêcher demain. Dans ce secteur proche de l’estuaire, des poissons frais et mordeurs arrivent en permanence, et on peut espérer pêcher huit à dix saumons dans la journée. En attendant il va falloir trouver une solution, et je la découvre après une petite promenade. En traversant sur l’autre rive, je trouve une berge de deux mètres où m’abriter. Le courant qui passe à mes pieds et me tend le bras n’est pas favorable à une bonne dérive, aussi j’opte pour un énorme Sun ray shadow que je lance face àmoi dans la partie calme opposée et que j’accélère en strippant. Après cinq minutes à faire glisser la mouche à la surface de l’eau, première attaque : un magnifique saumon qui violemment se jette sur mon tube et se ferre seul comme un grand en culbutant vers le fond. Y croyant enfin, j’arpente cette très courte portion miraculeusement abritée, et deux autres saumons me jouent le même scénario. Bilan de la journée : cinq saumons et trois ombles. Il semblerait qu’aujourd’hui j’aie eu le vent en poupe ! Je remets l’anorak perdu à Magnus qui doit éprouver la même joie que moi en dégustant tranquillement l’énorme glace offerte pour célébrer la prise de son premier saumon ! La tempête, qui a sévi toute la nuit, a redoublé de puissance dès la pointe du jour.

    Les pools que nous pêchons à présent, remplis assurément de saumons, sont balayés par d’impressionnantes bourrasques de vent. Il me semble pêcher dans une mer démontée ! En faisant levier de toutes mes forces avec ma main gauche pour donner de la puissance à ma canne à deux mains, je parviens à peine à envoyer ma mouche à une douzaine de mètres. Suffisant pour pêcher le saumon, me direz-vous. Si ce n’est qu’à peine la soie immergée elle est poussée par les rafales de vent et revient à mes pieds. Peu de chance que cette dérive peu commune décide un poisson ! Tandis que la température chute autour de 3° et que mon moral suit la même pente, je finis par m’avouer vaincu et décide de retourner me réchauffer au lodge, comme la plupart l’ont déjà fait depuis longtemps. Mais Kathleen en a décidé autrement, et en bonne Ecossaise elle prend le relais pour essayer de motiver la troupe et affronter une dernière fois les éléments déchaînés. Certes, cette matinée dans un des meilleurs coins de pêche à saumons d’Islande se termine lamentablement par une belle bredouille, mais nous n’avons pas dit notre dernier mot : très prochainement nous aurons notre revanche ! Après avoir soufflé et repris des forces, nous nous dirigeons vers le sud-ouest de l’île, direction le volcan Hekla, qui apparaît à l’horizon après trois heures de route. Sur ses bords couverts de cendre coule la West Ranga, alimentée par un glacier et plusieurs rivières. Il semblerait qu’enfin le vent ait perdu nos traces et, comble du bonheur, le soleil vient de faire son apparition ! Après les conditions hivernales que nous avons affrontées, c’est un véritable enchantement. Le changement de température est tellement perceptible que nous ne serions pas surpris d’entendre chanter des cigales. Enfin nous allons pouvoir faire prendre l’air à nos mouches à truite ! En suivant la rivière Galtalaekur, nous traversons d’abord un plateau désert où quelques brins d’herbe asséchés s’agrippent miraculeusement au sol noirâtre et poussiéreux, puis nous arrivons très vite dans d’étroites et magnifiques gorges. En nous penchant discrètement au-dessus des rochers qui surplombent la rivière, nous repérons immédiatement quelques belles truites. Comme pour la West Ranga que l’on aperçoit plus bas dans la vallée, et qui est réputée pour ses énormes remontées de saumons, la Galtalaekur est très poissonneuse, mais au prix d’un alevinage intensif. Le volcan Hekla a des problèmes d’insomnie, et à chaque réveil il ajoute une couche et a ainsi recouvert toute la région de cendre et de pierre ponce. Les lits des rivières alentour sont de ce fait constitués d’un granulat trop léger pour abriter les oeufs lors des frais. Mais, grâce à une bonne gestion, ces rivières ont repris vie et elles nous offrent durant cette dernière journée leurs plus belles farios. A notre retour, et comme toujours, bourrasques, ondées, froid, mais tout est vite oublié pour ne garder en mémoire que quelques moments inoubliables. Après cet énorme grain, durant plusieurs semaines et une partie de l’été d’ailleurs, la moisson de saumon a battu son plein. A présent, ils sont en train de frayer, de semer du concentré de bonheur pour les pêcheurs qui auront la chance d’aller en Islande !

  • Le lac de Serre-Ponçon

    Le lac de Serre-Ponçon

    Alimenté par les eaux de la Durance et de l’Ubaye, le lac de Serre-Ponçon propose l’une des plus grande étendue d’eau d’Europe : 1,27 milliard de m3, 2800 ha, 80 km de rives… De quoi satisfaire vos envies de pêche. Du bord ou en bateau, on vient ici pour les très beaux spécimens de brochets, mais pas seulement. On y pêche également des ombles chevaliers, des corégones ainsi que des truites farios et arc-en-ciel.

    Renseignements :
    http://www.unpf.fr/05/departement.php?page=43

  • New Caledonia Fishing Safaris, un goût de paradis

    New Caledonia Fishing Safaris, un goût de paradis

    Il y a quatre ans, Richard Bertin se lançait dans l’aventure d’ouvrir un ambitieux centre de pêche sportive dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui, NCFS accueille des pêcheurs de tous horizons et les possibilités de pêche, qui sont immenses, concernent toutes les pêches sportives en mer.

    Rares sont les endroits sur la planète qui peuvent se vanter d’offrir autant de pêches sportives différentes et de qualité que la Nouvelle- Calédonie. Développé par Richard Bertin depuis quatre ans, New Caledonia Fishing Safaris a réussi son implantation grâce à la création d’une équipe soudée, la sélection des meilleurs territoires de pêche et ses propositions très variées de techniques mises à la disposition des pêcheurs selon les saisons et les affinités de chacun. L’île permet aussi bien la pêche à la mouche, notamment du bonefish, la pêche au jig sur les tombants à la recherche d’une multitude d’espèces (carangues géantes, thons à dents de chien, mérous, wahoos, thazars, thon jaune, etc.), la grande et petite traîne, ou encore la pêche au lancer léger. Depuis peu NCFS propose la possibilité de pêcher en kayaks Hobie Pro Angler (voir Pêches Sportives n°88 à propos de cette embarcation) et s’est doté d’un nouveau bateau (coque open, console centrale ), équipé d’un 150 CV 4 temps, qui est maintenant prêt à pêcher dans la région du grand nord calédonien. Le nom qui a été donné au bateau est « Nivââla », du nom du courant marin qui passe à proximité de l’îlot Tâânlo où se trouve le camp de pêche. Nivââla est prêt tant pour emmener les pêcheurs à la mouche en mer sur les nombreux « flats », que pour lancer des poppers ou encore dandiner de lourds jigs sur le récif et les nombreux tombants présents dans cette magnifique région de la Calédonie.

    Deux heures de rêve

    En attendant la marée, avant de commencer à pêcher le bonefish, nous décidons, Renaud, Laurent (notre guide de pêche et skipper) et moi de partir faire un « coup » de pêche au gros à l’extérieur. Nous quittons Boat-Pass vers 7 h 30 du matin pour apercevoir après environ une heure de bateau, la passe de récif qui s’ouvre juste en face de nous. Aujourd’hui, il n’y a pas de vent, le lagon ressemble à un miroir, la lumière est métallique. « Nous n’avons que deux heures de pêche devant nous !« , dis-je.
    Nous avions emporté trois bonnes cannes de traîne ; deux de 50 livres et une de 80 livres. Alors que nous venions tout juste de mettre les leurres à l’eau, tout à coup l’une des 50 livres se mit à « chanter »; le rush dura presque une minute lorsque le fil cassa subitement ! Cinq minutes plus tard, toutes les cannes étaient en action. Renaud et moi prenions une canne chacun. Renaud attrapa la canne de 50 livres et commença à combattre le poisson. Celui-ci cassa après seulement trois minutes de combat. J’avais pris la 80 livres lorsqu’après une demi-heure de combat, je fus très heureux de pouvoir ramener au bateau un superbe thon à dents de chien d’environ 140 livres. La troisième canne était restée dans le porte-cannes et le poisson ne nous avait pas attendus bien sûr.
    Après tout juste un quart d’heure, toutes les cannes étaient de nouveau en prise. Renaud avait pris l’une des deux 50 livres et combattait un beau thon à dents de chien d’environ 120 livres qu’il amena au bateau. Après quarante minutes de combat avec la seconde 50 livres, je « décrochais » un beau marlin bleu estimé à environ 400 livres. Le poisson accroché sur la troisième canne de 80 livres était une nouvelle fois parti sans demander son reste. Vingt minutes après la remise à l’eau des leurres, les trois cannes étaient encore en action pratiquement simultanément et cette fois-ci, Renaud perdit un poisson à rostre qui se décrocha après trois magnifiques sauts. Quelques instants après, je cassais sur un très gros wahoo sur la 50 livres.
    Pendant ce temps, Renaud s’était emparé de la troisième canne et combattait durement un gros thon à dents de chien qui finit par casser net au bout d’un quart d’heure ! Il était temps de songer à repartir vers les flats où les gros “bones” calédoniens nous attendaient. Nous n’avions passé que près de deux heures dans cette fantastique passe, vierge et sauvage, regorgeant de diverses espèces de superbes grands poissons de sport, véritable rêve de tout pêcheur à la ligne. Je reviendrais bientôt avec Laurent, accompagner mes clients pour pêcher autour de cette passe et le long du grand récif. Mais peut-être seulement qu’une seule fois au cours de leur séjour afin de préserver cet incroyable « coin » de pêche. Personne ne vient jamais pêcher cette zone donc aucune pression de pêche n’existe, garantissant ainsi une réelle densité de grands et beaux « adversaires ». Le peu de poissons que nous avons capturés ce jour-là, ont été rendus à leur élément naturel… Mon compagnon de pêche, Laurent précise : « Depuis toujours, nous veillons scrupuleusement à la préservation de nos terres et de la mer en conservant la région sous notre contrôle. Nous ne prélevons dans notre environnement que le strict minimum dont nous avons besoin pour nourrir nos familles« . Ainsi, cette partie de la Nouvelle-Calédonie, tout particulièrement le Grand Lagon Nord, est restée intacte depuis toujours et vient récemment d’être inscrite, par l’UNESCO, au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

    Richard Bertin

    Renseignements :
    www.safaris-peche.com

  • « Une plage » par Charles Pigeard

    « Une plage » par Charles Pigeard

    Oubliés les tracas quotidiens, vous êtes seul au monde à demi immergé sur cette plage du sud-est où la mer se forme et où le mistral tour à tour ami ou ennemi, sert ou consume l’efficacité de vos lancers. Les loups sont là derrière les vagues, vous le savez, vous les sentez… Ambiance !

    Vous arrivez sur le site choisi. Vous savez que les poissons sont là. Aucune excuse. Malgré les quarante minutes de marche vous n’êtes pas fatigué. – Un peu excité, voilà tout. Vos gestes sont rapides, vous avez hâte. Le coin est prometteur, les conditions excellentes. Le pic pour la canne. Le sac, avec plus de leurres qu’il n’en faut, un peu d’eau, les bobines de rechanges. Au fur et à mesure que vous enfoncez le pic, le bruit de la mer se fait plus présent. Le chuintement du sable sur le sol. Les vagues comme des masses solides que le mistral affronte. Certaines reculent sous la pression. D’autres enflent et éclatent en un crépitement de gouttelettes que le vent renvoie vers le large. Le mistral est partout. Vos oreilles bourdonnent. Vous avancez dans l’eau. A chacun de vos pas, vous sentez le flux et le reflux contre vos jambes. Les vagues qui éclatent dans votre dos vous renvoient un mur d’écume emporté par les rafales. Le choc de celles qui arrivent de face ; le mur d’eau que le mistral rabat derrière. Vous êtes à trente mètres. La houle atteint par moment votre poitrine. Parfois quelques centimètres à peine pour que l’eau pénètre dans les waders. Vos tirs sont tout d’abord mesurés. Comme un échauffement.

    Retrouver la sensation, cette pression sur l’index, si fugace.

    Vous savez que votre excitation peut vous faire parfois oublier de vérifier que le bas de ligne ne se soit entouré autour de l’anneau de tête. Dans le chaos ambiant, il faut vérifier que la tresse ne se plaque contre le blank ou qu’un des triples ne se prenne dans le fil. Vous ne pêcherez bien qu’après vous être calmé, vous le savez. Vous lancez, toujours plus loin, jusqu’à la troisième vague, là où les bars chassent.

  • Creuse : le guide 2012 de la pêche est sorti

    Creuse : le guide 2012 de la pêche est sorti

    Edité par l’Agence de développement et réservation touristiques, en partenariat avec la Fédération de la Creuse pour la pêche et la protection du milieu aquatique, « Destination Pêche » est un petit guide de promotion de la pêche dans le département de la Creuse. Vous y trouvez une carte des cours d’eau, avec leur classement piscicole, et la réglementation en vigueur. Un livret présente les différents acteurs du secteur de la pêche creusoise ainsi que les barrages, retenues et plans d’eau et les étangs fédéraux. En plus d’un agenda regroupant les évènements pêche, toutes les informations pratiques à l’usage des touristes halieutiques complètent ce guide 2012. Ces documents sont disponibles auprès de la Fédération de pêche, des AAPPMA et de leurs dépositaires de cartes de pêche, des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative creusois, de l’ADRT, et des hébergeurs. Un guide bien utile si l’on veut découvrir ce magnifique département sauvage et riche de pêches de qualité.

     

    Renseignements :

    www.tourismecreuse.com

    www.enviesdecreuse.com.

  • RISE 2012 : 6e édition pour le festival

    RISE 2012 : 6e édition pour le festival

    RISE 2012, le festival de films de pêche à la mouche est une aventure unique au monde qui prendra l’année prochaine une nouvelle dimension puisqu’il part en tournée ! Le festival est devenu un événement incontournable pour la communauté des pêcheurs à la mouche. Pour cette édition 2012, le magazine Pêches sportives est partenaire du festival.

    Organisé par le Club mouche Haute Vallée de la Loire et la société Gin-Clear Media, RISE vous propose en exclusivité et en avant-première les meilleurs films de pêche à la mouche en France et dans le monde (Slovénie, Nouvelle-Zélande, Alaska et Etats-Unis). Le Rise Festival 2012 s’arrêtera à Caen

    (25/2/2012), Pau (02/3/2012) et Le Puy-en-Velay (03/3/2012) ainsi que dans de nombreuses autres villes européennes. Un événement à ne pas rater pour tous les amoureux de la pêche à la mouche et des films halieutiques de qualité !

     

    Renseignements : www.flyfishingfilmfestival.eu

  • A la rencontre du Taïmen en Mongolie

    A la rencontre du Taïmen en Mongolie

    Voici un avant-goût en vidéo du
    reportage publié dans le prochain numéro du magazine Pêches sportives (N°90) et réalisé par Kathleen et Jean-Pierre
    Piccin. Une plongée dans une nature immense et sauvage à la rencontre de
    poissons magnifiques. La musique mongole, profonde et hypnotique, qui
    accompagne les images, accentue cette impression d’ailleurs. Un beau film pour
    rêver d’horizons halieutiques nouveaux…